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Hypocrisie occidentale knocked out par Cuba à Genève

L’opinion dominante véhiculée par la presse occidentale vient de subir une cinglante et historique défaite devant la digne Cuba et ses innombrables amis de par le monde. Cuba, qui ne lutte que par la force de ses idées, de ses succès domestiques et bataillons humanitaires de par le monde, vient de prouver une fois de plus qu’elle est bien le sanctuaire éthique de l’humanité.

Cette humiliante défaite ne peut signifier autre chose qu’une victoire éclatante de la dignité d’un peuple et de la vérité sur les mensonges, les calomnies, les chantages, les menaces, les illégalités et hypocrisies du monde occidental qui se proclame défenseur des droits de l’homme dans le tiers-monde, alors même qu’il a saccagé celui-ci durant des siècles de massacres coloniaux et continue de le faire selon les lois étouffantes et sacrées du marché qu’il impose par la force et le pouvoir économique bâtis sur l’exploitation de ces mêmes peuples.

Cette victoire est donc très encourageante pour les véritables forces de la conscience humaine qui luttent pour un monde juste contre une caste possédante occidentale qui s’autoproclame éthique, démocratique et culte avec ses moyens énormes et iniques de propagandes et coercitions militaires, économiques et financières.

L’on comprend alors pourquoi les traditionnels « défenseurs » de ces droits de l’homme, comme peuvent l’être Le Monde et Libération et quelques agoravoxeurs ne daignent en souffler mot, ne serait-ce que pour s’indigner de cette défaite. Même pas, ils n’osent devoir s’expliquer devant leurs rhétoriques calomnieuses et haineuses, mais bien pensantes, qui justifiaient une décision hypocrite de l’ancien Comité pour les droits de l’homme et qui vient d’être annulée à Genève par le nouveau Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Que s’est-il donc passé exactement au Conseil des droits de l’homme à Genève ? Celui-ci, au terme de sa cinquième session, a décidé d’interrompre le mandat de la dénommée Représentante personnelle du Haut Commissariat des droits de l’homme pour Cuba, ce qui met fin à la manipulation de la part du gouvernement de l’Usanie du thème des droits de l’homme contre Cuba.

Voici ce qu’en dit le ministère cubain des relations extérieures . Avec cette décision, l’Usanie et Israël, toujours unis pour le pire, viennent de perdre leur dernier prétexte pour justifier une tentative génocidaire du peuple cubain au moyen d’un blocus illégale et illégitime. Que vont-ils donc inventer maintenant pour maintenir ce blocus ? Il devient de plus en plus évident pour le monde conscient que Cuba gêne justement pour être le plus ferme défenseur des droits de l’homme, de la justice et de la souveraineté des peuples, comme elle le démontre inlassablement avec une dignité et une intégrité exemplaires depuis plus de 48 ans.

Le ministre cubain des Relations extérieures, Felipe Pérez Roque, a souligné que le gouvernement de Bush n’a plus aucun prétexte pour maintenir le blocus économique, financier et commercial imposé à l’île depuis près d’un demi-siècle.


Il a été mis fin à vingt ans de pressions, de chantage et de harcèlement des Etats-Unis contre Cuba sur ce terrain, a signalé Pérez Roque. Il a rappelé que cette fois, les pressions ont atteint un niveau inusité : les pays européens ont eu affaire à plusieurs fonctionnaires nord-américains, dont Condoleezza Rice, et les présidents ont même eu Bush au téléphone.

Mais les délégations du Canada, des États-Unis, d’Allemagne et de la République tchèque se sont retrouvées isolées face à un groupe de 26 pays, soit les deux tiers.

Le ministre a remarqué que les nations de l’Union européenne n’ont pas pu rompre le consensus et ont voté pour Cuba.

Pour lui, la situation créée par le bloc communautaire est maintenant curieuse, puisqu’il semble rallié au point de vue selon lequel il n’existe pas de raisons justifiant le maintien de l’île sous observation du CDH. Il faut donc attendre de l’Europe de nouvelles initiatives de rectification dans un proche avenir.

