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Accueil du site > Actualités > International > Israël choisira-t-elle la panique et l’isolement dans le monde (...)

Israël choisira-t-elle la panique et l’isolement dans le monde ?

Hier, le Likoud était donné gagnant. Aujourd’hui, la situation n’est plus pareille. Il semblerait, selon derniers sondages des quotidiens Yediot Aharonot et Haaretz, que Kadima pourrait être nez à nez avec le parti de Benyamin Nétanyahou. Dans moins de trois jours, les Israéliens auront choisi un nouveau gouvernement. Benjamin Netanyahu pourrait obtenir 27 mandats sur 120 de l’électorat. Tzipi Livni, 25 mandats sur 120. Avigdor Lieberman, 19 sur 120. Ehud Barak, 14 sur 120.

Benyamin Nétanyahou et Avigdor Liberman ont mené une campagne sur le dos des Arabes israéliens. Ces derniers forment environ 20 % de la population. Les deux candidats de la droite israélienne ont préconisé également une campagne militaire encore plus vigoureuse contre le mouvement islamiste Hamas. Nétanyahou exclut tout accord avec les Palestiniens dans un avenir proche. Tzipi Livni se dit plutôt favorable à un retrait israélien de Cisjordanie pour permettre la création d’un État palestinien.

Élections obligent. Benyamin Nétanyahou s’est rendu dans une colonie juive du nord de la Cisjordanie pour prévenir les habitants, qu’en cas de victoire, Tzipi Livni chercherait à les expulser pour transférer ces terres aux Palestiniens. Une fois au pouvoir, il considérera nulles et non avenues les promesses d’Ehoud Olmert en faveur d’un retrait de Cisjordanie. Avigdor Lieberman propose, pour sa part, le redécoupage des frontières israéliennes qui ne viserait rien de moins qu’à exclure les zones à fortes populations arabes du pays pour les placer sous tutelle palestinienne. L’an dernier, il avait déclaré que le président égyptien Hosni Moubarak pouvait « aller au diable ».

La volonté d’Avigdor Lieberman de mener le combat contre les Arabes israéliens semble porter ses fruits. Il les accuse de terrorisme et pour contrer cette « cinquième colonne », il exigera de ces derniers un serment de loyauté. « Pas de loyauté, pas de citoyenneté ». Avigdor Lieberman en rajoute : « Puisque les Palestiniens ont l’audace de demander le droit au retour, il doit aussi y avoir un droit d’expulsion ». Et ce discours rejoint largement une couche populaire en Israël : selon un récent sondage, 69 % des personnes interrogées sont d’accord avec cette nouvelle radicalisation.

Lily Galili, journaliste du quotidien Haaretz, a qualifié cette tendance de « russification » de la campagne électorale », rapporte le Figaro. À l’exception de Kadima, tous les partis en lice pour la prochaine élection casseraient du sucre sur le dos des Arabes israéliens. Avigdor Lieberman martèle son message et à ceux qui s’inquiètent de son influence, il répond : « la ligne de séparation n’est pas entre juifs et Arabes, mais entre ceux qui soutiennent le terrorisme et ceux qui s’y opposent ». Raciste, le leader d’extrême-droite ? Indira Indilevitch, 59 ans, originaire de Moldavie comme Lieberman, ouvre de grands yeux. « Non ! Il est droit, loyal, il a une grande personnalité », déclare-t-elle à l’agence France Presse. Yéhuda Abraham, garagiste de 52 ans, qui a toujours voté pour les travaillistes (centre-gauche), déclare pour sa part : « Les Russes, eux, la force et l’ordre, ça les connaît ».

Contre toute attente, Avigdor Lieberman, ultranationaliste, connu pour ses relents racistes, ses positions radicales et son franc-parler, est devenu, à 51 ans, le nouveau « tsar » avec lequel il faudra compter aux prochaines élections. Il a gardé le style et le verbe d’un ancien videur de boîte de nuit fortement baraqué, comme lorsqu’il a appelé à bombarder les stations-service, banques et centres commerciaux palestiniens. « Accepter un Iran nucléaire en 2010, c’est comme accepter l’élection d’Hitler en 1933. Un Iran nucléaire, c’est comme Hitler avec l’arme nucléaire ». Il a démissionné du gouvernement en 2008 car, pour lui, les négociations de paix avec les Palestiniens « ne mènent nulle part, et le principe de la terre contre la paix est une erreur fatale ».

