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Accueil du site > Actualités > International > Géorgie : une faute de traduction a prolongé la guerre d’un mois (...)

Géorgie : une faute de traduction a prolongé la guerre d’un mois !

Interrogé sur les raisons du non-respect de l’accord de cessez-le-feu par les Russes, Bernard Kouchner a expliqué, le plus simplement du monde, qu’une erreur de traduction s’était glissée dans la version russe de l’accord. Quand le succès diplomatique devient un échec embarrassant... bien que peu retentissant.

Le 12 août dernier, les dépêches tombaient les unes après les autres... Nicolas Sarkozy avait brillamment arraché un cessez-le-feu aux Russes. La guerre était alors terminée, et le Kremlin allait procéder au retrait de ses forces incessamment sous peu, au garde-à-vous. Rompez ! Le Canard enchaîné relevait alors une première bévue : dans la précipitation, notre diplomate en chef s’était contenté d’un serrage de pince officiel devant les caméras, "oubliant" de faire signer le document officiel. La boulette fut réparée dès le lendemain, par fax. Du plus sérieux !

Sarkozy en délicatesse avec les langues étrangères

Mais un mois après ce "grand succès" diplomatique, les forces russes sont toujours présentes dans les territoires concernés (Géorgie, Ossétie du Sud et Abkhazie). Et les esprits chagrins, bien que peu nombreux, posent la question qui fâche : "d’où vient la difficulté d’interprétation de cet accord ?" Bernard Kouchner, samedi dernier, à la sortie d’une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE, a dû reconnaître que le problème venait... "de la traduction, comme toujours. Le document en français a été approuvé en ma présence. Il a été traduit en anglais et en russe [...] Il y a eu une lettre du président Sarkozy précisant ces points, dans notre interprétation française puisque c’est nous qui avions écrit ce texte", a-t-il déclaré.

Un seul mot vous manque et tout est dépeuplé

Un des termes mal traduits remet beaucoup de choses en cause. Dans la version anglaise est écrit "pour l’Ossétie", alors que dans la version russe, c’est l’expression "dans l’Ossétie" qui est inscrite. Le passage incriminé a été interprété par le Kremlin comme une autorisation de stationner ses chars "dans" les territoires sécessionnistes. Et ce ne serait pas la seule erreur du document. Le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que l’interprétation géorgienne du document était basée sur "toute une série de distorsions", dont le remplacement de la préposition "pour" par "dans". En France, on oublie trop souvent que les mots ont un sens...

L’information totalement occultée

L’étonnant, c’est que cette erreur, lourde de conséquences, soit passée totalement inaperçue. Seul le site du Daily Telegraph a jugé bon de reprendre l’information, lundi matin... le jour où les médias français ont préféré souligner le nouveau grand succès diplomatique de Nicolas Sarkozy. Curieusement, les termes du nouvel accord sont bien moins restrictifs que le premier. Il ne s’agit plus, pour la Russie, que de se retirer du territoire de Géorgie, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie étant mystérieusement sorties du champ d’application. Plus fort, l’UE a donné l’occasion à la Russie d’officialiser sur la scène internationale la réalité de l’existence des deux "nouveaux Etats". "L’acte de reconnaissance a eu lieu. Du point de vue du droit international [...] deux nouveaux Etats sont apparus" a déclaré Medvedev. Le terme aurait dû faire bondir les Européens, mais aucun n’a réagi, laissant le champ libre à la Russie.

Mais c’est un grand succès, n’en doutons pas... Comment dit-on "succès" en russe ?

Une bonne blague ne venant jamais seule, le texte du nouvel accord est déjà contesté par les Russes : les observateurs de l’UE "seront déployés juste autour de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, et non pas à l’intérieur de ces territoires où seront déployés ceux de l’ONU et de l’OSCE en nombre égal à celui d’avant le 7 août", a déclaré Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, lors d’une conférence de presse, remettant en cause le nouvel accord. Il va y avoir du sport...

(sources : lesmotsontunsens.com, ambafrance-uk.org, diplomatie.gouv.fr, telegraph.co.uk, lemonde.fr)


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45 réactions à cet article    


    • morice morice 15 septembre 2008 10:02

       et encore, on n’a pas les traductions des coups de colère présidentiels... une idée ? ou une autre suggestion ? ou ça . ??


