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Accueil du site > Actualités > International > Hillary en appelle-t-elle au meurtre ?

Hillary en appelle-t-elle au meurtre ?

La candidate a une fois de plus franchi la ligne jaune.

Dans le pire des contextes (quelques jours après l’annonce de la tumeur maligne de Ted Kennedy), Clinton n’a pas trouvé mieux, pour justifier l’intérêt de continuer les primaires en juin, de rappeler que c’est en juin que le candidat Robert Kennedy s’était fait assassiner* (à lire dans le New York Times et le New York Post).

Si je suis un supporter fanatique d’Hillary Rodhan Clinton (HRC), je me pose des questions : c’est un appel au meurtre ou quoi ? Après avoir agité le spectre d’une "October Surprise" des conservateurs au cas où Obama remportait les primaires, ma candidate ne me livre-t-elle pas ici la recette d’une "June Surprise" encore plus abjecte ?

Bien sûr, tout comme Martin Luther King (MLK), Robert Francis Kennedy (RFK), John Fitzgerald Kennedy (JFK) ou même Bill Clinton, Barack Obama n’est certainement pas Mr Perfect. Il est capable d’être dur, macho et pire encore dans ce métier un peu naïf. Mais ce n’est pas une raison pour le descendre.

Bien sûr, HRC n’est pas le mal incarné. Bien sûr, elle ne souhaite pas la mort de son adversaire. Mais quelque part qu’elle évoque indirectement ce cas de figure en dit long sur sa détermination à l’emporter à tout prix**. Ce faux pas pourrait lui coûter très cher à quelques jours d’une réunion décisive du comité du parti sur le cas de la Floride et du Michigan.

Il est grand temps d’en finir avec des Primaires qui n’ont jamais autant justifié leur nom.


* "We all remember Bobby Kennedy was assassinated in June in California" - ses excuses quelque temps après, devant le tollé soulevé : "I regret that if my referencing that moment of trauma for our entire nation and in particular the Kennedy family was in any way offensive. I certainly had no intention of that whatsoever".
** Quand j’évoquais le risque d’un attentat contre Obama en sinistre écho aux meurtres de Martin Luther King Jr et Robert Francis Kennedy 40 ans après (cf "I had a nightmare" - 20080214), ce n’était tout de même pas à l’ex-first lady que je pensais !


— -
initialement publié sur blogules.


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55 réactions à cet article    


  • stephanemot stephanemot 24 mai 2008 12:29

    HRC avait utilise les memes exemples (RFK et Bill Clinton) en mars dernier (aupres de Time Magazine).

    Cela ne change pas grand chose sur le fond. Premeditation, peut etre.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 mai 2008 17:17

      A l’Auteur : il y a aux USA 12% de racistes, et un Américain sur 16 sera traité au cours de sa vie pour un désordre mental sérieux. Ils sont 300 millions, ils sont nourris aux films de violence, et ils ont tous au moins une arme à feu. Ça fait beaucoup de gens à surveiller.

      Pierre JC Allard


    • Bobby Bobby 25 mai 2008 12:42

      ... oui, et ça déboulle chez nous !


    • sisyphe sisyphe 24 mai 2008 13:46

      Plus le temps passe, plus les prévisions sont pessimistes pour elle, plus cette femme dévoile sa vraie nature : agressive, manipulatrice, prête à tout pour réussir, arrogante, haineuse....

      Vive Obama !


      • stephanemot stephanemot 25 mai 2008 02:41

        Si les primaires servent de révélateur, on constate en effet qu’Obama a tenu ses troupes sur le cap initial d’une campagne relativement saine alors que Clinton a totalement détruit sa propre image (sans oublier celle de son mari) dans une campagne inutilement négative.

        60% des personnes ayant voté pour elle en WV et au KY (ses deux triomphes les plus récents) estiment qu’elle a été trop loin en la matière. Si ses propres supporters le disent...

        Elle a le droit de se laisser emporter mais son équipe de campagne aurait dû faire contrepoids. Mais elle s’est entourée d’une équipe d’aboyeurs comme McAuliffe et personne ne lui a fait corriger le tir pendant qu’il était encore temps (mars-avril).

        A mon avis, l’Histoire jugera que Hillary a manqué l’immanquable parce qu’elle ne savait pas s’entourer, ou parce qu’elle n’a pas su renouveler son staff. Inversement, on sent Obama bien tenir ses troupes et travailler en confiance, dans une atmosphère speedée (ce sont les primaires us) mais saine.

        Au fond, c’est autant une question de personnalité que de mode de management.


      • Seawolf 25 mai 2008 03:49

        Alors si Obama est capable de maintenir le cap dans la tempête, de garder un discour sain, de ne pas lâcher l’affaire et de maintenir une bonne ambiance dans son team,qu’est ce qu’on attend pour l’élire président et virer l’autre vite fait qui en est, à l’évidence, incapable ?

        Ceux qui veulent une demonstration de qui est compétent et de qui ne l’est pas l’on sous leur yeux non ?

        Enfin c’est vrai qu’on peut me rétorquer que Sarko a aussi été bon pour se faire élire, et que ça n’en fait pas forcément pour autant un bon président.

        C’est ça qui est pénible avec la démocratie : elle met à la tête des états des gens qui sont bons pour se faire élire, mais qui ne sont pas forcément bon pour gouverner...


      • Fergus fergus 24 mai 2008 13:54

        Peu m’importe personnellement que ce soit Obama ou Clinton qui décroche l’investiture démocrate : à l’arrivée, nous aurons de toute façon un(e) candidat(e) de droite modérée opposé à un autre candidat (Mc Cain) encore plus réactionnaire. 

