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Idéologique ou « idiot logique »

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Le déclencheur : 11 septembre 2001, l’Amérique est sous le choc des attentats.
L’instrument : le président Bush, conservateur assez mal élu, se voit investi d’une mission, reconstruire l’identité de l’Amérique.
La tactique : pour ce faire, il doit redonner du sens à la polarisation entre « eux et nous ». Le « nous » ne peut qu’être pur et bon, animé par le bien. Faire la guerre, c’est alors « purifier » la planète des malfaisants mais aussi « se purifier » du mal que l’on a subi.
L’action : le renversement des talibans en Afghanistan est programmé et réussi. Reste l’Irak, dont le dictateur Saddam Hussein est incontrôlable. Peut-on se fier au « contrôle » de l’atome civil par une agence internationale quand on constate la prolifération des bombes un peu partout ? Peut-on « faire la guerre en dentelles » contre des réseaux fanatiques largement financés et pouvant disposer d’armes de destruction massive ?

Quelle que soit la position morale que l’on puisse avoir, il est utile de comprendre ce raisonnement américain, d’autant que huit Etats européens sur vingt-cinq l’ont, à l’époque, partagé.

Les Etats-Unis se voient les seuls à même de stabiliser l’ordre mondial dont les dysfonctionnements viennent de les toucher au cœur. Ont-ils tort ? Ne les y avons-nous pas poussés ?
• l’ONU a fait la preuve de son impuissance en Irak, en Israël et au Cachemire ;
• les puissances régionales n’ont pas ou plus les moyens (Europe dans les Balkans, France et Belgique au Rwanda, France en Côte d’Ivoire) ;
• le terrorisme devient transétatique et travaillé par un islam dévoyé ;
• les institutions internationales ne peuvent rien contre le terrorisme, l’exemple de la Libye d’hier le prouve : ce n’est que lorsque Ronald Reagan a bombardé le pays en représailles à l’explosion d’un avion américain que le colonel Kadhafi s’est assagi ;
• un dictateur à la tête de l’Irak est capable de livrer une arme de destruction massive à un groupe terroriste ;

• sans les Etats-Unis, l’ONU n’aurait d’ailleurs jamais renvoyé d’inspecteurs en Irak ;
• ni l’Europe ni la Chine n’ont proposé d’alternatives crédibles autres que de faire comme si rien n’était.

coonts-le-cavalier-rouge.1181204132.jpgBien avant l’arrivée au pouvoir des néoconservateurs, les armes nucléaires entre les mains de Saddam Hussein étaient une vieille obsession américaine, à régler par la force militaire malgré politiciens et diplomates, comme le racontait en 1993 Stephen Coonts dans « Le cavalier rouge » (Livre de Poche). L’auteur, diplômé de science politique et ancien pilote de l’aéronavale, est un professionnel de la documentation qui se faisait l’écho des scénarios militaires. Colin Powell : « il n’y aura pas de solution en Irak si on ne démontre pas notre volonté d’aller jusqu’à la guerre. »

Le dernier spasme de la « bulle technologique » après l’économie et la bourse a sans douté été le rêve de Donald Rumsfeld de régler le problème en Irak avec 60 000 hommes et la combinaison technologique des satellites et des missiles de croisière. L’effet de surprise des premières frappes du 20 mars aurait pu « éliminer » proprement Saddam Hussein (7 heures pour recouper les renseignements et 2 heures pour lancer les missiles), mais la manœuvre a échoué. Désormais, le matériel ne remplace plus l’homme et il a fallu se battre sur le terrain, à l’intérieur des villes, occuper le territoire. Fin du virtuel et des jeux vidéo, réalité de la fatigue, des morts et des pertes civiles. i-want-you-for-my-oil-profits.1181204139.jpg

Les idéologues, président Bush en tête, ont alors fait appel à Dieu. Les Conseils des ministres américains commençaient par une prière et le Congrès a institué « un jour d’humilité, de prières et de jeûne ». Lorsque l’on mêle Dieu aux hommes, la politique est évacuée et il n’y a plus rien à négocier. Ne restent que les intérêts nus. L’origine pétrolière de George W. Bush, de Dick Cheney (ex-PDG d’Halliburton), de Condoleeza Rice (ex-membre du Conseil d’Administration de Chevron) et de Spencer Abraham (ex-PDG d’une société de forages), laissent soupçonner un intérêt « stratégique » des Etats-Unis à contrôler les réserves pétrolières irakiennes (112 milliards de barils), d’affaiblir l’OPEP (cartel jamais admis) et les Saoudiens (financiers du terrorisme). Ce conflit d’intérêts risque de se transformer en guerre de religion entre djihadistes et croisés pour le pétrole, voire en « choc des civilisations » entre les 5% de la population mondiale qui consomment 50% des carburants de la planète - et tous les autres.

