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Accueil du site > Actualités > International > L’alliance des totalitarismes reste impensée en France et chez les (...)

L’alliance des totalitarismes reste impensée en France et chez les démocrates américains

Lorsque le militarisme japonais, le national-socialisme allemand, le fascisme italien firent alliance (avec la bienveillance du franquisme espagnol et du pseudo neutralisme salazarisme portugais) le 27 septembre 1940, qui pouvait dire que « la » cause de cet axe était essentiellement à trouver dans les politiques étrangères américaines, françaises, anglaises, sans faire sourire ?

Pourtant des intellectuels et écrivains formés aux écoles léniniste, antisémites (et anti-Anglo-Saxons par nature) le firent et trouvèrent comme cause essentielle du nazisme le Traité de Versailles (Jean-Marie Le Pen avance lui aussi cet argument), tout en plaçant l’existence du totalitarisme fasciste italien et militariste japonais sur le dos bien large du capitalisme (ancienne définition du vocable "mondialisation -néo-libérale"-)...

Mieux encore, la cause de l’extermination des juifs d’Allemagne et d’Europe devrait être mise sur le compte exclusif de la "modernité", (par exemple Adorno à propos d’Auschwitz, puis dans les années 1970-1980, Deleuze, Lyotard... et il y a quelque temps, Zygmunt Bauman défendu par Nicole Lapierre dans Le Monde -2002-, puis par Jean-Baptiste Marongiu dans Libération (2004), voir sur ces auteurs mon livre La philosophie cannibale, pp. 19, 41), et non pas comme étant d’abord la résultante du nationalisme allemand basé sur la supériorité de la langue (le Fichte du Discours à la Nation allemande), et de la race germanique, les racines de ces deux ensembles étant plongées dans le supposé fond indo-européen.

Il n’est donc pas étonnant que soixante ans plus tard, du fait également de la prégnance croissante sur la vaste classe moyenne mondialisée des idéologies tiersmondistes et communautaristes (ces deux mamelles de l’anti-prospérité ou comment le développement humain a été capté par les Etats et les mafias affairistes et politico-religieuses par peur de voir "tomber " l’individu au mains des "multinationales", phénomène que la droite conservatrice a bien alimenté puisqu’elle lui a donné du grain à moudre en flattant les pouvoirs en place au lieu d’inciter à ladite bonne gouvernance comme l’on s’en gargarise aujourd’hui..), il n’est guère surprenant donc d’observer que l’émergence du totalitarisme islamiste dans ses versions national-arabiste et shiite, d’une part, d’autre part, que la persistance du communisme nord-coréen, castriste, mungabeiste, et le néopopulisme façon Chavez, soient toutes deux bien moins analysées dans leurs causes singulières, et plutôt perçues comme conséquences locales de "l’unilatéralisme occidental "pour rester soft, du busho-sionisme dans la version hard ; (alors que, par exemple, la structure quasi seigneuriale de la propriété terrienne sud américaine -propriété latifundiaire- et la construction oligarchique des Etats sont, en partie, responsables des disparités propres à l’Amérique latine, au lieu d’y voir la patte "du" capitalisme, en général, "gringos" en particulier...).

Le fait que certaines de ces dictatures et régimes populistes s’allient (L’Iran et la Syrie dernièrement), plus ou moins implicitement, tout en s’échangeant des armes de destruction massive (Iran-Corée du Nord ; Syrie-Irak du temps de Saddam), ou en s’épaulant économiquement (Vénézuéla—Zimbabwe-Cuba-Bolivie) sera d’ailleurs perçu avec bienveillance par tous les partisans de la version hard...

Observons par exemple un reportage réalisé ces temps-ci sur l’Irak (puis, très brièvement deux propos sur le Hamas...).

Ainsi dans Le Monde daté du 6 juillet, lorsqu’un Patrice Claude fait un reportage sur l’Irak intitulé " Les émirats de Bagdad", le propos semble s’axer uniquement sur la disparition des signes et mouvements qui pouvaient symboliser la liberté d’être dans sa trame née en Europe, comme l’alcool, les joueurs de tennis, les femmes sans voile, effacement dû à la prégnance islamiste que ce prisme par contre n’étudiera guère puisqu’il s’agira moins pour lui d’en chercher les causes que de s’en servir d’illustration majeure pour une critique larvée de l’intervention anglo-américaine et de leurs alliés ; comme si la multiplication des faits, significatifs, devait plutôt prouver que cette intervention avait fait basculer en trois ans un régime dit "laïque" en un émiettement ("émirats" dit le titre) islamiste, et ceci au plus profond des gestes dans le mouvement des travaux et des jours. Autrement dit, pour se venger en quelque sorte de la présence étrangère, les hédonistes de la veille sont devenus le lendemain des intégristes maudissant jusqu’à la Coupe du monde de football... Une relation de cause à effet pour le moins inédite. Il y aurait donc un "avant" somme toute assez vivable et un "après" impossible, la transformation et les conditions de celle-ci étant à chercher du côté de l’intervention anglo-américaine et de ses exactions... Mais que se passait-il vraiment "avant" Saddam ? Il n’y avait pas d’islamistes ? Pas de mafias ? Pas de disparitions ? De massacres ? Peut-être, mais au moins Saddam "les" maintenait-il à distance... Entend-on ici et là... Le fait que de plus en plus, Saddam donnait des gages à l’islamisme (sunnite), tout en se référant à la phraséologie de son histoire guerrière (Saladin), finançait les kamikazes palestiniens, cherchait à se réarmer (d’où l’existence d’un embargo onuséen) a été sous-estimé parce que l’a priori de départ, à savoir l’existence d’une opposition de nature entre nationalisme arabe et islamisme, empêchait d’en évaluer la réalité : celle qui souligne pourtant que cette prétendue différence est plutôt de l’ordre du degré, et qu’il s’agit en fait de concurrence politique (deux crocodiles ne peuvent pas vivre dans le même marigot) et non pas de divergence fondamentale sur la nécessité de retrouver l’Age d’or et de l’imposer à nouveau.

