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Accueil du site > Actualités > International > Iran : la destruction nécessaire

Iran : la destruction nécessaire

Au moment où se déroule la visite historique de Barack Obama en Israël, il convient de jeter un regard lucide sur les forces qui poussent, non seulement l’Etat hébreu mais l’ensemble du système occidental, à vouloir déclencher une guerre contre l’Iran. Nous vous proposons un compte-rendu de lecture de l’essai Iran, la destruction nécessaire où l’analyste international Jean-Michel Vernochet passe en revue les griefs-prétextes et surtout les ambitions de l’Occident, à la lumière des événements qui ont marqué l’histoire récente.

 « l’Iran doit être détruit », le leitmotiv de l’essai

Depuis 1979 et la révolution islamique, l’Iran se trouve dans une situation géopolitique inconfortable. Mis au ban des nations par les Occidentaux, saigné par une guerre de huit ans avec l’Irak soutenu de l’extérieur, placé sur l’Axe du mal par les néoconservateurs sous George W. Bush, asphyxié par des sanctions économiques et des embargos, infiltré et déstabilisé par des services de renseignements étrangers, allié à la Syrie et au Hezbollah, accusé de vouloir “rayer Israël de la carte“, depuis plus d’un demi siècle l’Iran lutte pour maintenir son indépendance dans des conditions périlleuses. Alors que l’Iran aux yeux de certains semble avoir passé les années les plus délicates, Jean-Michel Vernochet, dans cet essai de prospective d’une centaine de pages, expose la thèse que la destruction de l’Iran, à court ou moyen terme, est inéluctable. C’est le sens du titre de l’ouvrage : « Iran, la destruction nécessaire ».

 L’auteur avance et développe des faits et arguments à l’appui de cette prédiction, qu’il conclut à chaque fois d’une courte phrase en forme de leitmotiv : « Ce pourquoi l’Iran sera détruit ».

 Je résume dans cet article son essai

 Les fausses raisons de l’animosité du système envers l’Iran

 Les raisons de la destruction de l’Iran, selon l’auteur, ne sont pas celles avancées dans les grands médias commerciaux. Ce n’est pas le fait que ce serait un état théocratique, anachronique à l’ère de la démocratie triomphante : « après tout l’Amérique n’est-elle pas elle-même une sorte de théocratie parlementaire dont la fière devise « In God we trust  » figure au frontispice de son fétiche, le dieu dollar ? Israël également n’est-elle pas pareillement une théocratie déguisée puisque la Torah, la bible hébraïque, lui tient lieu de constitution et représente l’une des sources du code civil israélien. » (p 14). Ce n’est pas parce que la femme y est maltraitée : « Dans cette république islamique si souvent décriée, les jeunes femmes apparaissent comme tout aussi émancipées et modernes que leurs consœurs turques des grandes métropoles peuvent l’être » Ce n’est pas pour sa pratique de la peine de mort : cet « acte qualifié de barbare » est en effet « toujours en vigueur dans une majorité d’états américains  ». Ce n’est pas parce que l’Iran aurait décidé de “rayer Israël de la carte“ : jamais un tel projet n’a été formulé, c’est une déformation d’un propos du président Ahmadinejad, qui a été martelée par la suite par les grands médias occidentaux. Ce n’est pas parce qu’il envisagerait de se doter de l’arme atomique : Israël en est illégalement équipé sans que quiconque s’en émeuve, et l’Iran serait instantanément détruit si lui venait l’idée funeste d’y recourir.

Les vraies raisons de l'animosité du système envers l'Iran 

 Les vrais arguments, pour Jean-Michel Vernochet, sont les suivants : 1) l’Iran est un État-nation indépendant : ce qui est visé, « c’est l’état nation, modèle et concept auquel la démocratie universelle, participative et décentralisée, a déclaré une lutte sans merci depuis 1945. La nation est en effet, depuis la Seconde guerre mondiale, accusée de tous les maux, à commencer par le premier d’entre eux : la guerre. » (p 31). 2) Doué d’un État plus indépendant que d’autres, l’Iran n’a pas encore été pénétré par les courants du néo libéralisme ni par l’ingérence des multinationales : « l’idée même de « nation » est contradictoire avec celle de « libre-échange » pour laquelle portes et fenêtres doivent disparaître. » (p 36) Or le libre-échange et la prééminence du capitalisme financier sur les cadres étatiques est l’idée dominante depuis au moins 40 ans : « Les années 70 marquent un tournant dans l’histoire du capitalisme, avec sa transmutation en capitalisme financier qui se débarrasse progressivement – mais rapidement, et c’est pourquoi il faut parler de mutation -, au cours des 4 décennies suivantes, de toute contrainte légale. Ceci en application des thèses de l’anarcho-capitalisme développées par l’école de Chicago, elle-même fondée par le Nobel Milton Friedmann. » (p 43). 3) L’Iran possède de très importantes ressources de gaz, et le contrôle de cette ressource constituera un enjeu majeur au XXIème siècle : après l’épuisement du pétrole, « ce sont les ressources gazières qui prendront le relais et qui deviendront l’enjeu majeur des luttes et des guerres pour le contrôle de son extraction, de son exploitation, de son transport, de sa transformation, et de sa commercialisation. L’Iran, troisième détenteur de réserves prouvées, et la Méditerranée orientale, vont donc devenir, à ce titre, des pôles de convoitise et d’affrontement entre des puissances et des blocs géopolitiques aux intérêts divergents et rivaux  » (p 54). 4) Même si cela peut apparaître impossible car trop inhumain, les États-Unis (qui sont la puissance dominante d’aujourd’hui et pour qui la destruction et le morcellement des États-Nations sont l’une des garanties de la continuation de leur hégémonie au XXIème siècle), l’histoire montre qu’ils sont en permanence mus par cette vision. L’auteur rappelle que si au cours de ses 236 années d’existence, les Etats-Unis prétendent avoir partout défendu la démocratie, « ce fut au prix de quelques 160 guerres extérieures avant 1940, pour la plupart d’ingérence, d’annexion, ou d’expansion. » Pour atteindre leurs objectifs, les États-Unis sont capables de recourir aux moyens les plus discutables, et à sacrifier des millions d’innocents, comme en Irak : « Notons que l’option militaire et les “human casualties“ qui en résultent (1,3 million de victimes irakiennes (…) ne sont que rarement l’objet d’états d’âme. Pour les promoteurs de ce type de guerre, la pédagogie de la « Liberté » n’a pas de prix. Madeleine Albright, alors secrétaire d’état, est créditée de ce mot historique relatif aux enfants d’Irak victimes de l’embargo de 1990/2003 : « C’est le prix à payer » » (p 58).

 Pour toutes ces raisons, selon l’auteur, l’Iran sera nécessairement détruit. 

 Le principe de l’inertie systémique

 L’originalité de l’essai de Jean-Michel Vernochet est de mettre en avant et de discuter le concept d’«  inertie systémique », et celui de « logique inertielle » qui en découle. «  Il s’agit là d’un concept majeur et sur lequel nous devons insister  » (p 41). Ce concept est déclinable dans une multitude de domaines. Très généralement on peut le définir ainsi : les différents systèmes dans lesquelles sont emmaillés les individus (croyance religieuse ou partisane, appartenance nationale, système de rémunération, code de loi, etc.) sont surdéterminants par rapport aux décisions individuelles. « Nous qualifierons cette logique systémique de logique « inertielle » en ce qu’aucune décision humaine ne peut en abolir les contraintes dynamique et les conséquences à terme.  » (p 74). 

