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Accueil du site > Actualités > International > L’Affaire Mattei - Pétrole et Pouvoir

L’Affaire Mattei - Pétrole et Pouvoir

Comprendre la guerre énergétique à travers une affaire qui illustre parfaitement les tensions politiques et économiques liées au pétrole.

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"Enrico Mattei, l'italien le plus puissant depuis Cesar"

Titre du Time Magazine en 1962

 

Tolstoi disait dans "Guerre et Paix" qu'il n'y a pas de Héros dans L'Histoire, et que l'individu (il parlait tout de même de Napoléon et du Tsar Alexandre) ne peux pas changer son cours. L'Histoire avance d'elle même, par une série de coïncidences parmi lesquels s'inscrivent les actions des grands hommes. Je suis tout à fait d'accord avec la première affirmation, toutefois, concernant le rôle que peuvent avoir certains hommes sur le cour de l'évolution historique, je suis plus mitigé : il y a des personnages qui influent grandement sur les évènements, et qui par leurs actions méritent une place particulière dans les livres. Enrico Mattei est un de ses hommes, et je vais vous raconter ici son Histoire. La vie de cet homme aurait pu avoir une influence sur le cour du XXeme et XXIeme siècle, elle s'inscrit dans le cadre de la guerre entre les 7 grandes compagnies pétrolières qui ont monopolisé le secteur énergétique pendant des décennies, et influence directement l'équilibre géopolitique mondial et le rapport de forces des 2 blocs Soviétique et Occidental.

C'est le genre d'Histoire qu'il est important de connaître pour comprendre à quel point nous vivons dans un monde régi par des enjeux politiques et économiques, et que, pour l'élite qui a le pouvoir, la morale, le bien et le mal, ne sont que des leurres servant à maintenir le peuple dans sa torpeur, dans sa société virtuel où règne un semblant d'ordre, alors que au dessus de ces sociétés règne l'anarchie, la loi du chaos, la loi du plus fort.

C'est le genre d'Histoire qu'aucun scénariste n'aurait la fantaisie d'imaginer ou l'audace de raconter. En effet comment pourrait on mélanger dans un film la CIA, les services secret Italien, le crime organisé, les différents gouvernements, le colonialisme, les pays producteur de pétrole, la révolution iranienne, et, au milieu de tout ça, un seul homme, ni blanc ni noir, ni héros ni escroc, mais qui sait où il veut aller, et qui à un projet ambitieux : rendre l'Italie indépendante au niveau énergétique.

 

Octobre 1962, 27éme jour du mois. L'avion privé Morane-Saulnier MS-760 Paris, parti de Catane pour rejoindre Milan précipite dans les campagnes de Bascapé, en Lombardi. A' son bord, Irnerio Bertuzzi, le pilote ; William Mac Hale, un journaliste américain ; et Enrico Mattei.

 

Qui est Enrico Mattei ? Il est né en 1906 à Acqualagna, petit village anonyme dans la région tout aussi anonyme des Marches, en Italie. Son père était sous-officier chez les carabiniers. Pas très doué à l'école, il est envoyé par son père dans un atelier de construction de lits métalliques, en tant qu'apprenti. C'est là qu'il entre en contact pour la première fois avec des produits chimiques, en particulier des vernis et des solvants. Il gravira les échelons jusqu'à travailler pour la Max Meyer à Milan, en tant que commercial dans les produits chimiques. L'ambition de ce self-made-man le porta à s'inscrire au parti fasciste en 1922, ce qui lui sera reproché plus tard. Successivement il sera lié, jusqu'à la fin, au courant de gauche de la Democrazia Cristiana. Durant la guerre, il participera à la résistance avec les "blancs", les résistants d'extraction catholique. Il opérera dans les Marches pour le CLN, le Comité de Libération Nationale jusqu'à devenir un des principaux représentant de l'organisation partisane. Il gravira, grâce à ses contact avec les forces industrielles et le clergé, les échelons de la résistance. Arrêté par les agents de Ia nouvellement constituée République Sociale Italienne de Mussolini (ou République de Salò) il fera de la prison avant de s'échapper avec l'aide d'un gardien. Tous les hommes qui l'accompagneront par la suite seront des amis de cette époque, des compagnons de résistance.