L’Egyptien Gamal Abdel Nasser, le leader incontesté du nationalisme arabe des années 1950-1960, pouvait-il avancer ceci concernant l’islam : « [...] Nous n’avons jamais dit [...] que nous avions renié notre religion. Nous avons déclaré que notre religion était une religion socialiste et que l’islam, au Moyen Age, a réussi la première expérience socialiste dans le monde » , tout en ajoutant que « Muhammad fut l’imam du socialisme » (12 novembre 1964 in Paul Balta, L’islam, Marabout /Le Monde Éditions, 1995, p. 116) .

Une telle continuité « socialiste » doit alors être pensée non pas, bien entendu, dans les termes du socialisme européen (il en est de même du nationalisme), mais plutôt comme une institutionnalisation coranique modernisée ; c’est-à-dire telle qu’elle englobe toujours le politique, l’économique, la culture, les mœurs, c’est-à-dire, en bref, plus ou moins, la Charia ; l’islam est par exemple religion d’Etat dans la plupart des pays dits arabes à l’exception de la Tunisie ; tout en admettant la concession de quelques retouches formelles d’ailleurs critiquées par l’islamisme : le président de la République n’est pas officiellement Calife, c’est-à-dire Commandeur des croyants. Mais l’on attribue de toute façon à l’ensemble de cette construction l’idée d’une supériorité théologique et politique définitive. Michel Aflak, fondateur (chrétien) du parti dit « laïque », Baath , ne disait-il pas que « le souffle du Prophète animera toujours le nationalisme arabe » ? ( Ibid., Balta, p. 115).

Certes, de nos jours, Leila Shahid, l’une des responsables de l’OLP, ne porte (toujours) pas le voile, et il faut naturellement se garder d’une assimilation totale du nationalisme et de l’islam. Néanmoins, remarquons que le parti Baath syrien actuel fait cause commune avec le Hamas et le Hezbollah, tandis que le nationalisme palestinien, supposé lui aussi laïque, fait non seulement référence à Jérusalem en tant que troisième ville sainte de l’islam, mais la revendique comme capitale, en son entier. La revendication de Jérusalem est un exemple décisif de ce lien entre nationalisme arabe et islamisme. Or, comme l’explique si bien Emmanuel Servan dans son livre célèbre, Mythes politiques arabes (Paris, Fayard, 1995, chapitre II, p.67 et suivantes), Jérusalem ne devint une référence aux yeux des musulmans que tardivement, c’est-à-dire au fur et à mesure qu’ils s’aperçurent de son importance aux yeux des chrétiens et des juifs...

S’agissant du Hamas, qu’il s’agisse d’un Sylvain Cypel dans le même journal (chat du 5 juillet, intitulé "Israël-Hamas : l’épreuve de force" ), ou d’un Pierre Beylau (dans Le Point du 6 juillet), à chaque fois, ce mouvement est vu de haut, conçu comme "produit" de l’intransigeance israélienne, des circonstances, jamais comme illustration en bonne et due forme d’un mouvement historique aux racines théo-politiques profondes et encore impensées dont les similitudes avec le militarisme japonais et le national-socialisme sont non seulement réelles, mais également effectives depuis les années 1930. Voilà un vrai ethno-centrisme pourtant. Le fondement religieux de la revendication politique du Hamas est certes perçu (par exemple Beylau), mais plutôt comme habillage idéologique de circonstances issu d’une "humiliation" aux racines multiformes, (dont la corruption de l’Autorité palestinienne), mais jamais comme expression politique d’un fondement métaphysique majeur qui sacralise sa revendication sur un texte non négociable : le Coran.

Ces deux journalistes ne sont pas les seuls. Ainsi le CRIF note dans sa dernière lettre électronique du 6 juillet que selon L’Express, "l’opération militaire lancée par Israël" ne ferait que "renforcer les jusqu’auboutistes de tout bord", tandis que Le Point (encore lui) indiquerait que "cette opération militaire israélienne" aurait "remis « en piste un activiste exilé à Damas », Khaled Meshaal", alors qu’un Alexandre Adler avait bien souligné dans un récent éditorial sur France Culture (4 juillet) que celui-ci tirait plutôt les ficelles, depuis longtemps, et ceci pour le compte de l’alliance syrano-iranienne qui, elle, a fait tout son possible pour torpiller le plan référendaire de Abbas, comme le soulignait Le Canard enchaîné (daté du 5 juillet).

On le voit, qu’il s’agisse de l’Irak, du Hamas, voire de l’Afghanistan, d’une part, de la congruence des totalitarismes d’autre part, l’insuffisance d’analyse est patente en France, (mais aussi dans le camp démocrate américain), sur les racines totalitaires légitimées religieusement ou historiquement par le nationalisme arabe et son frère ennemi islamiste, légitimées idéologiquement d’autre part par les communismes asiatiques africains et sud-américains, ayant tous en ligne de mire le régime démocratique, même s’ils s’appuient sur une part de vérité, à savoir les phénomènes de puissance, à la fois inhérents à l’histoire du genre humain,et spécifiques à un pays ou à un système, alors que le régime démocratique s’avère le seul à même sinon d’y remédier, du moins de tendre vers une amélioration de plus en plus patente, bien que cela bloque encore à l’OMC et ailleurs dans l’organisation plus équilibrée des échanges mondiaux et des tissus socio-économique à l’ère techno-urbaine de plus en plus animée, de plus en plus intelligente....