Déshumaniser l’ennemi, l’animaliser, permet de réduire l’impact émotionnel de cette lutte à mort, en même temps que susciter la peur de l’ennemi, du « complot » qu’il fomente. Les Irakiens saddamisés sont donc à « éliminer », les alliés inamicaux - les Français - sont qualifiés de « singes capitulards » ou « bouffeurs de fromages gluants ».

irak_soldat.1181204146.jpgLes Américains ne s’en sont pas rendu compte, mais ce processus mental est typique des mouvements totalitaires. Hannah Arendt en note les éléments :
• une propagande qui mêle scientisme et prophétisme ;
• des menaces de rater le train de l’Histoire envers ceux qui n’adhèrent pas ;

• une distinction entre bons et méchants qui désigne clairement l’ennemi opposé à « nous » ;
• la bonne conscience de faire le bien du peuple malgré lui.

George W. Bush reconstitue la rhétorique de guerre froide, synonyme d’intransigeance, d’enfermement, d’alignement total, d’approbation complète de la « normalisation » intérieure. Ce que Moscou exigeait hier des partis communistes qui lui étaient inféodés, M. Bush l’attend de ses alliés. A l’intérieur, l’US Patriot Act est une loi permettant d’écouter des conversations sans mandat d’un juge, de lire les courriels, de surveiller toutes activités religieuses sur de simples soupçons. Il autorise la police à entrer chez les particuliers sans mandat pour peu qu’ils soient soupçonnés d’appartenir à un « groupe terroriste » dont la liste est écrite par le président lui-même. On sait comment s’est terminé le maccarthysme, cet extrémisme américain. Vladimir Poutine reprend cette attitude par mimétisme dans ses récentes rodomontades.

Mimétisme, justement : en combattant Al-Qaida, l’Amérique des conservateurs joue les caïds. Elle s’assoit sur le droit international, méprise ce lieu de débats qu’est l’ONU, impose sa loi du plus fort (Michael Glennon, le disait dans "Foreign Affairs" dès mai 2003). L’ancien conseiller à la Sécurité nationale Zbigniew Brzezinski a déclaré : « Ma préoccupation est que notre fixation sur l’Irak, myope et plutôt démagogique, est en train d’affaiblir la crédibilité comme la légitimité du leadership américain » (Financial Times, 04.03.03). L’opposition intérieure américaine est muselée par la dictature du patriotisme, les Républicains modérés qui osent objecter aux nouvelles baisses d’impôts demandées par M. Bush (aggravant un déficit budgétaire préoccupant) se font traiter de « Français » par des excités du ‘Club of Growth’, officine idéologique issue des Reaganiens.

Or, qu’oppose le reste du monde à ce raidissement américain ? L’attentisme des Chinois, l’observation intéressée des Russes, l’indifférence européenne... et la sempiternelle arrogance française d’une fin de règne. Quoi qu’on retienne des « bons principes » chiraquiens, les maladresses réelles de la diplomatie française ont rendu le débat inter-Atlantique impossible : volonté a priori de poser son veto à l’ONU, absence d’alternative autre que le statu quo des inspecteurs « baladés » par Saddam Hussein, refus de M. de Villepin de dire s’il souhaitait quand même la victoire de la coalition. L’Aanti-américanisme (comme l’antimondialisation) sont des postures de théâtre qui dispensent de réfléchir, surtout en France.

Conséquences : il suffit de voyager hors d’Europe pour sentir le basculement d’image de l’Amérique. Fondée sur le droit (les 13 colonies se sont révoltées contre des impôts décidés par le Parlement anglais où elles n’étaient pas représentées), elle régresse à l’arbitraire ; sa technologie, bienveillante pour le développement, devient menaçante avec ses militaires ; sa modernité, attirante jusqu’ici pour un Asiatique ou un Indien, se dilue dans la force et l’intérêt. Trop de pouvoir corrompt et cela se sait dans toutes les cultures. Nul ne regrette le dictateur Saddam, mais le nationalisme reste plus ancré que la liberté dans les pays où le développement est encore à venir et où trouver du travail prime sur la participation aux affaires publiques.

