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Il y a 4 ans, accusé à tort de terrorisme, un Tibétain était exécuté et un religieux était condamné à mort

Le 26 janvier 2007 était la date anniversaire de l’exécution de Lobsang Dondhup, et de la condamnation à mort de Tenzin Delek Rinpoché. A l’occasion de ce triste anniversaire, de nombreuses associations de Tibétains en exil en Inde ont appelé à condamner la République populaire de Chine pour ses violations de droits de l’homme au Tibet. Ces associations demandent la libération immédiate de Tenzin Delek Rinpoché.

Tenzin Delek Rinpoché et Lobsang Dondhup ont été arrêtés en avril 2002 et condamnés à mort le 2 décembre de la même année. Les autorités locales les ont accusés d’être les auteurs d’une série d’explosions dans la capitale du Sichuan.

Tenzin Delek Rinpoché est un moine, haut représentant du bouddhisme tibétain, connu pour son travail de préservation de la culture et de la religion tibétaines. Il s’est engagé dans une importante action éducative, sociale et de protection de l’environnement. Sa popularité dans la région de Kardzé a été très vite perçue comme menaçante par les autorités locales, qui ont pris prétexte d’attentats à l’explosif pour le faire arrêter et accuser en avril 2002, lui et un membre de sa famille, Lobsang Dondhup.

Au terme d’un procès inéquitable et après avoir été soumis à la torture, il a été condamné à mort avec un sursis de deux ans. Son co-accusé, Lobsang Dondhup, a été exécuté le 26 janvier 2003. L’appel de Tenzin Delek Rinpoché a été rejeté et sa condamnation à mort avec un sursis de 2 ans confirmée. Innocent, Tenzin Delek Rinpoché risque d’être exécuté après le 25 janvier 2005, selon le TCHRD (Tibetan Center for Human Rights and Democracy, ONG basée à Dharamsala, en Inde du Nord).

Tenzin Delek Rinpoché est né en 1950 dans le Kham, la région est du plateau tibétain. Son nom de naissance est A-ngag Tashi (A’an Zhaxi en chinois). En dépit du chaos entourant l’invasion du Tibet par la Chine dans les années 50 et l’interdiction de toute expression religieuse pendant la Révolution culturelle, il a pu étudier le bouddhisme et devenir moine. Pendant les années 70, comme les conditions le permettaient, il a oeuvré à protéger et rétablir le bouddhisme tibétain dans sa région natale. En 1978, il s’est entretenu avec l’ancien Panchen Lama qui venait d’être libéré après 13 ans de prison. Il rencontre également la première délégation de représentants du dalai lama visitant le Tibet en 1979. Dans le but de parfaire son éducation monastique, il quitte sa région natale en 1982 et rejoint l’Inde, craignant déjà à l’époque d’être arrêté. Il séjournera en Inde jusqu’en 1987 au monastère de Drépoung et sera reçu en audience par le dalai lama. Ce dernier le reconnaît comme étant la réincarnation de l’abbé d’un monastère du Kham, lui conférant ainsi un statut important et le nom de Tenzin Delek Rinpoché.

Le monastère d’Orthok

A son retour dans sa région natale du Kham, au Tibet, il entreprend la construction du monastère d’Orthok. Il ne pourra le réaliser qu’en 1989 après avoir vaincu l’hostilité des autorités locales avec le soutien du panchen lama. Ce monastère formera de nombreux moines durant les deux dernières décennies. Il va également faire construire des écoles, des cliniques médicales, un orphelinat et une maison pour les personnes âgées. Dans les années 90, il établit une école sur le site du monastère, qui va accueillir jusqu‘à 160 étudiants, dont des orphelins et des enfants issus de familles pauvres. En 1998, Tenzin Delek Rinpoché a établi l’école de Géshé Lungpa dans le comté de Nyagchu qui viendra en aide à 350 enfants.

Ces écoles, connectées aux monastères, dispensaient une éducation de haute qualité, suivant la tradition et la culture tibétaine. Tenzin Delek Rinpoché a aussi aidé à la mise en place d’assistances médicales dans des secteurs non desservis. Deux cliniques spécialisées en médecine tibétaine ont été construites au monastère d’Orthok et à Nyagchukha pour les communautés locales. Un fonctionnaire chinois a même reconnu la nécessité du travail effectué par Tenzin Delek.

Ces activités ont amené Tenzin Delek Rinpoché à se confronter aux fonctionnaires locaux. En tant que défenseur des droits sociaux, culturels, économiques et religieux de la population, Tenzin Delek Rinpoché allait à l’encontre de la politique des autorités locales. Allant même jusqu’à défier des fonctionnaires qui avaient soutenu sans discernement des projets de déboisement dangereux pour les populations locales. Tenzin Delek a pris position publiquement sur des pratiques nuisibles pour l’écologie et a exprimé des positions proscrites par le gouvernement central comme la loyauté au dalai lama.