      • LE CHAT LE CHAT 15 septembre 2008 10:18

        en russe " pouvoir d’achat" se dit " pouvoir datcha"  !  smiley


        • LE CHAT LE CHAT 15 septembre 2008 10:20

          faire gaffe aussi quand on dit que ça chatouille , ils risquent de comprendre Sacha touille . smiley


        • LE CHAT LE CHAT 15 septembre 2008 12:23

          @maitre folace

           pourquoi , il a des contact avec Sacha téradzé et ivan Sébotine ?


        • Alexandre 15 septembre 2008 22:05

          Plusieurs erreurs factuelles et mésinterprétations (involontaires ?) dans cet article :

          - Sarkozy n’a pas "arraché le cessez-le-feu aux Russes" puisque Medvedev avait annoncé avant son arrivée à Moscou que les opérations militaires étaient terminées.

          - Les Russes ont signé le document qu’ils avaient élaboré avec Sarkozy. C’est à Saakachvili qu’il a "oublié" de le faire signer.

          - L’accord prévoyait le maitien des forces russes dans les zones tampon jusqu’à l’arrivée d’observateurs internationaux. Il n’y a donc pas eu de "prolongation de la guerre d’un mois", elle s’est arrétée dès avant la venue de Sarkozy, mais prolongation prévue par l’accord de la présence russe à la périphérie de l’Ossètie et de l’Abkhazie.

          - Le texte du nouvel accord n’est pas "déja contesté par les Russes", mais par l’UE, sous la pression des Américains et de l’Otan. Ce texte prévoit ( sans ambiguïté de traduction, puisque écrit dans sa version française) que les observateurs de l’UE doivent se déployer "dans les zones adjacentes à l’Ossètie et à l’Abkhazie", c’est à dire (pour qui comprend le français) à l’immédiat extérieur de ces régions et non à l’intérieur.


        • Gilles Gilles 15 septembre 2008 10:38

          La phrase exacte est :

          "dans la version russe, le texte évoque la sécurité DE l’Abkhazie et DE l’Ossétie du Sud", alors que "dans le document transmis à Saakachvili", en version anglaise, "cela a été présenté comme EN Abkhazie et EN Ossétie du Sud".

          On comprend que les russes, selon leur version, avait le droit de décider de rester en Géorgie pour assurer la sécurité DE ..etc etc En fait ils avaient même le droit d’occuper la capitale, non ?

          Pas possible que les russes n’aient pas vu la grossière erreur ; ils ont du se taire et en profiter pour nous embarrasser

          Pour finir, le Daily telegraph fini la dessus :

          The farce is a huge blow to the French belief that theirs is a lingua franca, spoken and understood the world over.


          • Yannick Harrel Yannick Harrel 15 septembre 2008 13:46

            Bonjour,

            La fin de l’article du Daily est en effet savoureuse lorsque l’on sait que la terminologie Française est bien plus précise que la terminologie Anglaise. Evidemment pour des raisons de prédominance linguistique mais aussi de flou quasi-artistique c’est la seconde qui est souvent privilégiée...

            Cordialement


          • Krokodilo Krokodilo 15 septembre 2008 10:40

            C’est utile de rappeler que sur un sujet important, pour un contrat ou un accord international, on ne discutre pas en anglais, soi-disant parlé par le monde entier, mais dans sa propre langue à l’aide d’interprètes, sinon les risques de malentendus sont bien trop grands.

            Au sujet de l’accord, le Canard sous-entendait que notre président était davantage intéressé par un coup médiatique, avoir obtenu l’accord verbal, que par un accord écrit en bonne et due forme, qui aurait pu être plus difficile à obtenir, ou amener des négociations plus longues...


            • gecko gecko 15 septembre 2008 10:46

              bah c’était la meilleure façon de procéder, sarkozy a pu gesticuler devant les caméras et prendre pour lui les retombées médiatiques de cet accord... Dans le même temps les russes font ce qu ils veulent et on met tout ca sur le compte d’un traducteur... tellement gros et facile que c’en est risible... résultat les russes ont obtenu ce qu ils voulaient et l’europe garde la face... ah euh juste une chose et les américains dans tout ça eux qui soutenaient tellement la géorgie pour y faire passer un pipeline et griller les russes ?


              • ZeusIrae 15 septembre 2008 11:06

                Vous le faite exprès ?

                La difference de traduction entre les differentes versions d’un accord diplomatiques sont un grand classique des relations internationales.Soyez certains que ce n’est pas une erreur mais deliberé.
                Un exemple celebre est la résolution 242 demandant le retrait d’Isreal de quoi justement ?Selon la version française des territoires occupés ou anglais c’est "from territories".Ambiguité fatale puisque la version française suppose l’evacuation total, l’anglaise laisse une large place à un retrait partiel.


