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Accueil du site > Actualités > International > Georges W. Bush sera-t-il, au Proche-Orient, un messager de la paix (...)

Georges W. Bush sera-t-il, au Proche-Orient, un messager de la paix ?

Faut-il y voir un élan du cœur ou une tentative de reprendre une «  pole position » perdue parmi les leaders de ce monde qui nous gouvernent ? Toujours est-il que le président des États-Unis d’Amérique veut bien maintenant nous parler de paix. « Le monde peut faire plus pour bâtir les conditions de la paix, aussi j’appelle à la tenue d’une conférence internationale cet automne  », vient-il de lancer de la Maison-Blanche.

M. Bush, qui a appelé les pays arabes à «  mettre fin au mythe selon lequel Israël n’existe pas  » et à «  envoyer des ministres en Israël  », n’a pas précisé quels pays arabes participeraient à cette réunion. Il s’est toutefois entretenu avec les dirigeants saoudien, jordanien et égyptien pour évoquer la conférence et réclamer leur soutien envers Mahmoud Abbas.

Dans la conception qu’il veut bien se donner de cet événement majeur, il décide que la secrétaire d’État, Condoleezza Rice, dirigera cette conférence de la paix, qu’elle devra accueillir des représentants d’Israël, des Palestiniens et des représentants des pays «  voisins de la région  ». Il impose même une condition sine qua non  : seuls des pays favorables à la création d’un État palestinien devront participer à cette conférence, a-t-il ajouté lors d’un discours à la Maison-Blanche. Israël soutient la proposition du président américain. Combien de pays «  voisins de la région  » s’opposent à la création d’un État palestinien ?

M. Bush a réaffirmé sa volonté de parvenir à la création d’un État palestinien vivant en paix aux côtés d’Israël. Il a souligné que les Palestiniens étaient arrivés à « l’heure du choix » entre la vision d’Abbas et celle du Hamas. Il faut bien remarquer la nuance des deux visions : celle de Mahmoud Abbas, un allié, et celle du Hamas, un ennemi.

Sont-ce bien les Palestiniens qui doivent obligatoirement passer par cette « heure du choix » ou ne serait-ce pas plutôt le président des États-Unis qui voudrait bien laisser, à la postérité, l’héritage du règlement de la question israélo-palestinienne ?

Au lieu d’unir, il semble que le discours de Georges W. Bush aurait pour conséquence de creuser davantage la division entre les frères palestiniens. Il ne suffit pas de se donner des prétentions drapées de bonne volonté pour mener à terme ce long conflit au Proche-Orient : «  J’apporterai un soutien diplomatique aux parties dans le cadre de leurs discussions et négociations bilatérales, de sorte que nous puissions progresser sur la voie fructueuse d’un État palestinien  ».

Comme l’indique volontiers Le Monde  : «  depuis que les islamistes du Hamas ont pris le contrôle de la bande de Gaza, il y a un mois, les pays occidentaux ont resserré leurs liens avec le gouvernement de crise constitué par le président Mahmoud Abbas. Leur espoir est d’isoler le Hamas, inscrit sur la liste américaine des organisations terroristes, et de rouvrir un espace à des négociations de paix avec Israël  ». Mahmoud Abbas de même que le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, se sont félicités de cette initiative.

Israël est d’accord avec l’idée d’une participation notamment des pays arabes modérés qui soutiennent le processus de paix. Pour le Hamas, qui a évidemment réagi à cette initiative : «  Cette conférence va permettre de renforcer les pressions exercées sur Mahmoud Abbas pour qu’il fasse plus de concessions et séparera encore plus profondément la bande de Gaza de la Cisjordanie tout en semant la division entre Palestiniens  ».

L’initiative du président Georges W. Bush ne fait pas l’unanimité aux États-Unis. Des rapports des services secrets américains, révélés par le Washington Post, ont versé à nouveau de l’huile sur le feu. Car selon les agents secrets américains, la position de Mahmoud Abbas est instable, voire inquiétante, même dans son bastion en Cisjordanie. Selon Stefanie Schüler, de RFI, qui analyse plus à fond cette proposition, le souci des spécialistes américains concerne, au premier chef, le fait que Mahmoud Abbas ne règne pas militairement en Cisjordanie. Sans la présence massive de troupes israéliennes, le président palestinien ne serait plus en mesure de contrer les tentatives du Hamas pour infiltrer ce territoire palestinien. Selon l’un des rapports des services de renseignements, M. Abbas ne contrôle pas non plus les différents groupes armés, même si ceux-ci font partie de sa propre famille politique. C’est le cas des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, branche armée du Fatah : «  Le Fatah affronte en ce moment de sérieux défis pour gouverner la Cisjordanie. Ce sont les opérations militaires d’Israël qui empêchent aujourd’hui les activités du Hamas. Au mieux, Mahmoud Abbas peut influencer mais en aucun cas contrôler les membres des Brigades des martyrs d’al-Aqsa. Ce sont pourtant eux qui ont le pouvoir dans les rues de plusieurs ville en Cisjordanie  », estime un responsable des renseignements américains sous couvert d’anonymat dans les colonnes du Washington Post.

