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Hong Kong sous un autre angle

Sous le doux nom des « parapluies de Hong Kong » nous assistons impuissants en à un double jeu d’information et de désinformation. Certains médias n’hésitent pas à titrer « la révolution des parapluies », d’autres s’interrogent. Tous tirent à vue sur la Chine. Et j’ai le sentiment que personne n’accepte de voir ce qui se déroule pourtant simplement sous nos yeux. En tant que chercheuse infatigable, je ne supporte plus d’entendre des mots privés de leur sens. Savez-nous encore ce que signifie le mot « révolution » ? Ou bien jouons-nous simplement sur l’image qu’il renvoie auprès des inconscients collectifs ?

Entre les illusions démocratiques occidentales et les rêves d’une jeunesse bercée et éduquée dans un entre deux, il nous faut faire une mise au point.

 

Les faits

Commençons par les faits, ils sont clairs et simples : Occupy Central est un mouvement de désobéissance civile qui a débuté à HK le 28 septembre 2014. Il a été lancé par Benny Tai un professeur de droit à l’Université de Hong Kong. Il a appelé, à cette date, des milliers de gens à bloquer les routes et à paralyser le centre de la ville si les gouvernements de Pékin et de Hong Kong n'accédaient pas à leur demande : le suffrage universel pour l'élection du « Chef exécutif en 2017 » et celle du Conseil Législatif en 2020.

Le 28 septembre une manifestation pacifiste. Le lendemain pareil sauf que les policiers ont lancé des gaz lacrymogènes vers 17h. Ce geste soulève l’indignation mondiale et c’est le début des amalgames avec les manifestations de la Place Tien’anmen (de 1989).

Le 30 septembre plusieurs quartiers sont bloqués. De nouveau, les Hongkongais décident d'arrêter de travailler et de rejoindre les manifestants pour protester contre le recours à la force. On estime le nombre des manifestants à 70 000. Les réseaux sociaux deviennent inaccessibles (attention je le souligne mais c’est exactement ce qui arriverait si nous étions en France, aux Etats-Unis ou ailleurs). Désormais les manifestants passent par l’application FireChat. Cette technologie passant par Bluetooth, elle ne peut donc être stoppée, d’où son grand succès : 100 000 téléchargements en une seule journée.

L’asphalte est occupé, des tours sont organisés pour distribuer la nourriture, collecter les déchets, etc. Dans les médias, commencent à apparaître les figures de Joshua Wong (17 ans) et de Alex Chow et de Lester Shum, le secrétaire général de la Fédération des étudiants de Hong Kong et son adjoint. Alex Chox et Lester Shum ont été détenus plus de 40 heures à partir du vendredi soir pour avoir franchi les barricades érigées autour de Civic Square, dans le complexe du gouvernement de Hong Kong.

Peu à peu on évoque le doux nom de révolution avec ses idoles, ses martyrs potentiels et plus personne ne cherche à interroger ni l’histoire de Hong Kong, ni la parole des autres habitants. Puis peu à peu les médias occidentaux se détournent de ce mouvement. Nous somme le lundi 13 octobre et Le Monde évoque les suites. Ce matin les barricades ont été retirées par des policiers afin de rétablir la circulation. « Des dizaines d'hommes masqués ont fondu sur les manifestants prodémocratie qui campaient encore, lundi 13 octobre, sur le principal site de la protestation à Hongkong. La police s'est interposé entre les deux groupes avant que les assaillants ne disparaissent » (Cf. Le Monde avec AFP & REUTEURS)[1] -

 

Qu’est-ce qui est en jeu ici ? Et finalement qu’est-ce qu’Hong Kong ?

Hong Kong signifie « port aux parfums » ou « port parfumé », sous ce nom on se prend à rêver à des odeurs d’épices, de soies, de parfums, etc. Il y a comme une mythologie à Hong Kong. Comme le souligne si bien Wikipedia « officiellement Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine, est la plus grande et la plus peuplée des deux régions administratives spéciales (RAS) de la République populaire de Chine (RPC), l'autre étant Macao. Elle compte environ sept millions d'habitants que l'on appelle Hongkongais ».

