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Accueil du site > Actualités > International > Irak et dépendances : du Jihad à la Fitna

Irak et dépendances : du Jihad à la Fitna

Le rapport récent de Dennis Pluchinsky a mis en relief le redéploiement de Jihadiste made in Irak. L’inquiétude est partagée par de nombreux analystes qui misent beaucoup sur le travail de renseignement pour contrer des tentatives d’attentats. Pour mieux saisir cette évolution, divers témoignages de JI et d’acteurs de terrain permettent d’y voir plus clair.

Pendant plusieurs années, le monde a pensé que la guerre en Irak était un point de fixation de tous les Jihadistes. Les salafistes et prédicateurs en tout genre se sont mis à affluer de tous les coins du globe pour contrer une politique unilatérale certes mais « démocratisante ». La page de cette phase de guerre mésopotamienne est tournée. Une nouvelle ère commence plus déstabilisante. En effet, le 17 avril dernier, le rapport remis au gouvernement et rédigé par Dennis Pluchinsky en personne, sur l’état du terrorisme dans le monde, a jeté un trouble. Alors que les déferlantes brutales se concentraient sur le « triangle sunnite » et les villes chiites à proximité de Bassorah, des analystes et spécialistes ont observé une inversion du phénomène. L’Irak exporte des éléments aguerris, des instructeurs très rompus à la guérilla urbaine et particulièrement efficaces pour déjouer les pièges des services de renseignements. Mais pour mieux comprendre l’engrenage qui prend forme, un point sur la situation en Irak s’impose.

Les témoignages des soldats US sont précieux pour comprendre. Ainsi, le Sergent Salstrom, de la 325ie Compagnie d’infanterie AirBorne montre ses inquiétudes à Michael Kamber (Heral Tribune). Ce soldat courageux et motivé explique avec ses mots qu’il ne sait plus « pourquoi il est là ». Alors qu’il essaie de faire éclater son désarroi, il confie son incompréhension d’un conflit complexe qui le dépasse. Cette guerre asymétrique qui lui rappelle les images inconscientes encore mal cicatrisées du Vietnam de la génération précédente... Le conflit change, évolue et se transforme. Le sergent première classe David Moore également témoigne, il a perdu des hommes aussi, il a fait plusieurs roulements en Irak et sait particulièrement ce que veut dire passer son Noël dans un abri de fortune ou dans une patrouille. David a compris aussi le glissement de l’Irak vers une guerre civile avec ces stigmates de « libanisation ». Il est dans le vrai d’ailleurs et récemment le Journal Haaretz faisait un parallèle douloureux entre l’Afghanisation, la Somalisation, l’Irakisation... « Pourquoi veulent ils nous tuer alors qu’on vient les aider » s’exclame David.

L’aveu d’un autre homme de troupe est désespéré : les supplétifs de l’armée irakienne sont de moins en moins fiables et se retournent contre les Irakiens ou leurs instructeurs... Ainsi un attentat suicide récent a permis de découvrir un kamikaze formé par la nouvelle armée irakienne... Vraie passoire impossible à encadrer... Difficile de laisser à elle-même cette police qui engage autant d’insurgés que d’anciens baassistes... De plus en plus cette armée passe aux mains de chefs locaux et compose avec un tribalisme que les JI croyaient éradiqué. A cela vient s’ajouter une entropie politique déroutante qu’on peut retrouver dans le blog de Paul Moreira. Ce dernier ainsi décortique un évènement récent. « Cinq Britanniques enlevés à Bagdad en plein coeur du ministère des Finances. Des hommes en uniformes des forces spéciales de la police sont entrés sans se voir opposer de résistance. Ils conduisaient 19 jeeps blanches siglées ministère de l’intérieur. Ils ont embarqué les cinq anglais, un expert et quatre gardes de sécurité. Ce ne sont pas des "terroristes déguisés". Ce sont de vrais policiers, membres très probablement de l’armée du Mahdi, une milice chiite, et qui se vengent de l’exécution de l’un des leurs à Basra par les forces britanniques ». Il continue en égrenant un chapelet d’anecdotes effrayants : « J’étais à Bagdad le 14 novembre 2006 lorsque 150 personnes avaient été prises en otage par des policiers chiites au coeur d’un ministère contrôlé par les sunnites ». Enfin, il déplore : « les forces de l’ordre aux mains de gangs multiples ». L’insécurité et l’instabilité sont partout, les pièges surgissent également sur tous les points de l’Irak, les marchés sont synonymes de roulette russe, plus aucun lieu n’est sûr...