Allons-nous vers deux Palestine ? Une islamique, gouvernée par le Hamas. L’autre, dirigée par le Fatah de Mahmoud Abbas. Qu’auront gagné les États-Unis et Israël ? Et cet appui des États-Unis n’aura-t-il pour effet d’exacerber les tensions déjà très vives au Proche-Orient : nombreux sont les Palestiniens qui voient, comme l’indique Stefanie Schüler, dans le chef de l’autorité palestinienne un «  traître  » de la cause palestinienne et qui le qualifient de «  collaborateur  » pour accepter le soutien international, notamment des États-Unis et d’Israël.

Il convient de faire un bref rappel des conclusions du rapport qui devait rester confidentiel du coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Alvaro de Soto. Il remettait sérieusement en cause le soutien américain à l’isolement du Hamas : « les Américains ont poussé à une confrontation entre le Hamas et le Fatah », concluait-il.

L’ex-président républicain du Parlement, aux États-Unis, Newt Gringrich, déclarait en juin dernier que la victoire du Hamas est une défaite dans la IVe guerre mondiale que les Etats-Unis mènent contre l’Islam radical. Il faut réagir, dit-il. Éradiquer le Hamas et le Hezbollah. Jeter en prison tous ceux qui s’opposent à la politique américaine. Contrôler la population en administrant directement les aides internationales et les établissements d’enseignement. Nous n’en sommes même pas au début, conclut-il, mais nous savons que ce qui nous attend, c’est une vraie guerre.

Newt Gringrich poussait plus loin son analyse de la crise du Proche-Orient : «  Israël a eu un pouvoir énorme sur Gaza durant quarante ans. Les Nations unies ont géré les camps depuis 1949 avec des résultats désastreux qui ont conduit à un accroissement massif de la population, un chômage considérable, une profonde amertume, et qui produit des entrepreneurs en terrorisme plutôt que des entrepreneurs en création de richesse. Michael Oren a relevé que depuis 1993 l’autorité palestinienne a "bénéficié de plus d’aide internationale qu’aucune autre entité durant l’histoire moderne - et davantage par personne que les Etats européens durant le plan Marshall." Malgré tous ces avantages, la vieille organisation terroriste "raisonnable" a été détruite par la nouvelle génération du Hamas, plus militante et plus féroce. C’est une victoire insigne pour l’Iran et une défaite pour les Etats-Unis, Israël et les soi-disant gouvernements arabes modérés » (Washington Times, 26 juin 2007).

Cet appel de Georges W. Bush, très affaibli aux États-Unis, sera-t-il suivi d’effets ? Ehud Olmert, en situation de survie dans son pays, pourra-t-il compter sur les alliances stratégiques des autres partis de son gouvernement pour lui permettre, dans le jeu des négociations, de gagner et de perdre des points au profit d’une paix durable ? Mahmoud Abbas peut-il être encore, après la scission avec le frère du Hamas, un rassembleur et celui par qui passera la création d’un État palestinien ? Un pays pour la Palestine est-il réalisable en mettant de l’avant cette politique des États-Unis qui veut que, parallèlement à ses efforts destinés à renforcer la position de M. Abbas, véritablement retranché en Cisjordanie, la Maison-Blanche puisse continuer à vouloir isoler politiquement le gouvernement du Hamas qui contrôle depuis le 15 juin la totalité de la bande de Gaza ?

Peut-on en définitive ignorer que «  les Iraniens, les Syriens et le Hezbollah libanais ne veulent pas voir la stratégie de l’Occident et notamment des États-Unis réussir. Et ils ont tous un potentiel énorme pour la faire échouer très vite  », comme l’explique Bruce Riedel, ancien agent de la CIA et analyste du Proche-Orient ? Pour l’ancien membre des services secrets et expert du Proche et Moyen-Orient, Paul Pillar : «  l’actuelle stratégie (du gouvernement américain) est basée sur la fausse hypothèse que des efforts suffisants pour isoler le Hamas vont le faire disparaître. Mais le Hamas ne va pas disparaître » (RFI).

Plusieurs commentateurs pointent les risques de cette nouvelle stratégie de Georges W. Bush, qui peut faire passer Abbas pour un dirigeant inféodé à Israël et Washington et le décrédibiliser aux yeux de son peuple. «  Je ne vois pas comment quoi que ce soit de sérieux pourrait être accompli sur le front diplomatique tant que la stratégie visant à isoler le Hamas sera maintenue  », estime ainsi Shibley Telhami, spécialiste du Proche-Orient à l’université du Maryland (Le Monde).

