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Accueil du site > Actualités > International > Iran, cinq, première : la croisière s’amuse

Iran, cinq, première : la croisière s’amuse

Au terme de longues tournées de Condoleeza Rice au Moyen-Orient, nous assistons à une volte-face dans la politique de l’administration Bush. Il n’est plus question d’agression directe contre l’Iran. Le nouvel ordre du jour consiste d’une part à restreindre les capacités économiques et diplomatiques des mollahs, d’autre part à communiquer avec le peuple iranien. Deux communiqués publiés par le département d’Etat, le 26 mars et le 2 avril, témoignent de ce changement de cap.

Le premier, daté du 26 mars, souligne que "l’adoption de sanctions des Nations unies (le 23 décembre) contre le programme nucléaire iranien est l’un des éléments centraux" de la politique américaine envers l’Iran. Il se réjouit de l’aggravation prévue dans la résolution votée le 24 mars et pense qu’elle encouragera les États membres de l’ONU à réduire leurs crédits d’exportation accordés à des entreprises commerçant avec l’Iran. D’après un article du Figaro paru le 3 avril, "cette mise au ban de l’Iran aurait même découragé nombre de banques et d’entreprises européennes en relations avec ce pays paria. L’objectif est d’accentuer la marginalisation du gouvernement d’Ahmadinejad au profit de personnalités plus modérées."

Le deuxième communiqué, daté du 2 avril, pourrait paraître un remords tardif. Il relate que : "Après un quart de siècle d’éloignement réciproque, les États-Unis cherchent à entrer en communication directe avec le peuple iranien dans l’espoir de tisser des liens plus étroits et de faciliter la compréhension entre les Iraniens et les Américains." Un quart de siècle durant lequel le peuple iranien subit les avatars d’un régime féodal mis en place, selon le Shah Reza Pahlavi lui-même, par la CIA. La suite du communiqué, rédigé dans cette litote diplomatique propre aux agences de presse gouvernementales, sous-entend que les mêmes services spéciaux offrent leurs bons et loyaux services à quiconque s’emploierait à renverser le régime. Ce qu’Américains et Britanniques ne peuvent obtenir par une guerre ouverte, ils l’obtiendront par le terrorisme et la guerre civile. Personne ne peut leur ôter cette compétence inhérente à toute puissance coloniale. Un reportage réalisé par la chaîne ABC, citée par RIA Novosti, se référant à des sources au sein du gouvernement pakistanais indique qu’une campagne secrète contre l’Iran avec recours à la Jundullah avait été décidée au cours de négociations menées au Pakistan entre le vice-président des Etats-Unis, Richard Cheney, et le président pakistanais, Pervez Musharraf.

Derrière cette volte-face, on voit la nette opposition à toute agression ouverte envers l’Iran de la part des alliés traditionnels des USA dans la région. Après les Turcs, Pakistanais et Saoudiens se désolidarisent de leurs encombrants protecteurs et de leurs manières de cow-boy. Les premiers, par la voix de leur Premier ministre, considèrent que le dialogue doit être repris avec l’Iran. Chez les seconds, le souverain lui-même estime que l’occupation en Irak a assez duré. Tous ont compris la leçon de l’après-Saddam : la chienlit pour la population, la potence pour le dirigeant. La protection américaine n’est plus une assurance vie pour personne.

Dernière banderille plantée dans le dos de l’administration Bush : selon l’agence iranienne Irna, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a affirmé que les droits nucléaires de la République islamique d’Iran "doivent être officiellement reconnus."

