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Accueil du site > Actualités > International > Jean XXIII et Hugo Chavez : une même pensée sociale

Jean XXIII et Hugo Chavez : une même pensée sociale

JEAN XXIII ET HUGO CHAVEZ

« PAIX SUR TERRE » ET « SOCIALISME DU XXIe s ».

Voilà un titre qui va en faire sursauter plus d’un. Pourtant, le rapprochement de la pensée de ces deux hommes de foi ne peut que conduire à ce rapprochement. Jean XXIII, avec son encyclique PACEM IN TERRIS (PAIX SUR TERRE), et Hugo Chavez, avec son Socialisme du XXIe s.

Il y a 50 ans, le monde et tout particulièrement l’Église eurent un PAPE dont les qualités en ont fait un PASTEUR aimé de tous.

On le connaît surtout pour avoir convoqué le Concile Vatican II, véritable fenêtre d’ouverture sur le monde, mais aussi pour son encyclique sociale, Paix sur terre, véritable testament, laissé à l’humanité peu de temps avant sa mort.

Si le monde des humbles de la terre y a vu l’expression d’une espérance pour un monde plus juste, plus vraie, plus humain et solidaire, les puissances de ce monde et les apôtres du néolibéralisme sans frontière y ont plutôt vu un document subversif, voir communiste.

Ce n’est donc pas par hasard que cette encyclique de Jean XXIII ait été ignorée, non seulement par les hommes et les femmes politiques de notre Occident chrétien, mais aussi par ses successeurs sur le siège de Rome. Benoit XVI, dans son encyclique sociale, Caritas in Veritate (Charité dans la vérité) ne fait aucune référence explicite au contenu de cette encyclique, alors qu’il se réfère amplement à celles de ses autres prédécesseurs.

Que dit donc cette encyclique pour qu’elle ait été mise sur les tablettes tant par les successeurs de Jean XXIII que par les gouvernements de notre Occident chrétien ?

JEAN XXIII : PAIX SUR TERRE

En voici les principaux extraits 

11 - Tout être humain a droit à la vie, à l'intégrité physique et aux moyens nécessaires et suffisants pour une existence décente, notamment en ce qui concerne l'alimentation, le vêtement, l'habitation, le repos, les soins médicaux, les services sociaux. Par conséquent, l'homme a droit à la sécurité en cas de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse, de chômage et chaque fois qu'il est privé de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté (8).


Droits relatifs aux valeurs morales et culturelles


12 - Tout être humain a droit au respect de sa personne, à sa bonne réputation, à la liberté dans la recherche de la vérité, dans l'expression et la diffusion de la pensée, dans la création artistique, les exigences de l'ordre moral et du bien commun étant sauvegardées ; il a droit également à une information objective.


32 - Ainsi, il ne suffit pas de reconnaître et de respecter le droit de l'homme aux moyens d'existence ; il faut s'employer, chacun selon ses forces, à les lui procurer en suffisance.


35 - Voilà pourquoi une société n'est dûment ordonnée, bienfaisante, respectueuse de la personne humaine, que si elle se fonde sur la vérité, selon l'avertissement de Saint Paul : « Rejetez donc le mensonge ; que chacun de vous dise la vérité à son prochain, car nous sommes membres les uns des autres (25). » Cela suppose que soient sincèrement reconnus les droits et les devoirs mutuels. Cette société doit, en outre, reposer sur la justice, c'est-à-dire sur le respect effectif de ces droits et sur l'accomplissement loyal de ces devoirs ; elle doit être vivifiée par l'amour, attitude d'âme qui fait éprouver à chacun, comme siens, les besoins d'autrui, lui fait partager ses propres biens et incite à un échange toujours plus intense dans le domaine des valeurs spirituelles. Cette société, enfin, doit se réaliser dans la liberté, c’est-à-dire de la façon qui convient à des êtres raisonnables, faits pour assurer la responsabilité de leurs actes.


