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Accueil du site > Actualités > International > Géorgie : les dessous de l’échiquier

Géorgie : les dessous de l’échiquier

L’armée géorgienne a lancé vendredi 8 août une offensive d’envergure contre une de ses provinces sécessionniste, l’Ossétie du Sud. Cette attaque, qui a surpris plus d’un observateur, intervient dans le contexte tourmenté post-URSS de la Géorgie. Quels sont les enjeux derrière cette guerre ?

Le conflit de la Géorgie avec des provinces rebelles ne date pas d’hier. Remontons dans l’Histoire : depuis la chute de l’URSS, les États-Unis cherchent à imposer leur influence dans le Caucase et l’Asie centrale. La région est devenue « le grand échiquier », selon l’expression de l’ancien conseiller national de sécurité états-unien, Zbigniew Brzezinski. Un État de cinq millions d’habitants, coincé entre la Russie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Turquie, est au centre de ces enjeux, la Géorgie. Il s’agit notamment de contrôler les ressources énergétiques du bassin de la Caspienne, et spécialement certains oléoducs, existants ou à venir.

Quand Edouard Chevardnadzé, un proche de Gorbatchev, ancien dignitaire de l’URSS, accède à la présidence de la Géorgie devenue indépendante, les États-Unis de Bill Clinton le voient plutôt d’un bon œil. Ils accordent une aide massive à la Géorgie pour développer leur projet de construction d’un oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui doit relier l’Azerbaïdjan à la Turquie. Cet État devient alors le second bénéficiaire de l’aide américaine après Israël. L’intérêt principal du BTC est d’éviter soigneusement la Russie en passant par la Tchétchénie et de contourner l’Iran et l’Arménie.

A ce moment, les États-unis ne se contentent plus de contenir l’influence russe, mais cherchent à faire progresser leurs intérêts dans les Républiques de l’ex-URSS, en avançant leurs pions successivement (Ukraine, Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Moldavie). En Géorgie, la Russie tente de contrecarrer ces plans en encourageant la résistance dans deux provinces : l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie.

En 2003, Chevardnadzé infléchit sa politique jusqu’ici tournée entièrement vers les États-Unis, en faveur de la Russie de Poutine, ce qui peut lui permettre de résoudre certaines difficultés avec ses provinces pro-russes.

Il envisage de signer un accord sur des approvisionnements de gaz. Steven Mann, l’envoyé spécial américain pour les affaires de la Caspienne, s’envole pour Tbilissi et avertit Chevardnadzé de ne pas aller plus avant (le même Mann sera présent à l’inauguration du BTC en 2005). Le gouvernement américain est furieux. L’ambassadeur américain, Richard Miles, un drôle de bonhomme, se plaint que "Washington doit être informé de tels accords à l’avance".

Ancien chouchou de l’administration américaine, y compris sous Bush, Chevardnadzé est lâché. Fortement contesté par des manifestations qui expriment la lassitude de la population notamment envers la corruption endémique, Chevardnadzé démissionne en novembre 2003.

C’est là que nous voyons apparaître Mikhail Saakachvili, leader du Parti national. Lors de ce qui sera appelé "La révolution des roses", il sera porté au pouvoir par un véritable raz-de-marée électoral (plus de 95 %). Saakachvili a d’emblée invité la Russie à ne plus s’immiscer dans les affaires intérieures de son pays. Chevardnadzé, qui dit avoir voté pour Saakachvili qui lui a promis l’immunité, accuse un milliardaire américain, Soros, d’avoir fomenté un coup d’État et manipulé Saakachvili et sa bande.

En effet, Saakachvili annonce rapidement les futures alliances de son pays en soulignant le « rôle central » de la collaboration avec l’Otan, dans l’extension des « capacités de défense » de la Géorgie. Avant même que les résultats de l’élection présidentielle ne soient annoncés officiellement, Saakachvili a réitéré l’engagement de faire de la Géorgie un pays « pacifique et prospère » intégré à l’Europe, de lutter contre la corruption et le séparatisme qui sont les principaux maux dont souffre son pays. Cette transformation est guidée par un objectif : l’« occidentalisation ». La Géorgie veut non seulement ressembler aux pays de l’Ouest, mais jouer un rôle central dans ce groupe de nations : « Pour les Occidentaux, nous sommes un partenaire en puissance, et non un petit pays qui quémande leur protection.  » Mais la gestion de la Géorgie n’est pas devenue simple pour autant (une centaine d’ethnies sont recensées dont certaines se sont transformées en nationalismes).

Au fil du temps
, les réformes s’inspirent de plus en plus d’un modèle néolibéral, et plus particulièrement du modèle américain : déréglementation, réduction de l’administration et des impôts. Par exemple, le pouvoir prévoit de privatiser massivement les universités d’ici à 2010, et de créer des liens plus étroits avec les entreprises et les donateurs privés susceptibles de financer ces établissements. Le secteur de la santé devrait lui aussi passer aux mains de capitaux privés. Plus de 1 800 entreprises ont été privatisées entre 2004 et l’année 2008.