Un moine engagé socialement

De plus en plus d’habitants se tournaient vers Tenzin Delek Rinpoché, plutôt que vers les cadres du district, pour résoudre les problèmes communaux. Même si la traditionnelle fonction des moines bouddhistes comme médiateurs dans les conflits est reconnue par les fonctionnaires chinois, Tenzin Delek Rinpoché va finir par gêner. Selon les sources locales, un conflit dans les relations de Tenzin Delek Rinpoché avec les fonctionnaires locaux a débuté en 1993. Cette année-là, il s’oppose, avec succès, à une tentative d’extension des coupes claires de forêts. Les habitants disent que c’est pour cette raison que Tenzin Delek Rinpoché est arrêté en 1997-98 et en 2000. Des pressions de Pékin sur les autorités locales pour mettre fin à ce que le pouvoir central considère comme des activités “ politiquement inacceptables ” ont joué aussi probablement un rôle. Il est arrêté et détenu à deux reprises en 1998, officiellement pour avoir construit de nouveaux monastères sans l’approbation du gouvernement chinois. En 2000, Tenzin Delek Rinpotché reçoit l’ordre de fermer l’école de Lithang. Il doit à nouveau se cacher pour ne pas être arrêté. Grâce à une pétition en sa faveur présentée aux autorités par les habitants chinois et tibétains de la région, Tenzin Delek Rinpotché peut revenir.

A la suite d’explosions en avril 2002 à Chengdu (Sichuan), Tenzin Delek Rinpotché est accusé et immédiatement arrêté avec quatre de ses assistants. “Nous avons su qu’il avait été arrêté quand la police a informé les habitants qu’il avait demandé un procès”. Les fonctionnaires exigent alors la somme astronomique d’un million de Yuans (117 000 euros) pour la bonne tenue du procès. Un fidèle tibétain tente de réunir les fonds, mais trois tibétains participants à la collecte sont arrêtés.

 

Soutiens chinois

Wang Lixiong, un chercheur tibétologue chinois réputé en Chine, déclare au sujet de Tenzin Delek Rinpotché : "Je connais Ahan Zhaxi (nom laïc chinois de Tenzin Delek Rinpoché) depuis longtemps. J’ai pu apprécier personnellement l’immense popularité dont il jouit auprès de la population de Kardzé. Il se déplaçait dans les campagnes pour y donner des enseignements. Il s’est impliqué dans de nombreuses actions philanthropiques, comme l’ouverture d’écoles pour les orphelins, l’aide aux personnes âgées isolées, la construction de routes et de ponts, la protection de l’environnement. Il s’est aussi engagé dans des campagnes de lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme, les jeux d’argent, les crimes, etc. Ceux qui ont abandonné un de leurs vices après avoir suivi ses conseils le considèrent comme un père qui leur a offert une nouvelle possibilité de vie.

Comme il était en mauvais termes avec les autorités locales et le bureau de la sécurité publique, Ahan avait dû fuir à deux reprises pour se cacher chez des Tibétains. Pour le défendre, les gens ont lancé une pétition qui a recueilli des dizaines de milliers de signatures. Une délégation de pétitionnaires s’est rendue à Pékin pour demander au gouvernement central de protéger Ahan. En conséquence, les autorités locales ne purent l’arrêter. Aujourd’hui, l’attentat à la bombe leur fournit le prétexte qu’elles attendaient depuis si longtemps pour le punir. La majorité de la population locale est cynique : ne s’agit-il pas d’une machination contre un innocent ? D’une part, les autorités sont maintenant en position de critiquer publiquement Ahan. D’autre part, le bureau local de la sécurité publique est à même de faire valoir le résultat de son enquête dans une affaire restée longtemps non résolue. Qu’un prisonnier ait confessé un crime n’est pas difficile à comprendre pour quiconque connaît le fonctionnement du système communiste, qui extorque des aveux par la torture psychique et physique. L’histoire du parti communiste chinois regorge de cas d’innocents jugés coupables. Qui peut être convaincu que ce n’est pas le cas ici ? ”

Une innocence clamée

Les autorités chinoises affirment que les faits, attentats à l’explosif et complicité entre Tenzin Delek Rinpoché et Lobsang Dondhup, sont prouvés. Cependant, la culpabilité n’est fondée que sur les aveux de Lobsang Dondhup. Ce dernier s’est d’ailleurs rétracté et a affirmé lors de son procès avoir parlé sous la torture.