        En l’occurrence, je crois tout simplement que Hillary, fatiguée par son interminable, stressante et épuisante campagne des primaires, a commis une bourde particulièrement mal venue. Pas de quoi la vouer aux gémonies en lui prêtant des intentions machiavéliques. Et cela d’autant moins que toutes les campagnes électorales, où qu’elles se déroulent, donnent lieu à des bourdes des candidats.

        Et ce n’est pas nous autres, Français, qui pourront dire le contraire, notre présidentielle ayant donné lieu à un concours de haut niveau entre deux candidats de haut niveau dans le domaine de la gaffe !


        • stephanemot stephanemot 25 mai 2008 02:02

          les primaires sont epuisantes et les deux candidats ont accumule les bourdes.

          elles traduisent plus qu’un etat de fatigue - je ne prete pas a Hillary des intentions machiaveliques, je constate que si la campagne sert de revelateur, la personnalite de Clinton parait moins saine que celle d’Obama dont les signaux (cf "bittergate") font plus echo a ceux de Kerry.


        • fonzibrain fonzibrain 24 mai 2008 14:20

          hello

          je viens de voir les images,lorsqu’elle le dit et lorqu’elle fait son mea culpa ...à la famille kennedy,et avez vous vu la gueule qu’elle tire,elle est super degouté,limite haineuse.

          la pauvre !

          en meme temps que deux famille se partage le pouvoir pendant : 4 ans bush,8 ans clinton,8 bush et on aurait eu 4 ans ou 8 ans clinton.ce n’est plus une demorcatie,c’est une dynastie !

          c’est dingue qu personne le dise,que pendant 28 ans deux famille se partage le pouvoir(si hillarry gagné),et que ca ne pose pas le probleme nous montre bien le peu de realité concrete de la democratie U.S

          http://www.voltairenet.org/article157135.html A MEDITER

           

           


          • fonzibrain fonzibrain 24 mai 2008 14:26

            je le met entier :

            Sandro Cruz : Les États-Unis sont en pleine campagne électorale présidentielle. Trois candidats sont en lice. Quel regard portez-vous sur eux ?

            Thierry Meyssan : En premier lieu, il importe de noter qu’il n’y a pas que trois candidats à la candidature (McCain chez les républicains, Clinton et Obama chez les démocrates), car de petits partis auront aussi leurs candidats, et des indépendants peuvent se présenter dans certains États. Il y avait dix-sept candidats en 2004, alors que les médias européens n’en ont cité que trois.

            En 2008, il y aura au moins un candidat libertarien, un vert et deux trotskistes (le « vrai » Roger Calero et le « faux » Brian Moore, appointé par la CIA), un prohibitionniste (le pasteur Gene Amondson), un représentant du parti des contribuables (désormais dénommé parti de la Constitution), plus un indépendant (Ralph Nader)

            Toutefois, ces petits candidats ne sont pas autorisés à se présenter sur tout le territoire et ne totaliseront probablement pas 5 % des voix. Le républicain et le démocrate rafleront la mise. C’est pourquoi les médias non-US ne s’intéressent qu’à MM. McCain, Obama et Mme Clinton. Ils ont tort, car si les petits candidats n’ont pas de crédibilité pour accéder à la Maison-Blanche, leur activisme laboure la société états-unienne et influence à terme le discours politique.

            Vous me demandez ce que je pense des grands candidats c’est-à-dire ce que cela changera dans la politique des États-Unis si c’est l’un plutôt que l’autre qui est élu. Je pense que vous posez la question à l’envers. Vous conviendrez que l’actuel président, George W. Bush, n’a pas les capacités pour gouverner. C’est une marionnette derrière laquelle se cache le vrai pouvoir. Et si la politique des États-Unis ne se décide pas aujourd’hui dans le Bureau ovale, pourquoi voulez-vous qu’il en soit autrement l’an prochain ?

            L’oligarchie est maintenant face à un dilemme :
             1. Soit continuer la politique coloniale actuelle ;
             2. Soit revenir à une forme d’impérialisme plus présentable.
            Compte tenu de l’emballement de la crise financière et des échecs militaires, la poursuite de l’aventurisme peut conduire à la chute, mais aussi, pourquoi revenir en arrière quand on n’y est pas directement forcé ?

            Si McCain correspond au premier terme de l’alternative et Obama au second, Clinton peut s’adapter à l’un comme à l’autre. C’est le sens de son maintien dans la course alors qu’elle aurait dû jeter l’éponge depuis longtemps. En réalité, après des mois de luttes intestines, l’oligarchie états-unienne vient de choisir. Comme on le voit avec les négociations en cours et divers accords de paix au Pakistan, en Irak, au Liban, en Syrie et en Palestine, elle a renoncé au « clash des civilisations » et au « remodelage du Grand Moyen-Orient ».

            Obama offre deux qualités : d’une part, il a fait campagne sur le thème du changement et peut donc facilement incarner un renouveau en politique étrangère ; d’autre part, l’oligarchie majoritairement blanche préfère laisser à un noir la responsabilité d’annoncer la faillite du pays et d’affronter les inévitables révoltes sociales qui suivront.

            Sandro Cruz : Pouvez-vous nous expliquer maintenant comment fonctionne ce scrutin ? Ce système électoral ?

            Thierry Meyssan : C’est un casse-tête que l’immense majorité des citoyens ne comprend pas. Dès la fondation des États-Unis, les choses ont été volontairement embrouillées et elles ont été complexifiées avec le temps. La Constitution des États-Unis a été conçue en réaction à la Déclaration d’indépendance. Il s’agissait d’arrêter un processus potentiellement révolutionnaire et de créer une oligarchie nationale qui se substitue à l’aristocratie britannique. Alexander Hamilton —le principal père de la Constitution— a imaginé un système pour empêcher toute forme de souveraineté populaire : le fédéralisme.

