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Accueil du site > Actualités > International > Impérialistes, les Etats-Unis ? Un peu d’histoire...

Impérialistes, les Etats-Unis ? Un peu d’histoire...

"Les Etats-Unis, s'étant constitués en opposition à l'Empire britannique, seraient par nature anti-impérialistes."

Au regard de l'histoire des Etats-Unis, on s'aperçoit que c'est faux.

Quel est le symbole de New York, la ville-phare des Etats-Unis ? Sa plus haute tour depuis l'effondrement des 3 tours du World Trade Center, the EMPIRE State Building. Pourquoi ? parce que le surnom de New York, la plus célèbre ville des Etats-Unis est précisément "the EMPIRE State". Pourquoi ? Si ce n'est là un symbole flagrant d'impérialisme clairement assumé, je n'en vois pas la raison.

En 1823, le président Monroe définit la doctrine du « non-entanglement », de la non-ingérence des Européens dans les affaires américaines, l'Amérique étant la sphère d'influence réservée aux Etats-Unis, en gage de quoi les Etats-Unis ne feront pas preuve d'ingérence dans les affaires européennes. La diplomatie est alors envisagée sous l'angle de la sphère d'influence régionale, ici continentale, qui s'en tiendrait au seul contient américain.

Mais la guerre des Philippines, en 1898, durant laquelle le mouvement nationaliste est réprimé dans le sang par les troupes étasuniennes, marque un dépassement majeur de la vocation exclusivement américaine des Etats-Unis. Cette guerre pourrait constituer le passage de témoin du Vieux Continent au Nouveau Monde. En effet, les Philippines changent de mains : de l'empire espagnol auquel elles se soumettaient depuis la deuxième moitié du XVIè siècle, elles passent sous domination étasunienne. De libératrices, les troupes étasuniennes deviennent colonisatrices. Le Washington Post titre alors : "le goût de l'empire règne sur nous comme le goût du sang". C'est la première fois que les Etats-Unis se risquent militairement en-dehors de la sphère d'influence américaine. Cette colonie sera rendue à l'indépendance après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, symboliquement (et quelque peu mesquinement ?) le 4 juillet (jour de la fête nationale aux Etats-Unis) 1946, une manière de rappeler qui les a rendus indépendants ? Qu'à cela ne tienne, les Philippins choisiront comme fête nationale la date du 12 juin, qui rappelle celle du 12 juin 1898, jour où ils sont devenus indépendants de l'Espagne, grâce entre autres à l'appui des Etats-Unis, allié dont ils ne se doutaient pas encore qu'ils se métamorphoserait en ennemi.

L'année suivante, en 1899, le secrétaire d'Etat étasunien, John Hay utilise des notes rédigées par William W. Rockhill, un diplomate alors en poste en Grèce (avant de l'être en Serbie, puis en Roumanie) concernant la Politique de la Porte Ouverte (the Open Door Policy) afin de favoriser une meilleure implantation sur le continent asiatique en défendant les intérêts commerciaux des Etats-Unis en Chine, (une Chine affaiblie et divisée depuis les guerres de l'Opium survenues entre 1839 et 1842, puis entre 1856 et 1860, la deuxième ayant opposé non seulement le Royaume-Uni,qui était déjà l'ennemi quinze ans plus tôt, mais encore la France, avec le soutien actif des Etats-Unis et de la Russie. Une étape supplémentaire est alors franchie. Plutôt que de miser sur un Empire colonial territorial, matériel, supposant une prise en charge des « indigènes » avec la mise en place d'infrastructures matérielles et de services sociaux (écoles, dispensaires, hôpitaux) au moyen d'une administration lourde et coûteuse, comme le font Anglais et Français, les Etats-Unis envisagent la solution économique, plus efficace et moins aisément critiquable : le commerce se fait au nom du libéralisme, donc de la liberté (une « liberté » ici imposée de force à la Chine) des flux de capitaux et de marchandises. Ce moyen est moins coûteux pour celui qui s'implante dans le pays étranger, et rapidement les investisseurs réalisent des profits importants. Mais la Chine considère cette procédure comme un traité inéquitable, dont elle se défera après la Deuxième guerre mondiale.

Le rêve d'une puissance territoriale n'est cependant pas oublié puisqu'en 1901, les Etats-Unis placent Cuba sous leur protectorat. En 1903, le président Théodore Roosevelt déclare que Washington a un droit de police sur l'Amérique, et théorise ainsi la Big Stick Diplomacy, que l'on pourrait traduire par la Diplomatie du Gros Bâton, ce qui reflète bien peu la prétendue amicalité et la bienveillance d'un Etat qui serait soucieux de faire respecter le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et la démocratie, au sens évident du pouvoir s'exerçant sur un territoire donné (et de manière plus convaincante et opérante sur une nation) par et pour le peuple de ce même territoire (de cette même nation).