Remontons un peu dans l’histoire, vers 1830. À cette époque, Hong Kong est un joli port de pêche qui compte 7500 habitants (majoritairement des pêcheurs et des producteurs de charbon de bois). Mais sa position stratégique sur la rive orientale de la Rivière des Perles, sur la côte sud de la Chine (jouxtant la province du Guangdong au nord) attire les convoitises. Hong Kong devient très vite le lieu « relais » de Canton. Toutes les marchandises transitent ici. Les britanniques s’y installent. Ils feront valoir leur présence lors de la Première guerre de l’Opium (entre 1839 & 1842). Le Traité de Nankin (29 août 1842), établit de nouvelles possibilités pour les occidentaux. Il ouvre quatre nouveaux ports au commerce et proclame la cession de l'île de Hong Kong au Royaume-Uni. La Chine est aussi dans l'obligation de verser des indemnités de 21 millions de dollars sur 4 ans, pour la drogue détruite en 1839.

Ce traité fait partie intégrante des « Traités inégaux » 不平等條約. Cette expression désigne un ensemble de traités datant du 19ème siècle, imposés à la Chine, la Corée, et le Japon de la fin de l'époque Edo par les puissances occidentales colonisatrices de la région (Royaume-Uni, France, Pays-Bas, Allemagne, Russie, États-Unis, Autriche-Hongrie, Portugal, ainsi que le Japon de l'ère Meiji).

Au cours de la seconde Guerre de l’opium (de 1856 à 1860), la Grande Bretagne s’empare du territoire de Hong Kong. Elle y installe un comptoir. Très appauvrie après l’occupation japonaise au cours de la Seconde Guerre mondiale, Hong Kong connaît une forte croissance économique à partir des années 1960. Elle devient l’une des principales places financières et boursières mondiales.

Tandis que la Grande Bretagne est fortement affaiblie par la Guerre des Malouines, la Chine négocie la rétrocession de Hong Kong. L’accord sino-britannique de 1984 signé par Deng Xiaoping et Margaret Thatcher accorde au territoire le statut particulier de Région Administrative Spéciale et prévoit la rétrocession pour le 1er juillet 1997. Il précise également que Hong Kong devra conserver de 1997 à 2047 un certain degré d’autonomie en vertu du principe "Un pays, deux systèmes". L’Assemblée nationale populaire chinoise adopte en ce sens en 1990 une Loi fondamentale garantissant à Hong Kong la conservation de sa monnaie, de son administration et de son système judiciaire.

 

« Un pays, deux systèmes »

« Notre politique consiste à appliquer le principe dit « un État, deux systèmes » ; pour parler plus précisément, cela signifie qu'au sein de la République populaire de Chine, le milliard et demi de Chinois habitant la partie continentale vit sous un régime socialiste, tandis que Hong Kong, Macao et Taïwan sont régis par un système capitaliste. Ces dernières années, la Chine s'est attachée à redresser les erreurs "de gauche" et a élaboré, dans tous les domaines, une politique qui tient compte des conditions réelles. Cinq ans et demi d'efforts ont porté des fruits. C'est précisément dans cette conjoncture que nous avons avancé la formule « un État, deux systèmes » pour régler le problème de Hong Kong et de Taïwan. » Deng Xiaoping

D’un point de vue linguistique l’expression « deux systèmes », signifie que deux systèmes coexistent au même endroit, au même moment. Comment en un même lieu, en une même place faire coïncider deux systèmes (économique, social, etc.) si différents ? C’est un pari historique plus que risqué. D’un point de vue global, c’est très intéressant. Appliquer un double système, c’est chercher à ne garder que le meilleur de chacun des systèmes, devenus des sous-systèmes de ce nouveau système. Cet entre-deux est unique. Il fait progresser un nouveau système qui se nourrit des avancées de ces deux sous systèmes : le capitalisme et le socialisme. Il convient donc de voir comment, dans le futur, la fusion de ces deux systèmes serait possible pour le bien commun de l’ensemble de la population chinoise.

Mais si nous prenons l’effet sur les esprits de chaque citoyen, nous pouvons y lire très vite les failles. Deux systèmes signifient alors que chacun, en fonction de sa propre expérience, de sa propre histoire (donc de ses frustrations), va espérer selon un des systèmes. Peu à peu, de génération en génération, se transmet une forme d’idéalisme doublée d’une fantasmagorie qui est propre à chaque citoyen. Comment dès lors accepter une situation contractuelle établit des années en arrière ?

Selon l’article 31 de la Constitution de la République populaire de Chine[2] « L’Etat établit, en cas de besoin, des régions administratives spéciales ; les systèmes à appliquer dans ces régions administratives spéciales sont déterminés sous forme de loi, selon la situation concrète, par l’Assemblée populaire nationale ». Il faudra attendre début de l’année 1983 pour que le gouvernement chinois formule douze points fondamentaux qui régissent Hong Kong.