56 – (…) citant Léon XIII : « On ne saurait en aucune façon permettre que l’autorité civile tourne au profit d'un seul ou d'un petit nombre, car elle a été instituée pour le bien commun de tous (40). » Mais des considérations de justice et d'équité dicteront parfois aux responsables de l'État une sollicitude particulière pour les membres les plus faibles du corps social, moins armés pour la défense de leurs droits et de leurs intérêts légitimes (41)


64 - II est donc indispensable que les pouvoirs publics se préoccupent de favoriser l'aménagement social parallèlement au progrès économique ; ainsi veilleront-ils à développer dans la mesure de la productivité nationale des services essentiels tels que le réseau routier, les moyens de transport et de communication, la distribution d'eau potable, l'habitat, l'assistance sanitaire, l'instruction, les conditions propices à la pratique religieuse, les loisirs. Ils s'appliqueront à organiser des systèmes d'assurances pour les cas d'événements malheureux et d'accroissement de charges familiales, de sorte qu'aucun être humain ne vienne à manquer des ressources indispensables pour mener une vie décente. Ils auront soin que les ouvriers en état de travailler trouvent un emploi proportionné à leurs capacités ; que chacun d'eux reçoive le salaire conforme à la justice et à l'équité ; que les travailleurs puissent se sentir responsables dans les entreprises ; qu'on puisse constituer opportunément des corps intermédiaires qui ajoutent à l'aisance et à la fécondité des rapports sociaux ; qu'à tous enfin les biens de la culture soient accessibles sous la forme et au niveau approprié.


65 - L'intérêt commun exige que les pouvoirs publics, en ce qui concerne les droits de la personne, exercent une double action : l'une de conciliation et de protection, l'autre de valorisation, tout en veillant soigneusement à leur judicieux équilibre. D'une part, on veillera à ce que la prédominance accordée à des individus ou à certains groupes n’installe dans la nation des situations privilégiées ; par ailleurs, le souci de sauvegarder les droits de tous ne doit pas déterminer une politique qui, par une singulière contradiction, réduirait excessivement ou rendrait impossible le plein exercice de ces mêmes droits. « Une chose demeure acquise : l’action de l'État en matière économique, si loin qu'elle porte, si profondément qu'elle atteigne les ressorts de la société, ne peut supprimer la liberté d'action des individus ; elle doit au contraire la favoriser, pourvu que soient sauvegardés les droits essentiels de chaque personne humaine (48). »

Voilà l’essentiel de la vision du pape Jean XXIII quant aux responsabilités de l’État à qui revient le pouvoir d’assurer le respect des droits des personnes et des peuples et le devoir de promouvoir le bien commun de tous et de toutes.

HUGO CHAVEZ  : LA RÉVOLUTION BOLIVARIENNE

Lorsqu’ Hugo Chavez prend le pouvoir en 1999, le pays est déjà depuis longtemps un riche producteur de pétrole qu’il expédie aux quatre coins du monde. Les ressources sont abondantes et les revenus ne manquent pas.

Les gouvernements qui se succédèrent tout au long de ces trente années ont été bénis par les Conférences épiscopales vénézuéliennes. Les églises célébraient l’amour de Dieu, la liberté des biens nantis et la compassion pour les pauvres. La paix régnait, l’argent circulait au sein des classes privilégiées et le Venezuela était devenu une terre où il faisait bon vivre pour ceux et celles qui en avaient les moyens. Pour les autres, les oubliés des médias et des gouvernements, c’était l’enfer de la pauvreté et de la misère. La paix des uns générait frustration, souffrance, humiliation des humbles et des laissés pour compte. Les soulèvements étaient réprimés avec force et les morts n’étaient plus des humains, mais des révolutionnaires, des fauteurs de trouble, des ennemis de la paix.

Le fossé des revenus

Une étude, menée en 2003 par l’Institut national de la statistique, établit la relation entre la valeur d’un panier de base nécessaire pour une famille de 5 personnes et le revenu de cette même famille. Cette approche considère comme extrêmement pauvre « " toute personne qui, avec son revenu, ne parvient pas à se procurer un panier alimentaire de base (lequel équivaut en fait à la moitié du panier de base). Le tableau qui suit donne un aperçu de la distribution de la richesse et de la pauvreté. On peut réaliser que ceux qui doivent se partager 20%, 25% et un panier complet totalisent 15 millions de personnes et ceux qui peuvent se partager 4, 5 et 6 paniers totalisent 1 700 000.