Mais qui est Mikhail Saakachvili ?

Saakashvili est diplômé en droit de l’université américaine de Columbia (1994) et titulaire d’un doctorat de sciences juridiques de l’université George Washington (1995). C’est à cette époque qu’il développe de nombreux contacts dans la classe politique américaine ;

- 80% des membres du nouveau gouvernement formé par Saakashvili après son élection triomphale à la présidence de la République en janvier 2004 ont étudié et/ou travaillé aux États-Unis ; la plupart d’entre eux pour la Fondation Soros et l’agence américaine d’aide au développement USAID, notoirement très liée au Département d’Etat ;

- six mois passés en Yougoslavie ont permis à Saakashvili de se familiariser avec la méthodologie de la Révolution de velours ; lui et d’autres jeunes politiciens d’Ukraine, de Moldavie, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, etc., ont été formés à la « transition démocratique accélérée » dans un centre situé à 70 km de Belgrade.
A ce propos, Thierry Meyssan a montré comment agissait une organisation bien mal nommée "Albert Einstein Institute" dans une analyse dénommée : "La non-violence façon CIA". Cette institution conseillera les manifestants en 2003, contre Chevardnadzé.

Un homme paraît détenir une influence particulière en Géorgie : George Soros. Écoutons Danielle Bleitrach : "George Soros a soutenu financièrement les mouvements étudiants géorgiens et le parti de Saakachvili. Il a financé la carrière politique de Saakachvili depuis le début. Son influence continue aujourd’hui à être grande sur le nouveau gouvernement géorgien. Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux États-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie depuis la révolution. Cette aide annuelle atteint donc aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël. Les États-Unis ont également débloqué de l’argent pour régler la facture énergétique de la Géorgie au lendemain de la révolution de novembre 2003. Il est évident que Soros qui y trouve ses propres intérêts financiers a joué en lien étroit avec la CIA un rôle dans la mainmise directe des États-Unis sur cette zone stratégique d’abord sur un plan énergétique, mais pas seulement."

Georges Soros et de grandes sociétés privées américaines vont même financer les salaires de Saakashvili et d’autres dignitaires, sous prétexte de lutter contre la corruption.

Mais, assez rapidement, les Géorgiens sont déçus. Une fois en place, Saakachvili a passé des compromis avec des forces politiques qui avaient exercé le pouvoir dans la Géorgie des années précédentes. La politique du gouvernement suscite un désenchantement croissant, sur fond d’abus de pouvoirs, de scandales judiciaires et de grogne sociale. Des opposants politiques sont assassinés. La croissance et les investissements étrangers ont certes connu une accélération notable en 2004, notamment grâce à la construction du gazoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, mais la population, dont la plupart est au chômage ou sous-employée, n’en a globalement pas senti les effets, d’où un sentiment croissant d’injustice sociale.

Sur ces entrefaites, arrivent les élections fin 2007. Saakashvili est réélu, mais de manière extrêmement douteuse. L’opposition conteste énergiquement les résultats. Les manifestations s’accentuent, réprimées sans ménagement.

Après l’élection, Saakachvili louait les « nouveaux visages » de l’équipe. Pourtant, à l’annonce de la liste des nouveaux venus et du jeu de chaises musicales en cours, on ne pouvait que chercher ce qu’il y avait de bien nouveau dans le gouvernement de Lado Gourguenidzé. "Il est inquiétant que ces ministres gardent leur poste. Ils sont au cœur de la politique non démocratique que conduit Mikhaïl Saakachvili", estime Salomé Zourabichvili, ancienne ministre. Très contesté, y compris dans sa légitimité, Saakashvili va alors axer sa politique sur la mise aux pas des provinces rebelles ou sécessionnistes.

Deux provinces revendiquent leur indépendance en Géorgie :

L’Abkhazie, 250 000 habitants sur un territoire de 8 900 km2. Il y a des enjeux stratégiques : l’Abkhazie est le débouché du Nord-Caucase sur la mer Noire, et elle est toute proche de la ville russe de Sotchi où se tiendront les jeux Olympiques d’hiver de 2014, dont Moscou veut faire une vitrine.

