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Accueil du site > Actualités > International > Guerre et paix au Moyen-Orient déjanté

Guerre et paix au Moyen-Orient déjanté

Dans Guerre et PaixTolstoï dévoile un paradoxe promis à un bel avenir. Alors que le XVIIIe siècle espérait des mœurs pacifiées et civilisées, alors qu’il rêvait de l’extinction d’une violence jadis considérée comme naturelle, celle-ci atteignit, avec les guerres napoléoniennes, des paroxysmes échappant à tout contrôle « humanitaire » (sic).

La notion de crime contre l’humanité, juridiquement reconnue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, prétendit tracer une nouvelle démarcation (culturelle et juridique) entre l’humain et l’inhumain. De fait, fut décrétés crimes contre l’humanité les exactions commises par le vaincu, une façon de prolonger juridiquement son tourment. Elle n’a cependant pas empêché l’escalade extrémiste, les purifications ethniques étatiques et la course aux armes de destruction massive…non pas en Irak ou en Iran, mais chez les pays totalitaires de l’Occident.

« Cette évolution de la violence extrême, usuelles dans les guerres modernes, a franchi un palier avec la Première Guerre mondiale. (…) le traumatisme fut alors aussi fort que celui consécutif à Hiroshima. (…). En 1935, cette évolution fut théorisée par Ludendorf, chef d’état-major allemand, sous le concept de « guerre totale ». Totale, parce que le théâtre des opérations s’étendrait désormais à l’ensemble du territoire des nations belligérantes ; totale parce que le peuple serait désormais impliquer tout entier dans l’effort de guerre, au front comme à l’arrière ; totale, parce que la mobilisation générale exigerait une propagande planifiée ; total, parce que cette guerre était virtuellement engagée, sur le plan économique, financier, monétaire, politique, avant même le commencement des combats militaires ; total, enfin, parce que l’efficacité des décisions supposait désormais une concentration accrue du pouvoir, une fusion du commandement civil et militaire dans une autorité suprême. […] Selon Ludendorf, cette guerre nouvelle était la conséquence inéluctable [de l’évolution de l’industrie, des moyens de production] de la démographie et de l’évolution des techniques d’armement. Bien avant que Michel Foucault n’en énonce le principe, elle renversait le rapport clausewitzien entre la guerre et la politique [ la guerre devenant le prolongement de la politique par des moyens militaires. ] Conçue naguère comme l’heure de vérité décisive, la bataille n’était plus qu’un simple épisode d’une confrontation dilatée dans l’espace et dans le temps ; ce qui, hier encore, relevait de la stratégie se réduisait désormais à un épisode tactique dans un grand jeu stratégique conduit à plus vaste échelle, puis à l’échelle du monde entier. Avec la mondialisation impériale, la guerre n’est-elle pas sur le point de franchir un nouveau palier, de la guerre totale à la guerre globale, avec l’instauration d’un état d’exception planétaire permanent, dont la judiciarisation de la politique et l’hypertrophie de l’État bourgeois seraient les corolaires en matière de « politique intérieure » (1)  ? 

 

Le terrorisme comme tactique bourgeoise de la guerre globale.

Bien avant le 11-Septembre, les manuels de l’armée américaine définissaient le terrorisme comme : « l’usage calculé de la violence à des fins d’intimidation et de coercition pour atteindre des objectifs politiques, religieux, idéologiques ou autres  ». Cette définition propagandiste s’applique parfaitement aux guerres coloniales et aux expéditions impériales qui ont jalonné le XXe siècle (248 conflits depuis 1945). Au palmarès macabre du nombre de victimes, le terrorisme d’État l’emporte, et de loin, sur les terrorismes « religieux » ou mafieux, le terrorisme de la go-gauche extrémiste et aujourd’hui de la droite populiste. L’us et l’abus du terme terrorisme jouent un rôle clé dans la propagande étatique sur la guerre. La rhétorique « antiterroriste » s’est développée dans les cercles militaires étasuniens dès le début des années quatre-vingt contre l’Iran de l’ayatollah Khomeini notamment. Il s’agissait de promouvoir la propagande auprès des plumitifs à la solde afin qu’ils désignent un ennemi absolu, incarnation du mal résolu, dépourvu de tout mobile rationnel, national ou idéologique, une sorte d’agent erratique du mal pour le mal. Cette absurdité idéologique constituait une entreprise délibérée de d’idéaliser les conflits interimpérialistes afin de rallier les « peuples » du côté des terroristes étatiques accrédités.

