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Accueil du site > Actualités > International > (Giulietto Chiesa) Relations internationales : Poutine appuie sur le bouton (...)

(Giulietto Chiesa) Relations internationales : Poutine appuie sur le bouton « RESET »

À Sotchi, en ce mois d’octobre 2014, Vladimir Poutine a remis à plat de façon drastique les rapports entre la Russie et Washington. Un discours(*) bien pensé ; en sous-estimer l’importance serait une grave erreur. Bien plus fort, et à certains moments, dramatiquement limpide par rapport à celui qu’il avait prononcé à Munich en 2007. Au cours de ces 14 années de pouvoir, le président russe n’était jamais allé aussi loin. Et on comprend mieux pourquoi en suivant son raisonnement.

Voyons de quelle remise à plat, ou « reset  », il s’agit. Jusqu’à maintenant, Poutine était resté « à l’intérieur » du schéma post-Guerre froide. Il y était resté à la fois parce qu’il n’avait pas vraiment le choix, et parce que selon toute probabilité, il croyait à ce schéma qu’il pensait être utile et réaliste. Mais l’idée de le dépasser restait bien présente dans son esprit, à plus ou moins long terme, en bâtissant avec les États-Unis une nouvelle architecture pour la sécurité internationale.

Parler de « couleuvres » à propos de tout ce que la Russie a dû avaler sans piper mot, pendant des années, depuis la chute du Mur est un doux euphémisme. Il serait plus juste de parler de gifles reçues. La Russie a été mise à l’écart de la plupart des décisions majeures au niveau international, reléguée au second plan, écartée sans aucun égard. C’était (aussi) un moyen de lui faire comprendre qu’elle comptait « pour du beurre » , et qu’on ne tenait pas à ce que cela change.

Exclue de la gestion des conflits en Afrique, ignorée dans le débat sur les questions financières, mise dans la file d’attente du Nouvel Ordre Mondial. Durement blessée lors de la guerre en ex-Yougoslavie, jusqu’au bombardement de Belgrade et à l’indépendance du Kosovo. Admise à la table des négociations seulement quand elle était indispensable, comme lors des discussions avec l’Iran et durant la crise syrienne.

Pire : avec les derniers présidents américains, de Bill Clinton à Obama en passant par George W. Bush, les États-Unis ont manoeuvré à l’échelle planétaire en omettant royalement de reconnaitre la zone d’influence de la Russie, en allant s’y promener sans aucune espèce d’égard diplomatique. Ils se sont installés dans l’ensemble de l’Asie centrale ex-soviétique : de l’Azerbaïdjan à la Kirghizie. Pas toujours avec le même bonheur évidemment, mais l’essentiel était de faire passer le message : Washington signifiait ainsi à Moscou qu’il ne tenait aucun compte du poids de la Russie dans cette région du monde.

Sans parler de l’OTAN, dont l’expansion vers l’Est, après la fin du Pacte de Varsovie, s’est poursuivie sans relâche, en même temps que l’élargissement de l’Union européenne à toute l’Europe orientale, jusqu’à inclure certains territoires qui avaient fait partie de l’Union soviétique comme les trois républiques baltes. Le tout, en violation des accords, verbaux et écrits, qui interdisaient à l’OTAN d’installer des bases ou des armements dans les nouvelles républiques qui adhéraient les unes après les autres à l’Union européenne. Une expansion accompagnée de déclarations toujours plus en décalage avec les faits, et selon lesquelles l’expansion de l’OTAN n’était pas motivée par un encerclement progressif de la Russie.

Enfin, les opérations de ces dernières années, avec l’inclusion de la Georgie de Saakashvili dans les mécanismes de l’OTAN, et la promesse d’une future entrée dans l’OTAN, toutes voiles dehors, de la quatrième ex-république soviétique ; et avec les pressions et les promesses similaires faites à la Moldavie. Souvenons-nous aussi de la « guerre de Georgie », qui s’était conclue avec la lourde défaite de Tbilissi après le massacre de Tzkinvali et l’intervention des forces armées russes pour repousser les Géorgiens du territoire d’Ossétie du Sud. La reconnaissance par la Russie des deux républiques d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud (que Poutine n’avait pas officialisée avant août 2008) fut le premier signe montrant que le Kremlin avait décidé – même si ce n’était pas de sa propre initiative, mais contraint par les manoeuvres adverses – de dire STOP à Washington.