En tout cas, les conséquences pratiques d’une telle insuffisance analytique sur les causes spécifiques des totalitarismes se font cruellement ressentir, par exemple, in fine, dans la manière dont l’actuel président algérien incite à faire croire que l’actuelle gabegie dans laquelle lui et ses frères d’armes ont mis ce pays depuis maintenant quarante-quatre ans serait l’exacte conséquence de la présence française à cette époque, triste mensonge qui est pourtant pris pour argent comptant par ces jeunes endoctrinés s’enroulant dans le drapeau algérien avant de se heurter aux CRS les soirs de victoire de l’équipe de France de football, croyant sans doute que c’est là aussi "à cause de" la France que l’Algérie, depuis quarante-quatre ans, n’a pas été à même de construire une infrastructure sportive digne de ce nom...

Tout est lié, sur ce point en tout cas : en sous-estimant la nature profondément islamiste, raciste, du nationalisme arabe (que celui-ci voulait justement habiller autrement en réalité) et en véhiculant un déni historique sur les origines profondes du manque de développement en Algérie, les responsables politiques et médiatiques en France ne font qu’empirer la crise identitaire et activer la réplique d’un hyper 22 avril en préparation... malgré le dopant footballistique actuel qui nous fait voir des éléphant(e)s roses....et des gargouilles au panache blanc (mais n’est pas Henri IV qui veut...).


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191 réactions à cet article    


  • (---.---.59.170) 7 juillet 2006 13:35

    « avec la bienveillance du franquisme espagnol »

    Pas vraiment, vu qu’il était allié aux Anglais..


    • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 7 juillet 2006 14:40

      à L’Axe...pas aux Anglais...


    • Adolphos (---.---.59.170) 8 juillet 2006 07:12

      « à L’Axe...pas aux Anglais... »

      Bein non, je viens justement de dire le contraire.

      Franco avait fait un accord avec les anglais, c’est pour cela qu’il n’a jamais rien donné à Hitler, qui à faillit d’ailleur lui déclarer la guerre. C’est une des raisons majeur de la défaite allemande..


    • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 8 juillet 2006 11:19

      je ne savais pas... Je vais vérifier la chose...


    • Adolphos (---.---.59.170) 9 juillet 2006 12:17

      Bein, ca pas été crié sur tout les tois, hein ! En échange, les Alliés n’ont pas envahi l’espagne..


    • Malatchi (---.---.134.100) 7 juillet 2006 13:40

      Excellent article, très pénétrant, analyse fouillée.

      Pour combattre le totalitarisme, il faut évidemment commencer par le connaître.


      • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 7 juillet 2006 15:15

        Merci Malatchi !

        commentaire très encourageant...pour poursuivre en effet la connaissance du phénomène...


      • renaud (---.---.18.63) 7 juillet 2006 14:20

        Certes, les totalitarismes ont une dynamique propre, et cet article a raison de le rappeller.

        Cependant, et sans tomber dans le « victimisme » et les analyses faciles de cause à effet, le poids des interactions, des circonstances, des hommes et des hasards historiques n’est pas à négliger.

        Oui, le traité de Versailles est probablement l’un des facteurs qui a permis au nationalisme allemand de se cristalliser dans le national-socialisme.

        Le refus du compromis et du dialogue (bon, à Munich, c’était trop tard bien sûr...) facilite souvent l’élimination des modérés de chaque camp et l’émergence du conflit à outrance.


        • Daniel Milan (---.---.168.180) 7 juillet 2006 14:45

          Tous les totalitarismes passés se sont fondés dans un SEUL, le TOTALITARISME SIONISTE, c’est le pire. Il veut nous dicter ce que nous devons penser et faire et ne pas penser. Qui peut avoir des droits et qui ne doit pas en avoir. Qui peut être torturé en toute impunité !Qui a le droit de vivre et qui n’a pas le droit de vivre.


          • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 7 juillet 2006 15:13

            Cela pue l’antisémite...

            Critiquer le sionisme est une chose, dire que « c’est le pire » c’est se dévoiler évidemment... ou se voiler... c’est selon... En tout cas c’est évidemment jouer au « troll » comme on dit sur Agoravox...

            Bonjour chez vous N°1...


          • Daniel Milan (---.---.168.180) 7 juillet 2006 15:43

            Oui, je sais troll est le nouveau qualificatif utilisé... par les vrais trolls..pour tenter de discréditer les opinions qui dérangent.. Désormais, être contre la politique génocidaire d’Israël et dénoncer le racisme sioniste, c’est être un troll « antisémite » ou « nazislamiste », ou encore être un « islamo-gauchiste », « pro-terroriste. Quand je dis que le sionisme est le pire des racisme, c’est parce qu’il est idélogique et puise sa source dans la Bible ! Les autres racismes, relèvent simplement -c’est déjà pas mal- de l’ignorence et de la bêtise. Pour en revenir au racisme sioniste : il est le pire, parce que fondé sur des prétentions de »supériorité« , de »droits divins« et sur l’accaparement des institutions pour en faire des armes de guerre contre les autres : ceux qu’il estiment »inférieurs" !


          • Salami & Loukoum (---.---.186.86) 7 juillet 2006 16:09

            sur Daniel Milan :

            « Les autres racismes, relèvent simplement -c’est déjà pas mal- de l’ignorence et de la bêtise. »

            J’en déduis que tu est à la fois ignorant et bête smiley)

            (en plus d’être méchant et haineux).


          • 3p (---.---.102.41) 8 juillet 2006 09:26

            DW,

            Pourquoi pas « nazislamiste » pour définir la personne dont je ne veux pas écrire le nom, pour ne pas salir mon clavier.

            Pour vous, on peut dire « trop troll », non ?