La situation en Israël est donc la suivante : que ce soit Benyamin Nétanyahou ou Tzipi Livni qui remportent les élections, dans moins d’une semaine, ils devront, selon toute vraisemblance, l’un et l’autre, composer avec Avigdor Lieberman pour former le gouvernement. Avec un allié empoisonné qui se montre indifférent aux accusations de racisme. Il lui suffit d’évoquer la sécurité du territoire pour semer la crainte et le désarroi  : « Israël est confronté à une double attaque terroriste, de l’intérieur et de l’extérieur. Et le terrorisme de l’intérieur est toujours plus dangereux que celui de l’extérieur ». Avigdor Lieberman ne fait pas dans les nuances : « les Arabes ont tous les droits, mais ils n’ont aucun droit sur la terre d’Israël ».

Les détracteurs d’Avigdor Lieberman disent de lui qu’il est un homme dangereux. « Quelle est la différence entre son parti et les partis fascistes en Europe ? », s’interroge l’ancien député de gauche Yossi Sarid, rencontré par la Presse Canadienne. « C’est le même message, la même technique, consistant à exploiter les mêmes peurs ». Ahmad Tibi, député arabe israélien, compare la présente situation à celle du leader d’extrême droite, Jorg Haider, qui avait intégré le gouvernement en Autriche. « Haider était un raciste opposé aux immigrés qui incitait à la xénophobie. Ici, nous avons un immigré raciste qui se bat contre des habitants natifs de cette terre. C’est une forme de racisme encore pire ».

Le débat intérieur, à l’issue de ces élections, sera impitoyable, selon la tendance du nouveau gouvernement. D’une part, les partis centristes favorables à la création d’un État palestinien. D’autre part, les partis d’extrême-droite aux tendances nationalistes et ultranationalistes qui s’opposent toujours au retrait unilatéral de Gaza par Israël, en 2005, et qui se déclarent sans nuances possibles hostiles à la création d’un État palestinien à Gaza et en Cisjordanie. Nous sommes donc face à un bloc de droite qui pourrait remporter 65 sièges, sur 120, contre le bloc de centre gauche qui ne remporterait que 53 sièges. Ce clivage traduit la profonde division des tendances en Israël et montre l’insatisfaction du peuple israélien à l’égard de leur gouvernement actuel pour avoir retiré les troupes prématurément de Gaza, sans terminer la tâche pour laquelle elles étaient assignées. Il fallait poursuivre les opérations pour en finir avec le Hamas.

L’arrivée de Barack Obama constitue, à point nommé, un prétexte pour une certaine radicalisation en Israël. Les signes de Barack Obama, depuis son investiture, donnent à penser qu’il se montrera plus critique à l’égard du « grand ami » du Moyen-Orient et qu’il pourrait durcir le ton sur la question de la colonisation, pierre d’achoppement, entre autre, d’un accord de paix. « Je déploierai tous les efforts pour parvenir le plus rapidement possible à l’instauration d’une paix durable dans la région », avait déclaré Obama à Abbas, lors de leur conversation téléphonique. Avant son investiture, Newsweek exhortait Barack Obama à se montrer très dur, plus dur que ses prédécesseurs, avec Israël afin de faire avancer la paix dans la région : « [...] the days of America’s exclusive ties to Israel may be coming to an end. Despite efforts to sound reassuring during the campaign, the new administration will have to be tough, much tougher than either Bill Clinton or George W. Bush were, if it’s serious about Arab-Israeli peacemaking ».

La nomination de Georges Mitchell agace beaucoup. Lors de sa tournée au Moyen-Orient, qui l’a conduit fin janvier en Égypte, en Israël, en Cisjordanie et en Arabie saoudite, l’émissaire du président Obama à la consolidation du fragile cessez-le-feu. Hillary Clinton insiste pour dire que les États-Unis sont disposés à œuvrer pour l’établissement d’un État palestinien « viable » en Cisjordanie et à Gaza et que George Mitchell repartirait « avant la fin du mois ».