Les idéologies baassistes ont fait souvent place à des frictions religieuses, ethniques, ne pouvant plus être jugulées. La guerre civile à Bagdad est autant une guerre de religion qu’un conflit entre factions quasi anarchistes... Chaos politique, moral et barbare... Moreira d’ailleurs racontait récemment que les Irakiens profitent souvent de la technologie « 3G » pour malheureusement visionner des massacres quotidiens perpétrés pour des fins de terreur. Cette guerre est également devenu un laboratoire d’expérimentation de nouvelles techniques d’engagements urbains. Morts piégés par des missiles « sol-air », mines artisanales, attentats en cascade visant les premiers secouristes, déflagrations de diversions, mitraillages de boutiques bondées, grenades lancées au milieu de rues fréquentées... Ainsi, sur 11 soldats américains tués récemment, 10 ont été fauchés dans des coupe-gorges improvisés sans qu’ils aient pu faire usage de leurs armes... Tout cela ruine le moral d’une armée américaine bien seule et qui chaque jour découvre des raisons d’avoir plus peur... Plus sordide, les forces spéciales ont découverts 42 prisonniers des geôles d’Al Qaeda dans un état pitoyable, ayant été pour certains torturés, d’autres ayant les os brisés, fracturés... Enfin comble du chaos, le sergent Kevin O’Flarity avoue avoir risqué la peau de ses hommes pour dégager un « Humvee » et un chekpoint non loin de Khadimiya... Il a échappé à une roquette de dernière génération par miracle... Là, encore, deux soldats de l’armée irakienne sont retrouvés dans les dépouilles des assaillants... les affrontements se font plus directs. Mais on ne sait plus qui est avec qui.

Pendant que les sergents O’Flarity, Salstrom, et Moore faisaient leur job, plus de 2 millions de réfugiés irakiens se sont amassés dans les pays limitrophes et plus largement dans les pays orientaux. La fuite s’explique aisément et il suffit de rappeler les chiffres de mortalité post-guerre en Irak évalués déjà à 285 000 morts par le professeur Lès Roberts (USA) dans un Lancet en 2004. Profitant de ce flux énorme de désespérés, des « instructeurs » particuliers et des vétérans s’engagent dans les brèches irakiennes pour continuer leur travail de terreur à l’étranger. Le Jihad qu’ils ont puisé dans les textes de leaders contemporains comme Abdallah Azzam ou de Al Zawahiri est réinterprété et transformé en marchandise « mondialisable », mais brutale et barbare... Sur ce point, le Jihad est une machinerie fascisante qui va jusqu’à programmer la mort des vieillards, des infidèles et autres coupables (Al Qaeda dans le texte, p189, Gilles Kepel, Puf). Certains théoriciens hanafites comme Mohammad al Sarkhassi poussent par exemple à exécuter « les prêtres et moines en contact avec les populations ». On comprend alors et on déplore la mort par balle d’un ecclésiastique ce week-end... Le problème est que ce texte date de l’an 1000 et qu’il a été remis au goût du jour dans les grottes de Tora Bora ou les ruelles de Falloujha... Un peu comme si nous reprenions en cœur les textes obscurs des grands inquisiteurs du Moyen Age espagnol. Malgré une narration empreinte de faits glorieux farfelus faisant appel à la « Tanière des compagnons » (1981, Issam Diraz) qui rappellent des moments de guerres afghanes, la fraternité guerrière de moudjahiddines, malgré une idéologie bancale et dégradante vis-à-vis d’un Islam humaniste, bon nombre de suicidaires estampillés Al Qaeda refluent d’Irak. En effet, les listes d’attente pour se faire « sauter » sont, selon les experts, d’environ 6 à 8 mois. Le trop-plein est donc engagé pour déstabiliser les régimes voisins. Cette dynamique porte également un nom : la « fitna ». Gilles Kepel définit d’ailleurs cette notion avec beaucoup de précision. “La Fitna, c’est le Jihad qui revient comme un boomerang à l’intérieur et qui affaiblit la communauté musulmane. Jihad et Fitna forment un couple. Le Jihad, c’est l’expansion de l’islam par la persuasion ou par la force. C’est le “mouvement” par lequel l’islam se projette vers le monde extérieur et conquiert. La Fitna, c’est l’inverse. C’est le chaos au sein même de la communauté des croyants ».

Dennis Pluchinsky, dans son rapport, parle de « vagues successives ». Il pointe du doigt ces nouveaux guerriers plus préoccupants que ceux qui « défrayaient » la mort pendant la guerre civile d’Algérie : ces « Afghans » de la première génération. D’autres officiels européens et américains partagent cette inquiétude et rejoignent les propos du major-général Achraf Rifi qui dirige les forces libanaises de sécurité intérieure et dont le témoignage a été repris, le 28 mai dernier, par le Herald Tribune, le New York Times et le Washington Post. Il confie : « si un pays pense être à l’abri de cela, c’est qu’il met la tête dans le sable ». Ainsi, Achraf Rifi se lamente pour le sort du Liban qui est aujourd’hui la proie d’une cinquantaine de membres de Fatah-al-Islam aguerris et repliés dans le camp palestinien de Nahr al-Bared. Mais la réalité libanaise est plus complexe. Ainsi, « on compte environ 5000 individus voire plus, encore à l’état dormant, prêts à agir » mentionne un dissident du nom de Mohammad al-Massari qui s’occupe de propagande jihadiste à partir du site Tajdeed. Rappelons que l’an passé le Liban pris dans une guerre avec Israël avait déjà été confronté à des combattants « étrangers » qui provenaient d’Irak, Syrie, Jordanie et même de Somalie. Un article de Haaretz estimait à 800 Soudanais et Somaliens combattants dans le Sud Liban, enrôlés dans des brigades internationales du pire.