Une vie bien remplie déjà, pour un homme de 39 ans. Mais l'Histoire ne commence que maintenant.

 

AGIPEn 1945, l'Azienda Generale Italiana Petroli, plus connue sous l'acronyme AGIP, était une institution publique qui s'occupait de la production, du raffinage, et de la distribution de pétrole. La société pétrolière à souffert -comme toute l'Italie- de la guerre, et elle est au bord du gouffre. De plus, le secteur énergétique est à l'époque entièrement entre les mains des 7 soeurs : Esso (USA), Shell (GB), BP (GB), Mobil (USA), Chevron (USA), Gulf Oil (USA), Texaco (USA). A' l'époque on est bien au delà du lobbying, le pétrole est géopolitiquement un facteur stratégique, les 7 soeurs ont plus de pouvoir que les gouvernements. C'est pourquoi le monopole doit être défendu, même contre les petits Poucets du secteur*. Voici ce qu'écrit le secrétaire d'état américain à son ambassadeur à Rome le 22 Mars 1945 : La participation du gouvernement Italien aux affaires pétrolières créerai une position concurrentielle telle, qu'elle pourrait conduire à des tentations de recourir à des pratiques arbitraire [en langage normal : l'Italie risque de ne plus se servir chez nous], si cette situation continue cela pourrait être désavantageux pour les consommateurs italiens et nocifs pour les relations commerciales italo-americaines. La position des USA est claire. AGIP doit fermer. Le 28 avril 1945, 3 jours après la libération, Enrico Mattei est nommé commissaire liquidateur de l'AGIP. Le boulot était simple : liquider et fermer l'entreprise. Mais dès qu'il fut mis au poste, Mattei eu l'intuition du potentiel du groupe et de son importance pour le pays. Ignorant les pressions politiques (la gauche voyait dans cette entreprise étatique un héritage du fascisme, certains democristiani pro-americain étaient tout simplement contre une entité nationale pour l'exploitation du pétrole), Mattei réussit à relancer la machine, avec de la chance en trouvant des petit gisements sur le sol italien, avec une bonne communication, et des méthodes il est vrai peu conventionnelles (comme par exemple installer les canalisations de nuit, sans demander de permis aux mairie,s ou par la suite en détournant d'immense quantité d'argent à utiliser pour obtenir la faveur des partis politiques ou encore en se faisant faire des lois sur mesure). Après une éviction due aux pressions des Etat-Unis qui se rendaient compte que l'homme n'avait aucune intention de fermer la société, Mattei revins vite à son poste avec l'élection de son ami De Gasperi, fondateur de la Democrazia Cristiana, à la tête du gouvernement. En 1948 Mattei eut son premier succès d'envergure en découvrant un gisement de gaz près de Ripalta (Lombardie). Suite à d'autres découvertes dans la région, les industries Milanaises pouvaient avoir directement accès à des sources d'énergie à bas prix : le gouvernement ne pouvait plus parler de fermeture. En 1952, l'Agip se dota du fameux logo du chien à 6 pattes et devint ENI (Ente Nazionale Idrocarburi), une entité qui devait gérer toutes les politiques energétiques du pays. Mattei en fut nommé président. Pendant ce temps, de l'autre coté de l'atlantique, les peurs devenaient de plus en plus réelles et l'inquiétude de voir l'émergence d'un concurrent se concrétisait.

 