Les Israéliens manifestent clairement qu’ils en ont assez du pouvoir en place, assez « des ratés de la seconde guerre du Liban et des multiples affaires de corruption qui ont éclaboussé plusieurs gros bonnets de Kadima, dont le Premier ministre sortant, Ehoud Olmert », rappelle à Challenges l’ancien parlementaire et chercheur, Yehouda Ben Meir. La question fondamentale que pourrait se poser l’électorat israélien, est la suivante : la Maison-Blanche se montre-t-elle moins pro-israélienne que dans le passé ? Et du côté des États-Unis, la doctrine Obama se fonderait davantage sur l’écoute que sur l’imposition de règles de conduite. Barack Obama, qui veut refonder le rôle et la réputation des États-Unis dans le monde, est conscient que la question du Moyen-Orient empoisonnera toutes ses tentatives pour redresser la nouvelle carte diplomatique. L’électorat répondra à cette question le 10 février prochain. Selon ce dernier, le pays aurait plus que jamais besoin d’une figure musclée pour tenir tête à Washington. Vouloir revenir aux frontières de 1967 est une concession de trop.

À la doctrine de deux États qui se côtoient, un État hébreu et un État palestinien, Benyamin Nétanyahou oppose celle d’une « paix économique ». Cette doctrine, aux yeux de l’électorat, a l’avantage d’éviter le partage de Jérusalem et le retour aux frontières de 1967. Le cheminement de Benyamin Nétanyahou, depuis qu’il avait sabré dans les allocations familiales, est impeccable. Il s’est rapproché du peuple, prêche la sécurité des personnes et du territoire, se refuse aux concessions avec les Arabes, durcit le ton à l’égard de la faiblesse du gouvernement centriste, et conduira Israël vers une position d’extrême-droite. Il se présente comme un leader modéré : solide, fiable.

Pour cela, Benyamin Nétanyahou pourrait changer d’avis : il manifeste maintenant sa préférence pour un gouvernement d’union nationale sous sa direction en alliance avec les travaillistes et le Kadima pour éviter d’être l’otage de l’extrême-droite. Il y a fort à parier que Nétanyahou a parfaitement saisi le message du quotidien à grand tirage, Yediot Aharonot, selon lequel un vote pour Avigdor Lieberman traduirait « une peur panique » au sein de la population face à la dégradation de la sécurité et un risque d’isolement dans le monde.


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216 réactions à cet article    


  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 7 février 2009 11:25

     Bonjour Pierre

    "Pour cela, Benyamin Nétanyahou pourrait changer d’avis : il manifeste maintenant sa préférence pour un gouvernement d’union nationale sous sa direction en alliance avec les travaillistes et le Kadima pour éviter d’être l’otage de l’extrême-droite."

    Cela signifie-t-il que l’analyse Israël, la balle au centre - La paix a une chance dans les urnes, Bibi la saisira-t-il ? est la plus pertinente ?

    "Le sens politique profond de ce phénomène est que, pour la première fois en Israël, pour gouverner et se maintenir au pouvoir dans la durée, le centre est une véritable option stratégique. De plus, il n’est pas seulement un vivier d’intentions de vote mais une formation politique mûre, un parti de gouvernement avec un bilan qui, même s’il est loin d’être glorieux, le positionne comme une alternance crédible aux yeux de pas mal d’électeurs. Une coalition stable qui ne sera ancrée ni à gauche ni à droite est donc possible. Ainsi, les projets à courte vue de la politique, des échéances électorales, motions de censure et votes de budgets, pourraient enfin se synchroniser avec les projets à long terme de la géostratégie : le règlement du conflit avec les Palestiniens et les Syriens, la consolidation de l’alliance vitale avec les Etats-Unis et l’assainissement des relations avec l’Europe et le reste du monde. Pour parler clair, les conditions politiques nécessaires pour permettre à Israël de s’attaquer sérieusement à la question des colonies de peuplement sont maintenant réunies."