Lors de la nomination de Tony Blair au sein du Quartette sur le Proche-Orient, les Nations unies avaient précisé leur point de vue sur la région : «  Il doit y avoir deux États : un Israël confiant dans sa sécurité et des Palestiniens avec un État viable, pas seulement en termes de territoire, mais aussi d’institutions, de capacité  ». Les Nations unies ont donc confié à l’ancien Premier ministre britannique le mandat d’ouvrir la voie à «  un règlement négocié en préparant les Palestiniens à bâtir les institutions et l’économie d’un État viable à Gaza et en Cisjordanie ». Pourquoi le président des États-Unis n’a-t-il pas annoncé cette conférence de la paix en présence du nouveau délégué du Quartette ? Les États-Unis, qui voient la mission de M. Blair comme un travail préparatoire à l’établissement d’institutions viables pour les Palestiniens, sont réticents à lui définir une mission politique. Il y a quinze jours, ils s’étaient montrés peu enclins à permettre à M. Blair de dialoguer avec le Hamas. Or, dix ministres européens des Affaires étrangères ont récemment enjoint le nouvel émissaire du Quartette d’élargir son mandat pour débloquer le processus de paix. M. Blair pourrait assister, semble-t-il, à cette rencontre placée sous l’autorité de Condoleezza Rice.

En conclusion, comment cette conférence de la paix, branche d’olivier dans une main, exclusion dans l’autre, pourra améliorer le sort du peuple palestinien et assurer au peuple d’Israël de vivre en paix ? Georges W. Bush possède-t-il seulement la clé du mystère ?

Sources : AFP, Cyberpresse, Libé, Le Monde, Reuters, RFI, Washington Times.


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71 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 juillet 2007 11:02

    Au lecteur

    Dans la phrase qui termine cet article, il aurait été plus approprié de ma part d’utiliser l’expression rameau d’olivier que branche d’olivier. La langue française a des caprices qu’il faut satisfaire.

    Pierre R.

    Montréal (Québec)


    • madwil madwil 17 juillet 2007 11:27

      Je suis d’accord avec cette analyse.

      La situation régionale est bien trop instable actuellement pour aboutir rééllement à une issue pacifique viable.

      Je vois plutôt dans cette initiative de Bush une tentative de crédibiliser Abbas (comme cela est précisé dans l’article) et de définir d’éventuelles alliances et affinités pour un éventuel conflit régional. Il est vrai que la rivalité entre le monde chiite/fondamentaliste et les pays sunnites est en train de s’affirmer.

      Cependant,on ne peut qu’approuver les tentatives de renforcer un Mahmoud Abbas affaibli, seul rempart actuel à la montée d’un dangereux et virulent fondamentalisme dans les territoires palestiniens.


      • Adama Adama 17 juillet 2007 12:01

        Cher Pierre, un article sur ce le proche-orient est toujours sujet à contreverse surtout que pour ma part je vis sur le terrain.

        Un point de votre analyse est inexact, les Egyptiens occupaient Gaza [1949-1967], les Palestiniens ne pouvaient travailler ou même se rendre en Egypte... !une des premières mesures prises par Moshe Dayan, à l’issue de la guerre de six jours [juin 1967 ] fut d’ouvrir les frontières de Gaza et de la Cisjordanie vers Israël. On a pu alors circuler librement. Il n’y avait pas de check-points, car il n’y avait pas d’attentats.

        La surpopulation est due à une volonté politique, l’on se souvient de cette phrase de feu Arafat :« La matrice de nos femmes palestiniennes travaillent pour nous ». Yasser arafat prix nobel de la paix.." !!!


        • Stephan Hoebeeck Stephanesh 17 juillet 2007 12:20

          Bonjour

          Puisque vous vivez sur le terrain, est-ce que le mieux ne serait pas de confier le problème palestinien à la Jordanie, après tout au regard de l’ONU c’est le propriétaire légitime...


        • Adama Adama 17 juillet 2007 12:30

          Stephanesh , la jordanie est un état fantôche crée par les anglais pour satisfaire quelques bédouins du désert.

          Secondement, une partie de la judée-samarie et Jérusalem-est étaient entre leurs mains de longues années, le roi de Jordanie a renoncé à ses territoires du fait d’une démographie galopante palestinienne, son royaume est déjà composé de plus de 70 pourcent de palestiniens....

          Stephanesh, Renseignez-vous avant d’écrire n’importe quoi !


          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 17 juillet 2007 12:43

            On dit souvent que les colons de la partie non israélienne de judée Samarie refuseraient de partir, est ce que vous croyez que c’est exact ?

            Par bédouins arabes vous voulez dire les hachémites de La Mecque, qui d’ailleurs avaient concédé l’établissement d’un foyer juif en Palestine...