            Ce mot est équivoque. Dans la vieille Europe, on l’utilise pour désigner une forme d’union politique démocratique qui respecte les identités particulières et maintient des souverainetés partielles. On pense à la Confédération helvétique par exemple. Hamilton, quant à lui, a pensé le système non de bas en haut, mais de haut en bas. Il n’a pas fédéré des communautés locales pour créer un État, mais il a divisé l’État en utilisant des communautés locales. C’est cette ambigüité qui est l’origine de la Guerre de Sécession (laquelle je vous le rappelle n’a aucun rapport avec l’esclavage qui a été aboli par le Nord au cours de la guerre pour enrôler les noirs en masse). (…)

            Sandro Cruz : Ne nous emballons pas, je vous arrête-là… Effectivement ce système est d’une grande complexité et nous devons aller doucement pour bien décortiquer la chose. J’aimerais que cette interview reste aussi un manuel pour les profanes. Vous venez de dire qu’ : « Il n’a pas fédéré des communautés locales pour créer un État, mais il a divisé l’État en utilisant des communautés locales. » J’ai de la peine à saisir la deuxième partie de votre phrase. Tout de même, il y a quelqu’un à la tête de ces États. Et ce quelqu’un vient d’une communauté locale. Alors, qui détient le pouvoir politique dans ces États ? Est-ce que à ce niveau il y a une vrai choix démocratique ?

            Thierry Meyssan : Alexander Hamilton était obsédé par sa hantise de la « populace » et sa volonté de créer une oligarchie états-unienne équivalente à la gentry britannique. Au cours du temps, son courant politique a imaginé toutes sortes de verrous pour tenir le peuple loin de la politique.

            Comme toujours, chaque État dispose de ses propres lois. D’une manière générale, elles visent à limiter la possibilité de créer un parti politique et de présenter des candidats aux diverses élections. Dans la plupart des scrutins locaux, il est interdit de se présenter sans l’investiture d’un parti et il est impossible en pratique de créer un nouveau parti.

            Le système le plus caricatural est celui du New Jersey où il faut réunir 10 % des électeurs pour pouvoir créer un nouveau parti, une condition que chacun sait irréalisable et qui interdit définitivement aux petits partis états-uniens de disposer d’une section au New Jersey.

            C’est un système entièrement fermé sur lui-même dans lequel, au final, la vie politique a été confisquée par les responsables des deux grands partis au niveau de chaque État. Il est impensable de pouvoir jouer un rôle si l’on n’est pas au préalable coopté par ces gens là.

            Je reviens à l’élection présidentielle. Alexander Hamilton a donné le pouvoir aux États fédérés. Ils désignent des grands électeurs, dont le nombre est fixé en fonction de leur population. Ce sont ces grands électeurs qui élisent le président des États-Unis, pas les citoyens. Au XVIIIe siècle, aucun État ne consultait sa population à ce sujet, aujourd’hui chaque État procède à une consultation. Lorsqu’en 2000, Al Gore a saisi la Cour suprême à propos de la fraude électorale en Floride, la Cour a rappelé la Constitution : c’est le gouverneur de Floride qui désigne les grands électeurs, pas la population de la Floride, et les problèmes intérieurs de la Floride ne regardent pas Washington.

            Comprenez bien : les États-Unis ne sont pas, n’ont jamais été et ne veulent pas, être un État démocratique. C’est un système oligarchique qui accorde une grande importance à l’opinion publique pour se prémunir d’une révolution. À de très rares exceptions, comme Jessie Jackson, aucun politicien US ne demande de réforme de la Constitution et de reconnaissance de la souveraineté populaire. C’est pourquoi il est particulièrement plaisant d’entendre M. Bush annoncer qu’il va « démocratiser » le monde en général et le Grand Moyen-Orient en particulier.

            Sandro Cruz : Précisez s’il vous plaît, électeurs et grand électeurs sont-ils les mêmes personnages ? Les mêmes cadres du parti ?

            Thierry Meyssan : : Non, non. Il y a une confusion qui provient du langage. Dans un système à deux degrés, la terminologie des sciences politiques distingue les électeurs de base, des grands électeurs. Mais aux États-Unis, le mot « électeur » ne s’applique qu’aux grands électeurs, car dans les premières décennies des États-Unis, le peuple ne participait pas aux consultations électorales.

            Ainsi, le président des États-Unis est élu par un « Collège électoral » de 538 membres. Chaque État dispose d’autant de grands électeurs qu’il a de sièges de parlementaires (députés et sénateurs) au Congrés. Les colonies, comme Porto Rico ou l’ile de Guam sont exclues du processus.

            Chaque État choisit ses propres règles pour désigner ses grands électeurs. Dans la pratique, elles tendent à s’harmoniser. Aujourd’hui, tous les États —sauf le Maine et le Nebraska qui ont inventé des systèmes complexes— considèrent que les grands électeurs représentent la majorité de leur population.

            Dans le cas où les grands électeurs ne parviendraient pas à dégager une majorité et que l’on aurait deux candidats ex-aequo, c’est la Chambre des représentants qui élirait le président et le Sénat qui élirait le vice-président.

             


            • fonzibrain fonzibrain 24 mai 2008 14:28

              et la suite :

              Sandro Cruz : Les primaires permettent-elles ou non aux électeurs de choisir les candidats ? Quel est le rôle des super-délégués ?

              Thierry Meyssan : Les primaires et des conventions ont deux objectifs. En interne, elles permettent de tâter le pouls de l’opinion publique et d’évaluer ce que l’on peut lui infliger. En externe, elles donnent au reste du monde l’illusion que cette oligarchie est une démocratie.

              On croit souvent que les primaires permettent d’éviter les combines d’état-major et de laisser les militants de base des grands partis choisir leur candidat. Pas du tout. Les primaires ne sont pas organisées par les partis politiques, mais par l’État local ! Elles sont conçues, dans la lignée d’Hamilton, pour garantir le contrôle oligarchique du système et barrer la route aux candidatures dissidentes.

