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Accueil du site > Actualités > International > L’Amérique : un Titanic dans une bouteille ?

L’Amérique : un Titanic dans une bouteille ?

Alcatraz.

L’Amérique est-elle devenue une prison à ciel ouvert ? Sorte d’Alcatraz de plus en plus isolée du reste du monde ? Une démocratie rigide, sans assouplissement, muette du peuple, n’est qu’un totalitarisme travesti. Et ce totalitarisme est sans doute en train de se faire éplucher par son peuple.

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La longue cuite, et le lendemain de la veille

Depuis bientôt 40 ans les cowboys de l’Amérique,  à cheval sur leurs tanks, parcourent le monde dans une forme de colonialisme sanglante, reptilienne, pire que toutes celles qu’a connu l’Humanité. Dommages collatéraux, argumentera-t-on, dans bien des cas. Le cowboy à carte de crédit, quasi illimitée, est en train de couler comme coula le IIIe Reich : Hitler dans son bunker garda jusqu’à la fin l’espoir d’une victoire avec une armée fantôme formée de garçonnets et de vieillards.

Tout sur papier.

On a évolué : tout est maintenant virtuel.

Comme aux États-Unis : on entretient l’illusion. Wall-Street et le Berlin de 45 se ressemblent.

L’Iceberg est en vue. On a sans doute exagéré sur la gâchette de la planche à billets. Les Lucky Luke n’auront peut-être plus la chance ni l’argent pour terminer leur cavale.

Après une bonne cuite, ils vont bientôt devoir vendre leurs bouteilles vides pour prolonger leur party.

3000 milliards de dollars pour la guerre en Irak uniquement.

On semble ne pas pouvoir récupérer ses « investissements ».

C’est quasiment une politique des terres brûlées à laquelle on va bientôt procéder.

Dans un pays où tous les rêves sont possibles, les cauchemars également.

La culture de la peur

Bel alibi ! Les États-Unis risquent d’être attaqués. Le supposé péril est nourrit à des fins de déviation qui perdurent depuis au moins dix ans. Comme dirait le stand-up comique : les vrais terroristes – et les meilleurs – sont à l’intérieur du pays. Les rats de la finance ont réussi à répandre à travers le monde leur méthode manichéenne, accolée à la « vente » de la démocratie.

Belle supercherie !

Avec une loi martiale latente, datant de 2008, le gouvernement américain semble tenir son peuple dans une main, d’une poigne fragile, dans un pays où les armes en libres circulation risquent d’allumer la mèche d’une défense dont certains diront qu’elle sera illégitime. Ce ne sera pas un mouvement organisé. Car celui qui s’organisera en sera un bien « civilisé ». Et dans les civilisés se trouvent des détraqués nés d’une civilisation aux valeurs verbales mais non pratiquées. De là le danger.

L’Aigle a plus de plomb dans l’aile que dans le crâne…

Voilà la balançoire de l’opinion américaine qui ne sait plus distinguer Diable et Dieu.

On va cinq jours à la banque et un à l’église.

La carte de crédit de l’État policier

Tant que la carte de crédit pourra payer les milices-caméléon multiples, peu visibles – secret d’État obligeant, et manipuler les masses, on tiendra le « coup ».

L’argent a été et est encore le carburant qui sert à payer des escouades anti-émeute. On croit pouvoir respirer en multipliant les masques … Dans un monde étouffant où tous, au nom de la sécurité nationale, sont surveillés, épluchés, harcelés. Bref, contrôlés à la sauce orwellienne.

David Cole qui est professeur à l’école de droit de Georgetown a écrit dans The Nation que le Congrès en mai dernier a autorisé la remise en application de certaines parties du « Patriot Act » si mal nommé, qui permettent au gouvernement de faire des écoutes au hasard sans identifier la personne ou le téléphone qui doivent être écouté, d’obtenir des documents des bibliothèques ou des entreprises sans avoir à prouver de quelque manière que ce soit que leur cible est impliquée dans une action criminelle et encore moins terroriste ; et d’utiliser des outils et instances de surveillance auparavant réservés aux espions de gouvernements étrangers ou d’organisations terroristes, à des « loups solitaires » qui ne sont affiliés à aucun de ces groupes ni à aucun gouvernement. C’est un écho du système ECHELON que les USA et ses alliés du Commonwealth britannique utilisent depuis la seconde guerre mondiale pour mettre sur écoute toute la planète, traquer les dissidents et voler les secrets de fabrication.