Leçon : le traumatisme du 11-Septembre et le matraquage médiatique ont rendu l’Amérique « idéologique », donc sourde à tout ce qui n’était pas son intérêt égoïste et immédiat. Les forces de décision aux Etats-Unis n’étaient plus les libéraux de la côte Est mais les populistes anti-intellectuels du Sud et de l’Ouest, ceux que Faulkner appelait « Philistins ». Des « idiots logiques » - la forme clinique du « délire ».

Mais ne rions pas trop : les éléments de la « pensée totalitaire » que note Hannah Arendt sont latents chez nous aussi. Depuis les socialistes qui se croyaient vainqueurs - « forcément » - après douze ans de roi fainéant, jusqu’à l’écrasante majorité de la France bleue qui ne se sent plus d’être portée par une telle vague.

L’idéologie, qui rend « idiot logique », n’a pas fini de faire délirer ceux dont penser n’est pas le fort. Et pourtant, seule l’ouverture et la tolérance rendent un peuple optimiste et prospère.


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65 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 juin 2007 13:58

    Bonjour Argoul, de retour sur Avox ?

    • une propagande qui mêle scientisme et prophétisme ; • des menaces de rater le train de l’histoire envers ceux qui n’adhèrent pas ;

    • une distinction entre bons et méchants qui désigne clairement l’ennemi opposé à « nous » ; • la bonne conscience de faire le Bien du peuple malgré lui.

    Voilà un portrait édifiant ? Qui ressemble à... ? Zut, j’ai oublié son nom, ce type en short à l’Elysée... oui, ça lui ressemble étrangement


    • Ploum 7 juin 2007 17:33

      Nicolas Sarkozy, avec un Z, comme Zorro, ou zéro, à vous de choisir.

      5 ans de lecture de Voici devraient suffire à vous le rentrer dans le crane smiley.


    • -noID- 8 juin 2007 12:28

      Il est payé pour son léchage de boulles permanent, Calmos ?


    • Kormin Kormin 7 juin 2007 14:17

      Rien de nouveau sous le soleil. George Bush fais passer les avantages US avant les autres, les Américains ne se rendent pas compte qu’un régime totalitaire se met en place, pétroles, Irak, Al Quaeda, gentils, méchants, profits, hégémonie US, anti-américanisme, etc, etc.....

      C’est pas comme si ce genre de texte était original hein. On en trouve au minimum 1 par mois sur Agoravox (si ce n’est plus)et ça pullule sur le net !

      Je pense que les gens ne sont plus bête, ils savent pertinament que tout n’est pas clair aux US et dans leur politique. Pas la peine de leur en reservir un plat, c’est bourratif et ça gave à force.


      • Kormin Kormin 9 juin 2007 15:59

        Sarkozy néo-conservateur, comme Bush ?

        Ca se voit, vous n’avez jamais cotoyer de néo-conservateur américain.

        Je pourrais vous citer un néoconservateur français, qui après la proposition de Nicolas Sarkozy d’une « Union Méditerranéenne », déclarais :

        « Si Sarkozy est néoconservateur, alors Benoit XVI est musulman ».

        Soyez sur que les néoconservateur les plus logique dans leurs idées ne sont pas pro-Sarko. Ils le soutennaient parce que celui qui se rapproche le plus de leur idée, mais sont très loin de le trouver à leur gout.

        Après, libre à vous de trouvez que les français qui votent à droit sont bête et aveugle. Tant mieux, c’est ce que dit la droite de la gauche.

        Ca me rassure dans un sens : avec de tel opinions tranchés et égales d’un coté, comme un autre, la démocratie et la liberté d’expression française n’est pas des plus à plaindre ;)


      • ZEN ZEN 7 juin 2007 14:34

        « Lorsque l’on mêle Dieu aux hommes, la politique est évacuée et il n’y a plus rien à négocier. Ne restent que les intérêts... »

        Dieu fait mal son boulot. ..Les troupes US ne contrôlent qu’un quart de Bagdad, et encore...

        Le « Gott mit uns » a produit les effets que l’on sait...


        • talife 7 juin 2007 14:39

          ce ne sera pas, malheureusement, la première fois que les US flirtent dangereusement avec la définition d’Arendt.

