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Accueil du site > Actualités > International > Italie : chronique d’un séisme réfuté

Italie : chronique d’un séisme réfuté

Dans la nuit du dimanche au lundi, un terrible tremblement de terre a eu lieu dans une petite ville du centre de l’Italie. Le séisme de magnitude élevée ( 6,7 d’après l’US Géological Survey ), aurait quasi rayé la ville médiévale d’Aquila (lieu du drame) de la planète.


A l’heure qu’il est, cette petite ville des Abruzzes, située à 89 km de Rome décompte ses morts, 150 environ, fouille ses décombres à la recherche de survivants, et à déjà réparti 1500 blesés dans les hôpitaux de la région. Une vision d’horreur probable qui nous est devenue presque coutumière à nous les téléspectateurs. Des gens désespérés qui voient leur vie brisée par une catastrophe naturelle, si subitement, si collectivement, que la stupéfaction l’emporte sur le chagrin, on connaît tous. On les reconnaît donc là aussi, les survivants de l’horreur soudaine, à leurs yeux hagards, leurs oreilles devenues sourdes, leur cerveau qui ne commande plus rien... On ne peut pas ignorer la douleur qui rend leur démarche errante au milieu des débris, à ramasser ce qui à l’air si futile hors de ce contexte : un objet, une photo, la tasse dans laquelle on a bu son dernier café.

Autour c’est la désolation... Aquila, avec ses villages historiques, le mausolée du pape Célestin V, son centre-ville estudiantin n’est plus qu’un vaste champ de désolation, de dégats dont l’intensité laisse pantois les experts sismologues. Bien que située dans une zone sismique, la petite ville d’Aquila et ses alentours, n’était pas considérée suffisamment à risque pour imposer des normes protectrices aux habitations... Peut-être parce que la ville située en altitude, pas loin d’un des plus hauts sommets des Apennins, Gran Rosso, qui abrite en son coeur un des plus grands laboratoires sous-terrains de recherche sur les particules, n’aurait pas dû subir les assauts venus des profondeurs du globe, soit dans le cas d’Aquila, un épicentre sismique situé à 5 km de profondeur... Mais la réalité est là et déjà, on cherche les coupables : un séisme pareille aurait dû être prédit !

Etait-il possible de prédire le séisme et prévenir la population ?

La réponse est oui. C’était possible puisqu’un scientifique, Giampalo Guliani avait bien averti les autorités de l’imminence d’un tremblement de terre de grande ampleur : "Il y aura un tremblement de terre le 29 mars entre Aquila et le bassin de Sulmona." Si personne ne l’a écouté c’est que deux ans auparavant, il avait déjà prédit un séisme qui n’a jamais eu lieu, mais qui a obligé tout un village à passer la nuit dehors... Les experts sont formels : aucun appareil de mesure ne peut prédire ce genre de séisme plusieurs jours auparavant... Ce type est tout simplement un rigolo !

Moralité : un sismologue ne sert à rien, car s’il peut mesurer la magnitude d’un séisme en cours, il a peu de moyens pour le prédire, en revanche si sa prévision est bonne, il est considéré comme un farfelu et on ensevelit avec les cadavres le principe de précaution. C’est vrai quoi, on va pas risquer à la population de prendre froid pour rien... Tout ça est très logique pour réfuter un séisme annoncé

sources :

JT RTBF 05 03 2009 http://desourcesure.com/dss/2009/04/lhomme_qui_a_predit_le_seisme.php
vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=zw8bQU0xzf0

recherche google : www.ipnl.in2p3.fr/declais/communication/LNGS-labor... Le plus grand laboratoire souterrain pour la physique des particules dans ... Altitude du tunnel autoroutier Aquila-Teramo et du laboratoire souterrain è 950 m. Le laboratoire du Gran Sasso (LNGS) a été construit par l’INFN (Istituto...)


