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Accueil du site > Actualités > International > Il en est des révolutions comme du reste : il n’y a pas de vent (...)

Il en est des révolutions comme du reste : il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va

Les révolutionnaires sont d’accord sur ce dont ils ne veulent plus. Mais une fois que se posera la question de l'alternative, ils risquent bien d’être perdants car ils ne sont pas d’accord sur ce qu’ils veulent.

Une légère brise vient du sud. Il souffle là-bas, paraît-il, un vent de révolution. Le monde arabe est dans la rue, chasse les pouvoirs autoritaires les uns après les autres, espérant changer la donne dans un monde où depuis des décennies il voit toujours les mêmes gagner toutes les parties sans jamais de redistribution des cartes.

Régénérés par cette brise, même l’Europe sort de sa torpeur. Après l’Islande qui a pris un chemin de traverse dans la crise financière au lieu de suivre l’autoroute de l’Union Européenne et des Etats-Unis, voilà maintenant les jeunes espagnols qui sont dans la rue depuis quelques jours…

Ils protestent contre ce pouvoir inique qui a si bien su mutualiser les pertes d’un financier, sur le dos d’un peuple qui avait été écarté des gains pendant tant d’années précédentes… Ils protestent contre une démocratie dont ils comprennent un peu tard qu’elle fonctionne sur le rythme des échanges marchands et de la compétition, et que par conséquent elle est forcément, par nature, au service des plus riches et des plus puissants.

La plupart des observateurs progressistes en France applaudissent ces mouvements, se réjouissant de voir trembler les murs d’un système dont ils sentent depuis longtemps qu’il est de plus en plus dur, de plus en plus injuste, de plus en plus destructeur de l’humanité en nous et de l’Humanité tout court.

Si on peut aisément comprendre ce sentiment d’espoir que fait naître tout réveil chez un peuple opprimé (le fût-il de son plein gré), on ne peut pas pour autant se contenter d’un tel simplisme dans l’analyse des phénomènes socio-politiques actuels.

La grande force du pouvoir démocratique, même perverti, c’est celui de réunir l’assentiment de la foule. La multitude des opinions diverses opte en démocratie pour un consensus par défaut. Elle préserve ainsi la paix civile.

Le consensus par défaut est une solution très imparfaite : il ne satisfait qu’un groupe minoritaire, les autres groupes s’en contentent donc faute de mieux. Lorsqu’une majorité de gens sont d’accord sur le fait que le consensus par défaut les satisfait tellement peu qu’ils préfèrent risquer de perdre la paix civile, cela s’appelle une révolution.

Les révolutionnaires lancent des révolutions car ils sont d’accord sur ce dont ils ne veulent plus. Mais une fois que se posera la question de l'alternative, ils ne seront pas forcément d’accord sur ce qu’ils veulent…

Une révolution dans une démocratie (fût-elle d’apparence) n’a donc que deux aboutissements possibles : soit un pouvoir plus autoritaire (un groupe majoritaire ou mieux organisé, impose aux autres le pouvoir et les valeurs qui lui conviennent) ; soit une refondation en profondeur des valeurs sur laquelle la dite-démocratie était fondée, refondation emportant l’assentiment de la multitude. Mais alors comment s’assurer de cet assentiment si ce n’est sous une forme démocratique ?

Les mouvements actuels sont d’accord sur ce dont ils ne veulent plus. Mais ils n’ont pas fait cette refondation de valeurs. Aussi peut-on craindre, quand se posera la question de l’alternative, que le groupe majoritaire ou le mieux organisé impose ses valeurs et son pouvoir, qui sera alors par nature plus autoritaire pour les autres que ne l’était le consensus par défaut.

J’en appelle aux révolutionnaires de tous poils, aux porteurs d’espoirs pour l’avenir, aux amoureux des peuples : la révolution pourrait bien être le tombeau de vos espérances. Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va, nous disait Sénèque…

Il est urgent de préparer la relève, de faire la carte du chemin, de poser les pierres d’angle de notre maison humanité. Il est urgent que les hommes se mettent d’accord sur la définition de ce qui les sert et ce qui les dessert, d’accord sur ce qui construit et ce qui détruit dans ce monde, d’accord sur ce qui est l’humanité de demain.

