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Hu Yaobang, le réformiste à l’origine du vent de liberté à Tiananmen

« J’ai personnellement constaté à quel point Hu Yaobang s’engageait dans son travail jour et nuit, travaillant pour le bénéfice du peuple et pour le parti. (…) Je garde dans mon cœur ses précieux enseignements. Son style et son attitude ont grandement influencé mon travail, mes apprentissages et ma vie. (…) J’écris pour dire à quel point il me manque. » (Wen Jiabao, "Le Quotidien du peuple", le 15 avril 2010).



L’article de Wen Jiabao, alors Premier Ministre, dans "Le Quotidien du peuple", il y a cinq ans, avait surpris tous les sinologues tandis que la mémoire de Hu Yaobang pose toujours problème avec le pouvoir communiste, malgré (à l’époque) la présence de deux de ses protégés aux premiers postes du pouvoir. Cet hommage ne fut cependant suivi d’aucune conséquence. Une biographie en trois volumes attend encore d’être publiée sans censure gouvernementale. Son centenaire changera-t-il la donne ?

Effectivement, Hu Yaobang est né il y a exactement 100 ans, le 20 novembre 1915 dans le district de Liuyang (province du Hunan). "Main gauche" de Deng Xiaoping aux côtés de Zhao Ziyang ("main droite"), Hu Yaobang fut le véritable successeur de Mao Tsé-Toung à la tête du Parti communiste chinois après la sorte d’interrègne assuré par Hua Guofeng. Arrivé au pouvoir grâce à la victoire des "réformistes" sur les "conservateurs" et soutenu par Deng Xiaoping, Hu Yaobang fut néanmoins limogé en 1987 après avoir montré trop de compréhension aux étudiants qui manifestaient. Sa mort, au printemps 1989, a conduit à la plus grande révolte populaire en Chine communiste mais qui a fini dans le sang de la Place Tiananmen. Je propose un modeste rappel de l’histoire de la Chine populaire associée à celle de l’un de ses dirigeants les plus réformistes, Hu Yaobang.


Engagé dans la révolution communiste dès 14 ans

Issu d’une famille paysanne très pauvre, Hu Yaobang s’est engagé très jeune, en 1930, au Parti communiste chinois (parti unique après 1949) et participa à la Longue Marche entre octobre 1934 et octobre 1935. Il fut directeur adjoint du département politique de l’école politique et militaire antijaponaise du peuple chinois et chef du département de l’organisation du département politique général de la commission militaire du comité central du Parti communiste chinois (on notera la bureaucratie des titres !). Entre 1945 et 1949, il fut directeur du département politique d’un groupe d’armées de l’armée populaire de libération de la Chine.

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Soutenu très rapidement par Deng Xiaoping (1904-1997), il a pris des responsabilités importantes dans l’appareil communiste, tant dans les organisations de jeunesse que dans le parti. Il fut le premier secrétaire du comité central de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise de 1952 à 1965 (poussé par lui, Hu Jintao occupa aussi ce poste de 1982 à 1985) et le premier secrétaire du comité du parti de la province du Shaanxi en 1965.


Le Grand Bond en avant et ses conséquences (1958-1966)

Mao Tsé-Toung (1893-1976) décida du Grand Bond en avant qui fut une catastrophe humanitaire. Les théories fumeuses de Lyssenko et la collectivisation de l’agriculture ont provoqué en effet la Grande famine de 1958 à 1962 qui a fait environ 45 millions de morts (les historiens sont encore assez discordants sur le nombre estimé, entre 30 ett 55 millions de morts sur une population de 650 millions d’habitants). La production de céréales a chuté de 200 millions de tonnes en 1958 à 143 millions de tonnes en 1960. Le taux de mortalité a plus que doublé.