Nous aurons tout le temps d’ironiser sur une stratégie qui veut tout à la fois rétablir le dialogue avec une population et lui couper les vivres, désirer des échanges sincères et soutenir le terrorisme parmi ses opposants. Après les deux guerres du Golfe, l’Afghanistan et les projets d’intervention directe en Iran, cette cinquième scène de la guerre pour le Moyen-Orient va s’inscrire dans la durée. N’empêche, il s’agit bel et bien d’un cuisant revers pour ceux dont le scénario envisageait la domination de la région par les armes du Moyen-Orient en moins de cinq ans. Pour l’instant, il est bien tôt pour savourer ce qui pourrait rentrer dans l’histoire comme le plus cuisant revers jamais opposé à l’expansion américaine depuis Fort Alamo. Retenons l’épisode pour ce qu’il vaut : les Mexicains ont bel et bien dû abandonner le Texas. L’histoire pourra se répéter sous d’autres formes, la diplomatie devenant, par sa nature même, une poursuite de la guerre par d’autres moyens. L’enjeu, lui, demeure entier. Américains et Britanniques ne peuvent accepter de s’être battus au Moyen-Orient depuis si longtemps - seize ans pour les premiers, bientôt trois siècles pour les seconds - et devoir au bout du compte renoncer à toute influence sur l’Etat clé du transit de marchandises entre l’Europe et l’Orient, première région productrice d’hydrocarbures de la planète.

Notons en premier lieu qu’il s’agit de renverser Ahmadinejab, pas les mollahs : on doit certainement pouvoir s’entendre avec des gens si propres sur eux, malgré quelques jeunes femmes mineures pendues ici ou là et d’autres incartades sur lesquelles il serait malséant de s’étendre ici. L’administration Bush, sans doute poussée par l’expérience britannique, rêve encore d’une collaboration douce avec un clergé soumis.

En deuxième lieu, nous relèverons les aléas de cette curieuse promenade en mer, certes un peu improvisée, mais qui au total arrange tout le monde. L’Iran passe pour le diable : les mollahs se produisent dans leur meilleur rôle. L’Angleterre brandit cette pudibonderie dans laquelle elle excelle, paraissant sidérée que les cartes de l’Amirauté (au demeurant excellentes) ne déterminent plus le tracé des frontières internationales. Les Américains ont brandi le sabre de l’intransigeance, les Russes ont désigné ce sabre à la vindicte des foules pour que rien ne manque au scénario : qui se plaindrait du spectacle ? Les marins, pour leur part, ont fait de très honorables victimes - so british !

Subrepticement, on est même parvenu à retrouver un conseiller d’ambassade iranienne indûment jeté dans les geôles irakiennes afin de le renvoyer chez lui, à Téhéran. Une façon de retrouver le sens du dialogue en quelque sorte. Et de permettre que personne ne perde la face, Ahmedinejab s’offrant le luxe très oriental de relâcher ses otages devenus inutiles sous la forme d’un "cadeaux".

Pendant ce temps, les revenus d’un baril de pétrole à 65 dollars irriguent les comptes en banque. Attendons le prochain épisode. L’incertitude : rien n’a été inventé de plus efficace pour soutenir les cours.

La croisière s’amuse. Drôle de guerre.

Principales sources :
Irna
RIA Novosti
Département d’Etat
... et les articles repris sur mon blog


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26 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 5 avril 2007 10:03

    La période G.Bush dans l’histoire américaine aura été marqué par cet echec de la conquête de l’Irak à moyen terme. Il convient ,ici ,de se rappeler les supporters de G Bush à l’époque,(dont faisait parti Nicolas Sarkozy)

    La guerre aura été courte,mais la gestion de la guerre aura fait perdre cette guerre sur le terrain politique au américain,qui ,après des couts financiers qui ce chiffrent en milliard de dollars,pour un résultat laisse un pays en guerre civil,livré au terrorisme et à tous les formes de régression.

    Une faillite.

    Reconnaissons,la bonne vision du couple Chirac/De Villepin dans leur analyse et demandons à Nicolas Sarkozy,sa stratégie en matière de politique étrangère envers nos amis américains.


    • Le sudiste (---.---.190.117) 5 avril 2007 21:34

      « La guerre aura été courte ». Etrange constat.

      Sauf erreur de ma part la guerre n’est pas finie. On peut effectivement considérer que les bombes quotidiennes sont des actes de terrorismes, c’est tellement plus à la mode. Mais il me semble que les actions visant les militaires américains ne sont pas des actes de terrorisme. Certains seront peut-être étonnés, je sais, mais aux dernières nouvelles l’Irak n’est pas une terre américaine. Enfin sur « des coûts financiers qui ce chiffrent en milliard de dollars », c’est à la charge du contribuable américain. Mais c’est vite oublier la main mise sur le pétrole et les milliards qui retomberont dans les poches de quelques uns puisque les USA sont engagé dans la reconstruction. Je paye mon ami Paul pour casser ta voiture, mais t’inquiètes puisque tu as du pognon (du pétrole) mon ami Pierre va te la réparer... C’est plus clair comme ça ? C’est du Ségolène avant l’heure : gagnant-gagnant. Il manque juste « entre bons amis ».