Dans ce sens, il convient en toute logique d’abolir ladite position commune de l’UE, adoptée en 1996 à la demande de l’ex-chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, et rédigée par des fonctionnaires nord-américains, et de lever les sanctions imposées en 2003 et suspendues en 2005.

Le nouveau Conseil des droits de l’homme, maintenant présidé par le Mexique, a rejeté cette politique de persécution et de chantage menée contre Cuba. Felipe Pérez Roque a vu dans la position de la délégation mexicaine un geste d’amitié qui s’écarte de la position assumée par le gouvernement précédent de ce pays.

Il a relevé que les États-Unis n’ont pas présenté leur candidature à la nouvelle commission, sachant d’avance qu’ils n’obtiendraient pas le soutien nécessaire pour être élus par le vote secret.

-----

Maintenant, c’est l’Union européenne qui doit rectifier les erreurs commises envers Cuba.
Déclaration du ministère des Relations extérieures sur les conclusions du Conseil des relations extérieures de l’Union européenne sur Cuba

Le Conseil des ministres des Relations extérieures de l’Union européenne a adopté le 18 juin plusieurs décisions sur Cuba. Le document, diffusé par l’Union européenne sous le titre « Conclusions sur Cuba », contient une proposition de « dialogue politique intégral et ouvert avec les autorités cubaines... sur des bases réciproques et d’intérêt mutuel » dont le ministère des Relations extérieures de Cuba a pris note et dont il considère qu’il s’agit d’une rectification nécessaire.

Cependant, ce document ne mentionne pas les dénommées sanctions que l’Union européenne a essayé d’appliquer contre Cuba, d’une façon injuste et irréfléchie, en 2003 et qu’elle a seulement suspendues il y a deux ans, par orgueil.

Avec Cuba, seul sera possible un dialogue entre pays souverains et égaux, sans conditions ni menaces en suspens. Si l’Union européenne désire un dialogue avec Cuba, elle doit éliminer définitivement ces sanctions, qui depuis lors sont inapplicables et insoutenables.

Les « Conclusions » ne mentionnent pas non plus la dénommée « Position commune », décidée de manière précipitée par les ministres des Finances de l’UE en 1996 sous la pression d’Aznar et à partir d’un première copie écrite au Département d’Etat nord-américain.

Après tant d’erreurs et d’échecs, la seule conclusion évidente que l’Union européenne devrait tirer est que la dénommée « Position commune » doit disparaître, car il n’y avait et il n’y a aucune raison pour qu’elle existe et parce qu’elle empêche de soutenir une relation normale, de respect mutuel et d’intérêt commun envers notre pays.

On doit reconnaître qu’un groupe de nations européennes influentes ont réalisé des efforts pour changer cette situation ridicule. D’autres, comme la République tchèque, se sont comportés comme des pions nord-américains sur la carte européenne.

D’autre part, les « Conclusions du Conseil » s’immiscent d’une manière calomnieuse dans les affaires strictement intérieures cubaines, émettent des jugements et annoncent des actes d’ingérence et hypocrites que Cuba considère comme offensants, inacceptables et qu’elle rejette énergiquement.

Nous ne reconnaissons aucune autorité morale à l’Union européenne pour juger ni conseiller Cuba.

Si le Conseil, quand il fait allusion à la délégation temporaire des fonctions du président Fidel Castro au camarade Raul Castro en qualifiant ce fait de « nouvelle situation », exprime l’illusion qu’il existe des contradictions ou des différences entre les leaders de la Révolution et une division parmi les révolutionnaires cubains, il se trompe encore. La Révolution est plus solide et plus unie que jamais.

Notre pays a risqué sa propre existence, a résisté de façon héroïque et a lutté vaillamment depuis plus d’un siècle pour défendre son indépendance. Cuba est un pays indépendant et souverain, et l’Union européenne se trompe si elle pense qu’elle peut nous traiter autrement que d’égal à égal.