          • JiPi (---.---.181.169) 8 juillet 2006 18:58

            @Demian West

            Tout à fait d’accord. La fusion nazisme/islamisme ne s’oppère, dans l’esprit de certains, qu’en vue de créer une insulte renforcée par la fusion chimérique de deux démons, totalitaires certes, mais n’ayant rien en commun. Ces animaux-là ne sont pas viables. De plus, les totalitarismes sont par définition exclusifs.

            Alors laissons le nazisme au nazis et l’islamisme à certains barbus.


          • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 8 juillet 2006 19:04

            Il ne s’agit pas de fusion mais d’alliance (en 1930) avec le Mufti de Jérusalem et Hitler, il s’agit aussi de similitude doctrinale tablant sur la supériorité apriori, race langue et religion étant fondue dans le national-islamisme incarnée par le Commandeur des Croyants, race langue et nation dans le national-socialisme incarnée par le Fürher...


          • Lalla Mennana (---.---.42.101) 8 juillet 2006 19:17

            Le mouphti de Jerusalem, en tant qu’autorité religieuse a rencontré des responsables du régime nazi, jouant à l’équilibrisme entre les différentes puissantes coloniales. Est-ce une raison pour traiter tous les musulmans de Nazis ? Pourquoi on a jamais entendu alors le terme nazi-chrétien ?


          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 8 juillet 2006 19:27

            Je vous signale que Benoît XVI a été surnommé Adolf II, par les Guignols ou par Charlie Hebdo, je ne sais plus.

            Lisez dans le Traité d’athéologie de Michel Onfray ce qu’il y a à savoir sur les liens entre le Vatican et le régime nazi.


          • Adolphos (---.---.59.170) 9 juillet 2006 12:18

            « Tous les totalitarismes passés se sont fondés dans un SEUL, le TOTALITARISME SIONISTE, c’est le pire. Il veut nous dicter ce que nous devons penser et faire et ne pas penser. Qui peut avoir des droits et qui ne doit pas en avoir. Qui peut être torturé en toute impunité !Qui a le droit de vivre et qui n’a pas le droit de vivre. »

            C’est donc le totalitarisme sioniste qui vous dicte ce paragraphe ? C’est puissant, comme totalitarisme !!! smiley


          • torah-bora (---.---.123.49) 12 juillet 2006 09:37

            Ce qu’il y a de choquant et de lassant chez vous c’est que vous prétendez faire oeuvre « journalistique » alors que vos propos ne sont que des simples( mais alors très simples....) slogans de militant de base !

            Pour preuve :

            Vous citez l’alliance du grand Mufti avec le régime Nazi.Correct car il s’agit d’un fait historique.

            Comment se fait-il que votre mémoire devienne tout à coup sélective et oublie un autre fait historique aussi peu glorieux c.à.d.l’offre « d’alliance » faite par Avraham Stern( dirigeant du goupe terroriste Lehi) au régime nazi de combattre à ses côtés ?Cette offre fut remise fin ’40 à Beirouth à Werner Otto von Hentig. Ses mobiles étaient identiques à celles du Mufti.

            Ne me dites pas qu’Israël a renié ce gangster crapuleux(le Fofana version kasher) :
            - en 81 la ville Kochav Yair fut rebabtisée à son nom.
            - en 78 un timbre fut émis à son effigie
            - plus tard, l’Etat d’israël créa une décoration commérative en l’honneur du groupe(terroriste) Lehi.

            Alors, Monsieur Oulahbib, révisez vos« classiques » avant d’avancer n’importe quoi !


          • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 12 juillet 2006 09:39

            Stern était rejetté voire combattu par Ben Gourion... Le Mufti fut soutenu par la majorité des musulmans... Allez voir à Bombaï plutôt maintenant...


          • torah-bora (---.---.123.49) 12 juillet 2006 09:52

            Décidément votre mémoire est encore plus sélective le matin !!

            Vous semblez oublier que l’attentat de l’hotel « King David » fut cammandité par ben Gourion, sous traité par l’Irgoun dont le responsable n’était autre que Mr.Menaghem Begin !!

            A la différence de vous je renvoie les terroristes dos à dos...

            A propos de Stern comment expliquez-vous qu’Israël a émis des timbres à son effigie,rebaptisé une ville et émis des décorations Lehi ?

            Silence radio


          • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 12 juillet 2006 09:58

            A la différence de vos amis, les combattants juifs avaient prévenus (à la façon de l’ETA) les Anglais pour qu’ils évacuent l’hôtel : ils n’ont pas été entendus.

            Cette méthode était combattue par la majorité des Juifs...ce qui n’est pas votre cas...

            Pour les timbres, il faut que je vérifie l’information...


          • torah-bora (---.---.123.49) 12 juillet 2006 10:19

            Je viens d’écrire que je je renvoie les terroristes dos à dos ce qui me semble clair. Si je dénonce le terrorisme Sioniste c’est dans le seul but de rétablir la balance.

            Tant que vous êtes dans les vérifications, regardez également du côté de Kochav Yaïr et du Lehi ribbon distinction officielle de l’etat d’Israël.

            Toujours pour l’information de tous, je livre ci-après le « credo » du groupe Lehi.A le lire je pense qu’Oussama ne l’aurait pas renié !!

            either Jewish morality nor Jewish tradition can negate the use of terror as a means of battle. ... We are quite far from moral hesitations on the national battlefield. We see before us the command of the Torah, the most moral teaching in the world : Obliterate - until destruction.[1] We are particularly far from this sort of hesitation in regard to an enemy whose moral perversion is admitted by all. But primarily terror is part of our political battle under present conditions and its role is large and great.

            It demonstrates, in clear language, to those who listen throughout the world and to our despondent brothers outside the gates of this country of our battle against the true terrorist who hides behind his piles of papers and the laws he has legislated. It is not directed against people, it is directed against representatives. Therefore it is effective. If it also shakes the Yishuv from their complacency, good and well. Only so will the battle for liberation begin.