Dans la mesure où les terroristes désignés par les médias ne s’attaquent pas à un système politique en particulier (d’après le Pentagone), mais à la Loi et l’ordre en tant que tel ; à l’État, gardien de la Loi et l’ordre en tant que tel ; les terroristes sont ainsi de simples criminels de droit commun – des tueurs en série – dont le comportement échappe à tout déterminisme économique, social, historique, politique, idéologique. Le terroriste appartient à un monde manichéen et il devra affronter les « combattants de la liberté armée, pilotant des drones meurtriers à partir de leur QG et tuant indistinctement assassins et collatéraux sans pitié avec l’assentiment de la populace traumatisée » (sic).

Le terrorisme comme exutoire de la misère.

Or c’est exactement le contraire qui s’avère. Les groupes dits « terroristes » qui sévissent dans de nombreuses régions du monde sont la réponse sociale à la désespérance économique générale. C’est parmi la petite bourgeoisie paupérisée des pays déshérités du tiers-monde, que les djihadistes recrutent premièrement leurs cadres militants ; puis ensuite, auprès des paysans et des artisans déracinés de leur terre et de leur métier, ghettoïsés dans les bidons villes du Sud et dans les quartiers désignés des métropoles du Nord où la faim, le sous-emploi et la guerre ont forcé leur migration vers la misère. Sans oublier bien entendu que les services secrets des États capitalistes et des États tiers-mondistes fournissent l’intendance, les armes et les finances à ces éclopés de la modernité impérialiste dont ils sont devenus des mercenaires bien payés. Ces manants d’aujourd’hui, comme les anarchistes « rouges » des années 1980, se battent, tuent et meurt galvanisés par une pensée – une idéologie – du rejet total et catégorique de cette société dégénérée, de ces États décadents et de ce mode de production déclinant. C’est la raison pour laquelle le groupuscule DAESH s’est cru obligé de créer une structure étatique mythique (le califat et l’État islamique) afin de permettre aux désespérés recrutés de se raccrocher à une chimère idéalisée.

Évidemment, la source de la crise économique systémique du capitalisme mondialisé, ne résidant nullement dans l’état de putréfaction de l’État bourgeois en tant que rapport de production d’un mode de production déclinant, l’expérience de reconstitution d’un État féodal arriéré en plein cœur de sociétés en voie d’industrialisation modernisée ne peut qu’échouer. Et on voit maintenant de misérables recrutés des pays occidentaux, regrettés leur incartade pour le djihad vers le passé, où ils ont perdu tout repère avec la modernité (sauf les drones qui leur tombe sur la tête), souhaiter soudainement revenir en arrière vers le futur…et leur foyer.

Changement de stratégie de la part des puissances impérialistes déclinantes.

Il aura fallu quelques mois aux états-majors des puissances conspiratrices, sponsors de l’État islamique, pour réaliser qu’elles avaient engendré un monstre qu’elles devaient s’empresser d’éradiquer sous peine de se retrouver avec un pôle de ralliement extrêmement dangereux pour leurs intérêts dans cette région pétrolière et surtout qui risquait de se propager à d’autres contrées tout aussi désespérées. Prenez note que l’Afghanistan des talibans n’a jamais présenté une telle menace pour leurs intérêts, car les talibans, sauf d’insister pour chasser tout envahisseur capitaliste de leur terre féodale afin de s’assurer le partage des maigres prébendes du carnage, n’ont jamais aspiré à devenir les leadeurs des paumés révoltés du monde entier. Il fallait de petits-bourgeois occidentalisés, errant dans le tiers-monde délabré, pour l’imaginer.