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32 réactions à cet article    


  • jako jako 7 avril 2009 11:39

    Merci Ramila, j’ai entendu cela ce matin à la radio ! Effarant smiley


    • Bois-Guisbert 7 avril 2009 11:57

      Etait-il possible de prédire le séisme et prévenir la population ?

      La réponse est oui. C’était possible puisqu’un scientifique, Giampalo Guliani avait bien averti les autorités de l’imminence d’un tremblement de terre de grande ampleur : "Il y aura un tremblement de terre le 29 mars entre Aquila et le bassin de Sulmona."

      Et qu’est-ce qu’on fait avec, et pour, les 150’000 personnes qui sont censées rester hors de chez elles 24 heures sur 24, plusieurs jours d’affilée (neuf entre le 29.3 et le 6.4), dans la perspective d’un séisme qui ne se produira peut-être pas ?

      C’est toujours facile, après la catastrophe, de dire "On aurait pu...", mais il n’est pas interdit de se poser quand même la question du "Comment ?"


      • pilet14 7 avril 2009 12:04

        Je prédis pour ma part qu’un séisme de forte magnitude aura lieu prochainement en région PACA... euh avec prochainement j’entend dans les 50 prochaines années !!!

        Les séismes sont par définition imprévisibles, on ne peut rien faire pour les prévoir, c’est ainsi, on connait seulement les zones à risque


      • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 13:55

        C’est clair, je suis d’accord avec vous
        Mais justement, comment et pourquoi cette prédiction qui s’est vérifiée n’a pas été prise au sérieux.
        Les sismologues pourraient aussi se pencher un peu plus sur la méthode de ce scientifique, c’est tout ce que je suggère
        En effet, non seulement il a été considéré deux fois comme un farfelu mais on l’a surtout condamné pour ses prédictions alarmistes...C’est quand même étonnant de traiter un scientifique de la sorte, surtout après une catastrophe qui a fait tellement de dégats, que les spécialistes pensent que rien n’a été fait sérieusement pour ces habitants qui vivaient dans une zone à grand risque...


      • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 13:57

        ps :message ci-dessus = réponse au post Bois Guisbert


      • Zalka Zalka 7 avril 2009 13:16

        Petite précision : si ce scientifique n’a pas été écouté, ce n’est pas juste parce qu’il avait fait sonné l’alerte pour rien auparavant, c’est aussi parce que sa méthode de détection n’est pas reconnu.

        Bref, avant de décréter en bon journaliste totalement ignorant de la sismologie que "c’est possible", il faut s’interresser à la méthode. Sans cela, jeter la pierre aux autorités est totalement idiot.

        Sans description, comment savoir si ce scientifique n’est qu’un doux rêveur ou non ? Comment savoir si sa méthode vaut quelque chose ? Qu’est ce qui fait que la détection de radon soit pertinente ? etc...


        • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 14:20

          Je ne suis pas spécialiste mais je me pose comme vous les même questions : c’est quoi cette méthode qui a su prédire un séisme pratiquement à l’endroit de son épicentre ?

          Pour ce qui est des responsabilités des autorités, je me dis qu’il valait mieux au moins prendre une précaution, sauf si on prouve qu’on ne peut pas prédire un séisme, c’est-à dire qu’on démontre que la méthode du scientifique ne l’est pas pour des raisons qu’il faudra préciser...Dans ce cas-là évidemment, c’est une sacrée intuition qu’aurait eu le bonhomme et alos, les autorités seront tout a fait excusées de ne pas avoir écouté "monsieur soleil"...

          En ce qui concerne le radon, je ne suis pas spécialiste non plus, mais en lisant qu’une structure souterraine, que souvent les habitants ignorent si proche d’eux ou dont ils ne connaissent en rien la dangerosité éventuelle, pouvait aussi subir des dégats avec un tremblement de terre, je me dit que les dégats collatéraux peuvent parfois être pire que le séisme lui-même, tant nos sous-sols doivent receler de structures dangereuses..