« Le vingt-et-unième siècle sera spirituel ou ne sera pas » : la phrase de Malraux n’a jamais été aussi d’actualité qu’aujourd’hui.


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118 réactions à cet article    


  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 22 mai 2011 00:45

    « J’en appelle aux révolutionnaires de tous poils, aux porteurs d’espoirs pour l’avenir, aux amoureux des peuples : la révolution pourrait bien être le tombeau de vos espérances. »

    Donc, selon vous, il ne faut rien faire. Suivons votre conseil et plantons-nous devant TF1 pour devenir de véritables cerveaux disponibles.

    « Les révolutionnaires lancent des révolutions car ils sont d’accord sur ce dont ils ne veulent plus. Mais une fois que se posera la question de l’alternative, ils ne seront pas forcément d’accord sur ce qu’ils veulent… »

    Et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle. C’est un procès d’intention.

    Souvenez-vous de 1789, en France. La diversité des opinions - Jacobins, Girondins, Montagnards - n’a pas empêché l’avènement de la République.

    Auteur. Quel maître servez-vous ?


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 22 mai 2011 00:46

      Et vive la révolution !


    • Le faucon maltais Le faucon maltais 22 mai 2011 01:22


       Relisez la fin de mon article, elle me paraît suffisamment claire sur l’objectif poursuivi : celui d’éviter aux jeunes pleins d’espoir de voir de vieux roublards utiliser leur révolution pour imposer leurs idées et leurs personnes. Les idéologies politiques ont vécu. Les systèmes de gauche comme de droite ont montré leurs défaillances et leur perversités intrinsèques. 1789 est justement l’exemple d’une bourgeoisie marchande et financière qui a utilisé la révolte d’un peuple trahi par un pouvoir qui se disait de « droit divin » , pour se hisser à son tour au pouvoir. On en a vu le résultat par la suite, on le voit encore aujourd’hui.

      Entre ne rien faire et réfléchir avant d’agir il y a une différence, qui j’espère ne vous échappera pas.

      Au fait, pour votre petite phrase de fin : « Auteur quel maître servez-vous ? » : et ça ce n’est pas un procès d’intention peut-être ? Mon article répond en soi à votre question.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 22 mai 2011 02:16

      Bonsoir.

      « Relisez la fin de mon article, elle me paraît suffisamment claire sur l’objectif poursuivi : celui d’éviter aux jeunes pleins d’espoir de voir de vieux roublards utiliser leur révolution pour imposer leurs idées et leurs personnes. »

      J’y vois surtout la tentation d’appeler les jeunes à ne rien faire pour ne pas troubler le confort des « vieux roublards ».

      Alors que les peuples du monde grondent et se soulèvent, la finalité de votre propos est celle de l’inaction, du statu quo et de la résignation.

      Indignez-vous.


    • Le faucon maltais Le faucon maltais 22 mai 2011 02:58

      Vous n’avez pas le monopole de l’indignation. Il y a autant d’indignations diverses que d’indignés. Vous me permettrez d’attendre de lire votre programme avant de voter pour votre indignation.

      Gageons que le mien vaut bien le vôtre. J’ai quelques idées qui sont tout sauf de l’inaction. Qui viendraient chatouiller là où ça fait mal. Je trouve juste utile d’y réfléchir et de se mettre d’accord avant de jeter des milliers de gens dans la rue face aux CRS. Avant de risquer de gâcher la plus belle occasion que ce monde ait eu eu depuis quarante ans. Sauf pour ceux qui ne sont motivés que par la perspective de l’affrontement, et non celle de construire un autre monde ?

      L’affrontement ne conduit pas à l’harmonie, comme la guerre ne conduit pas à la paix. La rancune ne fait pas un programme politique. L’espoir oui. A condition de le construire. Ceux qui veulent aller loin ne gâcheront pas leurs cartouches aussi vite.