 Au vu de l’importance du concept, et de la place centrale qu’il tient dans sa grille d’analyse, Jean-Michel Vernochet en plusieurs endroits s’efforce d’en préciser la définition. Ainsi à la page 42 : « Un fait, un choix engageant un processus qui se déploie de lui-même en vertu de sa dynamique initiale et progresse ensuite vers l’inertie : principe des voyages interplanétaires. ( …) Il s’agit de déterminisme, mais limité dans le temps et dans l’espace. Les gigantesques investissements de longue durée dans la recherche et l’exploitation des énergies fossiles dans les milieux les plus difficiles (sables et schistes bitumeux, forages en eaux profondes), le formatage écrasant du fonctionnement des sociétés industrialisés sur ce type d’énergie et par conséquent leur dépendance absolue à l’égard de ces ressources énergétiques engendre une prodigieuse inertie, celle d’un système prisonnier de choix énergétiques avec lesquels il est impossible de rompre à court terme. Les politiques extérieures des états sont alors conditionnées en amont et en aval par cette nécessité qui tourne aujourd’hui à la malédiction. Ce n’est pas enfoncer une porte ouverte que de souligner cela, même si le paramètre énergétique n’est pas le seul à entrer en ligne de comptes pour appréhender l’évolution du système-monde ».

 Le facteur cité spontanément dans la définition, qu’il nomme la roue géoénergétique, est celui que l’auteur développe avec le plus de détails : le système réclame de l’énergie, où qu’elle se trouve, au fin fond des mers où dans un État-nation jaloux de son indépendance. L’Iran doit être détruit parce qu’il détient d’énormes réserves de gaz. Ses ressources stratégiques sont un enjeu pour les grandes puissances et les “majors“ pétroliers depuis un siècle. Elles le sont encore plus aujourd’hui du fait de leur raréfaction partout dans le monde. 

Une citation précédente en donnait une idée : la deuxième roue soutenant la logique inertielle du système actuel est la roue géoéconomique. Cette roue est la « montée en puissance du marché, proportionnelle au dépérissement des pouvoirs étatiques, autrement dit à l’effacement de l’État qui, en Europe, se saborde littéralement sous nos yeux au profit de superstructures régionales telle que la Commission de Bruxelles, véritable gouvernement informel non élu mais aux prérogatives de nature de plus en plus autoritaires.  » (p 65).

La généralisation du libre échange sans contraintes, ou son imposition, la vente des actifs publics au secteur privé (le plus souvent à des prix bradés), la réduction des droits des citoyens, telles sont les mesures que le marché s’efforce d’imposer, presque toujours avec succès aux acteurs étatiques, contribuant à l’affaiblissement progressif de leur pouvoir. Appliquées souvent dans le cadre de « thérapies de choc », ces réformes réduisant le champ de la Res Publica ont besoin pour être appliquées de la mise en place de lois sécuritaires toujours plus contraignantes, et souvent de l’action de la police et de l’armée car la population n’est jamais consultée sur le bien-fondé de la mise en œuvre de ces soins palliatifs qui achèvent le malade plutôt qu’ils ne le guérissent. Au terme du processus, on en arrive à des situations où la seule chose qui demeure encore de l’État, ce sont « les politiques ultra sécuritaires nécessaires à garantir les libertés globales des acteurs oligopolistiques de l’hypercapitalisme financier. » Rappelons-nous que la lame de fond néolibérale est précisément et symboliquement née le 11 septembre 1973 avec le renversement du président chilien Salvatore Allende, et l’installation à la tête du pays d’un dictateur sans états d’âme, le général Pinochet, entouré d’une équipe d’économistes friedmanniens tous issus de l’école de Chicago.

Le recul du poids de l’État dans les décisions collectives est une constante depuis 40 ans. Rien pour l’instant ne semble en mesure d’enrayer cette tendance lourde, laquelle devrait donc conserver, au moins sur plusieurs décennies, son infreinable inertie. L’Iran est l’un des derniers états à résister résolument à cette pénétration destructrice par les lois dissolvantes du marché.

Le troisième facteur pointé par l’auteur est le facteur hégémonique. Repartons de l’exemple de Pinochet : l’exploitation et la captation des matières premières des états nations, de même que la pénétration libre et sans contraintes des acteurs privés dans l’économie de ces mêmes états, ne peut se réaliser sans le recours à la force armée : « la troisième roue est donc celle des moyens diplomatiques et militaires – les deux faces d’une même réalité – de la prise de contrôle des sources énergétiques et des marchés, ce qui suppose pour la puissance hégémonique une expansion constante de sa sphère d’influence afin d’y consolider la « défense de ses intérêts ». Ainsi de multiples moyens ont été mis en œuvre pour faire plier l’État iranien ces dernières années : blocus mis en place à partir de 1979 avec gel des avoirs financiers iraniens, embargo économique décrété par les USA en 1996, catalogage dans l’Axe du Mal, embargo total décrété par l’UE, assassinats ciblés de spécialistes de l’atome en Iran, attaques électroniques virales visant à miner la sûreté de l’état. La dernière mesure de déstabilisation est évidemment la guerre, et l’exemple irakien voisin montre ce qui s’ajouterait à ces mesures en cas d’invasion : instrumentalisation des divisions confessionnelles pour semer les germes de la guerre civile, campagnes d’attentats sous fausse bannière, libéralisation totale du marché et irruption massive et incontrôlée des grands groupes privés, bref, la destruction complète de l’État, et la partition probable du pays en entités plus petites et de ce fait plus aisément manipulables.

Le statut particulier des Etats-Unis d’Amérique

Le facteur hégémonique est d’autant plus facilement lisible à notre époque qu’une entité domine de façon outrageuse le monde sur le plan militaire, diplomatique, et économique. En l’occurrence, il s’agit des États-Unis d’Amérique, et pour être plus précis d’un ensemble de pays dominé par les États-Unis entourés de vassaux qui suivent ses décisions à la baguette, ainsi l’Union Européenne.

Ce statut particulier, et la mission hégémonique qu’elle rend possible, est ouvertement affirmé et défendu par des hommes politiques états-uniens de premier plan. Vernochet cite ainsi un article de Robert Kagan de 1996 paru dans Foreign Affairs : « on y lisait en toute simplicité que l’objectif de Washington devait être la préservation de « l’hégémonie américaine afin de remplir nos responsabilités vis-à-vis de la planète ». Nous rappelons à ce propos que ce projet est exprimé dans le détails noir sur blanc dans le rapport du PNAC intitulé « reconstruire les défenses de l’Amérique » en 1999, et les propos de Mitt Romney pendant la dernière campagne : « Dieu a choisi les USA pour qu’ils dirigent le monde ».

