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Accueil du site > Actualités > International > Il faut soutenir Hillary contre Obama, ce dieu admiré par les élites (...)

Il faut soutenir Hillary contre Obama, ce dieu admiré par les élites françaises

Alors qu’Hillary Clinton tente de réduire son retard dans les primaires démocrates, on découvre l’existence d’un comité français soutenant son adversaire Barack Obama. Il n’y a rien de scandaleux, mais sans doute matière à s’interroger sur cet étrange phénomène local. Etant entendu que la France n’est qu’une petite province du monde, mais riche d’une belle histoire et, naguère, douée d’un rayonnement culturel incontestable. Ce n’est plus le cas maintenant. Pourquoi nos élites se sont-elles prises d’admiration pour celui qui, actuellement, n’est même pas le candidat officialisé à la présidence ?

Admiration, le mot est lâché. On pourrait dire espérance, foi, croyance, confiance et même dévotion. Car, bien évidemment, comme le souligne l’une des célébrités du comité d’honneur, Pierre Bergé, il n’y a aucune naïveté dans l’espoir que cette démarche ait un impact sur le résultat final. Soutenir Obama, c’est comme prier à l’église. Nulle retombée concrète, pas de calcul en vue. Il n’y a rien à gagner pour les membres du comité dans cette histoire. Notre kermesse politique est achevée. Les prébendes ont été distribuées. Eric Besson a eu l’un des meilleurs lots, avec Georges-Marc Benamous. Il faut voir dans ces soutiens la traduction d’une ferveur, une manière d’afficher ses convictions comme le dit Bergé. Quant à Olivier Duhamel, il n’économise pas ses formules égrenées en germe de panégyrique ; poussant l’admiration en voyant dans une possible élection d’un Noir à la Maison-Blanche un événement d’une importance exceptionnelle et même un choc dans l’histoire mondiale. Un « événement colossal », dit-il, annonçant un changement de politique. La déléguée démocrate Constance Borde pense qu’« Obama est le mieux équipé pour nous mener vers un autre monde ». Nous l’avons, notre Moïse, capable de soulever les eaux de la mer des subprimes et l’étang de la récession.

Parmi les personnalités du comité d’honneur, on trouve aussi Bernard-Henri Lévy, Frédéric Mitterrand (le webmaster doit être Américain, comme d’ailleurs le jeune étudiant à l’origine de ce comité), Sonia Rykiel et toute une kyrielle de politiciens et intellos de gauche, de Daniel Cohn-Bendit à Marie-Georges Buffet, des Verts au PC avec une grosse délégation du PS. Et puis, quelques personnalités appartenant à la majorité, comme Axel Poniatowski, fils de, président de la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée, ne tarissant pas d’éloge sur Obama qu’il juge intelligent, jeune, charismatique et porteur d’une nouvelle image de l’Amérique. Bref, tout un programme. A ce comité s’ajoute une liste de personnalités ayant exprimé dans la presse leur soutien à Obama. On y trouve beaucoup de membres de la majorité, ce qui en dit long et confirme la poussée d’Obama dans les Etats ancrés à droite. Et, chose incroyable, le super-atlantiste Pierre Lelouche est aux côtés du communiste Maxime Gremetz. Si, si, c’est vrai, au risque de faire passer cette démarche de soutien comme une énorme farce que même pas Dario Fo aurait imaginée tant c’est gros... ou grotesque ? Il ne manque que Marine Le Pen et Olivier Besancenot pour achever la liste.

On ne le dira pas assez, cette adhésion, cet engouement de politiciens et intellectuels pour un candidat aux primaires américaines est sans précédent en France. Une liste impressionnante, contrastant avec la désaffection témoignée à l’égard des deux autres protagonistes, Mme Clinton encore en course pour l’investiture et M. McCain, républicain candidat à la présidence le 4 novembre 2008. Il serait intéressant de visiter ce qui se passe dans la tête de ces gens. De quoi cette vénération est-elle le signe ?

Supposons que l’Amérique joue une sorte de miroir de nos craintes et nos espérances. A travers l’élection possible d’Obama, nos politiciens ont le sentiment de vivre par procuration un événement contrastant avec la morosité de l’Europe, avec le marasme politique pesant. Comme si Obama était perçu comme un homme providentiel dans un monde devenu incertain. Et un ressort éventuel pour sortir l’Europe de ses incertitudes. Obama, à l’état civil, un métis, « noircisé » pour la bonne cause idéologique. Ils peuvent bien rêver et vivre par procuration l’arrivée au pouvoir de la « négritude » aux States, nos politiciens dont les partis ont démissionné dès lors qu’il fallait ouvrir les listes aux représentants des minorités ethniques. Pleutres. Retardataires. Les Socialistes en tête. A quand Obama au Panthéon, aux côtés de Césaire ? Que d’hypocrites, croyant que le rêve d’Obama va les exonérer de leurs responsabilités et les décomplexer. Car la décomplexion du politique semble être à la mode. On comprend cette dévotion. D’ailleurs, nos élites se prenant d’admiration pour le phénomène Obama me paraissent trouver là un exutoire pour fuir les réalités et ne pas voir le piètre résultat de leurs actions et discours ici en France. Ils peuvent bien rêver et s’inventer un nouvel élan, dans une France qu’ils ont délaissées et dont on voit le piètre état en ce moment.