      C’est plus difficile que de crier Haro sur le baudet, mais ça mène plus loin et plus haut.


    • sisyphe sisyphe 22 mai 2011 10:56

      Les mouvements actuels sont d’accord sur ce dont ils ne veulent plus. Mais ils n’ont pas fait cette refondation de valeurs. Aussi peut-on craindre, quand se posera la question de l’alternative, que le groupe majoritaire ou le mieux organisé impose ses valeurs et son pouvoir, qui sera alors par nature plus autoritaire pour les autres que ne l’était le consensus par défaut.


      Ben voyons ! 
      Conclusion ; il aurait mieux valu ne pas bouger, n’est-ce pas ? 

      Drôle d’article entretenant une bizarre confusion...
      Bien sûr, l’avenir des pays qui ont fait leur révolution n’est pas inscrit ; bien sûr le chemin sera difficile et plein d’écueils, mais, au moins, le peuple a chassé les tyrans, et ne se laissera plus priver de sa voix au chapitre ; c’est à lui, maintenant, d’opérer la reconversion de son système vers plus de démocratie et de liberté. 

      De toutes façons, et quoi qu’il en advienne, il y aura gagné de la justice, de la dignité, de la liberté. 

      C’est les systèmes dictatoriaux que vous appelez « consensus par défaut » ? 
      Curieux euphémisme... . 


    • lanatur lanatur 22 mai 2011 11:47

      @ l’auteur
      Nous pouvons constater qu’à travers les seetings,campements qui ont lieux en Espagne de vastes zones de réflexions ont lieue d’où émanent des débuts de constituantes si vous avez une page Facebook vous pourrez vous en rendre compte, sinon je peux faire des copcol des déclarations des manifestants de Madrid et Barcelone qui sont très convergentes.
      Surtout ce dont on peut se rendre compte c’est la volonté de parvenir à une réelle démocratie participative sans s’en remettre à un messie ou un gourou qui serait susceptible d’être un « récupérateur ».


    • Dubitatif 22 mai 2011 13:33

      ntre ne rien faire et réfléchir avant d’agir il y a une différence, qui j’espère ne vous échappera pas.

      Certes, je suis totalement d’accord, mais des mouvements de masse de ce style se font uniquement par les tripes, pas par la raison.
      Oui, les vieux roublards peuvent toujours essayer de récupérer un mouvement, sauf quand le mouvement est contre ces vieux roublards eux mêmes, on ne récupère pas ou on ne raisonne pas les tripes.

      Quand à la réflexion, à mon grand regret, nous sommes très peu à vraiment essayer de comprendre les mécanismes économiques, politiques, sociologiques et encore moins à appréhender les fonctionnements, la faute à une éducation qui ne nous pousse pas à avoir un sens critique. Nous sommes élevés à être du bétail, on réagit comme du bétail.

      ça vous fait peur, et bien une des première proposition est une meilleure éducation en renforçant l’étude du sens critique, l’analyse de la propagande, bref tout ce qui peut nous manipuler à notre insu en utilisant un lien direct avec les émotions.
      C’est d’ailleurs ce que fait TF1 tous les soirs, TF1 ne parle pas au cerveau des gens, TF1 parle aux tripes des gens.

      Donc les révolutions sont avant tout du à notre système qui a mis en place tous les ingrédients pour en arriver là. Il ne faut pas venir de s’être brûlé après avoir joué avec le feu !


    • Dubitatif 22 mai 2011 13:36

      Errata
      Il ne faut pas venir se plaindre de s’être brûlé après avoir joué avec le feu !