          Cette expérience où on mesurait la radioctivité du radon n’a été qu’une recherche ponctuelle sur 3 ans je crois, mais je ne sais pas ce qui se passe dans ce labo, bien caché dans les tréfonds de la montagne, tout au fond, c’est qu’il doit bien y avoir une raison et c’est ça qui m’interpelle...

          Maintenant c’est vrai que étant loin d’avoir des notions nécessaires à la production d’un article sur les mesures des magnitudes, je me pose des questions certainement naives ou sans intérêt, je l’admet volontier, mais j’ai eu beau chercher des infos sur cette méthode, aucun article qui en parle n’en n’a trouvé non plus, mais quand j’ai lu que le bonhomme avait déjà fait une prédiction, injustifiée celle-là, je me suis dit qu’au moins, il répétait une méthode, et qu’en sciences, souvent l’empirique l’emporte et on affine au fur et à mesure...Bref, c’était un vrai scientifique et pas un spécialiste des prédictions astrales.
          Je ne vois pas au nom de quoi, il ne faudrait pas lui accorder plus de crédit qu’aux sismologues officiels que je ne connais pas plus, mais qui n’ont rien à dire de scientifiquement nouveau...

          Voilà smiley


        • Muadib 7 avril 2009 15:04

          "Pour ce qui est des responsabilités des autorités, je me dis qu’il valait mieux au moins prendre une précaution, sauf si on prouve qu’on ne peut pas prédire un séisme, c’est-à dire qu’on démontre que la méthode du scientifique ne l’est pas pour des raisons qu’il faudra préciser..."

          Non et re-Non.

          C’est au scientifique concevant l’appareil de démontrer qu’il est basé sur des principes physiques montrant qu’il existe un lien de cause à effet entre l’émission anormal de radon et la proximité de déclenchement d’un séisme.

          Ce n’est pas à la communauté scientifique de démontrer que ce n’est pas possible.

          Et c’est bien pour cela qu’il existe des journaux scientifiques où l’on publie ses recherches suivant un canevas précis et une démarche qui l’est tout autant.

          Vous inversez les rôles en faisant appel au principe de précaution qui, dans le cas présent, mènerait à une situation absurde. ( L’évacuation répétée d’une zone indéterminée)

          Le principe de précaution ne peut pas s’appliquer dans le cas des séismes.
          Ou alors, vous évacuez l’ensemble des zones considérées comme dangereuses ( soit l’entièreté du Japon, une bonne partie de l’Italie, de la Turquie, de la Chine, de...).


          Je résume donc :

          La charge de la démonstration revient à l’inventeur, pas à la communauté scientifique.

          La communauté scientifique sera là pour éventuellement corriger la démontration ou valider la méthode si l’expérimentation confirme la théorie.

          En adoptant votre raisonnement, je retombe sur le principe bien connu de la pierre qui éloigne les éléphants :

          J’ai mis une pierre devant ma maison. Elle éloigne les éléphants. Car il n’y a pas d’éléphants près de ma maison.

          J’ai mis un appareil de mesure dans une montagne. Il prédit les séismes. Car j’ai prédit le séisme du 6 avril.

          Le raisonnement à adopter est le suivant :

          En étudiant la relation entre l’émission de Radon et la survenance des séismes, j’ai constaté une corrélation très forte qui pourrait s’expliquer par une relation de cause à effet.
          Les phénomènes physiques pouvant expliquer cette relation sont :
          Bla bla bla...
          J’ai donc construit un appareil de mesure permettant de calculer la concentration de Radon.
          En combinant plusieurs de ces appareils, on peut s’attendre à une précision de ... et à une confiance ... (de 0 à 100%) dans la prédiction des séismes.
          Cependant, ces appareils ne permettent pas ...
          Cette méthode a été appliqué pour plusieurs cas pratiques sur une durée de... dont les résultats sont...

          Avec cela, il en fait un papier universitaire, le fait publier et valider par un comité de lecture.