Obama suscite quelques croyances d’ordre religieux et idéologique sans aucune idéologie. Il est la dernière cartouche de ceux qui croient encore au grand soir, de droite ou de gauche. Il est le représentant de l’ultime farce à laquelle se prêtent nos élites. Prenons Jack Lang, déjà en délicatesse avec les valeurs, ayant dansé aux côtés d’un dictateur africain quitte à devenir la honte des Lumières. Lang fasciné par Obama parce qu’il transcende les clivages entre gauche et droite. Mais Obama ne transcende rien. C’est juste un homme du centre, un Bayrou américain qui réussit parce qu’il a un charisme fou et sait louvoyer sur des fibres sensibles. Et c’est sacrément irresponsable que de croire en un salut du monde par cette fausse transcendance qui n’est en vérité qu’un neutralisme pragmatique visant à maintenir la domination des uns sur les autres en travestissant le procédé par des effets de nouveauté. Bref, Lang est comme beaucoup dans son camp un Sans-culotte dans une non-révolution et, d’ailleurs, il n’a plus de culotte depuis qu’il l’a baissée en dansant devant un dictateur, montrant son vrai visage de flagorneur devant les puissants. Adieu Djack et bon débarras !

La politique sait encore discerner les valeurs et ne peut souffrir cette dévotion en une providence faussement transcendante, mais qui a tout d’une séduction populiste menée par une bête de scène politique. Les puissants règnent, avec la complicité des masses et le relais du populisme médiatique. Ce n’est pas en jouant dans cette cour des miracles iconiques que le monde progressera. La confrontation des valeurs et des programmes a encore un sens, accessible à la raison. Toute cette caste politique et intellectuelle qui vénère Obama se fourre le doigt dans l’œil. Le monde est déséquilibré de ses excès dans les pouvoirs financiers et médiatiques. Fascination des images et du clinquant, des technologies et du profit. Le neutralisme politique est une erreur historique. Les structures de gouvernement agissent dans un sens orienté, notamment en défendant les puissants et les détenteurs de capitaux, les élites économiques contre les populations en précarité. Il appartient à la dignité de la gauche de revendiquer un rééquilibrage, une politique juste, éthique. Mais je doute que ceux qui soutiennent Obama officiellement soient de gauche. BHL, F. Mitterrand, Lang et Bergé de gauche ? Quelle bonne blague !

Les soutiens d’Obama peuvent bien louer la nouveauté, s’y croire, ils ne pourront s’exonérer d’une critique de la raison dès lors qu’il faut réfléchir à cette campagne. On entend dire çà et là qu’il faut en finir avec l’establishment politique en liquidant Hillary. N’oublions pas que l’Amérique est partiellement une ploutocratie. L’establishment réel, c’est celui de l’argent. Et, là, c’est Obama qui a levé les fonds les plus volumineux et qui lui ont servi à mener la course en tête. Oui, mais n’est-ce pas le meilleur s’il a levé ces fonds ? Peut-être, dans sa manière d’incarner la fonction. Le type est charismatique. Un excellent show man, rappelant Sarkozy et un peu Royal. C’est ce que nos élites aiment en lui. Charismatique, comme les télé-évangélistes qui, en galvanisant les foules, ramassent un tas de fric. Obama, c’est un peu ça. Un type super doué, mais qui, selon les canons rationnels de la politique, peut très bien se révéler comme un habile politicien maintenant le système dans sa continuité. Et toutes nos élites françaises seraient tombées dans le piège ? C’est possible puisque comme je l’ai dit, la France est un naufrage.

Alors, naviguant sur une bouée, je préfère soutenir Hillary Clinton qui, sur le fond, paraît plus proche des réalités sociales, plus « typée à gauche » selon les analystes. Je préfère cette grande dame, parfois guindée, même si elle vient des classes aisées, à celui que je vois comme le meilleur des acteurs dans un monde avide de sensations et d’émotions. Nos élites sont peut-être en voie de décomposition. Sacrifiant la raison sur l’autel de faux symboles. Soutenir Hillary n’aura aucun impact sur les élections américaines, mais c’est l’occasion de marquer une différence contre ce consensus trop large pour être crédible. La politique française a perdu ses repères, surtout à gauche. Et c’est mon dernier mot !


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97 réactions à cet article    


  • gecko gecko 24 avril 2008 10:10

    Et alors qu’en France on se focus sur Hillary et Obama, John Mc Cain lui continue son bonhomme de chemin, ca y est il est parti pour la course finale, à sa manière en allant dans plein de petites bourglades en pronant les valeurs Républicaines d’une Amérique toute ouie a cela...

    Et nous on va se réveiller en ne comprenant pas pourquoi il sera élu president of the united states...

    Mc cain c’est comme les Frites c’est ceux qui en parlent le moins qui en...


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 24 avril 2008 15:54

      EN France on se focus pas ; on se faux-culs .


    • impertinent3 impertinent 24 avril 2008 10:25

      Il me semble que l’on a strictement personne à soutenir auX USA, c’est l’affaire des étatsuniens et de eux seuls.

      On a déjà assez de mal avec notre classe politique pour s’occuper encore de celle des autres.


      • sylvie 24 avril 2008 10:43

        Impertinent, ce serait vrai si ce pays ne passait pas son temps à foutre le bordel sur la planète


      • ficelle 24 avril 2008 18:06

        enfin, un post bien pensé sensé !


      • Solvit 24 avril 2008 10:30

         Cher Monsieur,

        je comprends votre interrogation quant à un tel comité de soutien à Obama. Mais pour y répondre, je vous conseille plutôt de vous informer directement auprès du comité plutôt que de reprendre un article orienté (Rue89) et non documenté.

        Je serais ravi de répondre à vos questions et de vous expliquer l’objet de ce comité, qui sont ses créateurs, ses membres...