            Pour le reste votre réponse est une réponse de propagande.

            La démographie galopante est une arme à double tranchant, c’est vrai que par rapport à l’occupation de la cisjordanie ou judée samarie, c’est effectivement une arme. Le jour où Isrrael démentèlera les colonies, ce sera un problème. La Palestine ne sait pas faire face à une telle population...

            Je maintiens que laisser le roi de Jorrdanie renoncer à une partie des ses territoires a été une erreur.


          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 17 juillet 2007 12:50

            Je me permettrai quelques contradictions à votre article, quoiqu’excellent comme à votre habitude.

            Je ne suis pas convaincu qu’isoler le Hamas ne finira pas par le faire disparaître. Évidemment ce n’est pas à court terme.

            Il faut envisager la disparition du hamas sur dix ou vingt ans et dans le cas d’une issue politique au conflit.

            Le problème de la disparition du hamas se posera aussi en terme d’apport alimentaire... La population palestinienne est incapable de s’auto financer et de se nourrir, le Hamas est aussi un organisme de charité... Même si la charité est passablement intéressée...


          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 17 juillet 2007 12:57

            Les dilemnes de Bush sont finalement la contradiction internes aux USA entre une position réaliste qui se rend compte qu’on ne peut faire fit d’un état palestinien et les réticences israélienne à démanteler leurs colonies...


          • pifo 18 juillet 2007 15:43

            @ Stephanesh

            « Je ne suis pas convaincu qu’isoler le Hamas ne finira pas par le faire disparaître. Évidemment ce n’est pas à court terme. Il faut envisager la disparition du hamas sur dix ou vingt ans et dans le cas d’une issue politique au conflit. »

            Je reconnais ne m’aventurer que très rarement sur un sujet tel que celui des tensions au proche et moyen orient. Pour la bonne et simple raison que toute information publiée par quelque média que ce soit sur le sujet me semble toujours empreinte d’une bonne dose de subjectivité, d’où qu’elle vienne.

            A ce titre, j’apprécie à sa juste valeur la qualité du travail de recherche effectué par l’auteur de l’article, ainsi que la rigueur qu’il a mise dans le rédactionnel, pour permettre au lecteur de se faire une idée sur la base de faits avérés. Prenons-en de la graine.

            Toutefois, je note - et à regret -que vous (stephanesh), tout comme le boucher du Texas, envisagez sans sourciller, l’isolement, voire, l’élimination d’une frange de la population d’un Etat que l’on veut souverain... Et je présume que tout ceci est supposé concourir à la mise en place d’un Etat palestinien démocratique...

            Trouvez l’erreur

            Que GW Bush s’imagine instaurer la démocratie en créant des conditions propices à une « épuration ethnique », ça me semble normal, vu la qualité plutôt limitée de l’individu. Qu’il obtienne l’assentiment de personnes qui vivent paisiblement à des milliers de kilomètre de la scène et ne peuvent revendiquer aucun intérêt palpable à la chose, ça me semble un peu fort le café.

            Je ne prends pas pour autant le parti du Hamas, ni de toute autre organisation intervenant dans ce problème.

            J’observe tout simplement qu’une organisation politique qui a reçu l’assentiment du peuple palestinien pour gouverner sa destinée est foulée au pied par toute une bande de personnes bien pensantes dont les véritables motivations sont sujettes à caution.

            Tout ceci au nom de la paix et la démocratie, comme d’habitude...

            Comme je le disais tantôt, trouvez l’erreur.

            Le problème Israélo-palestinien est extrêmement complexe.

            Je crois pour ma part que sa résolution demande davantage d’humilité de la part des différents intervenants, plus encore lorsque ceux-ci ne sont pas directement partie prenante au problème.

            Quelle que soit l’image que nous nous faisons du Hamas, je ne trouve pas prudent de l’exclure du processus engagé, sauf à ne pas vouloir apporter une solution définitive à ce problème.

            Mais comme dit précédemment, cela ne me surprend pas le moins du monde venant cette espèce d’hurluberlue de GW Bush.


          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 18 juillet 2007 16:59

            L’isolement du FN a payé, l’isolement du Hamas paiera aussi

            Est-ce démocratique ? Non.

            On vient d’annoncer qu’Abbas va organiser de nouvelles élections, on verra le score du hamas...

            La plupart des états ont un intérêt crucial à arrêter la guerre. En Israel, le likoud s’est bien réveillé, les différents partis israéliens d’extrême droite progressent, si un traité de paix est signé les jeux sont faits, si il n’est pas signé, ils recommenceront une politique de la tension, à chaque tension la paix est plus lointaine, les régimes (prétendumment) modérés plus fragiles. La lucidité internationale implique de casser le hamas, à tort ou à raison, représentant une force populaire, sa coopération sera de toute manière indispensable à une paix future.