Les deux précédentes « roues » évoquées s’emboîtent parfaitement avec et dans l’ambition hégémonique des États-Unis. Une position dominante dans le contrôle des dernières ressources d’énergie fossile constitue un enjeu géostratégique majeur pour la domination du monde au XXIème siècle. Dans le cas ou dans l’hypothèse d’une Troisième Guerre Mondiale, il sera nécessairement décisif. 

Ce facteur est surdéterminant dans le cas des États-Unis car la stabilité de sa monnaie est liée au fait que tous les échanges d’énergie fossile sont obligatoirement libellés en dollars : « L’Amérique demeure (…), en dépit de la crise économique, une superpuissance, entre autres parce que sa monnaie, le dollar occupe une position monopolistique dans le commerce des énergies fossiles conférant à l’édifice financier une certaine assise » (p 60)… « Partant de là, la main mise sur toujours davantage de sources énergétiques assure à l’Amérique monde de pérenniser le monopole du dollar comme monnaie exclusive dans les échanges énergétiques » (p 73). Preuve de l’importance accordée par les États-Unis à ce privilège : « ceux qui ont eu la velléité ou l’audace de passer à un autre instrument [monétaire] ont vite compris leur malheur : l’Irak et la Libye ont été détruits –comme ce sera le cas de l’Iran si une providence favorable n’interfère pas dans le processus en cours – pour avoir voulu effectuer leurs transactions en euros ou en or. Un acte de guerre presque aussi grave que le blocage du détroit d’Ormuz dont l’éventualité a été maintes fois annoncé par Téhéran en cas d’attaque occidentale » (idem).

  Pour revenir brièvement sur le facteur de l’affaiblissement des États-nations au profit des acteurs privés du marché, soulignons que tout affaiblissement et/ou morcellement des entités étatiques au profit des acteurs privés du marché est nécessairement dans l’intérêt hégémonique des États-Unis. Rappelons que cette « roue géoéconomique » a vu le jour aux États-Unis dans les années 70 avec l’école de Chicago et les théories néolibérales de Milton Friedmann, et que les thérapies de choc et autres “plans d’ajustement structurel“ profitent largement aux multinationales états-uniennes (et à d’autres, anglo-saxonnes, françaises et européennes notamment) qui obtiennent ainsi de juteux marchés dans des conditions extrêmement favorables. 

 La conclusion (provisoire) de l’auteur n’est guère optimiste : « Dans un environnement aussi prédictible, force est de constater que l’Iran, situé sur la ligne de séparation des blocs, ne représente guère plus qu’un château de sable face à une marée montante. D’une façon ou d’une autre, que l’Iran vienne à résipiscence à la suite de l’effondrement ou du renversement du régime théocratique parlementaire national chiite ou par une estocade brutale portée par des forces israélo-américaines, le résultat sera toujours le même : la réintégration de l’Iran, de gré ou de force, dans l’Économie–Monde, dans l’économie du monde (…), elle-même dominée, jusqu’à preuve du contraire, par l’Amérique-Monde  » (p 79).

 Ce n’est pas le lieu ici de discuter du caractère radical et très inquiétant de la thèse de Jean-Michel Vernochet. Qu’on souhaite ou qu’on ne souhaite pas la “destruction“ de l’Iran n’entre pas ici en ligne de compte. On peut désirer la destruction de l’Iran pour des raisons logiques (si l’on est un acteur influent du système), ou illogiques (si l’on est un acteur mineur assujetti à et par sa propagande) ; on peut à l’inverse juger cette destruction injuste et de funeste augure.

 J’attirerai pour finir l’attention sur deux points : l’intérêt de la lecture du livre de Vernochet ne vaut pas seulement pour les analyses généralistes qui y sont développées, mais pour les nombreux ouvrages de fond sur lesquels l’auteur s’appuie pour asseoir ses arguments, et les nombreuses anecdotes historiques très précises dont l’essai est agrémenté. C’est un livre qui développe une pensée, et dans lequel on apprend bien des choses.

 Autre point intéressant : en attirant l’attention sur le principe d’inertie systémique, l’auteur met en garde contre la tentation trop facile chez certains à voir des complots et des conspirations partout. Ces choses-là existent (ainsi des attentats du 11 septembre 2001 et la construction européenne), mais nous avons tendance à trop nous focaliser sur les responsabilités individuelles, en oubliant qu’en dernier ressort le système, et la logique inertielle qui le sous tend, déterminent de façon bien plus profonde la survenue des événements historiques manipulés, même lorsque ceux-ci sont marqués par la participation de criminels pouvant être amenés à rendre le cas échéant compte de leurs actes devant la justice.

 Pour conclure sur ces deux derniers exemples : on peut considérer que les attentats du 11 septembre 2001 (par-delà le complot qui les a rendus possibles), correspondent à une nécessité liée à la dynamique hégémonique des États-Unis, laquelle s’inscrit elle-même dans une logique inertielle vieille de quelque deux siècles. Ces événements sont survenus à un moment où les États-Unis étaient plus puissants que jamais, mais, menacés par un possible déclin, n’avaient justement plus aucun prétexte valable pour poursuivre leur projet hégémonique.

De même, le mensonge de la fondation de l’UE, correspond à une nécessité géopolitique pour les Etats-Unis de s’assurer le contrôle des États situés à l’ouest du futur rideau de fer , de développer et de maintenir leur influence culturelle et politique dans ces États, au besoin par l’action violente des services de renseignement (pensons aux Années de plomb en Italie) et la manipulation des élections, et d’ouvrir un marché immense à la pénétration des multinationales états-uniennes. On peut juger ces deux manipulations scandaleuses et souhaiter à juste titre que leurs responsables soient exemplairement punis par une justice qui pour l’instant n’existe pas, mais dans le même temps il ne faut pas oublier qu’in fine c’est le système en soi, plus encore qu’une poignée d’individus, qui les a rendus possibles, et qu’en dehors de la logique systémique (avec ses trois roues principales), ces événements n’avaient absolument aucune chance de se produire.

 On est moins obsédé par la recherche de boucs émissaires quand on prend conscience du facteur d’inertie systémique, un concept particulièrement fécond et novateur en matière d’analyse géopolitique. Le système appelle les hommes qui lui sont nécessaires plus que ces derniers créent le système à la pérennité duquel ils viennent participer. C’est d’autant plus vrai quand l’inertie du système suit sa trajectoire depuis des générations pour des États mus par une dynamique impériale, avec un mode de vie essentiellement fondé sur les énergies fossiles (et les investissements colossaux associés), ainsi que la progression du pouvoir des acteurs privés du marché sur celui des États-nations.

 François Belliot


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45 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 23 mars 2013 06:48

    Les seules raisons sont la prise de contrôle du pétrole , cela fait un siècle que les occidentaux basent leur politique étrangère en fonction des ressources de pétrole et de gaz.

    Après le colonialisme bien visible du 19 ième , nous avons passé la transition de la décolonisation depuis les années 1960 nous sommes dans une période de déstabilisation des états pour positionner ses pions ( dictateur , monarchie fantoche ).

    Philippe


    • Inquiet 23 mars 2013 07:55

      A la lecture de cet article, on peut estimer que l’Iran n’a plus aucun ressorts pour s’en sortir, à moins bien sûr de ............................. miner toutes leurs réserves de gaz.