Et l’Ossétie. Suite au conflit géorgiano-ossète entre 1989-1992, on estime qu’il reste encore 70 000 habitants dans la région, dont 35 000 à 40 000 Ossètes et 20 000 à 22 000 Géorgiens. En juin 92, les dirigeants russes, géorgiens et ossètes signent un armistice et conviennent de la création d’une « force de paix » tripartite composée de 500 hommes. En janvier 2005, la Russie approuve avec des réserves le projet de la Géorgie d’accorder une large autonomie à l’Ossétie du Sud si celle-ci renonce à l’indépendance. Mais, en mars 2008, en réaction à la demande – infructueuse – d’adhésion de la Géorgie à l’Otan, le Parlement russe exhorte le Kremlin à reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Moscou envoie ensuite des troupes supplémentaires en Ossétie du Sud. A noter qu’il n’y a guère de richesses en Ossétie et pas de passage d’oléoduc, par exemple.

Remarquons également que l’Adjarie est une République autonome de Géorgie, et la province la plus riche du pays. Une grave crise en 2004 s’était terminée par le départ du leader Aslan Abachidze, avec l’aide d’une médiation russe.

Et la Russie dans tout cela. La politique menée en Géorgie a du mal à passer : "Tbilissi passe en effet un accord avec le Pentagone, qui décide de privatiser sa présence militaire en Géorgie en passant un contrat avec des officiers militaires états-uniens à la retraite, afin qu’ils équipent et conseillent l’armée géorgienne. C’est la société états-unienne Cubic qui obtient le contrat de trois ans, pour un montant de 15 millions de dollars. Ce programme prend le relais de la collaboration avec Washington entamée sous Chevardnadzé en 2002, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Les conseillers militaires états-uniens se voient également confier comme mission d’améliorer la sécurité du pipeline du BTC. En contrepartie, la Géorgie envoie 500 hommes soutenir les forces d’occupation états-uniennes en Irak." Powell parle alors d’implanter des bases militaires en Géorgie, ce qui provoque la fureur du Kremlin. Cependant, les négociations continuent, en vue d’évacuer les bases russes en Géorgie.

Tout bascule en septembre 2006 : quatre officiers russes accusés d’espionnage sont arrêtés. Tbilissi voulait-il attirer ainsi l’attention des pays occidentaux afin d’accélérer son intégration à l’Otan ? « Le résultat est inverse, explique Mme Zourabichvili. Si l’on veut intégrer l’Alliance [atlantique], il n’est pas nécessaire de s’opposer à la Russie ; cela peut même refroidir l’enthousiasme de certains pays envers l’adhésion de la Géorgie. » La diplomate qualifie même certains actes du régime de « néobolchéviques » : « La manière dont le MND (parti au pouvoir) conçoit son rôle dans la société, l’"éducation" de la jeunesse dans des camps patriotiques, l’instrumentalisation idéologique, tout cela ressemble à un régime totalitaire plutôt que démocratique.

Dès lors, la mauvaise volonté russe va s’accentuer.

En mars 2008, la Russie a levé toutes les restrictions commerciales contre le territoire séparatiste d’Abkhazie. Sous prétexte humanitaire, la Russie a attribué des passeports russes aux Ossètes et aux Abkhazes (ceux-ci ne voulaient pas du passeport géorgien et n’avaient donc plus de passeports pour voyager). Une grande majorité d’habitants de ces provinces sont donc des citoyens russes. « Aujourd’hui, la Russie n’a pas le choix : elle est obligée d’intervenir militairement », estime aussi Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue Russia in Global Affairs, affirmant que « refuser de soutenir les Ossètes au moment où ils en ont plus besoin que jamais serait une monstrueuse rupture de confiance ».

A noter que pour le "ministre" des Affaires étrangères d’Abkhazie, Sergueï Chamba, c’est bel et bien "la déclaration d’indépendance du Kosovo qui a tout changé". Et c’est en référence directe à ce précédent kosovar que la région séparatiste a voté cette année officiellement une motion réclamant la reconnaissance de son indépendance. Cette déclaration unilatérale du Kosovo, soutenue par les États-unis, apparaît bien comme une "boîte de Pandore".

En juillet 2008, l’armée russe a organisé de grandes manœuvres dans le Caucase russe, non loin de la Géorgie. "En raison de l’aggravation de la situation dans les zones de conflit de Géorgie-Abkhazie et de Géorgie-Ossétie du Sud", les forces armées russes vont s’entraîner en vue d’une éventuelle participation à "des opérations spéciales de maintien de la paix dans des zones de conflit armé", souligne un responsable.

La présence de conseillers… israéliens pose aussi problème : l’année dernière, le président géorgien a mandaté plusieurs centaines de conseillers militaires travaillant pour des compagnies privées israéliennes de sécurité – un nombre que l’on estime à plus d’un millier – pour entraîner les forces armées géorgiennes. Tbilissi a également acheté à l’État hébreu des systèmes de renseignement et de sécurité électronique. Ces dernières semaines, Moscou a demandé de façon répétée à Israël de cesser son aide militaire à la Géorgie. Jérusalem a rétorqué que celle-ci était essentiellement « défensive  ».