Tout ceci a été tout d’un coup mis au second plan par la périlleuse aventure du coup d’État à Kiev, qui a vu le renversement par la violence du président Yanukovich et l’établissement d’une nouvelle Ukraine ostensiblement belliqueuse et hostile vis-à-vis de Moscou. Le tout non seulement avec le consensus, mais aussi le financement, la supervision, et le contrôle par les Américains des opérations sur le territoire ukrainien, au niveau politique d’abord, et militaire ensuite.

On ne peut pas comprendre pleinement la synthèse opérée par Poutine à Sotchi si l’on ne tient pas compte de l’ensemble de ces événements.
La conclusion qui s’impose est la suivante : le leadership américain ne prévoit aucune forme de multipolarité ni aucun respect des règles entre partenaires de mêmes niveaux. Il n’existe plus de règles communes. Il ne reste que le chaos, sans aucune direction générale.
Poutine en prend acte – sans le dire explicitement, mais en montrant qu’il a parfaitement compris que la véritable cible, c’était lui, sa propre personne. Que les sanctions économiques ne visaient pas à sanctionner la Russie, mais à pénaliser son propre entourage. Que dans les comportements et les déclarations des dirigeants occidentaux, on discernait aisément l’idée que Poutine ne représentait pas la Russie, et que donc, une fois qu’il aurait été éliminé, la Russie pourrait rentrer dans le rang.

Autrement dit : l’Occident n’entend pas négocier avec la Russie tant que Poutine reste à sa tête.

La riposte de Sotchi est claire et nette, et constitue un point de non-retour. Elle s’appuie sur plusieurs piliers fondamentaux. Le premier est l’idée que l’unité de l’Occident est relativement précaire. L’Europe est loin d’être compacte derrière l’Amérique. Elle reste une partenaire, même sous contraintes. Les chiffres portant sur les échanges économiques et commerciaux parlent d’eux-mêmes, tout comme l’histoire de l’après-guerre. C’est le premier pilier. Et cela pourrait être un pari qui ne se renouvellera pas. Mais c’est clairement une façon de laisser ouvert l’ensemble des scénarios possibles. Poutine montre qu’il sait parfaitement que la Russie qu’il a entre ses mains est associée de mille façons au système occidental. Même durant ses quatorze années de pouvoir, et pas seulement durant la période Eltsine, la Russie s’est liée pieds et poings au destin de l’Occident. Elle est par conséquent vulnérable et devra payer la facture, qui sera sans doute très salée. Poutine se retrouve ainsi le dos au mur, et devra prouver à ses concitoyens qu’il parvient à s’en dépêtrer.

Le problème pourrait se dénouer du fait de la crise politique de cette Europe. L’effritement des partis politiques, pratiquement partout, montre que l’on peut trouver d’autres interlocuteurs, en dehors des « conservateurs » traditionnels liés aux partis de gauche sociaux-démocrates, tous désormais proatlantiques. L’Europe populaire se déplace vers la droite, prenant une tendance anti-européenne, antiaméricaine et anti-globaliste, et converge vers l’autre pilier sur lequel Poutine s’appuie : celui du patriotisme, du conservatisme éthique, des valeurs traditionnelles de la famille, de l’éducation, du respect du passé. La « Famille européenne » pourrait se trouver modifiée dans les prochaines années.

Et il y a un troisième pilier, évident celui-là : l’Orient, la Chine, l’Iran, le reste du monde. C’est dans cette direction que se tournera l’aigle à deux têtes, si les tentatives vers l’Occident devaient mal tourner. Les sanctions – explique Poutine – n’arrêteront pas cette Russie, qui telle qu’il la décrit, apparait comme soudainement réveillée, solidaire, et compacte comme elle ne l’était plus depuis des dizaines d’années. C’est une sorte de prélude à un gouvernement de salut national, auquel pourraient bien participer les communistes de Ziouganov, les libéraux démocrates de Zhirinovsky, ainsi que les nationalistes de droite comme de gauche, ignorant superbement les distinctions qui ont cours en Europe et plus généralement en Occident, mais qui n’ont jamais eu de poids réel en Russie.