L’Union européenne a montré une persistante et humiliante subordination aux Etats-Unis, qui l’empêche d’avoir des positions basées sur les intérêts européens et la rend complice, même si elle dit le contraire, du blocus criminel et inhumain que ce pays applique contre le peuple cubain, et à propos duquel les « Conclusions » n’osent dire un mot. Dans la déclaration du sommet qu’elle a réalisé avec les Etats-Unis en avril, l’Union européenne s’est soumise en mettant en question Cuba et en acceptant une mention reconnaissant la légitimité du « Plan Bush ». Ses conciliabules avec les messagers de l’empire ne sont pas un secret, y compris avec le pseudo gouverneur nommé par les Etats-Unis pour Cuba, et la présence de ses fonctionnaires dans des évènements anti-cubains à Miami ou célébrés en Europe mais financés par Washington, est fréquente.

L’Union européenne est honteusement hypocrite quand elle met en cause injustement Cuba, mais se tait sur les tortures nord-américaines dans la base navale illégale de Guantanamo, qui usurpe un territoire cubain, et à Abu Ghraib, dont sont également victimes des citoyens européens. Elle tait impudiquement les enlèvements de personnes orchestrées par les services spéciaux états-uniens dans des pays tiers et a prêté son territoire pour collaborer avec les vols secrets de la CIA et pour cacher les prisons illégales. Elle n’a rien dit non plus sur les dizaines de personnes disparues dans ces circonstances ni sur les centaines de milliers de civils irakiens assassinés en Irak.

C’est l’Union européenne qui doit rectifier les erreurs commises envers Cuba. Tout pas dans la bonne direction sera bien accueilli. Mais rien ne presse : nous avons tout le temps du monde.

par Michel Maugis (son site) mercredi 27 juin 2007 - 40 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Dioplr (xxx.xxx.xxx.4) 27 juin 2007 16:56

    Les droits de l’homme sont 32 parmi lesquels :
     le droit au logement : Cuba est le seul pays ou il n’y a pas de sdf, 85% de la population cubaine est propriétaire de son logement
     le droit à la vie : Cuba possède la meilleure espérance de vie de l’Amérique Latine qui dépasse de 11 ans la moyenne de la région.
     le droit à la santé : Cuba est le seul pays ou la médecine est gratuite et universelle même si le blocus made in USA provoque des pénuries de certains médicaments
     le droit à l’éducation : Cuba est le seul pays des Amériques ave cun analphabétisme nul (battant même les USA et le Canada), 40% de la population cubaine a le niveau bacc. Les études sont entièrement gratuites de la maternelle jusqu’au doctorat. Même les forunitures scolaires, les livres et les cantines sont gratuits. Cuba fait même mieux en exportant ces droits dans des dizaines de pays pauvres ou Cuba envoie ses 25 000 médecins coopérants.

    Pendant ce temps nos pays riches et puissants privatisent la santé, augmentent les sans abri, coupe dans les logements sociaux et envoient des soldats et des armes dans les pays pauvres . C’est vrai qu’ils doivent être genés que maintenant le processus de vérification de la situation des Droits de l’homme soit universel.

  • Par nephilim (xxx.xxx.xxx.239) 27 juin 2007 17:13

    2 voyages à Cuba et je confirme bon article mais malheureusement qui sera encore une fois décrié par des gens n’y ayant jamais mis les pieds et ne restant que sur des reportages etatsuniens ou contre une idéologie differentes de leur systeme economique. 50 ans d’embargo economique "à ils ont des raisons de vous parraitre malheureux".Mais qu’elle richesse intelectuelle. c’est un peuple qui est fier et qui resiste encore et toujours à l’envahisseur ;)

  • Par Michel Maugis (xxx.xxx.xxx.183) 29 juin 2007 18:10
    Michel Maugis

    Michel Maugis @ Romain Baudry

    L’Union Européenne est libre de critiquer le régime cubain et le régime cubain est libre de juger ces critiques infondées et/ou de critiquer l’Union Européenne en retour. C’est aussi simple que ça.