L’Arabie Saoudite n’est pas en reste et vient de coffrer 172 affreux prêts à tout pour un Allah qu’ils transgressent. Ces derniers préparaient des actions ciblées contre des installations, des bâtiments officiels et des centres militaires. Les modes opératoires sont toujours à la pointe de la technologie, sites Internet, réseaux de boite mail dont les courriers électroniques sont stockés en tant que « brouillons » pour ne pas être visibles par le système « Echelon ».

La Jordanie s’effraye également avec l’afflux d’un certain nombre de vétérans qui veulent venger la mort de leur idole al Zarqawi. Les services de renseignement de cette petite monarchie sont d’ailleurs en ébullition. Récemment, ils ont empêché un attentat et réussi à obtenir plus d’information sur les redéploiements terroristes. Ils ont pointé des spécialistes comme Youssef al Abidi qui passe les frontières plus vite que son ombre, qui en quelques jours a pu passer d’Irak en Syrie puis en Jordanie pour probablement transporter du cash et des explosifs. Sur place, un certain Mohsen al Wissi, 34 ans, semblait s’occuper de logistiques. A cette éminence malsaine s’ajoute l’artificier Saad Fakhri al Naimi qui lui a seulement pris un vol commercial provenant de Bagdag et s’est déplacé pour mettre au point la bombe. Et en bout de chaîne un illuminé candidat pour le martyr, un certain Darsi qui a connu huit ans de prison en Libye. Ainsi, Darsi avait contacté des réseaux jihadistes par Internet à sa sortie de prison. Il a rejoint Istanboul puis la Syrie et enfin la Jordanie. Son objectif était simple : s’exploser sur un Humvee ou une compagnie de militaires américains à Bagdad de préférence. Là, les jihadistes lui stipulent un autre plan, son martyr n’est pas utile en Irak, alors on le met en relation avec une filière jordanienne... lugubre objectif... se retrouver en cendre après avoir actionné sa bombe, à base de PE-4A, explosif très apprécié en Irak et planqué dans un jouet d’enfant au milieu d’une foule. Les renseignements jordaniens ont été heureusement plus rapides... cette fois-ci.

Pour finir, l’Irak n’est plus le point d’arrêt des fanatismes mais il métastase ses violences. Plus encore, il innove dans le pire et catabolise les régimes orientaux fragilisés par ces idéologies fascisantes. Le danger aujourd’hui pourtant n’est pas dans ces informations inquiétantes ou ce rapport « Pluchinsky ». Il est dans cette sémantique qui est en train de se coupler d’une mystique guerrière qui engendre ses héros qui se complaisent dans la plus grande des barbaries. Les récits de faits de guerre salafistes sont en train de remanier les esprits au sein de la population du monde arabe souvent miséreuse. Là où la pauvreté et l’acculturation se mêlent et s’entremêlent, l’imaginaire de ces résistances barbares et archaïques peut marquer les jeunes générations. L’enjeu est bien là. Il faut vaincre ces terrorismes par la communication, la culture et l’éducation. La plume contre le sabre, pourrait-on dire.

L’ultime point que je voudrais décortiquer est plus pragmatique. L’expérience du terrorisme récent a montré que les théories du pire sont souvent l’œuvre d’une poignée d’individus qui ont été pris dans les chocs de civilisations de l’histoire « immédiate » pour ne pas dire contemporaine. Ainsi, Azzam Abdallah a été dans les camps palestiniens, d’autres mentors d’Al Qaeda ont été formés au sein de mouvances des frères musulmans et ont baigné dans des rhétoriques brutales. Le creuset intellectuel fanatique s’est forgé également dans les montagnes afghanes contre l’armée russe sûrement au cours de la bataille de Jallalabad en face de Spetnatz. Aussi, les tensions de demain sont prévisibles. Les incubateurs du pire sont du côté de Falloudja, ou au Soudan du côté des faubourgs de Nyala ou d’El Obeid. Aussi pour contrer les risques de demain, il faut miser surtout sur le codéveloppement et l’entraide de pays pauvres et la résolution de conflit par les instances internationales. Pour contrebalancer ces idéologies tératogènes, le FMI et la Banque mondiale ont un rôle à jouer. Déjà, on voit le Maroc, la Turquie, la Tunisie commencer à devenir plus sensibles à ces phénomènes qui peuvent être endigués. Insuffler de l’argent frais dans les camps, chez les populations « à risque » est urgent. Je rejoins ainsi la vision de Gilles Keppel : “Pour éviter que le Moyen-Orient continue à s’enfoncer dans la misère, il faut absolument changer radicalement la structure économique de cette région affligée par des conflits très violents. Pour l’instant, les pays du Moyen-Orient ne font que vendre du pétrole et acheter des armes pour s’entre-tuer. Il est temps que le Moyen-Orient devienne une région normale comme l’Europe, l’Amérique latine, l’Asie du Sud-Est... où il y aurait des échanges économiques et une prospérité engendrée par ceux-ci.”. Ainsi, avec les moyens, l’humanité pourra éviter cette « fitna » qui fait frémir autant le monde oriental que le reste du monde.

conseils de lecture :

Sur le blog de Paul Moreira

-Militants Widen Reach as Terror Seeps Out of Iraq. By MICHAEL MOSS and SOUAD MEKHENNET www.nytimes.com- May 28, 2007

- IHT

-The Evolution of the U.S. Government’s Annual Report on Terrorism : A Personal Commentary Pluchinsky, Dennis Studies in Conflict and Terrorism, Volume 29, Number 1, January-February 2006, pp. 91-98(8)

-Histoire du terrorisme : De l’Antiquité à al-Qaida. Collectif , Gérard Chaliand. ISBN-10 : 2227472960

-Al-Qaida dans le texte : Ecrits d’Oussama ben Laden, Abdallah Azzam, Ayman al-Zawahiri et Abou Moussab al-Zarqawi (Broché)
de Collectif, Gilles Kepel. ISBN-10 : 2130547710

-Du jihad à la fitna. Gilles Kepel. ISBN-10 : 2227475307.