482f4a8618323_zoom.jpgLes rapports entre l'ENi et les 7 soeurs et le gouvernement américain devinrent très tendu, aussi parce que L'ENI gonflait ses chiffres et se montrait plus grosses qu'elle ne l'était en réalité. L'ENI, pour assoir sa position de 8ème grosse compagnie, essaya de rentrer dans le "Consortium pour L'Iran", le cartel des 7 soeurs crée pour faire revenir sur les marchés le pétrole iraniens après lacrise de Abadan et la déposition de Mohammad Mossadeq. En entrant dans ce cartel, l'ENi aurait eu un accès direct à des grandes quantités de pétroles qui lui manquait. Mais la requête de Mattei fut repoussé. C'est à ce moment que Mattei forgeât le célèbre surnom des "7 sorelle" aux 7 compagnies pétrolières. C'est aussi à ce moment que l'histoire prend une autre tournure : L'ENI décide de faire cavalier seul dans le monde du pétrole et de rivaliser ouvertement avec ses concurrents. C'est un moment clef, car à l'époque seul les USA et la Grande Bretagne gèrent la production de pétrole dans le monde, et l'Italie de l'époque est très instable et loin de rassurer les forces occidentales : le Parti Communiste obtient beaucoup de voix et on craint qu'elle ne sombre dans le bloc soviétique. C'est ainsi qu'une concession sera ouverte en Iran, grâce aux contact de Mattei avec le Shah de Perse Mohammad Reza Pahlavi. En Iran se jouera une guerre civile entre les révolutionnaires armées par les 7 soeurs (le pétrole iranien aurait dû finir en Grande Bretagne) et le Shah qui était sensible aux intérêts italien. C'est la première concession faite à un groupe non aligné avec les 7 soeurs : plus que de briser un tabou, c'est une révolution dans le secteur énergétique.

Mais la pression du cartel sur les pays producteurs est énorme et les portes se ferment graduellement pour L'ENI, qui est désormais un pétrolier sans pétrole.

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Mattei décide alors de fortifier sa structure jusqu'à la rendre aussi puissante qu'un état : il met de son coté l'opinion publique*, il lance un quotidien national, crée une vaste structure diplomatique avec des ambassadeurs de la société dans les 4 coins du monde, il se dote d'un réseau d'informateur, peut être a-t-il même bénéficié de la collaboration des services secrets italiens (comme les 7 soeurs ont bénéficié des services secret américains et britannique). L'ENI voyant que les principaux pays producteurs ne veulent plus traiter avec le groupe italien, décide de sélectionner ses pays fournisseurs parmi les pays plus pauvres, avec lesquels Mattei jouera la carte de la similarité des conditions de developpement par rapport à la grande puissance américaine (l'Italie était un pays relativement pauvre à l'époque, et n'était pas perçus [à tort] comme un pays colonisateur ), et la carte de la franchise et du commerce équitable. Il instaura avec ses nouveaux partenaires (la Lybie, l'Egypte, la Jordanie, l'Algérie, la Tunisie, le Liban, le Maroc ) une sorte de capitalisme éthique, en offrant aux pays producteurs des contrats beaucoup plus avantageux, et en leur laissant les droits de propriété des sols, ce qui n'avait jamais été fait auparavant. Tout ceci a une énorme influence sur la politique extérieur de l'Italie, qui en quelques années se rapproche énormément des pays du Moyen-Orient et du continent Africains en traitant avec eux comme avec des État de première catégorie. L'épicentre des intérêts italien se déplace nettement vers le sud. L'ENI suggère à son réseau de production de créer une institutions transnationale des pays producteurs de pétrole (la future OPEC ?). La situation est sans pareil en Europe, un pays est en train de se détourner du vieux continent sous influence du bloc américain. Il y a aussi une certaine gêne au niveau des représentants du gouvernement italien par rapport à l'allié américains. Mais les ministre ne peuvent rien faire : à cette époque, la politique extérieur de l'Italie c'est L'ENI, et l'ENI, c'est Mattei. L'équilibre mondiale est en train de bouger, imperceptiblement, mais bien réellement. Un nouvel intermédiaire apparaît sur la scène mondiale, l'Italie, qui est en train de fédérer les états nord africains et du moyen-orient autour d'un intérêt commun, ce qui pourrait créer un 3ème bloc sur la scène mondial, plus petit, et énergétique celui-ci, en opposition (ou complément ?) aux deux blocs militaires que sont les USA et l'Union Soviétique.

C'est le début de la confrontation ouverte avec les 7 soeurs et les Etats-Unis.

 

foto1ade.jpgC'est à ce moment qu'arrive ce qui à l'époque était considéré officiellement comme un "accident". Mattei avait déjà été victimes d'attentats manqués, d'intimidations, de menace de mort. La politique économique de Mattei, sa vision du monde, son ouverture d'esprit dans les affaires, son refus d'obéir aux règles monopolistiques et antilibérale imposé par les pays les plus puissants, tout ça combiné à la force de l'ENI qui disposait de plus de moyens de transport que l'armée italienne, lui amena beaucoup d'ennemis.