Entrés en avril 1917 au côté des Alliés, les Etats-Unis sortent renforcés de la Première guerre mondiale, d'un point de vue économique, militaire, politique, et moral. L'aspect moral est extrêmement important, ainsi que le rôle joué par le président Wilson. Ce dernier promulgue ses Quatorze Points (lors d'un discours prononcé le 8 janvier 1918 au Congrès) qui résument une vision étasunienne du monde d'où l'isolationnisme qui avait longtemps prévalu jusque-là serait absent. Les 5 premiers points concernent le libre-échange économique (abolition des droits de douane, ouverture des marchés de capitaux et de marchandises), le libre accès à la mer et l'abolition de la diplomatie secrète (on est bien loin de Wikileaks !!), mais également le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, point qu'il est primordial de faire valoir chez les autres (Cuba où l'ingérence exacerbée et parfaitement transparente des Etats-Unis se poursuit jusqu'en 1934, Porto Rico, les îles de Guam, Johnston, Palmyre et Wake, l'archipel d'Hawai et les Philippines ne sont visiblement pas concernées.) En ce qui concerne l'Allemagne, qui a perdu la guerre, Wilson introduit une notion totalement nouvelle dans le traitement réservé au vaincu : en effet jusque-là, le pays vaincu (donnée objective) était tenu de payer des indemnités de guerre au pays vainqueur ; là, l'Allemagne est reconnue coupable d'avoir déclenché la guerre, elle est tenue pour seule responsable (donnée infiniment plus contestable et subjective) des quatre ans de guerre qui ont déchiré l'Europe et doit alors payer des réparations pour le tort causé. En d'autres termes, l'Allemagne devait payer, non parce qu'elle était vaincue, mais parce qu'elle était coupable. Cette subtilité diplomatique (relevée par l'éminent historien Jean-Baptiste Duroselle, auteur de l'ouvrage Tout Empire périra) est très bien saisie Outre-Rhin, et, outre un montant très élevé des sommes à payer, la faute morale imputée à l'Allemagne suscite l'indignation auprès de la population. Ce ressentiment éprouvé à l'égard du Diktat, et des puissances alliées sera l'une des causes de la Deuxième guerre mondiale.

L'entrée en guerre de Etats-Unis en décembre 1941, à l'issue du bombardement de Pearl Harbor se fait à l'encontre de tous les courants isolationnistes qui étaient encore largement majoritaires alors. Pearl Harbor, la base militaire Pacifique des Etats-Unis, au Sud de l'archipel de Hawai est bombardée par les Japonais le 7 décembre. L'amiral Kimmel qui est à la tête des troupes qui stationnent sur la base na pas été prévenu par ses supérieurs hiérarchiques (à commencer par le président Roosevelt lui-même), qui ne lui ont pas donné l'ordre l'évacuer l'île alors que les services de renseignement étaient parvenus à déchiffrer depuis plusieurs semaines, les plans japonais, au moyen de machines pourpres uniquement présentes sur le continent. L'opinion étasunienne se soulève en faveur d'une intervention pour se venger des Japonais, et les Etats-Unis entrent en guerre du côté des Alliés.

A l'issue de cette guerre, les Etats-Unis se sont enrichis comme jamais : ils détiennent 80 % du stock d'or mondial ! Ils parviennent à s'implanter économiquement (plan Marshall), culturellement (en France, accords Blum-Byrnes qui favorisent la diffusion du cinéma étasunien), et dans les esprit des Européens qui n'oublient pas la fière chandelle qu'ils doivent aux Ricains.

Roosevelt prenait pourtant De Gaulle pour un apprenti dictateur, et n'a retiré l'ambassade des Etats-Unis à Vichy qu'en novembre 1942. Voyant le vent tourner, il laisse tomber Pétain. Les Etats-Unis sont au nombre des derniers pays à avoir reconnu la légitimité et l'autorité du général de Gaulle, qui, contrairement aux autres dirigeants européens, n'était pas sensibilisé ni familiarisé à la manière de défendre les intérêts d'un autre pays que le sien, en France.

En 1973, Raymond Aron publie "La République impériale", un livre qui dissocie le fonctionnement intérieur et extérieur des Etats-Unis, plutôt démocratique (abstraction faite des élections présidentielles de 2000 et 2004) à l'intérieur et impérial dans ses relations avec l'étranger. Mais pas un impérialisme à l'ancienne (comme les empires coloniaux européens). Un impérialisme de type nouveau, fondé sur l'économie, qui passe par des échanges commerciaux de biens de consommation, de produits culturels (soft power) avec les pays "amis" ou bien par des blocus, des embargos, des guerres ouvertes avec les pays ennemis, mais toujours sous couvert de démocratie, une démocratie que les Etats-Unis auraient vocation à répandre dans le monde entier. (parallèle à esquisser entre le peuple élu juif -> Israel et le peuple choisi, qui s'est choisi lui-même -> Etats-Unis. Le premier a pour vocation de dominer les autres peuples en raison d'une Alliance nouée avec Dieu lorsqu'Il l'a guidé vers la Terre promise. Le second a pour vocation de se faire le pionnier en un peu tous les domaines, de tracer le chemin à suivre pour les autres, avec en premier principe l'exigence démocratique). Quoique fassent les Etats-Unis, l'acte est toujours justifié : c'est la "doctrine des bonnes intentions" développée par Noam Chomsky.

