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Accueil du site > Actualités > International > L’Amérique : l’empire barbare

L’Amérique : l’empire barbare

Tous les hommes sont égaux. « Devant Dieu », s’empressait d’ajouter le Père Debeuklaere, Père Blanc belge au Congo, au début des années 60, juste après l’indépendance, pour bien souligner qu’il voyait tout de même quelques différences, entre nous et les autochtones. Les autochtones qui, tout à fait réfractaires aux cuisinières électriques pourtant toujours en état de marche qu’on y avait laissées, brûlaient sans malice, pour se faire la popote, sur les tapis de Perse, les meubles d’époque des maisons des colons belges qu’ils avaient occupées. Nous sommes tous égaux, mais il y a des différences de comportement.

Toutes ces différences de comportement entre nous et les autres nous les rendent parfois un peu gênants. Égaux mais dissemblables. Plutôt que de s’aventurer dans les terres mouvantes des différences raciales et génétiques, on règle bien des problèmes en se bornant à constater que nous sommes, les uns les autres, de « cultures » différentes. Pour le reste, Dieu reconnaîtra les siens.

Acceptons donc qu’il y a des cultures différentes. Acceptons que nous sommes tous trop obnubilés par les critères de notre propre culture pour porter un jugement objectif sur la valeur de la culture des autres. Cela admis, on peut en tirer deux conclusions. La première, c’est que, puisque nous sommes les produits de notre culture, la paix n’est possible à l’échelle globale que si chaque culture ferme pudiquement les yeux sur ce qui, dans les autres cultures, lui semble de pures horreurs. La deuxième, c’est que chacun devrait être ultimement jugé à l’aune de ses propres principes. C’est au vu de ses valeurs qu’il faut décider finalement de ce qui pour lui est bien et mal et donc juger de sa conduite.

La première de ces conclusions nous invite à relativiser. Ainsi, je suis personnellement choqué de penser « cannibalisme », tout en reconnaissant qu’il n’est pas objectivement plus irrespectueux de servir le défunt en côtelette à ses amis que de le réduire en cendres ou de le faire bouffer par les vers ou les oiseaux. De la même façon, je n’aime pas la façon dont certaines cultures traitent leurs femmes et d’autres leurs vieillards. J’espère qu’un jour on verra toutes les cultures accorder à la femme tous ses droits. Cela dit, dans bien des pays musulmans, des partis islamistes qui affirment clairement la sujétion de la femme à l’homme ont remporté des majorités indiscutables, dans des processus électoraux tout à fait démocratiques auxquels a participé une vaste majorité de l’électorat féminin.

Il faut être fier de sa propre culture, sans quoi on n’a pas vraiment de culture. En être fier, soit, mais l’imposer, rien n’est moins sûr. Ne vivrait-on pas dans un monde meilleur, si on laissait les tenants de chaque culture passer à la culture voisine, même si celle-ci semble avoir le haut du pavé moral, que lorsqu’ils en ont été convaincus par l’exemple et leur propre réflexion ? Je ne crois pas que les femmes de Kabul et de Bagdad aient été toutes d’accord avec notre façon d’être venus les sauver...

Il est rassurant de se dire que l’on a indubitablement le bon droit pour soi et de rationaliser son bon droit en référence à une loi naturelle transcendante, mais il ne faut pas oublier que notre définition de cette loi naturelle est elle-même le produit de notre culture. Ainsi, il n’a fallu qu’une seule phrase de la Genèse pour que le destin des petits moutons soit d’être transformés en méchouis et il a suffi d’un rêve de Paul de Tarse pour que, chez les chrétiens, le petit cochon Babe retrouve le chemin de la casserole...

Les hindous, dont le respect de la vie est plus intransigeant que le nôtre, auraient-ils tort de nous interdire d’élever des êtres qui « ressentent » (sentient beings) pour les tuer et les dévorer ? Si l’Inde avait un jour le pouvoir global dont nous disposons aujourd’hui, trouverions-nous raisonnable qu’elle s’autorise de ses valeurs culturelles pour envoyer un corps expéditionnaire fermer manu militari les abattoirs de l’Occident ?

Que ces abattoirs, objectivement, puissent être vus comme une abomination, de Sirius aussi bien que de Bénarès, n’est pas ici la question à débattre, mais le droit d’une culture à imposer ses valeurs. Ériger des valeurs culturelles en absolus et en faire dépendre son bon droit est une source d’infamie. On ne devrait brûler personne pour sauver son âme, ni le bombarder pour en faire un végétarien ou un démocrate. La paix n’a pas de pire ennemi que la foi. Une croisade au nom d’une culture est une infamie. Dans un monde où la tolérance est la première condition de survie, le croisé n’a pas le bon droit pour lui.

L’invasion américaine de l’Irak a été une bêtise - ses résultats en font la preuve ­- mais il est important de comprendre qu’elle a été une bêtise SURTOUT parce que, déguisée en croisade, elle en est devenue une infamie. On n’a pas le bon droit pour soi quand on décime une population pour changer sa culture. C’est parce que l’Amérique n’a pas le bon droit pour elle, qu’elle est à perdre ignominieusement cette guerre.