      Qu’en pensez-vous ?


      • CASS. CASS. 23 mars 2013 19:41

        hermanos moi aussi je suis totalement contre la pire des dictatures celle globalisée et jamais imaginée par l’homme, non des hommes mais des dégénérés monstrueux , ça n’est certainement pas l’IRAN qui devrait être attaqué , bien au contraire !!. Ce sont ceux qui ont décidé de s’acharner contre l’Iran et toutes les patries et peuples afin d’imposer leur ignoble machiavélique et monstrueuse dictature leur N.O.M qui n’est autre que l’axe du mal et le choix du mal absolu !! ( issu du plan monté par des jésuites et la famille rothschild khazars et ça n’est pas d’aujourd’hui donc n’est - ce pas )qui aurait dû être combattu et devrait être combattu.
        De Gaulle l’helleniste, donc pro crestos vrai chrétien (issu du mariage des cultures grecques et des cultures perses Iran= aryen, premier grand empire à vocation universel, aussi premier monothéisme éthique basé aussi sur la raison avant c’était LILITH (les perses ont instauré le fait que tous pouvaient croire au dieu qu’il voulait, mais n’avait pas le droit de mentir , d’agresser, de massacrer et de voler et piller ses voisins, ayant ainsi mis fin à la barbarie, ayant instauré le respect le partage etc ainsi que celle dela faune et la flore (sauf celle des serpents), L’union sur le plateau perse des civilisations les plus raffinées (del’inde de l’asie chine inde perse Iran ) d’où des inventions et découvertes etc (la langue arabe par ex a été construite par des indiens Inde par ex.)des jardins dont suspendus etc sont perses, la naissance de la philosophie est perse, l’idée de fusion des civilisations contre l’idée de chaos et d’anéantissement des civilisations , les premiers droits de l’homme etc etc la fameuse thora écrite par le scribe perse pour des hyksos égyptiens, soit bien des siécles avant un certain Jésus puis des tonnes de mensonges de recopiages de légendes etc et plagiats écrits et réécrits et modifiés en fonction des besoins purement politiques et de l’hégémonie donc la barbarie la cupidité sans bornes de certains. De Gaulle( helleniste, donc crestos c’est dire vrai chrétien, issu donc du mariage des cultures grecques et des cultures perses) fut le dernier ici qui avait décidé réellement de combattre ce N.O.M monstrueux et machiavélique pro chaos qui a toujours été uniquement mué par l’hégémonie et la cupidé sans borne et monstrueuse donc d’une poignée et de combattre son avancé. les sayanim, les giscard pompidou, les cohens bendits etc l’ont trahi et trahi la patrie France et son peuple,De Gaulle a donc failli se faire assassiner de mutiples fois et fut traité de terroriste par les pro ce N.O.M quand il a envoyé chier leur OTAN criminels et etc etc. Nous pouvons constater que ça n’est certainement pas l’Iran , ni ceux qui recoivent et ont reçu leur président Hamadinejad et en sont les alliées , qui mentent, montent les uns contre les autres, agressent, massacrent vols et pillent les patries et richesses des autres et leurs peuples. ici ceux qui parlent au nom dela France et de ses valeurs, les umps et cie parlent en fait au nom des valeurs de leurs propres clans qui sont totalement d’avides corrompus, des pantins ou des opportunistes qui le sont au nom de leur cupidité donc de leur propre déchéance et décadence , ainsi que les médias etc. ils passent leurs temps a inverser les vraies valeurs de ce qui fut la France et à MENTIR !! ON VOUS MENT à tous on ment à nos gosses jusque dans les écoles.


      • Ouallonsnous ? 23 mars 2013 21:33

        Tu es démasqué, Massada le troll sioniste camouflé en Los Pollos Hermanos, il va te falloir encore changer d’avatar !


      • filo... 24 mars 2013 10:45

        Enlevez vos lunette noir de soudeur !
        Et tout de suite !


      • yvesduc 23 mars 2013 11:57

        J’ose penser que le leitmotiv du livre, « L’Iran doit être détruit », est pour partie une alerte à destination des opinions publiques occidentales, destinée à empêcher cette destruction. La Perse est l’un des berceaux de la civilisation et contient nombre de trésors. Aujourd’hui ce grand pays se développe et se modernise à grands pas et il serait juste catastrophique que les pillards de Washington mettent leurs menaces à exécution.


        Certes, les réserves de pétrole de l’Iran font rêver les automobilistes étasuniens mais le monde est de plus en plus multipolaire et l’Iran a de nouveaux soutiens, du côté de la Chine notamment.

        Car oui, c’est bien l’or noir qui est une fois encore à la source de toute cette propagande médiatique, comme le PNAC l’écrivait en toute simplicité dès 2000 : « À long terme, l’Iran pourrait s’avérer une menace aussi grave pour les intérêts américains dans le Golfe que l’a été l’Iraq. Et même si les relations entre les États-Unis et l’Iran venaient à s’améliorer, conserver des forces prépositionnées dans la région resterait un élément essentiel de la stratégie américaine compte tenu des intérêts à long terme des États-Unis dans la région. » (page 17) La comparaison avec l’Irak confirmant qu’il s’agit bien du pétrole, s’il restait le moindre doute.

        • yvesduc 23 mars 2013 11:59

          L’Iran est une « menace » s’il entend rester maître de son propre sous-sol, tout le monde avait compris.


        • bluerider bluerider 24 mars 2013 19:17

          j’ai eu l’occasion de discuter avec 2 étudiants iraniens pas spécialement pro-gouvernement actuel. Ils rigolent tous les 2 lorsque je leur parle du nucléaire. Pour eux, l’occident veut le pétrole et le gaz, point barre. Ils sont fiers de leur nucléaire. Ils sont contre la corruption endémique au sein du gouvernement, des théocrates et de l’économie...

          ... En même temps, les sanctions sont tellement incroyables qu’on le serait à moins ! En France,si on imposait le 10ème des sanctions en Iran, ; le peuple serait dans la rue et la tête de Hollande au bout d’une fourche !!!!

          je suis outré de voir les réactions de mes contemporains sur l’Iran.70 millions d’habitants et une pseudo révolution avortée en juin 2009 avec des beaux brassards vert pomme made in USA.... ça ne leur suffit pas ? Comme si 70 millions de citoyens iraniens n’étaient opas capables de faire leur propre révolution si nécessaire ! Ridicule. La France accepterait-elle qu’on traite son régime présidentiel d’autocratique (référendum de 2005, ballon d’essai d’armer les rebelles syriens...), de miné par les affaires (Cahuzac, Sarkozy, Libye, Clearstream, Karachi, Hippodrome de Vincennes, Merah etc.), de dangereux pour son peuple (nuage de tchernobyl... centrales nucléaires investies comme du beurre par Greenpeace... déconsidération internationale depuis la Libye et la Syrie etc...) et de bêtement RACISTE ISLAMOPHOBE (vous voulez la liste ?....) .... franchement j’ai chaque jour davantage honte de mon pays ! A MINIMA, nous ne valons pas mieux que les iraniens.