L'impérialisme américain s'est manifesté militairement par le passé, il se manifeste aujourd'hui sous la forme des guerre néo-coloniales menées dans les pays qui lui résistent (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie) avec à l'appui, des justifications peu convaincantes (cf discours de Colin Powell aux Nations-Unies avec sa fiole censée détenir la preuve de l'existence d'armes de destruction massive en Irak ou la question du gaz sarin en Syrie, qui serait employé en réalité par les rebelles - ceux-là même que financent Qatar et Arabie Saoudite, les "démocraties" alliées des Etats-Unis - selon Carla Del Ponte, membre de la commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'Homme en Syrie, et bien d'autres observateurs, non promus par Le Monde, Libération ou Le Figaro).

Il se manifeste culturellement et économiquement dans le monde entier, grâce à des firmes énormes telles que Boeing, Lockheed-Martin, Northrop, Coca-Cola ou McDonald's, des produits-phares de la tenue vestimentaire, ou des films et séries télévisées, et tente d'imposer sa vision du monde à des peuples qui « pour être dans le vent » doivent être à la page new-yorkaise. Et parler anglais, la « langue mondiale ». Mais de même qu'il n'y a pas de langue neutre, il n'y a pas de langue qui ne véhicule une vision du monde et des idées qui lui sont propres. Et l'anglais ne fait pas exception. C'est pourquoi on peut observer d'un très mauvais œil l'article 2 de la loi Fioraso qui permet l'irruption de l'anglais à l'université française (le français est évidemment une langue ringarde puisque, parlée sur les cinq continents, elle n'est que la 5e langue la plus parlée au monde) au motif d'attirer des étudiants étrangers (là aussi, il y avait péril en la demeure, la France n'est que le 4e pays au monde dans l'accueil d'étudiants étrangers) qui viennent en France à 70% parce que, justement, on y parle le français. On en arrive en fait à la réalité que cet impérialisme n'est pas seulement instauré par les Etats-Unis mais bien prolongé par certaines élites, les auto-colonisés qui font le boulot à leur place, ce petit nombre de Français puissants qui considèrent comme le comble du ringard de parler encore français en France, "because it's so chic and so trendy to speak American."

Nous en arrivons donc à la question de savoir à qui profite cet impérialisme. Paradoxalement, ce ne sont même pas les Etasuniens moyens qui bénéficient de la politique extérieure des Etats-Unis (ils bénéficient de la haine exprimée à l'endroit des Etats-Unis en raison des multiples guerres pour la paix déclenchées sur le globe, ainsi que d'une part importante de leurs impôts destinés à la « Défense », et à la « Sécurité » du pays). Les grandes banques, et les grands industriels en revanche sont favorables à cette manière d'agir, le marché de l'armement étant extrêmement rentable. Pour combien de temps encore ?

Comment considérer un pays qui, ayant la plus grosse dette du monde et de l'histoire, continue de survivre aux crochets des autres sans jamais penser à rembourser l'argent emprunté (près de 20 000 milliards de dollars, Etat fédéral, Etats, et collectivités locales comprises) ? Alors que pour 400 milliards de dollars, on assassine la Grèce ?

La Constitution américaine des Pères fondateurs sera-t-elle encore longtemps trahie ?

En définitive, voici la piquante conclusion d'une introduction au numéro d'octobre 2012 du magazine Historia sur "l'Empire américain" : "Dans son ardeur, dans sa puissance, dans son angoisse du déclin, cet empire pas comme les autres a un modèle : Rome. En 2001, Donald Rumsfeld, ancien ministre de la Défense de George Bush, a commandité une étude comparée avec les empires classiques. Elle reste classifiée."


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26 réactions à cet article    


  • gaston gaston 5 juillet 2013 15:08

    En accord complet avec cet article.