Au point numéro deux, on peut lire « la Chine créerait, en vertu de l’article 31 de la Constitution, une région administrative spéciale à Hong Kong, qui relèverait directement du gouvernement populaire central et jouirait d’une autonomie de haut degré ».

Au point trois, on peut lire « la Région administrative spéciale de Hong Kong serait dotée du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire indépendant ».

Le point quatre stipule clairement « le gouvernement de la Région administrative spéciale serait constitué d’habitants locaux, les principaux membres du gouvernement seraient nommés par le gouvernement populaire central sur la base des résultats des élections ou consultations organisées dans les différentes régions de Hong Kong ». Le cinquième article établit que les acquis sociaux en matière de système de santé, de liberté d’expression, etc. seraient préservés.

Le dixième article précise que Hong Kong peut et est encouragé à poursuivre ses relations extérieures avec les autres pays.

Enfin le douzième article explique la durée de ce contrat : cinquante ans.

Ce système est donc conçu pour durer jusqu’en 2047.

 

Les parapluies ou les désillusions démocratiques occidentales

Les parapluies ont fleuri sur le bitume de Hong Kong, les gratte-ciels se jouent de ces multitudes de couleurs, les colères grondent. Mais quand on prête attention à ce que se joue réellement, nous entendons un écart de langage. D’un côté, la volonté du gouvernement chinois est inchangée : faire fonctionner, cohabiter ses deux systèmes en vue d’en créer un meilleur pour l’ensemble de la Chine. De l’autre, les interlocuteurs ont changé : ils sont plus jeunes, ils sont bercés des illusions démocratiques occidentales. Mais s’ils regardent bien, même quelques générations avant eux, le droit de vote n’existait pas et n’était pas même envisagé.

Si maintenant nous élargissons le prisme : « le suffrage universel » qu’est-ce que c’est ? Cette expression désigne le vote de l’ensemble des citoyens (par opposition au suffrage censitaire ou au suffrage capacitaire).

Dans sa version moderne, le « suffrage universel » est individualisé. Il s'effectue donc selon le principe un homme = une voix, contrairement au vote plural ou au vote familial. C’est Diderot qui en 1765 utilise pour la première fois cette expression de « suffrage universel » dans le sens de « vote à l'unanimité ». Mais, c’est à Guizot que nous devons le sens actuel du suffrage universel comme « droit de vote attribué à tous les électeurs ». Reste donc à définir qui sont les électeurs. Par exemple, en France, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944.

Ainsi nous voyons que le « suffrage universel » brandit comme pierre angulaire de la « démocratie » est une représentation, un mythe. C’est en effet un droit essentiel à toute population, mais ce n’est pas le seul.

Il faut donc déjouer les expressions toutes faites, les regarder sous différents angles pour en comprendre les enjeux.

 

Derrière les parapluies : l’acheminement à la parole

Quand on grandit dans un territoire aux « deux systèmes » cela a des conséquences. Comme évoqué plus haut, chacun, en fonction de sa propre histoire va chercher à s’attacher au système qui lui convient le mieux. Ce système devient une utopie et par la-même un endroit impossible, un système sans lieu réel, sans réalité concrète. Par, ce que j’appelle, le phénomène de la contagion des réels, chaque individu ayant cette utopie va se regrouper, se retrouver sous un étendard commun sans pour autant y placer la même chose. Chaque parapluie est une mosaïque. Chaque morceau de la mosaïque reflète de toute évidence une vision de ce « suffrage universel », de cette « démocratie » en marche. Mais si nous prenions chaque personne à part, les descriptions de la société envisagée seraient toutes différentes.

Du côté du gouvernement chinois, il faudrait prendre en compte cette réalité d’une jeunesse qui a grandit dans un « entre-deux ». Ce que nous voyons sous nos yeux, est un moment de déséquilibre. Le moment précis où la réalité d’un système (établi il y a des années) tend un miroir insupportable à cette jeunesse qui n’a pas connu la période au cours de laquelle le traité a été signé. Elle s’est donc bercée d’illusions démocratiques occidentales. Elle rêve en panoramique, en réseaux sociaux. Face à elle, pour continuer à faire fonctionner avec harmonie le traité « un pays, deux systèmes », il faut laisser cette jeunesse exprimer ses rêves. Ils sont des bulles de couleurs festives. Il faut écouter. Dans l’écoute, il y a la parole, la pédagogie. Dans cet acheminement commun à la parole, le traité « un pays, deux systèmes » grandira, évoluera avec harmonie vers un système unique qui embrassera les deux sous-systèmes existants.