Comment pourrait-elle la gagner, quand ceux de ses soldats qui la feraient pour une cause ne voient aucune raison d’y participer, que ceux qui ont une conscience morale n’y croient pas et préfèrent tirer de loin ou de haut, pour ne pas rougir en se voyant la faire ? Sans le bon droit avec eux, ses vrais patriotes font faux-bond à l’Amérique. Ses bons mercenaires aussi, car qui veut tuer pour une solde s’est aujourd’hui recyclé à profit dans le trafic de la drogue. Il reste Blackwater..

L’Amérique est à perdre cette guerre parce que, sans héros ni mercenaires, elle ne peut plus mettre au front que des psychopathes, des abrutis et ceux qui n’ont pas le courage de déserter. L’Amérique pouvait-elle faire pire ? Elle le pouvait en péchant contre les principes de la culture même dont elle se réclame, puisque, nous l’avons dit, nul ne peut jamais être jugé en dernier appel qu’à l’aune de ses propres principes. Or, c’est cette ultime condamnation que l’Amérique est parvenue à se mériter, en faisant pendre Saddam par ses sbires iraquiens, puisque la voie de la culture occidentale est de traiter le mal comme une pathologie et n’accepte donc plus la peine capitale.

L’Amérique s’est mise au ban de la civilisation même qu’elle prétend défendre. L’Amérique s’est vengée du cannibale en le dévorant à son tour, ce qui n’apporte rien à la civilisation, mais tout au cannibalisme. Elle s’est ainsi rendue totalement méprisable. Même l’Angleterre et l’Italie, ses comparses européens les mieux inféodés, ont dénoncé l’exécution de Saddam Hussein par l’Amérique. Les images de Saddam, insulté sur l’échafaud, affichant à son exécution la dignité d’un Christ au Prétoire, n’aideront pas les Etats-Unis devant l’Histoire.

En fait, ce qui restera de cette incursion de l’Amérique en pays arabes, comme des croisades, ce sera une image flétrie de l’Occident. Toute civilisation qui s’étend commet des exactions, mais le pouvoir devrait apporter la mansuétude. Après Auguste, Titus. Le pouvoir absolu qu’exerce l’Occident depuis déjà longtemps aurait dû lui apprendre la magnanimité. Cette exécution du vaincu par le vainqueur, concluant cette invasion barbare en Iraq, vient rappeler que l’Occident n’a pas fait toutes ses classes. René Dumont l’avait écrit, il y a déjà quinze ans, lors de la première intervention des Etats-unis et de ses alliés en Iraq : CETTE GUERRE NOUS DESHONORE ! Comment jugerait-il aujourd’hui notre déshonneur, s’il avait vécu pour voir cette nouvelle version revue et corrigée du film horreur tourné par l’Amérique en Iraq !

NOTRE déshonneur, car c’est en notre nom que cette abomination est perpétrée. L’exécution de Saddam a corroboré un comportement, dont Guantanamo est un autre exemple, qui semble indiquer que l’Amérique de Bush, comme jadis l’Allemagne de Hitler, s’est bâti une Weltanschauung différente de celle du reste de l’Occident. L’Amérique de Bush, dans le concert des nations occidentales, ne suit plus la mesure ni le rythme. Peut-on lui permettre, parce qu’elle détient la force militaire, de se réclamer de la civilisation occidentale et de s’en prétendre le leader ? L’Europe doit prendre ses distances face à l’Amérique.

Ce n’est pas une décision facile à prendre, car l’Occident est déjà contesté et une scission entre l’Europe et l’Amérique peut être le point tournant qui mettra fin à la primauté de l’Occident, ce qu’aucun Occidental ne devrait souhaiter. Mais c’est un risque qu’il faut prendre, car autrement, cette primauté ne sera pas seulement mise en péril : elle sera irrémédiablement perdue. Perdue, car la gestion d’un monde dont augmente la complexité - et où l’interdépendance et donc le pouvoir de l’individu augmentent constamment ­- exige la collaboration enthousiaste des participants. On ne peut s’y imposer efficacement qu’en obtenant leur libre adhésion et en étant reconnu comme un modèle, comme un exemple, comme le porteur des valeurs qui font consensus. Or l’Amérique n’est plus un modèle acceptable sur le plan des valeurs.

L’Amérique n’a pas encore compris, que le pouvoir croissant de l’individu ne permet plus d’imposer une hégémonie qui ne repose pas sur le respect. Le pouvoir de celui qui est méprisé est nul dans un monde d’interdépendance, quels que soient ses armes et son pouvoir apparent, car l’exercice efficace en sera insidieusement contrarié à chaque pas, comme sont nuls l’autorité et donc le pouvoir du général que ses officiers ne respectent pas. L’Amérique n’est plus exemplaire. Elle inspire aujourd’hui le mépris, alors même que d’autres cultures s’offrent à prendre la relève.

Ce que je reproche à l’Amérique, ce n’est pas de vouloir garder sa place à l’Occident, mais de s’y employer avec une telle ineptie que nous en sortirons les perdants, sinon les vaincus. L’Occident ne peut garder son rôle de modèle que si l’Europe se dissocie des agissements de l’Amérique. On ne doit plus prendre pour acquis, ni surtout projeter l’image, d’une alliance monolithique entre Europe et Amérique.

Le refus par la France et l’Allemagne de participer à la razzia sur l’Iraq a été un pas dans la bonne voie. Il faut que les autres Européens fassent aussi le constat que le dernier-né de la famille Occident vit une crise, qu’il lui faudra du temps pour se refaire une vertu et qu’il n’a pas sa place à la tête du clan.