                • Gilles Gilles 15 septembre 2008 11:26

                  Les erreurs de traductions seraient donc en fait le résultat d’un concensus mou ?

                  Du type, on sait que l’on arrivera pas à être d’accord mais il est essentiel de signer quelque chose pour donner le change et se faire mousser. Donc, on mitonne un texte qui laisse place à diverse interprétation...... que l’on renégociera plus tard, le moment venu. Sarkozy qui n’avait aucun moyen de faire plier les russes était a pu parader, Medvedev (Poutine ?) qui ne pouvait pas ne pas jouer les durs aussi, chacun devant son peuple

                  Il me semble que la constitution européenne était déjà de ce bois là. Chacun pouvait y découvrir ce qu’il avait envie d’y voir ou de ne pas y voir (comme la polémique sur les services publics, conforté selon les uns, en danger selon les autres). Voilà pourquoi ensuite le combat OUI/NON était quelque peu stérile et un dialogue de sourd.


                • zelectron zelectron 15 septembre 2008 13:51

                  Bravo ! vous êtes rares à avoir perçu que le traité E.U. est un catalogue "interprètatoire" de bonnes intentions, on peut toujours voter oui , la vrai partie commence après.


                • Hermes esperantulo 15 septembre 2008 11:19

                  Les erreurs de traduction sont une chose si courante, donc pas une reelle nouveauté, un exemple marquant c’est le lancement des bombes atomiques sur le Japon, s’il y avait eut bonne comprehension de la part des japonais par le message qu’il leur avait été envoyé, ils auraient rendus les armes sans l’utilisation de la bombe.

                  Pointe d’humour : arretons de parler nos langues nationalles parlons, l’anglais, celle des maîtres, la langue la plus apte à la communication mondiale, vive l’anglais, ha bat le nationalisme par les langues.

                  Bon sérieusement, il serait interressant de savoir ce qui a produit cette erreur de traduction, si cela est lié au champs sémantiques donc à la facon de s’exprimer et de penser par la langue c’est insoluble, par contre si c’est erreur come confondre un chien avec un chat, là on peut virer le traducteur en question


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 septembre 2008 11:44

                    Bonjour,

                    à noter qu’une question de traduction se pose également pour la fameuse résolution 242 de l’ONU, certains en ont profité


                    • Utica Utica 15 septembre 2008 11:50

                      Je me demande si cette attaque géorgienne, apparemment insensée, n’avait pas un autre but ?

                      Celui, de faire signer la Pologne pour l’installation d’un bouclier anti-missiles ?

                      Si c’est juste, alors c’est hyper-dangereux. car, en rompant l’équilibre de dissuasion nucléaire, ça pourrait pousser les Russes à la fuite en avant et à attaquer la Pologne. Le risque d’un embrasement général serait alors énorme, avant qu’un tel bouclier ait même pu vraiment être mis en place.
                       


                      • el bourrico 15 septembre 2008 12:15

                        Petite parenthèse, il n’y a aucune rupture d’équilibre.
                        D’un coté quelques missiles intercepteurs, de l’autre des centaines de missiles balistiques.


                      • el bourrico 15 septembre 2008 12:18

                        J’ajoute que les trajectoires des fusées Russes en route vers l’Amérique du nord passent par le pôle nord.


                      • Deneb Deneb 15 septembre 2008 12:01

                        Une traduction exacte n’existe pas. Ceux qui s’y sont approchés le plus dans l’histoire, ce sont les poetes, les seuls à avoir suffisament de sensibilité pour saisir les subtilités sémantiques. Une traduction qui passe dans le moulinet de la bureaucratie, malmenée par les juristes ne peut pas refléter les toutes les advérsités culturelles qui ont inspiré le document original. Cet incident linguistique, loin d’être le seul, et qui risque de se reproduire de plus en plus souvent, démontre à quel point nous avons besoin d’un langage commun dans la diplomacie mondiale. Je constate que l’anglais s’impose depuis bientôt un siècle, ce qui d’ailleurs reflète moins les colonisations anglaises que la suprémacie etats-uniène. Elle n’est pas la langue la plus parlé sur terre en tant que langue maternelle, mais elle est certainement la 2ème langue la plus fréquente. Elle est déjà langue commune dans l’aéronautique, domaine dans lequel on ne peut pas se permettre d’incompréhensions. A l’instar des pilotes, les communicacions intergouvernementales devraient se faire en anglais, ce qui obligerait nos puissants à l’apprendre, nous prouvant par la même occasion qu’ils aient suffisament d’ouverture d’esprit pour connaitre une langue etrangère, ce qui est loin d’être le cas de tous les ministres. L’adoption d’une langue commune serait peut-être une de ces "chances que l’on donne à la Paix", comme le chantait John Lennon.