          Ils aiment bien s’appuyer sur : « La principale caractéristique de l’homme de masse n’est pas la brutalité ou le retard mental, mais l’isolement et le manque de rapports sociaux normaux. » Hannah Arendt


          • LE CHAT LE CHAT 7 juin 2007 15:25

            Comme c’est simple , les bons et les méchants , debeulyou nous l’a joué western


            • talife 7 juin 2007 15:48

              qui est l’enfant dans ton histoire ?


            • LE CHAT LE CHAT 7 juin 2007 15:54

              @thierry jacob

              si , aux US , les gosses vont à l’école armés , mais comme ils sont américains , ils ont le droit , eux !


            • marc 7 juin 2007 19:45

              Ca me rappelle des choses moi qui ne suis plus jeune :« les indigènes sont des enfants » : « ils sont incapables de gérer les choses sérieuses » etc.. racisme et colonialisme !! Ca ne m’étonerait pas que T. Jacob soit sioniste !!!!


            • marc 7 juin 2007 19:49

              c’est faux ! même le président Iranien nie vouloir la bombe. Mais si un jour , les iraniens la construisent , il faudra en rendre responsables les Israeliens qui , eux, l’ont avec la complicité des mêmes qui la refusent aux autres. Pourquoi ne pas réclamer la destruction de TOUTES les armes de destruction massive, PARTOUT ? Ca, ce serait une mesure juste qui ne ferait pas deux poids, deux mesures !


            • NPM 7 juin 2007 19:55

              « c’est faux ! même le président Iranien nie vouloir la bombe. »

              Ouais, et on a aussi un discours d’Hitler au Reichtag avec la liste de tous les pays qu’il ne veut pas envahir.... C’était en 1938...


            • Kormin Kormin 8 juin 2007 00:22

              Ah oui, parce que tout ce que dit Mr Ama est vrai, j’oubliais. Et puis c’est pas comme si il détestais Israel, et voulais le rayer de la carte.

              J’ai par contre, jamais entendu dire que Israel voulu rayer un pays de la carte, et pourtant, c’est pas les occasions qui ont manqués.


            • ARCADAM MANUGEO 9 juin 2007 11:56

              @Kormin « J’ai par contre, jamais entendu dire que Israel voulu rayer un pays de la carte, et pourtant, c’est pas les occasions qui ont manqués. »

              Dis-donc, t’as jamais entendu parler de la Palestine ???


            • Kormin Kormin 9 juin 2007 16:04

              Le président Israelien à t il déjà annoncer qu’ils allaient rayer la Palestine de la carte ?

              Par ailleurs, le gouvernement israelien n’a jamais été élu sur la promesse de détruire la Palestine, contrairement à la charte électorale du Hamas...


            • Alpo47 Alpo47 7 juin 2007 15:48

              @l’auteur,

              je pense que vous avez oublié, parmi les causes profondes de la dérive militariste, voire totalitaire des USA, la mainmise des lobbies sur le pouvoir US.


              • Niamastrachno Niamastrachno 7 juin 2007 22:37

                lagardère...


              • tvargentine.com lerma 7 juin 2007 16:59

                Vous écrivez " Idéologique ou « idiot logique » Le déclencheur : 11 septembre 2001, l’Amérique est sous le choc des attentats. L’instrument : le président Bush, conservateur assez mal élu, se voit investi d’une mission, reconstruire l’identité de l’Amérique "

                1/ G BUSH a été réélu au la main au élection présidentielle américaine.

                2/ Il a été élu sur un programme « reconstruire l’identité de l’Amérique ».

                Il a rempli sa mission tout simplement

                Encore un article anti-américanisme primaire d’une idéologie soixante huitard qui n’a pas encore compris que la France avait changé le 06 avril 2007


                • pifo 7 juin 2007 18:24

                  "1/ G BUSH a été réélu au la main au élection présidentielle américaine.

                  2/ Il a été élu sur un programme « reconstruire l’identité de l’Amérique ».

                  Il a rempli sa mission tout simplement"

                  1/ sa reelection doit beaucoup aux manigances

                  2/ c’est trop facile de detruire une identite a coup de bombes et de tambours mediatiques pour mieux la reconstruire apres.

                  La mission remplie est virtuelle et a cause des degats inestmables.

                  N’oublies pas que cette guerre en irak a fait autant, sinon plus de morts que saddam hussein en plusieurs annees de « dictature ».

                  Alors ramenes la un peu moins avant de servir du pipi aux soixantehuitards nostaligues de l’epoque ou le dialogue se voulait franc et objectif.