-Global terrorism. Leonard Weinberg. ISBN 1-85168-358-5.

-De la Barbarie en général et de l’intégrisme en particulier - Rachid Mimouni. ISBN 2-266- 05467-8.


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116 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 5 juin 2007 13:10

    très bon article ; les GI ont laissé le mois dernier 127 des leurs sur le terrain et le rythme ne risque pas de faiblir tant ils sont embourbés dans ce merdier . Ils ne peuvent rien faire devant des combattants qui n’ont pas peur de la mort , qu’ont t -ils à perdre d’ailleurs dans ce pays ravagé ?


    • Prêtresse Prêtresse 5 juin 2007 14:47

      Etes-vous en mesure de me rassurer ?

      ___


    • Prêtresse Prêtresse 5 juin 2007 18:25

      Encore des combinaisons framboises !

      ___


    • Prêtresse Prêtresse 5 juin 2007 18:41

      On avait promis des travaux...

      ___


    • Prêtresse Prêtresse 5 juin 2007 19:09

      C’était nouveau des mots comme ça dans sa bouche...

      ___


    • thirqual 5 juin 2007 19:28

      « ahmadinejad [...] les arabes »

      Les boulets, cette année, sont en plomb (vachement lourds) et couvert de titane (impossible de leur faire rentrer quelque chose dans le crâne).


    • thirqual 5 juin 2007 19:28

      urf couverts


    • La mouche du coche La mouche du coche 5 juin 2007 20:01

      @ l’auteur,

      Merci de ne pas avoir fait un article sur l’Irak se terminant en disant que les américains sont des méchants et que tout est de leur faute.

      Pour ma part, la situation me rappelle un peu l’Amérique du Sud après la guerre : Il y a eu des dictateurs partout, puis ils ont fini par se calmer et les démocraties ont finalement émergé.

      Il convient de patienter. smiley


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 juin 2007 01:35

      @ la mouche du coche. Permettez-moi de corriger ce qui ne peut être qu’un oubli : Les Américains SONT les méchants en Irak et TOUT est de leur faute. Dumont avait raison dès 1991 : cette guerre nous déshonore. Incapables de vivre une économie de paix, les USA, à la chute de l’URSS et en attendant la Chine, ont diabolisé l’Islam, un adversaire qui ne pouvait en aucune façon menacer l’Amérique. Le complexe militaro-industriel, si bien dénoncé par Eisenhower, a réussi pour son profit à stopper net l’acculturation du monde que l’Occident poursuivait à son rythme et sans effort. C’est un des crimes les plus bêtes de l’histoire de l’humanité. Il n’est pas sûr que l’on en répare jamais les conséquences : les civilisations ont parfois une chance d"hégémonie librement acceptée ; il est bien rare qu’elles en aient deux.

      On a convaincu les Américains, qu’on a soigneusement abêtis depuis des décennies pour en faire les protecteurs dociles d’un capitalisme maitenant tout-puissant, que lancer une croisade était faire oeuvre pie. La réalité, c’est que la paix n’a pas de pire ennemi que la foi. Foi en Dieu, en la Patrie, en la supériorité d’une culture ou en quoi que ce soit. Une croisade au nom d’une culture est une infamie. Dans un monde où la tolérance est la première condition de survie, le croisé n’a pas le bon droit pour lui.

      Il n’y a pas de valeur redemptrice à l’action des USA en Irak ni où que ce soit hors de ses frontières. Cette action n’a d’autres fins que de produire des milliards pour Halliburton et autres marchands de mort et de servir d’atouts dans un jeu de pouvoir entre politiciens tarés. Quand je pense aujourd’hui à l’Amérique bushiste, ce sont les imprécations de Camille qui me viennent spontanément à l’esprit. Anathema sit !

      http://www.nouvellesociete.org/5149.html

      Pierre JC Allard


    • La mouche du coche La mouche du coche 6 juin 2007 06:09

      Patientons Pierre, smiley


    • pattesdechat 6 juin 2007 13:54

      Drole de propos pour quelqu’un qui veut préserver le monde des fanatiques. Je ne vois par trop la différence entre toi et eux. Un gros point commun:La haine. Je ne crois pas que cela résoudra le problème mais songes tu à régler le probléme par le sang. Une extermination peut-être ? Un forum est un lieu démocratique d’échange et je ne vois pas en quoi tu es un démocrate.


    • ZEN ZEN 5 juin 2007 13:49

      Merci pour cette analyse fouillée. On ne peut que souscrire aux propos de Keppel.

      Voir aussi

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25146


        • caramico 5 juin 2007 14:09

          Da ns tous les cas de figure, on a été les emmerder chez eux : les russes, les américains, les israéliens...