    Réponse du traducteur en français de Fidel. LETTRE OUVERTE AU CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE

    La Havane, le 24 juin 2007

    Mesdames et messieurs les Ministres,

    « Nous ne demandons rien à personne, nous ne mendions pas de prêts ni ne supplions à genoux qu’on nous achète notre sucre : nous offrons tout simplement ce que nous avons, nous respectons les peuples voisins et tous les peuples du monde, et nous proclamons notre droit imprescriptible à être considéré un pays pareil à n’importe quel autre de la terre dans le concert des nations libres. Quiconque nous accepte ainsi sera notre ami, peu importe l’idéologie interne qui l’anime, peu importe son système social ou économique. Quiconque ne nous respecte pas comme nation ne peut aspirer à notre amitié, quels que soient les liens qui nous aient unis auparavant et quelle que soit la force qu’il puisse utiliser pour offenser notre patrie. »

    Non, non, ne cherchez pas, ce n’est pas un paragraphe oublié ou égaré de la Déclaration par laquelle le ministère cubain des Relations extérieures a, le 22 juin 2007, répondu à vos « Conclusions sur Cuba » du 18 juin !

    Ces idées, si simples à comprendre quand on a un peu de dignité nationale, ont été avancées voilà maintenant quarante-sept ans, quatre mois et onze jours (par rapport à la date de vos « conclusions »), exactement le 7 février 1960, par quelqu’un dont vous n’avez sûrement le poster punaisé aux murs de vos bureaux lambrissées : Ernesto Che Guevara, devant des travailleurs de l’industrie textile cubaine.

    Ce ne sont pas là des « conclusions », donc, mais bel et bien des prémisses inébranlables sur lesquelles la Révolution cubaine a fondé sa politique extérieure et dont elle ne s’est jamais départie. S’il y avait un tant soit peu de continuité dans la vôtre, autrement dit si les gouvernements ne se relayaient pas là-bas, toutes orientations confondues, pour qu’en fin de compte rien ne change jamais - ce qui a toutefois l’avantage, j’en conviens, de donner l’impression que les peuples du vieux continent ont droit à des choix démocratiques et maîtrisent leurs destinées - il serait plus facile à la diplomatie de l’Union européenne de ne pas commettre impair sur impair vis-à-vis de Cuba. Demandez donc à Washington où là, oui, la continuité poussée jusqu’à l’obsession et quasiment maladive a été la règle, ce qu’il a obtenu après presque cinquante ans, non de simples pétitions et pressions diplomatiques, mais bel et bien de guerre économique et financière, assortie d’actions terroristes, d’une invasion militaire, de tentatives d’assassinat de dirigeants révolutionnaires - même le beau Bob Kennedy du si vertueux clan dont on vient d’apprendre qu’il avait trempé directement dans un plan contre Fidel Castro (comme quoi les General Attorneys de l’Empire se ressemblent, puisque le dernier en date, celui de Bush, valide l’usage de la torture comme moyen légal d’obtenir des renseignements) ? Pourquoi n’en prenez-vous pas de la graine, au bon sens du terme, et ne changez-vous pas votre fusil d’épaule ? Compulsez un peu mieux vos dossiers, épluchez l’histoire, renseignez-vous mieux. Si le poids lourd de l’autre côté du détroit de la Floride n’est jamais arrivé à envoyer la Révolution cubaine au tapis en recourant à ce genre de tactiques, pourquoi supposez-vous que vous, qui n’êtes qu’un poids mouche, ferez mieux ?

    Tant que vous ne vous débarrasserez pas de vos oillères coloniales, v0us continuerez d’aller à l’aveuglette, de faire fausse route. Ce n’est pas en adoptant ce ton (celui de vos « conclusions »), en le prenant de si haut et de si fat avec la Révolution cubaine que vous aboutirez à quelque chose, pour la simple et bonne raison que votre prémisse fondamentale à vous (bandeau de vieille baderne oblige) et qui vous semble irréfutable est absolument et foncièrement erronée : « Cuba doit changer ! »

    Diable, au nom de quoi Cuba devrait-elle « changer » ? Et pourquoi devrait-elle « changer » ? Ne savez-vous donc pas (à croire que l’on ne vous apprend pas grand-chose dans vos écoles d’administration nationale respectives) que Cuba a bel et bien « changé » voilà maintenant presque cinquante ans ? Qu’elle est sortie, au terme d’une révolution populaire (un concept qui veut bien dire ce qu’il veut dire), de l’univers économique et politique dans lequel vous la sommez de se réintégrer toutes affaires cessantes en lui demandant de « changer » ?