Le secrétaire du parti à Xinyang, Yu Dehong, a témoigné : « Je suis allé dans un village de la province et j’y ai vu une centaine de cadavres. Je suis allé dans un autre village et y ai vu une centaine d’autres cadavres. On disait que les chiens mangeaient les corps. J’ai dit que ce n’était pas vrai, les chiens ont depuis longtemps été mangés par la population. ». Journaliste, Lu Baoguo a aussi témoigné : « Dans le comté de Guangshan, une personne sur trois était décédée. Bien qu’il y eût des morts partout, les dirigeants locaux se délectaient de bons repas et d’alcool. ». Les gens cachaient les cadavres pour garder le nombre de rations auxquelles ils avaient droit.

À la suite de ce désastre alimentaire, Liu Shaoqi (1898-1969) fut élu le 27 avril 1959 Président de la République populaire de Chine en remplacement de Mao qui était à ce poste depuis le 27 septembre 1954. Bien que contesté, Mao est cependant resté président du comité central du parti (du 20 mars 1943 au 9 septembre 1976), le cœur du pouvoir politique en Chine populaire (encore aujourd’hui), souvent associé (sauf à l’époque de Deng Xiaoping), au poste de président de la Commission militaire centrale.

Liu Shaoqi s’opposa à Mao et gouverna la Chine avec la majorité des cadres du parti dans une voie modérée pour redresser l’économie du pays. Selon l’historien Yang Jusheng, Liu Shaoqi a lancé à Mao : « Avec autant de morts de faim, l’Histoire retiendra nos deux noms et le cannibalisme sera aussi dans les livres. ». Mais Mao lui avait déjà répondu, à propos de la poursuite des exportations de céréales malgré la famine (cela fait penser à la grande famine en Irlande) : « Distribuer les ressources de façon égalitaire ne fera que ruiner le Grand Bond en avant. Quand il n’y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population, afin que l’autre moitié puisse manger suffisamment. ».


La Révolution culturelle et ses conséquences (1966-1973)

Pour reprendre le leadership sur le parti, Mao a imaginé en 1966 la Révolution culturelle qui se solda aussi par plusieurs millions de morts (il a même dû arrêter le mouvement en 1969 car il ne le contrôlait plus). Mao orchestra en même temps des purges au sein du parti pour asseoir complètement son pouvoir.

En 1967, Liu Shaoqi fut exclu du parti, arrêté et battu par les gardes rouges. Il fut ensuite destitué de la Présidence de la République le 31 octobre 1968 et mourut des traitements qu’il a subis en prison le 12 novembre 1969. Il ne fut réhabilité qu’en mai 1980 par Deng Xiaoping. Pour éviter toute concurrence avec Mao, il n’y a plus eu de Présidence de la République jusqu’au 18 juin 1983 avec la nomination de Li Xiannian (1909-1992), plus ou moins proche de Deng, jusqu’au 8 avril 1988.

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Parmi les autres victimes de la Révolution culturelle, justement, Deng Xiaoping. Et aussi Hu Yaobang qui fut écarté de ses responsabilités politiques et déporté dans un village rural pendant deux ans. Au début des années 1970, Hu Yaobang fut réhabilité et chargé par Deng de réhabiliter les intellectuels qui furent pourchassés pendant la Révolution culturelle.

Il est toujours assez confus de bien comprendre où se situait l’exercice du pouvoir à cette époque en Chine. Mao jouait sur trois factions rivales qu’il favorisait alternativement pour mieux les contrôler : celle de Lin Biao qui avait le contrôle de l’armée populaire, celle des pragmatiques avec Zhou Enlai et Deng, et les extrémistes (gauchistes) de la Bande des Quatre, dirigée par la femme de Mao, Jiang Qing (1914-1991), à l’origine des pires excès de la Révolution culturelle.


Deng en futur successeur (1973-1976)

Deng Xiaoping reprit de l’importance dans l’appareil du parti à partir du 20 mars 1973 et fut formellement nommé Vice-Premier Ministre le 4 janvier 1975 (il l’était déjà par intérim depuis la mort suspecte de Lin Biao le 13 septembre 1971), pour suppléer celui qui l’avait protégé et réhabilité, Zhou Enlai (1898-1976), profondément malade, qui fut Premier Ministre du 1er octobre 1949 au 8 janvier 1976.