    Petit « détail » ( les spécialistes peuvent me corriger ). On nous a longtemps fait croire que
    ce sont les Américains qui ont libéré l’Europe de l’occupation nazie...
    Je viens de relire un résumé de la bataille de Kourst.C’est là que les Nazis ont continué de perdre
    la guerre après Stalingrad.
    Ne pas oublier que sur le plan militaire ( en Europe) les Américains ont failli se faire rejeter à la
    mer,au débarquement en Normandie.Qu’ils ont conservé des liens diplomatiques avec le
    gouvernement de Vichy jusqu’en 1942. Que sans l’attaque des Japonais à Pearl-Harbor fin 1941,il
    est probable qu’ils ne seraient pas entrés en Guerre. Qu’un certain nombre d’historiens signalent
    que les principales Industries de guerre nazies fonctionnaient avec des capitaux Américains,
    malgré l’interdiction de Roosevelt...
    Que ce sont les premiers à avoir utilisé l’arme nucléaire contre des civils ( et le napalm et le phosphore,toujours contre des civils ,sur les villes Allemandes ).
    Que depuis,ils ont démontré leurs capacités à protéger et à faire prospérer leurs profits quelque 
    en soit le prix humain...à commencer par leur propre peuple.

    • 1984 5 juillet 2013 22:06

      Les premiers essais des bombes aux napalm par les américains se sont effectués sur la ville de Royan, alors que la guerre était quasiment finie !
      Quand au débarquement, il semble que les américains ne connaissaient pas encore la balistique au vue des villes et troupeaux de vaches détruits par leur tir visant des blockaus restés bien entiers.
      Peut-être fallait-il beaucoup de victimes parmi leur boys pour pouvoir construire une belle mythologie du sacrifice pour la liberté !


    • titi 5 juillet 2013 23:04
      « Ne pas oublier que sur le plan militaire ( en Europe) les Américains ont failli »
      Ils ont failli... mais ne l’on pas fait.

      J’ajoute que l’armée qui a le plus reculé et le plus vite devant l’Allemagne, c’est l’armée rouge.

       
      « Qu’ils ont conservé des liens diplomatiques avec le gouvernement de Vichy jusqu’en 1942. »
      Et ils ont bien fait...
      En 1942, celui qui dirige la plus importante force militaire française, et le principal réseau clandestin, ce n’est ni le Gal De Gaulle, ni le PCF, mais le Gal Giraud.
      Serviteur de Pétain, anti sémite, et encore plus anti allemand.
      En le ménageant, il le « retourne » et c’est 400 000 soldats qui basculent dans le camp des alliés.

      « Que sans l’attaque des Japonais à Pearl-Harbor fin 1941,il est probable qu’ils ne seraient pas entrés en Guerre. Qu’un certain nombre d’historiens signalent »

      C’est très clair.
      Les USA se foutaient de l’Europe.
      Sauf que vous nous dites cela, et dans 10 messages vous nous annoncerez qu’ils avaient tout planifier pour nous inféoder.

    • Gandalf Claude Simon 5 juillet 2013 23:46

      D’ailleurs, n’est vassal que celui qui prétend l’être. Je crois même qu’ils se foutent actuellement de ce sentiment partagé sur Avox et se moquent du comportement des chancelleries latines envers Morales.


    • baldis30 6 juillet 2013 09:54

      Une précision sur l’intervention de titi

      si effectivement c’est l’armée rouge qui a reculé le plus vite devant les allemands, l’armée qui a gagné la guerre est, selon bien des historiens , l’armée russe, ce qui est tout à fait différent de l’armée rouge. 


    • Jason Jason 5 juillet 2013 17:02

      Excellent texte, l’essentiel y est.
      Pour ajouter à votre propos, je vous suggère le livre d’Alain Supiot « L’esprit de Philadelphie », Le Seuil, 2010. Il expose comment « les propagandes visant à faire passer le cours pris par la globalisation économique pour un fait de nature, s’imposant sans discussion possible à l’humanité entière... » (Quatrième de couverture).
      L’imposture et le mensonge des USA y sont flagrants, et montrent l’Empire à l’oeuvre.


      • Gandalf Claude Simon 5 juillet 2013 17:59

        Bienvenue sur Agoravox, nouvelle rédactrice.

        Vous avez au moins un point en commun avec la culture US : son manichéisme.
        Concernant les réparations de guerre de 14-18, les américains reprocheront exactement la même chose aux français, à savoir la charge trop lourde que nous avions fait peser à l’Allemagne.
        Oui, les US ont plutôt pratiqué une politique de « containment » lors de 1939-1945, à savoir qu’ils sont intervenus pour limiter la progression de l’armée rouge. Mais, c’est également ce qui a animé les français lors de la guerre d’indépendance des US, sans parler de l’esprit de vengeance suite à la perte de la Nouvelle-France. Et c’est aussi ce qui justifie l’anti-américanisme avoxien, mais nous parlons plutôt de contingence culturelle.
        Par contre, je vous approuve pour votre dichotomie faite entre la société civile et le complexe militaro-industriel. Mais la parole d’Eisenhower a été trahi, qui incitait à s’en méfier.
        Mais dans le fond, l’anti-américanisme français est, il me semble fondé sur le fait qu’ils sont plus décomplexés dans les affaires, origine culturelle protestante oblige. Voilà pourquoi nous les considérons comme une menace, tout en nous dédouanant que nos propres comportements économiques menacent également l’équilibre général de notre économie (les excès du secteur privé ou du secteur public sont les deux faces de la même pièce, la crise).