            En ce qui me concerne j’ai particulièrement relevé la référence à la Torah:Oblitarate until destruction ! La référence à la moralité et la tradition Juive est également très illustrative...


          • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 12 juillet 2006 10:26

            C’est la terre des Juifs, la vôtre est en Arabie : point final.


          • torah-bora (---.---.123.49) 12 juillet 2006 10:37

            Merci pour ce commentaire car en fait je l’attendais : l’insulte !!Quand l’on n’a plus rien de sensé à dire et que l’on n’a pas la sagesse de se taire il ne reste qu’une arme : l’insulte. Vous êtes tout simplement incapable de subir la contradiction argumentèe, ce qui fait de vous un « journaliste » aux très petits pieds....sans le moindre « self control ».

            Je me suis fixé une règle dans ce genre de débats : de ne jamais patauger dans la boue des insultes.Donc mes échanges avec vous s’arrête là...( ce qui ne veut pas dire que je m’arrêterai de dénoncer vos contre vérités comme pour le changement climatique p.ex)


          • torah-bora (---.---.123.49) 12 juillet 2006 12:58

            La j’avoue que vous faites très fort....Vous qualifiez de « combattants » des gens qui se qualifient eux-mêmes de terroristes.... Ensuite vous qualifiez leur modus operandi de « façon ETA ».

            Votre exercice sémantique est pour le moins scabreux !!

            Je pense que l’on va vous remonter les bretelles du côté de Primo !!


          • (---.---.123.107) 13 juillet 2006 18:44

            Les groupes terroristes juifs que tu cites n’existent plus, on ne pas en dire autant des groupes terroristes musulmans qui pullullent de nos jours (hamas, etc....) surtout chez les palestiniens entre autres !!


          • Torah borah (---.---.94.212) 15 juillet 2006 13:57

            Bonjour,

            Il est vrai que les groues terroristes juifs en tant qu’organisations individuelles n’existent plus.Pour la simple raison qu’ils ont été absorbés dans Tsahal de même que le Palmach, Haganah etc. La seule unité continuant d’opérer individuellement est à ma connaissance le groupe Mista’arebim.

            En revanche cette nouvelle structure (Tsahal)a institutionnalisé et codifié les méthodes de ces groupes. Ainsi p.ex les vols de F16 a basse altitude en franchissant le mur du son sont uniquement destinés a terroriser les populations civiles.

            Par ailleurs il n’y a pas le moindre signe que l’Etat d’Israël n’ait formulé la moindre réprobation de ces méthodes terroristes « endogènes » au Sionisme.

            Pour preuve :
            - Yitzhak Shamir,successeur de Stern est devenu Premier ministre d’Israël ;
            - Il en va de même pour Menachem Begin ancien dirigeant de l’Irgoun.
            - En ce qui concerne les hommages d’Etat rendus à Stern, je les ai déjà cités.

            La seule chose qui ait changé est la structure et le cadre opérationnel.


          • torah bora 16 juillet 2006 10:20

            Nazislamisme ou Judeo-Nazisme ????

            La question ne relève pas de la provocation. Elle est factuelle.

            Voici ce qu’écrit Moshé Zimmermann (chef du département d’études germaniques à l’Université hébraïque de Jérusalem)

            « Il y a un secteur entier de la population juive que je définis, sans hésitation, comme une copie des nazis allemands. Regardez les enfants des colons juifs d’Hébron, ils ressemblent exactement à la jeunesse hitlérienne. Depuis leur enfance, on les imprègne de l’idée que tout Arabe est mauvais, et que tous les non Juifs sont contre nous. On en fait des paranoïaques : ils se considèrent comme une race supérieure, exactement comme les jeunesses hitlériennes ».

            Le général Effi Eitam( le même qui a préconisé le « transfert » des Palestiens.Tout le monde appréciera l’exercice de sémantique !) déclare ceci :

            « le « Grand Israël » est « l’État de Dieu » ; les juifs sont l’âme de ce monde ; le peuple juif a pour mission de révéler l’image de Dieu sur terre [...] un monde sans juifs est un monde de robots, un monde mort ; et l’État d’Israël est l’arche de Noé de l’avenir du monde. Sa tâche est de montrer à tous l’image de Dieu ».

            Voici un extrait du mémorandum adressé au parti nazi le 21 juin 1933 par la Fédération sioniste d’Allemagne, quelques mois après l’accession de Hitler au pouvoir.

            « Dans la fondation du nouvel État, qui a proclamé le principe de la race, nous souhaitons adapter notre communauté à ces nouvelles structures... notre reconnaissance de la nationalité juive nous permet d’établir des relations claires et sincères avec le peuple allemand et ses réalités nationales et raciales. Précisément parce que nous ne voulons pas sous-estimer ces principes fondamentaux, parce que nous aussi nous sommes contre les mariages mixtes, et pour le maintien de la pureté du groupe juif... Les Juifs conscients de leur identité, au nom desquels nous parlons, peuvent trouver place dans la structure de l’État allemand, car ils sont libérés du ressentiment que les Juifs assimilés doivent éprouver ; nous croyons en la possibilité de relations loyales entre les Juifs conscients de leur communauté et l’État allemand ».

            Voici ce que déclare en 1974 Menaghem Barash dans le quotidien Yediot Aharonot :

            « Cette peste déjà dénoncée dans la Bible [...] Pour nous emparer de la terre promise par Dieu à Abraham, nous devons suivre l’exemple de Josué pour conquérir la terre d’Israël et nous y installer, comme le commande la Bible [...] Il n’y a pas de place, en cette terre, pour d’autres peuples que celui d’Israël. Ce qui signifie que nous devons en expulser tous ceux qui y vivent [...] C’est une guerre sainte exigée par la Bible ».

            Vous avez dit DJIHAD ??