        Bien à vous.

        Samuel Solvit

        Comité français de soutien à Barack Obama


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 avril 2008 11:03

          Cher Monsieur,

          Merci de votre passage sur Avox. Sachez que je suis indépendant dans ma manière de penser et d’écrire sur les sujets que je choisis. Si vous lisez bien, je n’ai pas repris l’orientation de Rue89 que je cite pour info, ayant juste repris un ou deux propos de personnalités. Pour le reste, je me suis basé sur les informations données par votre site et j’ai écrit cette analyse portant à la fois sur cet effet magique d’Obama et sur l’aveuglement de notre classe politique.

          Des questions, j’en ai deux. Vous annoncez Brzesinski comme conseiller de politique étrangère d’Obama, c’est tout de même une sacré casserole pour ceux qui connaissent les positions de ce personnage plutôt controversé. Présenter Obama comme un novateur en ayant un conseiller d’un autre âge, celui de l’hégémonie américaine et de la vassalisation de l’Europe, de la trilatérale, bref, à côté, notre Guaino est une colombe

          Autre question. Quelle est l’indépendance d’un candidat qui a levé tant de fonds pour sa campagne. C’est ce qu’on lit sur votre site, un Obama neuf et libre vis à vis du système. N’il y a-t-il pas là un trompe-l’oeil ?

           

          Bien cordialement

          BD


        • stephanemot stephanemot 24 avril 2008 11:40

          si vous etes reellement de gauche Bernard, ne soutenez pas la candidate mise en avant par les ultraconservateurs US (http://blogules.blogspot.com/2008/03/les-conservateurs-poussent-clinton.html ).

          ces derniers tentent par tous les moyens d’eviter un duel McCain-Obama et leur derniere trouvaille est de diffuser la semaine precedent les prochains scrutins un spot TV ignoble sur les liens entre Obama et le reverend Wright sous couvert de faire campagne contre deux elus democrates ayant apporte leur soutien au Senateur de l’Illinois. faute de trouver une faille dans leur cible, ils en sont reduits a attaquer ses supports en utilisant un d’autres supports.

          tellement lamentable que meme McCain et le GOP ont exige qu’il ne soit pas diffuse. en vain.

          cela dit, ce comite de soutien est aussi ridicule que contre-productif : on se souvient comment Kerry s’etait fait aligner pour moins que ca il y a 4 ans.


        • stephanemot stephanemot 24 avril 2008 11:46

          remarquez, vous etes coherent Bernard : en soutenant Hillary, vous soutenez McCain qui defend desormais les interets de vos amis du Discovery Institute... smiley


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 avril 2008 11:49

          Stéphane, quand on est de gauche, on veut que le scrutin se joue à gauche. J’aime les choses claires, les affrontements typés. Obama me paraît être une illusion du centre, presque neutre politiquement parlant et les Républicains le craignent dans un duel qui va se jouer au centre. Ma stratégie est toute autre. Je me fous de ce que les Républicain veulent. Hillary me paraît plus ouverte sur le plan social et l’Amérique a besoin d’un rééquilibrage à gauche


        • ASINUS 24 avril 2008 13:04

          il serait interressant que les supporters de MR obama cessent de faire l impasse sur les sponsors

          financiers de leur favori , si monsieur obama etait un politicien français darcos et goasguen

          passerait pour de dangereux gauchisteset encore nous n avos pas abordé les sujets qui fachent

          ce monsieur santé assistances au plus pauvres avortement et peine de mort et religion

          je ne suis pas un admirateur de madame clinton mais voir nos " elites en adulation devant monsieur

          obama me sidere leurs arrivent ils de lire les sites us parfois ?


        • Solvit 24 avril 2008 16:05

          Pour commencer voici quelques informations complémentaires sur le comité et notre engagement :

          "Les américains sont évidemment les seuls à pouvoir voter et l’action du comité ne vise pas à s’approprier ces élections. Par contre, compte tenu de l’influence (politique, militaire, économique, diplomatique, culturelle, symbolique...) des Etats-Unis et de l’impact potentiel d’un tel candidat, nous sommes en droit d’en débattre et de nous prononcer. 

          Je le rappelle, ce comité n’est ni de gauche, ni de droite. Il réunit des personnalités dans son comité d’honneur mais il réunit surtout de nombreux citoyens français qui compte tout autant. Il n’a pas la prétention ni la possibilité de devenir un acteur majeur de ces élections. Par contre, le comité veut jouer un rôle utile et positif dans la campagne de Barack Obama en apportant l’énergie et le soutien de tout ceux qui s’en préoccupent et comprennent l’importance de cet homme."

          Pour information et pour répondre à votre supposition, je suis totalement français et le webmaster l’est aussi. Ce comité est une association loi 1901 française ne dégageant aucun bénéfice et totalement indépendante.

          Concernant vos 2 questions : 

          - Concernant Zbigniew Brzezinski : Que ce spécialiste des relations internationales soit controversé, c’est vrai. Que vous considériez ses positions comme uniquement celles que vous avez citées et comme mauvaises, c’est votre droit mais ce n’est pas mon avis ni une vérité en soi. Je pense que c’est un très fin analyste des relations internationales doué d’une expérience rare qui a de nombreuses bonnes positions et certaines à discuter. Par ailleurs, ce n’est pas son seul conseiller mais un de ces conseillers. Et pour finir, ce n’est pas car une (ou plusieurs) personne(s) de ses conseillers n’est pas issue de la nouvelle classe politique que cela enlève quoique ce soit au renouveau porté par le candidat Obama.