      Sur l’article en lui même, je ne suis pas du tout convaincu du « changement de cap ». Interrogé en février dernier M. Zbigniew Brzezinski, le conseiller à la Sécurité nationale du Président Carter de 1977 à 1981 (le poste de Condoleezza Rice) exprime assez clairement un autre point de vue : celui d’un vieux briscard de la politique internationale. Une partie de son intervention devant une commission est traduite dans la vidéo suivante.

      http://www.reopen911.info/?p=244

      Pour ceux qui maîtrisent un peu l’anglais taper son nom sur google vidéo vous y trouverez encore beaucoup de choses. L’homme me parait plutôt bien placé pour analyser les travers des ambitions américaines concernant la domination du monde et pour décrypter le dessous des cartes. Affaire à suivre. Mais il ne fait pas bon être militaire américain en Irak. Un gros carton s’annonce. Ce sera évidemment la faute des iraniens mais rassurez-vous, ils seront punis. Les vilains.

      What a wonderful world...


    • mariner valley (---.---.65.46) 5 avril 2007 10:16

      Sarko a toujours plus ou moins dit directement qu’il etait atlantiste. il ne s’en est jamais cacher. mais l’est-il uniquement sur l’economie ou sur tout le reste aussi. C’est autre chose


      • Avatar (---.---.1.176) 5 avril 2007 14:13

        « Curieuses coïncidences sur le sort d’Iraniens enlevés en Irak »

        LE MONDE | 05.04.07 | 11h09 BAGDAD ENVOYÉ SPÉCIAL

        « Selon Hoshyar Zebari, le chef de la diplomatie irakienne, les trois événements qui suivent »ne sont liés d’aucune manière« . La libération, mercredi 4 avril, par Téhéran des 15 marins britanniques n’a »rien à voir« avec celle, vingt-quatre heures plus tôt, d’un diplomate iranien mystérieusement disparu depuis deux mois en Irak. Rien à voir non plus avec l’annonce, quelques heures plus tard à Téhéran, que cinq autres »diplomates« iraniens, capturés le 11 janvier en Irak par l’armée américaine, vont recevoir la visite d’un conseiller de leur ambassade en Irak. »Simple coïncidence« , dit-on à l’unisson, à Bagdad, à Londres, à Téhéran et à Washington, où l’idée même d’un échange de »bons procédés« paraît impossible à admettre. »Pas de négociation, pas d’arrangement« , affirment-ils tous. ... »

        http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-892166@51-845190,0.html

         smiley


      • armand (---.---.11.29) 5 avril 2007 10:25

        ’La Croisière s’amuse’ ou bien ’Otage Story" - lisez l’article humoristique de Mark Steel dans ’The Independent’ du 5 avril (’Big Brother’, racontant le séjour des marins britanniques comme un épisode de reality-show genre ’Loft Story’ ou ’Big Brother’. C’est tordant !


        • aquad69 (---.---.100.34) 5 avril 2007 11:38

          Bonjour Renaud,

          Vous semblez apporter quelques bonnes nouvelles...

          On aimerait espérer que ce volcan s’apaise un peu, mais on reste sceptique ; que se prépare-t-il derrière notre dos ?

          Vous êtes sur Lyon ? Y-a-t-il un endroit où l’on pourrait vous rencontrer, autour d’un verre par exemple ?

          Cordialement Thierry


          • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 20 avril 2007 20:27

            En ce début de semaine, je serai en plein bouclage.

            Je vous propose jeudi 26, à 18h30, au K de la pêcherie dans le 1er, comme vous me le proposez dans notre échange de mail.

            A bientôt

            Cordialement

            Renaud Delaporte


          • frederic9 (---.---.232.32) 5 avril 2007 12:11

            Renaud Delaporte, français de Rilleux la Pape depuis vingt cinq générations, nous apprend que les américains ne vont pas tarder à se faire bouter hors d’Irak par les « résistants ».