Aussi longtemps que Bush et ce qu’il représente ne seront pas extirpés de l’Amérique, permettant que celle-ci redevienne un pays civilisé au sens où nous l’entendons, l’Europe, comme le reste du monde, doit se tenir aussi loin que possible de l’Amérique. Loin d’une Amérique qui se voudrait impériale, mais qui n’est que redevenue barbare.

Pierre JC Allard


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77 réactions à cet article    


  • JoëlP JoëlP 26 décembre 2007 12:09

    Je me demande si cet article n’est pas un pur produit de notre culture franco-européenne. Je partage ce que vous dites des américains et de la stupidité de la croisade en Irak et c’est justement cette adhésion trop entière qui m’inquiète. Ne serais-je pas victime des mes préjugés ?

    Pour Saddam, n’en faites pas un martyr, peu d’irakiens doivent vraiment vous suivre, on pourrait, à la rigueur, dire paix à son âme mais je doute qu’il en avait une.

    Il me semble aussi que dans la compagne américaine, la question de l’Irak est assez peu au centre des débats et les néo-cons n’ont en rien abdiqué leur velléité de croisade, l’Iran étant la nouvelle cible.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 04:51

      @ Joel. Pur produit ? Je le souhaite. De Saddam, nous en avons fait un martyr, justement, je le déplore. La campagne américaine est une parodie de débat, comme les USA sont un pastiche de démocratie...

      PJCA


    • JoëlP JoëlP 28 décembre 2007 19:24

      @Pierre

      Je trouve que c’est un peu trop simple. Il n’y a pas de démocratie parfaite et l’étatsunienne n’est pas tellement moins bonne que la notre.


    • SALOMON2345 30 décembre 2007 16:59

      L’Amérique est symbole de violence. Son histoire est née et construite par la violence (conquêtes territoriales, génocides avec Colts et Winchesters pour alliés) et celle-ci transpire dans toute la « culture » US ou « Lynch » représente, dans l’imaginaire de beaucoup d’américains, LE SYMBOLE viril par excellence. Au nom de la conquête de l’ouest (déjà tout est dit), le droit de se défendre avec arme encourage ceux qui ont peur à tirer en premier (même s’il n’y a pas danger), d’ou les « bavures » permanentes que ce pays intègre avec la même banalité qui désormais traverse l’océan à grands pas ! Le cinéma ou la télé (si vous analysez sérieusement et hormis quelques chef- d’œuvres) sont bâtis sur des scénarios la plupart violents (sans créativité excessive), toujours construits sur une pensée binaire : le bien triomphe du mal, etc, etc, etc. Beaucoup de meurtres, d’explosions, de bombes, bref, un enfer permanent qui laisse peu de place aux rêves et à la poésie pour ce Peuple. Je vous en prie, consultez les programmes de TF1 & M6 et autres médias paresseux, en plus de la quantité des séries US quotidiennes, appréciez la « qualité », ça flingue de partout : ou sont leur Pagnol, Guitry, LeLouch, Hugo, Voltaire, Diderot, et une foule d’autres génies, anglais, italiens, allemands ou russes.... ? Il y eut certes des artistes et quelques penseurs chez eux, mais je crains que leur génie n’ai point transcendé leur société. Des débats, Littéraires, Philosophiques ou Politiques, tels que dans la vieille Europe depuis des siècles, ont échappé à leur sagacité. De culture, point, sinon matérielle et technique ! Du Nord au Sud et de l’Ouest en Est : toujours le même Mac Do à bouffer ! Toujours le sale indien, ce sauvage, qui perd face à John Wayne ! (mea culpa, j’applaudissais quand j’étais enfant, maintenant j’ai honte, pas Sarkozy qui, binaire comme Bush, aime l’Amérique, mais déguisé en cow boy, pas du côté Geronimo, pas fou le mec !). Même si des choses sympas existent dans ce pays, il a perdu sa place d’exemple dans le monde (je n’oublie pas ses héros). Sa parole, selon moi, est devenue : « brèves de comptoirs », un peu comme un certain 6 mai 2007 !


    • masuyer masuyer 30 décembre 2007 21:27

      « L’Amérique est symbole de violence. Son histoire est née et construite par la violence (conquêtes territoriales, génocides avec Colts et Winchesters pour alliés) et celle-ci transpire dans toute la « culture » US ou « Lynch » représente, dans l’imaginaire de beaucoup d’américains, LE SYMBOLE viril par excellence. »

      Valable pour la quasi-totalité des nations. La notre s’est-elle construite dans l’harmonie et la paix ? Les peuples constitutifs de la nation française n’ont-ils pas été le plus souvent soumis par la force ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 décembre 2007 03:34

      @ Joel : Ce que je trouve choquant de la démocratie américaine, c’est le processus de filtrage qui ramène le choix à bonnet blanc et blanc bonnet. Oui, je crois qu’on va dans la même direction en France et qu’en 2012 ce sera un Modem contre un Morep ... à moins que la culture des blogs ne change tout.

      http://nouvellesociete.org/6.html

      PJCA

      @ Solomon

      Je crois que vous avez bien raison de souligner la production de Hollywood, à la fois comme cause et comme conséquence de la décadence des USA.