L’Amérique d’Obama, l’Amérique que Moscou perçoit comme en proie à une crise sans retour (car après Obama, on pourrait bien avoir le pire du pire, avec Hillary Clinton qui gagnerait les élections sur la base d’un programme républicain des plus forcenés), n’est plus un partenaire.
L’ours russe – ainsi s’est exprimé Poutine – n’entend pas sortir de son territoire. Il n’a pas d’ambitions expansionnistes. Mais il n’est pas pour autant prêt à se faire déloger.

Poutine est arrivé à cette conclusion. C’est son plan pour résister. Il faudra maintenant voir s’il est en mesure de le mener à bien. Et avec cette Amérique qui joue à « ça passe ou ça casse », la partie s’annonce ardue. D’autant que les deux protagonistes se retrouvent le dos au mur.

Giulietto Chiesa
le 27 octobre 2014

Source : Megachip

Traduction : IlFattoQuotidiano.fr

 

 


Notes de la traduction :

(*) Le discours intégral de Vladimir Poutine à Sotchi est disponible en français grâce à "sayed7asan" sur le site VineYardSaker :


Moyenne des avis sur cet article :  4.73/5   (59 votes)




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25 réactions à cet article    


  • alinea alinea 8 novembre 2014 13:51

    L’ignoble bêtise crasse de l’occident ! qui ne tient que par l’artifice de sa propagande, acceptée par des gens de peu.
    Que n’avons-nous en France, une tête, et des couilles !!
    ( sachez cher lecteur que je n’use que du vocabulaire du grand Robert !! smiley )


    • lloreen 8 novembre 2014 13:52

      Discours intégral de Vladimir Poutine (Valdaï).

      http://lesmoutonsenrages.fr/2014/10/26/discours-integral-de-vladimir-poutine-sur-le-nouvel-ordre-mondial-24-octobre-2014/

      Ou comment appeler un chat un chat.


      • lsga lsga 8 novembre 2014 14:00

        Et voilà ! Le Russie et les USA se mettent d’accord pour relancer la pseudo-guerre froide et ainsi continuer à dominer le monde ensemble.


        L’objectif de tout cela : préserver le modèle bi-polaire, empêcher le monde multi-polaire d’émerger. 

        • soi même 8 novembre 2014 15:12

          @ Isga, le rêveur attardé du Marxisme Léniniste, depuis la chute du mur, il est évident que tu as fais aucun effort pour remettre en cause ton communisme fondamentaliste, et tu ne t’es jamais interroger pourquoi les peuples finissent toujours par rejeter cette idéologie ?
          Si tu as raison de critiqué le néo libéralisme, il faudrait aussi de ta part avoir le courage aussi de reconnaître que tes paradigmes politiques et tes références sont aussi de la merde en bâton !
          Tu sais la réalité du monde n’est jamais l’image que tu en fais, et d’ailleurs si cela ce que dit était la vérité, cela ferait longtemps que cela serait une réalité !

           


        • christophe nicolas christophe nicolas 8 novembre 2014 16:28

          Oui, il ne faut plus parler de communisme et de la praxis, ce n’est pas une idéologie saine. L’aspiration fraternelle est légitime mais la réponse est fondée sur la jalousie ce qui légitime le culte de l’argent.


          L’Amérique est très croyante, le Président jure sur la bible alors il faut leur rappeler que Babel est une abomination de la désolation. On sait bien que l’Amérique est fagocitée par ses souillures de franc-maçons qui détourne les symboles alors c’est une situation paradoxale.

          Les trois quarts des chercheurs de l’énergie libre, l’entropie en réalité, viennent d’Amérique mais ils souffrent pour percer, à cause de l’argent, des lobbies opposés, du manque de protection de la propriété intellectuelle. C’est très dur, des compagnies comme Edison ont été particulièrement agressives dans le passé et on ne parle pas des Harriman, Rockefeller, etc... En même temps, c’est Paris qui a repoussé Tesla accueilli chez Edison. En France, il n’y a pas une seule équipe travaillant sur le nucléaire basse énergie, aux USA, il y a déjà le Fleischmann mémorial...