Ces conflits de territoire constituent un facteur de déstabilisation évident. Mais un autre facteur est le rôle que les États-Unis et leur allié Israël prétendent faire jouer à la Géorgie. La Géorgie, en effet, pourrait constituer une des pièces du dispositif contre l’Iran autant qu’un des facteurs de démantèlement de l’ex-Union soviétique, voire de la Russie elle-même.

Cependant, derrière ces conflits ethniques, il y a le grand jeu pour le contrôle des gazéoducs et oléoducs. Cela concerne le gaz du Turkménistan et les réserves pétrolières d’Azerbaïdjan. Selon Debka File, citant des sources militaires israéliennes, « d’intenses négociations ont lieu entre Israël, la Turquie, la Géorgie, le Turkménistan et l’Azerbaïdjan pour que les pipelines atteignent la Turquie puis, de là, le terminal pétrolier d’Ashkelon et enfin le port d’Eilat, sur la mer Rouge. A partir de là, les supertankers pourront acheminer le gaz vers l’Extrême-Orient à travers l’océan Indien  ». Les Américains eux sont actifs depuis longtemps dans cette région en raison des ressources énergétiques de la Caspienne. Ils sont également en train de déplacer leurs bases militaires de l’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, officiellement dans le cadre de leur stratégie de "lutte contre le terrorisme". Washington envisage notamment d’installer de nouvelles bases en Géorgie ou en Azerbaïdjan. La Géorgie est le véritable verrou stratégique du Caucase car c’est le seul pays qui a un accès à une mer ouverte et qui a une frontière très longue avec le Caucase russe. La Géorgie est un pays-clé pour la stabilité régionale dans le Caucase, dit Danielle Bleitrach.

Après avoir décrété un cessez-le-feu unilatéral ce jeudi, accompagné de fortes déclarations apaisantes et proposition de paix, Saakachvili lance une offensive d’envergure, préparée et organisée, le lendemain. Après que les Géorgiens eurent atteint Tskhinvali, la capitale ossète, les troupes russes contre-attaquent, et rejettent les forces géorgiennes en dehors de l’Ossétie. La fuite en avant vient sans doute de se terminer.

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211 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 11 août 2008 10:25

    bon article qui explique bien l’interêt du kremlin porté à ce petit coin de caucase qu’il ne veut pas plus lacher que la tchtechnie .


    • pyralene 11 août 2008 16:48

      http://www.onpeutlefaire.com/forum/index.php?act=Print&client=html&f=59&t=4263
      la solution énergétique ? c’est bien de cela qu’on parle ,ici ? le moteur des guerres ....


    • Alpo47 Alpo47 11 août 2008 10:43

      Je dirais plutôt, bon article qui démonte les manipulations des "néocons" US, dans les ex républiques satellites de l’URSS.

      On peut, aujourd’hui avec du recul, analyser ces "révolutions orange", des pays de l’Est, comme une mainmise des experts en communication américains sur ces trop jeunes démocraties, avec des hommes tout dévoués aux USA qui prennent les commandes et s’empressent de se rallier à l’OTAN et/ou aux USA.
      La Russie ne peut que réagir, soutenant des ex alliés pas toujours crédibles, ou réagissant militairement lorsque ses ressortissants, ou intérêts vitaux, sont menacés. De ce fait, c’est la Russie qui apparait comme "le méchant" de l’histoire.

      Quel est donc l’objectif final de cette offensive US ? Encercler la Russie ? S’assurer les sources d’approvisionnement en énergie ? Etendre sa mainmise sur la planète ? ...
      Sans doute, un  peu tout cela.


      • Philou017 Philou017 11 août 2008 12:28

        Bonjour,
        Il est vrai que les USA sont omniprésents dans bon nombre d’ex-républiques de l’URSS.
        Néanmoins, je ne vois pas cela comme une offensive Américaine. Saakachvili est un impulsif, qui a fait de la mise au pas des provinces séccessionistes sa principale politique. Cette offensive apparait être d’abord sa décision.
        Maintenant, il est inconcevable que les Américains, tres présents en Géorgie, n’aient pas eu connaissance de cette offensive. S’ils l’ont laissé faire, peut-être encouragé, c’est sans doute qu’ils y ont un intérêt. Mais j’avoue que j’ai du mal à voir lequel, tant la tentative de Zaakachvili parraissait vouée à un echec assuré.

        Je pense effectivement que la politique US extrêmement agressive dans ces républiques a pour but de controler une partie des ressources énergétiques de la région. L’invasion de l’Irak a montré l’obsession de certains dirigeants pour les ressources énergétiques. Je me souviens qu’il y a plusieurs années, à une réunion des ministres de l’énergie du Caucase, était présent ... le secrétaire d’état Américain à l’énergie.
        Certains dirigeants Américains, liés à l’industrie du pétrole, savent depuis longtemps les difficultés d’approvisionnement ausxquelles nous allons être de plus en plus confronté.
        Et s’assurer de la prédominance d’un approvisionnement confortable pour soi, c’est mettre les autres à la portion congrue.
        Mais cette politique ultra-agressive, outre son aspect immoral, comporte des risques, on vient de le voir.