              Chaque État a ses propres règles pour désigner ses délégués aux Conventions fédérales des partis. Il y a six méthodes principales, plus des méthodes mixtes. Parfois, il faut être encarté au parti pour voter, parfois les sympathisants peuvent voter avec les militants, parfois tous les citoyens peuvent voter aux primaires des deux partis, parfois ils peuvent tous voter mais uniquement à la primaire du parti de leur choix, parfois les deux partis tiennent une primaire commune à un tour, d’autres fois encore à deux tours, Toutes les combinaisons de ces méthodes sont possibles. Chaque primaire, dans chaque État, a donc un sens différent.

              Et puis il y a des États qui n’ont pas de primaires, mais des caucus. Par exemple, l’Iowa organise des scrutins distincts dans chacun de ses 99 comtés, qui élisent des délégués locaux, lesquels tiennent des primaires au second degré pour élire les délégués aux Conventions nationales. C’est très exactement le système du prétendu « centralisme démocratique » cher aux Staliniens.

              Traditionnellement, ce cirque commence en février et dure six mois, mais cette année le parti démocrate a modifié son calendrier. Il a avancé le début et voulu répartir les dates pour faire durer le plaisir presque une année complète. Cette décision unilatérale n’a pas été facile à mettre en œuvre et a provoqué beaucoup de désordre car, je le répète, les primaires et caucus ne sont par organisés par les partis, mais par les États.

              À la fin, les délégués se retrouvent à la Convention de leur parti. Ils y sont rejoints par les super-délégués. Lesquels, contrairement à ce que leur dénomination laisse croire, ne sont délégués par personne. Ce sont des membres de droit, c’est-à-dire des notables et des apparatchiks. Les super-délégués représentent l’oligarchie et sont suffisamment nombreux pour faire pencher la balance dans un sens ou l’autre, en passant outre le résultat des primaires et causus. Ils seront environ 20 % à la convention démocrate et presque 25 % à la convention républicaine (mais là ce ne sera qu’une formalité puisque McCain reste le seul en lice).

              Sandro Cruz : À quoi servent les primaires et caucus par État ? Comment doit-on les interpréter ?

              Thierry Meyssan : Je viens de vous le démontrer, ils ne servent à rien. Tout au moins pour ce qui concerne la désignation des candidats. Par contre, ce grand show permet de réduire la conscience politique des États-Uniens à presque zéro. Les grands médias nous tiennent en haleine en comptabilisant les délégués et les dons. On parle désormais de la « course » à la Maison-Blanche et de records, comme s’il s’agissait d’un téléthon ou de la Star Academy.

              On maintient artificiellement un « suspens » pour capter l’attention des foules et marteler le plus grand nombre de fois possible un message. Avez vous observé le nombre de fois où les grands médias nous ont annoncé que ce mardi serait décisif ? Mais à chaque fois, un résultat inexplicable permet au candidat en difficulté de rebondir pour que le show continue. En réalité, le spectacle est truqué. Dans 17 États, des machines à voter ont été installées sans aucune possibilité de vérification des résultats électroniques [1]. Autant ne pas voter du tout et laisser les organisateurs se débrouiller tout seuls pour inventer les résultats.

              Tout cela s’accompagne de messages subliminaux douteux. Par exemple, McCain a choisi comme slogan la « défense de la liberté et de la dignité ». Ce qu’il explicite comme la liberté religieuse et l’abolition de l’esclavage. On a quand même du mal à croire que ce soit là les préoccupations premières des citoyens de base. À qui s’adresse donc ce slogan ?
              Mme Clinton affiche : « Chacun a une place ». Elle veut dire que, si elle était au pouvoir, personne ne serait laissé sur le bord du chemin. Mais cela signifie aussi que les gens doivent rester à leur place et qu’ils ne doivent pas s’aviser d’en changer et se de mêler des affaires de l’oligarchie.
              Obama, quant à lui, apparaît avec le slogan « Change » écrit sur son pupitre. Cela veut dire que les États-Unis ont besoin de changement, mais cela fait aussi bureau de change. Le mot « change » en anglais désigne la monnaie que l’on rend. En pleine crise financière, c’est assez distrayant.

              Sandro Cruz : Dans un article récent [2], vous avez écrit que le président des États-Unis est toujours l’homme du complexe militaro-industriel. Dans cette optique, pensez-vous que John McCain sera élu ?

              Thierry Meyssan : Là encore, vous posez la question à l’envers. Les trois principaux candidats en lice sont en train de multiplier les signes d’allégeance au complexe militaro-industriel. C’est une mise aux enchères dans laquelle McCain n’a effectivement pas besoin de faire ses preuves, mais où ses concurrents ne sont pas en reste. Ainsi, nous avons entendu Obama se proposer pour bombarder le Pakistan et, il y a quelques jours, nous avons vu Clinton menacer l’Iran d’être « enlevé » de la carte par le feu nucléaire. Qui peut dire mieux ?

              Après des mois de campagne, ces trois candidats sont arrivés à un consensus absolu sur les principaux points de politique étrangère et de défense :
              Ils considèrent que la défense d’Israël est un objectif stratégique des États-Unis ; ils n’ont aucun plan de sortie d’Irak ; ils présentent l’Iran et le Hezbollah libanais comme une menace majeure pour la stabilité internationale.

              Cependant, il existe une différence entre ces candidats et elle correspond au débat qui vient de se clore au sein du complexe militaro-industriel. McCain et son conseiller Kissinger soutiennent le principe de l’affrontement direct tandis qu’Obama et son conseiller Brzezinski proposent la domination par proxies interposés. Clinton et sa conseillère Albright incarnent un impérialisme normatif qui n’est plus de mise. J’écris souvent sur Voltairenet.org à propos de ce débat stratégique (notamment au moment du rapport des agences de renseignement sur l’Iran [3] et de la démission de l’amiral Fallon [4]) et c’est de lui que dépend la désignation du prochain président.