          - Concernant les fonds : l’aspect économique de la campagne américaine est certain. Que l’on puisse le déplorer, je le crois et je vous rejoins sur ce point. Effectivement cela oblige les candidats à devoir séduire et coopérer avec certaines sources de financement. Il est vrai que Barack Obama ne changera pas d’un coup la politique (intérieure et extérieure) américaine, ce serait impossible pour n’importe lequel des candidats notamment à cause des multiples intérêts. Par contre, il est le seul à pouvoir déclencher une nouvelle impulsion dans cette politique. Par ailleurs, si Barack Obama a réussi à lever tant de fonds, ce n’est pas grâce à de nombreux lobbies, mais c’est grâce au web et aux personnes qu’il a réussi à toucher. Son équipe a réussi à mettre en place une campagne de lever de fonds via le web hors du commun, ils ont aussi permis à tous les américains de devenir eux-même des leveurs de fonds, et ils ont aussi réussi à toucher des personnes qui avant n’avaient jamais souhaité donner pour une campagne. Concernant les fonds, Barack Obama semble donc plutôt plus indépendant de certains groupes ou lobbies que les 2 autres candidats. 

          Bien à vous.

          Samuel Solvit

           


           


        • ficelle 24 avril 2008 18:36

          à la niche ! susucre !


        • ASINUS 24 avril 2008 20:19

          si Barack Obama a réussi à lever tant de fonds, ce n’est pas grâce à de nombreux lobbies, mais c’est grâce au web et aux personnes qu’il

           

          bonsoir

           

          c est faux et vous le savez


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 avril 2008 23:54

          @ Bernard Dugué : Laissez-moi vous dire deux mots. Mais d’abord, je précise que : a) je ne suis pas convaincu de la pureté d’Obama, et b) je suis plutôt convaincu qu’il ne sera PAS élu président des USA..

          Cela dit, les deux mots, ce sont "désespoir" et "irrationalité". 

          Désepoir : Je crois que ni vous ni personne qui ne soit en contact étroit et permament avec les USA n’est conscient de la situarion en Amérique. Economiquement, socialement. moralement, l’Amérique est moribonde. Terminale. L’Amérique est désesérée, L’Amérique en est au point où l’on se tire le tarot et où l’on va à Lourdes. Obama ? Pourquoi pas...

          Irrationalité : Il y a tant de variables et tout bouge si vite, qu’on ne sait plus. Toutes les façons rationelles de brasser la cage ont été modélisées et ne mènent qu’à des catastrophes. On en est à donner des coups de pied au jukebox en espérant qu’il va jouer du Mozart. On va essayer n’importe quoi. L’Irak était n’importe quoi ; on peut faire pire.

          Je ne sais pas ce qui s’est tramé dans le inner sanctum américain, mais ce qui me semble de loin le plus probable, c’est que toute cette campagne électorale surréaliste a été planifiée de A à Z pour distraire la population de ses vrais problèmes pendant deux ans : parler du futur est la meilleure des drogues.

          Obama a donc eu son rôle, Hillary son rôle, Mc Cain le sien et on a joué le passionnnant suspense de prétendre qu’un Noir, une Femme ou un Vieillard pouvait ête Président... Spectacle, bien sûr. On n’a pas douté, en haut lieu, qu’au momentt opportun on prendrait pour président un Causacien quinquagénaire, débonnaire - Gore, Bloomberg... - et que la politique américaine continuerait les yeux bien fermés. 

          Mais on fait maintenant le bilan des crises et il n’est plus du tout sûr que les USA puissent survivre encore 4 ans sans une révolution majeure. On en vient donc à souhaiter que l’on sorte du scénario, que l’Élu non conventionnel reçoive la grâce et qu’il fasse quelque chose de si inattendu et de si irrationnel qu’un miracle arrive. Inconsciemment, c’est ce que l’Amérique attend d’Obama. 

          Parce que nous savons tous que Hillary est une petite femme de tête, qui ne fera pas de folies et donc pas de miracles. Or nous sommes à ce niveau où "seul l’impossible a une chace d’être vrai". Tout le momde sent confusément qu’il est temps que le bons sens prenne des vacances. Non seulement l’Amérique, mais le monde entier prie donc pour Obama. Il n’y a pas vraiment d’autre espoir.

           

          Pierre JC Allard

           

           

           

           

           

           


        • Djanel 25 avril 2008 04:26

           

          Pierre JC Allard

           

          .

           

           

           

          Pourriez-vous nous apporter des preuves de ce que vous avancer ? Par cette question je ne mets pas en doute ce que vous dites mais je suis comme çà. Pour me prouver que je suis vivant, il m’arrive parfois que je me sente obliger de me pincer. Je me pince donc j’existe douloureusement. Je déconne mais je veux vous dire par-là que je ne suis qu’un empirique qui a besoin de voir ressentir pour comprendre, n’en déplaisent aux tartuffes qui ne croient qu’en leurs abstractions et inventions.

           

          Je pense que la crise que vous percevez aux Etats Unis, a pour cause leur manière de penser qui consiste à donner plus de réalité aux rêves qu’à ce que les yeux voient ou à ce qu’eux-mêmes vivent au présent. Demain çà ira mieux. Leur paranoïa en est une illustration. Le concept de dangerosité qui consiste à vouloir mettre en prison une personne soupçonnée d’être dangereuse avant qu’elle ne commette un crime, est une illustration de cette déviance. 