          PS. un indice > le chiisme est l’islam de gauche. Voilà la rauison politique,mais surtout, ce chiisme là est assis sur du pétrole plus facile à prendre que celui de la Russie.

          Comme dit Malcom X : Si on n’est pas attentif, les médias nous feront nous méfier du peuple,et croire aux fables des riches.


          • logan 23 mars 2013 14:11

            Pour pouvoir attaquer l’IRAN ils ont besoin d’un casus belli.

            Si l’IRAN ne leur offre aucun casus belli sur un plateau, ils ne pourront pas l’attaquer.


            • Hervé Hum Hervé Hum 23 mars 2013 14:48

              C’est vrai Logan, il est fondamental de toujours apparaître comme le gentil aux yeux de sa propre opinion publique et d’une partie de l’opinion mondiale.

              La bombe atomique ferait un casus belli. Toutefois, l’Iran semble être la goutte qui peut faire déborder le vase pour des pays comme la Chine et la Russie, pouvant entrainer nombres des pays dits non alignés.

              Dans une telle configuration, la faillite du système monétaire mondial avec à sa tête le dollar serait la première victime collatérale et ruinerai les USA... Mais aussi tous ceux qui ont leur créance libellée en dollar. Donc, ils sont prêts à sacrifier ces milliards, mais seulement si la situation intérieure les y obligent.

              Voilà pourquoi les gouvernants de pays comme la Chine et la Russie temporisent... Tout ce monde à peur de perdre ses milliards de dollars et de se retrouver à la tête d’une fortune de papier bon pour allumer le feu de la cheminé !


            • CASS. CASS. 23 mars 2013 20:15

              les casus belli de toutes sortes ,ils savent les inventer à la place des patries et peuples a agresser comme vous devez le savoir ; et vous savez qu’ils sont très fort en mensonges !! en falsifications de l’histoire et inversions accusatoires et propagandes. Ils ont fait comment pour faire main basse sur la palestine et bien au -delà (via faire main basse sur le pétrole puis etc), ils ont fait comment pour pouvoir agresser l’afghanistan, l’Irak ,( pour faire en sorte que saddam autorisé par les us a agresser l’Iran pour une guerre régionale, soit transformée en ce que nous pouvons appeler un génocide iranien) la Lybie, la Syrie etc etc et je ne parle pas d’avant la liste est si longue.


            • Croa Croa 23 mars 2013 20:18

              Un prétexte ça se trouve, au besoin on fabrique le scénario qui va bien pour ça !


            • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2013 23:53

              Logan

              Les déclenchements de guerre n’ont jamais été un problème. S’il n’y a pas de prétexte, on les invente. Un genre vieux comme le monde. L’amérique s’est déjà fait remarqué dans ce pays, par la destitution programmé de Mossadegh, en 53, à l’investigation de l’Anglo-Iranian Petroleum.

              Ce bon docteur Mossadegh avait eu la fâcheuse idée de nationaliser le pétrole, et de vouloir ouvrir son pays à l’autonomie.
              S’en suivit le retour du chah d’iran, qui n’en menait pas large, et qui accepta son trône avec forces assurances des states, où il vivait comme une relique.
              Du Chah d’iran, sa savak, police politique terrible, et à ses rêves pharaoniques, nous sommes passés à la révolution islamique. On n’en pense ce qu’on veut mais les iraniens décident de leur système, comme les américains décident du leur dans leur pays. Le danger vient toujours de l’impérialisme, d’où il vienne.

              Le pétrole en tout cas est à l’ouvrage derrière tous les grandes guerres, ( il y avait les 7 veuves dans les années d’avant guerre, sept compagnies petrolières faisant la pluie et le beau temps, faisant et défaisant les états)
              Il y a le pétrole derrière la chute de l’URSS.

              Les états unis de Reagan décidèrent de faire chuter les cours du pétrole afin d’affaiblir l’URSS qui avait un fort besoin de devises qu’elle assumait en vendant son pétrole.
              L’affaire s’est révélée payante pour les states, et le mondialisme à la sauce Friedman, ce prix nobel d’économie cinglé, dont les injonctions ultra libérale servent de boussole à tous nos dirigeants : Ouverture des marchés, régression sociale, nivellement vers le bas, mis en compétition des plus faibles au bénéfice des plus forts, privatisation à tout va évidemment.

              Ceci dit nous sommes à un tournant de l’histoire, et il me semble peu crédible que l’Iran soit attaqué. Il existe un nouvel équilibre de la terreur dans cette partie du globe, et les états unis n’ont plus que la puissance de leur armée.
              Argument, il est vrai, qu’on peut retourner : Ils ont encore celui là, et pourraient en profiter quand il est encore temps.


            • logan 24 mars 2013 21:18

              Oui les prétextes cela s’invente comme les armes de destruction massives en Irak. Mais aujourd’hui ce n’est plus aussi simple, comme il a été dit plus haut, les gouvernements des grandes puissances ont besoin d’avoir l’opinion publique de leur côté pour pouvoir rester au pouvoir.
              Cela donne la possibilité à un pays visé de se défendre contre ce genre de machinations.

              Durant les dernières guerres, on s’aperçoit que ce sont les pays visés eux-même qui ont offert les casus belli sur un beau plateau aux pays comme les USA ou la France.
              Et il semble que l’IRAN prenne la même voie en insistant avec son programme nucléaire.
              On peut donc se poser de sérieuses questions sur la volonté de ces gens d’éviter la guerre.


            • Hervé Hum Hervé Hum 23 mars 2013 14:24

              Hum, en dehors de rappeler les faits, l’analyse est mauvaise. Sauf la fin, en appuyant sur l’importance de l’inertie systémique.

              Mais c’est mon point de vue !


              • PASDUPE 23 mars 2013 14:27

                « Le recul du poids de l’État dans les décisions collectives est une constante depuis 40 ans. Rien pour l’instant ne semble en mesure d’enrayer cette tendance lourde, laquelle devrait donc conserver, au moins sur plusieurs décennies, son infreinable inertie. »

                Ne pensez-vous pas que vous voyez l’inertie rester « inerte » sur un trop grand laps de temps ?

                Ne pensez-vous pas que l’effondrement de leur joujou qu’est l’UE, pour moi inéluctable, et pièce maîtresse de leur stratégie, ébranlerait d’une façon durable leur hégémonie ?

                Doit-on s’attendre alors à ce que l’ existence de l’UE nous soit imposée par la force, contre notre gré, les amerloques ne pouvant consentir à une telle perte ?

                Devront-ils alors s’en prendre physiquement à ses populations pour maintenir leur glacis géopolitique patiemment mis en place depuis la dernière guerre ?

                De libérateurs (je commence sérieusement à me demander si c’est le mot à employer) deviendraient-ils nos occupants ?

                 


                • mortelune mortelune 23 mars 2013 14:31

                  Le nouvel ordre mondial impose la déstructuration du système politique Iranien. Il ne s’agit pas simplement de prendre son pétrole, il s’agit d’en faire un pays ’conforme’ à la mondialisation. 

                  « Le nouvel ordre mondial...personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer » a dit Sarko. L’Iran comme tous les pays altermondialistes devront faire profil bas au risque de subir une guerre. Si un de ces jours la France devait quitter l’Europe et s’opposer au projet sioniste alors nous serions nous aussi une cible à abattre. 