 



[2] Approuvée et promulguée le 4 décembre 1982 par la 5ème sessions de la Vème Assemblée populaire nationale.


Moyenne des avis sur cet article :  3.06/5   (35 votes)




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39 réactions à cet article    


  • Taharqa 18 octobre 2014 20:20

    "Le 28 septembre une manifestation pacifiste. Le lendemain pareil sauf que les policiers ont lancé des gaz lacrymogènes vers 17h. Ce geste soulève l’indignation mondiale« 

    Des gaz lacrymogènes, quelle horreur. Je comprends parfaitement la »réaction internationale". Le prix Nobel de la paix Barack Obama a du être fortement choqué.

    Heureusement du jamais vu en France. On peut compter sur notre bon président pour ne jamais utiliser de pareils armes quand bien même les Français prendraient la rue pour lui demander de partir.


    • Taharqa 19 octobre 2014 12:12

      Il faut reconnaitre aux Américains qu’ils savent souvent repérer et enrôler dans les pays qu’ils veulent contrôler, des bateleurs talentueux prêts à servir leurs intérêts.

      Ils se sont un peu planté en Ukraine en revanche où le passé néo-nazi de leur collaborateurs a tout de même un peu de mal à passer
       


    • Croa Croa 18 octobre 2014 22:37

      Cet article manque de concret : On ne comprend pas grand chose ! Déjà qui sont les citoyens de Hong-Kong ? (Faut-il être né sur place ou y habiter suffit ? Y-a-t-il une différence de statut entre ceux qui étaient là lorsque le territoire était anglais et les jeunes, etc... )


      • Herby 19 octobre 2014 07:08

        « Cet article manque de concret ».
        Je dirais surtout qu’il passe à côté de l’essentiel. Ce Benny Tai n’est rien d’autre qu’un pion des EU. Et ce mouvement n’est rien d’autre qu’une énième ingérence des EU pour porter au pouvoir un gouvernement fantoche qui sert leurs intérêts.
        Je vous renvoie vers 2 articles traduits par les-crises.fr qui donnent une image bien plus précise et plus juste de ce qu’il se passe réellement à HK :
        http://www.les-crises.fr/les-etats-unis-reconnaissent-quils-financent-occupy-central/
        http://www.les-crises.fr/les-etats-unis-approuvent-ouvertement-le-chaos-qu-ils-ont-cree-a-hong-kong/


      • Croa Croa 19 octobre 2014 11:03

        Merci Herby ça devient plus concret en effet...


      • Hijack Hijack 19 octobre 2014 01:11

        Compte tenu de tout se qui se trame contre la Russie et la Chine, ne cherchons qu’une chose : à que cela profite ! 


        • Stof Stof 19 octobre 2014 01:19

          Cet article provient du Monde, déjà ça sent l’entourloupe.
          La révolte de HK est tout simplement le résultat des ONG américaines qui sont à la manoeuvre. Les mêmes qu’ailleurs donc. Alors ce charabia sur une génération déçue, on pourrait le ressortir pour n’importe quel pays, en particulier les pays de l’UE par exemple. Ca ne génère pas pour autant toute une logistique insurrectionnelle , avec logos, slogans et leaders sortis de nulle part.


          • Sonia Bressler Sonia Bressler 19 octobre 2014 10:17

            Si j’étais journaliste au Monde cela se saurait smiley Pour le reste nous le savons tous, mais cela n’empêche pas un bel écart de langage et donc de pratique. Toute manipulation passe par la langage. 


          • Pere Plexe Pere Plexe 19 octobre 2014 12:23

            Et que les USA soutiennent une révolte contre un système électoral indirect ne manque pas de sel quand on connait le mode d’élection du président des states...


          • filo... 19 octobre 2014 02:24

            @l’auteure
            J’ Psaki porte parole US a reconnue que les USA sont derrière ce mouvement à Hong Kong.

            Cela me semblait déjà avant rigolo car je me suis dis qu’ils sont cons ces amerloques, incapable d’inventer quelque chose de nouveau : révolution orange en Ukraine et hop !
            Révolution des parapluies ici...