                        • Hermes esperantulo 15 septembre 2008 12:29

                          Quel beau paradoxe, vous dites qu’une traduction exacte n’existe, du fait de la sémantique et ceux qui sont polyglottes s’en rendent bien comptent, et ensuite vous pronnnez l’anglais, mais cette derniere est aussi une langue donc elle a aussi son propre champ sémantique ; Et sinon pousse beaucoup plus loins dans la precision de la langue, l’anglais est uen langue à évocation donc avec une grande possibilité d’imprésision si le contexte n’est pas immediat ( voir un des mes anciens articles). ce qu’il faut bien se rendre compte aussi c’est qu’avec l’anglias, C’est une langue nationalle d’un certains nombres de peuples donc les sémantiques sont encore plus contraignantes, et il est bien reconnu aussi que c’est une langue à évolution assez rapide donc le temps d’apprendre la forme sémantique d’un mots en une génération il peut bien changer. En résumer l’anglais est une langue assez instable car tèrs mouvant, donc une augmentation du risque d’imprecision.

                          remarque cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas se comprendre avec l’anglais, disons selement que la compréhension serat plus longue, ce qui est un handicap dans les dossiers sensibles


                        • Hermes esperantulo 15 septembre 2008 12:56

                          Par contre je ne comprend votre approche pour les poetes, ce sont des traducteurs (non poetes en général) qui traduisent les poemes vers diverses langues. Et justment le poeme est ce qu’il a de plus difficlle à traduire car il fusionne très souvent avec la langue, d’oŭ justement l’aspect culturel de la langue par le fait m^me de l’existance de poemes.


                        • Deneb Deneb 15 septembre 2008 13:17

                          espérantulo : ...l’anglais est une langue à évocation donc avec une grande possibilité d’imprécisions si le contexte n’est pas immediat...

                          Bonjour docteur. Votre animosité envers la langue de Shakespeare n’est-elle pas un brin séctaire ? Ce n’est pas possible qu’une langue vivante ne soit pas précise. Une langue n’est pas un outil de communication, comme l’imprimerie ou le téléphone, il n’en existe pas de plus ou moins performantes dans la communication, comme le dernier modèle de téléphone portable. Une langue est comme une entité biologique. Nous pouvons bien sûr, en inventer, comme nous avons inventé le latin, qui n’a rien avoir avec le parlé autour de Rome il y a deux millénaires. Le latin est un code matématique plus qu’une langue, un code construit artificiellement, basé sur les documents de l’empire romain ; c’est est un outil dans de multiples domaines telle la medecine, le droit etc. Il est complètement inadapté pour une communication de tous les jours, mais il fait qu’un medecin français et un medecin japonais peuvent se comprendre un minimum. Je sais que vous aimerez que la langue commune ce soit l’espéanto, mais c’est un peu comme si on mettait un enfant aux commandes d’un boeing. L’anglais est une langue riche en litterature, déjà parlé aux quatre coins du monde et qui a déjà plus ou moins le statut de langue internationale. Pourquoi se braquer, au nom des conquètes passées et perdues ? Elle est là, alors servons nous-en, arretons de compliquer d’avantage ce qui est déjà assez compliqué sans cela.


                        • zelectron zelectron 15 septembre 2008 13:31

                          C’est ainsi, on dit bien : "qui traduit trahi"


                        • Hermes esperantulo 15 septembre 2008 15:01

                          Deneb, comme toujours, vous comprenez de travers et pour un polyglotte tel que vous, il est étonnant que vous ne voyez pas les imprecisions possibles de l’anglais dans les domaines internationaux. Le francais ou toute autre langue est t’elle parfaitement precise, non, aucune langue ne l’ai et ne le serat jamais du fait de la sémantique,mais certaines par leur texture permettent de mieux comprendre une phrase hors contexte comme peut le faire le francais en comparaison de l’anglais dans les domaines juridiques et scientiques et justement au niveau international c’est d’abord par la science et la loie que le monde se fait. donc plus une langue est imprecise plus le risque d’un probleme mondiale peut apparaitre, l’exemple de cet article le montre. Devons choisir l’anglais, pour moi, non. Pour les autres chacun son choix, mais il faut toujours en assumer les risques potentiel. deneb assumeriez vous les risques que pourrait et peut faire l’anglais en tant que langue de communication au niveau mondial ?