          • pifo 19 juillet 2007 19:41

            @ staphanesh

            « si un traité de paix est signé les jeux sont faits, si il n’est pas signé, ils recommenceront une politique de la tension »

            Sauf erreur de ma part, un traité de paix avait déjà été signé par le passé entre Arafat et le feu Rabin ; nous savons tous ce qui s’en est suivi.

            Et je ne trouve pas très indiqué de comparer la stratégie d’isolement du FN en France d’avec celle du Hamas dans un univers totalement différent. Jusqu’à preuve de contraire, les deux ont des philosophies et des procédés radicalement différents pour faire entendre leur cause. Alors ...

            En outre, demander à Abbas de réorganiser des élections après avoir bafoué les résultats des précédents scrutins, c’est pour le moins mesquin. Quelle opinion des populations qui vivent des perfusions d’aides internationales peuvent exprimer dès lors que la « communauté internationale leur signifie de manière aussi insidieuse qu’elle ne tolèrerait sous aucun prétexte d’avoir des résultats qui ne vont pas de le sens de ses desideratas ?

            Je n’appelle pas ça des élections, j’appelle cela un chantage à l’affamation.

            Ce qui est encore plus flippant, car cela garanti des réaction du Hamas en guise de protestation. Nous savons tous ce que cela signifie.

            Autrement dit, nous continuons d’attendre que Bush nous sorte la véritable recette miracle dont viendra la paix au proche et moyen orient.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 juillet 2007 14:51

            @ Adama

            Merci de ces précisions. Rien de plus important que le témoignage sur le terrain.

            @ Stephanesh

            La situation dans cette région est complexe. Je ne sais pas si une telle conférence, présidée par les États-Unis va faire avancer les solutions. Il suffit de comparer avec cette autre conférence de l’Irak. La situation ne s’améliore toujours pas.

            Pierre R.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 juillet 2007 18:35

              Voir le terrain en laisse caché presque tout ce qui l’habite. J’ai vu, en 1959, un village de tentes près de Jéricho, où l’on avait parqué les Palestiniens déplacés dpuis plus de 10 ans déja ... Il y avait la des enfants, devenus aujourd’hui grand-peres, a qui leurs parents enseignaient la haine. Il y a des gestes irrémédiables. Le problème ne sera JAMAIS réglé.

              http://www.nouvellesociete.org/5138.html

              Pierre JC Allard


            • IP115 17 juillet 2007 20:06

              « La situation dans cette région est complexe. Je ne sais pas si une telle conférence, présidée par les États-Unis va faire avancer les solutions. Il suffit de comparer avec cette autre conférence de l’Irak. La situation ne s’améliore toujours pas. »

              Je pense que comme le font les israéliens avec Abbas en ce moment, ces rencontres sont d’abord et avant tout symboliques, c’est de l’affichage à destination des palestiniens et des pays arabes ...

              « Il y avait la des enfants, devenus aujourd’hui grand-peres, a qui leurs parents enseignaient la haine. Il y a des gestes irrémédiables. Le problème ne sera JAMAIS réglé. »

              Pas forcément pour la cisjordanie maintenant que le vers est hors du fruit ... la donne géopolitique a changé, la capacité de nuisance de la Syrie et surtout de l’Iran est bien moindre, et il faudra des années au Hamas pour revenir en cisjordanie (même avec les millions de dollards iraniens) ... je pense qu’il y a un enfin espoir, en tout cas se sont les echos que j’ai de ma belle famille en Israël (qu’en pensent les deux israéliens présent sur ce fil ?)...


            • madwil madwil 18 juillet 2007 09:34

              pour ma part, ce que j’ai pu entendre, c’est que le Hammas est plus puissant en Cisjordanie que ce que l’on pourrait croire. Il dispose apparemment de bases solides dans de nombreuses villes et villages. De plus, les brigades des martyrs d’Al-Aqsa qui controlent aussi plusieurs villes importantes et qui sont habituellement fidèles au parti de Mahmoud Abbas ne voient pas d’un trés bon oeil les rapprochements avec Israel. Tout cela rend Abbas bien fragile !


            • IP115 18 juillet 2007 10:11

              @ Madwill

              Attendons que l’aide internationale recommence à se déverser sur la cisjordanie, que l’économie redémarre un peu, et que les palestiniens retrouvent enfin une vie presque normale ...

              Si abbas joue bien sa partie et implique bien les factions qui lui sont tradisionnellement fidèles dans le processus, il me semble que les choses devraient pouvoir s’arranger en Cisjordanie (d’où l’empressement des uns et des autres à être de la partie pour s’en attribuer une part). Il semblerait que le plus gros risque vienne maintenant de Syrie qu’il faut absolument museler quelques temps d’une manière ou d’une autre ? Ce sont les échos que moi j’en ai pour le moment.