    • stephanemot stephanemot 8 février 2009 10:16

      L’ensemble de l’echiquier politique Israelien a glisse vers la droite depuis l’assassinat de Rabin et c’etait l’effet recherche.

      Pas besoin d’aller jusqu’a Lieberman (a la droite de l’extreme droite) pour franchir la ligne jaune : c’est un travailliste qui a mene l’invasion de Gaza, et c’est la majorite au pouvoir qui a interdit deux partis arabes de participer aux elections
      http://blogules.blogspot.com/2009/01/de-la-justice-en-amrique-de-la.html

      La creation du Ghetto de Gaza n’a visiblement pas suffi a resoudre l’equation demographique : les faucons veulent en plus degouter les arabes israeliens et les ejecter de la nation.

      Israel est en train de definir sa propre nature au debut du IIIe millenaire et franchement, cela ressemble plus a l’Amerika de Bush-Cheney qu’a l’Amerique d’Obama.


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 7 février 2009 11:48

      Cosmic

      Merci pour le lien. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que Benyamin Nétanyahou va devoir faire un choix stratégique pour éviter le même échec qu’au cours de son premier terme à la tête du gouvernement. La donne a changé à Washington. Sous Georges W. Bush, il aurait pu s’afficher avec une droite laïque ou religieuse plus intransigeante. Cette fois-ci, gérer au centre pourrait rejoindre cette même tendance qui pointe à Washington. Je dis bien : qui pointe. Comme l’indique Gil Mihaely, les sondages créditent la troïka d’un score avoisinant les 60 % (Likoud 26 %, travaillistes 15 % et Kadima 19 %). À moins, Cosmic, que les sondages se trompent et que le bloc de droite remporte 65 sièges sur 120. Ce qui n’est pas exclu. Je peux comprendre pour l’heure que Benyamin Nétanyahou ménage ses arrières. Le Likoud, comme on peut le voir, navigue pour l’heure entre deux vagues : le centre et la droite.

      Pierre R.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 7 février 2009 11:52

        Shawford

        Il est évident que si Benyamin Nétanyahou choisit une alliance avec l’extrême-droite, cela va compliquer davantage la mission de l’émissaire au Moyen-Orient, Georges Mitchell. Il sera intéressant de voir si Barack Obama va accepter, si on prend en compte la crise intérieure à laquelle il doit faire face aux États-Unis, longtemps des relations qui pourraient lui empoisonner l’existence pendant les quatre prochaines années. Benyamin Nétanyahou voudra certainement éviter une telle perspective qui ne serait pas de nature à assurer sa propre survie au sein d’un gouvernement de coalition.

        Pierre R.


        • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 7 février 2009 13:48

          Le choix d’une alliance avec l’extrême-droite semble, cela dit, incertain, d’après la déclaration de Bibi dont vous nous avez informés, Pierre. Mais je constate avec affliction que la probabilité d’une alliance avec le centre et le centre-gauche, vecteur de paix, ne réjouirait probablement pas les détracteurs d’Israël qui ne semblent rêver que de l’accession du Russe au cœur du pouvoir afin de pouvoir continuer à déverser leur hargne avec cet argument qui, s’il disparaissait, les laisserait sans nul doute impuissants dans le désert de leurs justifications paranoïdes. Autrement dit, la faiblesse politique de Lieberman serait pour eux tout à fait regrettable, au sens où elle les obligerait une fois de plus à reconsidérer la réalité - si tant est qu’en la matière ils s’en montrent capables. J’espère quant à moi que l’option centriste l’emportera mardi.


        • sisyphe sisyphe 8 février 2009 15:26

          Mais je constate avec affliction que la probabilité d’une alliance avec le centre et le centre-gauche, vecteur de paix, ne réjouirait probablement pas les détracteurs d’Israël qui ne semblent rêver que de l’accession du Russe au cœur du pouvoir afin de pouvoir continuer à déverser leur hargne avec cet argument qui, s’il disparaissait, les laisserait sans nul doute impuissants dans le désert de leurs justifications paranoïdes

          La seule « affliction » qui touche l’impayable danseuse de moins en moins comique, c’est que les « détracteurs » d’Israel puissent continuer à « déverser leur hargne »

          Quel aveu !