            Théodore Herzl (qui manifestement n’était pas à un paradoxe près) écrivait ceci dans son journal intime :

             : « Les antisémites deviendront nos amis les plus loyaux, les nations antisémites nos alliées... »

            Alors, Nazislamisme ou Judéo nazisme ?


          • Marsupilami (---.---.38.68) 16 juillet 2006 11:52

            Ouaf !

            Tout ceci est rigoureusement exact. Mais, à l’exception des colons israëliens fanatiques et racistes, il faut resituer cela dans une perspective historique. Les sionistes de droite, d’extrême-droite, et même certains de gauche ont bien fricoté avec les nazis au cours des premières années d’accession d’Hitler au pouvoir. Ils l’ont fait pour diverses raisons : les sionistes de gauche pensaient pouvoir sauver un maximum de juifs de la barbarie nazie en déjeunant avec le diable, tandis que les sionistes d’extrême-droite ont bel et bien essayé de pactiser avec les nazis sur des bases racistes et raciales à cette époque où la « solution finale » du problème juif n’avait encore pas été décidée par les nazis.

            Depuis la Shoah est passée par là, et certains ont du se mordre les doigts de ces pactes avec le diable.

            Aujourd’hui, il existe certes en Israël une extrême-droite raciste extrêmement virulente et dangereuse, mais parler de judéonazisme est obscène et faux : le nazisme était entre autre fondé sur la judéophobie, alors qu’il est évident que les sionistes d’extrême-droite israëliens ne sauraient être judéophobes. Sans quoi, en ce moment ils s’auto-bombarderaient plutôt que de s’en prendre aux terroristes islamistes du Hamas et du Hezbollah.

            Enfin, même si les enfants des colons sionistes extrémistes sont aussi fanatisés que les Hitlerjugend nazis, on ne saurait les traiter de nazis, mais de fanatiques d’extrême-droite raciste : nuance.

            J’ajoute que AUJOURD’HUI, aucun sioniste ne se fait exploser au milieu de civils innocents n’importe où sur la planète, contrairement aux nazislamistes.

            Houba houba !


          • Torah borah (---.---.180.65) 16 juillet 2006 12:38

            @Marsupilami

            Première remarque :

            Je ne revendique pas la paternité de l’expression , elle revient à Y.Leibowitz « Israël compte aujourd’hui parmi les États les plus barbares du monde : torturer, c’est un acte de barbarie primitive... Dans un État où on légalise la torture, moi, je dis sans ambages : « judéo-nazi » ».

            Seconde remarque :

            Il est en effet tout à fait paradoxal d’observer la confluence des extrêmismes nazi et Sioniste :leur lien fondamental ets la suprématie de la race.

            Voici ce qu’en dit Hannah Arendt :

            « Le sentiment traditionnel du sionisme est que tous les non-juifs sont antisémites... L’hostilité générale des non-juifs est considérée par les sionistes comme un fait inaltérable et éternel de l’histoire juive... Cette attitude est pur racisme chauvin ; il est évident que cette division entre les juifs et tous les autres peuples - tenus pour ennemis - ne diffère pas des autres théories de la race des seigneurs ».

            Troisième remarque :

            Le terrorisme n’est pas plus légitime lorsqu’il se pratique en uniforme d’Etat et de façon « codifié ».Cela reviendrait à légitimer Oradour-sur-Glane ! Il n’est pas plus légitime lorsqu’il se fonde sur un mythe religieux. L’image d’Epinal qui consiste a ne considérer comme terroriste qui celui qui se fait sauter à un arrêt de bus et donner une « légitimité d’Etat » à ceux qui la pratiquent à large échelle ne séduit que ceux qui à priori veulent se laisser séduire.

            Quatrième remarque :

            Certes il faut remettre en perspective.Tout le conflit est à remettre en perspective et il est stérile de réagir émotionnellment sur tel ou tel évènement.Lorsque l’on se donne la peine de le faire l’on constate que le Sionisme avec ses théories raciales et son fondamentalisme religieux est chronologiquement à l’origine.Mais je précise que cela n’excuse en rien ce qui se passe de l’autre côté. Les deux terrorismes sont a renvoyer dos à dos.

            Cordialement


          • boudiba samira (---.---.194.182) 16 juillet 2006 12:57

            hannah n’y est pas allé de main morte ! le peuple juif a le droit de se considerer comme élu, les musulmans aussi, tout comme l’occident qui ont développé le concept de raison à chacun sa spécificité, dites vous bien que la conscience de complémentarité transcende les oppositions


          • Torah borah (---.---.180.65) 16 juillet 2006 14:08

            @marsupilami

            Pour être tout à fait complet je tiens à faire observer :

            La caractéristique primordiale du Nazisme était la composante raciale : la supériorité de la race aryienne et la nécessité absolue de préserver celle-ci.La Judéophobie était une résultante de la prémisse de base.( ce qui ne rend pas la résultante moins odieuse)

            C’est bien pour cette raison que dans Das Schwarze Korps, organe officiel de la S.S., Reinhardt Heydrich, chef des Services de Sécurité S.S., écrit en 1935 : « Nous devons séparer les Juifs en deux catégories : les sionistes et les partisans de l’assimilation. Les sionistes professent une conception strictement raciale, et, par l’émigration en Palestine, ils aident à bâtir leur propre Etat juif... nos bons vœux et notre bonne volonté officielle sont avec eux ». (Source : Hohne. Order of the Death’a Head p. 333)

            En 1934, Bülow-Scwante écrit au Ministère de l’Intérieur : « les objectifs que s’est donnée cette catégorie (de Juifs qui s’opposent à l’assimilation et qui sont favorables à un regroupement de leurs coreligionnaires au sein d’un foyer national), au premier rang de laquelle se trouvent les sionistes, sont ceux qui s’écartent le moins des buts que poursuit en réalité la politique allemande à l’égard des Juifs ».