            • madwil madwil 18 juillet 2007 15:01

              @ IP115

              apparemment la syrie ferait des appels du pied à Israël pour ne pas rester hors de la partie. Tu as raison, attendons de voir avec le temps ce que Mahmoud Abbas va faire de ce soutient inernationnal. Il a de bonnes cartes en mains, restons optimistes.


            • IP115 19 juillet 2007 00:30

              « apparemment la syrie ferait des appels du pied à Israël pour ne pas rester hors de la partie. »

              l’Iran ne les laissera pas faire, complètement isolé sur la scène internationale, la Syrie n’est plus qu’une marionnette dans les mains de l’Iran :

              "SYRIE-IRAN • Les cadeaux empoisonnés d’Ahmadinejad

              La visite du président iranien à Damas, au moment où la Syrie est plus que jamais isolée sur la scène internationale, vise à renforcer la mainmise de Téhéran sur le régime baasiste, explique Gulf News.

              Débarquant le jeudi 19 juillet à Damas pour une visite qu’il a qualifiée d’« historique », le président iranien Mahmoud Ahmadinejad aura les bras chargés de cadeaux. Et c’est là où son homologue syrien, Bashar El-Assad, devra se méfier. Cette visite a lieu quarante-huit heures après la prestation de serment qui marque le débat de son deuxième mandat à la tête de la Syrie. Au départ, plus de douze présidents étrangers devaient venir le féliciter. Mais tous ont trouvé une excuse pour décliner l’invitation.

              [...]

              Abandonné par les Arabes et évité par l’Europe et les Etats-Unis, Bashar risque de sentir qu’il n’a pas d’autre choix que de raccrocher ses wagons à la locomotive sans freins d’Ahmadinejad. Beaucoup de Syriens, y compris dans l’entourage de Bashar, ne sont pas d’accord et pensent que la Syrie peut encore réfléchir avant de faire le grand saut. Une stratégie, fondée sur l’espoir que la République islamique chassera les Etats-Unis du Moyen-Orient, rayera Israël de la carte et, sur la lancée, rendra le Golan à la Syrie, ne peut que conduire le régime syrien à un isolement encore plus grand.

              Amir Taheri, Gulf News "


            • madwil madwil 19 juillet 2007 12:47

              @ IP1115

              Donc la balle est dans le camp du « raisonnable » et « sensé » Bashar Al-Assad. smiley


            • Yvance77 17 juillet 2007 17:03

              Excellent article ! J’aime beaucoup vous lire. Gravé dans un coin de ma mémoire lorsque je fus enfant « la guerre de cent ans ». Je me demandais en ces jeunes années comment des gens ont pu guerroyer pendant de si longues décennies. J’avais un mal fou à croire cela possible.

              Au milieu du gué concernant ma vie, j’ai toujours connu ce conflit entre palestiniens et israéliens et, j’ai su bien plus tard, que mon livre d’histoire ne comportait en aucune façon des exagérations.

              Il finiront bien par y arriver, mais je ne sais pas si je verrais cela de mon vivant.

              Et j’en arrive à une conclusion à laquelle je ne sais point répondre : y a t’il simplement un intérêt à ce que cela cesse ?

              J’aimerai le croire et le voir pourtant.


              • Le Panda Le Panda 17 juillet 2007 17:15

                Pierre bonjour,

                Georges W.Busch, ne peut à mon humble avis être un messager de la Paix. Tant que ce dernier sera à la tête des U.S.A. le froid et le chaud sera soufflés au Proche-Orient.

                La solution entre ces Nations sera trouvée lorsque la Convention de 1947 sera discutée en mettant les choses à plat.Qui et quoi appartient à qui ?

                Je me souviens étant enfant avoir été à l’école avec de petits juifs, de petits arabes, de petits noirs etc. C’était de trés bons amis, les conflits du monde sur ces terres là, ont fait de chacun de nous des apatrides à dimension humaine parfois, ou sanguinaires en d’autres circonstances. Quel est le passé de tous ces enfants nés sur ces terres de nos jours ?

                Pourront-ils oublier ? Il faut tout faire pour, donc si Busch y parvient il laissera une « pensée ».

                Il suffit de regarder ce qui se passe depuis 1967 dans cette partie du monde. L’article est excellent il souléve un « voile » de constatations, mais les solutions se trouvent entre les gens qui habitent sur place. On ne peut faire abstraction du contexte religieux.

                Il faut arriver à faire oublié l’aspect du côté financier « rapport » des puissances, qui font que si les « juifs » sont devenus banquiers et les plus grandes fortunes du globe la raison en est simple, c’est que personne n’en voulait, de ces fonctions, il faut tenter peut-être de se poser la qestion comme « Exodus »le peuple fuit, certains trouvent d’autres solutions. Qui refuserait « la paix » avec un rameau ou une branche d’olivier ? Fruit de toutes fertilitées, alors pourquoi pas celle de la Paix.