           

          Les Américains à cause des effets sur le long terme du Maccarthysme ont perdu toute notion des réalités parce que tout ce qu’ils peuvent affirmer ne peut être contredit d’où leur manque de réflexion sur eux-même. C’est ainsi qu’ils ont pu gober sans broncher tous les mensonges de Bush. Il est même possible que critiquer la politique de Bush soit considérer comme une activité anti-américaine. Les Américains nient la réalité et cette négation conduit immanquablement à la névrose car ce qui aurait du être fait n’a pas était fait. Je prends un exemple. Si j’ai mal au dent et si je prends un anti-douleur qui me permet de nier cette douleur forcément le mal empira parce que je n’aurais pas fait ce que j’aurais du faire en allant chez le dentiste.

           

          Ce sera tout mais avant d’abréger ce commentaire, permettez moi de vous suggérer de rédiger pour nous un article sur les personnes qui ont perdu leur maison à la suite des subprimes. Ce que j’aimerais savoir, c’est comment a varié le taux d’intérêt et pour quoi les primes de remboursement ont tant augmenté mettant ainsi des gens qui étaient solvables au départ dans une situation de faillite par la suite.

           

          Dans les médias on dit toujours que ces prêts à risque étaient ouverts aux pauvres par conséquent la cause de cette faillite serait de la faute de ces gens qui ont eu les yeux plus gros que le ventre. Je crois plutôt que ce marché des subprimes fut la plus grande escroquerie de toute l’histoire par son ampleur car ce sont trois millions de personnes qui ont dû vendre leurs maisons au tiers de leur valeur à cause d’une offre vente trop élevée par rapport à la demande d’achat. C’est ainsi que les riches qui avaient des liquidités, ont pu s’approprier le bien d’autrui au moindre coût. Si le prix des loyers n’a pas baissé, le rachat de ces maisons est une bonne affaire. Dans ces conditions Monsieur Allard je comprends mieux votre pessimisme sur la rancœur des Américains vis à vis d’autres Américains.

           

          Un article sur le sujet venant de vous serait le bien venu d’autant plus que vous êtes canadien et cette proximité avec les Etats Unis fait de vous un observateur privilégié.

           

          Au plaisir de vous revoir.


        • ASINUS 25 avril 2008 06:33

          hé hé passer de 6 a -5

           

          aurais je appuyé ou cela fait mal ?

           

           

          tres bac a sable pour des " intellos" ce systeme de +-

          comme argumentation " ça le fait" n est il pas ?


        • ASINUS 25 avril 2008 06:36

          ça c est de l argument : vous avez inscrit tout le comité de soutien ou seulement le bureau ?


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 avril 2008 08:55

          @ Djanel : Il y aurait ici deux assertions à prouver : 1) d’abord le desespoir des Americains et leur propension à une fuite collective dans l’irrationalité, et 2) la « scénarisation » totale de cette campagne électorale, dont on a écrit la fin et les péripéties avant qu’elle ne commence. Je ne puis le faire ni pour l’une ni pour l’autre.

          Pour la premiere, disons que, pour ce qui est du désespoir, passant 10 heures par jour à faire des affaires avec des Américains, je porte un constat qui n’est pas remis en cause actuellement par quiconque aux USA possede une information un peu sérieuse. 

          Pour l’aspect irrationnel, votre commentaire montre que vous en êtes parfaitement conscient, mais ajoutons, pour les autres lecteurs, que le tiers des Américains sont créationnistes, que 12 % croient que Jesus va venir personnellement les prendre et les emmener vivants au ciel, que l’un des candidats à la présidence (Romney) attend la naissance imminente du Christ au Missouri et qu’un autre (Huckabee) soutient que le monde a été créé en 6 jours. 

          Pendant ce temps, on vient d’enlever 400 enfants à leurs parents sur la base d’une fausse accusation faite par une nevrosée confirmée, et le gouverneur de New York vient de démissionner parce qu’il a eu des rapports avec une prostituée. Même sans parler de l’Irak, les USA sont un asile de fous, Ecoutez Foxx News.

          Pour le deuxième point, je dis bien « ce qui me semble de loin le plus probable ». Si je pouvais le prouver je me sentirais très menacé… Vous pouvez constatez, cependant, AUJOURD’HUI MEME, un revirement complet de toutes la presse américaine qui, apres avoir soutenu Obama depuis des mois, dit aujourd,hui unanimement qu’il ne peut pas être élu et appuie Clinton…

          Est-ce fini pour Obama ? Pas necessairement. Simple vérification. Si les sondages et finalement les résultats de l’Indiana lui sont favorables malgré cette attaque des médias, on lui fera faire encore un bout de chemin… Sinon, préparez-vous a voir arriver un autre homme providentiel . Mais les USA n’en sont pas moins complètement foutus.

          Pour la crise des subprimes, je n’ai vraiment pas le temps de faire un article, mais il y en a dejà d’excellents sur ce sujet sur AGV. Quant au pourquoi de cette faillite de l’immobilier dont les suprimes ne sont que le décleancjeu, je vous invite a lires les articles de la section H du site Nouvelle Société

          Merci pour votre envoi.

           Pierre JC Allard
           
           


        • Bulgroz 24 avril 2008 10:43

          En 2000, Jack Lang a soutenu Al Gore

          En 2004, Jack Lang a soutenu John Kerry

          En 2008, Jack Lang soutient Obama

          Mais, il soutient aussi Laurent Gbagbo et il s’éclate (aussi) en boîte avec (son ami) Laurent Gbagbo (29 Mars 2008) comme le raconte Bakchich :

          "Jack Lang, l’idole des jeunes et de la culture, a rendu visite fin mars à son « ami » le président ivoirien Laurent Gbagbo, qu’il a décrit comme un grand « humaniste ». Et a confié son « bonheur » de danser avec lui dans les boîtes d’Abidjan… Au moment où des manifestations contre la vie chère se déroulent dans la capitale ivoirienne, qui ont fait un mort....