    Vous me rétorquerez : mais nos « conclusions » ne parlent pas de « changement ». Ne prenez donc pas la diplomatie cubaine pour une nigaude ! Le mot apparaît noir sur blanc dans celles de 2006 : « l’UE continuera d’offrir à toutes les composantes de la société un soutien concret au changement pacifique à Cuba. » A partir, donc, de cette prémisse erronée : le « devoir » impératif de Cuba de changer, et d’une autre tout aussi défectueuse dans son arrogance : le « droit » sacro-saint de l’Union européenne de l’obliger à le faire, votre proposition de « dialogue » ne peut que capoter avant même de s’engager. Tout simplement, comme le ministère cubain des Relations extérieures vous le signale pour la énième fois, parce qu’elle est hypocrite. Et qu’il ne peut y avoir dialogue qu’entre égaux et sans conditions (dixit Che Guevara supra).

    En fait, votre mentalité coloniale vous empêche de comprendre, tout comme vos collègues du Potomac et de Philadelphie Avenue, que certains gouvernements du tiers-monde, parce qu’ils ont le peuple derrière eux et devant eux et autour d’eux, ont de la dignité - et certains, comme celui de Cuba, parce que garant et moteur d’une vraie révolution, en ont même à revendre - et que jouer les gros bras devant eux est la meilleure manière de se faire refermer la porte au nez.

    Vous avez, certes, mis de l’eau dans le vin de vos « conclusions » antérieures, mais, dissimulées sous votre nouvelle peau de mouton, on voit pointer les oreilles ! Entre autres, ce « droit de regard » que vous vous arrogez du haut de votre (petite) vertu politique. Quelques échantillons : « Le Conseil invite instamment le gouvernement cubain à entreprendre les réformes politiques et économiques nécessaires pour améliorer la vie quotidienne du peuple cubain. L’UE s’intéresse de très près à l’évolution de la situation politique à Cuba, notamment celle des droits de l’homme. » Dites-moi, honorables fonctionnaires, le gouvernement cubain a-t-il jamais adressé aux vôtres des injonctions de ce genre ! Je voudrais bien voir votre tête si La Havane vous « invitait instamment à entreprendre les réformes politiques et économiques nécessaires pour améliorer la vie quotidienne » des millions d’Européens, en particulier des membres des races interlopes et à faciès douteux, qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, les statistiques officielles faisant foi. Ou si elle décidait de « s’intéresser de très près à l’évolution de la situation politique » en Europe, « notamment celle des droits de l’homme » ? Je ne sache pas que vous si soyez si immaculés, messieurs les gouvernements européens, dans ce dernier domaine.

    Alors, pourquoi ce que vous n’accepteriez pas de Cuba, celle-ci devrait-elle l’accepter de vous ? Ne fais pas au prochain ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît. Un bon conseil de diplomatie et de coexistence internationales.

    Bref, il faudra bien que l’Union européenne cesse de vouloir donner des leçons si elle veut vraiment engager ce prétendu « dialogue » avec la Révolution cubaine. Pour l’instant, elle fait toujours mauvaise route. Et les diplomates européens continueront de se morfondre ferme dans leurs ambassades de La Havane. De toute façon, je n’ai pas l’impression qu’on les écoute beaucoup dans les ministères de tutelle respectifs, parce que, sinon, j’ai du mal à croire qu’ils soient si ineptes qu’ils vous aient informés, à en croire le premier paragraphe de vos « conclusions », que la maladie de Fidel allait changer les données et le vécu de la Révolution cubaine.

    Des agences de presse parlent, au sujet de la Déclaration du MINREX cubain, de « gifle ». Avouons tout de même que vous ne l’avez pas volée. L’Union européenne (et son allié-suzerain d’outre-Atlantique avec) en recevrait un peu plus souvent de la part des petits de ce monde, elle ferait moins la faraude et porterait son « droit de regard » sur elle-même où il y a bien du linge sale à fouiller ! Au train où vont les choses en Amérique latine, du moins, vous risquez d’ailleurs d’avoir à vous frotter la joue plus souvent que de coutume.

    Et quel bonheur à la dignité que de lire si fière prose !

    Bien à vous, et au prochain camouflet.