          Que l’extrème-droite puisse continuer à être au pouvoir en Israel, que les arabes d’Israel soient l’objet d’un racisme de plus en plus affirmé, que la politique d’Israel vis à vis des palestiniens continue à ressembler à un génocide, que cet état soit de plus en plus fachiste, raciste, guerrier et sanglant ; ça, ne lui provoque pas la moindre « affliction » : non ; ça, ça la rendrait plutôt guillerette...
          Que Liebermann parle d’utiliser la bombe atomique contre les palestiniens, ne lui fait pas bouger un cil. 

          En revanche, que les détracteurs d’Israel conitnuent à lui reprocher son attitude guerrière et génocidaire, ça, voyez-vous, ma brave dame ça lui tire une larme...


        • sisyphe sisyphe 9 février 2009 05:35

          Cosmic dancer ou comment "l’affliction" dépasse la réalité....


        • abdelkader17 7 février 2009 13:47

          un état crée sur la terreur ne pouvait pas accoucher d’un Ghandi,Liberman n’est que le successeur de la tendances des durs qui ont toujours gouvernés Israel.
          Depuis 60 ans la violence à l’encontre des palestiniens et des peuples du moyen orient à constitué un axe de décision majeur de la politique sioniste.
          Il serait illusoire de croire en la possible émergence d’un état palestinien et ce quel que soit la tendance politique au pouvoir tant la colonisation à fait son oeuvre.
          Cette société est malade du racisme et de la violence, la récente sauvagerie à gaza comme fait unique de l’histoire des violences comtemporaines.
          Alors Livni Netanyahou Liberman aux même maux les mêmes remèdes,la fuite en avant dans la terreur qui pourrait très bientôt constitué une catastrophhe majeure dans la région.


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 7 février 2009 13:49

            C’est votre seul disque en magasin ? smiley


          • abdelkader17 7 février 2009 14:02

            @cosmic dancer
            et il est toujours d’actualité


            • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 14:03

               @ Pierre

              Bon article bien documenté et analyse équilibrée. Il n’y a plus qu’à attendre le verdict des urnes israéliennes. Espérons que les électeurs ne feront pas le choix du pire, comme les Gazaouis l’ont fait avec le Hamas et sa féroce dictature islamiste, Hamas qu’Israël a longtemps chouchouté pour contrer l’OLP. Bel exemple d’aveuglement d’une politique cynique et court-termiste. Quand à faire le choix d’un hypothétique "meilleur"… on se demande bien quel parti politique en serait le vecteur !


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 7 février 2009 15:18

                Marsu

                Une fois l’élection tenue, il reste deux possibilités : le Likoud a la majorité des députés et il est invité à former le gouvernement. Dès lors, Benyamin Nétanyahou doit faire le calcul des alliances pour pouvoir former ce gouvernement. Combien de députés sont élus au centre ? Combien de députés sont élus à droite ? L’autre hypothèse, plus improbable, Kadima remporte une majorité de sièges devant le Likoud. Il appartiendrait donc à Tzipi Livni de tenter de former le gouvernement. Ce qu’elle n’a pas réussi à faire lors de la démission d’Ehud Olmert. Serait-elle mieux avisée cette fois ?

                Voilà pourquoi certains éditorialistes et observateurs israéliens craignent par dessus cette trop grande fragmentation qui affaiblirait l’État hébreux parce qu’ingouvernable.

                Pierre R.


              • Emmanuel Aguéra LeManu 7 février 2009 20:06

                D’où le bordel, d’où les fachos.


              • miwari miwari 7 février 2009 14:08

                Après tant d’hypocrisie de cet état Israël, j’en viens a souhaité la nomination de ce russe, cela aura le mérite de montrer Israël sous son vrai visage c’est-à-dire celui d’un pays violent, raciste et génocidaire et non pas cette "démocratie" qui se pare de toutes les vertus se nourrissant de la sympathie du monde pour les vrais juifs et non pas pour ces sionistes.

                Ils courent à leurs pertes, mais ne le savent pas.


                • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 14:23

                   @ miwari

                  Il est toujours stupide et criminel de souhaiter la politique du pire.