                • marc 7 juin 2007 19:52

                  Il a commencé par VOLER sa première élection ! grâce à son frêre Jebb, un autre démocrate à la mode US : qui ne fait pas voter les noirs dans le sud !


                • NPM 7 juin 2007 20:02

                  Ces affirmations sont complétements délirantes.

                  D’ailleur il obtenu la majorité au parlement, preuve que personne ne l’a accusé d’avoir triché...

                  il faut arreter de croire que seul les Communistes et le Nazi sont honnetes et purs, les gars !


                • isis 7 juin 2007 20:35

                  La France n’as pas changé avec l’élection de N.S. , pas plus qu’avec l’élection de Mitterand en 81. Elle reste divisée en deux camps dont les tailles ne changent guère... un peu plus de la moitié d’un coté, un peu moins de l’autre...

                  « Encore un article anti-américanisme primaire d’une idéologie soixante huitard qui n’a pas encore compris que la France avait changé le 06 avril 2007 »

                  Réfléchir avant d’agir, même si agir consiste à poster un commentaire sur agoravox.. voilà une attitude qui aurait été la bienvenue de votre part. étaler son obscurantisme au milieu de commentaires constructifs d’intervenants de droite comme de gauche ne nous sert qu’à eviter de lire par avance les billets que vous signeriez.


                • 65beve 7 juin 2007 22:10

                  Le Général De Gaule était un sacré soixantehuitard pour avoir viré toutes les bases militaires américaines du sol français.


                • Kormin Kormin 8 juin 2007 00:51

                  « N’oublies pas que cette guerre en irak a fait autant, sinon plus de morts que saddam hussein en plusieurs annees de »dictature« . »

                  Tiens donc ! Les Américains ont tué plus d’irakien que Saddam ? Je peux voir les sources ?


                • ExSam 8 juin 2007 08:44

                  Tout à fait exact. Le décompte grâce à leur procédé de vote mécanique et qui mélange des candidats et des questions totalement étrangères ont permis au frère de Texan borné de truquer le vote.

                  Bush a volé l’élection, comme Sarko. Sauf que Sarko, ce sont les médias qui ont fracturé la porte pour lui.


                • Gilles Gilles 8 juin 2007 11:44

                  @ Kormin

                  http://www.iraqbodycount.net/

                  http://www.zmag.org/lancet.pdf

                  http://www.cnn.com/2004/WORLD/meast/10/29/iraq.deaths/ article de 2004 mettant à 100 000 le nombre de civils tués... 1 an aprés le début de la guerre, alors maintenant ?

                  évidemment on ne compte pas ceux qui meure de maladies normales ou d’accident, de malnutrition.... duent à la destruction des infrastructures et de la société. Ceratins ont extimé à plus de 600 000 morts si on prenait en compte ces morts là !


                • Gilles Gilles 8 juin 2007 11:47

                  Lerma, il a existé de nombreux pays autocratiques qui élisaient leur despote... dont la France à certaines périodes.

                  Une élection ne signifie en rien démocratie.

                  Calmez vous et arrêtez de déblatérer des bêtises auxquelles vous en croyez même pas.


                • -noID- 8 juin 2007 12:47

                  Avant Bush ==> Baril de brut à 25 $

                  Apres Bush ==> Baril de brut à 75 $

                  Conclusion : Command Completed Soldiers

                  Ce qui me frappe le plus c’est la facilité avec laquelle nos économies ont intégré cette fluctuation proprement ubuesque.

                  Ce qui laisse à penser que tous les délires de nos économistes sur l’emploi, la mondialisation, la crise (qui aurait commencé avec le « choc » pétrolier de 73 nous dit on) ne sont que des élucubrations « casuistiques ». Nous pourrions remplir des bibliothèques entières sur ce thème ; comme nous pourrions ne pas le faire...Cela n’affectera aucunement la marche du monde, les vrais enjeux n’étant pas abordés.


                • Kormin Kormin 9 juin 2007 16:21

                  @Gille : tu me rassures dans ton argumentation ^^’

                  Tu cite dans le même commentaire IBC et Lancet, ainsi que le chiffre de 600.000 morts

                  Heureusement que justement, IBC à dénoncé ce rapport de Lancet : http://www.iraqbodycount.org/press/pr14.php

                  Pour continuer dans la démesure, on peut chiffrer les mort de Saddam à plus de 2 millions (chiffre totalement contestable).