            On se marre bien, au Moyen-Orient


            • philou (---.---.130.247) 5 avril 2007 12:28

              Bon article sur l’hypocrisie et les mensonges de la politique Americaine. Le cas de Jundullah est presenté ici : la Guerre Secrète Contre l’Iran http://blogs.abcnews.com/theblotter/2007/04/abc_news_exclus.html

              On se demande vraiment au nom de quelle morale le gouvernemrnt des etats-unis pretend s’en prendre à l’Iran.

              A moins toute morale ait completement disparu de la politique des Etats-unis, ce qui semble être le cas.


              • frederic9 (---.---.232.32) 5 avril 2007 12:33

                Pauvres Iraniens, pauvres Talibans, qui en sont réduits à faire des otages dont ils ne savent que faire ensuite.

                Tuez-les donc, que sauriez vous faire d’autre ?

                Ou bien libérez-les, vos manières de barbares n’impressionnent personne depuis longtemps.


                • Serge (---.---.221.159) 5 avril 2007 12:42

                  Il semblait évident, depuis le départ, que jamais G. Bush n’attaquerait l’Iran. Seuls des paranoïaques connaissant mal les américains propageaient cette rumeur : en terme de coût c’était impossible car l’économie intérieure passe toujours avant les guerres extérieures. Or l’Irak avait déjà été un gouffre.

                  Bush n’est pas seul. Une armada de conseillers l’entourent et jouent d’influence, soutenus par des groupes de pression divers qui forment eux aussi leurs alliances.

                  Vous dites que ce sont les soutiens dans la région qui manquent, mais ça n’est pas un problème pour l’amérique car les soutiens elle peut les acheter. Tout repose sur des contrats financiers. Mais il faut de l’argent pour se les payer. Le problème vient donc plutôt de la logique économique, de l’opposition des américains eux-mêmes comme on l’a vu aux dernières élections, or vous ne l’évoquez même pas !

                  Votre article est partial, il sent l’anti américanisme primaire. Si vous acceptez qu’en France ou en Iran il existe des courants politiques, ça semble vous échapper pour les USA. Pourquoi ? Ce sont des clones ? On dirait un mec complexé, qui enviant le gros colt du cow-boy, cherche à l’accuser de lâcheté quand il n’y a que de la raison.


                  • fidel chavez (---.---.211.99) 5 avril 2007 19:09

                    BUSH ET LES VAUTOURS SONT CAPABLES (MALHEUREUSEMENT) DE LA POLITIQUE DU PIRE...ET LEUR ENTETEMENT EN IRAQ N INCITE GUERE A L OPTIMISME. QUANT AU RICAINS LEUR EGOCENTRICITE EST LEGENDAIRE ET LE « PATRIOT-ACT » LEUR ENLEVE TOUTE ENVIE D EN SAVOIR PLUS ,VOIR DE CHERCHER A COMPRENDRE. JE ME RAPPELLE D UN POLITIQUE (je ne rappelle plus qui !!!) A DIT UN JOUR :«  SI UN SEUL ETAT DU MONDE DISAIT LA VERITE PENDANT 24H. CELA COULERAIT TOUS LES AUTRES !!!. »


                  • sky (---.---.222.106) 5 avril 2007 16:05

                    @ erma

                    petite précision quand à la « faillite » dont vous parlez :

                    - faillite politique de Deubeuliou et de son administration : c’est effectivement bien engagé et loin d’être encore abouti. Peu ici s’en plaindront...

                    - faillite diplomatique au Moyen-Orient : la tendance n’est pas bonne pour les Etats-Unis à l’heure actuelle. Mais aucun des états impliqués dans ce méandre diplomatique n’a interet à pousser trop loin dans ses retranchements l’oncle Sam. Ahmadinejab ne vocifère et ne gesticule autant que parce qu’il sait qu’il a les coudées franches, l’Amérique ne voulant pas d’un second conflit. Cela n’aura qu’un temps et les EU resteront l’interlocuteur n°1 dans la région pour la simple et bonne raison qu’ils sont et resteront encore longtemps les premiers acheteurs de barils. Aux démocrates de montrer simplement que la diplomatie est plus efficace sans les chars Abrahams et les chasseurs F16.