Quant à Tenzin Delek Rinpoché, il a toujours nié être coupable des charges dont il est accusé. Lors de la lecture de la sentence, le 2 décembre 2002, Tenzin Delek Rinpoché a clamé son innocence. Dans la phase publique du procès, des témoins ont entendu Tenzin Delek Rinpoché crier son innocence, et s’élever contre l’iniquité du procès, rejetant toutes les accusations. Il a débuté une grève de la faim le 6 janvier 2003, pour protester contre l’absence d’un processus légal et juste, et contre la visite de deux officiels du gouvernement central. Le 18 janvier 2003, dans une déclaration recueillie clandestinement et diffusée par Radio free Asia, Tenzin Delek Rinpotché a déclaré être innocent des accusations d’attentat à la bombe et de tractage, et expliqué qu’il a cessé sa grève de la faim suite aux promesses des officiels de Pékin qu’un nouveau procès se déroulerait à la Haute Cour du Sichuan. Il déclare aussi que la police chinoise s’est employée à lier son cas à celui de Lobsang Dondhup, dans le but probable de réaliser un amalgame politico-judiciaire. Autre élément montrant qu’il ne reconnaît pas sa culpabilité, Tenzin Delek Rinpotché a fait appel.

Procès manipulé

En Chine, le 13 décembre 2002, le tibétologue Wang Lixiong et vingt-quatre autres intellectuels chinois ont signé une pétition qui réclamait des avocats choisis par eux-mêmes dans le procès en appel, le droit pour les médias locaux et internationaux de couvrir le procès et d’interviewer les fonctionnaires du gouvernement chinois et la possibilité pour des représentants de la communauté tibétaine en exil d’assister au procès.

Un incident en particulier fait penser qu’on a voulu dissimuler le dossier et l’absence de preuve. L’oncle de Tenzin Delek Rinpoché, Ziren Lulu, a engagédeux avocats chinois de Pékin, Li Huigeng et Zhang Sizhi. Ces deux avocats sont entrés en contact les 25, 26 et 27 décembre 2002 avec le juge Wang Jinghong et ont discuté des modalités d’accès au dossier. Puis, de façon inattendue, le 30 décembre 2002, le juge Wang a à nouveau contacté l’un des avocats de Pékin affirmant que Tenzin Delek Rinpoché avait décidé de prendre deux avocats locaux de la région de Kardzé le 17 décembre, et que la défense était déjà établie et les dossiers déjà compilés. Le fait que le juge Wang n’en a pas informé les avocats de Pékin lors des trois discussions préparatoires laisse penser qu’on a voulu leur cacher le dossier, afin de dissimuler l’absence de preuve.

Lobsang Dondhup exécuté

Le procès en appel s’est tenu dans la précipitation, le dimanche 26 janvier au tribunal de la Haute Cour du Sichuan alors que le gouvernement chinois avait promis à une délégation américaine une révision à longue échéance de son procès. Il a été déclaré secret d’Etat et conduit à huis clos. En dépit des protestations du Parlement européen, ce procès confirme le verdict du 2 décembre et Lobsang Dondhup est exécuté le jour même. L’appel de Tenzin Delek Rinpoché a été rejeté et sa condamnation à mort avec sursis de deux ans confirmée. L’exécution de Lobsang Dondhup supprima évidemment un témoin clé de l’affaire. Au cours de son emprisonnement, Lobsang Dondhup a subi de terribles tortures, comme en ont témoigné ceux qui ont vu son corps mutilé (notamment une oreille coupée). Le corps n’a pas été montré à la famille, qui n’a reçu que les cendres du supplicié. On pense que Tenzin Delek Rinpotché a aussi été torturé, et sa santé s’est gravement détériorée, comme c’est la règle pour les prisonniers politiques en Chine.

Une affaire qui affecte toute une région

Outre la torture et l’exécution de Lobsang Dondhup, l’emprisonnement et la condamnation à mort de Tenzin Delek Rinpoché, au moins soixante autres personnes ont également été détenues entre le 2002 et le 2003. De nombreuses autres ont été questionnées de façon répétée, et plus de cent ont fui la région. Au moins quatre personnes ont disparu.

Tsering Dhondrup-Jortse (60 ans), arrêté en mai 2002, a été condamné à cinq ans de prison. En 2000 il avait rassemblé des milliers de signatures pour une pétition contre l’emprisonnement de Tenzin Delek Rinpotché. Il a été relâché le 9 juillet dans un état de santé inquiétant témoignant de torture et de sous-alimentation. Il est ressorti aveugle, dans l’incapacité de marcher, d’utiliser ses mains et de parler. Le moine Tashi Phuntsok, (du monastère de Jamyang Choekhorling), était hospitalisé pour tuberculose quand il a été arrêté en avril 2002. Condamné à 7 ans de prison, il est finalement libéré en Juillet 2003, pour raison de santé. Un autre Tibétain, Tabo, est détenu pour avoir apporté des informations sur l’affaire de Tenzin Delek Rinpotché à des journalistes étrangers. Deux moines, Passang et Choetsom, ont disparu lors d’un interrogatoire par les autorités chinoises en avril 2002.