Depuis la réouverture du dossier en 1997, le crash du Morane Saulnier s'est avéré être un attentat, perpétré avec 150g d'explosif disposé dans la cabine, explosif qui se serait déclenché avec l'ouverture du train d'atterrissage.

La mort de Enrico Mattei empêcha l'ENI de continuer sa politique.

 

Hypothèse sur les mandataires :

Beaucoup de gens proche de E. Mattei furent assassiné par la suite, souvent par le crime organisé (le journaliste Mauro de Mauro, le générale Carlo Alberto Dalla Chiesa, Boris Giuliano etc.) il ne fut jamais établit si ces crimes furent des crimes de mafia ou des crimes liés à l'affaire Mattei. Toutefois certains repentis, notamment Tommaso Buscetta, déclarèrent que ces assassinats furent une "faveur" faite par la mafia sicilienne (la plus forte à l'époque) à des opérateurs étrangers.

La seule vérité que l'on connaisse aujourd'hui, c'est que beaucoup avaient intérêt à voir Enrico Mattei disparaître :

- Les 7 soeurs, pour commencer. L'arrivée de l'ENI les a forcé à revoir tous leurs contrats, le montant des pertes (ou plus précisément, des revenues non perçus) par les 7 compagnies à cause de l'ENI était supérieur au PIB d'un Etat moyen. On fait des guerres pour moins que ça.

- La CIA. La proximité traditionnelle des compagnies petrolières avec le gouvernement américains ne permet pas d'exclure le fait que la CIA aurait pu jouer un rôle dans l'affaire.Surtout parce que au delà des questions énergétiques, la politique de l'ENI risquait de modifier la "balance of Power", l'équilibre des forces géopolitiques.

- La CIA avait aussi une autre raison d'éliminer Mattei. Nous sommes en pleine guerre froide, au moment de la crise des missiles de Cuba, et Mattei avait rompu l'embargo politique de la Russie en établissant une ligne commerciale. On peut noter aussi que peu avant l'attentat, les USA avaient condamné l'attitude de l'Italie qui soit disant n'était pas loyal, et ne respectait pas ses engagements de l'Alliance Atlantique et de l'armistice. De plus, à cette époque les Etats Unis craignaient que l'Italie ne bascule dans le bloc communiste, le fait de voir le centre de gravité du pays se déplacer sensiblement vers la méditerranée n'a pas du les rassurer.

- Une autre est celle de l'OAS (Organisation Armée Secrète). Concernant l'Algérie, Mattei avait publiquement annoncé qu'il renonçait à prendre les concessions du Sahara tant que l'Algérie ne serait pas un pays indépendant, il dénonçait le fait que la France conditionnait, ou même gouvernait la gestion des ressources pétrolières Algérienne. Il mis le gouvernement américain dans une position délicate, car après une telle prise de position, les 7 soeurs devaient faire de même, et par reflet le gouvernement américain : ou pour le colonialisme et l'OAS (ce qui ne correspondait pas du tout à la politique extérieurs des USA), ou contre le colonialisme et donc contre la France. Mattei reçu de manière insolite et préoccupante une menace de l'OAS qui lui "suggérait" de ne pas soutenir le Front de Libération Nationale Algérien.

- On a aussi parlé de mouvance interne à l'Etat italien. En 1962, Enrico Mattei était LE pouvoir, il représentait un Etat dans l'Etat, ce qui forcément limitait le pouvoir des membres du gouvernements, des élus, mais aussi des autres centres de pouvoir moins institutionnelle, très présent en Italie..

Ce qui semble certains, c'est que pour l'éxécution de l'attentat, les mandataires se sont fiés à la criminalité Organisée locale, la Mafia, quand à l'identité de ces mandataires : la justice n'a pas de réponse depuis la fin de l'enquête judiciaire en 2005.

https://www.youtube.com/watch?v=enJOCigHqEw&feature=player_embedded


* Une anecdote raconté lors d'un discour en 1961 de Enrico Mattei est resté dans les mémoires :