                   

                  Lors de la création d’Israël en 1948, le total de la population palestinienne était estimé à 1 363 387 personnes.

                   Selon un recensement de 2001, le nombre total de palestiniens était estimé à 9,395,000 personnes, dont environ 3.700.000 vivant à Gaza et en Cisjordanie, ce qui signifie que la population palestinienne a été multipliée par 5 depuis 1948. Source ici

                   C’est donc un grossier mensonge que de parler de "génocide palestinien". Par contre, il parait avéré que l’armée palestinienne ait commis des crimes de guerre à Gaza, ce qui n’a rien à voir avec un génocide. Il faut savoir raison garder.

                   

                   


                • jullien 7 février 2009 14:51

                  Au marsupilami,

                  vous avez écrit "il paraît avéré que l’armée palestinienne ait commis des crimes de guerre à Gaza". Vous vouliez parler de l’armée israëlienne, je suppose ?
                  Pourriez-vous préciser ?


                • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 15:00

                   @ Julien

                  Armée israélienne, évidemment, désolé pour l’erreur, qui est manifeste puisqu’il n’existe pas d’armée palestinienne ! Merci d’avoir attiré l’attention sur cette erreur !


                • Stephan Hoebeeck Stephanesh 7 février 2009 16:20

                   @ miwari

                  Faudrait se souvenir qu’Israel possède un arsenal à faire pâlir celui de la France et de la Grande Bretagne réunie, certes plus orienté région que monde... 

                  Alors ta politique du pire vaudrait peut-être mieux que tu l’oublies surtout qu’en France tu seras bien tranquille


                • miwari miwari 7 février 2009 17:05

                  L’arsenal ne suffit pas ils faut des hommes prêt a ce sacrifier et de ce côté là Israël est bien moins lôti que les pays qui l’entoure smiley


                • Stephan Hoebeeck Stephanesh 7 février 2009 17:38

                   L’arsenal suffit

                  Concernant le sacrifice tu devrais te souvenir que pour une armée un soldat mort ou mutilé est inutile...

                  Tu confonds en outre la volonté de rester en vie et l’acceptation du risque, d’avec la volonté de mourir en essayant d’en prendre un maximum avec soi...

                  Des milliers d’israéliens ont offert leurs vies ou un bras, ou une jambe, ou un oeil pour leur pays... 

                  Tu confonds en outre une guerre limitée de la part d’Israel (Liban, Gaza...) d’avec une guerre totale...


                • miwari miwari 7 février 2009 17:52

                  C’était au temps ou Israël n’était pas gouverné (ou presque) par des sionistes, la donne a changée il suffit que les usa lâche Israël ou change de "favori" dans cette région et je ne donne pas cher de sa peau, arsenal ou pas.


                • Stephan Hoebeeck Stephanesh 7 février 2009 18:34

                   Je doute d’un lachage des USA. 

                  Ensuite Israel est un important producteur d’armement (char, fusils, missiles, etc.) Il achète à l’extérieur ses avions et ses hélicopters, en général il reçoit une licence qui lui permet de fabriquer les pièces détachées, autrement dit, même si les USA faisaient un embargo sur les pièces détachées, Israel ne verra pas son aviation bloquée comme l’iran il y a 25 ans. 

                  Tu oublies enfin qu’Israel a une industrie d’armement parmi les plus performantes du monde, les USA partiraient que le Japon et l’Inde commanderaient énormément de pièces.

                  Je ne pense pas qu’Israel domine les USA (thèse des antisémites) ou qu’Israel fasse le sale boulot des USA (thèse de Chomsky), je pense qu’il s’agit d’un partenariat raisonné... J’admets que ce partenariat est favorisé par ce que l’on appelle les chrétiens pro-sionistes, mais cela ne change rien... 

                  Maintenant tu dois aussi savoir qu’en Europe le sentiment pro-israélien est très fort, donc je ne vois pas de changements de politique dans les années à venir...

                  La seule chose c’est que les hommes politiques européens à cause de leur électorat musulman estiment qu’un situation de détente israélo-palestinien serait préférable pour l’intégration.