                          pour l’esperanto, pour moi c’est le meilleur choix, mais c’est hors sujet dans cet article 


                        • Hermes esperantulo 15 septembre 2008 15:16

                          Un petit oublie : deneb non je ne suis pas sectaire et je ne deteste pas l’anglais et même je vais vous dire un secret je l’utilise chaque jour alors que j’en ait aucune utilité pratique , seulment pour le plaisir. Donc aucune animosité pour l’anglais, mais voyez vous je consulte des dossiers, des livres, des correspondants( même anglophones c’est pour dire) qui me disent bien l’impresision de l’anglais dans certans domaines et certains contextes.


                        • Krokodilo Krokodilo 15 septembre 2008 16:02

                          Deneb,
                          "Elle est déjà langue commune dans l’aéronautique, domaine dans lequel on ne peut pas se permettre d’incompréhensions."
                          Très drôle dans le style humour noir, ou british ? L’anglais a été mis en cause dans divers accidents aériens, notamment celui de Ténériffe "Turn on the left, right now !"), à cause de sa phonétique très difficile, ses diphtongues formant des sons difficiles à distinguer les uns des autres. C’était probablement un des pires choix comme langue de l’aviation ,simplement il n’y pas eu de choix rationnel, mais le résultat d’une force économique et politique.
                          Or, vous en tirez la conclusion que c’est la langue la plus claire... c’est à mourir de rire, si j’ose dire au sujet d’accidents aériens.


                        • Avatar 15 septembre 2008 12:09

                          A l’équipe d’agoravox :

                          Génial ce logiciel"Cave the trolls"  !!!

                          Le groupe d’islamophobe dirigé par Tall/tonton raoul croit que leurs messages haineux sur le fil " A en manger sa cravate (épisode 3)" s’affichent pour la terre entière alors qu’il n’en est rien

                          En fait , c’est comme s’ils étaient sur MSN

                          C’est pourquoi lni e commentaire odieux et antisémite (voir ci-dessous) de Tall/tonton raoul a même pas été effacé (et oui je l’ai vu donc je suis loggé moi aussi malgré ma lutte antitroll ), ni sa diffamation minable à mon encontre :


                          > A en manger sa cravate (épisode 3)
                          par tonton raoul (IP:xxx.x19.152.7) le 14 septembre 2008 à 17H57 :

                          " (...) Sachant qu’il faut 10 m3 de gaz pour tuer 45 juifs de 70 kgs en 10 minutes, combien de temps faudra-t-il si la porte de la chambre à gaz est entrouverte, laissant fuir ainsi 0,20 m3 de gaz à la minute ? (...) "

                          Une question technique cependant, les visites des trolls ainsi aveuglés , sont elles comptabilisées dans le total des visites ? ? ?


                          • goc goc 15 septembre 2008 12:14

                            Ah les erreurs d’interpretation....
                            ça me rappel l’histoire du type qui est allé a l’hopital se faire émasculer, croyant se faire vacciner smiley

                            avec le nabot , c’est la France entiere qui est en train de se faire émasculer


                            • Avatar 15 septembre 2008 12:52

                              Toutes mes excuses à toutes et tous,

                              Les propos xénophobes et les diffamations sont toujours visibles sur le fil ...

                              http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43970


                            • Avatar 15 septembre 2008 23:56

                              Merci à l’équipe d’agoravox d’avoir enfin et légitimement censuré le commentaire antisémite de Tall alias tonton raoul.

                              Mieux vaut tard que jamais . (j’ai constaté , comme d’ailleurs les auteurs de ce genre de propos répréhensibles, que le dimanche, la modération était souvent inopérante ...)

                              Encore toutes mes excuses à l’auteur et aux agoranautes pour le hors-sujet.


                              • Golden Ratio Golden Ratio 15 septembre 2008 13:07

                                 (Un résumé de l’article sur le lien ci-dessus :)

                                Sarkozy s’est fait dicter par la Russie le texte du cessez-le-feu en Géorgie, particulièrement les points 5 et 6. Il est allé à Tbilisi et après une nouvelle négociation, les russes ont été d’accord pour changer un mot. Saakashvili a verbalement été d’accord avec ce ’projet’. Les Etats-Unis ne l’ont pas aimé.