                  • CASS. CASS. 23 mars 2013 21:44

                    mortelune ils ont déjà abattu la France ils en sont les maîtres depuis giscard pompidou les sayanim et les cohens bendits puis etc , entre s’opposer au projet sioniste et êtres totalement et exclusivement les serviteurs du projet impérialo sioniste et ses esclaves donc même plus considérés comme des êtres aptes à penser, à respirer ou doués d’une intelligence d’une mémoire etc et ce imposé de façon totalitaire et dictatoriale contre notre gré, réintégration à l’otan loi gayssot etc etc , il y a des limites, ce qui est le cas depuis sarko ces umps et cie.Alors mortelune se laisser éliminer en bons esclaves qui finiront par se bouffer pour de vrais entre eux ou éliminés d’une façon où d’une autre, où


                  • mortelune mortelune 24 mars 2013 05:13

                    Bonjour,

                    ils ont déjà abattu la France"
                    Oui ! ils l’ont abattu sans verser trop de sang. Je pensais davantage à une guerre avec des morts et tout et tout, comme en Irak ou bien comme en Syrie...
                    Pour le moment nous sommes en guerre depuis 1973 mais nous avons perdu qu’une bataille. Suis pas certaine qu’ils l’emportent même si tout montre que oui. ON va voir, il n’y a plus longtemps à attendre je pense.

                  • lloyd henreid lloyd henreid 23 mars 2013 14:42

                    Je viens de lire cet article sur l’Irak, les similitudes sont incroyables. Les mêmes enjeux (ressources et contrôle des territoires, monnaie), les mêmes prétextes mensongers pour y parvenir (armes de destruction massive : remplacez « chimique » par « nucléaire » et on y est : le remake à peine maquillé d’il y a dix ans).

                    Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes... je me suis bien marré (à la fois triste et amusé, incrédule surtout) en découvrant cet article du Figaro sur l’Irak : « comment tout a commencé il y a dix ans ». On rappelle quand même les mensonges de l’administration Bush à l’époque, tout en reprenant les mêmes ou presque en provenance de celle qui lui succède aujourd’hui et qui entend bien « finir le job ». J’peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque, il faudrait titrer « l’Iran : comment tout est sur le point de recommencer comme il y a dix ans ». Rien d’étonnant à ce qu’Hollywood soit dans la place, les mauvais films donnent toujours de mauvaises suites.

                    Pour ceux que ça intéresse, vous retrouverez le discours de Madeleine Albright dans cette vidéo (à 3:17) mettant bout à bout plusieurs séquences d’une manière qui, je trouve, est assez pertinente. La journaliste lui pose la question suivante :

                    « Nous avons appris qu’un demi-million d’enfants sont morts [en Irak à cause des « sanctions » américaines]. Je veux dire, c’est plus que le nombre d’enfants qui sont morts à Hiroshima. Et... Et... Vous savez, est-ce que ça en valait la peine ?  »

                    Et Madeleine, secrétaire d’État (équivalent du ministre des Affaires étrangères aux USA) de 1997 à 2001, précédemment ambassadrice américaine aux Nations-Unies de 1993 à 1997, lui répond sans l’ombre d’une hésitation :

                    « Je pense que c’est un choix très difficile. Mais ça en valait... nous pensons que ça en valait la peine. »

                    Ses propos sont repris, confirmés et nuancés par James Rubin, porte-parole du département d’État de Mme Albright de 1997 à 2000, dans cet article du Guardian où il déplore qu’ils aient été repris « hors-contexte », conteste la « méthodologie » du rapport de l’OMS pour l’ONU révélant le nombre d’enfants morts, et conclut en affirmant :

                    « En politique, on n’a le choix qu’entre de mauvais choix... et malheureusement les effets des sanctions ont été plus importants que nous ne l’espérions. » (paragraphe 25)

                    Juste une question comptable, mais dans le fond de l’idée : oui, ça en valait la peine. L’état actuel du pays, de l’Irak, en valait la peine. Suffit d’ailleurs de se rendre sur Google actu pour constater que grâce à ces gens et au sacrifice de ces enfants, tout va mieux.

                    C’est un peu hors-sujet mais pour nuancer l’article, et parce que je veux croire au réveil de l’Amérique (qui est peut-être notre seule chance de salut), je vous invite à regarder cette vidéo : discours prophétique du « congressman » Ron Paul qui avait à peu près tout prévu dès 2002, et qui comme d’autres s’est opposé, s’oppose, et organise la résistance dans ce pays dont les citoyens sont comme partout trahis par les élites qui le dirigent. De plus en plus d’Américains le sentent, le disent, ont besoin d’aide et peut-être qu’on les abandonne, mais ne marchent pas ou plus, ou en tout cas de moins en moins, dans cette propagande du sang dont leurs enfants ont payé et payent toujours le prix le plus élevé. Ne faisons pas d’anti-américanisme primaire, car pour être très clair : ce que font aujourd’hui les dirigeants des États-Unis est contraire à la volonté des « pères fondateurs » du pays. Corrompus jusqu’à l’os, ils font comme nous : ils suivent.

                    Je termine sur une quenelle de Louis Farrakhan, je sais plus quelle partie de l’article m’y faisait penser (j’ai dû réécrire ce com’ trois fois à cause d’un bug), mais c’est assez éclairant (je trouve) donc je partage.


                    • le moine du côté obscur 23 mars 2013 18:48

                      La froide réponse d’Albright montre que ces élites ne sont pas comme nous. Ils n’appartiennent pas à la même race humaine que nous. Il serait d’ailleurs intéressant de leur faire des scanners du cerveau et de les comparer à ceux d’un humain normal. Venir dire aussi froidement que des centaines de milliers d’enfants devaient mourir pour je ne sais quel objectif supérieur est plus qu’immonde, en fait il n’y a pas de mots pour décrire cela. Car cela veut dire que ce « génocide » a été commis sciemment et cette pensée n’effraie pas les gens, pire ils sont encore prêts à faire la courbette devant ce genre de sinistres individus. Mais vous savez je crois que l’on paie pour nos choix car chacun de nos choix a des conséquences. Et ceux qui plébiscitent des gens comme Obama cautionnent les dires de Albright. Obama est spécialiste des guerres secrètes et n’est guère mieux que Bush. D’ailleurs je crains le pire pour le reste de son mandant non seulement en Eurasie mais aussi en Afrique. Pour le coup nous sommes bien à la « fin d’un monde » et des millions de personnes sont en danger de mort. 


                    • bluerider bluerider 24 mars 2013 19:24

                      les journalistes portent une trés grande responsabilité.ils sont -volontairement- à la ramasse « consentie », alors que le net leur permettrait de dévoiler toutes les intentions immondes de nos dirigeants,avant qu’elles ne causent des centaines de milliers de morts. Un jour ce sera notre tour. A gerber.