          Basé sur cela, il peut commencer à contacter les différentes autorités pour commercialiser son appareil.



        • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 15:10

          Vous avez définitivement raison Muadib

           smiley


        • Bois-Guisbert 7 avril 2009 15:21

          non seulement il a été considéré deux fois comme un farfelu mais on l’a surtout condamné pour ses prédictions alarmistes...

          On l’a condamné précisément parce que ses prédictions étaient alarmistes et qu’elles étaient de nature à provoquer un mouvement de panique que la suite ne justifierait (a priori, le conditionnel s’impose) pas... De plus, ce n’était pas la première fois qu’il ameutait les pouvoirs publics, l’autre fois ou les autres fois, pour rien !

          Pour ce qui est des mesures du radon, un autre spécialiste italien a expliqué hier, sur la Rai, pour quelles raisons, elles sont insuffisantes, mais je n’ai pas prêté grande attention à des explications insuffisamment vulgarisées.

          Il serait intéressant de savoir ce que font les Californiens pour tenter d’anticiper le Big One qui peut ravager San Francisco, d’un jour à l’autre, dit-on. Moi, je n’ai pas vraiment le temps de surfer...


        • Allain Jules Allain Jules 7 avril 2009 13:16

          Bonjour Ramila,

          Tout à fait en accord avec ce texte. On a toujours tendance à mépriser ceux qui prédisent certaines choses, les traitant toujours de charlatans. Pour une fois, ce sont les "connaisseurs" autoproclamés qui sont dans leurs petits souliers.

          Bien à vous !


          • Sébastien Sébastien 7 avril 2009 13:52

            Ah lucidite retrospective, quand tu nous tiens...

            C’est tellement facile apres coup de dire je l’avais predit. En plus, et vous le citez, il avait predit un tremblement de terre le 29 mars or hier nous etions le 6 avril. Il aurait donc fallu demander aux gens de rester 9 jours dehors ?


            • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 14:24

              Non, je propose qu’on lui file du fric pour continuer ses recherches et travailler dans un vrai laboratoire, plutôt que de lui cracher à la figure parce-qu’il continue, en bon scientifique à répéter une méthode

              " ce n’est pas parce-que je ne vois rien, qu’il n’y a rien"

               smiley


            • Sébastien Sébastien 7 avril 2009 14:33

              Qui lui a crache a la figure ?


            • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 15:12

              Les autorité...
              , mais Muadib nous a donnez d’excellentes infos qui expliquent pourquoi...
               smiley


            • Alake Alake 7 avril 2009 14:04

              Juste deux corrections :

              Le nom de la ville c’est L’Aquila et pas Aquila.

              Le nom de la montagne où se trouve le laboratoire est le Gran Sasso et pas le Gran Rosso.


              • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 14:26

                Merci smiley)


                pfff j’ai cru que c’était la prononciation à l’Italienne : l’Aquila, si si
                pour l’autre faute, j’ai pas d’excuse sous la main !


              • Muadib 7 avril 2009 14:14

                Il faut recadrer les choses.

                1.Il n’est pas sismologue mais ingénieur. Il a été aidé par un sismologue lors de la conception de son appareil de mesure.
                2.Son appareil de mesure est toujours en phase de test et si certaines de ses expériences se sont montrées concluantes, d’autres beaucoup moins.
                Ainsi, affirmer l’imminence d’un séisme alors qu’il va se produire dans une semaine pose certains problème de troubles à l’ordre public, d’où la plainte formulée à son encontre.
                De plus, son appareil n’est pas capable de formellement situer l’épicentre du séisme...pour l’instant.
                3.La région en question est considérée comme sismiquement active...y prédire des séismes ne relève donc pas de l’exploit. Tout comme prédire que le Brabant Wallon va subir des séismes dans les mois à venir ne l’est pas.
                4.Il n’est pas sûr que ses prédictions aient pu changer quoique ce soit à la situation et cela pour plusieurs raisons :

                - Vu le manque de précision de l’heure et de l’endroit, aucune mesure efficace n’aurait pu être prise à part l’évacuation totale d’une zone vaste et indéterminée. Je doute que les habitants aient apprécié la chose quelques jours après une première fausse alerte.