À l'aide de ces données, on constate que le groupe des personnes extrêmement pauvres est très important, alors que celui des riches est extrêmement restreint.


Il apparaît que 2,9 millions de personnes ne sont pas en mesure de satisfaire un quart de leurs besoins élémentaires (= la moitié de leurs besoins alimentaires), 7,9 millions de personnes sont extrêmement pauvres et ont à peine assez à manger. À l'autre bout du spectre, les personnes qui peuvent couvrir plus de cinq fois leurs besoins de base sont à peine plus de 300 000, sur une population totale de 25 millions d'habitants (soit 1,2 %).

CONSTITUTION DE 1999

Conscient de ces clivages entre les classes dirigeantes et oligarchiques et le peuple, Hugo Chavez passe à l’action en réalisant une de ses promesses électorales, à savoir la création d’une constituante et la rédaction d’une nouvelle constitution.

Les Constitutions précédentes avaient toutes été élaborées et votées par les classes dirigeantes et les mandarins de l’État. Dans le cas présent, ce sont les différentes composantes de la société qui participent avec l’État à sa rédaction et c’est le peuple qui lui donne le poids de son autorité en l’acceptant par la voie référendaire. Le 15 décembre 1999 le peuple dira oui et le 20 décembre de la même année elle sera promulguée comme loi fondamentale du pays.

Sur le plan du contenu, la constitution renforce la participation de la population en stipulant également, outre la démocratie représentative, la démocratie participative. Elle s'oppose au néolibéralisme et se fait la promotrice d’une économie mixte, comprenant, entre autres, le modèle coopératif et la possibilité d'autogestion. De plus, elle met particulièrement l'accent sur la mise en place d'un important volet social : soins de santé, enseignement, emploi, etc.

Sur le plan économique, le tout nouveau président déclare en février 1999 : " Notre projet ne veut pas une étatisation de l'économie, mais il n'est pas non plus néolibéral. Nous cherchons une voie moyenne, où la main invisible du marché collabore avec la main visible de l'État : autant d'État que nécessaire, autant de marché que possible. " (19 Richard Gott, Hugo Chávez and the Bolivarien Revolution, Verso, Londres, 2005, p. 175)

Dans la vision d’Hugo Chavez, LE BIEN COMMUN constitue la référence principale de l’État et l’objet central de sa responsabilité par rapport à l’ensemble de la Société. L’État est là pour assurer ce BIEN COMMUN et ordonner les interventions de l’ensemble des autres acteurs.

LE SOCIALISME DU XXIe s.

Ce socialisme n’est pas le produit d’une idéologie, mais de la mouvance d’une société qui fonde son développement sur des valeurs de justice, de vérité, de solidarité et qui fait de l’État l’outil du peuple pour assurer le Bien commun de l’ensemble de la société. La démocratie participative dont il se fait le promoteur prend forme et se développe avec la conscientisation et l’organisation des divers intervenants sociaux pour qu’ils soient impliqués dans les décisions et les orientations politiques et économiques. Il est foncièrement anticapitaliste, sans être toutefois contre l’entreprise privée qui accepte de subordonner ses intérêts individuels et mercantiles à ceux de la collectivité.

Ceux qui ramènent ce socialisme aux expériences socialistes du siècle dernier ou qui utilisent le spectre du marxisme-léninisme pour discréditer le socialisme du XXIe s. font preuve de mauvaise foi intellectuelle. C’est évidemment le cas de la Conférence épiscopale du Venezuela et des oligarchies nationales et internationales. Ils en sont encore avec l’épouvantail de la lutte contre le communisme et le marxisme pour contrer les changements de nature à modifier les relations de pouvoir ainsi que leurs privilèges.


QUE CONCLURE ?

Le rappel du 50e anniversaire de la publication de l’encyclique de Jean XXIII permet d’éclairer de façon particulière les engagements inspirés par la théologie de libération ainsi que les changements profonds amorcés par les dirigeants des pays émergents. 

À lire les extraits plus haut mentionnés de Paix sur terre, on y reconnaît les mots et les accents d’un Hugo Chavez, d’un Rafael Correa et d’un Evo Morales. Tous les trois se déclarent croyants et socialistes du XXIe s. . Tous les trois ont été soumis aux critiques de leurs épiscopats respectifs. Tous les trois sont les cibles virulentes des oligarchies et de l’Empire.