                    - faillite économique. Là par contre on n’y est pas du tout. Les centaines de milliards annuels nécessaires pour gérer (ou tenter de) l’intervention irakienne restent à 99% dans le circuit interne de l’économie américaine. L’impact est donc quasi négligeable en la matière.


                    • ZeusIrae (---.---.209.130) 5 avril 2007 19:43

                      Je n’ai rien compris,cette article a t’il donner la moindre information pertinente ?Si oui, ne vous genez par pour traduire.


                      • Walter K (---.---.161.233) 5 avril 2007 20:08

                        Discours officiel : on boycotte l’Iran. Mais en sous-main, on fait du commerce avec eux en passant par des sociétés basées à Dubaï (qui est à quelques encâblures de l’Iran) qui acheminent les marchandises en Iran par vedettes rapides. On ne va pas se priver de l’immense marché que représente l’Iran smiley


                        • (---.---.39.220) 5 avril 2007 21:27

                          Vous étiez au courant que le Charles De Gaulle participait aux manoeuvres américaines au large de l’Iran ?

                          http://contreinfo.info/article.php3?id_article=743


                          • Serguei VALENTINOV. (---.---.76.165) 5 avril 2007 22:22

                            OUI, le Charles de Gaulle est dans le Golfe Persique avec les anglais et les américains. Les britishs ont un porte avins ; les staes ont trois porte avions nucléaires face à l’Iran et prêt à intervenir, avec de nombreuses frégates et plusieurs bâtiments de guerre.

                            Actuellement face à l’Iran, il y a des manoeuvres navales.

                            Les States sont en mesure avec 135.000 hommes en Irak de les détacher pour faire face à une intervention, plus les english.


                          • Serguei VALENTINOV. (---.---.76.165) 5 avril 2007 22:16

                            Si les otages brintanniques ont été libérés, nous aurons dans les jours à venir la confirmation qu’en Iran une guerre civile se prépare dans l’ombre. Si le Président Iranien qui est seulement le 4 éme personnage public à avoir la parole, le seuls à décider sont les ayatollas, les plus hautes instances du pouvoir à dicter la ligne de conduite du pays.

                            Indépendenment des rétoriques du Président et de son Ministre des Affaires Etrangères, qui menacait les otages d’un Jugement par Tribunal, pour espionnage, violation intentionnelle de Territoire Etranger et toutes autres rétoriques, les Hautes Instances religieuses ont élaborés en sous-main avec les britanniques pour cette libération.

                            Ils savaient, que cette fuite en avant de leur Président, qui est contesté dans le pays,aurait des conséquences néfastes pour le pays, pour son isolement et le la vente de son pétrole.

                            Les anglais leur auraient donné un ultimatum, et ne se sauraient pas excusés, car ils étaient dans leur bon droit.

                            Certaines informations prises sur certains médias, l’Iran n’aurait pas été en mesure de lutter contre une éventuelle attaque, car aussi les britanniques auraient eu le soutien en sous-main des pays arabes hostiles à l’Iran, lequel est en mesure de destabliser tout le Moyen Orient et allumer la mèche qui embraserait tous ces états, composés de plusieurs éthnies Sunnites - Chiites.

                            le blocus qu’impose actuellement l’ONU a des conséquences graves pour l’Iran. On en parle pas beaucoup dans nos médias, mais en Iran c’est un sujet de première importance.

                            L’économie est étouffée. le chômage grandit. L’inflation est galopante. L’essence va manquer, car l’Iran n’a pas de raffinerie. Il est le deuxiéme producteur du pétrole, mais il est obligé d’importé de l’essence pour faire rouler ses voitures. Les ingénieurs russes qui travaillent à la construction des centrales nucléaires, partent tous les jours d’Iran. Sur 600 présents en Iran, à ce jour 350 on quitté les pays avec femmes et enfants. Les constructions des centrales sont arrêtés faute d’ingénieurs et de scientifiques.

                            Les russes invoquent, le non paiement des travaux et retards dans les opérations commerciales. La réalité est tout autre. elle nous échappe.