              Dans l’article que vous citez, j’ai noté que Clinton n’avait pas la confiance du complexe militaro-industriel. Je n’ai pas changé d’avis. Sa thématique n’intéresse plus l’industrie d’armement. Et ses contorsions, qu’il s’agisse de sa fréquentation secrète de la Fellowship Foundation ou de ses déclarations maximalistes sur l’Iran, n’y changeront rien. Au moment où vous m’interrogez, dire que « Clinton est cuite » n’est pas original, c’était le titre d’un quotidien new-yorkais la semaine dernière. Mais je l’ai écris alors que la presse européenne la portait encore au pinacle.

              Ne nous laissons pas submerger par les problématiques que nous imposent les grands médias. Savoir si les États-Unis vont maintenir avec McCain 100 000 GI et 200 000 mercenaires en Irak ou s’ils vont avec Obama diminuer le nombre de GI’s et augmenter celui des mercenaires ne change pas grand chose. La vraie question, c’est de savoir si les États-Unis ont encore les moyens de leurs ambitions et peuvent gouverner le monde —comme les néoconservateurs persistent à la prétendre— ou s’ils sont minés de l’intérieur et doivent abandonner leur rêve impérial pour éviter l’effondrement —comme l’a déjà expliqué la Commission Baker-Hamilton—. Or, la vertigineuse baisse du dollar a sonné la fin de l’empire. Il fallait 8 dollars, pour acheter un baril de pétrole il y a dix ans. Il en faut 135 aujourd’hui et il en faudra probablement 200 dans deux mois. En outre, la débandade des milices du clan Hariri, qui ont pris la fuite et abandonné le terrain au Hezbollah en quelques heures en jetant leurs armes dans les poubelles, montre qu’il n’est plus possible de sous-traiter la police de l’empire.

              Dans ces conditions, McCain n’offre plus aucun intérêt pour l’oligarchie. Obama et Brzezinski sont les seuls porteurs d’un projet alternatif : sauver l’empire en privilégiant l’action secrète (peu onéreuse) sur la guerre (trop coûteuse).

              Sandro Cruz : Effectivement, c’est très étonnant de voir que Barak Obama qui dit vouloir un changement dans la société états-unienne ait choisi comme conseiller Brzezinski, quand on sait que ce dernier est un idéologue qui s’est impliqué dans des opérations secrètes sordides, des coup d’États, des sabotages divers et d’autres actions criminelles.

              Thierry Meyssan : : J’ai rencontré Zbignew Brzezinski [5], il y a trois semaines [6], je l’ai entendu développer un discours déjà parfaitement rodé du renouveau US. Il a condamné tous les excès visibles de la politique bushienne, de Guantanamo à l’Irak, et habilement rappelé ses succès contre l’Union soviétique.

              Cependant je ne pense pas que le prochain président des États-Unis aura le loisir de mettre en œuvre une nouvelle « grande stratégie ». Il est déjà trop tard. Barak Obama sera confronté à la cessation de paiement de plusieurs États fédérés, qui ne pourront plus verser les salaires de leurs fonctionnaires, ni assurer les services publics [7]. Il sera trop occupé par le chaos intérieur pour réaliser les plans de Brzezinski.

              Sandro Cruz
              Vice-président du Réseau Voltaire et directeur de l’Agencia informe de prensa internacional (IPI).
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            • fonzibrain fonzibrain 24 mai 2008 14:29

              voila nos donneurs de lecon democratique !!!!!!!!


            • Fergus fergus 24 mai 2008 17:00

              Je repose une nouvelle fois la question : pourquoi dit-on "noir" pour désigner le métis Obama ? Sauf erreur de ma part, il n’est noir qu’à 50%, ce qui implique qu’il est également "blanc" à 50%. Quelle réaction aurions-nous si les médias le désignaient soudain comme le "le candidat blanc Obama" ?


            • zyx 25 mai 2008 03:58

              Surtout de la part de Thierry Meyssan ... En plus, Obama risque de lui donner tort dans l’histoire.


            • Vincent Verschoore VincentV 27 mai 2008 15:33

              Pour les Noirs, Obama est un blanc... Et pour les métis il est un... métis. Les blancs qui se veulent politiquement corrects diront qu’Obama est un "homme de couleur", ce qui pour les Noirs est une insulte car le fait "d’avoir de la couleur" est le signe de la honte (du moins dans certaines cultures africaines, je ne sais pas si les Noirs US le voient ainsi mais je ne jamais entendu un Noir ou un métis s’auto-décrire comme étant un homme de couleur).


            • fonzibrain fonzibrain 24 mai 2008 18:15

              parce que tout ce qui n’est pas blanc est noir.

              mais on dit noir,cela dit je me demande sil il etait noir non metis,aurait- il eu sa chance ?

              j ai vu un reportage sur planete qui parlait de la premiere unité aerienne afro americaine,en fait quasi tous était des metis.

              au usa ;les mariages mixte noir blanc represente 1% du total des mariages. la messe est dite !

               


              • zyx 25 mai 2008 03:59

                c’et déjà pas mal pour un pays qui pense pas mal par race, y compris lorsqu’il s’agit de remédier aux problème de racisme.


              • stephanemot stephanemot 25 mai 2008 02:10

                On ne peut pas comparer Hillary et Segolene.

                La premiere a l’etoffe d’un chef d’etat, des defauts certes, mais des qualites formidables. Elle a fait Bill Clinton president et aurait du obtenir l’investiture si elle n’avait pas cette tendance a trop vouloir tout tout de suite et a faire se braquer des personnes a priori favorables a elle.