          • hurlevent 5 juin 2007 14:11

            Bravo pour cet article très bien documenté.

            J’ai juste une précision à apporter : l’étude du Lancet concluait à une estimation d’un excès de 99 000 morts en 2004, pas 285 000. Cette étude a été réévaluée en 2006 pour aboutir à une estimation de 655 000 morts.

            Bonne chance pour la suite


            • Yannick Comenge Yannick Comenge 5 juin 2007 16:54

              En fait, Lès Robert a donné la valeur de 285 000 dans un colloque qui est retranscrit dans un ouvrage à l’Harmattan. La science et la guerre : la responsabilité des scientifiques 2003. ISBN 2-296-01402-X

              Voila ce que disait Lès Roberts : « Quand nous avons publié dans The Lancet presque un moi après l’envoi de l’article, je pensais naivement subir principalement les critiques des foules anti-guerres : nous avions fait notre analyse, notre estimation ponctuelle etait d’environ 285000 morts et nous annonçions un chiffre »probablement supérieur à 100000. Nous pensions qu’en étant si prudent, notre rapport ne serait pas attaquable".(Les roberts, le 21 septembre 2005, ENS, PARIS).


            • Kormin Kormin 8 juin 2007 01:01

              Oui, le même Lancet qui annonce des chiffres de 650.000 morts, chiffre jugé complétement fantaisiste par de nombreux analystes, parmis lesquel Irak Body Count.

              Niveau crédibilité des sources, c’est limites de tout les cotés. D’autant plus que je voit mal comment on peut avoir des chiffres vraiment précis vu le différentielle de violence d’une région à une autre, des journalistes plutot baillonés et un gouvernement irakien qui ne communique plus de chiffre officiellement.

              Avec ça, on ne peut donner qu’une fourchette spéculative. Le mieux serait peut être d’attendre que la situation se calme, et voir les dégats une fois que les bombes auront finit d’exploser.

              Parce que là, c’est bien beau de dire que c’est une catastrophe (ce que n’est pas vrai partout et pour tout le monde, y compris des irakiens), mais peut importe ce qu’on dira, c’est pas ça qui empéchera les islamistes de massacrer un peuple.

              Parce que jusqu’a preuve du contraire, même si ça découle indirectement des USA, c’est bien les islamistes terroristes qui détruisent et minent l’Irak !


            • non666 non666 5 juin 2007 15:53

              Nier les autres(« les palestiniens ne sont pas un peuple ») tout en montrant du doigt les negationnistes de son Histoire, voila qui resume tout...

              Encore une fois, les juifs n’ont JAMAIS été ni le premier, ni le plus important des peuples de l’actuelle Palestine. Leur royaume ephemère n’est pas le premier ni le plus important non plus.

              Alors qu’ils doivent leur reimplantation sur place a la volonté des nations unies, nier l’existence des palestiniens autochtones est scandaleux.

              De plus, histoire d’en rajouter une couche, les Juifs, comme un partie des actuels palestiniens d’aujourd’hui semblent descendre des ESSENIENS.

              « Les juifs sont des arabes comme les autres ». (Timsit ?)

              Le probleme n’est donc pas de demander aux palestiniens d’arreter d’exister mais de leur rendre les terres qui devaient etre leur lors du partage de 1947.

              C’est ça qui garantira la paix, rien d’autres. Sinon, l’autre option est effectivement le genocide ou la deportation (nettoyage ethnique de l’un par lautre...)

              Mais quand on accepte d’emprunter ce chemin, on perd definitivement le statut de victime eternelle et la compassion des goyims...


            • mcm 5 juin 2007 17:19

              « les Juifs, .... semblent descendre des ESSENIENS »

              Vous êtes sur que ce n’est pas l’inverse ? Les esseniens étaient une secte juive minoritaire !!!


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 juin 2007 23:45

              @ Thierry Jacob. Je pense à vous depuis quelque temps. A la lecture de vos commentaires, le plus probable me semble que vous soyez un agent provocateur visant à propager l’antisémitisme. Tant mieux - ou tant pis, c’est selon - si je me trompe. A ce lien un autre son de cloche...

              http:www.nouvellesociete.org/5123.html

              Pierre JC Allard


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 juin 2007 06:19

              Le lien de mon commentaire précédent :

              http://www.nouvellesociete.org/5123

              PJCA


            • Barbet Barbet 5 juin 2007 15:49

              Détrompe toi le massacre a commencé depuis longtemps, mais les laches ne gagnes jamais. Depuis que l’israel a commencé a tué les innocents parmis les femmes et les enfants, les kamikazes ont vu le jour. Quand tu colonise un peuple ne t’attend pas à ce qu’il t’offre des roses ensuite des bises.

              La lacheté des colons et de l’armé israelienne ne que la gestation de leur defaite.

              je te conseil mon ami de lire « l’autre visage d’israel » écrit par un juif israelien, tu sauras tout ce que les medias vendu t’ont caché.

              Vive un état palestinien avec des musulmans des chretiens et des juifs.

              Et pas un état avec des juifs importé de russie et d’ukraine.