Le pensée de Jean XXII est parvenue, en dépit des silences entretenus par ses adversaires, à percer jusqu’en Amérique latine et à porter ses fruits.

De quoi faire réfléchir le nouveau secrétaire d’État du Vatican, Pietro Parolin.

Oscar Fortin

http://humanisme.blogspot.com

http://www.gauchemip.org/spip.php?article11533

http://www.gauchemip.org/spip.php?article12771

http://www.legrandsoir.info/video-vers-le-socialisme-du-xxi-siecle.html


Moyenne des avis sur cet article :  4.4/5   (20 votes)




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25 réactions à cet article    


  • howahkan Buddha 2 octobre 2013 10:56

     L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme.
    La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.

    Salut Oscar....bien sur ces mots de Victor le Hugo et qui n’était pas le Chavez sont totalement sortis de leur contexte...guerrier et destructeur
    Il y a comme un frémissement n’est il pas ?

    salutations et merci.


    • oscar fortin oscar fortin 2 octobre 2013 11:30

      Il y a effectivement comme un frémissement qui n’est pas sans faire peur aux bien nantis de nos sociétés et de nos Églises. Bonne journée à vous.


    • morice morice 2 octobre 2013 12:07

      Jean XXIII, à ma connaissance, n’organisait pas un trafic de coke.... c’est pourquoi votre comparaison est ridicule.


      • oscar fortin oscar fortin 2 octobre 2013 12:48

        Votre affirmation l’est encore davantage.


        Avec tout mon respect

      • foufouille foufouille 2 octobre 2013 13:51

        momo a pas assez de « troll » sur son narticle


      • doctorix doctorix 2 octobre 2013 18:05

        Il est marrant, Morice. Un coup il écrit des choses bien, un coup il dit n’importe quoi.

        A croire qu’il ne sait pas faire le tri.
        C’est embêtant quand on a vocation à rendre les gens moins cons.
        Tous ces présidents qui disent merde à l’oncle Sam, c’est pour moi l’espoir du monde.
        Et c’est miracle quand celui-ci ne les exécute pas, et ce fut peut-être le cas pour Chavez. En tous cas l’accusation de trafic de drogue fut une tentative d’assassinat moral, qui a pu réussir sur certains esprits partisans.. 
        Gonflé, quand même, quand on sait d’où la CIA tire ses ressources...

      • Furax Furax 2 octobre 2013 21:47

        @doctorix

        J’espère vivement que votre article :
        « Si Dieu n’existe pas, alors c’est bien imité »
        va sortir de la modération et être publié.
        Merci pour votre ouverture d’esprit, une qualité peu commune aujourd’hui !


      • doctorix doctorix 3 octobre 2013 00:36

        Ben non, ça ne sort pas.

        Comme la plupart de mes articles quand ils ne parlent pas de la pluie et du beau temps.
        Parce que ce genre-là, ça sort facile.
        Ce que je dis dérange, il faut croire.
        Mais aussi, je me suis fait quelques ennemis, avec ma langue de pute.
        J’avais demandé deux choses, qui me paraissent un minimum :
        1) pouvoir suivre le sort de ses articles quand on essaye de les publier
        2) Que les plussages et moinssages (marrant, ça : moinssage ou moins sage : moi je ne moinsse jamais, suis-je sage ?) soient nominatifs, pour traquer les spécialistes de la mise au placard.
        Je pense que si on n’obtient pas ça, qui est un minimum syndical, c’est parce que ça permet à la direction de moinsser ce qui ne lui convient pas. Ce qui est une forme de censure.
        Je me souviens d’un de mes articles, qui avait reçu 21 plus, mais aussi 22 moins. Ca doit être un record. Je l’ai su parce qu’on me l’a dit.
        Voulez-vous me servir de mouchard, quand je tente une publication ? Me dire par exemple où j’en suis pour l’article sur Dieu ? Merci, Furax.