                Royal n’a aucune consistance et represente le degre zero de la politique. Son mythe a ete entretenu par les medias proches de Sarko pour torpiller DSK aux primaires et la Segobulle a tenu jusqu’aux elections.

                Je m’étonne que certains soient encore prets a la suivre (http://blogules.blogspot.com/2007/06/foutagedegueulitude.html ).

                 


              • tvargentine.com lerma 24 mai 2008 18:59

                Que OBAMA soit "black" ou "metisse" importe peu,car seul compte les idées politiques et le programme.

                Hors,à ce jour,à l’exception de Me CLINTON,qui s’est engagé sur l’éducation et la sécurité sociale (d’ailleurs elle s’était fait descendre par tout les lobbys quand elle avait proposé des réformes en ce sens sous la présidence de son mari)

                OBAMA,a pas etre "noir" ou "métisse" est une sorte de Ségolène ROYAL,qui n’avait que comme argumentation "voter pour moi je suis une femme" et maintenant comme le Maire de Paris 100% marketing "je suis gay,si vous votez pas pour moi c’est que vous etes homophobes"

                Voila ou se situe le marketing ,il n’y a pas d’idées mais que des images

                OBAMA,G BUSH,c’est le même combat,celui d’une hyper puissance

                 


                • stephanemot stephanemot 25 mai 2008 02:15

                  Je distinguerai ce qui relève du programme de ce qui relève du "character" et de la posture.

                  Il existe peu de différences de fond entre Oby et Hillary. Obama présente toutefois une vision différente du monde et de son métier. Il ne fera probablement pas tout ce qu’il dit mais son approche est en mesure de faire bouger les lignes tant au niveau national (et les US ont des plaies à panser, bien au-delà des gueules cassées d’Irak) qu’au niveau international.

                  Clinton a prouvé sa capacité à bosser avec des Républicains mais ce que laisse augurer une présidence Obama va bien plus loin.


                • moebius 24 mai 2008 21:47

                   Ces primaires n’en finissent plus, l’auteur a raison de nous le rapeller. Elles jouent contre l’opposition et servent la droite, pardon le camp républicain. Le temps qui est de l’argent et qui passe est de la partie... Quant aux oppositions conventionnelles qui alimentent le débat, exemple : noir/ blanc, métisse/ pur race, femme/ homme, homo/ hétéro, bon/mauvais, gauche/droite, privé/public, image/ idée, guerre/paix, pile / face, ying/ yang...ça ne mange pas de pain...et ça fait passer le temps...c’est le calendrier qui fera la décision...le temps j’vous dis moi, le temps... et celui qui a la maitrise du temps c’est Cain parce qu’il est déja arrivé, qu’il attend, qu’il a eu le temps de voir venir et d’accumuler du temps et du capital...


                  • freedom2000 freedom2000 24 mai 2008 22:37

                    En lisant le post très clair de Fonzibrain, merci à lui, on ne peut conclure qu’à

                    1/ Obama n’est du tout l’homme qu’il prétend être donner, il ne correspond qu’au marketing du moment : et si les médias l’avaient qualifié d’homme blanc, comme Geraldine Ferrero l’a si bien exprimé, Clinton l’aurait bouffé déjà tout cru (90% des noirs ont voté pour lui !!)

                    2/ soit il est vraiment d’un angélisme et parfois naif comme on veut nous le faire croire, croyez vous qu’il serait arrivé là où il est si facilement ? Des gens de l’ombre ont parfaitement déblayé le terrain sinueux et convoité.

                    Et s’ils sont nombreux dans le camp démocrate à vouloir pousser Hillary Clinton vers la sortie, c’est qu’avec Obama au pouvoir, en raison de son inexpérience, ils savent que ce dernier aura forcément recours à eux pour le guider alors qu’Hillary a déjà toute son équipe et se passera des Pelosi, Edwards, Gore, Kerry (ces 2 derniers ayant des raisons personnelles d’en vouloir à Clinton ) ou du clan Kennedy qui craint trop la naissance d’une dynastie Clinton.

                    La politique est toujours sale mais si changement il y peut y avoir, elle viendra de Clinton qui nous a montré sa pugnacité et désir de réformer.


                    • stephanemot stephanemot 25 mai 2008 02:30

                      Merci pour ce post qui fait avancer le débat.

                      Je reprendrai ma réponse a Lerma.

                      Il y a les réformes "techniques" et les deux Dems ont les capacités pour les mener.

                      Mais le "clan" Clinton s’est sérieusement affaibli et ce ne sont pas les meilleurs qui sont restés. C’est d’ailleurs là l’un des points faibles de la candidate, qui n’a pas renouvelé la garde rapprochée de la famiglia. Autant la Bubba team de 92 était sympatique, autant le carteron HRC suscite l’antipathie, et pas seulement au sein du DNC.

                      Et surtout, il y a un besoin de réformer l’approche, la méthode d’appréhension des dossiers et sur ce plan Barack tranche nettement avec Clinton. Comme je l’ai écrit, cet homme n’est pas un saint mais il a mené sa campagne et abordé chaque écueil de façon très saine, avec en prime la fermeté et l’autorité qui manquait à Kerry. Il a encore la candeur et la naïveté à certains moments, mais il n’est pas faible pour autant et ne se laissera pas marcher sur les pieds.

                      Il n’est néanmoins pas prêt à tout pour gagner.

                      Et c’est la grande différence avec Clinton. La "pugnacité" est une bonne chose, mais elle fait passer son intérêt personnel avant tout et ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins quitte à ruiner sa réputation.