                Le Panda citoyen du monde

                Patrick Juan.


                • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 juillet 2007 17:24

                  @ Yvance77

                  Merci pour le commentaire. Voilà une question intéressante : y a-t-il un intérêt à ce que cela cesse ? Pour ma part je répondrais oui pour une population fatiguée, une génération démoralisée, et un monde sans avenir.

                  @ Patrick Juan

                  Merci Patrick. La situation au Proche-Orient est plutôt sombre. J’ai beaucoup de difficultés à imaginer que la conférence de paix apportera quelque chose de neuf, tant que les positions ne changeront guère, de part et d’autre des frontières.

                  Pierre R.


                  • Le Panda Le Panda 17 juillet 2007 17:58

                    Il y a un intérêt majeur à ce que cela cesse, tout comme en Irak. Les populations sont usées, je pense que vous avez intervenants rectifiés de vous mêmes mon erreur. Je vous présente mes excuse car je voulais écrir quel est le devenir de tous ces enfants qui sont à venir, à naitre.

                    J’ai presque envie d’hurler face à un conflit qui perdure par des situations qui échappent au citoyen de base.

                    Puis dire que nous qui nous disons civilisés nous nous plaignons sans cesse du moindre petit probléme. Je suis bien trop âgé pour être sur le terrain à présent. Il ne me reste que les mêmes moyens que ceux que l’on appellent « les anciens » c’est dénoncer des pilules qui en réalité sont des « skuds » et que l’on tente de nous faire avaler.

                    Oui la paix est possible le tout est de la vouloir, en agissant pour la Paix et non pour l’Armement.

                    Le Panda Pacifiste en colére.

                    Patrick Juan.


                  • masuyer masuyer 17 juillet 2007 18:24

                    Pierre,

                    la situation semble inextricable, mais qu’était celle de l’Europe, il n’y a de ça guère plus de 60 ans ? Le seul espoir que je nourris, c’est qu’il ne faudra pas attendre d’atteindre les sommets d’horreur que nous avons connu pour que les tensions s’apaisent enfin.

                    Cordialement


                    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 juillet 2007 18:31

                      Complément d’information actualisé

                      Selon AFP, cinq ans après avoir présenté pour la première fois sa « vision » de deux Etats, palestinien et israélien, coexistant en paix, le président américain a estimé que le monde pouvait « faire plus pour réunir les conditions de la paix ». Il a appelé à la « tenue d’une réunion internationale cet automne ». [...] Les éditorialistes israéliens ont en revanche accueilli cette initiative avec le plus grand scepticisme. Plusieurs d’entre eux ont qualifié le président Bush de « canard boiteux » en fin de course, à un an et demi de la fin de son deuxième et dernier mandat. [...] Du côté palestinien, Al-Quds, le principal quotidien est un peu plus prudent dans son diagnostic. « L’appel de Bush pourrait constituer une transformation, mais pourrait aussi ne pas l’être, car nous sommes habitués à entendre parler d’initiatives, de propositions et de conférences qui ne débouchent sur rien la plupart du temps », souligne le quotidien.(AFP)

                      Pierre R.


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 juillet 2007 18:31

                        @ masuyer

                        J’aime bien nos échanges. Merci.

                        Pierre R.


                      • moebius 17 juillet 2007 18:59

                        La paix, mais tout le monde la veut et qui veut la guerre ? le probléme ne sera JAMAIS réglé


                        • moebius 17 juillet 2007 19:02

                          ou alors...le probléme est deja réglé depuis longtemps et la notion de « stabilitité » reste extrémement relative


                        • pifo 18 juillet 2007 16:45

                          Cherches le chemin qu’emprunte l’argent en temps de guerre et tu sauras qui peut vouloir la guerre.


                        • pifo 18 juillet 2007 16:55

                          Le problème peut être règlé ; cependant, il tarde à l’être, car les principaux bénéficiares de la guerre n’ont pas encore décidé d’y mettre un terme.

                          Ils doivent encore avoir beaucoup de bénéfices à en tirer


                        • jako jako 17 juillet 2007 19:06

                          Bonjour Pierre j’apprécie tous vos articles et surtout votre humour , rien que le titre tout le moyen orient et l’orient doit se tordre de rire


                          • Plus robert que Redford 17 juillet 2007 20:33

                            @ Pierre & Masuyer :

                            Tout à fait en phase avec vous !

