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Accueil du site > Actualités > International > L’Afrique comme un espoir pour résoudre la crise du riz

L’Afrique comme un espoir pour résoudre la crise du riz

Le prix du riz a considérablement augmenté ces dernières semaines faisant craindre un possible manque de riz sur le marché mondial.

En une semaine, le prix du riz thaïlandais à l’export a augmenté de 90 dollars en passant la barre symbolique des 1 000 dollars la tonne. Ces événements font se précipiter les consommateurs chez les détaillants pour acheter des sacs de riz tant que la précieuse céréale est encore accessible.

Faut-il le rappeler, le riz est la base de l’alimentation pour plus de 3 milliards d’hommes. Le plus gros exportateur mondial de riz, la Thaïlande, vient de réduire sa quantité à l’export préférant préserver ses stocks pour sa population. A l’inverse, le premier importateur mondial de riz, les Philippines, paye le double du prix habituel pour pouvoir faire face à la pénurie qui se prépare. L’Inde, envisage à son tour de ne plus exporter son riz Basmati, objet d’un véritable culte au pays de Gandhi et générateur de 600 millions de dollars de bénéfices par an.

Comment expliquer un tel phénomène ? Dans le nord-est de la Thaïlande, les jeunes s’exilent de plus en plus en ville, délaissant les rizières. A titre d’exemple, les petits producteurs ont beaucoup de mal à joindre les deux bouts en ce début de XXIe siècle, le prix du riz était plus bas en 2004 qu’en 1958.

Cette crise rizicole avait été prédite par le centre du riz pour l’Afrique (l’Adrao) il y a au moins deux ans déjà. Ce continent va de manière sûre vers de grandes difficultés d’approvisionnement. L’Afrique, qui représente 13 % de la population mondiale absorbe 32 % des importations mondiales et connaît un taux de croissance de sa consommation d’environ 4,5 % par an. Si l’on considère que ces stocks mondiaux diminuent constamment depuis vingt-cinq ans et que la moitié de la réserve mondiale se trouve en Chine qui, elle-même a perdu en dix ans 4 millions d’hectares de rizières, il faut redouter que le phénomène ne cesse de s’accroître. Si la Chine vient, dans les années à venir, à importer environ 10 % de ses besoins en riz, cela représentera la totalité de la part africaine actuelle (soit 35 % de la consommation mondiale de riz).

La solution pourrait donc venir de l’Afrique qui est un continent où les zones urbaines sont peu nombreuses au contraire de l’Asie qui tente péniblement de maintenir ses rizicultures et de résister à l’urbanisation galopante. L’Afrique est un réservoir de terres vierges et de ressources hydriques peu utilisées. De plus, les pays tels que le Sénégal, le Mali ou le Niger sont déjà compétitifs par rapport à la production vietnamienne et thaïlandaise.

Si ce continent, qui est conscient des enjeux, parvient à engager des actions concrètes à moyens termes (avec l’aide de la communauté internationale) pour agir sur son devenir, il se pourrait alors qu’il ne soit plus l’otage des cours mondiaux et mieux encore qu’il devienne un partenaire incontournable dans l’exportation de riz.

LeyLo


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3 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 14 avril 2008 11:49

    L’Afrique, grenier à riz du monde ?permettez-moi d’être sceptique, vu les problèmes céréaliers qu’elle connaît déjà par la destructuration des cultures vivrières , incitée par le FMI, et les problèmes d’approvisionnement en eau, dont les rizicultures sont gourmandes...Et cela ne pourrait compenser les énormes besoins de l’Asie :

     

    La hausse du prix du riz destabilise l’Asie :
    "... Le prix du riz, qui constitue un des composants de base du régime alimentaire de près de la moitié de la population mondiale, a presque doublé sur les marchés internationaux au cours des trois derniers mois. Le budget de millions de pauvres Asiatiques s’en est trouvé amputé d’autant tandis que grandissent les craintes de désordres civils...Différents facteurs contribuent à alimenter la hausse rapide des prix du riz. L’élévation du niveau de vie en Inde et en Chine s’est accompagnée d’une hausse de la demande. Dans le même temps, la sécheresse et d’autres problèmes climatiques ont réduit la production en Australie et ailleurs. De nombreux fermiers se tournent vers des productions plus rentables et réduisent les superficies agricoles affectées à la production de céréales. Urbanisation et industrialisation ont enfin réduit la quantité de terre consacrée à la riziculture..."

    Menace de crise dans le secteur rizicole en Asie
    "Le riz est vital pour l’Asie. Plus de 90 pour cent de la production mondiale de riz - actuellement quelque 520 millions de tonnes - y sont produits, couvrant plus du tiers des besoins en calories des 3,1 milliards d’habitants de la région. La population de l’Asie augmentant de quelque 56 millions de personnes par an, la demande intérieure de riz devrait atteindre 770 millions de tonnes d’ici à 2025.Comment fera-t-on pour satisfaire cette demande : c’est la question qui préoccupe de plus en plus les spécialistes du riz et les décideurs. Si les tendances actuelles persistent, dans vingt ans, la majorité des pays ne seront plus autonomes en ce produit et le bol de riz légendaire de l’Asie sera de plus en plus rempli par des céréales importées.A la dernière session de la Commission internationale du riz, tenue au Caire ce mois-ci, des spécialistes du riz sensés ont taxé les défis à relever d’"époustouflants" et même d’"effrayants". Pour satisfaire la demande de riz au cours des trente prochaines années, le plafond des rendements de riz irrigué en Asie devra passer de son niveau de quelque 10 tonnes par hectare de la fin des années 80 à 13 tonnes environ par hectare, tandis que les rendements moyens devront atteindre environ 6 tonnes/ha, soit près de deux fois le niveau actuel. Et il faudra y parvenir avec moins de terre, moins d’eau, moins de main-d’oeuvre et moins de produits chimiques, en particulier de pesticides..."

    Industrie-du-riz-en-crise

    La flambée des prix du riz inquiète les pays de la région

    Du riz sous haute surveillance


    • tvargentine.com lerma 14 avril 2008 11:55

      Article classique d’une bobo qui doit faire du vélib à la Réunion (comme fonctionnaire ?) et qui mange BIO

      Franchement vous n’avez toujours pas compris que les informations données sur les matières premières sont du même autres que celles durant la bulle internet SPECULATION

      Tout le reste n’est que du bidon

       

       


      • TSS 14 avril 2008 20:34

        un groupe de musiciens touaregs est allé jouer de la musique traditionnelle à la nouvelle orleans et la plupart des bluesmans sont tombés d’accord sur le fait que cette musique est le fondement du blues  !

        le groupe s’appelle "Tinariwen"

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