      http://nouvellesociete.org/5168.html

      PJCA


    • SALOMON2345 31 décembre 2007 10:21

      Certes, on ne peut nier nos propres violences ni comment s’est construit notre pays, mais plusieurs facteurs (selon moi) sont évidents et constituent, justement, notre différence. Les violences US se déroulèrent, en gros, sur trois siècles contre un peu plus d’un millénaire pour nous, en se diluant un peu plus avec tout ce temps. Pas encore toutes digérées en seulement 300 ans, cela maintient une culture de réflexes agressifs pour beaucoup (le Colt et le cowboy sont toujours dans les têtes et les coeurs) et n’ayant jamais subis d’invasion, aucun corpus philosophique, historique ou sociologique remarquable n’a pu naître, faute de débats collectifs en seulement 3 siècles sur ce grand territoire, chacun vivant l’un à côté de l’autre, sans liens sociaux forts, sauf création peu généreuse de normes économiques (social = communisme là-bas) ! Je considère (peut-être à tort) que nous bénéficions d’une « mémoire collective » (empires, monarchies, révolutions, républiques, immigrations) qui nous fait apprécier et appréhender autrement, avec nos neuronnes qui nous sont tant moquées, un avenir possible différent de celui des US. A part « Les raisins de la colère », où sont les Gavroche US, les Javert, les Shakespeare, Goethe, Kant, Descartes et autres mythes, fondateurs d’une pensée sociale, philo et politique « universelle »,etc,etc,etc... ? On pourrait en écrire des pages mais j’ai peut-être tort de ne voir, comme métaphore, le peuple US simplement comme une foule qui prend un métro mais dont chaque passager ignore l’autre, je ne les vois pas valser ensemble comme lors du Front Populaire ! Nostalgie quand tu nous tiens....


    • Dégueuloir Dégueuloir 26 décembre 2007 12:51

      puissent bush et sa clique subir le même sort que saddam,ils le méritent tout autant de part leurs agissements abominables....


      • Dégueuloir Dégueuloir 26 décembre 2007 12:53

        merci Pierre pour ces papiers inspirés !!!


      • Gilles Gilles 26 décembre 2007 13:47

        Article développant un point de vue intéressant. Mais vous dîtes :

        « Or, c’est cette ultime condamnation que l’Amérique est parvenue à se mériter, en faisant pendre Saddam par ses sbires iraquiens, puisque la voie de la culture occidentale est de traiter le mal comme une pathologie et n’accepte donc plus la peine capitale. »

        Oui, mais aux Etats Unis la peine capitale existe dans la majorité des états et est défendue par la population au nom du sacro saint biblique « œil pour œil, dent pour dent ». A l’occasion, des fêtes se déroulent aux portes des pénitenciers lors d’exécution de criminels particulièrement trash.

        Donc ? Dans cet exemple l’es USA ont réagit en accord avec leurs principes.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 01:58

          @ Gilles : C’est bien ce que je veux dire. L’Amérique est condamnée selon ses propres principes, si ses principes sont ceux de l’Occident, ou, si ses principes ne SONT PAS ceux de l’Occident... prenons nos distances. Comme des autres cultures que nous devons accepter avec tolérance, mais sans nous y identifier et sans y mettre notre âme au clou.

          PJCA


        • bernard29 candidat 007 26 décembre 2007 13:58

          article sans intérêt, parce qu’il veut faire croire, naïvement et bêtement, qu’il suffit de honnir les USA pour « sauver » NOTRE Occident merveilleux...


          • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 26 décembre 2007 14:17

            Non, pas sans intérêt loin de là, mais le défaut de l’auteur est effectivement d’assimiler « Américains » et administration Bush, ce qui est sensiblement différent...


          • manusan 26 décembre 2007 15:20

            Yves, surtout que si on retourne ce raisonnement contre nous nous, les Français sont tous des sarkosiens, auteur compris.

            Obi-wan Kenobi nous a pourtant appris que seul un Sith raisonne dans l’absolu. Méfions nous du coté obscure de la force. PCCH HHAAA


          • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 26 décembre 2007 16:44

            ... et nous les Belges, à l’image de nos problèmes politiques, incapables de communiquer ensemble... sauf que ça c’est vrai ! smiley


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 02:08

            @ Rosenbaum & Manusan : Je fais souvent une distinction très nette entre « Américains » et « Américanistes » - je n’ai pas le coeur assez noir pour détester 300 000 000 de personnes - mais on parle ici non pas d’individus, mais de cultures. La culture américaine s’est délabrée bien avant Bush, et je ne crois pas que l’après-Bush règlera le clivage. Les USA ont pris une autre voie que l’Europe et il faudra du temps pour qu’on pense au même diapason... Ils ne nous font pas de bien.

            http://nouvellesociete.org/5168.html

            PJCA


          • tvargentine.com lerma 26 décembre 2007 14:21

            Un article primaire sur l’Amérique comme nous avons nos primaires anti-sarkozy en France

            vous dites « En fait, ce qui restera de cette incursion de l’Amérique en pays arabes, comme des croisades, ce sera une image flétrie de l’Occident »

            Nous avons été nombreux à nous opposer à cette guerre mais même si nous ne sommes pas d’accord,l’IRAK est un état démocratique et c’est le seul dans le monde arabe et la démocratie est porteuse de liberté

            Le sort d’un dictateur jusqu’au boutisme n’interesse personne et il a la fin qu’il méritait


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 02:13

              Lerma : « Le sort d’un dictateur jusqu’au boutisme n’interesse personne et il a la fin qu’il méritait. » C’est ce que j’appelle bouffer le cannibale... Pour la démocratie en Irak, on en reparlera.