              • Darkfox 5 juin 2007 17:03

                Tres bon article ! Enfin on va en arriver à la conclusion que Saddam c’était bien ... En fait, le seul moyen maintenant de maintenir une cohesion dans le pays c’est de mettre un ditacteur qui unira tout ce beau monde... car il va y en avoir pour des années pour que les esprits se calment et bon les américains à leur actuel servent plus de focalisateur de haine qu’autres choses..

                Bref qui veut un voyage pour Bagdad moi pas avant 5 ans merci :)


                • Darkfox 5 juin 2007 17:06

                  zut j oubliai il serait interessant d avoir aussi de connaitre les morts des para militaires ... car je pense que la on aurait très mal . En effet le nombre de para militaire est très important et ils sont utilisés bien plus souvent et dans des cas critiques et considérés comme plus sacrifiables car n ayant pas de pays derriere lui ..


                • IP115 8 juin 2007 00:39

                  « Un état »palestinien« avec des Chrétiens, des musulmans et des Juifs... » ... MDR

                  Programme politique de l’espèce d’organisation terroriste élue « démocratiquement » par les palestiniens, appelée hamas :

                  " Ceux-ci visent à la constitution d’un État islamique sur l’ensemble de la Palestine et l’établissement de la loi islamique (ou loi coranique) dans ce futur Etat, qui sera supposé reprendre le territoire d’Israël, lors que celui-ci sera vaincu. " (ils sont pas arrivés les guignols) ...

                  Extraits de ce tissu d’âneries que cette poignée de barbus incultes d’islamistes palestiniens osent appeler « la charte du hamas-" :

                  des propos racistes : « Face à l’usurpation de la Palestine par les Juifs, il faut brandir l’étendard du jihad et cela nécessite la diffusion de la conscience islamique parmi les masses locales, arabes, et islamiques. Il faut propager l’esprit du jihad dans la nation, l’engagement face aux ennemis et l’adhésion aux rangs des combattants du jihad. » article 15 de la charte

                  des objectifs prosélytes : « Il faut que l’éducation des jeunes générations islamiques dans notre région soit une éducation islamique fondée sur l’accomplissement des obligations religieuses, l’étude conscientisée du Livre de Dieu, l’étude de la tradition prophétique, la lecture de l’histoire et du patrimoine islamique dans ses sources fiables, sous la direction des spécialistes et des hommes de science. »

                  des propos abjectes et sexistes : « Dans la bataille de libération, la femme musulmane a un rôle qui n’est pas inférieur à celui de l’homme : ETRE L’USINE A HOMMES (...) la femme tient le premier rôle dans le maintien de la maison, l’instruction des enfants quant aux concepts et valeurs morales fondées sur l’islam, ainsi que dans l’éducation de ses fils à l’observance des obligations religieuses les préparant ainsi au rôle de combattant du jihad qui les attend.  »

                  des propos racistes et antisémites : « Le nazisme des Juifs vise également les femmes et les enfants ; ils terrorisent l’ensemble de la population, s’attaquent au gagne-pain des gens, pillent leurs biens et menacent leur honneur. Par leurs actes monstrueux, ils se comportent avec les gens comme les pires criminels de guerre. Le bannissement loin de la patrie constitue l’une des formes du meurtre. »

                  Bref un monument de bêtise et de recommandations moyen-âgeuses, voila l’infecte programme des dirigeants palestiniens ... voila ce que les quelques abjectes défenseurs qui cautionnent encore cette bande de barbares incultes censés diriger cet « état palestinien avec des Chrétiens, des musulmans et des Juifs... » ...

                  Et dire qu’il y a encore quelques handicapés du bulbe pour soutenir ce déversement de haine et de frustrations ... a tous ces minables guignols pro-islamistes qui ont pourri ce fil : sachez que je vous conchie à un point que vous n’imaginez même pas !


                • docdory docdory 5 juin 2007 17:22

                  @ Yannick Commenge

                  Au fond la première des erreurs , et Chevènement l’avait bien compris , c’était la PREMIERE guerre du Golfe . Il fallait laisser l’Irak phagocyter le Koweit , ce qui aurait montré au monde musulman que l’état à peu près laïc qu’était l’Irak à l’époque était bien plus performant que les états théocratiques qui l’entouraient . Le monde musulman aurait ainsi compris l’absurdité des « solutions » islamistes , qui seraient rapidement tombées en désuétude . Certes Saddam Hussein était un salaud , mais pas plus que Napoléon en son temps , et par certains côtés , il était éclairé . Il valait sûrement mieux être une femme Irakienne sous le gouvernement de Saddam Hussein qu’à l’heure actuelle ...


                  • bulu 6 juin 2007 14:22

                    @ docdory

                    100% d’accord, mais commes les interventions americaines n’ont jamais eu pour preocupation le peuple Irakien mais plutot le petrole...


                  • Reinette Reinette 5 juin 2007 17:34

                    Petit RAPPEL...

                    Dans un livre d’entretiens paru en juin 2006, Media Control [1], 8 grands noms de la presse US révèlent l’ampleur du lavage de cerveaux dont leurs journaux se sont rendus complices dans les mois qui ont précédé l’invasion de l’Irak. Avec une crudité rare, ils délivrent de nouveaux détails sur la tyrannie du mensonge dans l’Axe du Bien.

                    [1] Media Control - 8 grands journalistes américains résistent aux pressions de l’administration Bush, par Kristina Borjesson (Éditions des Arènes, Paris).