                                Alors Rice s’est envolée pour Paris pour donner sa propre dictée à Sarkozy. Il a aussitot écrit une lettre à Saakashvili en y incluant l’interprétation américaine qui est que la clause illimitée ’ des mesures additionelles de sécurité ’ contenue dans l’accord est en réalité supposée signifier ce que les Etats-Unis disent qu’elle signifie. Rice prend la lettre et le document de cessez-le-feu à Tbilisi et Saakashvili doit signer.

                                Maintenant les Etats-Unis utilisent dans les médias et au conseil de sécurité de l’ONU l’anciennement secrète lettre de Sarkozy pour soutenir que la Russie ne respecte pas une version du cessez-le-feu qu’elle n’a jamais approuvée.


                              • chmoll chmoll 15 septembre 2008 13:16

                                vous avez demandé  Comment dit-on "succès" en russe ?

                                kalachnikoff,
                                heu j’chui pas sur


                                • Yannick Harrel Yannick Harrel 15 septembre 2008 13:36

                                  Bonjour,

                                  Sincèrement je me demande si tout n’est justement pas fait exprès pour stigmatiser les Russes d’une mauvaise application des accords de paix et leur faire porter la majeure responsabilité du mauvais déroulement du retrait de leurs troupes.

                                  De toute manière, plus le temps avance plus l’on peut légitimement se demander si la Géorgie n’a pas été sacrifiée pour une raison restant encore à déterminer (test de la capacité de réaction Russe ; manoeuvre électorale du parti Républicain pour favoriser McCain ; souder les Européens autour du projet de défense anti-missile Américain etc.). Connaissant le tropisme Américain du Président Géorgien, on peut être certain d’une chose : il n’a rien décidé ou exécuté sans en informer en haut lieu son tuteur de Washington...

                                  Cordialement


                                  • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 15 septembre 2008 13:54

                                    ouais,en meme temps,le président de pas tous les français,a sorti (inventé)à la reine d’angleterre "it’s magnifical" alors que magnifique en anglais se dit gorgeous...
                                    et aprés la bourde,notre cher président vécut un autre grand moment de solitude...
                                    ne vous étonnez pas si les français passent pour des guignols ! 


                                  • Krokodilo Krokodilo 15 septembre 2008 16:04

                                    Ce qui ne lui serait pas arrivé s’il avait parlé sa langue, comme c’est son devoir en tant que représentant de l’état.


                                  • R-sistons R-sistons 15 septembre 2008 14:19

                                    Juste vous dire que j’ai aimé cet article, alors je l’ai glissé sur http://r-sistons.over-blog.com...&nbsp ;A bon entendeur ! Bien à vous tous Eva


                                    • Internaute Internaute 15 septembre 2008 14:46

                                      Cette histoire de (de) au lieu de (pour) semble un peu tirée par les cheveux. Medvedev tout comme Saakachvili parlent couramment le russe et la version russe a sûrement été présentée aux deux.

                                      Dés le début, Le ministre des affaires étrangères russes, Sergei Lavrov, a signalé et répété que la version présentée par Rice à la Géorgie était différente de la version négociée avec Sarko. La différence ne se situaient pas sur un article mais sur toute une phrase, le fameux point 6 traitant de l’avenir des républiques d’abkhazie et d’ossétie du sud.
                                      A partir du moment où un contrat est modifié entre la signature des deux parties, il n’a plus aucune valeur.

                                      Dans cette affaire, Sarkozy s’est fait mousser à bon compte, les russes n’ayant nullement besoin de lui pour cesser le feu ou continuer la guerre. Medvedev lui a gentilment offert une heure de gloire et je pense que Sarko devra la lui rendra plus tard.


                                      • Annie 15 septembre 2008 15:10

                                        L’Union Européenne il y a quelques années avait ses traducteurs attitrés. Avec l’élargissement de l’Europe, les traductions coûtant cher, un moyen de faire des économies a été identifié : Un logiciel de traduction. Les traductions sont ensuite sous-traités à d’autres traducteurs pour être vérifiées. Bien sûr les traducteurs ne sont payés que pour la vérification. Chose incroyable, ce logiciel est excellent, mais il ne remplacera jamais l’oeil et l’esprit humain ; je ne sais pas si c’est une machine ou un traducteur incompétent ou émêché qui a traduit le texte. J’espère seulement que si c’est un traducteur, il avait auparavant contracté une assurance de responsabilité professionnelle. Je me demande quel peut être le montant des réparations qui peut être exigé pour avoir facilité la poursuite d’une guerre ?

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