Les derniers développements de la guerre en Libye semblent de plus en plus sonner le glas du régime libyen qui se répand en déclarations impromptues, tels les derniers soubresauts d'une chute inéluctable.
Après quatre mois de guerre menée par l'Otan et la rébellion libyenne contre le régime du colonel Kadhafi, suite à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, Tripoli, à en croire le récent discours du colonel Kadhafi, reste toujours déterminé à lutter « jusqu'au bout » contre ce qu'il qualifie de « campagne colonialiste » et de « campagne de la haine », selon ses propos relayés par CNN.
Vendredi, le porte-parole du régime libyen, Brahim Moussa, au cours d'un point de presse impromptu, déclarait à son tour que son gouvernement défendrait coûte que coûte son pétrole. « Nous mourrons pour le pétrole. Nous tuerons quiconque s'approchera de notre pétrole : que ce soit les rebelles ou l'Otan, nous n'en avons cure ! Nous défendrons notre pétrole jusqu'à la dernière goutte de sang ! », a mis en garde, d'après CNN, Brahim Moussa.
Ces déclarations du régime libyen font suite aux développements qu'a connus la guerre en Libye, ces derniers jours, juste avant la prise de Bréga (ville aux implantations pétrochimiques) par la rébellion, et notamment suite au récent communiqué de ce dimanche du Département d'Etat américain, qui affirmait que les Etats-Unis restaient « fermes dans leur conviction que Kadhafi ne peut plus rester au pouvoir ».
Un communiqué du Département américain publié en réaction aux récentes déclarations du ministre français de la Défense, Gérard Longuet, lequel a laissé entendre, sur BFM-TV, que l'intervention française en Libye allait prendre fin dès que le gouvernement et la rébellion se mettraient « autour d'une table ». Ces propos, n'excluant pas, tout à fait, l'éventualité d'un possible maintien du guide dans l'avenir politique de la Libye, n'ont pas manqué de susciter une prompte réaction du Département d'Etat américain qui, lui, suggère l'écart pur et simple du colonel Kadhafi du champs décisionnel de la Libye.
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, devait à son tour monter au créneau pour souligner la complexité de la situation dès lors qu'on devrait désormais envisager le futur de la Libye sans kadhafi.
« La difficulté, aujourd'hui, est de savoir comment provoquer la mise à l'écart de Kadhafi de toute responsabilité politique et militaire », a précisé le chef de la diplomatie française.
La réponse de Kadhafi ne s'est pas fait pas attendre : « Je resterai avec mon peuple, avec mon arme, jusqu'à ma dernière goutte de sang. Nous sortirons vainqueurs de cette campagne injuste », a déclaré le guide, selon ses propos relayés par CNN.
Des déclarations, restées sans écho, tels les derniers soubresauts d'une chute inéluctable.
Abdoulaye Jamil Diallo

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Aie, il me semble que certains sur ce forum ne comprenne pas le second degré ! C’était (...)
21/07 20:06 - Mr MimoseIls essayent juste d’installer une base pour niquer toute l’ Afrique pour se faire (...)
21/07 01:14 - ScalpaJe souhaite que cet article qui précède soit disponible assez de temps, pour pouvoir être (...)
20/07 22:19 - ChapesJe rejoins ceux qui considèrent que le document Kadhafi... publié par Agoravox ce jour est (...)
20/07 22:06 - ChapesL’auteur doit lire les commentaires c’est déjà ça . ;-)
20/07 20:00 - slipenL’airMerde alors ! Notre auteur n’a pas réussit à battre Raconotomicon. Il fera sans doute (...)
20/07 18:31 - Proudhon
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