            Le Sionisme partage entièrement ce clivage et cette orientation raciale.

            Pour mettre un peu d’humour dans mon propos je reprendrai l’intervention du député d’Israël Shahak qui se pose la question : « Qu’est-ce en pratique qu’un État juif ?

            « Commençons par les statistiques officielles : l’Etat d’Israël publie tous les ans un « Annuaire statistique d’Israël ». Dans tout cet annuaire, il est presque impossible de trouver des statistiques concernant les Israéliens ; on ne trouve que celles concernant les Juifs et les non-Juifs. Ainsi, par exemple, il n’existe pas en Israël de statistiques sur la mortalité des personnes, mais seulement des statistiques sur la mortalité des « Juifs » et des « non-Juifs ». Ainsi, par exemple, lorsque l’Etat d’Israël enquête officiellement sur la mortalité infantile, il n’enquête pas sur la mortalité des enfants israéliens : il y a des nourrissons juifs et des nourrissons non-juifs, qui, même statistiquement, ne sont jamais associés. Et si, dans certains cas, on les associe, on n’écrit pas « Israéliens », mais « Total », comme s’il s’agissait d’additionner des espèces différentes.

            Non seulement il n’existe pas d’Israéliens en Israël, mais les animaux et les plantes elles-mêmes sont divisés en juifs et non-juifs. Officiellement l’Etat d’Israël recense et classifie les vaches et les moutons, les tomates ou le blé en « juifs » et « non-juifs ». »

            Certes, la Loi fondamentale de l’État d’Israël, conformément à la loi juive, prévoit des apports étrangers par conversion (« est considérée comme juive une personne née d’une mère juive ou convertie ») mais les conditions exigées concrètement par les rabbins sont telles - notamment celle de pratiquer les 613 commandements de la Torah - que, sauf exception, un goy ne devient pas juif, conformément d’ailleurs à la thèse majoritaire selon laquelle « la volonté ne saurait suffire pour faire partie du peuple élu ».

            À noter que le terme de goy - dont le féminin goya est associé à l’impur, au souillé - fut appliqué initialement aux chrétiens, ensuite à tous les étrangers

            Toujours dans la même veine le vocable de « Guerim » désigne -officiellement-les résidents non-Juifs en Israël ( qui constituent quand même 16% de la population) et en fixe les droits(au rabais bien entendu) Vous avez dit Dhimmitude ?

            Par nature je ne suis pas très favorable d’accoler le vocable « nazi » à tout et n’importe quoi.Mais puisqu’il est« généralement » accepté de parler de Nazislamisme dans ce fil il est évident que le vocable « nazi » se marie d’avantage avec avec Judéo.

            Pour terminer permettez moi de citer un texte de B. Michaël, juif pratiquant, éditorialiste du Yediot Aharonot, après qu’on eut découvert que les soldats israéliens numérotaient les bras des Palestiniens arrêtés, a décrit à sa manière le caractère impitoyable du régime engendré par l’idéologie sioniste. Ce texte intitulé « De marqué à marquant » commence ainsi :

            « En soixante courtes années - de marqué à marquant et numérotant ;

            En soixante ans - d’enfermé dans des ghettos à enfermant ;

            En soixante ans - de dépossédé à dépossédant ;

            En soixante ans - de celui qui défile en colonne les mains en l’air, à celui qui fait défiler en colonne les mais en l’air ;

            En soixante ans - d’écrasé au nom d’un nationalisme cruel, à celui qui écrase au nom d’un nationalisme cruel ;

            En soixante ans - de victime d’une abjecte politique de transfert, au soutien de plus en plus enthousiaste à une abjecte politique de transfert ;

            En tout et pour tout soixante ans, et nous n’avons rien appris. Rien intériorisé. Nous avons tout oublié.


          • (---.---.241.7) 16 juillet 2006 14:39

            Torah borah c’est vraiment surprenant, un vrai scoop !! pouvez vous nous en dire d’avantage svp ?


          • Marsupilami (---.---.172.204) 16 juillet 2006 19:52

            @ Totah bora

            Je suis bien d’accord avec tout ce que tu dis, qui est rigoureusement exact d’un point de vue historique. Sauf sur un point : tu sembles considérer que le sionisme est à l’origine de tous les maux du moyen-orient (parfois on se demande si tu ne l’étends pas à toute la planète), comme si l’islamisme fanatique était une pure conséquence du sionisme. C’est un peu fort de café. Le fanatisme et l’ignorance islamiques existent depuis qu’existe l’Islam, et ils n’ont pas attendu le sionisme et la naissance d’Israël pour étendre leurs ravages dans le monde entier.

            Humour noir : si Israël n’existait pas, les musulmans l’inventeraient pour justifier leurs colères impuissantes et leur humiliation désespérée devant la faillite historique de l’Islam.

            Plus sérieusement : si Israël n’existait pas, les islamistes - c’est-à-dire les authentiques musulmans - trouveraient d’autres prétextes pour faire chier l’Occident.

            Bon, les évangélistes protestants étasuniens ne valent pas mieux que des imams ou des mollahs, ou les juifs hassidim (lire à ce sujet l’excellent et hilarant Au pays de Dieu de Douglas Kennedy, éd. Pocket) et sont tout aussi dangereux qu’eux... SAUF, ET JE LE RÉPÈTE, QU’ILS NE SE FONT PAS EXPLOSER AU MILIEU DE FOULES D’INNOCENTS, EUX.

            La peste soit de toutes les religions, et néanmoins mes respects agnostiques aux croyants sincères et pacifiques (pour répondre à Courouve et à son intolérance athéiste qui ne vaut pas mieux que les intolérances bigotes).