              PJCA


            • anvil mac lipton anvil mac lipton 27 décembre 2007 14:44

              Lerma, je lis souvent vos interventions, qui malgré une idéologie absolument contraire à la mienne, n’ne sont pas pour autant toujours dénuées d’esprit critique et de pertinence. Cependant, lorsque vous dites que l’Irak est « la seule » démocratie du monde arabe, il faut relativiser.

              A l’aune des démocraties « idéalisées » du monde occidental, aucun état du maghreb au mashrek, ni du proche-orient d’une manière plus générale, ne peut être qualifié de démocratique. Mais d’un autre côté, la réalité du pouvoir dans nos propres pays est bien loin de ces démocraties idéalisées. Le pouvoir est dans les mains de l’individu informé, et c’est pour cela que dans nos pays ou des professionnels de la communication manipulent l’information, et ou la psychologuie des foules est enseignée à l’université pour prévoir et stimuler des comportements, on ne peut plus se prétendre réellement en démocratie. De fait, lorsque le pouvoir quitte, non pas dans les formes, mais dans le fond, les mains du peuple, il ne s’agit plus d’une démocratie. Le régime majoritaire des « démocraties occidentales » est l’oligarchie bureaucratique par cooptation, oligarchie fortement influencée par une poignée de familles issues pour la plupart des « chevaliers d’industries » de la révolution industrielle (l’immense majorité d’entre elles ayant profité de l’industrie de l’armement).

              Donc, ou bien il n’y a que très peu de véritables démocratie au sens exact du terme (c’est à dire dans l’esprit, et non dans la lettre, ou encore dans le fond et non dans la forme), ou bien plusieurs pays du proche-orient peuvent prétendre à être des démocraties aussi imparfaites que les démocraties occidentales :
              - Egypte
              - Iran (car il s’agit biend ’une République, où, certes, les opposants politiques sont fustigés, mais ou le vote du peuple n’est pas controllé)
              - Liban (malgré une situation très délicate) En sont des exemples, mais beaucoup d’autres états sont dans ce cas.

              Le raccourci hatif consistant à dire que l’Irak est une démocratie est de plus inexact à un autre titre : l’Irak est actuellement occupé par des armées étrangères, qui ont un poids politique non négligeable. Quelle légitimité démocratique a un gouvernement appuyé par une force d’invasion qui est encore sur place ?

              Bref, l’article est clairement opposé à la doctrine Etats-unienne (et non américaine, je suis étonné que quelqu’un comme vous qui fait la promotion de l’Argentine ne fasse pas la différence), à l’idéologie qui transparait dans les actes des gouvernements états-uniens et dans le vote des citoyens états-uniens. Lorsqu’un pays se base sur un fondement religieux (ou doctrinaire) pour imposer sa vision, il y a fort à parier qu’une erreur fondamentale est commise. On ne s’appuie pas sur un dogme ou une croyance, même majoritaire, pour amener des changements positifs. C’est par l’éducation, l’exemple et la tolérance qu’on arrive à faire changer les choses. Plutôt qu’imposer la démocratie, montrer par l’exemple les bienfaits d’une vraie démocratie est bien plus efficace (cf. l’histoire des deux derniers siècles en Amérique du Sud), mais le message « démocratique » des Etats-Unis, en plus d’être pollué par son message religieux, sera toujours brouillé par son soutien historique à de nombreuses dictatures.

              Il est cependant à craindre que sous notre gouvernement actuel, compte tenu de l’appui de notre président à la méthode états-unienne, et de son discours sur « la laïcité positive s’appuyant sur les catholiques (sic) » (quid, d’ailleurs, des protestants, musulmans et juifs, quitte à parler de religion ? ), prenne le même type de virage dogmatique qui consiste à aller imposer aux autres ce qu’on arrive pas à faire chez soi (je veux parler de la véritable démocratie)


            • easy 26 décembre 2007 14:34

              Article surprenant ,entache de haine assez etonnant en periode de Noel il n’y a pas d’adresse pour la barbarie ,c’est une attitude qui voyage dans l’espace et dans le temps ,fasse le ciel, s’il existe ,qu’elle ne s’arrete pas chez l’auteur de cet article. Si tel etait le cas ,je propose que nous l’aidions a surmonter cette attaque et a repousser une tournure d’esprit qu’il n’aimerait pas voir chez les autres . Rassurez vous chers citoyens hitler ce n’etait pas l’Allemagne ,pas plus qu’aucun autre dictateur par definition n’est assimilable a la population qu’il oppresse. Par contre vous etes assimilables a ce que vous dites et a ce que vous pensez ,chaque individu est unique . Il semble a ce titre qu’il doive se respecter lui meme .

              L’opinion que les autres ont de lui est facultative ,c’est ce qu’on appelle la liberte d’expression.