            Donc les malfaisants sont encore une fois à l’ouvre !

            Vos explications et développements dans votre article finalement tombent à côté de la réalité. Et les théories sur la spontanéité du mouvement aspirant à la démocratie à l’occidental sont pas seulement naïves mais carrément trop, beaucoup trop naïves.
            Soit vous faites exprès, soit vous nous prenez pour des imbéciles et de moutons.

            La preuve, vous n’avez jusqu’à là répondu à aucun des commentaires.
            Ce n’est as correct, c’est plutôt méprisant de votre part.


            • ballytom ballytom 19 octobre 2014 05:34

              Pendant les 150 ans que les colons britanniques ont régné sur Hong Kong, la Grande-Bretagne n’a jamais permis à la population de Hong Kong d’élire son propre gouverneur...


              • Francisco Francisco 19 octobre 2014 10:15

                Absolument, j’adore l’hypocrisie occidentale qui s’inquiète de manière très sélective sur le désire de démocratie des populations.


              • Piotrek Piotrek 19 octobre 2014 14:08

                Absolument, les habitants de Hong Kong font déshonneur à leur héritage !

                Pour supporter le gouvernement chinois mis à mal par les systèmes insidieux de communication de masse étatsunienne, je propose que nous tous, chers confrères, fassions une grève illimitée de l’usage d’Internet pour leur montrer à petits effrontés ce qu’est le respect.

                (allez on y croit !)


              • volpa volpa 19 octobre 2014 08:34

                Un grand article pour ne pas dire grand chose et faire l’intelligent.

                On sait tous d’où vient la manipulation de ces porteurs de parapluies.

                Préoccupez vous de préférence de ceux qui souffrent dans les belles démocraties donneuses de leçon.


                • Sonia Bressler Sonia Bressler 19 octobre 2014 10:15

                  La manipulation des consciences passe par le langage, les lieux d’échanges et/ou réseaux sociaux. Et pour faire une équation simple « qui détient les réseaux détient une partie du pouvoir ».... Dormez chers concitoyens, les démocraties veillent... D’ailleurs personne ici ne cherche à masquer les enjeux, mais juste à montrer que le gouvernement chinois doit prendre en compte cet écart de langage généré par une éducation occidentale à Hong Kong. 


                  • Piotrek Piotrek 19 octobre 2014 13:52

                    Rassurez-vous, les réactions un peu bizarres, ne viennent pas de la part de commentateurs pro-chinois, mais uniquement d’anti-américains convaincus.


                  • filo... 19 octobre 2014 12:16

                    @l’auteure
                    Pour appuyer mon précédent commentaire je vosus renvoi le lien ci-dessous.

                    Pour un article engagé comme le votre le minimum nécessaire avant d’écrire est d’enlever des lunette noire de soudeur et de diversifier vos sources d’informations.
                    De se contenter, comme vous le faite, de consulter que des « merdias officiels » vous prenez des risques inconsidérés de vous engager sur des terrains glissants et dans des sables mouvants.


                    http://www.legrandsoir.info/hong-kong-un-virus-sous-le-parapluie.html


                    • L'enfoiré L’enfoiré 19 octobre 2014 14:31

                      filo, 


                      J’ai été cherché le commentaire derrière cet article mentionné qui dit

                      « Dommage que les secrets de la réussite de la résistance non-violente ne soient nulle part investigués ? :Votre analyse est partiellement vraie,mais il y manque l’essentiel ,c’est l’ampleur de la corruption et sa conséquence le mal de vivre pour des millions de jeunes (étudiants, ouvriers, chomeurs) en rage,qui met ces millions dans la rue, susceptibles de toutes les manipulations.

                      Le mouvement de contestation a HK a eu lieu pendant les vacances universitaires et s’est arreté a la reprise des cours et il n’a pas été seulement non violent.

                      Les conditions miserables de la vie etudiante d’une majorité, vivant dans un univers capitaliste ultra violent, en sont la premiére cause.

                      La jonction avec les dockers en gréve,a debuté pendant ces évenements et elle aboutira un jour,revelant la vraie nature de classe de ce mouvement de jeunes précaires .

                      Noir vs Jaune : antagonisme de classe et le « Mouvement des Parapluies » de Hong Kong »


                      Cela pour être complet, bien sûr.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 19 octobre 2014 14:33

                      En fait comme toujours, c’est comme pour l’Europe, il y a ceux qui y sont et qui veulent en sortir, et les autres qui n’y sont pas et qui veulent y entrer.