      • oscar fortin oscar fortin 3 octobre 2013 02:03

        Je comprends que cette situation est frustrante, mais je ne vois pas son lien avec le présent article. Je ne puis que vous souhaiter bonne chance.


        Avec tout mon respect

      • doctorix doctorix 3 octobre 2013 10:46

        Oscar, je vous demande pardon : c’est vrai que ça n’a rien à voir, sauf en ce qui concerne la liberté de parole.

        J’ai beaucoup aimé votre article sur Correa et l’Equateur. Il y a donc des dirigeants qui ne sont ni corrompus ni aux ordres, dans ce monde. C’est encourageant. Malheureusement, on aurait du mal à en citer d’autres.
        Chavez, Morales, Correa, trois présidents courageux, que les dictateurs zuniens ont tout fait pour les faire disparaitre.
        Des exemples à suivre pour l’Europe. Ca n’en prend pas le chemin.
        Mais les USA auront bientôt fini de nuire. Plus de dollars, plus de venin, et morte la bête.

      • Furax Furax 3 octobre 2013 12:15

        @doctorix
        Malheureusement, je ne peux plus rien pour vous.
        J’ai approuvé votre article peu après sa présentation, le « score » était à ce moment là de deux partout. Mais, lorsqu’on a voté, on n’a plus connaissance de l’évolution des« plus sages moins sages »
        Cordialement.

        @Oscar Fortin
        Je vous prie de bien vouloir m’excuser. J’ai beaucoup apprécié votre article comme la plupart de toutes vos publications antérieures !
         smiley


      • oscar fortin oscar fortin 3 octobre 2013 12:43

        @doctorix : votre attitude me touche beaucoup et je vous remercie de m’en donner le témoignage.


        Bonne journée

      • Gabriel Gabriel 2 octobre 2013 12:13

        Les gouvernements corrompus finiront en haillons dans la rue,

        De sa juste révolte, le peuple enfin convaincu termine sa mue,

        Puissants, nababs et affameurs jusqu’alors intouchables ont chu,

        L’heure de la justice ayant sonnée, les dictateurs se sont tus…

        Merci Oscar pour cet article.


        • oscar fortin oscar fortin 2 octobre 2013 13:00

          Votre texte me rappelle cet autre texte rapporté par l’évangéliste Luc, 1,51-53 : éployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.



        • Loatse Loatse 2 octobre 2013 14:42

          Le christianisme n’est pas le socialisme.. celui ci était fondé sur le partage volontaire des biens comme il était d’usage de le pratiquer dans les premières communautés...

          l’exemple d’Ananias et Saphira est là pour en témoigner.. pour ceux qui ne connaissent pas la bible, il s’agit d’un couple qui vend un terrain et en retiennent une partie du prix puis laissent entendre qu’ils ont offert la totalité de la vente de ce bien à leur communauté...

          Certes ils sont morts (de honte, de culpabilité) mais d’avoir menti à Dieu..et donc aux hommes... Car rien ne les obligeaient à vendre ce bien...

          1 Corinthiens 13 :

          Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité (de caritas : l’amour) , cela ne me sert de rien. 13.4 La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, 13.5 elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, 13.6 elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; 13.7 elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.

          Et donc le message de l’evangile invite à un changement en profondeur de l’être qui l’amènera par empathie, amour de son prochain à donner, partager de bon gré ce qui implique qu’il supporte les inégalités tout en travaillant à donner l’exemple en aimant jusqu’à ceux qui pratiquent l’injustice...ce qui implique de ne pas les combattre..

          Vous aurez toujours des pauvres parmi vous, disait le christ...et pour cause, il connaissait la nature humaine et c’est seulement cette nature là qu’il est venu appeler à changer.. pas le système politique de son époque...

          Le reste n’est qu’une utopie qui se heurtera aux réalités que l’on retrouve aussi dans tous les régimes socialistes soit la corruption du bas en haut de la société...








