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Accueil du site > Actualités > International > Italie : Liberté de la presse de plus en plus menacée

Italie : Liberté de la presse de plus en plus menacée

En Italie la liberté de la presse est de plus en plus menacée. Pourtant il n’y a plus Berlusconi au gouvernement et Renzi avait promis d’incarner le changement, voire le bouleversement.

Cela a commencé avec des attaques dignes d’un Berlusconi vis-à-vis de l’une des dernières chaines italiennes qui hébergent encore quelques émissions courageuses d’enquête (Report, Presa Diretta) à droite et à gauche. Rai3 (la troisième chaine publique) fait de la “mafia journalistique” et “ne raconte que des conneries”. L’auteur de ces propos Vincenzo De Luca, actuel président de la région Campanie du Parti Démocrate du premier ministre Matteo Renzi, déjà condamné et “fier de mon casier judiciaire”.

Ce que aurait provoqué un tollé si ça avait été prononcé par un certain Berlusconi n’a suscité que peu de réactions. Le directeur de la troisième chaine publique Andrea Vianello s’est offusqué de ”propos inacceptables au delà des limites“. Mais à part ça aucune réaction de la part du Directeur General de la RAI Antonio Campo Dall’Orto ou de sa présidente Monica Maggioni récemment nommés à la tête de la télé publique italienne par le premier ministre Renzi (que le hasard veut, du même parti que M. De Luca) avec un salaire qui pour les deux avoisine le million d’euro par an (650,000 pour Monsieur et presque 400,000 pour Madame). L’austérité imposé aux italiens ne les touchent pas et ils se sentent peut être redevable vers le parti grâce au quel ils ont eu leur poste ? Peu importe si leurs homologues en Europe gagnent moins qu’eux (400,000 pour le PDG de France Tele et 600,000 pour celui de BBC).

On aurait pu croire que les propos de De Luca n’étaient qu’un dérapage non partagé par le Parti Démocrate (qui, en passant, est en train de faire voter une “loi bâillon” pour empêcher la publication des transcription des écoute téléphoniques suite aux innombrables scandales judiciaires qui ébranlent la classe politique italienne, mis à part le Mouvement Cinq Etoiles).

Mais la confirmation d’un certain type de rapport aux médias et d’une conception particulière de la presse est arrivé quelque jours après par le biais d’un député proche du premier ministre et membre de la commission de vigilance sur la RAI (oui, en Italie le parlement “surveille” la chaine publique en plus de nommer ses dirigeants).

Interrogé par un journaliste sur les propos de M. De Luca le député Anzaldi a avoué tranquillement que “il y a un gros problème avec la Rai3, ils n’ont pas suivi le parcours du Parti Démocrate, ils ne se sont pas aperçu que Renzi a été élu”.

Au moins c’est clair, non ?


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10 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 6 octobre 2015 15:48

    « ...pour empêcher la publication des transcription des écoute téléphoniques... »


    Vous qui donnez l’impression de bien connaître le fonctionnement très particulier de la « justice » italienne, vous devriez livrer un texte sur les affaires prétendument scandaleuses dont des écoutes ont été publiées dans des journaux, par pages entières, avant que le suspect ne soit lavé de toute accusation.

    Pour les lecteurs français, je signale que le quotidien « Il Tempo » de Rome a publié, le 2 août 2015, des révélations accablantes sur les écoutes téléphoniques et les interceptions de communications, telles que pratiquées en Italie. Leur coût a été d’un milliard et demi d’euros pour les six ans de la période 2009-2014, et elles ont été de l’ordre de 180’000’000 par année.

    Ces chiffres proviennent, pour partie, du ministère de la Justice et, pour partie, de l’Institut italien Eurispes spécialisé dans les études politiques, économiques et sociales. Les études faites permettent également de révéler qu’au cours des dix dernières années, en Italie, 30 millions de personnes ont été espionnées pour une raison ou pour une autre.

    • adambra adambra 6 octobre 2015 16:24

      @César Castique J’ai l’impression d’entendre les conneries racontés par Berlusconi quand il voulait faire ce que Renzi est en train de faire aujourd’hui pour empêcher aux juges d’intercepter les criminels. 


      Si je ne trompe pas « Il Tempo » c’est un journal qui n’a jamais cache pas se sympathies pour l’ancien premier ministre italien si bien connu par les juges.

      J’attend des sources un peu plus sérieuses que « il tempo » sur ces fameuses études


    • César Castique César Castique 6 octobre 2015 20:21

      @adambra

      « J’attend des sources un peu plus sérieuses que « il tempo » sur ces fameuses études... »


      De la part d’un supporter du torchon à Travaglio, c’est plutôt gonflé  smiley smiley smiley smiley


    • adambra adambra 6 octobre 2015 23:14

      @César Castique

      Oui j’avoue que comme Travaglio (Directeur de Il Fatto Quotidiano) j’ai le défaut de ne pas aimer les malfrats

      Le rapport de l’Eurispes (datant de 2012) confirme qu’en Italie il y a beaucoup d’illégalité et par conséquent d’interception téléphoniques mais nul part il y a l’allégation que vous avancez selon la quelle la majorité des italiens serait sous écoute. ça c’était Berlusconi qui le répétait sans cesse (et pas sans intérêt)

      Sinon c’est intéressant de voir des amateurs de la censure sur un site d’information libre tel « AGORAVOX »

    • César Castique César Castique 7 octobre 2015 00:55

      @adambra

      « l’allégation que vous avancez selon la quelle la majorité des italiens serait sous écoute. »



      Ça n’a rien d’extraordinaire, puisque dans un entretien, il faut au moins être deux ce qui fait que des gens se retrouvent écoutés sans autre raison que de s’entretenir avec une personne, elle-même sous écoute. 


      Ce système est évidemment abject, et je dois avouer que je comprends mal qu’il se trouve encore, en Italie, des individus pour tenir des propos confidentiels au téléphone...


      P.S. - J’ai naturellement remarqué que vous ne répondez rien à propos des personnes écoutées sans poursuites ultérieures et dont des propos se sont retrouvés dans des médias, par la faute de magistrats omnipotents n’ayant jamais à répondre de leurs actes, quoi qu’ils fassent.

    • docdory docdory 6 octobre 2015 18:56

      @ Adambra


      Vous dites, je vous cite : «  avec un salaire qui pour les deux avoisine le milliard d’euro par an (650,000 pour Monsieur et presque 400,000 pour Madame). » ( fin de citation )
      Euh ... 650 000 + 400 000 = 1 050 000. Un million cinquante mille euros, on est bien loin du milliard d’euros !!!

      • troletbuse troletbuse 6 octobre 2015 20:39

        Pour la France, pas besoin de loi. Tous nos journaleux savent qu’ils ne doivent réciter que le crédo de l’UMPS où PRPS aujourd’hui, sinon, c’est la porte.


        • zygzornifle zygzornifle 7 octobre 2015 07:31

          Tien ils ont un Valls aussi ?


          • zygzornifle zygzornifle 7 octobre 2015 07:36

            En France c’est le gouvernement qui fait la « liberté d’expression de la presse l’épée de Damoclès et le bourreau étant valls », comme les journaleux ne veulent pas perdre leurs avantages hé bien ils rampent y a qu’a voir RMC-BFM brouteur de socialistes ...., leurs reportages sentent le PS a des kilomètres.


            • fred.foyn Le p’tit Charles 7 octobre 2015 08:11

              Les « MERDIAS » sur toute la planète servent les puissants uniquement... !

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