    Jacques-François Bonaldi (La Havane

  • Par Michel Maugis (xxx.xxx.xxx.58) 29 juin 2007 12:32
    Michel Maugis

    Michel Maugis @ Romain Baudry

    Je persiste à dire que votre commentaire ne critique en rien le fond de mon article. Vous participez, peut être de bonne foi, au grand mensonge et calomnie du pouvoir médiatique parce que Cuba est un pays socialiste, un pays dissident, un pays exemplaire dans l’aide humanitaire au tiers monde, et même au premier.

     1Je suis d’accord sur un point : le blocus imposé par les Etats-Unis est répréhensible. Je suis en désaccord avec tout le reste de cet article.

    En fait, vous êtes en désaccord avec ce point que vous mentionnez, et en accord avec tous les autres puisque vous ne critiquez aucun d’eux.

    Répréhensible est un mot bien gentil pour qualifier un acte de guerre envers un petit pays qui ne menace en rien le monde sinon les intérêts de l’oligarchie par la seule force de ses idées, des ses succès domestiques et de ses bataillons humanitaires. Un exemple a condamner hypocritement.

    Affirmation que vous n’avez en rien contredit. Par contre, l’article n’a jamais dit que le blocus est répréhensible. En relevant que vous êtes d’accord sur ce point, vous déformez le point de vue de l’auteur pour imposer le vôtre sans argumentation. Il eut été difficile de ne pas reconnaître une lapalissade, une évidence, que ce blocus est répréhensible.

    Non, ce blocus est criminel et est une des pires atteintes aux droits de l’homme dans le monde. Il enlève toute moralité (mais en souligne l’hypocrisie) à la nomination d’une Représentante du HCDH pour voir ce qui se passe à Cuba en matière de droit de l’Homme.

     2 D’abord, rappelons que le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU n’est pas une institution aussi crédible que son titre pourrait le laisser croire.

    Votre injonction avec le vous de majesté est particulièrement péremptoire car il impose au lecteur l’obligation d’admettre ce que vous présentez comme une vérité historique qu’il fallait rappeler. Vous voulez mettre en doute la crédibilité de ce nouveau conseil en faisant remarquer que certains pays y sont, et en oubliant que d’autres comme l’Allemagne et le Canada y sont aussi membres. En oubliant que la décision a été consensuelle, et que la majorité de ces pays sont des très grands défenseurs des droits de l’Homme, très bien vu par l’Usanie.

    Il eut été bien plus simple pour juger de la crédibilité d’un conseil de juger la décision qu’il prend, selon ses propres mérites, et non sur l’image de ces pays. C’est ainsi que vous auriez pu juger la décision de l’ancien conseil de nommer une Représentante pour un seul pays au monde, un tout petit pays avec un système économique différend, qui fait sa révolution depuis 1959, dont aucun journaliste n’a été tué depuis cette date, aucun prisonnier disparu, aucune répression de manifestants qui aurait pu être filmé, aucun prisonnier politique qui aurait été prouvé l’être,etc... dans un continent et tout près de pays dont la violation des droits de l’homme est flagrante depuis 50 ans, comme Colombie, Honduras, Salvador, Nicaragua ( sauf période sandiniste), Porto Rico (USA) et aux USA même. Pourquoi cette discrimination inique ? Quel pays qui se respecte l’accepterait ? Était ce une décision qui donna crédibilité à l’ancien conseil, selon vous ?

    Il eut été intéressant que vous répondiez par l’affirmative avec une forte argumentation, qui aurait du même coup démontrez la non crédibilité du nouveau conseil, en la révoquant.

    Vous vous êtes abstenu de le faire. Cette décision était totalement inique, elle contribuait à décrédibiliser le Conseil. Mais alors, la révocation de la Représentante rend du même coup le nouveau conseil beaucoup plus crédible que l’ancien.