                      Remplacez le mot Europe par démocratie, dans ce cas.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 19 octobre 2014 14:40

                      Une autre histoire, d’une autre ville, Shanghai.

                      Mais nous étions lors de sa sortie à la veille de 2010


                    • Gérard Luçon Gérard Luçon 19 octobre 2014 16:53

                      l’auteure, dommage que l’analyse oublie totalement le rôle des USA et des anglais dans les mouvements de protestation ici et là, en Chine ! Le Tibet, offert à la Chine de Tchang Kai Chek par Roosevelt, est devenu un enjeu stratégique pour les USA dès lors que Mao a pris le pouvoir, et les actions de déstabilisation ont commencé ; récemment l’offensive terroriste dans l’ouest (Ouighours) a remis aussi au goût du jour la méthode « Ben Laden » ; au moment ou je vous envoie ce petit texte, il n’y a encore eu aucun mort suite à ces manifestations, alors les 40 heures de garde à vue sont totalement insignifiantes !

                      Par contre ce qui est extrêmement signifiant est l’importance démesurée que les médias occidentaux donnent à ces manifestations, tout en taisant la guerre civile en Ukraine, ce qui semble prouver qu’il est plus facile d’envoyer des reporters et de filmer en Chine (communiste) qu’en Ukraine (démocratie) ...

                      Enfin pour avoir vécu en Chine je peux affirmer que ce pays vit avec deux pouvoirs, les gardiens du temple qui sont à Beijing et les économistes qui sont à Shanghai, et que ces deux pouvoirs s’entendent particulièrement bien ...


                      • Sonia Bressler Sonia Bressler 19 octobre 2014 18:05

                        Tout cela est dans l’article. Sauf que mon angle d’attaque est celui du langage. Concernant le Tibet, je connais assez le sujet pour avoir écrit deux ouvrages dessus. Malheureusement en France cette vision est assez mal entendue ! Au plaisir de vous lire. 


                      • Flip-flop Flip-flop 19 octobre 2014 20:52

                        pour le Tibet, on dit qu’il a été un pays indépendant avant 1950, envahi par la Chine.....

                        voir ces cartes du monde publiées avant 1950, y compris la carte de l’ONU, la société la plus prestige au monde de géographie : National geographic, toutes les cartes sont bien indiquées que le Tibet était une partie de Chine avant 1950,

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                        • Gérard Luçon Gérard Luçon 20 octobre 2014 08:26

                          @Flip-Flop : La seule époque où le Tibet a été indépendant, c’est à dire avec un gouvernement et des représentations à l’étranger a été sous le règne des Tubo, vers le 9ème siècle,cela a duré environ 150 ans ; c’est au moment où ce royaume s’est étendu jusqu’à conquérir une partie de la Chine


                        • Flip-flop Flip-flop 20 octobre 2014 10:05

                          @Gérard Luçon

                          heureusement vous m’avez dit qu’au 9e siècle, à cet époque, les USA n’existe pas encore, et le territoire français était comment ? pouvez-vous me dire ? beaucoup de territoires à l’époque, ont été annexés par la France aujourd’hui. ha ha ha


                        • Gérard Luçon Gérard Luçon 21 octobre 2014 07:57

                          hors sujet, mon cher Flip-flop .... seriez-vous mal comprenant ?


                        • pierre258 pierre258 20 octobre 2014 08:02

                          Déstabiliser la Chine fait partie intégrante de l’agenda des Etats-Unis en 2014. A ce sujet, il est un article très intéressant sur news360 : http://news360x.fr/exclusif-comment-les-etats-unis-faconne-monde-en-2014/


                          • Laulau Laulau 20 octobre 2014 09:46

                            Le Traité de Nankin (29 août 1842), établit de nouvelles possibilités pour les occidentaux. Il ouvre quatre nouveaux ports au commerce et proclame la cession de l’île de Hong Kong au Royaume-Uni. La Chine est aussi dans l’obligation de verser des indemnités de 21 millions de dollars sur 4 ans, pour la drogue détruite en 1839.« 

                            La Chine condamnée pour avoir détruit la drogue que les anglais introduisaient sur son territoire, je m’étonne que la grrrrande démocratie britannique ne fasse pas amende honorable pour cette abjection. C’est pourtant ce traité inique qui permettait à »sa majesté " de régner sur Hong Kong il y a à peine vingt cinq ans.