La mort du populaire Zhou Enlai, le 8 janvier 1976, modifia profondément le cours des événements. Craignant de perdre son pouvoir, Mao interdit toute manifestation de deuil à partir du 15 janvier 1976 et nomma Hua Guofeng (1921-2008) Premier Ministre le 4 février 1976, considéré comme le dauphin de Mao pour contrer les ambitions de Deng. Mais toutes les actions du pouvoir visant à discréditer Zhou Enlai de manière posthume renforcèrent son prestige dans la population.

À l’occasion de la fête de Qingming (commémoration des ancêtres), environ deux millions de manifestants se sont rendus sur la place Tiananmen le 4 avril 1976 pour rendre hommage à Zhou Enlai et également critiquer la Bande des Quatre voire Mao. Le mouvement de révolte fut violent et réprimé et s’arrêta le lendemain. Accusé d’être l’instigateur de cette révolte, Deng Xiaoping fut destitué de ses responsabilités le 7 avril 1976, exilé à Canton et devint le chef de file des réformistes en Chine. Hu Yaobang fut également écarté du parti.

Nés la même année et morts la même année, Zhou Enlai et Mao Tsé-Toung ont dirigé la Chine populaire en binôme très complémentaire comme l'a décrit le diplomate américain Henry Kissinger : « Mao dominait tous les rassemblements ; Zhou s'en imprégnait. La passion de Mao s'efforçait d'écraser l'opposition ; l'intelligence de Zhou cherchait à la persuader ou la manipuler. Mao était sardonique ; Zhou perspicace. Mao se considérait comme un philosophe ; Zhou comme un administrateur ou un négociateur. Mao était avide d'accélérer l'histoire ; Zhou se contentait de l'exploiter. » ("On China", 2011).

La mort de Mao Tsé-Toung le 9 septembre 1976 laissa initialement le pouvoir à son dauphin désigné, Hua Guofeng, déjà Premier Ministre, prenant tous les postes stratégiques, président de la Commission militaire centrale le 6 octobre 1976 et président du parti le lendemain. À la tête de l’armée populaire, du parti et du gouvernement, soutenu par les adversaires de la Bande des Quatre, Hua Guofeng (peu connu avant 1976) a surtout assuré un intérim au sommet de l’État.

Il ne tarda pas à agir contre les excès des extrémistes et fit arrêter dans la nuit du 6 au 7 octobre 1976 la Bande des Quatre dont les membres furent exclus à vie du parti en juillet 1977 et jugés en novembre 1980 pour avoir été personnellement responsables de la mort de 34 800 personnes. Le 25 janvier 1981, deux d’entre eux furent condamnés à mort avec un sursis de deux ans (la peine ne fut jamais appliquée et fut commuée en détention à vie en 1983), dont la femme de Mao, Jiang Qing, qui se serait pendue en prison le 14 mai 1991 (sa mort ne fut rendue publique qu’en 1993).


La transition après Mao (1976-1980)

Soutenu par Li Xiannian et le Ministre de la Défense, le maréchal Ye Jianying (1897-1986), Hua Guofeng ne l’était pas vraiment par Deng qui ne voyait pas dans ses premières réformes économiques le moyen de relancer l’économie chinoise. Le 7 février 1977, Hua Guofeng fit l’erreur de publier un texte (dit des "deux imitations") où il s’engageait à respecter scrupuleusement tout l’héritage de Mao. Cela précipita le retour de Deng dès le 22 juillet 1977 comme vice-président de la Commission militaire centrale et Vice-Premier Ministre.

En août 1977, Hu Yaobang fut réhabilité et intégré dans les structures dirigeantes du parti. Il fut nommé directeur du département de l’organisation du comité central du parti, puis directeur du département de la propagande du comité central du parti, troisième secrétaire de la commission centrale de contrôle de la discipline.

Pendant une année, les partisans de Deng se sont renforcés par leurs positions au sein du parti. Le 18 décembre 1978, Deng a triomphé et contrôlait tout le parti sans pour autant prendre des titres officiels, afin de préserver un semblant de direction collective. Hua Guofeng resta alors officiellement à la tête du gouvernement jusqu’au 10 septembre 1980 et à la tête du parti et de l’armée jusqu’au 28 juin 1981, mais sans réel pouvoir.