          L’Amérique est polluée également par le sionisme, il faut leur rappeler que ces gens ne sont pas en règle avec Dieu à ce jour. Il faut leur rappeler que la volonté de transparence qui mène à l’espionnage s’appelle croquer la pomme parce que ça bloque le processus de rédemption preuve qu’on n’y croit pas, il faut leur rappeler qu’il faut choisir entre Dieu et Mammon, etc... bref, il faut un discours qui intègre la perspective chrétienne car ils connaissent une dérive sioniste en haut du pouvoir alors qu’on attend un royaume de vérité qui, s’il est accepté, transformera le royaume matériel. C’est dans ce sens, l’inverse conduit aux pires dérives, aux mensonges, etc...

          En Russie, le pouvoir n’est plus orgueilleux, pensez, 70 ans de communisme... Vous avez vu les immeubles plantés de façon géométrique. C’est antihumain alors les Russes, il doivent avoir envie d’un jolie cottage avec un chauffage fourni par Andréa Rossi. L’antigravité va les intéresser avec leur immense pays.

          Non, le problème est l’Europe, c’est l’Europe qui est hypocrite.



        • lloreen 8 novembre 2014 19:59

          « L’antigravité va les intéresser avec leur immense pays. »

          Cela fait bien longtemps qu ’ils l’ ont déjà développée.


        • Croa Croa 9 novembre 2014 19:01

          T’as rien comprit Isga !

          C’est d’un modèle monopolaire et de chaos que rêve l’oligarchie occidentale, modèle dans lequel les russes se sentent exclus.


        • lsga lsga 9 novembre 2014 19:07

          allo Croa Croa : L’EUROPE DIVISÉE EN 2 APRÈS 45 ? kikidonc ? 

           
          Kikidonc la Russie + les USA qui ne veulent surtout pas d’un impérialisme européen ou chinois concurrent à leur impérialisme. 


        • Lucide bdpif@laposte.net 11 novembre 2014 13:59

          La russie est à genoux.


          Poutine a voulu l’ecroulement du DOllars, c’est le rouble qui s’effondre.

          VOilà où mene la politique de la guerre et des conflits.

          Les antiatlantistes tournent la tête, regardent ailleurs. Leur chochou Russien est à genoux.
          Ils n’ecrivent plus d’articles. N’envoie plus d’huile sur le feux dans le vain espoir d’une guerre qui ne viendra pas pour detruire les USA.

          Poutine était leur espoir. Ils ont misés sur le fait que la Russie allait entrer en guerre contre les USA. Cà ne se fait pas. ILs iront fouttre la merde ailleurs, sans aucuns doutes.


        • mac 8 novembre 2014 14:34

          @Isga

          Le monde multipolaire ne verra pas le jour probablement parce que l’union européenne est dirigée par des « agents » tellement pro-USA qu’ils en oublient les intérêts de l’Europe et surtout des peuples européens.
          Quant à un gouvernement mondial qui consisterait à étendre inexorablement la corruption de l’échelle nationale à l’échelle mondiale (et oui quand on délègue le pouvoir à une poignée de types, ils finissent toujours par en abuser), c’est un cauchemar que je ne préfèrerais pas voir comme beaucoup et probablement la majorité des citoyens de cette planète...

          • ELCHETORIX 8 novembre 2014 15:55

            Bonjour l’auteur de cet excellent billet .
            Ce que je crains c’est l’après POUTINE , càd que misant sur le temps et donc la durée , les partisans du mondialisme et donc d’un monde unipolaire basé sur le capitalisme financier soient victorieux .
            J’espère que les élites de la RUSSIE continueront après le dirigeant actuel de la Fédération de RUSSIE la même politique que celle de POUTINE pour consolider un monde multipolaire et donc un espoir pour les peuples de la planète afin de se libérer de l’impérialisme économique et militaire des occidendalistes ou atlantistes pilotés par l’état profond Etats-Unien !
            En résumé , j’espère que Poutine n’est pas seul comme diigeant face au suprémacisme Etats-Unien , car eux vont continuer leur politique impériale en mettant au pouvoir apparent Etats-Unien une hilary Clinton encore plus agressive envers les pays récacitrants à leur dessein de mondialisme unipolaire , reflet du totalitarisme économique et financier .
            Merci pour cet article.
            RA .


            • soi même 8 novembre 2014 16:16

              De toute les façons que l’on le veuille où pas nous allons vers une dictature financière, la seul possibilité de résister à ce rouleaux compresseur et de formé des communautés humaine libre !