                            Il y a des tractations en sous main, qui nous échappent, mais la diplomatie travaille comme jamais avec les différents responsables iraniens, autre que le Président.

                            Si les 15 otages britanniques ont été libérés, c’est tout simplement, qu’une telle situation n’aurait pas durée longtemps, et qu’un conflit aurait éclaté.

                            Le Président Iranien a rebondi aprés cette gifle en faisant des déclarations humanitaires et pour le peuple anglais. Mais la raison est tout autre. Le Conseil de Sécurité était pret à prendre des mesures, tellement dures pour l’Iran, qu’il a été obligé d’y si plier. Les britanniques avaient raison. « les 15 otages ont été kidnappés dans les eaux irakiennes, lors d’un contrôle de trafic d’armes et de voitures volées. »

                            Les preuves satellitaires ont été montrés aux diffenrents représentants du Conseil de Sécurité et à la Diplomatie Iranienne. Qui n’a pu que reconnaitre cette vérité. Il fallait sortir la tête haute, en faisant des déclarations via leur Président, " Nous les libérons pour le peuple britannique, qui n’y est pour rien dans cette affaire, à la veille des Fêtes de Pasques etc......

                            Si la Diplomatie Iranienne ne s’était pas pliée, le blocus économique et pétrolier de l’Iran aurait été total.

                            Ses exportations pétrolières sont à 100/100 par la Mer.

                            Comme les réserves occidentales sont au plus haut niveau, les conséquences ne ce seraient fait sentir que dans quelques mois et encore, car les autres pays du Moyen Orient auraient supléé au manque iranien.

                            Si on alayse l’économie de l’Iran elle importe chaque mois plusieurs milliers de tonnes de produits alimentaires pour ses populations. Elle est tributaire de producteurs étrangers à plus de 90%. ( Céréales américaines à plus de 70% ), fruits, légumes d’Israel aussi.( comme beaucoup de pays arabes ). Elle ne produit que trés peu de céréales. Ses seules productions exportatrices sont les tapis et les pistaches. Ce que représente dans son économie nationale 5%. 95% est le pétrole. On ne nourrit pas son peuple avec du pétrole, des tapis et des pistaches.

                            Nous ne connaitrons jamais la vérité.

                            Maintenant la presse britannique dit « qu’elle a été humiliée et qu’elle doute des déclarations de Tony BLAIR ».

                            Le seul qui a décidé c’est Alli RADJANI le dernier négociateur iranien Chef Supreme avec les autorités britanniques. Il n’a pas tenu compte des rétoriques du Président iranien. Il a décidé.


                            • John T. Jean TAFAZZOLI 7 avril 2007 19:57

                              Petite corrections orthographiques... Mahmoud Ahmadinejad et Ali Laridjani.

                              Sinon, il ne semble faire aucun doute que la libération des « otages » et même leur enlèvement est la conséquence du bras de fer actuel et de l’enlèvement depuis 2 mois des diplomates iraniens (dont on a si peu parlé qu’on peut lire un commentaire un peu plus haut parlant de « manoeuvres barbabes », idée sans doute largement répandue chez nos concitoyens). Eh oui, malheureusement, nos médias sont peu impartiaux et 90% des gens ont retenu ce que TF1 leur a retransmis : les méchants petits iraniens barbus et barbares qui enlèvent des gentils anglais sans défense (on en oublierait presque que ce sont des soldats de la Royal Navy, et que quoi qu’il en soit, la question de leur présence en petite esquadrille dans cette zone sensible du Chat-el-Arab était plus que douteuse...). D’aileurs, quel contraste entre leur interview tout-sourire dans les locaux de l’ambassade britannique de Téhéran et le soudain réveil de 6 d’entre eux (« on a failli se faire torturer, si si, jvous jure »), lisant un papier (dont on devine la source ?) face aux caméras occidentales...

                              Quant à la position américaine, d’aucun disent qu’ils aimeraient faire naître en Iran un mouvement contestataire, voire une guerre Chiites/Sunnites en Irak et qui s’étendrait à la région, d’autres qu’Israel se prépare à des frappes ciblées sur l’Iran... Ca fait 5 ans que j’entends les mêmes discours.