              Les Francophones de barbarie vous souhaitent de bonnes fetes en Gaule ou ailleurs.

              www.ezfrench.com


              • Gilles Gilles 26 décembre 2007 14:52

                Easy

                « Rassurez vous chers citoyens hitler ce n’etait pas l’Allemagne »

                Evidemment, cependant il ne faut pas céder à se raccourci trop facile.

                Bien qu’élus avec 30 et qql pour cents, il a été soutenu par une grosse masse d’allemands. Qui a lutté en Allemagne contre Hitler ? Peu. Qui n’a pas profité des lois anti juives ou jeté des pierres sur des magasins juifs ? Peu.

                Aux USA plus des trois quart des gens soutenaient Bush dans sa guerre je vous rappelle. Et maintenant leur opposition va de pair avec le fait qu’ils la perdent cette guerre, pas pour des considérations humanitaires.

                En GB, plus de la moitié...

                Et les Serbes vis à vis du Kosovo ? Rien a faire du malheur des albanophones, beaucoup, sinon la grande majorité se seraient accommodés d’une épuration ethnique pour garder le Kosovo.

                Que pensent les russes de la guerre de Tchétchénie ? J’en sais rien, mais je suis presque sûr qu’une majorité approuve, vu qu’ils réelisent Poutine encore une fois

                Non, les populations sont elles aussi coupables. Pas tous les individus, d’accord, mais le peuple dans sa globalité quand il accepte l’horreur, la soutient, en profite. Croire comme ça que les tyrans et assassins naissent partout, que leur action est indépendante de leur pays de leur culture, est dangereux. Elle accrédite la thèse comme quoi les gens ne sont que des moutons tellement cons qu’ils sont voués à être manipulés et incapables d’initiatives personnelles louables....ce qui les excuserait.

                Un peuple qui sait tuer dans l’œuf les velléités destructrices de ses dirigeants est un grand peuple. Et un grand peuple on apprend à l’être. Si un jour en Allemagne revient l’obscurantisme nazi, je suis sûr maintenant qu’un grand nombres de citoyens à l’opposé de leurs aïeuls n’accepteront pas le régime mais le combattront dés le départ


              • Dégueuloir Dégueuloir 26 décembre 2007 14:55

                il n’y a pas que le titre à lire.....je n’y vois point d’anti-américanisme primaire dans cet article,est-ce de l’anti-américanisme que de dénoncer leur gouvernenemt actuel ,leurs forfaits et la manipulation en cours ? alors aux USA, il y a beaucoup d’anti-américain.....croyez-le !!! c’est la façon de se défendre de ces gens-la,ils traitent de terroriste et d’anti-américain tous ceux qui dénoncent le régime en place à Washington,et même en Israél ,les juifs agissant de la sorte,sont traités d’antisémites....c’est dire !!

                http://www.reopen911.info/11-septembre/orwell-se-retourne-dans-sa-tombe-vo-st-fr/

                Ne voyez-vous donc rien venir ?,c’est hallucinant !!


              • Dégueuloir Dégueuloir 26 décembre 2007 15:08

                je rajouterai que le gouvernement US actuel a littéralement volé et usurpé l’élection de 2000 et 2004 par des fraudes grossières et des magouilles ignobles,c’est une dictature,le mot est fort mais bien réel,j’en suis désolé et beaucoup d’Américain pensent la même chose et c’est à eux de faire le« ménage »,ce qui n’exclut pas notre aide,bien sûr !! la seule « expiation » du peuple Américain sera de juger et de condamner très sévèrement cette « junte » sans nom, ainsi que tous les complices qui auront participé à la « mascarade »des guerres passées,en cours et à venir........ smiley au nom de la croissance....et du nouvel ordre mondial.....


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 02:22

                @ Easy : Un temps pour l’indulgence et un temps pour la vérité. Le seuil est quand le vrai peut nous délivrer du mal qui vient. J’arrêterai de dénoncer, quand le message d’amour de Noel sera bien présent toute l’année et vaudra aussi pour les opprimés. En attendant, j’assume pleinement mon opinion et je ne suggère que de juger de l’Amérique à l’aune des effets que ses gestes produisent.

                PJCA


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 02:31

                @ Gilles : je parle ailleurs. à l’article en lien, de cette complicité entre l’État et ses citoyens qui, avec l’avènement d’une société transparente, n’est plus occasionnelle comme jadis, mais devient PERMANENTE . On nous offre l’Anschluss tous les jours. http://nouvellesociete.org/5174.html

                PJCA


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 02:43

                @ Degueuloir. Je ne crois pas que l’Amérique soit une dictature ; je crois qu’on a affaire à un corporatisme, un fascisme collégial. En fait, une dictature y sera peut-être le passage obligé, pour libérer les USA de l’oligarchie qui l’exploite, la manipule et est à l’opposer au reste de la planète. Je ne la souhaite pas cette dictature : je la prévois. http://nouvellesociete.org/408.html

                PJCA


              • Gilles Gilles 27 décembre 2007 08:54

                Dégueloir JC Allart

                La dictature ne commence t-elle pas à partir du moment où un nombre croissant de citoyens ne se rendent plus aux urnes parce qu’ils sont persuadés que le vote ne sert à rien, qu’il ne changera jamais rien dans leur sens ?

                Aux USA plus de la moitié des gens en se rendent jamais aux urnes et c’est souvent cette raison qu’ils donnent...ça ne sert à rien. En France on en était pas loin, sauf en 2007 faut reconnaitre.