                      C’est tout de même significatif : les sondages sorties des urnes en WV et au KY, où elle a pourtant cartonné, montrent qu’une large majorité de SES PROPRES électeurs pense qu’elle mène une campagne trop négative envers son concurrent.

                      Elle s’est déjà grillée pour le poste de VP et - si elle ne fait pas échouer son parti en novembre - devra se contenter de la tête du Sénat.


                    • lolita lolita 24 mai 2008 23:27

                      Israel ne veut pas d’Obama.Ce sont les israéliens qui la poussent à aller jusqu’au bout.Avec elle ils sont surs de pouvoir bombarder l’Iran.Israel voulait un duel avec ses 2 marionettes Mc cain et Clinton.Soit les Israéliens vont éliminer Obama(ils ne sont pas à mort près)soit ils vont pousser Bush leur fidèle caniche à commencer les bombardements avant la fin des élections.


                      • zyx 25 mai 2008 04:02

                        Et si ça ne se passe pas ainsi, tu continuera a être complotiste ?

                        (pour info, il y aait un excelent dossier dans Marianne il y a quelque mois au sujet des lobby israélien à Washinton et le regard qu’avait le évangélistes sur place à leur égar)


                      • grangeoisi 24 mai 2008 23:43

                        Ducon !


                        • Philippe87 Philippe87 27 mai 2008 17:08

                          C’est peut-être vrai, mais comme on ne sait pas à qui vous vous adressez...


                        • Odal GOLD Odal GOLD 24 mai 2008 23:55

                           

                          Sur www.voltairenet.org, il y a un exc ellent article sur le sujet :

                           

                          "Les trois principaux candidats en lice sont en train de multiplier les signes d’allégeance au complexe militaro-industriel. C’est une mise aux enchères dans laquelle McCain n’a effectivement pas besoin de faire ses preuves, mais où ses concurrents ne sont pas en reste. Ainsi, nous avons entendu Obama se proposer pour bombarder le Pakistan et, il y a quelques jours, nous avons vu Clinton menacer l’Iran d’être « enlevé » de la carte par le feu nucléaire. Qui peut dire mieux ?

                          Après des mois de campagne, ces trois candidats sont arrivés à un consensus absolu sur les principaux points de politique étrangère et de défense :
                          Ils considèrent que la défense d’Israël est un objectif stratégique des États-Unis ; ils n’ont aucun plan de sortie d’Irak ; ils présentent l’Iran et le Hezbollah libanais comme une menace majeure pour la stabilité internationale.

                          Cependant, il existe une différence entre ces candidats et elle correspond au débat qui vient de se clore au sein du complexe militaro-industriel. McCain et son conseiller Kissinger soutiennent le principe de l’affrontement direct tandis qu’Obama et son conseiller Brzezinski proposent la domination par proxies interposés. Clinton et sa conseillère Albright incarnent un impérialisme normatif qui n’est plus de mise. J’écris souvent sur Voltairenet.org à propos de ce débat stratégique (notamment au moment du rapport des agences de renseignement sur l’Iran [3] et de la démission de l’amiral Fallon [4]) et c’est de lui que dépend la désignation du prochain président.

                          (...)

                          La vraie question, c’est de savoir si les États-Unis ont encore les moyens de leurs ambitions et peuvent gouverner le monde —comme les néoconservateurs persistent à la prétendre— ou s’ils sont minés de l’intérieur et doivent abandonner leur rêve impérial pour éviter l’effondrement —comme l’a déjà expliqué la Commission Baker-Hamilton—. Or, la vertigineuse baisse du dollar a sonné la fin de l’empire. Il fallait 8 dollars, pour acheter un baril de pétrole il y a dix ans. Il en faut 135 aujourd’hui et il en faudra probablement 200 dans deux mois. En outre, la débandade des milices du clan Hariri, qui ont pris la fuite et abandonné le terrain au Hezbollah en quelques heures en jetant leurs armes dans les poubelles, montre qu’il n’est plus possible de sous-traiter la police de l’empire.

                          Dans ces conditions, McCain n’offre plus aucun intérêt pour l’oligarchie. Obama et Brzezinski sont les seuls porteurs d’un projet alternatif : sauver l’empire en privilégiant l’action secrète (peu onéreuse) sur la guerre (trop coûteuse)."

                           

                          > le lien sur voltairenet.org est

                          http://www.voltairenet.org/article157135.html


                          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 25 mai 2008 02:44

                             Tiens le comité de soutien à Obamah

                            Vous êtes tous trop marrant.

                            Quand Obama sera élu et qu’il pratiquera la détente avec l’iran et compagnie, il fera 2 mandats pendant ce temps le monde sera tranquille. Il vivra de paix et d’harmonie 

                            Et puis en ayant rogné la défense. Quelqu’un le remplacera. 

                            Et puis boum un attentat nucléaire à londre, à paris, ou à new york.

                            Parce que pendant que mr obama dira que tout le monde il est beau il est gentil, il laissera les terroristes préparer leurs attaques et lorsqu’ils attaqueront, c’est nous qui paieront...

                            Mais le pire c’est si l’occident (usa, canada, europe) subissent un attentat majeur pendant sa présidence. Les élus US vont alors le descendre en vrille et lui pour se prémunir de l’accusation de faiblesse, lancera des missiles nucléaires un peu partout...

                            Certaines personnes sont gentilles parce que c’est leur nature, d’autres le sont parce qu’enchaînée et donc ne pouvant faire autrement.

                             


                            • zyx 25 mai 2008 04:03

                              et bé, c’est la fête ce soir, entre complotiste pro-bush et complotiste anti-bush


                            • Wondrak Wondrak 25 mai 2008 10:51

                              Stephanesh,

                              Vous nous refaites le film Clinton/Bush ? 2 mandats de Clinton, Bush arrive et les méchants terroristes, qui se sont remplumés pendant les années Clinton, passent à l’attaque le 11 septembre.