          • oscar fortin oscar fortin 2 octobre 2013 17:13

            Je ne crois pas que la béatitude des « Bienheureux les persécutés pour la justice » ne soit qu’une utopie. Il en va de même pour « les bienheureux les artisans de paix » de cette paix, non pas celle que donne les puissants, mais celle fondée sur la vérité et la justice. Lorsque Jésus se définit en disant « qu’il est la voie, la vérité et la vie », il englobe tout cela et bien d’autres aspects de nos existences. Si la charité est une exigence fondamentale de la foi, elle répond avant tout à un devoir de compassion et de solidarité. Elle ne saurait se substituer à la justice qui répond à un droit des personnes et des peuples. Ce droit repose sur la loi inscrite dans la nature même des relations des uns avec les autres.


            À votre place, je nuancerais beaucoup votre dernier paragraphe. Je vous invite à aller sur un moteur de recherche et de demander les références dans la bible au mot « justice », que vous semblez placer au rang des utopies.Vous réaliserez que c’est un mot des plus employés dans l’Ancien testament et également dans le nouveau testament. Je vous invite à lire un bref article sur Isaïe prophète des temps moderne. Il est question des injustices et de la justice. De quoi nous interpeller.

            Avec tout mon respect

          • doctorix doctorix 2 octobre 2013 17:51

            Et si le pape François ressortait la bonne vieille arme de l’excommunication envers tous ceux qui, de près ou de loin, font la promotion de la guerre, qu’ils soient catholiques ou non ?

            Ca ferait quand même mauvais genre, pour un Obama, un Cameron et un Hollande d’être excommuniés...
            C’est pas bon pour la rélection, et plus d’un y réfléchirait à deux fois avant de lancer des fatwas...
            Idée un peu folle, j’en conviens.
            Mais à creuser.

            • epicure 2 octobre 2013 22:47

              Hollande excommunié ?
              houla le grand scandale pour ... les 4% de catholiques pratiquants qui votent en grande majorité à droite.
              SI hollande se plante ce sera pour des raisons purement politiques comme le fait de ne pas avoir tenu ses promesses et fait le jeu de la droite. Parce que pour rappel la majorité des électeurs de gauche sont des non croyants ou « au pire » des non pratiquants, donc qui n’ont rien à faire d’une excommunication par le vatican.


            • doctorix doctorix 3 octobre 2013 00:43

              Détrompez-vous : un excommunié ne serait jamais élu nulle part, je crois. C’est une tache sur le front quasi indélébile, et qui dépasse la religion. Et les élections se jouent à quelques pourcents. Il n’y a qu’à voir comment sarko allait chercher des caresses au Vatican...

              Mais c’était bien sur une boutade.

            • Vipère Vipère 2 octobre 2013 17:57

              Bonjour à tous

              L’excommunication !

               très drôle... smiley


              • Vipère Vipère 2 octobre 2013 18:02

                Monsieur Fortin

                Vous ne renseignez pas votre fiche « auteur » !

                est-ce volontaire ou un oubli ? smiley


                • oscar fortin oscar fortin 2 octobre 2013 18:15

                  JE PENSE QUE C’EST MAINTENANT FAIT


                  merci

                • Vipère Vipère 2 octobre 2013 18:26

                  Merci !


                • Vipère Vipère 2 octobre 2013 18:10

                  Un jour que je me promenais dans un rayon d’une jardinerie, un Monsieur regardais les mêmes fleurs que moi. et nous finissons par discuter de fleurs ! très banal.

                  Sauf, que le Monsieur, vêtu en ecclésiastique s’est cru obligé de me dire qu’il achetait ces fleurs pour décorer son église, anticipant des préjugés qui n’ont pas un seul instant, effleurés mon esprit !

                  On a le droit d’être cureton et d’aimer les fleurs !!! - :)


                  • baldis30 2 octobre 2013 22:42

                    Jean XXIII et Chavez ont oeuvré dans la même direction, l’un se soumettant à la loi chrétienne, l’autre à une autre loi plus récente !
                    Ceux qui poussent des cris d’orffraie par le rapprochement devraient se souvenir d’une phrase du général de Gaulle : « La seule querelle qui vaille est celle de l’homme » .
                    Or Jean XXIII et Chavez ont oeuvré pour l’homme ... cela a l’air d’en géner quelques uns !
                    Espérons, et il semble y avoir des prémisses que le nouveau Pape s’inscrive dans la même lignée que Jean XXIII, et pourvu qu’apparaisse en Amérique latine ou ailleurs un homme comme Chavez .

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