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Iran : une ligne rouge à ne pas franchir

« Cet appel contrevient à la charte des Nations Unies et équivaut à un crime contre l’Humanité. Il faut présenter une demande claire et nette au secrétaire général de l’Onu et au Conseil de sécurité pour obtenir l’expulsion de l’Iran de l’Onu ». Réunis en sommet informel, les vingt-cinq feraient bien de suivre cette exhortation de Shimon Pérès. Il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Et il est des propos à ne pas prendre à la légère : tous les dictateurs ont toujours fait ce qu’ils ont annoncé, quand on n’a pas su les prendre à temps au sérieux.... C’est dans une lettre ouverte que Shimon Pérès, le vice-Premier ministre israélien, a demandé à Ariel Sharon, son Premier ministre, de répliquer diplomatiquement aux propos de Mahmoud Ahmadinejad qui, lors d’une conférence intitulée "Le monde sans le sionisme", a proclamé mercredi qu’ « Israël doit être rayé de la carte ». Dans ce texte, Pérès souligne qu’« il est inconcevable qu’à la tête d’un pays membre de l’Onu se trouve un homme appelant à un génocide. » Et d’ajouter, que « l’appel du président iranien est d’autant plus grave au vu des tentatives de l’Iran de développer un programme nucléaire et d’acquérir des missiles à longue portée ».

La « franchise » et la clarté du Président iranien auront peut-être un avantage : réveiller les consciences et les volontés endormies d’esprits dits occidentaux qui oublient les slogans du grand mufti de Jérusalem, allié des nazis : « Les juifs à la mer ». Nous voici en pleine régression, et dans un climat qui n’annonce rien de bon. Ce n’est évidemment pas en laissant sans vraie réponse les propos du président iranien que la communauté internationale pourra favoriser le règlement du conflit israélo-arabe et israélo-palestinien... Les dossiers iranien et syrien nécessitent lucidité et courage. Aux Européens de montrer qu’ils savent aussi réagir sans « esprit munichois ». C’est à eux, plus qu’à tout autre, de convaincre Moscou, Pékin et quelques autres capitales des périls ainsi ravivés. La France a là l’occasion de montrer concrètement que les orientations pro-arabes de sa diplomatie ont des limites précises. Ne peut-elle pas user de son influence (réelle ou supposée) dans les capitales du monde arabe pour faire condamner avec force cet appel au meurtre, ce chant de haine et ce « programme de la honte » de Téhéran ? La morale et le réalisme exigent autre chose que des condamnations verbales plus formelles que réelles : le « principe de précaution », si souvent agité, doit avoir sa version diplomatique. L’Union européenne ne manque pas de moyens de pression sur l’Iran. Alors, des actes et des démarches. Vite ! Enfin, sur un plan médiatique, un constat : pourquoi tant de commentateurs, si prompts à critiquer tel ou tel aspect des politiques israéliennes (parfois avec raison), ne réagissent-ils pas plus et plus fermement aux politiques et aux pratiques de la Syrie et de l’Iran ? Les leçons données d’une façon trop sélective perdent toute crédibilité.


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3 réactions à cet article    


  • assaf (---.---.198.172) 28 octobre 2005 16:46

    L’ Europe est le plus grand cimetierre Juif du monde et la politique Arabe de l’Europe n’est que la logique continuation de la politique Européene du gouvernement de Vichy , qui contribua largement a rayer Israel de la carte de l’ Europe . La France est prète a toute les compromission quand il s’ agit de voler au secours de Saddam Hussein , le plus grand assassin vivant avec Polpot. Pourquoi s’ emeuvrait elle outre mesure quand les ayatollah continuent l’ entreprise Nazie ? Arafat a été enterré avec les honneurs de l’ armée française , lui le plus grand assassin de femmes , d’ enfants Juifs depuis la fin de l’ holocauste ! Le quai d’orsay considère Israel comme un epiphénomène passager , appelé a disparaitre (ce en quoi il se trompe lourdement) ; le grand exterminateur serait trés vite pardonné et nous pleurerions quelques larmes sur le sort d’un petit peuple courageux..blabla


    • michel lerma (---.---.63.52) 28 octobre 2005 19:17

      Si Saddam Hussein par son régime ne représentait vraiment pas une menace pour le monde,celui du régime extremiste-islamiste iranien a toujours été une menace.

      Aujourdh’ui un extremiste se trouve à la tête de ce pays fanatisé comme les allemands avec Hitler en 1933.

      Si une guerre doit etre mené c’est bien contre ce pays qui ne cherche que la déstabilisation d’une région sensible et qui a toujours financé le terrorisme en France et ailleurs et on devrait attendre que demain il dispose de l’arme nucléaire ?


      • Alexandre Santos (---.---.242.3) 29 octobre 2005 12:48

        à M Lerma,

        Qu’une chose soit claire, les propos de Ahmadinejad sont ignobles et inacceptables.

        S’il décide de mener son pays dans la direction de la surenchère stupide à la Saddam Hussein, il connaîtra inévitablement le même sort.

        Par contre, quand vous dites :

        “Si une guerre doit etre mené c’est bien contre ce pays qui ne cherche que la déstabilisation”

        je ne comprends pas quel serait le sens d’une guerre en ce moment. L’Iran n’a pas eu d’action hostile concrète.

        Et aller faire la guerre en Iran, qu’esperez vous en tirer ? Fabriquer un Iraq actuell à la puissance 10 ?

        L’Iran serait beauocup plus dur à conquérir et contrôler que l’Iraq ou l’Afghanistan. La population beaucoup plus vaste, le territoire bien plus accidenté que le billard Iraquien, les moyens defensifs bien plus importants.

        Et quel serait l’objectif politique ? Faire des élections pour voir les mêmes extrémistes gagner ? Ce n’est pas très sérieux.

        Mieux vaut isoler le régime Iranien s’il s’entête sur cette voie d’auto-destruction. S’il continue ainsi il finira par être renversé par sa propre population.

        L’attaquer militairement ne ferait que renforcer et fanatiser l’appui dont il bénéficierait de la part de la population.

        Si par contre le régime se montre agressif et déclenche des hostilités, il n’aura pas l’appui de la population, et sera rapidement détruit, car incapable de survivre sans cet appui.

        Je suis amusé de voir que en dépit de l’illustration Iraquienne, les va-t-en guerre se préocupent toujours aussi peu des suites politiques d’une intervention militaire.

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