                            • lsga lsga 20 octobre 2014 10:27

                              Une analyse idéaliste petite bourgeoisie, qui croit pouvoir fonder la lutte des Classes sur des questions de Nations. 


                              La Révolution : c’est le prolétariat qui prend conscience de lui-même en tant que classe et qui tente de renverser la Bourgeoisie pour s’approprier le pouvoir. C’est exactement ce qui se passe à Hong Kong.

                              Il n’y a pas « Deux systèmes » en Chine. La Chine n’est pas socialiste, pas le moins du monde, à aucun égard. La Chine est un pays Fasciste, basé sur un vieux Capitalisme d’État, où les bourgeois fonctionnaires bureaucrates ont tous les pouvoirs. Le Socialisme, ce n’est pas cela. 





                              • lsga lsga 20 octobre 2014 11:33

                                tout à fait flipflop ! Mais, pourquoi mette cela sous mon commentaire ?


                              • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 20 octobre 2014 12:20

                                @ Isga,

                                « La révolution, c’est le prolétariat qui prend conscience de lui-même en tant que classe et qui tente de renverser la Bourgeoisie pour s’approprier le pouvoir ».

                                Toutes les révolutions occidentales ont failli. A commencer par la Guerre d’Espagne, où les staliniens ont trahi les anarchistes qui avaient presque réussi. Ce qui a fait le jeu des nationalistes.

                                La seule révolution réussie fut celle, chinoise, du Grand Timonier : Mao Tsé Toung qui s’appuya sur le prolétrait terrien en particulier (voir la longue marche), et se battit contre les Kuomintang.
                                Grâce à ceux, et parce que la petite bourgeoisie (que vous pourfendez tant,) s’est jointe à la révolution, excédée par les impôts et la corruption du Généralissime Tchang Kaï Chek.

                                C’est alors que la Chine a relevé la tête ! Que cet empire déchu, morcelé, éclaté par les Occidentaux qui s’en partageaient les défroques ont pu recréer une Nation Marxiste, certes, que le Général de Gaulle a été le premier à reconnaître en 1947 !

                                Aujourd’hui, la Chine est une puissance démographique et industrielle de premier ordre. Même si des progrès sociaux doivent être envisagés rapidement. C’est vrai !

                                Mais il n’en reste pas moins, qu’actuellement, les US restent les premiers prédateurs (guerres et exploitations de la planète en tout genre) que nous devons considérer.

                                Vous parlez souvent de grande révolution prolétarienne, mais justement, ce concept reste une utopie. Cela peut être dommage, je n’en disconviens pas, mais dire qu’un raisonnement passant par la « Nation » est erratique, je vous rappelle que Cuba est une Nation, la Bolivie, une autre, Equateur, Vénézuela, etc...

                                La mondialisation prolétarienne dans l’absolu, serait l’application stricto sensu de l’Anarchie, dont le terme a été largement dévoyé, en faisant l’amalgame avec le chaos. Or, bien au contraire, la réduction à des petites entités territoriales auto-gérées seraient applicables, en Occident, en Orient ou en Amérique Latine, voire en Amérique du Nord, à partir du moment où les peuples l’accepteraient détachés complètement des sociétés pyramidales qui mettent en avant le rôle essentiel du Chef !


                              • lsga lsga 20 octobre 2014 12:27

                                Nicole : toutes les Révolutions ont failli, sans exception.


                                Le rôle d’une Révolution, c’est toujours d’amener plus de démocratie. Or, les révolutionnaires sont toujours minoritaires, et les conservateurs et les réactionnaires dans votre style toujours majoritaires. Donc, quand les Révolutionnaires instaurent les réformes démocratiques, ce sont les réactionnaires qui en profitent (ex : la Tunisie et enhada), sauf quand les Révolutionnaires deviennent eux-même réactionnaires (ex : l’URSS et Lénine).

                                Mais ce n’est pas grave... Car le rôle d’une Révolution est de faire avancer l’Histoire sur le long terme. Et à ce niveau, toutes les révolutions ont réussi.

                                Pour ce qui est de votre soucis des réussites économiques nationales, c’est la question la moins importante. 

                              • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 20 octobre 2014 12:51

                                @ Isga,

                                La démocratie, et non pas la Démocratie n’est rien d’autre que le suffrage universel, appliqué un peu partout dans les régimes républicains. Ca ne veut strictement rien dire. Ou plutôt, c’est le terme employé à tort et à travers par les US, pour désigner leur nation capitaliste.