        • Gandalf Claude Simon 5 juillet 2013 19:32

          « Comment considérer un pays qui, ayant la plus grosse dette du monde et de l’histoire, continue de survivre aux crochets des autres sans jamais penser à rembourser l’argent emprunté (près de 20 000 milliards de dollars, Etat fédéral, Etats, et collectivités locales comprises) ? Alors que pour 400 milliards de dollars, on assassine la Grèce ? »

          C’est simple, ils ont moins de scrupules et une culture économique plus développée avec leurs politiques de relance monétaire.
          Personne ne remboursera jamais les dettes publiques, car leur collatéral est la monnaie en circulation. Mais c’est effectivement une inculture économique relayée par les grands medias, parfois sciemment afin de culpabiliser le bon peuple. Et qui culpabilise, domine.

          • bert bert 5 juillet 2013 23:35

            euh la guerre d’indépendance c’est du pipo franc-maçon

            une guerre entre frangins.....une espèce de grand sacrifice rituel fondateur
            une « jeune république » même avec l’aide d’un roy ne pouvait faire face à l’empire....
            *****************************************************************************************
            euh y’a aussi la statue de la liberté de bartholdy à N.Y......
            euh la première intervention internationale c’est la guerre de tripoli 1801-1805
            smiley même pas le bac )

            • Serpico Serpico 6 juillet 2013 01:07

              Les USA sont une dictature bien habillée. C’est tout.

              Ceux qui continuent à nous emmerder avec « la plus grande démocratie du monde » et autres foutaises devraient se réveiller au plus vite.


              • Mmarvinbear Mmarvinbear 6 juillet 2013 02:02

                Toute Puissance économique et militaire à une tendance naturelle à vouloir reculer ses frontières physiques ou économiques afin de croitre pour imposer son modèle de développement économique et social. Personne ne fait exception.


                J’ imagine que j’aurai bientôt un article aussi critique au sujet de l’ URSS, de la Chine ou du l’intégrisme musulman.

                Mais je sais pas pourquoi, j’ai un doute...

                Ah, et puis quand même, le symbole de New York, c’est en premier lieu la Statue de la Liberté, hein.

                • Eléonore de Vulpillières Eléonore de Vulpillières 6 juillet 2013 02:27

                  La Chine n’a pas tendance a systématiquement imposer aux autres Etats ses normes, ses droits de l’Homme, sa « démocratie », son mode de pensée, sa culture. Elle n’a pas de vocation à montrer aux autres la voie à suivre, le Bien, le Beau, le Juste, ni ne prétend détenir la vérité. La Chine ne poursuit pas une guerre « contre le terrorisme », elle ne désigne pas un "Axe du Mal". Le président chinois ne prononce pas de phrases telles que "ou bien vous êtes avec nous, ou bien vous êtes contre nous" (contrairement à G. W. Bush), témoignant d’une vision du monde manichéenne.

                  La Chine s’implante depuis une trentaine d’années par le marché, par l’implantation d’Instituts Confucius pour diffuser sa langue mais elle ne donne de leçons de morale à personne. Elle ne désigne pas les régimes à abattre. Evidemment il n’y a aucune naïveté de ma part quant à la façon que la Chine a de vouloir inonder le marché mondial de ses produits (exemple des panneaux solaires, et démonstration de la faiblesse du système autoblocant qu’est l’UE), mais je lui sais gré de ne pas s’ériger en chantre de la démocratie, en détenteur absolu de la voie à adopter. Et mon pays ne vit pas sous influence chinoise, mais bien dans la sphère d’influence étasunienne, par conséquent, veuillez bien m’excuser de pointer du doigt une domination encombrante et effective plutôt que d’une autre qui n’existe pas.

                  Vous devriez étudier plus précisément l’histoire de Chine. C’est un Empire qui vivait reclus sur ses frontières (avec des luttes internes, les Royaumes combattants, de multiples guerres entre ethnies, Han et Mandchous par exemple), qui a longtemps subi l’ingérence européenne (guerres de l’Opium, occupation britannique à Hong-Kong, portugaise à Macao...), sans chercher à conquérir le monde et à s’étendre comme l’ont fait les Européens. La mentalité chinoise diffère radicalement de celle des Européens, et de celle des Etasuniens, ne vous en déplaise.

                  Ensuite, New York a plusieurs symboles, la statue de la Liberté, française et maçonnique, en est effectivement un fort. Mais il n’est pas le seul.