Ces destitutions tardives voulaient empêcher de trop exposer au public les luttes internes mais Deng Xiaoping avait le contrôle absolu du pouvoir dès lors qu’il avait réussi à faire adopter en 1978 ses réformes économiques qui font encore aujourd’hui leurs effets sur le monde. Ces destitutions ont montré aussi que les titres ne correspondaient pas au pouvoir réel et qu’une disgrâce n’était plus suivie d’une élimination physique comme c’était le cas à l’époque maoïste.

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La succession de Hua Guofeng fut organisée de manière douce au profit de deux réformistes, fidèles de Deng : Zhao Ziyang (1915-2005) fut nommé Premier Ministre du 10 septembre 1980 au 24 novembre 1987 et Hu Yaobang fut nommé à la tête du parti du 28 juin 1981 au 15 janvier 1987 (le poste se transformant le 11 septembre 1982 de président à secrétaire général du comité central du parti pour oublier l’époque maoïste ; il était déjà secrétaire général depuis le 29 février 1980), tandis que Deng Xiaoping n’a jamais été que le Vice-Premier Ministre jusqu’au 10 septembre 1980 mais surtout le stratégique président de la Commission militaire centrale du 28 juin 1981 au 9 novembre 1989 (c’est-à-dire qu’il contrôlait l’armée).


Au pouvoir suprême (1980-1987)

Pendant plus de cinq ans, Hu Yaobang fut le numéro un chinois officiel aux côtés de Zhao Ziyang et de Deng Xiaoping. Dans ses actes, il fut sans doute le plus grand réformiste de l’histoire de la Chine populaire, réhabilitant des milliers de personnes persécutées pendant la Révolution culturelle, en particulier le 4 avril 1979, la dissidente Zhang Zhixin (1930-1975), décapitée après six ans de détention pour avoir critiqué le pouvoir, et en 1981, la dissidente Lin Zhao (1932-1968), exécutée après aussi six ans de détention au cours desquelles elle écrivit avec son sang, faute de stylo (sa mère a appris son exécution car la police était venue lui réclamer le prix de la balle qui avait servi à l’exécuter).

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Hu Yaobang a promu les réformes économiques de Deng mises en œuvre par Zhao Ziyang et a fait beaucoup de déplacements à l’intérieur du pays. Hu Yaobang fut critiqué par les conservateurs pour avoir renoué avec le Japon à partir de 1984. Critiqué aussi pour avoir réduit les budgets militaires, avoir acheté du matériel militaire australien et même pour avoir bu un peu trop bruyamment de la soupe lors d’une réception à Londres, invité par la reine Élisabeth II. Il défendait aussi l’idée d’une autonomie du Tibet et n’hésitait pas à parler de "colonialisme" des Hans. Le dalaï-lama considérait d’ailleurs qu’il fut le seul dirigeant communiste chinois à avoir présenté ses excuses au peuple tibétain pour la répression chinoise au Tibet.

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D’une expression franche, il contrastait beaucoup avec les vieux caciques du parti. Lors d’un déplacement en Mongolie intérieure, il avait encouragé publiquement à manger à la manière occidentale (avec couverts et assiettes) pour réduire les risques d’épidémie. Il fut parmi les premiers à porter des costumes à l’occidentale, sans col Mao. Sans remettre en cause le communisme, Hu Yaobang reconnaissait que le communisme ne pouvait pas résoudre tous les problèmes d’une société et cherchait même à réduire l’influence du parti au sein du gouvernement, en incitant des débats contradictoires dans les médias, même sur les droits de l’Homme et la démocratie.