    3- Sa composition a sacrifié le souci de démocratie à celui de la représentativité

    Le souci de la démocratie internationale IMPOSE le respect de la représentativité des pays Le Gabon, la Chine, la Jordanie, le Pakistan et l’Arabie Saoudite en font partie. Ces pays ne sont guère qualifiés pour décerner des brevets de respect des droits de l’homme puisqu’ils ne les respectent pas eux-mêmes. Mais alors pourquoi ne pas avoir nommé une Représentante spéciale pour ces pays ? Pourquoi Cuba et seulement Cuba ? Avez-vous une explication ? A ce niveau de ma réfutation, vous constaterez que vous n’avez pas montré être en désaccord avec le fond de l’article. La suite de votre commentaire n’a aucun rapport avec l’article, et ne sert qu’à défendre l’Usanie avec une rhétorique très spécieuse.

    4. Les Etats-Unis ne sont certes pas le défenseur de la démocratie et des droits de l’homme qu’ils prétendent être.

    Encore une lapalissade, une évidence bien douce car vous pourriez dire cela aussi de la France et de n’importe quel autre pays qui se proclame l’être.... Sauf CUBA, car elle, elle défend effectivement les droits de l’homme, chez elle et partout dans le monde. Et si elle le prétend c’est parce qu’elle est bien obligé de répondre aux calomnies.

    5. Mais leurs défauts et même leurs crimes ne signifient pas que leurs critiques vis-à-vis de Cuba soient infondées.

    Cette lapalissade n’est pas un argument, car elle implique que quelqu’un ( moi ?) aurait soutenu le contraire. Vous auriez pu être suffisamment intelligent pour remarquer que si les crimes de l’Usanie ne signifient pas que ses critiques sur Cuba soient infondées, ils signifient encore bien moins qu’ils soient fondés. Car si l’Usanie est criminelle, comme vous le reconnaissez, alors en quoi les accusations d’un criminel servent de base pour alimenter une propagande calomnieuse sur Cuba. Vous devriez être enclin a rejeter les accusations d’un criminel et non a les supporter.

    Il est important de sortir de la pensée binaire. Il existe des positions plus objectives que d’être complètement pour les Etats-Unis et complètement contre Cuba ou vice-versa.

    Opinion qui dénote un certain analphabétisme politique. Entre Cuba et l’Usanie, je n’hésite pas. Je suis à 100% pour la Cuba sanctuaire éthique de l’Humanité et à 100% contre le plus grand terroriste de celle-ci. Et ça c’est de l’objectivité.

    Votre phrase ne sert qu’a masquer votre ignorance du sujet. Mais pour être objectif il faut être informé.

    6. Cuba (qui d’ailleurs est également membre du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU) a été condamné par des organisations indépendantes telles qu’Amnesty et Human Rights Watch, qui ne se privent pas de dénoncer également les errements des pays occidentaux et notamment des Etats-Unis.

    Ces organisations ne sont pas si indépendantes que vous le dites, et même si elles l’étaient vous ne dites rien pourquoi il faudrait une Représentante pour Cuba et non pour l’Usanie. Les crimes de l’Usanie sont maintenant des errements !!

    Ces organisations ont notamment condamné les restreintes apportées à la liberté d’expression, de réunion et d’association, ainsi que l’emprisonnement de journalistes et de dissidents politiques.

    Vous avez une vision très restreinte des droits de l’Homme.

    Et je ne vois pas pourquoi il y aurait irrespect des droits de l’homme à avoir des dissidents et des journalistes emprisonnés si ceux-ci n’ont pas respecté les lois de la sécurité des états acceptés dans tous les pays, comme intelligence avec l’ennemi qui de surcroît vous terrorise depuis presque 50 ans ?

    Tous les prisonniers cubains sont condamnés selon les lois cubaines, selon des charges établis et jamais réfutés par l’Occident.

    Par contre en Usanie les dissidents et les journalistes sont carrément « suicidés ». Encore une fois, Pourquoi une Représentante pour Cuba et non pour l’Usanie ? Pourquoi cette hypocrisie ?

    7. Une réplique classique des défenseurs du régime cubain est que ses détracteurs ne connaissent pas le pays.

    Dans votre imaginaire !! C’est exactement le contraire. D’abord il ne s’agit pas de défendre le régime cubain, mais de dénoncer des calomnies à l’encontre de Cuba et son système économique et social.

    8. Certes. Personnellement, je me fie à des rapports provenant d’organisations auxquelles je fais confiance. Lesquelles ? Et selon quels critères faites vous confiances ?