                  Enfin, attendre un article sur l’URSS est cocasse. Je ne combats pas des causes perdues. Il ne vous aura pas échappé que l’URSS est morte depuis 22 ans, précisément parce qu’elle n’a pas fait le poids face à la superpuissance étasunienne. De deux géants, l’un a triomphé sur l’autre, parce que sa stratégie était supérieure, plus habile, bien plus maline que l’autre.


                • Gandalf Claude Simon 6 juillet 2013 07:51

                  Il me semble que vous oubliez certaines prétentions territoriales de la Chine, en mer de Chine, au Tibet, voire en Inde.

                  Vous évoquez le fait qu’elle n’était pas expansionniste, mais plutôt le fait qu’elle était sujette à des luttes internes. C’est sans doute car il s’agit d’un pays continent, son intégration était plus difficile que son expansion.
                  Vous oubliez ou ignorez que la « secte » Falun-gong a été sévèrement réprimé, Les organes de ses membres étaient utilisés pou un commerce sordide.
                  Elle n’impose pas de norme car elle n’en a pas, ou si peu. Son éthique est essentiellement marchande et de chantage (Si je ne gagnes pas plus que toi, tu perdras plus). Rappelez-vous Mao qui souhaitait augmenter la production métallurgique, et les paysans ont commencé à fondre leurs charrues, affamant l’année suivante la population. 
                  Malgré leurs guerres, les américains ont tout de même réduits à néant beaucoup d’idéologies malsaines et d’oppressions, au profit de l’oppression du capital, certes.



                • Mmarvinbear Mmarvinbear 6 juillet 2013 09:12

                  La Chine n’a pas tendance a systématiquement imposer aux autres Etats ses normes, ses droits de l’Homme, sa « démocratie », son mode de pensée, sa culture. 

                  Cela se voit que vous n’y connaissez rien. La pratique économique de la Chine envers les pays africains s’apparente plus au pillage modernisé des ressources qu’à autre chose. 


                  Quand un pays passe commande d’un pont ou d’une infrastructure qu’elle ne peut pas construire faute de main d’oeuvre qualifiée, les entreprises chinoises arrivent avec tout ce qu’il faut : matériel de construction, ingénieurs, ouvriers. Mais aussi médecins, cuisiniers, nourriture. Tout pour qu’il n’y ait pas de mélange avec la population locale. Pour les putes, je sais pas, je dois le reconnaitre. L’économie locale ne leur vend rien.

                  Une fois le pont construit et payé, le pays se retrouve plus pauvre en devises et en matières premières, sans que ses ouvrier et ses ingénieurs n’aient eu de l’expérience pour prendre le relai par la suite.


                  C’est parfaitement calculé : ainsi la Chine empêche toute concurrence émergente de pointer le bout de son nez pour les décennies à venir.



                  Elle n’a pas de vocation à montrer aux autres la voie à suivre, le Bien, le Beau, le Juste, ni ne prétend détenir la vérité. La Chine ne poursuit pas une guerre « contre le terrorisme », elle ne désigne pas un « Axe du Mal ». Le président chinois ne prononce pas de phrases telles que « ou bien vous êtes avec nous, ou bien vous êtes contre nous » (contrairement à G. W. Bush), témoignant d’une vision du monde manichéenne.


                  La Chine livre un combat politique et social intense sur son propre territoire. Tout ce qui n’est pas dans la Ligne du Parti est combattu avec la plus grande intensité : une note de blog sur TianAnMen en 1989 vous envoie cinq à dix ans dans des camps de « rééducation » car contrairement à ce que vous affirmez, le gouvernement chinois veut IMPOSER sa vérité à sa population. 


                  Et mon pays ne vit pas sous influence chinoise, mais bien dans la sphère d’influence étasunienne, par conséquent, veuillez bien m’excuser de pointer du doigt une domination encombrante et effective plutôt que d’une autre qui n’existe pas.


                  Encombrante, la domination américaine ? Vous penseriez-vous plus heureuse si nous étions encore sous domination nazie ou émergeant à peine du communisme ?


                  Vous pensez sérieusement que le monde politique stalinien ou hitlérien est meilleur que l’américain ? Que vous seriez plus libres à saluer du bras droit lavé ou du poing brandi, à condition que vous ayez satisfait aux exigences raciales et sociales pour avoir le droit de simplement exister ?


                  Que l’économie et la société américaine soient aussi présente sur notre territoire est un contre-coup de la fin de la seconde guerre mondiale. Mais elle a été facilitée par la grande proximité de cette culture avec les mentalités européennes : n’oubliez jamais que les américains ne sont jamais que des européens d’outre-atlantique. Ce sont les anglais, les français, suédois, danois, italiens, espagnols, portugais et même des allemands qui ont construit ce pays !