    • dom y loulou dom y loulou 22 mai 2011 13:51

      le billet et la question de l’auteur sont justes, car sinon ce sera rebelotte de la république de Robespierre

      certains ne veulent que violence et sang ’est tout

      rien de constructif, d’ailleurs quand on leur fut proposé l’évolution et l’indépendance structurelle ils la refusèrent prétextant que tout doit pêter

      la grosse gabegie et le gâchis sans fin et les usines d0armement qui tournent à plein régime et des ahuris qui hurlent qu’ils ont de l’emploi pour consommer et s’amuser...

      il faut un but clair ou on a perdu d’avance, sinon ce qu’on pense combattre mène la danse

      les Bilderberg VEULENT une révolution violente puisque l’empire n’a plus que sa force répressive

      tout le reste est banqueroute et en voie de démantellement pour cause de faillite

      il n’y a que l’utilisation de la créativité qui leur échappe

      l’intelligence des citoyens

      encore faut-il qu’ils la fassent valoir et arrêtent de s’entretuer pour des regards de travers

      l’empire des lords aura toujours la main-mise sur les violents, à cause précisément de la nature qu’ils entretiennent

      ainsi donne-t-on des armes aux violents de benghazi, alors qu’ils ont commis des massacres contre des tribus noires plus au sud de la Libye, mais on n’offre aucune aide aux pacifiques syriens qui se font vraiment laminer

      vous voyez le topo ? même une révolution peut être le cadre bilderberg

      c’est même celui qu’ils maitrisent le mieux, du chaos ils produisent leur ordre infâme

      approfondir et exiger l’approfondissement des structures existantes est le meilleur moyen parce que il s’appuie sur du concret, seul endroit où nous pouvons nous mettre d’accord

      sinon c’est carrément le jardin d’Eden qui est visé, des buts tellement loin des réalités concrètes et dès que ces réalités rattrapent alors les révolutionaires sont en furie... (par exemple comment se nourrit-on léors d’une grève ? cela se prépare) dans le désarroi ils ne songent plu qu’à faire payer tout le monde les trahisons multiples qui découlent de ce manque de pensée, de but concerté et d’organisation... on aboutit à la terreur de Robespierre-... et la république enfantant un monstre napoléonien

      des vues incohérentes ne peuvent que mener aux géôles babyloiennes qui prennent le dessus , car l’absence de pensée est le dada des lords, les agendas planifiés sur des siècles et la régression sociale est leur unique pensée

      mais bon

      à quoi cela sert-il encore de vous le dire ... quand tous veulent jouer aux napoléon ou aux pirates des caraibes...ils sont déjà foutus car ils restent dans le schéma mental de ce qu’ils prétendent renverser

      les Bilderberg adorent

      soyez plus avisés


    • Croa Croa 22 mai 2011 15:26

      « La diversité des opinions - Jacobins, Girondins, Montagnards - »

      Tout à fait... Mais aucun aristocrate.
      Une révolution c’est généralement la fin d’un règne... Pour ce qui est du suivant bien sûr que ce n’est guerre évident !


    • oncle archibald 22 mai 2011 16:07

      « Souvenez-vous de 1789, en France. La diversité des opinions - Jacobins, Girondins, Montagnards - n’a pas empêché l’avènement de la République »

       ... et faute d’avoir su ou ils allaient les révolutionnaires, ils se sont retrouvés avec un empire à la place d’une royauté, avec Napoléon à la place de Louis XVI .. Non non l’article n’a rien d’une incitation à l’inaction, au contraire .. Il est une incitation à l’action efficace, après réflexion .. Et d’ailleurs si des objectifs parfaitement clairs et réalistes avaient été fixés après réflexion la droite la plus inféodée au capital que nous ayons eu à connaître ne serait pas venue au pouvoir après des années de présidence et de gouvernements de gauche qui hélas ont navigué à vue ...

    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 22 mai 2011 23:41

      « L’article est une incitation à l’action efficace, après réflexion. »

      Ce serait le meilleur moyen de laisser passer le train de l’histoire. En d’autres temps c’est la France qui conduisait la marche du Monde. On ne rejettera pas le néolibéralisme en suivant les appels à l’inaction des complices du système : les extrémistes de la modération. Ces gens-là servent le statu quo, ils perpétuent l’impuissance en appelant à se fier à « l’appareil ».