Cole écrit aussi que le procureur général Eric Holder va désormais autoriser les agents du FBI « à fouiller les poubelles des citoyens, à mener des recherches dans les données des ordinateurs et à utiliser de manière répétée des brigades de surveillance, pour traquer des gens qui ne sont pas suspectés du moindre délit, sans avoir besoin d’autorisation légale. » (exactement comme pour la fouille des passagers à la gare des autobus). L’absence d’autorisation légale est significative car la justice est le seul rempart du citoyen contre les abus de pouvoir de la police. Et maintenant ce rempart a disparu. Les peuples d’Afghanistan et d’Irak ont souffert bien davantage sous la botte de l’armée dirigée par les USA.legrandsoir.info 

Muet, le citoyen américain regarde maintenant son pays miné par ses « tyrans élus », gruger ce à quoi a toujours aspiré le pays : la liberté. On dirait qu’il est incapable de se souvenir de 10 ans d’Histoire.

Et où est passée la jeunesse pour protester ?

Sans doute en mission ailleurs…

L’avenir 

Quand le « plus grand pays du monde » n’arrive pas à payer son épicerie, sauf avec une carte de crédit, il ne reste plus qu’à scénariser l’écroulement freiné à coups d’emprunts et de contrôles sur la population.

Et, comme toujours, à ses dommages collatéraux sur la planète…

Critiquée du reste du « monde », voilà l’Amérique en devenir d’un rocher figé au milieu d’un plan d’eau. Un Alcatraz de plus de 300 millions de citoyens. L’Amérique est carcérale et ne sort que pour des « missions patriotiques ».

Comme Las Vegas, cette ville bâtie dans un désert, où tous les jeux sont permis- la représentation même de l’illusion américaine – le pays ne se relèvera pas : tous les jetons ont été utilisés.

Il y a trop de Capone en liberté, toujours actifs. Le célèbre Al est mort de syphilis après s’être fait coincer … par l’impôt. Ça ressemble étrangement à de « l’argent caché »…

 

Flickr

Un pays « libre » : une main sur la bible, un fusil dans l’autre

Avec un système carcéral comptant près de 2.5 millions de prisonniers – on devrait relâcher les petits « hold-upeurs » de dépanneur pour faire une peu place aux grosses pointures blanchies à même la sueur du citoyen américain. Mais ça ne se passera pas ainsi. La corruption a l’argent pour entretenir la corruption. L’Amérique – comme on l’appelle – est devenue une négrière à force de blanchir et javelliser sa méprise du peuple.

Oui, on peut tout en Amérique.

On peut bien continuer de chanter « God Bless America », mais l’Amérique est une église dans laquelle on a laissé entrer trop de ces hypocrites, une main sur la bible, un fusil dans l’autre. La voilà devenu un gros bateau qui finira bientôt ses jours dans une bouteille vide…

*****

P.S. : Oui, le moteur ronronne toujours, avec quelques teufs-teufs et des odeurs d’huile bouillante. On s’active à engorger de charbon la fournaise du moteur. On en manque, on va en chercher ailleurs.

Une démocratie d’apparence ainsi qu’une richesse d’apparence. Ajoutons à cela, le gouffre démocratique, sa structure complexe, et la disette de dialogue entre le peuple et les « élus ».

Le moteur tourne toujours, mais comme dirait Marc Lafontan :

Fin de la transmission :


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5 réactions à cet article    


  • Tall 10 août 2011 10:36

    Cela fait 3 ans que je lis ici que les USA s’effondrent demain. C’est même la fiabilité de ces prévisions systémiquement fausses qui m’a fait acheter des bons du trésor.

    Et le jour où l’on annoncera ici que les USA vont mieux, je revends tout.

    • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 10 août 2011 15:32

      Ça fait trois ans qu’ils vivent sur une carte de crédit.
      Essayons ça, nous.
      Bonne journée !


    • oj 11 août 2011 03:18

      et oui , on sait ou on sent tout cela...

      nous sommes comme la tribu de juifs perdus dans le désert qui se met a danser frénétiquement devant le veau d’or.

      et les autres qui veulent erriger une tour d’un km de haut... dans un pays justement de désert.... judicieux et utile tout cela !!

      et oui on sait que cela va mal finir...


      • lesdiguières lesdiguières 11 août 2011 06:06

        Finalement pour garder un brin le moral : Haro sur les bourses ;

        http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre36868.html

        Merci

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