                - Le séisme s’est produit aux environs de trois heures du matin, un des pires moments vu que la concentration de personne à l’intérieur de batiments est la plus importante.

                - Les dégats importants sont avant tout dû à une décision politique d’exclure Aquila de la zone considérée comme dangereuse. D’où des batiments non préparés à des séismes de cet ampleur.



                Au final, son invention semble prometteuse et pourrait compléter l’arsenal du sismologue mais la façon dont il exploite la catastrophe actuelle me semble malsaine....surtout qu’il ne reconnait pas les problèmes de précision de sa méthode.

                Il n’est pas étonnant que les sismologues l’aient traité de charlatan lorsqu’il a prédit un séisme et qu’il ne s’est pas produit.
                Oui, il faut le rappeller.
                Lorsqu’il a prévenu les autorités, le 24 mars, il ne s’est rien produit.
                Et on ne peut demander aux autorités d’évacuer des populations pendant 1 semaine 1/2 dans l’attente d’un séisme basé sur un matériel toujours à l’essai et dont la précision et la marge d’erreur ne sont pas encore clairement formulés.

                A tout hasard, je signale aussi que cet appareil ne permet pas non plus d’évaluer la puissance du séisme.
                S’il s’appliquait au Brabant Wallon, la zone aurait du être évacuée une bonne cinquantaine de fois durant l’année qui vient de s’écouler.



                • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 14:30

                  Oh merci muadib !

                  vous pouvez me donner des liens sur l’ingénieur et sur sa méthode ?
                  Mais si des simologues l’ont aidé et que des expérinces ont été concluantes, pourquoi l’a-t-on traité comme un fou, je ne comprend pas


                • Muadib 7 avril 2009 14:37

                  Il travaille pour un centre de recherche, donc votre argument du manque de moyen soulevé plus haut semble erronné.

                  D’ailleurs, il a déjà pu produire cinq appareils de mesure qu’il a placé à différents endroits des Abruzzes.
                  Et vu la collaboration qu’il a pu obtenir avec un sismologue, son travail n’a pas été envoyé au trou.

                  Mais il faut laisser le temps au temps.

                  Son appareil ne pourra être utilisé que lorsque sa précision aura été plus clairement évalué et que le phénomène physique le justifiant aura été explicité.

                  De plus, s’il ne trouve pas de moyen pour évaluer de manière un tant soi peu précise l’intensité du séisme, son appareil sera inutile.

                  On ne fait pas sortir les gens de chez eux pour un séisme de 2 sur l’échelle de Richter.


                  Aussi, pour résumer :


                  - Ses recherches continuent, la plainte en question portent sur ses déclarations, pas sur son appareil.

                  - Il ferait mieux de fermer sa grande bouche au lieu de laisser croire qu’il a trouvé le détecteur miraculeux.


                • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 15:18

                  Votre argumentation sur le sujet est imparable
                  et vous avez été très instructif 
                  Il y aurait là matière à corriger une fausse info qui circule et à laquelle, j’ai modestement contribué
                  méa culpa
                   smiley


                • Muadib 7 avril 2009 15:25

                  Ne vous excusez pas, votre information est juste.

                  Cet appareil existe.

                  Mais le fait qu’il ne soit pas encore utilisé n’est pas anormal.

                  Toutefois, je m’étonne qu’il n’ait pas encore soumis ses théories à un comité de lecture alors que ses recherches ont commencé en 2002.
                  Je doute qu’il passerait sous silence le fait qu’il ait publié un article.

                  Je ne peux donc que lui conseiller de bétonner son dossier et d’envoyer le plus rapidement possible ses conclusions pour qu’elles soient publiées.