      Un seul mot d’ordre est valable aujourd’hui : Manifestations pacifiques jusqu’à la tenue d’une assemblée Constituante. Là, et seulement là, il sera temps de passer « à l’action efficace et à la réflexion ». Démocratiquement, par la tenue de débats citoyens. Partout dans les villes, les quartiers et les campagnes. Par des cahiers de doléances, par de nouveaux représentants qui ne soient pas de « vieux roublards », par l’expression du peuple souverain !

      Nous sommes entravés par des chaînes. Brisons-les d’abord. Une fois libre nos propositions n’en auront que plus de poids.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 22 mai 2011 23:46

      Page Facebook de la révolution espagnole :

       http://www.facebook.com/SpanishRevolution


    • Le faucon maltais Le faucon maltais 23 mai 2011 10:45


      Je pense que vous sous-estimez la puissance des pouvoirs en place. Sans projet en amont, votre assemblée constituante sera divisée, et donc fragile face à des forces financières et politiques qui sauront vite trouver d’autres leaders d’opinion marionnettes pour servir leurs intérêts. Les marionnettes sont même probablement déjà en place au coeur des mouvements... Vous aurez changé les hommes, pas les valeurs.

      C’est cela la face cachée de la démocratie : quand le peuple est divisé et peu avisé, elle sert les intérêts des puissants. D’où la situation PPSOE...
      La démocratie ne peut être un outil au service du peuple que si celui-ci est uni sur un projet intelligent, projet basé sur des valeurs durables, rassemblantes, et applicables concrètement.

      C’est bien parce qu’ils ont compris cette immense difficulté intrinsèque de la démocratie que les pouvoirs en place ne craignent pas la démocratie. C’est même pour cela qu’ils l’ont encouragée. Elle ne les gène pas, elle ne les a jamais gênés.

      On ne peut pas pour autant souhaiter un régime autoritaire. On ne peut donc souhaiter qu’un peuple éclairé. La lumière actuelle me semble n’être qu’un tout début...


    • filendrick 22 mai 2011 00:56

      Tout a fait avec la demarche, on a quand meme quelques points de départs,
      quelques pistes, voir documentaires :

      Zeitgeist : moving forward

      (okok je rabache)

      le revenu de base
      (applicable demain avec la tva, effet immediat : liberer les peuples et leurs permettre de s’auto organiser, le travail ne disparait pas du tout il permet de gagner plus, voir aussi principe de l’impot negatif )

      en vrac :
      separer l’activité banque / assurance

      en ce qui concerne l’emploi, arreter les délocalisations (vous savez combien il y a de nouveaux emploi crées dans les pays pauvres ? le chiffre est vertiginieux), et repartir le travail pour qu’il redevienne satisfaisant. cela ne peut que marcher...

      arreter de vivre au depend des generations futures, avec cette politique de l’autruch parmis les décideurs.

      refonte des relation medias / politique (avec l’aide du reseau, cela parait desormais indispensable, vive l’open source)

      et bien d’autres ... la route sera longue, elle n’est pas tracée mais on connais les étapes a franchir, du moins les premières.

      Le premier pas se fait dans la rue en ce moment. (voir webcam live, a madrid sur la revolution espagnole de ce samedi


      • tomcaz tomcaz 22 mai 2011 01:21

        "Les révolutionnaires lancent des révolutions car ils sont d’accord sur ce dont ils ne veulent plus. Mais une fois que se posera la question de l’alternative, ils ne seront pas forcément d’accord sur ce qu’ils veulent…« 

        Ne croyez pas qu’être d’accord avec ce que l’on ne veut pas est insuffisant. Si je transpose en France, je viens de relire la déclaration des droits de l’homme, hallucinante tellement elle est d’actualité et bafouée par les égoïsmes. Or tous les citoyens indignés seront d’accord pour dire qu’ils ne veulent plus que ces droits soient ignorés et bafoués. Qu’on les fassent respecter et se sera déjà énorme.