      • Deadlikeme Deadlikeme 11 août 2008 13:16

        Alpo, tout à fait de votre avis... Ce n’est pas une guerre froide "idéologique" mais une nouvelle guerre froide purement "énergétique"... avec en arrière-plan... un brouillage médiatique et largement médiatiquement manipulé pour nous éviter de trop voir ce qui se manigance contre l’Iran...
        Et pendant ce temps...le peuple dans ce petit coin de la planète meurt sous les bombardements...


      • Deadlikeme Deadlikeme 11 août 2008 13:21

        A lire sur le sujet "Géopolitique du conflit caucasien"...
        http://fr.rian.ru/analysis/20080806/115830319.html


      • goc goc 11 août 2008 17:56

        @alp047

        tout a fait d’accord.

        j’ajouterais un point important quand a ses consequences, c’est de voir que si la Russie intervient militairement, on assiste parallement a un exemple de sterilité coté occidental. Seule la diplomatie intervient, et encore c’est du grand n’importe quoi. allant de l’action isolée allemande au ridicule de la position francaise trop visiblement aux ordres des usa.

        ceci va donner a reflechir aux autres nouvelles republiques, a savoir qu’en cas de difficultés, ces dernieres seront laissées a elles-meme et ne pourront compter que sur elles-même.

        On peut s’attendre assez rapidement a quelques revirements politiques majeurs de la part de chefaillons mis en place par l’occident grace a leur faculté a "collaborer", et donc capables de retournement de vestes plus rapides qu’un tir de missile russe


      • Alpo47 Alpo47 11 août 2008 19:40

        A titre un peu "anecdotique", je rappelle que la part OPERATIONNELLE de l’armée Française peut contenir dans le Parc des Princes, à Paris(50.000 places). Nous ne pouvons plus intervenir que dans quelques petits pays Africains, désarmés ou avec l’OTAN.
        Heureusement le ridicule ne tue plus.
        Ceci dit, on peut s’interroger sur le POURQUOI de cette guerre. Le président Georgien,qui rappelons le, a lancé l’offensive,  n’est tout de même pas stupide. Tout le monde aurait pu prévoir que la Russie, en plein réarmement, et soucieuse de défendre son "pré-carré" aurait réagi.
        Alors, pourquoi ?
        Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent. Pour voir la réalité il faut arrêter de regarder la main en mouvement du magicien et chercher ce que devient l’autre main.


      • manuelarm 11 août 2008 19:45

        Parler de guerre énergétique, un peu simpliste, non. Le pétrole se trouve en azerbadjan, de plus ioukos a obtenu des part sur le BTC (et surment pour cela que son dirigent anti poutine est en prison, ainsi le sactif son au mains du kremlin).
        De plus jusqu’à présent, il semblerait que l’aviation russe n’ai pas bombardé l’oleoduc, qui indirectement leur appartient au prorata de la participation de ioukos.


      • JIlo 11 août 2008 22:14

        Les Géorgiens ont tenté de reprendre par la force un territoire autoproclamé indépendant depuis 18 ans. Il y a effectivement une attaque Géorgienne contre les rebelles d’Ossétie. D’autre part, la Russie, pays animé par un très fort nationalisme (Le Pen à côté ce serait leur Bayrou) qui n’a jamais avalé la perte des pays du bloc, pays des jeunesse Poutiniennes (groupe fachisant où des ados, civils, apprennent à se battre pour le mythe de l’homme slave), pays où les crimes rascistes sont tous les ans plus nombreux et impunis, pays où les journalistes trop agités finissent dans des asiles ou une balle dans la tête, pays où le président choisi son successeur pour être nommée premier ministre, pays connu pour ses atrocités en Tchéchénie, protège au nom de la paix les russophones d’Ossètie du sud (auto proclamée), Et rentre, toujours pour les mêmes raisons en Géorgie, destination changement de régime (moins occidental) et pipeline.

        Critiquer les USA sur l’Irak, sur leur politique internationnale, sur leur politique avec les pays de l’ex bloc est une chose, mais que ces critiques suffisent à légitimer la Russie et à transformer ça sans hésiter en "offensive des USA".  Je sais que la haine des USA en France a toujours poussé à soutenir l’insoutenable mais j’espérais qu’il n’y en avait plus des comme toi.