                • Annie 7 avril 2009 14:20

                  La question n’est pas de prédire ou non des catastrophes. Un des objectifs des nations unies à l’heure actuelle est ce que l’on appelle la réduction des risques de catastrophes, à savoir dresser la carte des aléas et évaluer les risques auxquels sont exposées certaines populations, afin de prendre les mesures préventives qui s’imposent. Le Japon par exemple où se produisent régulièrement des séismes a investi dans la prévention, qui comporte essentiellement deux volets : le premier qui est un système d’alerte précoce, pas toujours utile en cas de séismes, sauf s’il y a un risque de tsunami, ou de montée rapide des eaux, et le deuxième, ce sont des constructions adaptées aux aléas, résistantes aux séismes dans certaines régions, surélevées dans les zones inondables etc. 
                  La prévention coûte cher et n’est pas très "médiatisable". Mais elle seule peut limiter le nombre des victimes.
                  Cela dit, si le risque dans cette région de l’Italie avait été évalué comme étant faible, il est probable qu’aucune mesure préventive n’aurait été prise. Même la vie des gens a un prix.


                  • Muadib 7 avril 2009 14:39

                    Très très bonne remarque.

                    Et en l’occurence, l’Aquila a été retiré de la zone sismiquement dangereuse par un pur artifice politique.

                    Se référer pour cela à un reportage de la RTBF où l’on comparait la carte des zones établies par les scientifiques et la carte établie pour les normes à respecter par les constructions.
                    Comme par hasard, la deuxième carte évitait l’Aquila.

                    Un peu comme le nuage de Tchernobyl smiley


                  • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 15:05

                    Oui apparemmement le problème de L’Aquila, c’est qu’on a jugé à tort, semble-t-il que la ville se trouvait juste en dehors de la zone à risque...En plus, les journalistes parlaient de normes antisimiques non respectées par des entrepreneurs frauduleux, d’où l’étendue des dégats...

                    Donc on s’en sort pas, il faudra bien aux autorités des régions à risque de considérer le problème moins légèrement, sauf si on ne peut rien faire d’autre que subir une catastrophe naturelle, ce que je peux concevoir aussi...mais sans obliger les gens à dormir dehors, on peut les mettre en état de vigilance, et là, Je crois qu’une augmentation de l’activité sismique qui peut-être mesurée même sans, être prédictive, peut faire considérer qu’on est en "periode de risque"...Non ?



                  • Muadib 7 avril 2009 15:21

                    Je vous rejoins sur ce point.

                    Le fait d’être dans une zone sismique (justifié et par l’historique des séismes, et par la disposition des plaques) devrait incité à une prévention accrue tant au niveau de la construction que des comportements.

                    Il suffit de constater la manière dont le Japon gère ce problème.

                    Les comportements à adopter en cas de séisme sont appris dès le plus jeune âge ( On a beau sourire en voyant les élèves se planquer sous un banc, ça peut sauver des vies).
                    Les constructions sont conçues de manière à supporter certaines contraintes.

                    Maintenant, cela ne s’est pas fait en un jour, il a fallu des catastrophes traumatisantes pour en arriver là.
                    Et toutes les protections possibles et imaginables n’empêcheront pas un batiment de s’écrouler en cas de séisme extrêmement violent.



                  • Pierrot Pierrot 7 avril 2009 14:50

                    Mais NON, il est actuellement impossible de prévoir les seéismes.

                    Prétendre le contraire c’est faire preuve d’une grande ignorance et d’un obscurantisme.

                    Information bidonnée, bien évidemment.