                            J’en veux pour preuve un entrerien entendu sur une radio (france inter je crois...) entre un journaliste et un Rwandais réscapé du massacre. Le premier manifestait des doutes quand à la capacité des habitants du Rwanda à surmonter les massacres et à reconstruire ensemble une société. A quoi le second, tout étonné répondit : « Pourquoi serait-ce impossible ?? Vous autres Français avez été en guerre quasi permanente avec les Allemands de 1870 à 1945 ! avec un nombre impressionnant de morts de destructions et d’atrocités à la clé ! L’état de vos relations aujourd’hui est-il suspect ? Si vous y êtes arrivés, pourquoi pas nous ? Ce sera long.... »

                            Belle leçon d’espérance, non ?

                            Quand aux commentaires sur « les palestiniens des camps qui enseignent la haine à leurs enfants » !... Il n’est pas si ancien le temps où au début du XXème siècle on stimulait les enfants des écoles et les jeunes pour aller « casser du Boche ». D’où une grande circonspection de nos jours vis à vis du drapeau et autres symboles nationalistes, plus souvent trempés dans le sang que dans le lait et le miel.


                            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 juillet 2007 00:54

                              La France et l’Allemagne ne seraientt toujours pas en paix, si quelqu’un en position de force n’avait pas accepté de renoncer l’Alsace-Lorraine. Quand quelqu’un veut faire un geste en Israel, il est assassiné ou fait un AVC. La guigne..

                              http://www.nouvellesociete.org/5123.html

                              Pierre JC Allard


                            • moebius 17 juillet 2007 20:54

                              Ouf on respire, il y a donc un espoir...


                              • moebius 17 juillet 2007 20:57

                                Mais parfois la guerre la bas semble de loin preferrable a la paix et qui sait vivre en paix ?


                              • ExSam 17 juillet 2007 21:41

                                Article qui pose clairement les contradictions de Bush.

                                A souffler le chaud et le froid, encore une fois, à vouloir passer par dessus l’ONU, comme d’habitude, Bush peut-il engager un processus positif ?..

                                Ce serait étonnant. Les contentieux qu’il a généré sont lourds et cette ouverture biaisée autant qu’unilatérale ne va, encore une fois, qu’aboutir sur des braises ranimées. Mais la cohérence et la justesse de l’action n’animent pas Bush, on ne le sait que trop.

                                Par contre, maximaliser les tensions encore, ne me paraît pas si mal joué, si on veut que l’embrasement possible invite à prendre des mesures radicales. Comme attaquer ceux qui « menacent » la survie d’Israël.


                                • goc goc 17 juillet 2007 22:33

                                  bush utilise la tactique israelienne, a savoir parler de paix, et en meme temps mettre en place ses armées pour une attaque massive.

                                  ce type est un fou, et il le restera, lui faire confiance serait la pire des choses pour la paix


                                  • Pierre Boisjoli Pierre Boisjoli 18 juillet 2007 00:16

                                    Après toutes ces années de défaite, vous en êtes venus à sousestimer Bush. Personne n’a dit que la conférence n’aurait pas lieu et le dialogue vaut mieux que n’importe quelle bravade contre le dialogue. Laissons les choses se passer et on redira dans six mois ou un an si Bush n’a pas vu juste. Le dialogue est dans l’air du temps depuis déjà un an, après l’échec de la guerre au Liban.


                                    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 18 juillet 2007 00:23

                                      @ Pierre Boisjoli

                                      Je respecte votre point de vue. Soyez réaliste toutefois. Deux-tiers des Américains, 68% exactement, désapprouvent la stratégie générale du président George W. Bush en Irak, selon un sondage publié vendredi sur le site internet du magazine Newsweek. Seules 27% des personnes interrogées approuvent la politique de la Maison blanche. La décision du président Bush d’envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Irak s’est soldée par un échec, estiment 64% des Américains et seuls 22% estiment qu’il s’agit d’un succès. Le malaise va au-delà de la guerre en Irak car plus des deux-tiers des Américains (68%) se déclarent mécontents de la situation générale aux Etats-Unis. 64% des personnes interrogées se disent insatisfaites de la façon dont M. Bush mène sa politique sur le plan intérieur et international. Selon ce sondage, seuls 29% des Américains approuvent la politique de leur président (Newsweek).

                                      Pierre R.


                                      • Stephan Hoebeeck Stephanesh 18 juillet 2007 08:45

                                        C’est vrai que avec une telle popularité, Bush va avoir du mal à imposer sa volonté à ses turbulents alliés.

                                        Précisons que si à priori cela n’a rien avoir, l’Iran sera certainement au menu des discussions...

                                        Enfin on pourrait croire que c’est la réunion des impopulares après tout ni Olmert ni Abbas ne sont tellement plus populaires que W...

                                        On se demande si Moubarak avec 10% de participations à ses dernières élections il ne dépareillera pas dans ce beau monde.

                                        Chacun étant pressé dans le temps, c’est l’occasion de prendre de mauvaises décisions et de devenir encore un peu plus impopulaire ou de faire le malin histoire de remonter dans les sondages...

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