                              C’est un peu simpliste comme vision. Avec une vision plus réalistes des choses, on comprend vite que les attentats de Londres et du 11 septembre, ont été orchestrés par les gouvernements en place. On peut toujours s’en prendre à des terroristes islamistes pour se donner bonne conscience, mais quand des crimes sont perpétrés par des états contre leurs citoyens, il faut accuser les bonnes personnes...

                              Votre histoire de "lancer des missiles nucléaires un peu partout, pour se prémunir d’une accusation de faiblesse", ça n’a pas beaucoup de sens non plus. Entre Hillary qui veut raser l’Iran, McCain qui veut rester 100 ans en Irak et Obama qui semble privilégier un traitement diplomatique et multilatéraliste des conflits à venir, j’ai vite fait mon choix.

                              Mais bon, peut-être estimez-vous que les relations internationales doivent se faire à coups de bombes et de missiles ?


                            • dom y loulou dom 25 mai 2008 11:31

                              et toi stephanes... t’es un vrais ou un faux gentil ? 


                            • morice morice 25 mai 2008 11:09

                               Ça ou le ratiboisage de l’Iran... elle est bien la femme de son mari... aux Etats-Unis faut pas trop rêver... après Buhs, ce sera la déluge... car McCain a toutes ses chances avec Obama... le racisme peut encore jouer dans le pays, on le sait bien... Les 10 points s’écart annoncés vont se réduire comme peau de chagrin, car Bush va donner un coup de pouce aux républicains.. lui ou Cheney. 


                              • stephanemot stephanemot 25 mai 2008 12:05

                                Gallup met Obama et McCain au coude a coude depuis un moment.

                                Les sondages etat par etat avec ponderation Grands Electeurs deviennent en revanche plus favorables (seule Clinton battait McCain il y a encore qq jours).


                              • dom y loulou dom 25 mai 2008 11:27

                                ça ne vous frappe pas qu’on n’ait jamais droit à un discours de McCain ???

                                 

                                Cette mise en scène donnant les démocrates gagnés d’avance est un leurre fatal... la démarche agressive d’Obama d’abord envers Mme clinton et maintenant de Mme Clinton ne supportant pas d’abdiquer de son ego démesuré porte en elle la mauvaise nouvelle. Tout est faux dans ces élections et McCain a déjà gagné car les életeurs lambda, quand le moment du vote viendra, choisiront le parti qui se sera montré le plus uni... c’est toujours la même histoire... mais en attendant ce moment fatidique (de longs mois où les bushistes sont tranquilles d’assassiner la moitié de la planète (oui j’exagère quoique si on compte monsanto parmi leurs amis intimes...)

                                 

                                les républicains n’ont qu’à se taire (ils font mieux d’ailleurs vu que chaque fois ils disent des bourdes lourdes comme un T-rex en personne et tout le monde regarde effaré les démocrates se crêper le chignon.

                                Cela leur sera fatal à mon grand regret (j’espère toujours me tromper) mais me renvoie toujours ce mauvais goût de mise en scène théâtrale tenant plus du one-man-show que de politique quand l’on sait que le véritable gouvernement américain est sa banque fédérale. Ultra-leurre.

                                Mais ce n’est rien par rapport à l’organisation du 11 septembre 2001... la routine j’imagine pour les fauculs... pardon... faucons... (oui alors là... des vrais, des pros quand même dans le royaume de la connerie) du pentagone.

                                infos stupéfiantes :

                                http://www.dailymotion.com/CHOIX-REALITE/video/x4jhkg_zeitgeist-remasterise-complet_news

                                 


                                • stephanemot stephanemot 25 mai 2008 12:01

                                  McCain est toujours en primaires internes au GOP : il n’a toujours pas convaincu la frange des fondamentalistes, et en les draguant risque de perdre son fond de commerce moderes-independants.

                                  son grand ecart est voue a l’echec : il a perdu toute coherence et credibilite, et certains extremistes ne desesperent pas de l’ecarter avant novembre (pas facon RFK je precise) smiley


                                • stephanemot stephanemot 25 mai 2008 12:21

                                  Le feu n’étant toujours pas éteint, Hillary s’est fendue de ce papier dans le NY Daily News ("pourquoi je continue la compétition") : http://www.nydailynews.com/news/politics/2008/05/25/2008-05-25_hillary_why_i_continue_to_run.html

                                  Aucun argument nouveau sur ses motivations (la Floride et le Michigan font partie de ses victoires). Le seul objectif est de remobiliser les troupes avant une semaine décisive (le malaise a même gagné certains membres du comité se réunissant samedi prochain).

                                  Même si elle n’obtient pas gain de cause le 31, elle devrait remporter largement le Porto Rico le lendemain et faire appel de la décision dans la foulée.

                                   


                                  • Olga Olga 25 mai 2008 12:50

                                    Elle est tout de même bien inquiétante cette Hillary. Faire une analogie entre Obama et l’assassinat de Bob Kennedy, n’est vraiment pas un propos anodin. Elle savait que ça allait faire un buzz médiatique. Elle savait que certains électeurs infuençables pourraient "s’éloigner" d’un candidat menacé du même sort que Kennedy. Donc, pour en arriver à un tel cynisme, elle doit forcément penser qu’elle est plus que jamais en course pour la victoire. Quelles que soient les circonstances qui pourraient la faire gagner.

                                     


                                  • Olga Olga 25 mai 2008 13:03

                                    Vous allez bien Shawford ?

                                    Ne prenez pas vos pilules du soir dès le matin, ça peut provoquer des effets indésirables...


                                  • Olga Olga 25 mai 2008 13:11

                                    J’ai du mal à saisir tes propos. Tu devrais prendre un peu de repos...

                                    Je fais des rimes sans le faire exprès.

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