                                Quant au qualificatif « réactionnaire » que vous m’appliquez avec beaucoup de légèreté, il relève d’un jugement rapide, exclusif, partial, à la St-Just !

                                Bonne journée.


                              • filo... 20 octobre 2014 12:54

                                @Nicole Cheverney
                                Il parait que les autorités française financent des trolls pour qu’ils viennent polluer les médias alternatifs.

                                Peut être que Isga, ce turban rouge, ce pseudo marxiste est l’un de ces trolls ?

                                Si non cela me parait difficilement explicable comment quelqu’un comme lui peut déverser à tir larigot des balivernes sans queue ni tête.


                              • lsga lsga 20 octobre 2014 12:58

                                Nicole, le courant démocratique est celui qui tend à toujours plus partager le contrôle de l’appareil de production entre tous.


                                La République est la version bourgeoise de la Démocratie, dans laquelle les bourgeois se partagent entre eux le contrôle de l’État via des élections aux quelles les prolétaires sont conviées. 

                                La République n’est pas parfaite, le conseillisme, véritable démocratie directe mondiale, sera beaucoup mieux.

                                Toutefois, le mode Étatique-Autoritaire du Capitalisme Russe et Chinois est encore pire. C’est un vieux reste de Bismarckisme



                              • Flip-flop Flip-flop 20 octobre 2014 20:40

                                pour vous faire comprendre qu’il faut citer les preuves lorsque vous voulez critiquer les autres


                              • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 20 octobre 2014 11:19

                                @ Sonia Bessler,

                                Vous dîtes : « mon angle d’attaque est celui du langage ». Justement c’est cela qui me gêne. Car actuellement, les études épistémologiques, portent sur l’étude du « langage » en priorité (faut-il savoir encore quel sorte de « langage »,( langage gestuel, langage évolué, langage machine) ?, etc...
                                En fait, ces théories d’étude du « langage et du comportement » ont été vulgarisées via le « Management » venue d’Outre-Atlantique, d’inspiration ultra-libérale, ce qui n’échappera à personne. Et l’on sait les dégâts qu’ils font, au plan du tissu social.

                                Personnellement je me réfèrerai à la « dialectique », forme la plus accomplie d’imprégnation révolutionnaire-marxiste. (La dialectique matérialiste).

                                Les capitalistes, les ultra-libéraux ont bien retenu la leçon de leurs détracteurs : ils reprennent à leur compte les subtilités de la dialectique, pour asséner au marteau-pilon, leurs logorrhées mortifères. Les faussaires se sont ré-appropriés, en quelques sortes, les outils révolutionnaires marxistes.

                                Quant à la pseudo-révolution des parapluies, elle s’éteindra comme un feu de paille.

                                Une chose m’intrigue. C’est la symbolique du « Parapluie » ! Ne relève-t-elle pas de l’image néo-coloniale véhiculée tout au long du XIXe et de la première moitié du XXème siècle en Europe et aux US, celle du bon vieux Chinois méditant sous son couvre-chef déployé ? Parapluie très souvent de marque anglaise, à l’époque. On retrouve cette image conforme à la vision étriquée et caricaturale des Européens, sur la Chine, jusque dans « Tintin et le Lotus Bleu ».

                                C’est dire le niveau actuel d’imbécillité des organisateurs/financeurs de ces mouvements d’agit/prop (dialectique matérialiste), de Hong Kong, et de cette bouffonnade téléguidée depuis l’Occident.


                                Cordialement.

                                • Sonia Bressler Sonia Bressler 21 octobre 2014 14:32

                                  Chère Nicole,


                                  Quand je dis « langage », je dis « langage », je ne dis pas langue uniquement, ou mot. Le langage est une problématique qui existe bien avant les problématiques matérialistes. Mon intérêt et mes recherches se portent là où le langage (principe différenciant entre le tribu ou les familles) s’est fait peu à peu contaminer par le langage marketing. Peu à peu les codes familiaux se sont ouverts à cette langue nouvelle, et l’intimité même a changé. 
                                  Nous pourrions évoquer, ensuite, l’apparition et puis la domination de certains moteur de recherche mais ce n’est pas suffisant. L’apparition de la propagande publicitaire va de paire avec la création de besoins imaginaires, qui ont eux-aussi leurs mots. Les réseaux sociaux ne sont qu’une simple amplification de ce phenomène. C’est cela la contagion des réels dont je parle... 

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