                    • agent orange agent orange 23 mars 2013 14:49

                      Il y a une donnée fondamentale que Vernochet oublie dans son analyse. Le poids du lobby israélien dans les décisions des Etats-Unis.
                      Cela fait des années qu’Israël (en particulier les likoudistes) pousse les Etats-Unis à une confrontation avec l’Iran. Une attaque surprise a été évitée par une partie de l’état major US en 2007.
                      Aujourd’hui ce lobby ne semble plus aussi puissant que lors des années W Bush. La nomination de Chuck Hagel à la tête du département de la défense en dépit d’une intense campagne et de l’obstruction du lobby israélien va dans ce sens.
                      L’ordre du jour est au « pivot », c’est à dire le repositionnement stratégique contre la Chine. Une attaque contre l’Iran est donc remise aux calendes grecques...
                      En attendant cela n’empêche pas les Etats-Unis d’affaiblir l’Iran par d’autres moyens...


                      • le moine du côté obscur 23 mars 2013 19:00

                        Je crois que des gens comme Vernochet néglige cet ou peut-être pas. A mon avis Israël est dirigé par des gens de la même élite que celle qui dirige aux USA. Je pense que cette élite se fiche pas mal des israéliens et les sacrifieront si nécessaire. Ce sont des apatrides qui rêvent d’un gouvernement mondial si possible Jérusalem-centré comme le dit Jacques Attali. Mais je suis sûr que si leur position n’est plus tenable ils lâcheront Israël. Je pense que leur principal objectif est la destruction des nations et donc ils ne lâcheront pas l’Iran mais sans doute peuvent-ils miser sur la « guerre secrète » dont Obama est un champion. Ce qu’ils testent en Syrie, ils le testeront en Iran sans aucun doute. Les israéliens sont des idiots utiles que l’élite n’hésitera pas à sacrifier comme elle a sacrifié des milliers de jeunes étasuniens en Iraq et en Afghanistan. Parler des Etats-Unis est une erreur car l’élite n’utilise ce pays que comme un outil qui sera jeté quand il n’en aura plus besoin. D’ailleurs la nations étasunienne sera elle aussi dissolue tout comme la française et d’autres. 


                      • lloyd henreid lloyd henreid 23 mars 2013 19:51

                        Une excellente série d’anticipation, avec des métaphores d’une très grande pertinence.

                        Mais ’y a toujours des gens incapables d’aborder la fiction autrement qu’au premier degré et de se demander (ting !) « mais qu’ont-ils voulu dire ? »

                        Ironiquement, ce sont les mêmes qui moquent et ridiculisent (si possible) ceux qui, sans forcément croire aux extra-terrestres, s’interrogent sur le sens de l’œuvre et recourent à cette formidable capacité d’abstraction, ce deuxième niveau de lecture (métaphorique) qui leur échappe.

                        Le genre de commentaire qui me fait quand même rire, non parce qu’il dirige la moquerie vers quelqu’un d’autre, mais bien vers celui qui, « sûr de lui », le formule (« c’est même à ça qu’on les reconnaît », ces gens-là).


                      • le moine du côté obscur 24 mars 2013 22:31

                        ]@ Lloyd Henreid

                        Il est vrai qu’x-files est une série intéressante à plus d’un titre et cette série dit beaucoup de choses et pousse à se poser de nombreuses questions. Quant à ceux qui se braquent dès qu’ils voient une série de science-fiction, ils ne m’intéressent pas. Par exemple un ami ne comprenait pas pourquoi moi j’aimais bien star wars même la nouvelle trilogie. Je leur explique que ça montre comme un homme extrêmement rusé peut transformer une démocratie en dictature et je trouve ça intéressant. Mais même si l’on prend le seul aspect des créatures extraterrestres, je trouve cela intéressant que quelqu’un fasse parler son imagination. Après tout en regardant vers le ciel on peut imaginer des choses avec toutes ces étoiles, ces galaxies etc... Je trouve que l’imagination est quelque chose de remarquable et il faut bien rêver de temps en temps...

                      • lechoux 23 mars 2013 15:25

                        Bon article et bon sujet.
                        Je croyais à un canular, ce livre est édité en Suisse, pas de risque qu’il le soit en France.

                        « Israël en est illégalement équipé » grâce à la France.

                        "De même, le mensonge de la fondation de l’UE, correspond à une nécessité géopolitique pour les Etats-Unis de s’assurer le contrôle des États situés à l’ouest du futur rideau de fer ," et pour mettre la main sur les Eurodollars.


                        • popov 23 mars 2013 16:02
                          Qu’on foute la paix à l’Iran. Ce peuple est assez intelligent pour savoir quel genre de gouvernement leur convient. En mettant la pression sur le pays, on ne fait que donner des arguments au régime actuel.

                          Quant au pétrole, ils ne peuvent pas le boire. Quelque soit le régime, ils le vendront.

                        • lloyd henreid lloyd henreid 23 mars 2013 16:08

                          Parfois je me demande si certains ne le boivent pas... ça me rappelle une contrepèterie que j’aimais bien :

                          « Les émirs font prendre des bains de foule à leurs vierges. »

                          (Et je subodore la présence d’un moinsseur compulsif sur cet article.)


                        • Croa Croa 23 mars 2013 20:26

                          Pour être logique il n’est pas sûr que ça finisse ainsi : à part Dieu et Madame Soleil personne ne connaît l’avenir !

                          Tout ça veut juste dire que l’Iran a intérêt à serrer les fesse et à préparer sa défense.


                          • tf1Goupie 23 mars 2013 22:38

                            Un bouquin pour illuminés... une bible comme une autre.


                            • njama njama 23 mars 2013 22:53

                              WORLD WAR 2 a accouché d’UN MONSTRE, qui s’est crée sur le nazisme, qui s’appelle L’ARMÉE AMÉRICAINE ...

                              Le nazisme n’a pas disparu, car l’armée américaine n’a pas disparu.

                              En 1939, l’armée américaine compte 190 000 hommes, dont 50 000 outre-mer avec 330 chars. L’industrie d’armement n’occupe que 2 % de la main-d’œuvre, et il y a 7 millions de chômeurs. Six ans après, les États-Unis ont près de 11 millions de soldats ou de marins, dont près de la moitié combattent à plusieurs milliers de kilomètres : 2,7 millions en Extrême-Orient, 2,3 millions en Europe.

                               Doublant leur production, ils auront fourni plus de la moitié des armes de la coalition contre l’Axe, livrant, de 1940 à 1945, 96 000 chars, 61 000 canons, 2 300 000 camions, 21 millions de tonnes de munitions, 296 000 avions.

                               La standardisation des constructions navales, la création en 1941 de 140 nouveaux chantiers ont permis la construction de plus de 5 000 navires, dont 2 700 « Liberty ships ».

                               Au moment de l’institution du service militaire obligatoire (septembre 1940), l’US Army compte 23 divisions ; en 1943, il y en a 91 (dont 3 aéroportées et 16 blindées), recrutées et instruites avec l’aide d’un service de sélection ajustant l’offre à la demande par l’emploi de tests psychotechniques. En 1945, l’US Navy compte 3,3 millions d’hommes ; l’US Air Force, 2,3 millions d’hommes avec environ 100 000 avions.