                • Sébastien Sébastien 7 février 2009 19:50

                  C’était au temps ou Israël n’était pas gouverné (ou presque) par des sionistes, la donne a changée

                  Commentaire ridicule qui temoigne de l’inculture de son auteur qui ne doit pas connaitre le sens du mot sioniste et de la banalisation du mot sioniste qui est utilise comme une insulte.


                • miwari miwari 7 février 2009 23:50

                  @Sebastien

                  Regarde cette vidéo ensuite vient me parler de ce que signifie le mot sionisme smiley


                • Leila Leila 8 février 2009 16:11

                  Lapsus révélateur ?


                • abdelkader17 7 février 2009 14:22

                  @cosmic dancer
                  alors on appel son maitre Netanyaou par son petit diminutif "bibi" c’est charmand pour un voyou, un malfaiteur san foi ni loi.


                  • fouadraiden fouadraiden 7 février 2009 14:26

                     les Israéliens ont de la chance , être du côté démocratique ,quel avantage, car qd bien même ils choisiraient les pires d’entre eux pour les défendre politiquement personne n’ira les assiger, les brimer voire les massacrer au motif que ses dirigeants ne sont pas les bons pour" la communauté internationale"( 25% des hommes).


                     les palestiniens jouent à un jeu pipée .qd ils choisissent le bon pour les représenter c’est le mauvais choix pour les occidentaux et qd on leur impose un mauvais pour eux c’est le bon pour le monde occidental smiley smiley


                     Un russe slave venu à 20 ans parce qu’il serait juif qui dit à moi ,sur ma terre , ce que je peux ou ne peux faire.......si avec ça vs ne devenz pas fou...qui acceptreait les conditions d’un tel jeu ?


                    • Sébastien Sébastien 7 février 2009 19:55

                      Un peu comme l’Iran et la Syrie qui pensent que Gaza est leur terre finalement. Sauf que leurs presidents n’habitent pas a Gaza. Ni meme le chef du Hamas d’ailleurs.


                    • abdelkader17 7 février 2009 14:53

                      le sionisme en tant qu’idéologie irrationnelle choisit toujours la politique du pire.


                      • abdelkader17 7 février 2009 14:56

                        le sionisme construit ses mythe et je déclare solennellement devant dieu et les hommes que je suis anti ses mythes.


                        • COLRE COLRE 7 février 2009 15:12

                          je déclare solennellement devant dieu et les hommes que je suis anti ses mythes.

                          pas besoin de l’annoncer, abdel, on sait que tu es un raciste ! comme tes petits camarades qui, eux, n’ont simplement pas le courage de l’avouer…


                        • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 15:24

                           @ Colre

                          C’est hallucinant comment tout ce petit monde se lâche sans vergogne et se vautre dans la haine. Je suis tombé sur le lien que tu as fait sur le post où mcm faisait un lien indiscutable sur certains propos de Simone Weil qui ne plaisaient pas à la propagandiste Leila, la bonne chrétienne pro-Hamas qui aime à se réfugier - se planquer - derrière les écrits d’une juive convertie au catholicisme pour mieux faire passer sa propagande... Quelle perversité dans la manipulation !


                        • COLRE COLRE 7 février 2009 15:30

                          Marsupilami,
                          C’est dingue, Marsu, j’ai souvent envie de crier ma rage devant tant de haine, de violence, de manipulations, de mensonges…Pour toute cette bande de fanatiques, c’est la guerre. Merde ! ils se croient où ?! des incultes, ils ne savent rien et ont un petit pois dans le cerveau…

                          AV est noyauté jusqu’à la gueule par ces racistes ou leurs idiots utiles de compagnons de route.


                        • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 15:45

                           @ Colre

                          Je te sens à couteaux tirés contre ces propagandistes haineux (de l’un et l’autre bord, d’ailleurs...). Pour te relaxer, va donc voir ici, il n’y a haine ni propagande mais quand même des couteaux tirés, ça te changera les idées !