        Et puis être d’accord sur tout ce que l’on veut et donc sur ce qui devrait être, si c’était le cas, je suis sur que beaucoup crieraient alors »à la mort des libertés« , voir »au communisme arriéré"

        Mais sur la nécessité de créer des supports, des références, des unions nouvelles et durables de peur de voir s’envoler toutes cette énergie, je suis d’accord à 100%


        • Le faucon maltais Le faucon maltais 22 mai 2011 02:05

          Votre rappel sur la déclaration des droits de l’homme est une excellente référence en effet. Merci pour votre soutien, même relatif :).
          Vous touchez justement du doigt le problème : en effet sur les grands principes, la plupart seront souvent d’accord. Mais ensuite, les avis divergent : sur leur mise en application concrète dans la société, sur le rythme des changements, sur l’emploi ou non de la force, sur le type de système, etc... Ces questions se poseraient (se poseront ?) dès le début d’un après-révolution... Voilà pourquoi il est bon de les poser avant...

          Les égyptiens, les tunisiens, font en ce moment même l’expérience de cette période délicate d’après révolution où tout peut basculer vers le meilleur ou le pire.

          Filendrick ci-dessus a raison (merci à lui) : des points de départ, des pistes existent.
          On est encore loin cependant me semble-t-il du nécessaire consensus minimum et il est urgent de le rechercher.
          La raison l’emportera alors sur l’impatience, l’espoir sur la rancune.


        • platon613 22 mai 2011 11:55

          Juncker veut exproprier Grèce !

          Le chef de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker réclame instamment la création d’une agence indépendante de privatisation pour la Grèce. Le Luxembourgeois avoue que les plans de sauvetage actuels comportent des risques pour le contribuable...

          http://www.news-26.net/politique/557-juncker-veut-exproprier-la-grece.html


        • tomcaz tomcaz 22 mai 2011 13:25

          "Vous touchez justement du doigt le problème : en effet sur les grands principes, la plupart seront souvent d’accord. Mais ensuite, les avis divergent : sur leur mise en application concrète dans la société, sur le rythme des changements,....« 

          Je suis d’accord avec vous, la mise en place de tout ou partie d’un nouveau système sera difficile, c’est à chaque fois le cas. Et même pas seulement lors de mouvement démocratique, c’est le problème de tout groupe de personne minoritaire ou opprimé ou inconnu qui devient majoritaire ou soutenu ou connu...ça rejoint même la trajectoire de groupe....de musique.

          Mais toute révolution ou simplement mouvement de changement, même » de velour« reste un mouvement qui tranche, qui est neuf, quelque chose de sous-jacent qui explose au grand jour. Cette explosion entraîne prise de conscience, débat, déconstruction (au moins des idées) et permet de basculer entre un AVANT et un APRÈS. Cette manifestation initiale, cette explosion des idées, est parti intégrante du phénomène. Passage inductif avant passage déductif.

          A propos de votre article, ce qui provoque le partage des avis, à mon sens, c’est qu’il donne le sentiment (sans le vouloir) de diminuer voir de moquer (pour les plus susceptibles) la valeur de ce qui se passe, de cette première phase. Il ne faut pas »gâcher la fête« , qui est nécessaire.

          Vous auriez dit, plus engagé, plus personnel, »j’ai peur que ce mouvement salvateur disparaissent en n’arrivant pas à se transformer en nouveau système", ce qui correspond je crois à ce que vous pensez et ressentez, vous auriez alors rencontré un soutien plus net.


        • UMP_POUR_ RICHES_DE_FRANCE 22 mai 2011 02:29

          Bonjour

          je suis content de votre article mais il faut toujours parvenir à démontrer que l’échec des révolutions actuelles, c’est toujours le fait de changer des hommes pour installer d’autres hommes et le système reste quant lui intact. La révolution , si elle est vraie, elle toujours systémique. Le passage de la royauté à la république, si c’est une révolution, ce n’est pas le fait de substituer un roi à un président, c’est même le système de gestion des pouvoirs qui s’est radicalement transformé. Nous avons grande gueule en occident, et nous targuons d’avoir les meilleurs démocraties alors franchement on ne s’est plus ce qu’est la démocratie lorsque les capitalistes hyper riches manipulent nos politiciens, diminuent nos libertés et divisent nos peuples. Nous ne nous aimons plus. Nous allons être bientôt des esclaves de l’empire capitaliste. Ils ont ridiculisé l’Europe qui coûte cher aux européens sans aucune gouvernance économique. L’absence de gouvernance économique et monétaire en Europe, sous la complicité des USA, est le terreau d ’excitation des salauds de capitalistes qui vont maintenant exposer les habitants de l’Europe à la violence de la mondialisation capitaliste. Aucune de leurs promesse n’est tenue.