            • ELCHETORIX 8 novembre 2014 18:25

              Oui et non , former des communautés humaines libres est une bonne idée , mais elle me semble utopique tant que le dollar restera la monnaie étalon / pétrole sur le commerce international .
               Par contre , lorsque leur dollard redeviendra une monnaie non impériale càd basée sur le PIB Etats-Unien , le monde multipolaire pourra s’épanouïr et les rentiers Etats-Uniens tout comme leurs affidés occidentalistes ne pourront plus vivre sur le travail et les richesses des autres .
               Un monde basé sur le partage et le respect deviendra plus sain et vivant ( plus de guerres pour la spoliation et le viol des biens d’autrui - les hydro-carbures et minéraux , mais un commerce d’échange équitable des biens et services ) .
              RA .


            • lloreen 8 novembre 2014 20:01

              « former des communautés humaines libres »

              Elles existent depuis bien longtemps.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 8 novembre 2014 16:40

              Il n’est pas conseillé de faire disparaitre un homme qui est vénéré par 78 % des citoyens de son pays, lequel est d’ailleurs un continent à lui seul. Seul le temps peut laisser espérer à son adversaire de l’infiltrer de l’intérieur à petit feu. Pour faire sortir l’ours de son territoire le mieux est de lui faire croire que l’hiver est fini et donc lui garantir la fin de la guerre froide...


              • bernard bernard 8 novembre 2014 17:20

                Et pendant ce temps...

                Dis papa, c’est loin l’Amérique ?
                Tais toi ! rame !

                 smiley smiley




                • Yvance77 Yvance77 8 novembre 2014 18:06

                  En même temps, Poutine peut dormir tranquille quand t’as face à toi « moules-frites » (Van Rompouy & C. Ashton) pour traiter d’égal à égal, l’Europe, en effet, fait terriblement peur !


                  • lloreen 8 novembre 2014 20:06

                    Pour ceux qui recherchent une alternative, en voici une.

                    ATTENTION !

                    Avant d’ ouvrir le lien, assurez-vous que votre ordinateur est protégé par un anti-virus (lien infecté).

                     
                    http://www.alterinfo.net/UN-MONDE-SANS-ARGENT-le-Systeme-UBUNTU-de-Contribution-ou-l-Ordre-Naturel-des-Choses_a98383.html

                    Extrait :
                    "« Que chaque citoyen contribue par ses talents innés ou ses compétences acquises au plus grand bien de la communauté. Utilisons la richesse de la terre pour apporter l’abondance au peuple dans tous les domaines de la vie. » Michael Tellinger, fondateur du Mouvement de Libération UBUNTU. Le pays nous appartient à nous le peuple
                    La terre appartient au peuple
                    Les ressources de toutes natures appartiennent au peuple
                    Il est évident que le gouvernement ainsi qu’une poignée de grandes entreprises ont volé le pays au peuple
                    Joignez-vous à ce nouveau mouvement important et, ensemble, faisons que ce soit le peuple qui gouverne et non les politiciens et les entreprises
                    Amenons ubuntu dans nos communautés, restaurons les droits du peuple et redonnons-les lui.
                    Il n’y a pas de justice pour le peuple - Nos lois n’ont rien à voir avec les Droits de l’Homme. Les lois qui nous asservissent ont été créées afin de servir les intérêts des entreprises et des gouvernements qui les servent. Les individus n’ont aucun accès à la justice. Seulement ceux qui sont au pouvoir ou qui ont de l’argent ont accès à la justice. Notre Constitution ne vaut pas le papier sur lequel elle est écrite. LA JEUNESSE DE FRANCE A ÉTÉ TRAHIE —SON AVENIR ET SON PAYS ONT ÉTÉ VOLÉS PAR LES ENTREPRISES ET LES GENS DE POUVOIR QUI ONT TRANSFORMÉ NOS ENFANTS EN ESCLAVES À LEUR SERVICE. Une Nouvelle Voie vers l’Abondance et la Dignité est devant nous — MAINTENANT ! Nous représentons 99% de la population, le gouvernement est notre serviteur, or il ne nous SERT pas. La France n’a pas de grandes ressources minérales, mais elle a des ressources agricoles et aquatiques et surtout HUMAINES : de la créativité, de l’ingéniosité, du savoir-faire. Il va nous falloir un changement profond de mentalité afin de réaliser le changement que nous croyons « irréalisable ». Seul, nous, le peuple, pouvons opérer ce changement. Nos Droits Inaliénables — les Droits de Tous les Peuples de la Terre