                        • mcm 7 février 2009 15:50

                          COLRE, Marsu,

                          Merci de me fortifier dans mes conclusions, oui AV est noyauté par des islamistes et leurs sympathisants, je pense même à aller dénoncer quelques commentaires puants qui restent malgré les déclarations d’abus. smiley

                          A propos de Leila, l’épisode m’a bien fait rire, je me disais que c’était impossible que Leïla fasse de la pub pour une juive sans raison, BINGO ! Moi qui ne connaissait pas Simone Weil, en une heure de temps de recherche je suis tombé sur le pot au rose, Weil était si profondément antisémite, que si elle avait tenu les mêmes propos à notre époque, elle aurait eu des sanctions pénales.

                          Leila niait ce que tout le monde semblait savoir, et pire encore ce qui était certainement la cause de son admiration pour Weil. Puis pour le clou du spectacle, elle taxait mes propos d’ignobles, ce qui est à pisser de rire, puisque pour Leila, ce n’est pas l’antisémitisme qui est ignoble, mais ceux qui le dénoncent.


                        • gaiaol 7 février 2009 15:51

                          pour detruire et circoncire rapidement ce que vous prenez pour de l antisemistisme, c est a dire la detestation d une politique et non d individus pour ce qu ils sont, il suffit d oeuvrer pour que l etat d israel arrete ses massacres et declare la paix au peuple palestinien dont la souffrance est enorme.

                          alors avec nous colre et marsu ?

                          chiche !


                        • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 16:06

                           @ Gaiaol

                          Je dis et je répète que je suis pour l’existence d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et donc pour l’évacuation des colonies de peuplement juives illégitimes et illégales. Mais qui veut la paix là-bas ? Ni les uns ni les autres. C’est tragique et ces histoires territoriales sont en plus basées sur des conneries religieuses. Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse, moi qui ne suis ni juif ni arabe, ni sioniste ni islamiste, mais agnostique et humaniste, et qui ne voudrais pour rien au monde vivre dans ce coin du monde hanté par des dieux vengeurs et sanguinaires ?

                          Et que se passerait-il si cet Etat palestinien existait enfin ? Probablement très vite une guerre entre ces deux Etats puisque l’Etat palestinien serait une "entité islamiste" forcément contre "l’entité sioniste", une guerre au cours de laquelle I’armée israélienne ne prendrait plus aucun gant - déjà qu’elle n’en prend pas beaucoup. Tout ça finira mal de toutes façons, parce que la folie religieuse rend dingues les habitants de ce coin.


                        • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 16:13

                           @ mcm

                          Tu te trompes et c’est normal puisque tu dis toi-même que tu ne connais pas l’œuvre de Simone Weil. Elle n’était pas antisémite, c’était plutôt une sorte de "juive honteuse" mâtinée d’une enthousiaste souvent naïve et trop zélée de nouvelle convertie au catholicisme. Elle serait donc plutôt anti-judaïque. Si ce que tu dis de ta propre histoire sur Agoravox est vrai (à savoir que tu es un arabo-musulman converti au christianisme), tu devrais être à même de comprendre la complexité de ce genre de situation, non, vu que tu es très anti-musulman ?


                        • mcm 7 février 2009 16:59

                          Marsu,

                          C’est pas tout à fait pareil, moi, l’islam a fait un mal extrême à ma famille, et l’islam est une religion est une religion et non une ethnie ou un peuple.

                          Tandis qu’elle, aucun juif ne lui a fait du mal puisqu’ils étaient plutôt les victimes de l’époque, et en plus son aversion portait sur le peuple juif.

                          En tout cas souvenez-vous des insultes que je recevais quand je parlais de l’antisémitisme de l’éducation musulmane que j’ai reçu, alors que maintenant la plus belle démonstration de ce que je disais est directement lisible sur AV.

                          Pour finir c’est étonnant que mon témoignage ne soit pas reçu, car il fait état de ce que tous les musulmans apostats (Wafa Sultan, Ayan Hirst Ali, etc) révèlent : une haine du juif présente chez une immense majorité de musulman, pour moi au moins 70% des musulmans sont antisémites.


                        • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 17:37

                           @ mcm

                          Bah... Pour comprendre en partie la position de Simone Weil, tu devrais lire La prison juive de Jean Daniel. Elle est certes moins pire que la prison musulmane, mais elle est bien cadenassée elle aussi. Et c’est un juif qui a écrit ce bouquin, il sait de quoi il parle !

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