                  Vous devriez étudier plus précisément l’histoire de Chine. C’est un Empire qui vivait reclus sur ses frontières (avec des luttes internes, les Royaumes combattants, de multiples guerres entre ethnies, Han et Mandchous par exemple), qui a longtemps subi l’ingérence européenne (guerres de l’Opium, occupation britannique à Hong-Kong, portugaise à Macao...), sans chercher à conquérir le monde et à s’étendre comme l’ont fait les Européens.


                  Connaissez donc l’histoire de la Chine plus correctement, vous serez plus crédible. L’empire du Milieu a lancé de vastes expéditions commerciales au cours du XVè siècle et ont exploré les côtes africaines, océaniennes et peut-être américaines. Si cela ne s’est pas concrétisé sur le plan territorial, c’est à cause de la fermeture imposée par ses propres empereurs pétri de confucianisme qui considéraient tout ce qui était extérieur comme étant impur et nuisible. La destruction des jonques d’exploration ( assortie d’une condamnation à mort pour ceux qui en construiraient des nouvelles ) a laissé le champ libre aux européens une fois qu’ils ont été capable de doubler le cap de Bonne Espérance.



                • Kookaburra Kookaburra 6 juillet 2013 12:20

                  Bonjour Mmarvinbear. Comme vous êtes le seul dans cet ambiance très antiaméricaine a oser tempérer, j’oserai aussi de dire un mot. Je trouve que c’est un bon article, bien écrit, et que la critique des Etats-Unis est juste mais parfois très partial.

                  Le Traité de Versailles était bien la cause principale de la Deuxième Guerre Mondiale, mais ce nétait pas les Etats-Unis qui avaient insisté sur les conditions les plus inacceptables. Au contraire, Wilson voulait les adoucir. Il a cherché à ménager lAllemagne pour éviter, justement, une Deuxième guerre. Les Anglais voulaient faire de même. Cétait bien la France (Clemenceau) qui avait insisté sur les conditions plus dures. Les Etats-Unis ne voulaient pas entrer dans cette guerre, ils voulaient rester neutres. Sans les attaques allemandes contre leurs bateaux neutres ils nauraient peut-être pas déclaré la guerre, ce qui aurait changé toute lhistoire européenne. De même pour leur intervention dans la Deuxième Guerre : sans elle lhistoire subséquente aurait été toute autre.

                  Dans la 1ère guerre, les Allemands étaient déjà bien avancés dans la territoire française quand le gouvernement de la Weimar république décida, face à larrivé des Américains en France, de capituler. Larmée allemand, confidente dune victoire, considérait la capitulation comme une trahison, ce qui contribua à leffondrement de la république et lascension de Hitler. Dans la 2ième Guerre, les Russes ont joué un rôle majeur, grâce à la folie dHitler davoir ouvert un deuxième Front. Néanmoins, sans les Américains, le déroulement de la guerre naurait pas été le même.


                • Gandalf Claude Simon 6 juillet 2013 15:35

                  C’est surtout le fait que l’anti-américanisme sur Avox confine à la construction du nouvelle ligne Maginot. Et cela, on sait comment ça finit.

                  Sachez qu’ils sont capables d’assimiler nos valeurs tout comme nous sommes capables d’assimiler les leurs, et réciproquement de les rejeter.

                • Mmarvinbear Mmarvinbear 6 juillet 2013 19:24

                  Tout système est critiquable, à la condition de rester juste et mesuré.


                  La démocratie made in USA est loin d’être parfaite car le bipartisme forcené mène le système à l’impasse et l’immobilisme. Il est toujours plus moral et efficace qu’une démocratie chinoise ou 99,99 % des députés élus sont membres du PCC.

                  Chaque système a ses avantages et ses inconvénients, mais il faut reconnaitre que la démocratie de type occidentale est le système politique qui apporte le plus de stabilité sociale et économique, ce qui profite directement à une large partie de la population de façon directe et indirecte.

                  Il faut noter que dans ce genre d’article, les auteurs sont le plus souvent des idéologues de salon. Ils n’ont pour la plupart jamais franchi les limites du pays ou même parfois du périphérique, leur seul savoir étant livresque et télévisé.

                  Mis au défi d’aller vivre dans leur paradis lointain pour en tirer leur bonheur, ils trouveront mille et une excuse pour ne pas y aller.

                  Ils sont comme les catholiques. Premiers à vanter leur Paradis, mais pas vraiment pressé d’y aller...

                • Gandalf Claude Simon 6 juillet 2013 22:25
                  Il paraitraît qu’il y a deux clans au sein du PCC, les princes rouges et les autres.

                  Par ailleurs, je trouve regrettable cette manie de prétendre se dévassaliser d’une puissance pour se vassaliser à une autre.
                  Nous sommes souverains, et devons de ce fait l’exercer afin de la préserver.