                              http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Seconde_Guerre_mondiale/122570

                              L’armée américaine aujourd’hui, ce sont des centaines de bases militaires dans le monde (plus de 800) et sur leur territoire

                              > liste non exhaustive des bases militaires des forces armées des États-Unis d’Amérique dans le monde ICI

                              > liste non exhaustive des bases militaires des forces armées des États-Unis implantées sur leur territoire métropolitain, ainsi qu’en Alaska et à Hawaii. ICI

                              Aux raisons évoquées dans l’article d’un destruction nécessaire de l’Iran (mais cela pourrait tout aussi bien être un autre pays), on peut ajouter celui de maintenir le complexe militaro-industriel américain.


                              • mortelune mortelune 24 mars 2013 05:16

                                Bonjour njama

                                Merci pour toutes ces infos, ça fait froid dans le dos. 

                              • soi même 24 mars 2013 18:02

                                votre information njama se recoupe avec les travaux d’ Anthony Sutton,

                                Il y a aussi à noté que c’est un pays qui est rentré en décadence et sa force militaire ne pourra éternellement avoir la suprématie sur le monde.

                                Il y a un des événements dans l’extrême Orient qui montre qui va avoir un affrontement majeur entre l’Amérique et la Chine.

                                 Si vous suivez de près les événements qui se passent en Chine, vous verrez comment ce pays est en train de rivalisé avec les États Unis en sur surarment.

                                Il est claire dans l’esprit des Chinois, les États Unis de doivent pas toucher à l’Iran, il y a deux raison à cela, c’est le principale fournisseur en Or noir et c’est ce pays qui est la marche de le zone d’influence de tous le sud Est Asiatique.

                                L’autre fait par la guerre qui se déroule en Syrie, il y a eux un rapprochement évidents entre la Russie et la Chine qui ont exprimez clairement qu’ils n ’hésiteront pas à utiliser les armes atonique en cas d’agression de l’Iran.

                                 Dans cette affaire celui qui à tous à perdre, c’est bien Israël, cas jusqu’à présent souffle sur la braise et ne se rendez pas compte à quel point ils sont vulnérables car ils n’est pas dit que les États Unis vont mouiller leurs chemises pour un États qui n’est qu’un simple pion stratégique.

                                C’est sans doute pour cela que toute la stratégie Israël consiste à avoir une base en Algérie et en Erythrée, en Azerbaïdjan pour la raison simple à comprendre géographiquement Israël ne pourrait pas faire face à une attaque Nucléaire, c’est un pays qui n’a géographique aucun espace et vouez soit à faire la paix, soit il va avoir ce triste sort de tous États belliqueux, un jour où l’autre ramasser se qui à séné.

                                Celui séné le vent récolte la tempête !

                                je crois même si je n’es aucune raison objective à admiré ce qui se passe en Iran, il y a une véritable volonté de c’est État de vivre en pays, et je trouve même si nous occidentaux , ce pays pourrait nous choquer sur certain principe qui est propre à leur culture.

                                Je trouve que les États Occidentaux, pour des intérêts bassement mercantilismes vont se fourvoyer dans un conflit , d’où ils tirons aucuns bénéfices si ce n’est que cela sera un dangereux foutoir dans leurs propre pays.

                                il ne faut jamais oublié la roue du temps qui tourne la roue de la fortune, honnêtement doit ton véritablement souhaité une nouvelle guerre Mondiale pour réglé nos problèmes existentielles ?


                                ,


                              • soi même 24 mars 2013 18:05

                                e crois même si je n’es aucune raison objective à admiré ce qui se passe en Iran, il y a une véritable volonté de c’est État de vivre en paix !


                              • filo... 24 mars 2013 10:55

                                @l’auteur
                                Et la Chine dans tout ça ?
                                Pourquoi vous l’avez completement négligé ?


                                • Montagnais Montagnais 24 mars 2013 11:22

                                  Excellent texte. Pas un seul jour sans guerre ..


                                  A Njama : belle formulation ..

                                  «  WORLD WAR 2 a accouché d’UN MONSTRE, qui s’est crée sur le nazisme, qui s’appelle L’ARMÉE AMÉRICAINE ...

                                  Le nazisme n’a pas disparu, car l’armée américaine n’a pas disparu. »


                                  Ce qui montre bien que ce n’est pas la nature même des choses qui déterminent l’approbation ou la désapprobation dans les masses .. mais la couleur qu’on lui donne, « l’inertie systémique » qui s’y attache.


                                  Autre exemple ?


                                  June 44 Invasion of Europe - c’est ce que je lisais à Toronto dans une expo sur le guerre ..


                                  Par ici on dit plutôt .. « libération » ..


                                  C’est quand même très-fort de procéder à une invasion et d’en exiger de la reconnaissance ..


                                  Youtube ( army parade ) .. étonnant isnit ?








                                  • njama njama 24 mars 2013 12:49

                                    Par « nazisme » j’entends l’idéologie politique hégémonique allemande et ses visées « civilisatrices (?) » sur l’Europe, l’Angleterre, la Russie, l’Orient, l’Afrique ... hors faits singuliers qui ont servi à la porter, ethniques, xénophobes, et meurtriers de la guerre elle-même. C’est à dire une lecture politique d’avant -WW2 ... une idéologie politique hégémonique qui repose sur la force.

                                    et de ce point de vue, on peut dire que par la guerre, la petite souris hégémonique allemande a accouché de l’éléphant hégémonique américain ...

                                    En effectifs, l’armée américaine actuelle est moins nombreuse qu’en 1946, 3 millions juste après la guerre, et 1,5 millions d’hommes environ + 8 ou 900.000 réservistes aujourd’hui, mais sa puissance militaire s’est décuplée, et même plus !
                                    Oui, le nazisme a été la mère et le berceau de l’hégémonie américaine telle qu’on la connaît depuis 45.


                                  • njama njama 24 mars 2013 11:28

                                    Et si les vraies raisons étaient seulement la poursuite de l’idéologie capitaliste ?

                                    Quels rapports entre Irak, Syrie, Iran, Lybie, Cuba, Venezuela, Bolivie ...autant de pays dans le collimateur des US, hormis qu’ils sont tous des États politiquement plus ou moins socialistes.

                                    D’où cette chasse aux sorcières obsessionnelle et permanente depuis des décennies , pour traquer juste dans le moindre recoin de la planète tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à du communisme. Un maccarthisme qui continue ? l’Inquisition des temps Modernes, qui, faut-il le rappeler est apparu juste après la WW2 

                                    Est-ce bien l’État-Nation qui est visé ? Les persécuteurs américains ou Occidentaux se sont toujours parfaitement accommodés des dictatures en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie ou ailleurs. Placer des hommes liges suffit, terme ô combien médiéval s’il en est ...
                                    La destruction nécessaire est-elle bien celle de l’Etat-nation ? ou tout ce qui peut faire entrave au « Marché » dont les grands acteurs sont la nouvelle aristocratie dirigeante ?

                                    Il restera toujours l’Etat-nation, au moins un ersatz, car l’Etat-nation est un « Marché » juteux lui aussi, (Défense, Police, Sécurité, Education, Santé ...) avec cette alternative, qu’il soit fort, mais politiquement inféodé à la ploutocratie mondiale (cas de la Turquie par ex), ou faible, démembré, asservi (par des dettes par ex) et contrôlable.

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