                    Morceaux choisis :

                    LA TÉLÉVISION ET LA PRESSE ÉCRITE ont été aussi lamentables l’une que l’autre. Les quelques rares journalistes qui essayaient de faire correctement leur travail ramaient à contre-courant dans un milieu sclérosé qui avalait sans broncher les mensonges belliqueux de l’administration Bush. [...] Du temps où je travaillais pour la presse quotidienne, je me disais qu’un journaliste doit toujours prendre le contre-pied de ce qu’on lui dit. Si le gouvernement dit « blanc », on doit aller voir s’il n’y a pas un peu de noir là-dessous. Les journaux comme le New York Times s’en gardaient bien : ils essayaient de trouver encore plus de blanc pour faire plaisir à l’administration. On aurait dit que celle-ci jouait au chef d’orchestre, avec les hommes de presse dans le rôle des violonistes. L’administration a donné le coup d’envoi en prétendant que les Irakiens allaient nous attaquer et le Congrès a suivi. Les médias auraient dû freiner des quatre fers, au lieu de ça ils ont appuyé sur le champignon.

                    [...] Je vais vous donner un bon exemple des mensonges inventés en haut lieu pour la bonne cause. Le vice-président Cheney a souvent parlé d’une rencontre à Prague entre Mohammed Atta, le pirate de l’air du 11-Septembre, et un représentant de Saddam Hussein. Il voulait à toute force établir un lien entre l’Irak et les attentats contre les Twin Towers. La CIA et le FBI avaient pourtant tous deux conclu qu’il n’y avait pas la moindre preuve que cette rencontre ait jamais eu lieu. Imaginez un peu : les deux agences les plus pointues dans le domaine du renseignement enquêtent sur votre histoire et vous expliquent que c’est du roman, mais vous, vous continuez imperturbablement à servir le même bobard à vos administrés... La CIA et le FBI ne vont tout de même pas convoquer une conférence de presse pour dire que le vice-président est un fieffé menteur ! Au mieux, elles pourront tuyauter deux ou trois pisse-copies, mais c’est tout.

                    Bref, l’administration voulait faire croire que l’Irak représentait un grave danger, qu’Hussein avait des liens avec Al-Qaïda et qu’il était sur le point de nous attaquer. Or ce n’est pas ce que rapportait la CIA, bien au contraire ! [...]

                    James BAMFORD, journaliste free-lance, spécialiste du renseignement :

                    « Ils mentent comme des arracheurs de dents »


                    • Reinette Reinette 5 juin 2007 17:37

                      Petit RAPPEL...(suite)

                      [1] Media Control - 8 grands journalistes américains résistent aux pressions de l’administration Bush, par Kristina Borjesson (Éditions des Arènes, Paris).

                      Morceaux choisis :

                      SI LES NÉOCONSERVATEURS obtiennent ce qu’ils veulent, les classes moyennes et populaires seront réduites au désespoir. Seuls les riches s’en sortiront bien. Si vous êtes un gros banquier d’affaires, par exemple, non seulement vous paierez beaucoup moins d’impôts, mais vous gagnerez encore plus d’argent grâce à la gabegie des fonds de pension, sans que les organismes de réglementation viennent y fourrer leur nez. Nous retournerons à une société sans filet de protection pour les plus démunis. Quiconque ne vit pas dans l’opulence crèvera s’il tombe malade.[...] La guerre contre le terrorisme est une couverture en or. Elle permet de stimuler le patriotisme de la population et de parer à toute critique. Des députés républicains ont été jusqu’à dire : « Nous devons voter pour la privatisation du régime des retraites, parce que c’est ce que le président souhaite. S’il n’obtient pas ce qu’il veut, cela portera atteinte à son autorité et entamera ses capacités à mener la guerre contre le terrorisme. » Ce qui revient à dire : « Si nous ne privatisons pas le régime des retraites, Ben Laden aura gagné. »

                      Paul Krugman, chroniqueur au New York Times : « Une couverture en or »


                    • Reinette Reinette 5 juin 2007 17:49

                      Petit RAPPEL...(suite)

                      [1] Media Control - 8 grands journalistes américains résistent aux pressions de l’administration Bush, par Kristina Borjesson (Éditions des Arènes, Paris).

                      Morceaux choisis :

                      LA FAÇON DONT LES MÉDIAS se sont comportés juste avant la deuxième guerre du Golfe et l’invasion de l’Irak est méprisable. Il faut remonter aux années qui ont précédé le Vietnam pour retrouver une presse aussi médiocre. Les médias américains ont gobé, régurgité et amplifié absolument tous les mensonges de l’administration Bush, à commencer par la conférence de presse qu’il a tenue le 7 septembre 2002. Ce jour-là, accompagné de Tony Blair, George Bush évoque un nouveau rapport de l’AIE selon lequel il ne faudrait pas six mois à Saddam Hussein pour acquérir la bombe atomique. Or ce rapport n’a jamais existé. Très peu de journalistes l’ont signalé à l’époque. C’était pourtant un fameux scoop : « Le président cite un rapport imaginaire avertissant de l’imminence d’un holocauste nucléaire. » Mais personne n’en a soufflé mot.