      • Ouilbeur 11 août 2008 23:35

        @Jllo : Effectivement la Russie n’est pas un modèle de République ; mais les caincains ( encore un merci posthume aux pauvres soldats de 14/18 et 39/45 ) ne sont libres que s’ils ne choisissent de ne pas faire de politique fraternelle (cf. J.F.K. + M.L.King ) et leurs intêrets en ce moment est bien de vendre de l’armement, car les pays Africains attendent une nouvelle vague de main d’oeuvre militaire.
        Donc le modèle Américain n’est pas meilleur que le Russe ! 
        Toutefois, tous peuples à droit à son indépendance


      • Alexandre 11 août 2008 23:42

        Tous les poncifs de la propagande anti-russe, genre hystéro-glucksmanien.
        Il faudrait songer à renouveler le stock de calomnies.


      • Deadlikeme Deadlikeme 12 août 2008 08:12

        manuelam...simpliste ??? ah bon ?...allez donc lire cela : http://www.thenation.com/doc/20080519/klare
        "La nouvelle Géopolitique de l’énergie...."


      • manuelarm 12 août 2008 10:29

        Il est facile de sortir à tout bout champs le pretexte energétique, même si l’on ne doit pas l’oublier.
        Il est réducteur de faire référence seulement à l’énergie. Il y a également d’autre aspect comme l’envie de la russie de revenir sur le devant de la scène politique mondiale.
        De plus elle peut le faire vu ces reserve de pétrole et de gaz, et avec un pétrole cher, ce qui lui permet de ce réarmer et de moderniser son armee.


      • appoline appoline 12 août 2008 16:36

        J’ai bien peur que les uns et les autres reluquent effectivement sur ce que renferme le sous-sol mais pas uniquemement. Les USA tiennent le devant de la scène depuis un bon moment et se refusent à laisser leur place. Quand aux russes, ils sont nostalgiques de leur grandeur d’antan mais les plus redoutables sont désormais les chinois.
        Il est fou de penser à toutes ces toiles qui se tissent sous la table, américains en tête, sans arrêt à se mêler de ce qui se passe chez les autres, à manipuler, soudoyer, tuer au besoin. Et notre nain de jardin qui veut y mêler son grain de sel ; nous v’la bien.


      • JIlo 12 août 2008 21:20

         Il ne suffit pas de dire que quelque chose est faux et de le classer comme "poncif de propagande" et autre mots vides de sens. Soyez constructif. Point par point.
        Sinon cela s’appelle juste du négationisme. 


      • JIlo 12 août 2008 21:23

         @ Alexandre Il ne suffit pas de dire que quelque chose est faux et de le classer comme "poncif de propagande" et autre mots vides de sens. Soyez constructif. Point par point.
        Sinon cela s’appelle juste du négationisme. 




      • Avatar 11 août 2008 10:43

        A l’auteur,

        Le fond du problème est encore une fois les ressources énergétiques de la mer Caspienne.

        L’attaque programmée de l’Iran par les USA étant compromise par le marasme en Irak et en Afghanistan, une autre voie de communication a été ouverte en Azerbadjan ; et devant se prolonger via la Géorgie à la mer Noire et la Turquie.

        En échange, la Géorgie intégrerait l’Otan. Inacceptable pour la Russie.

        L’indépendance de l’Ossétie du Sud ou de l’Abkhazie n’est que le prétexte qui cache les vraies raisons, tjs les mêmes :

        l’avenir énergétique des nations.

        Pour plus d’infos sur le sujet :

        http://www.dailymotion.com/relevance/search/conflit%2Ben%2Babkhazie/video/x63e0c_le-conflit-en-abkhazie-et-ossetie-d_news


        • Philou017 Philou017 11 août 2008 12:10

          Bonjour à tous.
          Je ne pense pas que le probleme énergétique soit le principal dans ce conflit. C’est plutôt géo-stratégique. Les russes ne veulent pas laisser penser qu’ils sont impuissants face à l’activisme Américain dans la région. Dans ce cadre, il était hors de question pour eux de laisser tomber les Ossèttes ou les Abkhases. Ils ont sauté sur l’occasion pour montrer qu’ils sont prêts à défendre les populations qui se placent sous la protection Russe. C’est d’autant plus vrai que les deux provinces font partie des rares endroits dans le Caucase où ils sont assez populaires. Et cela peut être l’occasion pour eux de recouvrer de l’influence et du prestige dans la région.
          Bien sur, il y a les oléoducs et les gazoducs, mais ce n’est pas essentiel. Ca n’empêche pas les Russes de commercer et de vendre leur pétriole et leur gaz. Ils ont leurs propres réseaux, même s’il est évident qu’ils ne voient pas d’un bon oeil les manoeuvres Américaines dans ce domaine.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 août 2008 21:24

           Les pourquoi et même les comment de cette l’aventure georgienne  sont sans doute bien byzantins et nous échappent certainement.  Le résultat  est clair cependant. Le message est passé 5/5 que :  1) Les USA ne peuvent pas ou ne veulent pas défendre leurs alliés  dans l’espace de l’ex-URSS, et 2) la Russie n’est  plus un pays en ruine et humilié, mais une force avec laquelle il faut recommencer à compter... sans oublier qu’elle a encore assez d’ogives nucléaires pour vitrifier le reste de la planète. Message aux USA : ON SE CALME.