"Il y a une vingtaine d'année j'étais un bon chasseur et je chassai souvent. J'avais deux chiens, un berger Allemand et un Setter, et à force de courir dans la vallée, de l'aube au crépuscule, les chiens étaient exténué. En retournant au gîte chez les paysans, la première chose que nous faisions c'était de donner à manger aux chiens dans une gamelle, qui aurait suffit pour 5 chiens ! Un jour j'ai vu entrer un petit chat, tout maigre, affamé, faible.Il avait très peur et s'avança tout doucement. Le chatons regarda à nouveau les chiens, fit un miaulement et posa sa patte sur le rebord de la gamelle. Le berger Allemand lui donna un coup en l'envoyant à trois ou quatre mètres, et en lui cassant la colonne vertébrale. Cet épisode m'a beaucoup marqué. Voilà, nous avons été ce petit chat ; durant les premières années..." Cette histoire à suscité une forte sympathie pour Mattei, un élan d'orgueil national et un début d'anti-americanisme qui lui ont value un soutien parmi la population.


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13 réactions à cet article    


  • UcCaBaRuCcA UcCaBaRuCcA 4 avril 2014 16:11

    PS : Lors de la première publication de cette « recherche » sur mon blog, j’ai reçu les commentaires avisés d’une personne ayant travaillé sur l’affaire Mattei (il fut chargé de retrouver les dossiers des experts français ayant « disparu » du dossier judiciaire italien...). Je vous invite à aller y jeter un œil, ces remarques sont pertinentes et mesurés, et c’est bien la première fois (en ce qui me concerne) que le sujet de l’article rattrape l’auteur.
    http://enregardantparlafenetre.over-blog.com/article-histoires-italiennes-l-affaire-mattei-54011031.html#anchorComment


    • FALCON 5 avril 2014 19:43

      Voici une autre énigme liée à l’affaire Mattei : la SNAM-ENI avait deux Paris, tous deux absents de leur base de Milan Linate le 27 octobre 1962 : le I-SNAP dans lequel Mattei a été assassiné, piloté par Bertuzzi, et le I-SNAI, parti pour une destination inconnue, piloté par Ferdinando Bignardi. Ce dernier a démissionné après la mort de son ami Bertuzzi pour devenir chef pilote de la FIAT. Le 31 décembre 1980, il fait visiter l’Afrique à son patron, Gianni Agnelli, dans le Falcon 50 de Fiat. A l’escale de Nairobi, l’équipage est logé dans l’hôtel Norfolk, qui est pulvérisé par l’explosion d’une bombe qui tuera 17 personnes, dont Bignardi ... Il était un des seuls à pourvoir expliquer ce qui s’était passé le 27 octobre 1962 ...


    • Alex Alex 4 avril 2014 17:53

      Rien de nouveau donc.

      Si je puis me permettre, voici deux conseils :

      1. Pour tout ce qui touche à l’aviation, la CIA, la mafia, la drogue, etc., il existe ici un spécialiste incontesté : interrogez-le, il vous donnera la clé de l’énigme.

      2. Faites relire vos textes par un enfant de 10 ans pour corriger les principales fautes d’orthographe, car elles compliquent sérieusement la lecture.


      • UcCaBaRuCcA UcCaBaRuCcA 4 avril 2014 18:22

        Je prends note ! j’ai encore bien du mal avec l’orthographe mais je vais faire des efforts c’est promis. Navré de ne pas pouvoir modifier le billet en question...


      • Alex Alex 4 avril 2014 18:37

        Ne vous cassez pas la tête ; il suffit d’ajouter des terminaisons qui marchent la plupart du temps.

        Mettre :
        – un « s » aux pluriels,
        – un « e » à la fin des adjectifs au féminin,
        – un « (e)nt » à la fin des verbes au pluriel.

        Le reste est sans importance car ne prêtant pas à confusion.


      • UcCaBaRuCcA UcCaBaRuCcA 4 avril 2014 19:22

        Je viens de corriger la version de mon blog, et je suis vraiment désolé pour les lecteurs, j’en viens à me demander si je ne suis pas dyslexique, les fautes sont quasiment toutes gravissimes et incompréhensibles !
        Bref, encore une foi désolé, la prochaine foi je relirai mieux.


      • volpa volpa 4 avril 2014 21:00

        Même s’il y a un soi disant spécialiste des copiés collés bien connu des agoravoxiens, j’ai bien compris votre article.

        D’autre part je connaissais cette histoire.