          • Le faucon maltais Le faucon maltais 22 mai 2011 03:10

            "il faut toujours parvenir à démontrer que l’échec des révolutions actuelles, c’est toujours le fait de changer des hommes pour installer d’autres hommes et le système reste quant lui intact. La révolution , si elle est vraie, elle toujours systémique."

            C’est exactement ça : vous avez tout compris. D’où la nécessité, l’urgence à mon sens de repenser en amont les fondements d’un système à venir, et de sursoir à une révolution mal préparée et mal gérée. Car il semble que le système en place a lui-même préparé les bases de sa propre succession et veuille nous les vendre sur un plateau sous la forme d’une jolie révolution qu’il aura tôt fait de noyauter.

            J’espère que les autres lecteurs de bonne foi le comprendront aussi...

            Merci !


          • sisyphe sisyphe 22 mai 2011 11:05

            Par Le faucon maltais (xxx.xxx.xxx.206) 22 mai 03:10


            C’est exactement ça : vous avez tout compris. D’où la nécessité, l’urgence à mon sens de repenser en amont les fondements d’un système à venir, et de sursoir à une révolution mal préparée et mal gérée.

            C’est sûr ! 

            Une révolution doit « gérer » par avance (repenser en amont smiley ) un système qui n’existe pas, et ne surtout pas se déclarer (surseoir à une révolution smiley ) avant d’avoir obtenu l’accord du pouvoir en place ! 

            C’est à dire ne jamais se produire, si on suit la logique de l’auteur.. 

            Bah... on sait c’qu’on perd, on sait jamais c’qu’on va trouver, ma bonne dame... 

            Ce qu’on appelle précisément un esprit conservateur, et un article totalement réactionnaire.. 

            Heureusement, les peuples qui viennent de se révolter renvoient ce type de raisonnement aux fosses communes de l’histoire.. 

            Révoltez vous ! 


          • Le faucon maltais Le faucon maltais 22 mai 2011 02:54

            Vous n’avez pas le monopole de l’indignation. Il y a autant d’indignations diverses que d’indignés. Vous me permettrez d’attendre de lire votre programme avant de voter pour votre indignation.

            Gageons que le mien vaut bien le vôtre. J’ai quelques idées qui sont tout sauf de l’inaction. Qui viendraient chatouiller là où ça fait mal. Je trouve juste utile d’y réfléchir et de se mettre d’accord avant de jeter des milliers de gens dans la rue face aux CRS. Avant de risquer de gâcher la plus belle occasion que ce monde ait eu eu depuis quarante ans. Sauf pour ceux qui ne sont motivés que par la perspective de l’affrontement, et non celle de construire un autre monde ?

            L’affrontement ne conduit pas à l’harmonie, comme la guerre ne conduit pas à la paix. La rancune ne fait pas un programme politique. L’espoir oui. A condition de le construire. Ceux qui veulent aller loin ne gâcheront pas leurs cartouches aussi vite.

            C’est plus difficile que de crier Haro sur le baudet, mais ça mène plus loin et plus haut.


            • Dubitatif 22 mai 2011 13:50

              Je ne vois pas pourquoi ce message du faucon maltais ne suit pas la charte, il faut qu’on m’explique pourquoi ?
              attaque ad hominem ?, ça resterait gentillet par rapport à la masse de commentaires d’agoravox.
              Trop frileux peut être finalement ?

              Je suis d’accord sur le fait de la violence n’est pas propice à une réflexion raisonnée.