          Militairement, le monde est devenu un ménage à trois USA-Chine-Russie. Excellent pour la paix


          http://nouvellesociete.wordpress.com

          Pierre JC Allard





        • FYI FYI 12 août 2008 14:38

          Je soupçonne le monde arabo-musulman de recréer le "Califat", un ensemble uni comme jadis du Maghreb à l’Iran avec l’Afrique sub-Saharienne.
          C’est le VOEUX de toute la population musulmane.
          A ce titre, les chinois et les russes vont certainement y contribuer. (directement ou indirectement)

          Conséquences :

          - Les petits roitelets africains et du moyen-orient vont disparaître en même temps que les frontières

          - Les occidentaux à terme auront de très gros problèmes d’apprauvisionnement énergétique (vous pensez, la population se débarasse enfin de leurs bourreaux occidentaux)

          - Les Européens vont devoir s’allier avec les russes sinon c’est tout leur modèle qui explose

          - Les Etats-Uniens vont se rapprocher de l’Amérique du Sud

          - Il existera 4 grandes monnaies à taux fixe

          - Ce sera ENFIN, après 3 siècles de crises, la fin du fascisme financier à l’occidental.

          Comprendra qui pourra !


        • appoline appoline 12 août 2008 16:41

          Non, très cher, ça s’appelle le nouvel ordre mondial. Tous y travaillent depuis quelques décennies et veulent le mettre en place dans des délais beaucoup plus courts que ceux qui vous préconisez.


        • appoline appoline 12 août 2008 16:46

          Merci Philou pour cet article. Je ne connaissais pas les dessous de cette affaire ; cela a dû vous prendre en temps fou pour réunir les données et rédiger celui-ci. Merci encore pour toutes ces informations.


        • Antoine Diederick 12 août 2008 21:20

          a Monsieur Allard,

          Ménage à trois, une paix ? Je vous trouve bien optimiste, connaissez vous les principe du "triangle maléfique" ?

          Il nous faudrait un "ménage à 4" pour avoir une circulation bénéfique en faveur de la paix, c’est à dire une possibilité de triangulation mouvante....je ne serais pas aussi catégorique que vous, bien que je partage votre espoir.


        • Antoine Diederick 12 août 2008 21:23

          a FYI,

          vous n’avez pas tort, la Russie est bien tentée de soutenir le monde arabe...pour le retourner contre nous et contre les étatsuniens mais...

          mais parce que ce n’est pas encore dans la poche...

          votre réflexion est pertinente.


        • JIlo 12 août 2008 21:29

           @ FYI
          C’est là que vous vous trompez. Le "fascisme financier" risque justement de commencer. À savoir des régimes avec de bonnes bases totalitaires (cf.Russie) débarassés de l’idéologie et du système économique de leur illustres prédécesseurs (Lénine, Staline). 


        • Antoine Diederick 12 août 2008 21:36

          en fait depuis toujours l’obsession russe est sécuritaire, c’est la même que sous les Tsars, pas de menaces sur la frontière russe, même préoccupation sous Lénine et Staline et en plus une longue tradition de négociation avec l’Iran et une tradition de conflit avec la Pologne, la Chine, la Turquie ...et donc cela signifie pas de menace sur l’espace vital slave, pétrole ou pas pétrole et une longue destation du monde juif....cela n’a pas trop évolué....on va voir pour la suite...


        • Antoine Diederick 12 août 2008 21:39

          "détestation" correction, merci.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 août 2008 02:19

          Trop long pour ce blogue. J’explique ICI exactement ce que j’ai en tête pour la paix.

          Pierre JC Allard

          http://www,nouvellesociete.wordpresse.com



        • zadig 11 août 2008 10:45

          @auteur
          Article intéressant avec plein de données.
          Le lecteur peut se faire une opinion sans être trop manipulé.

          Mon résumé de la situation :

          En direct en Géorgie :
          Ca y est ,  j’ai réussi : l’ours est sorti du bois.
          Venez vite à mon secours !
          Bof bof ...
          Mais  pourquoi ?  J’ai suivi vos instructions à la lettre.

          L’histoire est en marche !


          • Alexandre 12 août 2008 11:57

             @ zadig

             Article interessant, en effet, mais la description de la réélection en janvier de Saakachvili est un peu légère :
            L’élection a eu lieu à la suite de manifestations de l’opposition réprimées sauvagement, de l’instauration de l’état d’urgence, du saccage et de la fermeture de la seule télévision d’opposition, de l’exil forcé du principal opposant, ancien ministre de Saakachvili qu’il accusait de corruption. Peu de temps après le propriétaire de la télévision d’opposition et principal financier de l’opposition était rerouvé mort mystérieusement à Londres.