      • Alex Alex 4 avril 2014 21:58

        @ l’auteur

        « j’en viens à me demander si je ne suis pas dyslexique »

        Si cela peut vous rassurer, vous n’êtes pas le seul : je m’étonne parfois de l’énormité de fautes que je suis capable de commettre. On écrit en pensant à la suite, et on ne relit pas vraiment son texte car on le connaît : souvent, le début d’un mot nous suffit pour passer au suivant.
        Dans une lettre à son éditeur genèvois, Voltaire le remerciait chaleureusement d’avoir corrigé ce genre de faute « gravissime » alors qu’il avait soigneusement lu et relu son manuscrit.
        En règle générale, dans l’édition, un auteur ne corrige pas son texte : c’est le rôle du correcteur, un métier à part entière.

        Pour en revenir à Mattei, continuez à fouiner et à nous tenir informé. Mais entre le Sdece, l’OAS et la CIA, il y a beaucoup de candidats...


      • Rincevent Rincevent 5 avril 2014 01:10

        Pour ce qui serait la piste française : l’avion : http://www.aeropassion.fr/3.html premier jet d’affaire au monde était entretenu par des techniciens français qui avaient donc accès facilement à l’appareil…


        • Alex Alex 5 avril 2014 11:46

          Pas besoin de techniciens français pour ce genre de sabotage.
          Merci pour les belles photos de cet avion que j’ai très bien connu dans ma jeunesse.


        • UcCaBaRuCcA UcCaBaRuCcA 5 avril 2014 12:10

          Merci de vos commentaires. Je ne pense pas qu’il me soit possible d’indiquer un coupable dans l’affaire Mattei. Dans cet article, j’essaye de raconter l’histoire et de mettre les faits les uns derrière les autres. Mon but est de mettre en lumière les tensions extrêmes liées au pétrole et aux énergies en général. Il s’agit d’une véritable guerre.
          La seule information neuve que j’ai à apporter dans cet article ne proviens pas de moi mais des commentaires laissés par M. Parvaud (source directement liée à l’enquête) sur la version originale de l’article. Je cite :
          "
          Il est clair que des services de plusieurs pays ont coopéré à la chute de Mattei : un pour concevoir et poser la bombe, et l’Italie pour suspendre la surveillance autour de M. Mattei et pour censurer le journal télévisé de la RAI le soir de la chute de l’avion ... Le nom du coupable italien est connu de la justice italienne - il est toujours vivant, mais elle n’a pas de preuves pour l’inculper.« 
          ou encore
           »
          J’ai retiré de cette expérience un sentiment d’assassinat d’Etat : le gouvernement italien, impuissant à faire plier Mattei, s’est trouvé contraint à l’éliminer sous la pression des USA et
          surtout de la France. J’ai été très étonné de l’attitude du Bureau Enquête Accident, prêt à m’aider dans un premier temps, puis muet ensuite lorsqu’il a fallu sortir le dossier des archives, de
          même du Garde des Sceaux Jacques Toubon, qui a refusé d’aider M. Calia : qu’avaient-ils à cacher ?
          « .
          Je vous encourage à lire la totalité de ses interventions sur http://enregardantparlafenetre.over-blog.com/article-histoires-italiennes-l-affaire-mattei-54011031.html (Cliquer sur »charger plus de commentaires")


        • Rincevent Rincevent 5 avril 2014 13:51

          Trop de commanditaires potentiels, c’est vrai qu’on ne saura probablement jamais qui exactement.

          Il reste ce film inoubliable de Francesco Rosi, Palme d’Or en 1971. D’après Wiki, la Paramount aurait racheté les droits et depuis, il n’y aurait jamais eu de versions VHS ou DVD disponibles (je viens de faire une recherche rapide, effectivement rien trouvé).


          • FALCON 24 mai 2014 09:40

            En effet, ce film n’a jamais été commercialisé en France, bien qu’il soit passé quelquefois à la télévision. Il est maintenant disponible sur YouTube. La raison est sans doute qu’il contient à la fin une interview de Philippe Thyraud de Vosjoli, ancien chef du SDECE aux Etats-Unis, qui explique que se sont les services français qui ont placé la bombe à bord de l’avion de Mattei ...

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