                  Personne encore n’a osé dire que les morts irakiens était de 2 millions. Ne vous inquiétez pas, au rythme ou Lancet publie ses bétises, dans 2 ans, on y est !!!

                  Saddam, c’était potentiellement bien et positif avant la Guerre Iran Irak, après, ça à dégénéré en massacre des Kurdes, des rebelles chiites, auquel on ajoutera les opposants politiques !


                • Jael 7 juin 2007 17:24

                  Belle analyse... Seulement celle-ci ne porte que sur la forme. Elle gagnerait à être traitée plus en profondeur ne serait-ce que sur les points rapprochants les méthodes de G. Bush de celles d’un dictateur. Même si cette affirmation n’est évidemment pas généralisable à l’ensemble de sa politique il est clair que l’orientation de la pensée « militaire » aux Etats-Unis est fortement marquée par cet aspect religio-totalitaire.

                  Bon travail malgrès le survol d’énormément d’idées ;)


                  • TTO TTO 8 juin 2007 08:48

                    Relire Arendt. Religion et Totalitarisme sont incompatibles sous peine de tout confondre. Le Totalitarisme va jusqu’au bout du fait même de son immanence. Cela ne dédouane en rien les tyrannies ou dictatures s’appuyant sur la religion. Mais l’emploi des mots est important.


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 7 juin 2007 17:25

                    @ l’auteur

                    La question sur l’Irak pourrait être binaire : qui du père ou du fils a eu raison ? Pour ma part, la vieille sagesse du père a été mieux avisée que l’impétuosité gallopante du fils.

                    Sur la posture de la France : et la sempiternelle arrogance française d’une fin de règne, je suis bien évidemment, en tant qu’observateur étranger, en désaccord complet. Il ne faut jeter l’opprobe sur la France qui alors, partageait un même point de vue avec l’Allemagne et la Russie. Les faits ont donné raison à ce trio. Qui voudrait maintenant se jeter pieds et mains liés dans ce foutu bourbier qu’est l’Irak ? Allons, allons...

                    Il faudra maintenant regarder l’avenir et voir comment la France se positionnera face aux États-Unis. De deux choses l’une : monsieur Sarkozy occupe la place laissée vacante par Tony Blair ou il se démarque. Laissons-lui le temps d’évaluer la situation et de composer ses stratégies. Je ne suis pas certain qu’il a intérêt à trop appuyer la sempiternelle arrogance américaine d’une fin de règne.

                    Pierre R.

                    Montréal (Québec)


                    • GePeto GePeto 7 juin 2007 17:59

                      Je ne reviendrai pas sur l’article en lui-même, comme je le lit un peu plus haut, j’ai l’impression de déjà vu ou déjà lu.

                      Vous écrivez ceci : « L’action : le renversement des talibans en Afghanistan est programmé et réussi. » L’intervention a certes délogé les talibans de Kaboul et les a repoussé dans les montagnes, mais peut-on parler de réussite ? J’ai pas l’impression qu’ils aient perdu de leur influence et qu’avec le temps et le désengagement progressif des forces occidentales, on risque fort de les revoir. Le pays est exsangue, le travail n’est pas terminer en Afghanistan qu’ils sautent sur l’Irak. (l’Iran va suivre ?? smiley)


                      • NPM 7 juin 2007 18:09

                        "• une propagande qui mêle scientisme et prophétisme ;

                        • des menaces de rater le train de l’Histoire envers ceux qui n’adhèrent pas ;

                        • une distinction entre bons et méchants qui désigne clairement l’ennemi opposé à « nous » ;

                        • la bonne conscience de faire le bien du peuple malgré lui."

                        Bref, tout le discours des immigrationnistes français..

                        « Leçon : le traumatisme du 11-Septembre et le matraquage médiatique ont rendu l’Amérique « idéologique », donc sourde à tout ce qui n’était pas son intérêt égoïste et immédiat. »

                        Un Etat ne peut que pousuivre froidement son interet, égoiste et immédiat. Comme un 68hart, quoi. Sauf qu’un Etat est moins paresseux, normalement.