          • (---.---.212.1) 16 juillet 2006 20:16

            Marsupien oui le sionisme est à l’origine de tous les maux du moyen-orient ; oui l’islamisme fanatique est une pure conséquence du sionisme et du permis de tuer des occidentaux qui ont rangé la morale et la justice dans les placards.. Non, le fanatisme islamiste n’existe pas depuis l’avènement de l’Islam, autrement les livres d’histoire en regorgeraient, mais il reste un phénonèe propre à la fin du 20e siècle et début du 21e.


          • Marsupilami (---.---.44.147) 16 juillet 2006 21:18

            Ah bon ?

            Le moyen-orient était une terre de paix, de prospérité, d’amour et de tolérance avant 1948 ? Quelques connaissances historiques élémentaires mettent à la poubelle de l’Histoire ces sornettes. Cette zone géographique a toujours été le lieu de guerres et de conquêtes.

            Quant à l’islamisme, il existe depuis la naissance de l’Islam guerrier et conquérant. Il s’est un peu assoupi depuis le 12e siècle et s’il se réveille au XIXe siècle, ce n’est pas à cause du sionisme mais des vagues de colonisation occidentales. Il est d’ailleurs intéressant de noter que c’est par jalousie vis-à-vis des réussites de l’Occident qu’est né l’islamisme :

            Au XIXe xiècle, "la Nahda est une véritable renaissance arabe, et pas uniquement islamique, à la fois politique, culturelle et religieuse. Les intellectuels s’ouvrent aux doctrines occidentales, en partent faire leurs études à l’étranger par exemple. Ils entament une réflexion historico-sociologique pour faire le point sur la situation sociale et culturelle de leur société, déterminer les causes de leur retard par rapport à l’Occident, et en trouver la solution. La Nahda a été initiée notamment par les familles maronites Al-Boustani (surtout par Boutros Al-Boustani, fondateur de la Al-Medrassa al-watania, l’Ecole nationale, en 1863) et Al-Yaziji, importatrices du modèle européen de scolarisation.

            Le réformisme religieux

            L’objectif de l’Islah (le réformisme islamique) est de penser l’islam en termes modernes pour l’adapter à un empire qu’il faut rendre plus conforme aux nécessités de son temps. Le réformisme religieux est favorisé par la modernisation politique et par la poussée du wahhabisme, une doctrine intransigeante mais visant à une refondation de la religion. Ce réformisme est marqué par le rationalisme du XIXe siècle, avec l’idée de prouver que l’islam n’est pas contraire au progrès scientifique, et qu’il n’est donc pas la cause de la régression des peuples musulmans".

            Ce qui comme d’habitude chez les musulmans, a abouti à un retour en arrière, mais aussi à l’apprentissage du maniement intensif de la Kalashikov (inventée par ces infidèles athées de communistes) et des explosifs, sans passer par le pilotage d’avions-kamikazes : le nec plus ultra de la modernité islamique...

            Alors du repasseras avec ton « sionisme responsable de tous les maux du moyen-orient ».


          • (---.---.212.1) 16 juillet 2006 21:26

            Votre raisonnement est bancal marsupien. Où sont concrètement les marques du terrorisme en Islam avant le 20e siècle ? ça vous fait mal tant que ça d’être objectif et de reconnaître que le fanatisme islamiste est né d’un autre fanatisme occidental conquérant ? Vous évoquez le mouvement de la Nahda (La Renaissance) qui est avant tout culturel et dites qu’il est la résultante du colonialisme. Mais qu’est le sionisme si ce n’est pas une politique colonialiste, raciste, segrégationniste, née dans la mouvance de l’Impérialisme mondial ?


          • Serpico (---.---.150.84) 31 juillet 2006 14:09

            « LUCIEN-SAMIR... »

            « Il ne s’agit pas de fusion mais d’alliance (en 1930) avec le Mufti de Jérusalem et Hitler......... »

            Vous dégainez trop vite vos accusations d’antisémitisme pour être honnête. Vous avez le zèle typique du nouveau converti...à l’amour d’israel mâtiné d’un soupçon de profil renégat.

            Bref : en matière de collaboration avec le nazisme, il faut réfléchir à deux fois avant de dire des énormités en se blindant de mots pseudo-savants.

            Les sionistes ont été les premiers collaborateurs de Hitler. En bons stratèges, ils savaient qu’ils fallait dégouter leurs propres coreligionnaires pour donner un coup de fouet au sionisme.

            Vous voulez des références, monsieur le kabyle de service ?


          • Salami & Loukoum (---.---.59.14) 7 juillet 2006 16:04

            J’en ai plus qu’assez de ce D..... M..... smiley(

            L’antisémitisme ça se soigne comme toutes les maladies mentales, sauf peut-être pour ceux dont le cerveau est atteint de coranisation avancée ET imbibé de Mein Kampf EN PLUS (dans son cas, c’est AVANT).

            D..... M.... (les posts qui le nomment sont censurés alors que lui peut répandre sa propagande de haine sans l’être) fut un des dirigeants de la FANE, mouvement néo-nazi oeuvrant pour la réhabilition de Rudolf Hess, qu’Hitler considérait comme son dauphin, FANE qui a été dissoute à la suite de nombreuses aggressions, tracts et inscriptions antisémites ; son incarcération, ses poursuites et condamnations (prison et amendes) pour incitations à la haine raciale ne l’empêchent pas de continuer à distiller son venin.

            — -Sources : Antisemitism and Racism in France (Chercher son nom)---

            VS liefert Nazis linke Anschlagsziele (bas de la page)

            D...... M...., converti à l’islam, est aussi un militant islamiste et pro-terroristes palestiniens.

            Il a vu le mot « Totalitarisme » dans l’article et cela suffit pour le faire accourir en b.....t.

            Clair qu’il s’est senti visé.

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