          • Philou017 Philou017 12 août 2008 13:03

            @Alexandre : Dans un simple article, on ne peut pas parler de tout.
            Voir à ce sujet le tres bon article sur ces élections : www.agoravox.fr/article.php3


          • Daerel Daerel 11 août 2008 11:01

            On retourne à une situation mondiale de type guerre froide avec en toile de fonds l’approvisionnement énergétique.

            Les USa ont soutenu les jeunes républiques avec les révolutions oranges pour encercler la Russie et s’ouvrir des possibilités d’acheminement énergétique sous contrôle.

            La Russie veut contrôler ses anciennes provinces impériales et l’apport énergétique.

            Dans tous les cas, deux victimes :

            - les peuples de ces pays démocratiques qui sont pris entre les pro-russes et les pro-USA.

            - L’UE qui va morfler au niveau de son indépendance énergétique et à terme politique (et hopp, Bruxelles nous enquiquine... on va bloquer le chauffage en plein février en Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, SUède, Finlande, Hongrie... et on verra si ces Eruopéens font encore les fiers à bras !).


            • zinnzinn 17 août 2008 15:41

              Daerel, vos soucies quant aux livraisons d’hydrocarbures de la Russie à l’Europe, du genre "attention, l’Europe risque d’avoir froid cet hiver !!", sont le résultat d’une campagne médiatique peu scrupuleuse, de la part de l’Europe de l’ouest, dont le but, on peut craindre, se résume à l’apaisement des Etats-Unis.

              Plus précisemment, l’Europe entière est engagée avec la Russie dans un partenariat de long duré [via contrats dits PSA (production sharing agreements)], créant une dépendance mutuelle entre les deux parties. La Russie planifie à l’avance ses revenus et dépenses d’Etat *en fonction de ce type de contrat* ; elle en dépend, donc. L’aprovisionnement de l’Europe en énergie, en contrepartie, est ainsi quasi garantie.

              Sauf sabotage d’oléoduc ou autre force majeure, les risques que la Russie utilise l’énergie en tant qu’outil politique contre l’Europe est quasiment nul.

              PS : Si votre inquiétude est lié à l’affaire Russie-Ukraine de 2006, veuillez lire ceci
              http://en.wikipedia.org/wiki/Russia-Ukraine_gas_dispute

              En somme, l’Ukraine a joué le con, et la Russie lui a fait connaître son mécontentement en fermant le robinet à gaz pendant 4 jours ...


            • K K 11 août 2008 11:07

              Bon article qui renseigne bien sur la situation et sur l’historique.


              • el bourrico 11 août 2008 11:14

                Moscou a demandé de façon répétée à Israël de cesser son aide militaire à la Géorgie. Jérusalem a rétorqué que celle-ci était essentiellement « défensive  ».

                Tel-Aviv, pas Jérusalem.

                J’avoue qu’il n’est pas logique pour un pays comme la Géorgie de s’en prendre à la Russie. Comme je doute que les dirigeants soient aussi inconscients, il doit y a voir bien des raisons, bien des calculs politiques derrière, parce que ça ne peut se terminer que par une rouste pour la Géorgie. D’autant que s’ils comptent que les Américains ou autres vont empêcher une invasion Russe si elle est décidée, m’est d’avis qu’ils se gourrent.


                • K K 15 août 2008 13:01

                  La France a reconnu Jerusalem comme Capitale pour Israel en 2007. Mais au niveau international, il est vrai que peu d’Etats en ont fait de même. Les USA et la Suisse au moins l’ont fait.


                • JoëlP JoëlP 11 août 2008 11:37

                  Excellent article très informatif qui ne tombe pas dans la facilité qui consiste à dire "C’est tout la faute des russes ou des américains".

                  Je ne connassais pas ce lien avec le précédent Kosovar mais c’est effectivement à cette lumière une grave erreur d’avoir laissé faire cette indépendance. Il me semble qu’il n’y a qu’une solution pour l’ONU, faire respecter les frontières existantes pour éviter les effets domino et faire pression sur les états pour qu’ils donnent une certaine autonomie aux régions les plus remuantes.
                  http://perinet.blogspirit.com/archive/2008/05/13/abkhazie.html


                  • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 11 août 2008 11:43

                    Merci pour ce très bon article, bien documenté et plutôt objectif.

                    Il y a effectivement des relens de guerre froide dans cet enjeu géostratégique. Mais ce qui m’étonne avant tout, c’est l’erreur commise par Saakachvili. Comment a-t-il pu imaginer un seul instant que la Russie ne réagirait pas à cette attaque ? La supériorité de l’armée russe étant évidente, j’avoue ne pas comprendre...

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