                Alors, dictature ? Peut être pas la même que nous connaissons, autocratique, policière, arbitraire, mais une dictature moderne avec un nouveau visage, celle qui se fabrique une légitimité par les urnes et qui au lieu de taper sur les gens, les manipule.

                Lire à ce propos « La fabrique du consentement de Noam Chomsky » ou comment faire avaliser par les foules n’importe quoi, même le pire


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 20:08

                @ Gilles : Bien d’accord. Simple distinction sémantique de ma part pour séparer l’oligarchique du monarchique... mais pour la démocratie, on en est bien loin !

                PJCA


              • frédéric lyon 26 décembre 2007 15:19

                L’Irak a été libéré de l’oppression et de la barbarie.

                Tous ceux qui prétendent que l’Irak n’a pas été libéré n’auraient pas le courage d’aller le dire à un kurde ou à un chiite en Irak.

                Et si jamais ils en avaient le courage, je leur conseillerais de ne pas oublier de se munir d’un gilet pare-balle.

                Les vomis de tous les kollabos de l’islamofascisme n’y changeront pas grand chose, car la victoire des kurdes et des chiites irakiens est désormais éclatante et chacun peut voir que les tueries sauvages des islamofascistes qui se sont précipités en Irak, parfois en provenance de nos banlieues, comme des chiens enragés qui ne veulent pas lacher leur os, n’étaient que des crimes aveugles commis pour le seul plaisir de couper une tête au couteau de cuisine et se repaitre de sang.

                Le remodelage du Moyen-Orient va se poursuivre, il s’achèvera avec l’intervention des forces européennes à Gaza afin d’y rétablir l’ordre et de rétablir la légitimité du nouvel Etat Palestinien sur l’ensemble de son territoire.

                La paix dans l’ensemble du Moyen-Orient passait par la défaite des régimes de fer et de sang qui sévissent encore à Damas et à Téhéran, comme sévissait hier à Bagdad le régime du tueur sunnite Saddam Hussein.

                Ils sont les dignes héritiers de Mohammed al Husseini, le Grand Mufti de Jerusalem qui a collaboré avec les nazis pendant la dernière guerre.

                Car, par bien des aspects, les interventions des Démocraties Occidentales ne sont que des épilogues tardifs de la guerre contre la barbarie fasciste qui s’est déroulée en Europe de 1939 à 1945.


                • jako jako 26 décembre 2007 15:26

                  ah bon l’Irak est libre ???? c’est un scoop, vous voulez surement dire que les pétroliers peuvent enfin se ravitailler et alimenter les bons comptes en banque ? smiley


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 02:45

                  @ Fréderic Lyon : On verra bien... on en reparle dans un an.

                  PJCA


                • Gilles Gilles 27 décembre 2007 08:57

                  Lyon, et les régimes de fer d’Arabie Saoudite, du Turkménistan, Ouzbékistan, du Pakistan ? Pire que l’Iran sur bien des aspects.

                  Vous n’en parlez pas car se sont les alliés de vos Maitres à penser ?

                  Ne soyez pas naïf en plus d’être réac ! Tous ça sert les intérêts géopolitiques et la démocratie on s’en cogne.


                • marc 27 décembre 2007 22:25

                  Beurk...quel tas d’immondices !! ignoble


                • marc 27 décembre 2007 22:26

                  Beurk...quel tas d’immondices !! ignoble comme d’habitude.


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 02:51

                  @ Carpdiem : Non, pas le même « amour »... il y a plein de facettes à la barbarie américaine. L’épisode Schiavo était une autre vésanie qui m’était aussi apparue particulièrement répugnante. http://nouvellesociete.org/5114.html

                  PJCA


                • easy 26 décembre 2007 15:35

                  Le pouvoir des mots est impressionnant ,celui des attitudes aussi . Vous voulez vendre une idee .il faut plaire . on ecoutera votre idee si elle est prevendue . Notre cher president prepare ses reformes ,il vous habitue a etre choque ,c’est sa facon de vous connaitre . C’est de la gestion,du marketing . C’est nouveau dans la specialite ,il faut s’y habituer . Aux usa les medecins font de la pub ,les avocats aussi . Pourquoi pas ,c’est admis ces gens ont un metier meme si c’est une vocation ,ils vivent de leur metier ,pourquoi ne diraient ils pas haut et fort qu’ils le font bien et qu’ils sont les meilleurs dans leur domaine . Peut etre cela ferait il du tort aux moins bons ? A moins que le plus riche s’offrant la meilleure pub soit trop avantage. Rassurez vous le public n’est pas dupe si vos services ne sont pas bons ca se saura et vite ,la poudre aux yeux est ephemere ,mais il fallait pourtant qu’on vous trouve pour vous essayer. Le politique est au service du peuple il doit connaitre son peuple ,tout son peuple .les puissants comme les miserables. Ainsi il parle des uns aux autres et il s’agit d’etre transparent ,vous pouvez transformer cela en feuilleton ,en roman photo ,c’est vous chers concitoyens qui en prenez le risque. Les marchands d’information ont trouve la de nouveaux moyens de faire des sous ,pourquoi pas ,vous n’etes pas oblige d’acheter . Moi je trouve cela ludique le president va au spectacle de son peuple et le peuple au spectacle de son president ,apres tout vous allez finir par bien vous connaitre. Un conseil si je puis ,ne le fatiguez pas trop .il est seul et vous etes beaucoup . Il va bien falloir qu’il delegue un peu ,aimerez vous les saints autant que le bon dieu

                  www.ezfrench.com


                  • GRL GRL 26 décembre 2007 15:36

                    Bonjour Pierre , je vois qu’encore une fois la barbarie est montrée du doigt et encore une fois, l’on a tendance à regarder la « lune » en croyant être sage, alors qu’il faudrait penser parfois à regarder le doigt pour comprendre qu’il n’est peut être pas sage , dans un sens comme dans l’autre , de montrer ainsi du doigt ...