          Jack Lang a expliqué que sa mission, avec Jean-Marie Le Guen, visait à « rétablir le pont entre les socialistes français, le Président Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire. C’est le sens de notre mission. On le fera avec conviction et doigté car le Président Gbagbo est un vrai homme de gauche qui a le sens de la solidarité. » Il en a aussi ajouté quelques couches dans le cirage de pompes : « Avec le Président Gbagbo, je me sens en harmonie, en connivence, en synchronie, en résonance. J’aime les gens comme lui qui sont à la fois patriotes et qui ont le sens de l’Etat. »"

          Voir Jack Lang sur la vidéo de télé Ivoirienne

          http://www.bakchich.info/article3210.html

           

           

           

           


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 avril 2008 11:05

            Dans mon billet, j’ai effectivement fait une allusion directe à cette danse de Lang qui se déculotte face à un dictateur africain que tout le monde aura reconnu mais merci pour avoir complété l’info et mis le lien


          • nephilim 24 avril 2008 11:17

            Depuis que notre president a dit que la France etait l’ami de toujour et lui même un fan de ce pays il faut bien imposer mediatiquement notre soudain interet pour ces elections.

            personnellement j’y jetterais un oeil une fois les deux pretendants au pouvoir connus, pour le reste je m’en contrefout royalement.Obama Clinton, même combat, des bourgeois qui ne desirent que le pouvoir et rien d’autre c’est juste un jeu^^, le reste n’est que poudre aux yeux et nous comme dhab des veaux !!! les medias nous imposent ce que l’on doit penser, ce sur quoi nous devons nous interesser. Pendant ce temps l’etat Francais detruit une partie de nos fondements la Fraternité et l’egalité.

            Alors Mr Solvit votre comité de soutien bidon ferais mieux d’agir dans des domaines bien plus importants pour notre pays que ces primaires de merde.

            Cordialement 

             


            • TALL 24 avril 2008 11:20

              Je suis totalement d’accord avec l’analyse de Dugué.

              Je peux même vous prédire un des scénarios possibles qui "flinguerait" Obama contre Mac Cain à l’approche du jour J, s’il venait à vaincre Clinton comme ça risque d’être le cas ( ça dépendra des super-délégués ).

              C’est celui du terrorisme islamiste qui reviendrait à la une peu avant les présidentielles de novembre dont la campagne serait axée notamment sur le contraste entre Obama, le fils de musulman, et Mac Cain, le héros du Vietnam.

              Et notons aussi, en ce qui concerne le caractère ( trop ) religieux des américains que Jesus Christ le Messie était blanc.


              • ficelle 24 avril 2008 18:43

                Vive le stoemp ! Stoemp, t’es fou, mais je t’aime bien, heu...ik hou van youw. Maag ik ? Sacré tall, fait chier, hein ! Ouint ouint.


              • ficelle 24 avril 2008 18:57

                meuh non, c’est simenon réincarné. Pas de subtilité sur la carne. Je suis belch vivant en france, et c’est vrai que nous n’avons pas la même sensibilité, vis-à-vis, par exemple, de l’otan, nous n’avons pas eu de grand charles., ni de grand empire à défendre, l’union minière est restée. Kusjes, tall !

                je ne comprends pas trop l’antiaméricanisme de la plupart des intervenants. Mais bon, n’y voyez pas outrage.


              • aigle80 aigle80 24 avril 2008 11:22

                Que J.Lang se déculotte ce n’est pas une nouveauté ! Quand à la lutte Clinton H contre Obama B elle risque tout simplement de faire les beaux jours de MC Cain et là bonjour l’Amerique dans tout ce quelle a de plus traditionnelle et conservatrice et contrairement à ce qu’en disent certains cela nous regardera nous autres "européens"


                • SANDRO FERRETTI SANDRO 24 avril 2008 11:31

                  @ Dugué,

                  Hier soir dans les bouchons, j’entendais une revue de presse sur ce sujet.

                  Je ne sais plus quel article posait cette question un peu provocatrice :

                  " Les américains vont devoir choisir, et dire qui ils haissent le plus : les femmes ou les noirs" ?

                  Qu’en pensez vous ? Cette problématique est absente du billet.


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 avril 2008 11:40

                    Je pense que vous devriez changer de radio quand vous êtes dans les bouchons

                    Pour revenir au billet, je me suis concentré sur cet effet magique et cette adhésion quasi religieuse de quelques-unes de nos élites sur fond de dépolitisation, notamment à gauche


                  • SANDRO FERRETTI SANDRO 24 avril 2008 12:05

                    Il n’empéche que ce duel fraticide des primaires recèle une véritable novation : dans les deux cas, l’élection d’un Président des USA de race noire ou d’une Présidente serait inédit.

                    Les mauvaises langues peuvent dès lors étre fondées à penser que , de toutes façons, connaissant l’Amérique profonde, le Républicain va gagner.

                    Pour de mauvaises raisons, par élimination, mais gager quand méme, en dehors méme de toute question de programme, de "gauche" ou de "droite".

                    Ca ne m’a pas semblé si idiot que cela.

                    Je remettrai cette radio dès ce soir.


                  • Traroth Traroth 24 avril 2008 17:56

                    C’était Radio Courtoisie ?