                      [...] Un bon exemple de ce que les médias américains peuvent produire de pire, c’est l’histoire du déboulonnage de la statue de Saddam Hussein juste après la prétendue libération de Bagdad. Tous ceux qui ont vu la photo sur Internet ont pu constater qu’il y avait très peu de monde sur la place et que c’est l’armée américaine qui a dû abattre la statue. Ce n’était qu’une mise en scène organisée pour la plus grande gloire de nos troufoins, en prévision de la campagne pour la réélection de George W. Bush. Il y a même eu un miniscandale parce qu’un soldat était monté sur la statue pour y planter le drapeau américain avant de s’exclamer : « Oh, je me suis trompé, c’est le drapeau irakien que je devais mettre. » Évidemment, ce n’était pas une erreur mais un geste délibéré. Ils voulaient deux prises de vue pour les spots publicitaires qu’ils comptaient diffuser au cours de la campagne électorale de Bush. Ils ne savaient pas encore s’ils allaient utiliser le drapeau irakien, le drapeau américain ou les deux, et ils voulaient se garder le choix pour plus tard. Tous ceux qui se trouvaient sur la place ce jour-là savaient qu’il s’agissait d’une mise en scène montée de toutes pièces pour la télévision. Pourtant, ils ont tous prétendu que l’événement avait suscité un enthousiasme énorme, que les foules acclamaient la libération de Bagdad et la chute du dictateur. On est en droit de se poser la question : qu’est-ce qui les a poussé à valider cette fable ?

                      John MacArthur, directeur de Harper’s Magazine : « Le comportement des médias a été méprisable »


                    • Reinette Reinette 5 juin 2007 17:50

                      Petit RAPPEL...(suite)

                      [1] Media Control - 8 grands journalistes américains résistent aux pressions de l’administration Bush, par Kristina Borjesson (Éditions des Arènes, Paris).

                      Morceaux choisis :

                      SI L’ON COMPARAIT les restrictions imposées aux Noirs sud-africains sous le régime de l’apartheid à celles que subissent les Palestiniens sous occupation israélienne, on verrait qu’il n’y a partiquement aucune différence. Or personne ne se soucie des souffrances du peuple palestinien. C’est une énorme lacune dans le traitement de l’information aux États-Unis, qui nous empêche de comprendre les racines de la rage qui couve contre nous au Proche-Orient. Il ne faut pas oublier que lorsqu’il y a une attaque aérienne à Gaza, dans des camps de réfugiés palestiniens comme Khan Younès, ce sont des F16 ou des hélicoptères Apache qui leur tirent dessus avec des armes bien de chez nous. Ne pas oublier non plus que nous donnons trois milliards de dollars par an aux Israéliens, et plus de dix milliards de dollars en garanties d’emprunt. Sans ces garanties, leur occupation cesserait d’elle-même. Nous sommes donc complices de ce qui se passe, mais nos médias font semblant de l’ignorer.

                      Chris Hedges, ancien grand reporter au New York Times : « La Palestine derrière un mur de verre »


                    • Adama Adama 5 juin 2007 18:00

                      Rainette arrêtez de coassez des sornettes digne de la grenouille du même nom, laissez-nous en paix sur notre terre !


                    • ZEN ZEN 5 juin 2007 18:06

                      @ Reinette

                      Des rappels nécessaires. Voir aussi :

                      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=12341


                    • ZEN ZEN 5 juin 2007 18:12

                      @ Adama

                      Vous lisez trop Jerusalem Post. Il faut de temps en temps se pencher sur Ha’Aretz, comme moi,lire les chroniques de Akiva Eldar, par exemple...Cela vous changerait les idées, SI !


                    • Reinette Reinette 6 juin 2007 15:30

                      Adama,

                      Celui qui avoue son ignorance la montre une fois ; celui qui essaye de la cacher la montre plusieurs fois.


                    • Adama Adama 5 juin 2007 18:16

                      Je n’ai pas besoin de lire jérusalem post (journal de gauche) ou pire encore Aarets pour savoir ce qui se passe ici, je le vis chaque jour depuis plus de vingt ans et pas dans les salles feutrées des rédactions mais sur le terrain en Judée.


                      • ZEN ZEN 5 juin 2007 18:19

                        Oh !là !Jerusalem Post de gauche ? l’organe du Likoud... Qu’est-ce que ça doit être un journal de droite alors ! Donnez-moi un titre...


                      • Adama Adama 5 juin 2007 18:32

                        Le journal nekoudah par exemple !


                      • thirqual 5 juin 2007 19:35

                        Nekouda 15 000 ex., Israël, mensuel. Diffusée à partir d’Ariel, la principale colonie israélienne dans les Territoires occupés, la revue intellectuelle « le Point » exprime les points de vue et les débats internes de la mouvance des colons religieux du Bloc de la foi. Souvent plus modérée que leurs principaux rabbins extrémistes.

                        source http://hebreunet.ovh.org/journ.htm

                        Diffusé d’une colonie. Yahoo. Enfin ça va, ils suivent pas les rabbins extrémistes...


                      • mcm 5 juin 2007 20:10

                        @Adama,

                        Ce mois de Septembre je vais visiter Israel avec ma tendre épouse, je serais ravi de vous renconter sur place, et pourquoi pas d’envisager une alyah, bien que je ne sois pas juif, la cause de ce peuple m’a ému et je veux le soutenir.

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