    Jugez sur les mérites propres de leurs rhétoriques et non en leurs faisant confiance.

    9. Mais il y a tout de même une chose que je sais de façon certaine : c’est que Fidel Castro dirige le pays depuis bientôt un demi-siècle et que, à la manière des monarques et des dictateurs africains, il a choisi un membre de sa famille (son frère Raul) pour lui succéder. Vous avez tout faux. Quel rapport entre diriger un pays depuis 50 ans et les atteintes aux droit de l’homme ? Où voulez vous en venir avec cette remarque ? Sinon que si il réussit a diriger pendant 48 ans un peuple ayant chassé une dictature sanglante et tyrannique comme celle de Batista, c’est que les droits de l’homme y sont respectés mieux qu’ailleurs sous Fidel, et non le contraire. Fidel est élu tous les 5 ans, par les membres du Conseil d’Etat (ministres) eux même élus et révocables à tout moment par les députés de l’assemblée du pouvoir populaire. Fidel n’a absolument pas choisi son frère pour lui succéder. Le conseil d’État à élu Raoul il y a 4 ans, bien avant la maladie de Fidel, comme vice président du Conseil, qui selon la constitution, remplace le président en cas d’empêchement du titulaire, et jusqu’au prochaines élections.

    Je voudrais vous faire remarquer que Raoul n’est pas un vulgaire membre de la famille qui apparaîtrait soudain pour remplir un rôle « dinastique ». C’est un conducteur éminent de la Révolution cubaine depuis son adolescence. Il jouit d’un très grand prestige dans le peuple et les forces armées cubaines.

    10. Je suis certain qu’il y a ici des gens qui pourront me dire que c’est à cause du blocus américain que Fidel Castro s’est senti obligé de rester au pouvoir Je n’ai encore jamais entendu ce genre d’argumentation que vous inventez.

    Ce n’est pas parce que Fidel ne se sent pas obligé de démissionner ou de refuser le poste auquel il est élu tous les 5 ans, qu’il se sent obligé de rester au pouvoir.

    11. ou encore que les Cubains sont après tout bien libres d’être dirigés par qui ils veulent. Bien évidemment ! Ce n’est pas le cas des Usaniens qui sont dirigés par un criminel qui a volé les élections en 2000 et en 2004.

    12. Un tel règne n’est tout simplement pas compatible avec la démocratie et les droits de l’homme. Cela est une affirmation sans fondement. Fidel ne règne pas mais gouverne de façon admirable et admiré par les peuples d’Amériques latines et du Monde.

    13. En ce qui concerne votre affirmation "Nous ne reconnaissons aucune autorité morale à l’Union européenne pour juger ni conseiller Cuba.", ma réponse sera lapidaire : ça n’a aucune importance.

    Votre réponse est idiote. Voilà autre chose maintenant. L’autorité morale n’a aucune importance pour juger !! Donc vous reconnaissez que l’Union Européenne n’a effectivement aucune autorité morale. Donc acte ! mais les pays occidentaux, en dépit de leurs défauts, ont cultivé une coutume plaisante qui s’appelle la liberté d’expression.

    Surtout la liberté d’être hypocrite, de mentir, de calomnier afin de défendre les intérêts de ceux qui ont le FRIC donc la liberté de s’exprimer selon leurs intérêts. SANS MORALE COMME VOUS VENEZ DE LE DIRE Les particuliers comme les organisations et les Etats ont le droit d’exprimer leur opinion, même (surtout) si celle-ci doit déplaire.

    Quel rapport avec Cuba ? Vous avez vraiment une vision bien étroite des droits de l’homme. Se taire par peur, par intérêt ou même par souci de ménager les sensibilités est la porte ouverte à toutes les compromissions.

    Quel est le chef d’état européens qui osent appeler Bush un menteur et un criminel déjà ? Tous peureux ? Les pays européens ne sont plus libres d’appeler un chat un chat. L’Union Européenne est libre de critiquer le régime cubain et le régime cubain est libre de juger ces critiques infondées et/ou de critiquer l’Union Européenne en retour.

    Je vais vous faire un copier collé de l’opinion du traducteur de Fidel en réponse à cette banalité.

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