                  • WOUF 24 avril 2008 11:41

                    Z’en faite pas, cette bande d’intello-rigolos du comikté de soutien à Sweet Obama Dreams pèse aussi lourd qu’un ballon d’hélium auprès de l’électeur US.


                    • FYI FYI 24 avril 2008 11:48

                      Mort ou vif, les anglais adorent Obama

                      Comme une torpille envoyée pour démolir la campagne d’Hillary Clinton, l’aristocratie anglaise adore Obama, mort ou vivant.

                      C’est ce qu’on découvre quand on analyse avec soin comment la presse anglophile couvre sa campagne.

                      Comme exemple, l’article de Lord Rees-Mogg dans le quotidien londonien le Times d’aujourd’hui. L’auteur, qui fut au cœur de la chasse aux sorcières montée contre Bill Clinton avec l’affaire Whitewater en 1993, n’hésite pas aujourd’hui à présenter Obama comme « Un John Kennedy pour notre époque » :

                      « On a du mal a voir ce qui pourrait empêcher le sénateur Obama de devenir le prochain président des Etats-Unis » écrit-il « Il a créé une excitation tel qu’aucun autre candidat ne l’a fait depuis le président Kennedy dans les années 60. De mon point de vue, il est meilleur orateur que Kennedy. Mais, comme Kennedy, il combine un charisme personnel avec un appel très fort à l’idéalisme américain. Comme Kennedy, il est jeune et représente la nouvelle génération de politique américaine... »

                      Mais, quand les anglais mettent un américain sur un piédestal, c’est parfois pour mieux pouvoir l’abattre. Dans un article paru la semaine dernière dans l’Ottawa Sun, Earl McRae met en scène l’assassinat éventuel d’Obama par « des extrémistes fascistes d’extrême droite » cherchant à éliminer un noir dont le deuxième prénom est Hussein pour l’empêcher d’accéder à la fonction suprême : « Barack Obama agite les bras. La foule exulte. Je vois une image que je n’aimerais pas voir. Je vois l’image qui est une terrible maladie qui accapare la République. Je vois Barack Obama sourire quelques secondes tandis que la foule scande son nom. Je vois Obama porter sa main sur sa poitrine tandis que ces yeux grandissent et que sa bouche s’ouvre pendant que la foule hurle et que Barack Obama, candidat noir à la présidence américaine, tombe mort sur le sol, touché par la balle de l’assassin. »

                      Certain économiste américain averti que ce type d’article « jette le trouble et crée la confusion dans l’esprit des électeurs ; et je dirais même que cela offre une couverture pour un assassinat, car les gens prendraient ce type d’articles comme ‘preuve’ d’un complot. »

                      Beaucoup officieusement estime que tous les candidats à la présidence américaine sont des cibles potentielles, l’option de l’oligarchie financière étant de mettre un nouveau Mussolini à la Maison Blanche. Les Anglais ont déjà assassiné plusieurs présidents américains, ce n’est pas nouveau. Pour eux, McCain, Bill Clinton, Hillary Clinton ou Obama pourraient être des cibles d’assassinats afin de débarrasser le plancher pour l’arrivée de Bloomberg.

                      L’article de l’Ottowa Sun fut abondamment cité par Mark Steyn, un chroniqueur de la chaîne Hollinger, autre réseau de presse anglo-saxonne au centre des attaques contre Clinton.


                      • LE CHAT LE CHAT 24 avril 2008 12:20

                        tu va lui casser la barraque , à ce pauvre Obama !

                        Obama - clinton , c’est aussi palpitant que Royal- Strauss Kahn , ça changera pas le sort des plus pauvres de savoir qui de la gauche caviar de droite tiendra le guidon !


                        • docdory docdory 24 avril 2008 12:21

                           @ Bernard Dugué

                           

                          Que ce soit Clinton , Obama ou Mc Cain , de toutes façons ce sera un politicien qui , d’un point de vue français , se situera assez nettement à droite de De Villiers .

                          Une chose est sure , c’est qu’un citoyen américain qui serait partisan des réformes suivantes :

                          -abolition de la peine de mort 

                          -adoption de la laïcité réelle ( suppression des " in god we trust " sur les pièces de monnaie , des " god bless america " dans les discours politiques , des serments sur la Bible pour n’importe quoi etc ... )

                          -abolition de la vente libre des armes 

                          -instauration d’un système de sécurité sociale digne de ce nom ,

                          -instauration d’un financement public des campagnes électorales et limitation de leur budget 

                          -abolition d’aberrations telles que l’élection des juges ou des chefs de police ,

                          -adoption d’une politique environnementale sérieuse 

                          -réduction massive du budget militaire , 

                          eh bien , ce citoyen américain partisan de ces mesures de bon sens élémentaire n’a et n’aura jamais dans un avenir prévisible un quelconque candidat pour représenter ses idées . Alors , Clinton , Obama ou Mc Cain , c’est fondamentalement la même farine !

                          La démocratie américaine n’est donc qu’un leurre ....


                          • aldebaran aldebaran 24 avril 2008 13:19

                            Docdory, je suis complètement d’accord avec vous

                            Déjà l’idée qu’en France on perde son temps à soutenir un candidat - quel qu’il soit - à la présidence US me semble complètement farfelue.

                            Mais surtout si comme je l’apprends ici Brzesinski est le conseiller en politique étrangère étrangère d’Obama, je ne vois vraiment pas ce que l’Europe - sans parler de la modeste France - pourrait gagner avec un Obama à la présidence. Je ne me fais aucune illusion non plus quant à ce qu’on peut attendre d’une Clinton.