La disgrâce (1987-1989)

Néanmoins, Hu Yaobang perdit l’appui d’un Deng vieillissant qui lui-même devait faire face aux critiques des conservateurs au sein du parti. Les manifestations d’étudiants de décembre 1986, menées notamment par l’astrophysicien et dissident Fang Lizhi (1936-2012) et vues d’un œil indulgent par Hu Yaobang, furent le déclencheur de sa disgrâce. Il fut destitué le 15 janvier 1987 et remplacé par Zhao Ziyang qui laissa le 24 novembre 1987 le poste de Premier Ministre au conservateur Li Peng (87 ans), protégé de Chen Yun (1905-1995), à ce poste jusqu’au 17 mars 1998. Zhao Ziyang fut considéré comme le dauphin de Deng et Hu Yaobang fut contraint à faire son autocritique comme dans les heures les plus sombres du maoïsme.

Avec l’éviction de Hu Yaobang, ce fut la seule tentative de libéralisation économique et politique qui s’acheva. Par la suite, seule la libéralisation économique prit le pas sur un fond de conservatisme politique qui sévit encore en 2015.

Lui aussi réformiste, Zhao Ziyang fut destitué de la tête du parti à la suite du massacre de Tiananmen le 23 juin 1989 et remplacé par le chef de fil du "clan" de Shanghai, conservateur et dauphin de Deng, Jiang Zemin (89 ans) qui cumula peu à peu tous les postes stratégiques, la présidence de la Commission militaire centrale le 9 novembre 1989 et la Présidence de la République le 27 mars 1993 (ses successeurs Hu Jintao et Xi Jinping firent de même).


La révolte de Tiananmen et le retour des conservateurs (depuis 1989)

Hu Yaobang est mort à 73 ans le 15 mars 1989 à Pékin des suites d’une crise cardiaque qu’il a eue le 8 avril 1989 à Zhongnanhai, au siège du parti, à Pékin, au cours d’une réunion du bureau politique sur l’éducation (il était toujours membre du bureau politique du comité central, réélu en octobre 1987). Il était alors beaucoup admiré par le peuple en raison de son courage et de ses tendances réformistes.

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Comme à la mort de Zhou Enlai, un grand mouvement populaire s’est spontanément développé à partir du 18 avril 1989, pour lui rendre hommage (ses funérailles nationales ont eu lieu le 22 avril 1989, deux jours après une violente dispersion des étudiants par la police). Ce mouvement a abouti au massacre de Tiananmen le 4 juin 1989 et à la reprise en main des conservateurs dans l’appareil du parti, Deng Xiaoping leur donnant raison. L’un de ceux-là, Yang Shangkun (1907-1998), était déjà Président de la République (du 8 avril 1988 au 27 mars 1993) au moment des manifestations.

Quant à Hua Guofeng, il est mort à 87 ans le 20 août 2008 à Pékin, en pleins jeux olympiques de Pékin, et la nouvelle de sa disparition a été très discrètement annoncée par seulement trente secondes dans le journal télévisé (il fut enterré le 30 août 2008 en présence de tous les dignitaires du régime).


Vers un retour de grâce ?

Hu Yaobang fut timidement réhabilité en août 2005, avant des cérémonies organisées discrètement à l’occasion du 90e anniversaire de sa naissance, par son lointain successeur Hu Jintao qu’il avait nommé à la tête de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise en 1982.

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L’un des protégés de Hu Yaobang, Wen Jinbao (73 ans), fut Premier Ministre du 16 mars 2003 au 15 mars 2013 et a écrit un hommage à son ancien mentor le 15 avril 2010. Son fils aîné Hu Deping (73 ans) est un économiste réputé qui a restauré l’archéologie comme discipline universitaire après avoir été supprimée par la Révolution culturelle.

Aujourd’hui, la Chine populaire talonne les États-Unis comme première puissance économique du monde


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 novembre 2015)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Tiananmen.
Hu Yaobang.
Le 14e dalaï-lama.
Chine, de l'émergence à l'émargement.
Bilan du décennat de Hu Jintao (2002-2012).
Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine.
Xi Jinping, chef du parti.
La Chine me fascine.
La Chine et le Tibet.
Les J.O. de Pékin.
Qui dirige la Chine populaire ?
La justice chinoise.

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1 réactions à cet article    


  • amiaplacidus amiaplacidus 20 novembre 2015 10:40

    @l’auteur,
    Je vous dédie cette citation de Pierre Dac :

    "Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir."

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