                              Franchement, relisez vos copies. Qui prendrait le risque aujourd’hui d’entrer en guerre avec un pays producteur d’armes comme l’Iran ? Ce n’est pas de l’Irak ou l’Afghanistan dont on parle, mais d’un pays de 73 millions d’habitants, grand comme 3.7 fois la France et un petit million d’hommes dans ses rangs armés ! Pour comparaison, l’Irak, avant l’attaque des Américains, c’était 12 millions d’âmes, un tiers de la France, peut-être 50000 hommes dans ses rangs, aucune production d’armes lourdes, et à peine des vestiges de matériel militaire depuis 1990... dans un pays qui avait connu 10 ans d’embargo. Peut-être alors la stratégie des USA et de la GB est-elle d’affaiblir l’Iran ? Oui, mais c’est oublier que le 1er partenaire des Iraniens actuellement, c’est ... la Chine. Alors les prédictions sur le manque de nourriture, le raffinement de pétrole, etc... hop, poubelle. D’om la position asiatique sur le sujet (except les Japonais). Et la Russie a bien compris que ce bras de fer est bilatéral, d’où sa position, d’autant qu’elle n’a aucun intérêt à voir son proche voisin se faire envahir par des Américains qui bordent déjà toutes ses frontières Sud, à l’exception de l’Iran justement...


                              • ZeusIrae (---.---.209.130) 9 avril 2007 13:52

                                Les chiffres de nos jours ne valent pas grand choses.L’Irak etait la 4eme armée du monde en terme d’effectif et d’equipement.Elle n’a pas survecue à la campagne de bombardement.D’ailleurs vos chiffres sont incorrect il me semble,l’Irak a 20 millions d’habitants pas 12.

                                De toute façon une invasion de l’Iran est exclue.Ce qui est sur la table c’est un campagne de bombardement sur les sites nucléaires et les installations militaires iraniennes. Cela ne va pas dire que ce sera une partie de plaisir mais c’est un objectif nettement plus modeste qu’une invasion.Reste à savoir :

                                1)si ce sera efficace à long terme,on peut en douter.

                                2)Si la reaction iranienne ne rend pas l’operation trop couteuse. Pour ce qui est du soutiens de la Chine et de la Russie,n’oubliez pas que celui-ci a des limites.Je doute fortement que la Russie et la Chine defie ouvertement les USA sur une question aussi sensible.Ce n’est pas leur style,surtout dans le cas de la Chine.

                                La propagande occidental est en effet assez deprimante.Cela dit ce n’est pas une raison pour avaler tout ce que disent les iraniens. Il est tout à fait possible que les iraniens aient deliberement franchie la frontiere pour capturer ces soldats.L’idée que ceux-ci ait franchie la frontiere pour recolter des renseignements me parait tout à fait ridicule.

                                A)Pourquoi faire cela en plein jour avec des soldats en uniformes ?

                                B)Quel types d’information aurait-ils bien pu trouver en franchissant la frontiere ?

                                C)Cela n’est-il pas plutot le travail des SAS ?

                                D)Quel interet tout simplement ?A moins qu’ils aient rendez-vous avec un agent du coté iranien(idée passablement delirante),il n’y a vraiment aucun besoin de violer la frontiere dans une region grande comme un mouchoir de poche.Un drone est largement suffisant.

                                Il n’y a vraiment aucune chance à mon humble avis que ce soit une operation de renseignement.


                                • (---.---.231.218) 9 avril 2007 13:54

                                  « le peuple iranien subit les avatars d’un régime féodal mis en place, selon le Shah Reza Pahlavi lui-même, par la CIA. »

                                  Féodal ???? C’est une blague je suppose ? C’est justement la modernisation en marche forcée du pays qui a conduit à la révolution réactionnaire des islamistes !!!

                                  « Ahmedinejab s’offrant le luxe très oriental de relâcher ses otages devenus inutiles sous la forme d’un »cadeaux« . »

                                  Il n’a pas eu le choix ! Les anglais ont été intraitables comme d’habitude, et les sanctions financières sont tellement efficaces - selon son propre aveu - qu’il a dû tourner casaque rapidement et en perdant toute crédibilité aussi bien dans le monde arabe que sur la scène internationale.