                        • TTO TTO 7 juin 2007 19:09

                          Article intéressant mais la référence à Hannah Arendt manque de précision. Arendt réserve l’appellation totalitarisme à « certaines périodes du nazisme et du stalinisme ». En s’aidant de l’approche de Montesquieu elle distingue le totalitarisme de la dictature et de la tyrannie. Si Bush, voire Sarkozy, sont dangereux, c’et parce qu’ils poussent jusqu’au bout une idée (pour faire simple celle de la compétition), ce qui correspond à la définition de l’idéologie par Arendt (une idée poussée jusqu’au bout). Et ils le font dans un monde où l’expérience sur laquelle se sont enracinés les totalitarismes, non seulement est présente mais se développe : celle d’hommes devenus superflus (y compris pour eux-mêmes) vivant dans la désolation, coupés des autres et d’eux-mêmes. http://tto45.blog.lemonde.fr


                          • Pierre Boisjoli Pierre Boisjoli 7 juin 2007 20:36

                            Bush ne veut plus cette guerre en Irak depuis belle lurette. Cette guerre le tient à la gorge à coup de milliards de dollars. Il faut retourner aux discours durant les élections pour savoir ce qui a motivé le peuple à faire confiance à Bush comme à Sarkozy. Le centre du discours est la volonté d’une confrontation totale avec tout groupe prêt à user de force démoniaque contre les intérêts des États-Unis comme de la France. Les black blocks ont plus de poid dans la décision des électeurs de voter pour la droite, le respect, la confrontation avec l’irrespectueux. En ce sens, les black blocks sont le pire ennemi de la gauche ; il n’y a rien de sympathique à vouloir l’anarchie et c’est ce que l’électeur français comme l’Électeur américain a sanctionné lors des dernières élections : La confrontation. Il n’est d’ailleurs pas un hasard que le discours du Président américain ciblait la droite religieuse américaine car ses valeurs chrétiennes sont en complète concordance avec la politique de M. Bush : le bien, c’est le chrétien soumis et non violent alors que le mal, c’est tout ce qui affronte l’autorité morale de la Maison BLanche. Là est le manichéisme de l’administration BUsh. La réplique de Sarkozy ou de BUsh, c’est l’affrontement, un ordre social imposé par des moyens policiers qui ne manque jamais d’un certain excès. Pierre Boisjoli  smiley


                            • talife 7 juin 2007 21:42

                              ce commentaire est intéressant, mais il mérite plus de précision, pour pouvoir aporter un commentaire constructif.

                              tout d’abord : « Cette guerre le tient à la gorge à coup de milliards de dollars. » si tu regardes un peu les consortia en place où vont les milliards de dollars que dépense le gouvernement pour les munitions, l’entrainement, etc, tu retrouveras à plusieurs reprises les noms de personnes du gouvernement ou/et de familles proches (voir direct) du président.

                              Aussi il me semble important de préciser que les élections américaines (les 2 dernières, et certainement bcp d’autre, par exemple pour ce que j’en sais la deuxième de Clinton aussi) ont essentiellement portées sur la politiques intérieure, après que ce soit le facteur décisif de choix des électeurs américains, seuls les instituts de sondages américains pourront essayé de te convaincre que leur réponse est la bonne.

                              Là où je te demande un peu plus de précision pour comprendre un peu plus un début de commentaire qui vaut la lecture : « Là est le manichéisme de l’administration BUsh. » Qu’entends-tu par ce manichéisme. Le mouvement évangeliste est, de mon coté théologique (très peu renseigner autant puisse-t-il être), assez différent du christianisme dans la religion catholique. Je vois tout à fait le coté manichéen de la chose mais la réponse d’un évangéliste et d’un chrétien (suivant les dogmes que j’ai lu en me renseignement) sera tout à fait opposée.

                              Sur ce, je peux que conseiller à tous les lecteur de ce commentaire, au risque des foudres de pas mal d’entre vous, l’excellente analyse sur la campagne de Sarkozy en paralèlle avec la campagne de Nixon et Reagan dans le Monde Diplo de ce mois. Je veux bien faire des raprochements mais le « in god we trust » on n’est pas près d’entendre ca en France

                              P.S. : sur ces elections à venir d’ailleurs, puisque j’en parle et dont je réflechis à poster un article, le débat majoritaire dans le camp républicain sur le créationisme me fais vomir


                            • moebius 7 juin 2007 22:11

                              Sarkosy est pire que Bush ! c’est la réincarnation de Staline et de Hitler Ah ! Annah Arendt, Anna Arendt. Ah ! Bush Sarkosy, Staline, Hitler ! et Dieu, Dieu et Gnin gnin et le diable, hou hou hou avec sa queue fourchue. Putain ça fout les fouins, Hola la la !

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