À présent, le leadeur impérialiste américain révise sa stratégie et réorganise politiquement et militairement son alliance, rappelant chacun à l’ordre de combat, afin de prêter mainforte à l’alliance impérialiste russo-iranienne contre Daesh-État islamique, quitte à reprendre les hostilités contre son véritable rival russo-chinois par la suite. De ce jour, l’État islamique et la résistance terroriste syrienne sont condamnés. Comme on peut le constater par l’exemple de DAESH-État islamique, la guerre militaire, même en ces temps compliqués et apparemment déboussolés, est toujours le prolongement de la guerre politique, qui est elle-même le prolongement de la guerre économique.

 La classe prolétarienne mondiale est attristée qu’une partie de la jeunesse soit ainsi martyrisée par son ennemi de classe antagoniste, mais ne contrôlant aucun levier du pouvoir économique, politique, idéologique ou militaire elle ne peut rien faire. La seule manière de contrer ces manigances guerrières c’est de radicaliser la résistance sur le front économique de la lutte de classe par la lutte gréviste à outrance…puis de tous les défaire par l’insurrection populaire, puis la guerre révolutionnaire. « Résister à l’austérité c’est pas assez ! » (2)

 

L’éditorial est disponible sur le webmagazine Les7duQuébec.com

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/guerre-et-paix-au-moyen-orient-desarconne/

 

  1.   http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/daniel-bensaid-mondialisation-marchande-et-mondialisation-armee/ http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-go-gauche-ne-fait-plus-recette-dans-les-guinguettes/
  2.  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lutter-contre-lausterite-cest-pas-assez/

 


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14 réactions à cet article    


  • agent ananas agent ananas 22 janvier 20:43

    Dommage que la conclusion « marxiste » de cet article vienne gâcher cet article intéressant.
    Quitte à dénoncer le terrorisme sous un angle « marxiste » vous auriez pu développer que toutes ces attaques visent des quartiers « populaires » et jamais les endroits chics comme le Fouquets, Biderberg, Davos, les stars, Hollywood, Monaco ...
    Vous ne trouvez pas bizarre cette prédilection qu’ont les terroristes pour les quartiers populaires ?


    • Allexandre 22 janvier 22:40

      @agent ananas
      Tout à fait d’accord avec votre remarque, mais d’un autre côté, il faut bien reconnaître que les marges de manoeurvre sont infimes. Que répondez-vous à la question que vous posez ? 

      Bizarre, oui et non. Tout dépend qui se cache derrière les terroristes, et alors, on comprend mieux la « bizarrerie » dont vous parlez !

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 23 janvier 05:45
      @agent ananas

      Pour ma part je suis plutôt fier d ma conclusion marxiste car tout l’article est marxiste au cas ou vous ne l’auriez pas remarquer

      NON je ne suis pas surpris que les attentats terroristes frappent les quartiers populaires car le terrorisme fait le lit de la grande bourgeoisie en tentant de soulever la classe prolétarienne en faveur ds guerres du grand capital.

      Les terroristes petits-bourgeois doivent frapper les classes populaires s’ils veulent les enrégimentés en faveur des guerres du grand capital. 

      Mais déjà nous en dévoilons trop - ils nous feront taire

      Robert Bibeau Directeur Les7duQuébec.com 
       

    • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 23 janvier 17:18

      @Robert Bibeau

       Merci Robert pour cet excellent article.

      Vivant dans un pays en lutte contre ces « fous d’Allah » je peux témoigner que ce que vous dites est vrai. Naturellement, parmi les terroristes, il y a aussi des délinquants à la petite semaine, qui trouvent, auprès des organisations terroristes ; souvent mafieuses, de quoi s’enrichir assez vite, s’ils survivent. Car à chaque « victoire » ils pillent tout, vendent tout, y compris les êtres humains vendables, et quelques fois cela dégénère en bataille rangée pour se partager le butin.