                    DIFFÉRENCIATION :

                    Tout au long de l’histoire des schismes religieux , les nouveaux croyants ont fondé un nouveau peuple élu , et pour ce faire , ont du se différencier de ceux dont ils voudraient un jour le sang, différencier leurs façons de se vêtir, de se coiffer, leurs régimes alimentaire, leurs préceptes et rites , encourager de nouvelles habitudes communautaires ... L’uniforme n’a t il point toujours permis de se reconnaitre les uns des autres dans la bataille ?

                    BARBARIE :

                    En ce sens précisément, il a toujours fallu comme prétexte à l’attaque et comme signature au processus de différenciation, ... diaboliser les rites et préceptes des autres groupes d’une part et sanctifier son propre modèle d’autre part. Le Satan des uns devient alors le Dieu des autres et équilibre le « flux hormonal de la bête sociale » en braquant la peur des fidèles sur le prochain peuple idéologique à désagréger. La désignation aveugle de la barbarie légitime ... la guerre sainte , la guerre de la bête sociale , la guerre de Dieu.

                    A L’ATTAQUE !

                    Et tout au long de l’histoire, les peuples, une fois unis sous l’uniforme et la bannière de leurs nouvelles différences aux autres, ont tous à terme réveillé l’insatiable appétit d’amibe de leur propre bête sociale. Ils se sont vus évangéliser à une époque, démocratiser ou libéraliser dans une autre, quelques fois anéantir et massacrer, tenter d’annihiler, mais bref, se sont vus le plus souvent convertir, c’est à dire lyser les cellules idéologiques ainsi différenciées, devenues étrangères, et tenter d’en amalgamer les sujets, les bases nouvellement libres, dans leur propre corps idéologique, à la manière d’une gloutonne phagocytose.

                    ANTINOMIE DE LA GUERRE SAINTE.

                    Si il y a des gens pour croire qu’un peuple parmi les autres était vraiment élu de Dieu comme tous le prétendent un jour, cela reviendrait à dire , ...... que Dieu , dans une sinistre mise en scène, regarderait l’issue d’un combat entre ses différents peuples prétendants, pour appeler à sa droite, le vainqueur d’une guerre fratricide, pour donner victoire à l’élu , en ce sens le plus destructeurs des belligérants, le plus puissant, celui ayant ôté le plus de vies adverses, ayant imaginé les armes les plus destructrices, ayant appliqué la stratégie la plus cynique, ayant débauché le plus d’intelligence cognitive et de fric pour le faire... ... bref , Dieu sur son nuage , serait en train « d’élire », ni plus ni moins que le Diable ! Une belle antinomie au sens sacré des écritures.

                    L’EMPIRE BARBARE DES AUTRES ...

                    Pierre , il n’y a pas une religion , un dieu ou une idéologie pour qui la terre toute entière n’ait pas été promise et les barbares sont comme de tout temps, des êtres pas plus ni moins barbares que nous. Notre bête sociale exprimée par la différenciation idéologique et culturelle comme marqueur génétique, mémétique, s’empresse de nous désigner le peuple barbare comme la prochaine proie légitime. Culpabilisation, honte ou au contraire , soif de conquête, la désignation de la barbarie serait à mon sens utile à étudier si l’on acceptait le sens universel qu’elle adopte au travers de tous les peuples , et ce tout au long de l’histoire des hommes de ce monde.

                    Merci de votre lecture , GRL.


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 02:56

                      @ GRL : Je constate que nous partageons une même méfiance des croisades. On ne sera jamais assez nombreux.

                      PJCA


                    • arturh 26 décembre 2007 16:34

                      "Aussi longtemps que Bush et ce qu’il représente ne seront pas extirpés de l’Amérique, permettant que celle-ci redevienne un pays civilisé au sens où nous l’entendons, l’Europe, comme le reste du monde, doit se tenir aussi loin que possible de l’Amérique. Loin d’une Amérique qui se voudrait impériale, mais qui n’est que redevenue barbare.

                      Pierre JC Allard "

                      L’Europe doit se tenir éloignée de l’Amérique ? On doit tous déménager alors... Où ça ? En Corée du Nord ? Non, les américains ne seraient pas loin non plus... A Cuba ? idem... Euh.... vous vivez où exactement ? Sur la Lune ? http://www.eucom.mil/english/index.asp


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 décembre 2007 03:00

                        @ Arturh : Oui, la Terre est devenue bien petite. C’est en nous éloignant de l’intolérance à l’américaine, que nous la garderons assez grandw pour qu’on puisse tous y vivre en paix.

                        PJCA

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