Le monastère d’Orthok a été contraint de réduire le nombre de ses moines et plusieurs fois menacé de démolition. Le monastère de Jamyang Choekhorling, celui de Sungchoera ont été fermés, six autres monastères et deux couvents dépeuplés.

Dans l’école des orphelins du monastère d’Orthok, il reste trente enfants sur les cent soixante, la plupart se sont exilés en Inde depuis l’arrestation de Tenzin Delek Rinpoché. L’autre école du monastère n’est plus fréquentée, faute de financement.

Des deux abris pour les personnes âgées du monastère d’Orthok, l’un a été saisi en 2000 par le gouvernement chinois, et l’autre fermé faute de subside.

L’école médicale et la clinique du monastère d’Orthok n’existent plus, en l’absence de ressources suite à l’arrestation de Tenzin Delek Rinpoché.

L’école de Géshé Lungpa et sa clinique médicale ont été confisquées en 2000 par le gouvernement chinois, et fermées définitivement en décembre 2003.


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8 réactions à cet article    


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 29 janvier 2007 13:23

    C’est triste cette histoire.

    Mais comme beaucoup de gens qui vont mettre un avis négatif à ma réponse pour ce donner bonne conscience : le Tibet, c’est loin, ils n’ont pas de pétrole, pas d’arme nucléaire et cela ne réchauffe pas la planète : donc on s’en fout !

    On a déjà pas mal de problème en France que l’on arrive pas à régler, on a déjà pas mal de problème hors de France, mais qui nous touchent directement ou indirectement, que l’on arrive pas à régler, alors les problèmes qui ce passe hors de France et qui n’ont aucune répercutions sur nous ...


    • msajusfr (---.---.215.23) 29 janvier 2007 13:40

      >>le Tibet, c’est loin,

      Oui, c’est en Chine.

      >> ils n’ont pas ... d’arme nucléaire

      Si la région autonome chinoise du tibet sert de base pour l’installation d’arme stratégique.

      >> ... donc on s’en fout !

      On s’en fout beaucoup moins que les autres régions de Chine ou il se passe aussi d’autres scandales.


    • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 29 janvier 2007 16:58

      5 réponses à cette heure, contre plus de cent à celle parlant de l’immitateur à deux francs, et une seule à la mienne qui était pourtant bien provocatrice, voilà la preuve que les gens s’en foutent du Tibet, il préfère réagir sur ce qui les touchent de près.


    • France-Tibet Ile de France (---.---.160.72) 29 janvier 2007 18:06

      Les frontières, c’est très subjectif. Elles se construisent dans n/votre tête. Le Monde est un ensemble fait de parties qui interagissent entre elles. Ce qui se passe ici a des effets là-bas et réciproquement. Quand un pays est envahi, le reste du monde s’attriste. Les pires nouvelles nous en parviennent chaque jour, avec le développement du consumérisme, et la chappe de plomb d’un pouvoir totalitaire. Quand un pays est libéré, il peut devenir la plus grande démocratie du monde, par exemple, ou cultiver le concept du non-alignement... en toute liberté, et pour le bien de tous. Non ?


    • bobca (---.---.113.16) 29 janvier 2007 14:11

      Oui, on peut bien parler du Tibet. Car on nous matraque à jet continu sur la Palestine et l’Irak, et rien sur le Tibet ! Ce n’est pas juste ! Ou alors notre capacité d’indignation serait-elle sélective suivant les bénéficiaires ? Inquiétant, alors...


      • Guilhem (---.---.91.97) 29 janvier 2007 14:24

        Les tibétains n’ont vraiment pas de chance, la plupart des grands fleuves chinois prennent leur source là bas.

        CQFD

        Les Irakiens n’ont pas de chance, leur pays détient d’énormes réserves de pétrole.

        Les Tchétchènes n’ont pas de chance, il y a un pipeline reliant l’Asie centrale à la Russie qui a été construit juste en dessous.

        Les Mongols sont peinards il n’y a rien à voler chez eux....


        • Leon (---.---.123.139) 29 janvier 2007 14:50

          C’est cela que Mme Royale apprécie tant ?


          • France-Tibet Ile de France (---.---.160.72) 31 janvier 2007 12:58

            Dans l’article il est dit « Tenzin Delek Rinpoché risque d’être exécuté après le 25 janvier 2005, selon le TCHRD (Tibetan Center for Human Rights and Democracy, ONG basée à Dharamsala, en Inde du Nord). » Pour actualiser, il faut ajouter : Depuis, il a vu sa peine commuée en prison à vie, comme l’avait annoncé l’agence Chine Nouvelle le 26 janvier 2005. Agè de 57 ans, Tenzin Delek Rinpoché souffre de graves problèmes de santé.

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