      Les islamistes au pouvoir « libèrent » les malfrats, à la condition que ceux-ci aillent casser du mécréant, en Syrie, Libye, Tunisie, Irak, etc. Naturellement, un mécréant c’est tout ce qui ne ressemble pas à un terroriste islamiste, cela fait 99,9999999....% de la population musulmane.
      http://numidia-liberum.blogspot.com


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 janvier 16:12
      @Hannibal GENSERIC

      Merci pour votre témoignage M. Hannibal. 

      J’en profite pour souligner aux lecteurs que je n’ai jamais visité votre pays ni la Libye ou la Syrie et pourtant j’ai su ces choses. 

      De nos jours avec les médias sociaux ont peut être informé de choses qui se passent à l’autre bout du monde si l’on sait lire et lire entre les lignes 

    • roman_garev 23 janvier 08:52

      « La classe prolétarienne mondiale est attristée... »

      Ça, c’est un chef-d’oeuvre...
      Pour le pondre, il a fallu pour l’auteur :
      a) Trouver cette classe, d’abord dans un pays quelconque ;
      b) Trouver cette classe dans tous les autres pays (à répéter cette procédure 150 fois) ;
      c) Réunir toutes ces classes découvertes par l’auteur par un moyen jusque-là inconnu ;
      d) Discerner le sentiment prédominant de cette réunion de robes différentes ;
      e) Prouver que ce sentiment n’est rien autre que la tristesse ;
      f) Mesurer le degré de cette tristesse unanime au moyen d’un instrument jusque-là inconnu ;
      g) Faire semblant d’avoir effectué tous ces pas pour nous en faire part.
      Bravo l’auteur, vous nous comblerez.


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 janvier 13:43

        @roman_garev
        Et s’il n’y avait que cela...


      • titi 23 janvier 13:35

        @l’auteur

        Votre article est colonialiste...

        Vous essayez d’analyser les convulsions des sociétés orientales, à l’aulne de la pensée occidentale.

        Or il n’y a pas de classe dans ces sociétés... je dirai même que même le temps et l’espace n’ont pas la même signification que chez nous.


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 janvier 16:31
          @titi

          Désolé de vous contredire l’aulne que j’utilise me dit qu’il y a bien des clases sociales dans ces sociétés Je vous donne un exemple. Lors des printemps arabes - DE FAIT, lors des soulèvements populaires et populistes arabes nous avions été les seuls à écrire que 
          1) C’étaient des soulèvements de classes sociales contre la misère - la crise économique, l’austérité, etc
          .2) Que la classe ouvrière de ces pays n’ayant aucune organisation de classes et un niveau de conscience de classe et de lutte de classe trop bas le prolétariat n’assumait pas et ne pouvait assumer la DIRECTION de ces soulèvements populistes qui seraient récupéré par la petite-bourgeoisie au nom des capitalistes
          3) Que tout cela finirait en élection bourgeoise de liquidation avec des mots d’ordres comme DÉMOACRATIE BOURGEOISE POUR LES RICHES
          4) Que les petits dictateurs d’opérettes seraient remplacés par leurs bras droits aussi de petits dictateurs d’opérette
          5) ET CECI VIENT DE RECOMMENCER et d’advenir - que toute cette révolte devrait recommencer car les classes prolétarienne et paysanne et artisane n’ont RIEN OBTENU de ce qu’elle réclamaient et devraient remettre cela
          6) J’avance d’un autre pas aujourd’hui - les nouveaux soulèvements de Tunisie et demain d’Algérie et du Maroc royaliste vont eux aussi avortés de nouveau car aucune perspective révolutionnaire pour changer le mode de production n’est dominant parmi la classe révolutionnaire prolétarienne du Maghreb.
          7) Pour le détail des tribulations vers ce nouvel avortement - je vous laisse cogiter...Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/se-liberer-du-capitalisme/&nbsp ;

        • COVADONGA722 COVADONGA722 23 janvier 14:02

          bonjour , Or il n’y a pas de classe dans ces sociétés... 