                    • Le pays appartient à son peuple — la terre appartient au peuple.
                    • L’eau, les rivières et les lacs appartiennent au peuple.
                    • Les plages et les océans autour de nous appartiennent au peuple.
                    • Les forêts, les montagnes, les cieux au-dessus de nous et les ondes appartiennent au peuple.
                    • Tous les minerais dans le sol, toutes les ressources agricoles et aquatiques appartiennent au peuple.
                    Tout cela n’appartient ni gouvernement, ni à aucune entreprise qui prétend illégitimement en être propriétaire. L’économie française et les ressources de notre pays sont pillées —quand elles ne sont pas saccagées— par des entreprises multinationales avides à qui des politiciens ignorants apportent leur soutien sans aucun état d’âme ni aucune responsabilité envers le peuple. Notre économie a été détournée par des gangsters internationaux de la banque et de la finance à qui une liberté totale a été accordée pour appauvrir chaque Français et résident de notre pays. Ces gangsters ont créé un système judiciaire complexe qui protège leurs intérêts DIAMÉTRALEMENT OPPOSÉS à ceux du peuple. Les entreprises ont plus de droits que les êtres humains (l’âme, la chair et le sang). Le gouvernement a asservi le peuple. Il nous incombe de ne plus être des victimes qui quémandent sans cesse des subsides au gouvernement —même s’il s’agit de notre argent. Ceci est NOTRE pays — Il est temps de choisir une nouvelle donne d’unité et d’abondance pour nous, le peuple."

                    • lloreen 8 novembre 2014 20:06

                      Suite

                      Le Mouvement de Libération et le parti politique UBUNTU présentent une fondation solide sur laquelle établir une nouvelle structure sociale afin de nous propulser vers une nouvelle ère de véritable liberté et de prospérité face à la tyrannie financière et monétaire. Notre philosophie est basée sur les principes d’égalité absolue, de décentralisation du pouvoir, de création d’abondance pour tous et de Conscience d’Unité. Les solutions sont simples : nos scientifiques, nos agriculteurs, nos paysans et fermiers, et nos gens ordinaires possèdent toutes les réponses et toutes les connaissances pour une progression rapide, ce que ne possèdent PAS notre gouvernement et nos politiciens. Le Party UBUNTU ne vise pas à gouverner le peuple mais plutôt à lui donner le pouvoir de se gouverner lui-même dans des communautés unies et auto-suffisantes. Personne n’aura faim, personne ne sera sans abri, chacun contribuera par « son travail d’amour » au plus grand bien de tous dans la communauté. La France était autrefois considérée comme une grande nation – rendons-la vraiment grande à nouveau. VIVE L’UNITÉ — VIVE L’ABONDANCE POUR TOUS — VIVE UBUNTU -
                      Notre force est dans l’unité.
                      Note : Ceci est une traduction (adaptée pour la France) du programme du Parti Politique UBUNTU d’Afrique du Sud : www.ubuntuparty.org.za

                      Liens :
                      www.ubuntuparty.org.za
                      www.contributionism.org
                      https://fr-fr.facebook.com/michaeltellinger
                      www.michaeltellinger.com
                      Michael Tellinger sur Youtube (en anglais)

                      À télécharger :



                      Dimanche 5 Janvier 2014

                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 2014 20:28

                        Très bonne analyse de la situation, merci.
                        Vous parlez de la « crise politique en Europe » :

                        « L’effritement des Partis politiques montre qu’on peut trouver d’autres interlocuteurs en dehors des conservateurs traditionnellement liés aux Partis de Gauche sociaux-démocrates, désormais pro - atlantistes ».


                        Est -il certain pour autant que ce soit « un virage à droite des classes populaires » ?
                        La Droite et l’extrême droite sont aussi pro-atlantistes que possible !
                        Le FN soutient la coalition de l’ OTAN au Moyen Orient, et a passé un accord avec Svoboda en 2009.

                        Le patriotisme n’est pas une valeur de Droite, mais de tous ceux qui ne veulent plus de la mondialisation qui détruit leur économie et leurs modes de vie.