                            Je note que ni l’un ni l’autre n’ont élevé la voix si peu que ce soit pour dénoncer la guerre en Irak (à part le fait qu’elle a tué quelques milliers de boys, tout le monde s’en fiche, tout autant que du bien-fondé de la preemptive war et sa justification morale), pas plus que Guantanamo, le Patriot Act ou les transports clandestins de prisonniers.

                            L’auteur explique qu’étant de gauche, c’est en Obama qu’il reconnaît le mieux ses idéaux. Je respecte sa foi en Obama, mais je crois qu’elle relève davantage de ce qu’en France on croit avoir compris du rêve américain.

                            Les quelques réformes suggérées par Docdory pourraient tout juste dénoter en France un politicien aussi à gauche que ... Raffarin, par exemple. Un programme pareil dans une présidentielle US ne peut correspondre qu’à un gauchiste sanguinaire aussi dangereux que Castro !

                            Il ne faut pas rêver : la dérive des continents est une réalité : l’Amérique est de plus en plus lointaine du reste du monde, surtout de l’Europe dont elle est issue. Alors, un Obama ou une Clinton... franchement, quelle différence...

                            Et pour ce qui est de McCain (qui a toutes les chances d’en sortir vainqueur, de ces élections) c’est du pareil au même. La différence c’est qu’il prendra encore moins de gants pour montrer le peu de cas qu’il fait du rest of the world.

                            Je voudrais bien croire que le peuple américain n’a, lui, rien à voir avec ces trois marionnettes du guignol politique U.S. ... si ledit peuple exprimait autre chose qu’une profonde apathie

                            Cordialement

                            Al


                          • LE CHAT LE CHAT 24 avril 2008 13:32

                            aussi d’accord , c’est pareil que de choisir qui sera le prochain dirigeant du parti communiste chinois !


                          • armand armand 24 avril 2008 14:24

                            Ah bon, docdory, vous trouvez qu’il vaut mieux choisir des juges à la sortie des écoles de magistrature, à peine pubères,issus des beaux quartiers, et tellement sûrs de leur bon droit que lachés sur les gens ordinaires ils vont faire des cartons comme Outreau ?


                          • docdory docdory 24 avril 2008 19:29

                             @ armand 

                            Que le système français soit perfectible , n’en doutons pas . Mais que des juges soient élus , c’est quand m^me la porte ouverte aux décisions judiciaires les plus insensées ( cf cette voyante qui " avait perdu son pouvoir " après avoir passé un scanner , et qui a obtenu gain de cause et d’énormes dommages et intérêts aux USA ! Grâce à un juge élu , bien sûr ...)


                          • jerome 24 avril 2008 12:25

                            Qui nous dira son penchant pour le médiatiquement inconnu Ron Paul ???

                            Il est bien ce type , anti guerre , en plus ; mais pas pacifiste belant ...

                             

                            Pourquoi n ’ en parle-t-on jamais ?? Ha oui , il n ’ est pas favorable à l ’ avortement et il veut mettre l ’ état obèse au régime , j ’ avais oublié ... et sans doute plein d ’ autres tares rédhibitoires !


                            • aquad69 24 avril 2008 12:35

                              Bonjour Bernard,

                              pas d’accord avec vous.

                              Hillary Clinton ne représente rien d’innovant ; elle ne serait que la continuation "soft" de la direction suivie actuellement par les USA, sous une étiquette "démocrate" tiède et refusant toute confrontation réelle avec les actuels milieux dirigeants, néocons et lobbies industriels. Les milieux dont elle fait partie n’ont absolument rien de nouveau à apporter, et sont trop intégrés aux règles du jeu politique américain et à ses tabous pour oser remuer quoi que ce soit, et à créer une véritable confrontation.

                              Il n’y a qu’a voir la timidité avec laquelle le congrès, pourtant à majorité démocrate, à fait semblant de contrer les équipes dirigeantes actuelles ; les élections du congrès devaient tout changer, parait-il, eh bien voyez où en sont les choses...

                              Barack Obama est le seul à introduire la possibilité d’un renouveau énergique, dans l’intérêt des américains avant tout, mais aussi du reste du Monde.

                              Je dis bien "possibilité", car il est évident que la simple éventualité d’un changement quelconque d’orientation des politiques américaines, intérieures ou extérieures, générerait là-bas des conflits et des bras-de-fer gigantesques entre la Maison Blanche et les pouvoirs économiques et autres lobbies, qui ont pris depuis longtemps l’habitude d’être à peu près souverains dans leurs manipulations du gouvernement USA.

                              Au jour d’aujourd’hui, il paraît déjà y avoir peu d’espoir qu’il soit élu, mais même s’il remportait la victoire, ce ne serait rien à côté de la bataille qui s’ensuivrait ; car, Président, il lui faudrait encore reconquérir le pouvoir, mener la guerre contre les oligarchies dominantes et la gagner.

                              Mr Barack Obama aurait-il l’envergure de maîtriser un tel champs de bataille ? Aurait-il les alliés nécéssaires ?

                              Il faudrait alors que ces alliés soient bien puissants, et qu’il fasse preuve d’une maîtrise des stratégies politiques touchant au génie, pour éviter que ne se renouvelle l’histoire de John F Kennedy, ou, plus probablement que, ligotée par l’establishment actuel, sa présidence ne se déroule discrètement et sans avoir le réel pouvoir d’imposer des changements significatifs comme celà a été le cas, à mon avis, de la présidence de Mr Clinton.

                              Mais c’est un débat qui tourne un peu à vide car, de toute évidence, c’est la victoire de Mr McCain qui reste la plus vraisemblable...

                              Cordialement Thierry

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