          dans les sociétés orientales ou musulmanes « elles sont multiples » pas de classe sociale ?
          un érudit mollah de Téhéran laisseras sa fille épouser un marchant de tapis du bazar
          Pas de caste ? déjà fait un séjour en Mauritanie , déjà croiser les différents étages sociétaux en Egypte , essayer de mélanger des musulmans pachtoun avec des ouzbeks ..et je vous fais grâce des conflits interraciaux ici a Marseille dans la oumma entre comoriens et maghrébins.
          Et ici dans mon entreprise croyez vous que les deux charmantes comptables turques
          qui appellent les filles« franco marocaine ou franco algeriennes » de la chaîne de cartonneuses « les noires » les imagine de la même classe qu"elle . Quand a la Chine même le maoïsme n’a pas réussi a éradiquer des millénaires de classes et de castes 


          attention ,je ne les décris pas pire que nous mais avec rigoureusement avec nos mêmes travers, islam ou pas 

          je dirai même que même le temps et l’espace n’ont pas la même signification que chez nous.
          la dessus je suis absolument d’accord avec vous et je les envies parfois 

          • titi 23 janvier 22:01

            @COVADONGA722

            Il n’y a pas de classe : il y a des familles, et des tribus.

            C’est un modèle de société est hyper raciste qui autorise toutes les collusions.


          • titi 23 janvier 22:09

            @COVADONGA722

            « un érudit mollah de Téhéran laisseras sa fille épouser un marchant de tapis du bazar »

            C’est une question de dot... si ce marchand de tapis est capable de la payer alors il a autant de chance que le Grand Vizir.


          • Amiral terrestre 23 janvier 16:09

            C’est de la daube. rien qu’à lire l’expression terroriste petit-bourgeois...alors que ce sont des ex-ouvriers salariés issus de l’immigration qui tiennent la kalach (voir 13 novembre, Paris).
            Ou encore la classe prolétarienne mondiale ! mon cul ! en plus les commentaires de Bibeau sont pourris de fautes.
            Il vient plus au fait l’autre Poupoulitzer l’ouvrier qui passe son temps sur net, avec ses commentaires qui puent le Ricard.


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 janvier 16:53
              @ tous


              1) Je ne suis pas surpris de vous lire - tous - à dégobiller votre mal de vivre - votre incompréhension d’Occidentaux petits-bourgeois aliénés,  incapables de mesurer ce qui vous sépare en tant que représentants de classes dans un pays industriel avancé, impérialiste (France ou Canada), donc en déchéance, ce qui vous sépare dis-je avec des travailleurs issus de sociétés ou le mode de production capitaliste est encore en cours d’implantation confronté à des artefacts sociaux du passé éloigné. 


              2) Oui dans les pays arabes et autres pays ou la religion musulmane est majoritaire dans l’ensemble il reste des reliquats du mode de production féodal et du capitalisme mercantile (qui a disparu depuis le XIXe siècle dans la plupart des pays occidentaux). Ces vieux modes de production et les rapports de production qui les accompagnent engendrent des heurts importants entre les différentes classes sociales s’appuyant sur trois mode de production différent - concomitants.


              3) En France vous avez vécu ces tribulations lors des guerres de religion - imaginez le temps qu’il a fallu pour que votre conscience sociale se débarrasse de ces reliquats de ces artéfacts - et vous demandez aux sociétés d’Afrique et du Moyen-Orient de faire le même cheminement en 20 - ou 30 ans. C’est impossible. Ils iront plus vite que vous mais il leur faut plus de temps et de murissement des contradictions sociales, économiques etc. dans leur guerre de classe régionale. 


              4) Mais une chose est certaine - sans que quiconque ne puisse l’empêcher - la progressive industrialisation et la position hégémonique que conquiert le mode de production capitaliste industrialisé - intégré mondialisé - est la plus sure garantie que toutes ces populations aboutiront dans le même merdier où vous êtes vous-mêmes - occidentaux crétinisés - Mais avec 20 ou 30 ans ou 40 ans de retard et en tenant compte du fait qu’eux peuvent voir leur futur - de visu - en Occident décadent (leur société sont toute aussi décadente notez bien que la notre).


              Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com 
               

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