                        Il suffit de se souvenir de la variété sociale et politique des Résistants pour comprendre qu’aimer son pays n’est pas une valeur de droite. Avant que la PCF ne sombre dans l’euro-atlantisme, il défendait la souveraineté de la France, comme les Gaullistes.


                        Ce qui se fait jour, en effet, « c’est la tendance anti-européenne, anti américaine, anti globalisation », largement partagée désormais, vers « l’autre pilier de Poutine : le patriotisme, le conservatisme étatique, la famille, l’éducation et le respect du passé. »
                        Préférer ce qui fonctionnait, plutôt que ce qui ruine les peuples, c’est du conservatisme ? ou de l’intelligence ?

                        La fin du rôle de l’ Etat dans l’économie est le crédo des économistes de marché.
                        En France, le rôle de l’ Etat, pour des raisons historiques, est une question absolument centrale, à laquelle il ne faut pas toucher.

                        Poutine oppose aussi d’autres valeurs cardinales :
                        le respect du Droit International, la non ingérence dans les affaires des autres Etats, la non confrontation militaire.
                        C’est la conception Gaulliste des relations internationales. Influence que Poutine reconnaît.

                        L’analyse de François Asselineau rejoint bien vos analyses :
                        ** « La paix en Europe, la France et les guerres dans le monde »

                        ** « L’avenir de la France »


                        • ELCHETORIX 8 novembre 2014 23:09

                          Hé oui Fifi , la gauche du travail donc des valeurs vraiment sociales et les valeurs de la droite façon Gaullistes ...
                          RA .


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 novembre 2014 08:35


                          « L’eau mouille et le chômage tue ! » C’est ben vrai !

                          Oui, le chômage dans la zone euro est supérieur à celui de la zone non - euro, et encore bien plus des pays hors Union européenne.

                          Oui, l’austérité, la baisse des salaires, la fin des acquis sociaux et des services publics, sont la contrepartie de l’impossibilité de dévaluer l’euro. Pour être compétitifs, il n’existe que deux solutions, dévaluer la monnaie pour l’ajuster à l’économie, ou faire baisser le prix du travail.


                          Sapir s’épuise depuis des années à l’expliquer « à la Gauche du travail », (qu’il vaudrait mieux désormais qualifier de « Gauche du chômage »), laquelle refuse obstinément de poser la question de la sortie de l’euro.

                          Manifester contre l’austérité sans comprendre que c’est la conséquence directe de l’euro, c’est la preuve que la « Gauche du travail », y compris les Syndicats, est dirigée par des incompétents et des incultes en matière économique.

                          Oui, des économistes comme Sapir, Asselineau, Lordon et tous ceux qui sont sur cette liste, défendent désormais beaucoup mieux les travailleurs que les incultes économiques de Gôooche.


                        • mac 9 novembre 2014 10:23

                          « y compris les Syndicats, est dirigée par des incompétents et des incultes en matière économique »

                          Certains penserons parfois même des vendus ou des corrompus...


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 novembre 2014 20:39

                            mac,
                            Une chose n’exclue pas l’autre, hélas... !


                          • Gauche Normale Gauche Normale 9 novembre 2014 22:25

                            Mais évidemment que les syndicats actuels sont des corrompus et des traîtres à la classe ouvrière en faveur du patronat. Parfois, les PDG de ces machines à berner les travailleurs montrent publiquement leur vrai visage. Nicole Notat, par exemple, a soutenu les « réformes » de Juppé. Elle est aujourd’hui au Siècle.


                            Plus récemment, Thierry Lepaon a carrément dit dans une interview au Nouvel Économiste « Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat » puis « L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté » et enfin « C’est pourquoi je considère que la vocation d’un syndicat ne se résume plus aujourd’hui à protéger les salariés, mais consiste à agir pour faire évoluer non seulement le monde du travail, mais aussi la perception qu’on en a ; à incarner une forme de régulation sociale ». Avec ça, c’est pas demain a veille qu’il y aura une explosion sociale...

                            Laurent Berger n’est pas mal non plus : « la négociation des plans sociaux dans les entreprises, instaurée grâce à l’accord de sécurisation de l’emploi, produit déjà des résultats ». Quelle « négociation » ? Quel « accord » ? Quelle « sécurisation de l’emploi » ? C’est pas plutôt une sécurisation des licenciements ? Quels « résultats » ? Surement sur le dos des salariés, hélas.

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