                    • Voltaire Voltaire 7 avril 2009 15:50

                      Il existe de très nombreux travaux sur la prédiction des tremblements de terre. Actuellement aucun n’est fiable, mais il faut se rendre compte de la complexité du phénomène : on peut effectivement prédire avec une fourchette de probabilité un évènement sismique dans une zon donnée, mais pour que l’information soit vraiment utile, il faut pouvoir déterminer l’intensité, la profondeur et la localisation précise du séisme : les dommages peuvent en effet changer très fortement en fonction de ces paramètres (rappellons que l’échelle d’intensité des tremblements de terre est logarithmique, intensité 7, c’est 10x plus que 6 etc...). Ainsi, quelques kilomètres de différences peuvent provoquer une forte atténuation de la secousse, ou un effet dévastateur si le terrain se liquéfie (présence d’argile etc..).

                      Une activité sismique accrue, accompagnée d’un dégagement de radon, comme le mesure ce scientifique itaien, ne permet pas de déterminer avec précision le risque sismique. C’est la raison pour laquelle il a été largement réfuté : comme l’indiquent de nombreux commentaires, on ne peut pas faire évacuer toute une région à chaque alerte de ce système. La seule solution valable est un renforcement des structures des habitations dans les zones à risques, qui sont ,elles, bien connues en Europe. Il existe de très nombreuses mesures de renforcement de structures possibles, en dehors de normes plus stringentes dans les constructions neuves (collage de structures en treillis en fibres de carbone sur les piliers porteurs par exempe). On devrait plutôt s’interroger sur l’absence d’implémentation de ces mesures plutot que de polémiquer sur LE scientifique qui aurait découvert la méthode miracle...


                      • Ramila Parks ramila 7 avril 2009 16:36

                        Alors là merci à vous aussi

                        je me demandais pourquoi des chercheurs s’étaient enterrés pour mesurer l’activité du radon dans leur labo...
                        Le fait que ce labo soit un des plus développé en la matière, (paraî-t-il, j’vais pas encore me mouiller) et qu’il soit justement installé là, fait supposer que cette région est vraiment à risque

                        Ben j’en ai appris des choses aujourd’hui smiley
                        merci encore à mes contributeurs érudits sur la question


                      • Marc Bruxman 7 avril 2009 18:55


                        C’est au scientifique concevant l’appareil de démontrer qu’il est basé sur des principes physiques montrant qu’il existe un lien de cause à effet entre l’émission anormal de radon et la proximité de déclenchement d’un séisme.

                        Ce n’est pas à la communauté scientifique de démontrer que ce n’est pas possible.


                        Si les deux ! Il faut toujours tenter de réfuter une hypothése, ne serait-ce que pour en connaitre les limites ! Cela fait partie de la méthode !


                        • Muadib 7 avril 2009 23:23

                          Non.

                          On publie une théorie examiné par un comité de lecture qui accepte ou pas l’article selon certains critères.

                          Ensuite, la communauté scientifique s’en empare, la réfute si besoin est.

                          Si la Communauté scientifique devait réfuter la moindre théorie non-publié, elle perdrait un temps précieux.

                          Les journaux scientifiques, ce n’est pas fait pour les chiens.

                          Il y a une démarche à adopter qui garantit un minimum de sérieux.

                          Vous n’en voulez pas ? Alors ne vous étonnez pas qu’on vous traite de charlatan et qu’on vous poursuive pour menaces alarmistes.

                          N’inversons pas la charge de la démonstration.


                        • Dardar 7 avril 2009 21:42

                          Questions/reflexions : Durant le G20, puis pendant les cérémonies de retour de la France dans l’OTAN (dont il a d’ailleurs manqué le début), Silvio Berlusconi a été extremement occupé a repondre à son téléphone portable...ce qui a été remarqué par tous les chefs d’états présents et par la presse.
                          Est il imaginable que ces predictions de tremblement de terre soient ce qui l’occupait ?

                          Autre façon de voir la chose : que ferait un chef d’état si on lui communiquait ce genre de prévisions en lui indiquant que la probabilité qu’elles soient exactes sont fortes, mais bien entendu jamais sures...évacuer toute une region potentiellement pour rien ? prier pour que cela ne se produise finalement pas ?

                          J’avoue m’etre posé la question, et sans être paranoiaque, me la poser encore.

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