                                  Je vous trouve un peu léger et pas du tout objectif pour un journaliste. Vous avez vraiment une carte de presse ? C’est votre vrai nom que vous avez donné ?


                                  • ZeusIrae (---.---.209.130) 9 avril 2007 14:33

                                    « Il n’a pas eu le choix ! Les anglais ont été intraitables comme d’habitude, et les sanctions financières sont tellement efficaces - selon son propre aveu - qu’il a dû tourner casaque rapidement et en perdant toute crédibilité aussi bien dans le monde arabe que sur la scène internationale. »

                                    Cela casse un peu la credibilité de votre commentaire.A moins que vous ayez un lien à donner.Il gelera en enfer avant qu’un etat quel qu’il soit admette l’efficacité de sanction pour le contraindre à agir.


                                    • panama (---.---.231.218) 9 avril 2007 19:31

                                      Il a dit lui-même que si les sanctions contre son pays s’intensifiaient, il prendrait à son tour les intérêts occidentaux pour cible.

                                      Je vais essayer de retrouver l’article, du Monde je crois me souvenir.


                                    • FIDEL CHAVEZ (---.---.211.99) 9 avril 2007 21:30

                                      LES IRANIENS AVAIENT EMIS L IDEE (INTELLIGENTE) D UNE BOURSE PETROLE CONTRE EUROS , CE QUI LEUR PERMETTAIT DE PLOMBER LE DOLLAR-RICAIN ( QUI EST UNE MONNAIE DE SINGE DU FAIT DE SA NON EQUIVALENCE EN OR , LES RICAINS DEPUIS 1 AN NE DONNENT PLUS L INDICE M3 SUR LA QUANTITE DE DOLLARS QUI CIRCULENT DANS LE MONDE !!!). C ETAIT A MON SENS UNE INITIATIVE POLITIQUE INTERESSANTE , CHAQUE PAYS DU MONDE POUVANT VENDRE EN ECHANGE D UNE MONNAIE DE SON CHOIX . SEULEMENT CETTE LUMINEUSE IDEE N A PAS FAIT LONG FEU....ET LA PLUPART DES PETRO-DICTATEURS AURONT SUFFISAMMENT DE PAPIER SUR DES MILLIONS D ANNEES POUR PLEURER (POUR RESTER POLI) SI LE DOLLAR-US VENAIT POUR UNE RAISON X A PLONGER. LES RICAINS N ONT PAS LES MOYENS DE LEURS AMBITIONS AU P-ORIENT ET ILS VOUDRONT MOUILLER UN MAXIMUM DE PAYS AVEC EUX...EN CE QUI CONCERNE LA FRANCE , UN POLITIQUE ATLANTISTE FRAICHEMENT ELU ,1M60 AVEC TALONETTE ,LES ARRANGERAIENT GRANDEMENT....ENGAGEZ-VOUS DANS LA MARINE !!...DISAIENT-ILS !!!!.


                                      • ZeusIrae (---.---.209.130) 9 avril 2007 22:14

                                        « Il a dit lui-même que si les sanctions contre son pays s’intensifiaient, il prendrait à son tour les intérêts occidentaux pour cible. »

                                        On peut effectivement l’interpreter comme un aveux mais je suis quand meme sceptique.C’est aussi une menace ne l’oubliez pas.

                                        Et la connection avec l’enlevement des soldats britanniques est plus que douteuse. Je ne suis pas certain que le liberation d’un diplomate iraniens la semaine dernière soit une simple coincidence voyez-vous.Mon petit doigts me dit plutot que si ils onté été liberé c’est qu’ils n’avaient plus d’utilité.Les iraniens en ont alors profité pour faire un petit coup de propagande en les liberant peu avant pâque.

                                        Le point important à mon humble avis et que cette propagande n’est pas destiné aux occidentaux mais aux pays de la region.Et je ne suis pas certains que la mythique « rue arabe » interprete le geste d’Ahmadinejad(ou d’une autre faction d’ailleurs) comme une redition.Je crois même que ce soit l’inverse.

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Renaud Delaporte

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