                • Serpico Serpico 6 juillet 2013 23:33

                  Mmarvinbear « Ah, et puis quand même, le symbole de New York, c’est en premier lieu la Statue de la Liberté, hein. »

                  *****************

                  Ah, c’est bien la preuve que c’est un pays qui défend la liberté....

                  D’ailleurs, les USA font plein de films où les héros sont hyper-sympa, pleins de bonne volonté, défendent la veuve et l’orphelin et des tas de trucs hyper bien.

                  Oui, définitivement : l’Amérique est bien un paradis.

                  Je t’en foutrais, moi, des icônes de la liberté...


                • Mmarvinbear Mmarvinbear 6 juillet 2013 23:49

                  Par ailleurs, je trouve regrettable cette manie de prétendre se dévassaliser d’une puissance pour se vassaliser à une autre.

                  Nous sommes souverains, et devons de ce fait l’exercer afin de la préserver.

                  La souveraineté n’a d’existence et de sens que dans le cadre de sociétés et d’économies totalement séparées et indépendantes les unes des autres, comme ce fut le cas lors de l’ Antiquité.

                  Dans un monde aux réseaux économiques, sociaux, culturels et politiques interconnectés, tout ce qui relève de la souveraineté n’est qu’apparences.

                  L’ UE veut montrer sa souveraineté économique mais le soutien de sa croissance dépend de l’économie américaine.

                  Les USA se veulent leaders du monde mais sans la Chine, sa monnaie ne vaut rien à cause de sa dette abyssale.

                  La Chine se rêve en nouveau phare du monde mais sa croissance exponentielle se fait au détriment de son territoire, de plus en plus pollué et incapable de nourrir sa population. Pékin achète des millions d’hectares en Afrique pour pallier au problème.

                  L’ Afrique se rêve en nouveau Far-West mais le continent ne possède pas les nouvelles technologies qui lui permettraient d’élargir son champ économique et donc sa croissance.

                  Le monde est désormais multi-polaire, ne reposant plus sur un bloc ou même deux. On joue actuellement au plus grand jeu de la barbichette qu’il soit possible d’imaginer.

                  C’est une des raisons qui me fait me marrer doucement quand je lit un narticle qui traite les USA de tous les noms, leur attribuant tous les maux de la Terre.





                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2013 01:39

                  @ Kookaburra Vous avez l’air raisonnablement ouvert aux USA. Vous êtes une espèce qui semble menacés et j’aimerais bien que vous communiquez avec moi à pjca@iname .com



                • Gandalf Claude Simon 7 juillet 2013 10:32

                  « L’ UE veut montrer sa souveraineté économique mais le soutien de sa croissance dépend de l’économie américaine. »

                  L’UE n’a pas fait le pari de la croissance, mais de celui de l’austérité. Grand mal lui a pris. Il est regrettable de constater que ceux sont les Abenomics qui ont fait reculer le poids des intérêts des pays latins, la Troïka étant aveuglé par la rigueur.


                  « Les USA se veulent leaders du monde mais sans la Chine, sa monnaie ne vaut rien à cause de sa dette abyssale. »
                  Leur part dans la participation à la dette US a décliné, et pas uniquement du fait que la FED rachète les bons du trésor massivement à travers les différents QE. Et je ne suis pas sûr que si la Chine appuyait sur le petit bouton rouge de l’arme de destruction massive économique qu’elle pourrait détenir entre les mains, elle propage un si grand tort, les gardes-fous étant envisageables. D’ailleurs, ce n’est pas dans son intérêt, du fait de sa dépendance aux exportations.

                  Pour le reste, vous êtes pertinent


                • titi 8 juillet 2013 23:09

                  « La Chine n’a pas tendance a systématiquement imposer aux autres Etats ses normes, ses droits de l’Homme, sa « démocratie », son mode de pensée, sa culture »

                  Et pourtant en 1945, Ho Chi Minh affirmait plutôt flairer un peu la crotte des Français que manger toute notre vie celle des Chinois .

                  Preuve que tout le monde n’est pas de votre avis...

                   


                • baldis30 6 juillet 2013 09:56

                  Article remarquable


                  • gaston gaston 6 juillet 2013 10:49
                    À 1984.

                    Au sujet du napalm.

                    Cordialement.

                    • ecolittoral ecolittoral 9 juillet 2013 17:28

                      Des porte avions, sous marins nucléaires, drones, satellites et pourtant deux avions américains dans deux tours !

                      Le traité trans-atlantique, « l’aide » à la croissance sur le continent africain et pourtant un dollar US qui ne vaudra plus, demain, qu’une roupie pakistanaise.
                      Le rêve américain prend fin sur une île continent que peu de La Fayette auront envie de sauver une deuxième fois.

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