              Mais chaque fois qu’on parle de révolution, on a l’image « romantique » des barricades, et en général quand ça pête, la coupe est pleine, et on ne raisonne pas une personne en colère.

              Mais personne ne parle de révolution par l’inaction.
              Si tous les français arrétaient de travailler pendant un mois en restant à la maison, s’occupant de leur framille et recréeant des liens avec le voisinage, même pas besoin de manifester, il suffit de ne plus participer à l’activité économique, le système s’écroulera de lui même, il n’y aura pas assez de CRS pour forcer chaque habitant à retourner au travail.


            • Croa Croa 22 mai 2011 15:46

              Une révolution n’est pas forcément violente. Et lorsqu’elle l’est c’est plus souvent à l’initiative de la réaction, autrement dit vouloir la révolution c’est forcément prendre des risques.

              On peu aussi choisir de rester des sujets sages et exemplaires. Est-ce là une assurance de vie tranquille sans aucune violence ?

              Que nenni !
               smiley (Le nombre de privés d’emplois, c’est pas une violence ?)


            • Le faucon maltais Le faucon maltais 22 mai 2011 03:02

              Mon dernier commentaire s’adressait uniquement à Peachy Carnehan, mes excuses aux autres qui l’auraient pris pour eux.


              • vivacuba vivacuba 22 mai 2011 08:43

                « hasta siempre la révolution » la révolution, la vrai doit rendre au peuple sa souveraineté.

                -redistribuer les richesses est la base de tout : mais qui est prét à l’accepter dans une société ou la seule motivation est la réussite et l’enrichissement personnel.
                -installer une DEMOCRATIE PARTICIPATIVE , et non l’ oligarchie qui est la base du systéme que nous connaissons trop bien.
                -interdire une bonne fois pour toute le racisme et la ségrégation
                -mettre les banques au service du peuple et de la nation
                -assurer et rendre effectif le droit à l’éducation, la santé, le logement ; ce qui est loin d’etre le cas dans nos sociétés prétendument égalitaires
                 
                Ce n’est pas la réflexion qui manque c’est la Revolution !!
                .


                • paoum 22 mai 2011 11:41

                  j’ajouterai le plus important : l’éducation populaire.... smiley


                • Dubitatif 22 mai 2011 13:52

                  Sur l’éducation populaire, je vous conseilles les très bon spectacles de Franck Lepage Inculture 1 & 2, et l’association du pavé.


                • roro46 22 mai 2011 17:58

                  c’est quoi l’éducation populaire ??


                • roro46 22 mai 2011 18:09

                  c’est différent de l’éducation ?


                • JMK66 JMK66 22 mai 2011 08:50

                  L’idéal est très simple à réaliser pour chacun des peuples.

                  Une vraie démocratie dans des Nations souveraines et non dans cette Europe Zunienne qui cherche à uniformiser voir remodeler les esprits au détriment des valeurs et traditions ancestrales légitimes.

                  Sortons de cette Europe imposé et par la même du mondialisme devastateur.

                  Paix sur Vous.    


                    • lloreen 22 mai 2011 10:12

                      En France : déclaration souveraine des droits de l’homme et du citoyen.
                      DONC TOUT EST LA.


                      • lloreen 22 mai 2011 10:14

                        il suffit de déclarer le traité de Lisbonne ILLEGITIME .C’est aussi simple de que cela.


                        • Henri François 22 mai 2011 10:27

                          L’homme en tant qu’individu étant déjà en lui « contradictoire » comment voulez-vous que les foules - y compris révolutionnaires - soient uniformes dans leur gestion ? Je pense sincèrement que la Nature en a voulu ainsi « les dominants et les dominés ».


                          • lloreen 22 mai 2011 10:32

                            pouhttp://www.youtube.com/watch?v=U1RbE9JXJ3U
                            Pour rire un peu.On confessera notre péché de moquerie quand ils commenceront à « confesser » les leur...


                            • Croa Croa 22 mai 2011 16:16

                               smiley Hors sujet ! smiley

                              Veuillez nous lâcher avec ce con !

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