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Accueil du site > Actualités > International > L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour

L’armée américaine, de l’incompétence au Folamour

On a pu lire encore récemment ici même des contributions d’individus proches des neo-cons venus tenter de nous vendre, encore une fois leurs belles salades bushiennes. En dehors de leur positionnement politique, prouvé par l’administration de leurs blogs personnels, les arguments qu’ils développent sont faibles pour défendre une occupation de pays qui est depuis longtemps devenu un fiasco, visible et journalier. Tenter de déguiser cela en grande victoire militaire est une vue de l’esprit. Le général Petraeus a beau clamer que l’ordre est revenu dans le pays, les explosions des attentats continuent le jour même (et aujourd’hui encore). Leur nombre a baissé, certes, mais au prix d’un enfermement des militaires américains dans des quartiers bouclés, cernés par des murs de béton et un filtrage des allées et venues qui bloque toute l’économie locale, et empêche le pays de se relever. Le tableau présenté par ces neo-cons est tout rose, or il ne faut pas se leurrer : il demeure noir, ostensiblement noir. Et nous pouvons, en dehors de la propagande officielle, en trouver tous les jours des preuves de cette noirceur. Et ceci au sein même de l’armée américaine, le signe d’un profond malaise au sein de l’institution.

Une armée soumise à la réserve habituelle, mais qui n’en peut plus de passer pour la lampiste de décisions politiques inconséquentes. Les généraux américains sont depuis longtemps au bord de la révolte, et le font savoir de plus en plus ouvertement. Ils ont l’expérience des conflits perdus ces dernières années, et savent que la voix choisie en Irak est une impasse véritable, dont ils ne sortiront pas grandis, bien au contraire. Le départ annoncé, s’il a lieu un jour, plongera le pays dans le chaos, tout le monde le sait, à part que ce chaos n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une décision politique. Une décision qui n’est même pas celle d’un gouvernement, mais bien celle d’un lobby militaire dont le but n’est pas de gagner une guerre, mais de vendre le maximum d’appareils et d’armes afin de satisfaire une poignée de milliardaires, dont plusieurs à la tête du pays. Le but n’est plus de gagner les guerres, donc, mais bien de les faire durer le plus longtemps possible. En ponctionnant au maximum les citoyens américains, dont une majeure partie des impôts sert à nourrir ce lobby militaire dont Eisenhower nous avait prévenus de se méfier. Des citoyens leurrés par une propagande et par le manque de diffusion des erreurs journalières de cette armée tombée aux mains des société privées, qui font désormais la loi, celle du plus fort et du plus offrant.

Dans ce cortège de protestations contre la politique militaire américaine, un texte particulier, arrivé sur les téléscripteurs en mars dernier, a fait figure de véritable bombe. Un texte au vitriol, "A failure in generalship", pour dénoncer une incurie généralisée, destiné par e-mail à un lieutenant colonel, Paul Yingling, envoyé lui-même à l’époque par Georges Bush à Bagdad au nom de "The Surge", le nom donné aux renforts destinés à juguler l’opposition des troupes de Sadr  et des insurgés en Irak. Un texte qui laminait les prises de position des politiques, et qui possédait aussi un poids considérable, car émanant non pas d’un simple observateur ou d’un journaliste, mais d’un autre militaire, ami du premier, le lieutenant colonel Gian Gentile. Ce texte, quatre mois après son envoi, peut toujours faire figure de référence dans l’analyse du conflit actuel et des mauvaises réponses données par le pouvoir politique aux problèmes journaliers induits par une occupation mal préparée et totalement désorganisée. Pour beaucoup de journalistes, ce texte incendiaire, publié dans le magazine Armed Forces Journal,  est devenu le "J’accuse" de Zola, contre le lobby militaire, version vingt et unième siècle.

Selon Gentile, les généraux américains, pour garder leur place, ont constamment menti sur les coûts réels de cette occupation auprès de leur commandant suprême Georges Bush, qui, à partir de ces informations partiales et tronquées, n’a fait que prendre des décisions pire encore. Ce texte a d’autant plus de poids que son auteur est également professeur d’histoire à West Point, l’académie militaire dont la réputation mondiale n’est plus à faire. Le point sur lequel insistait Gentile, dans son échange épistolaire avec Yingling, était le fait que ce dernier n’osait pas encore nommer les responsables de l’incurie qu’il voyait : or, selon Gentile, c’était le fait de manquer de courage, nous dirons de courage politique de ne pas citer de noms : selon lui, par exemple, de Georges Casey, qui était directement responsable de l’impréparation de The Surge, ce qui mettait directement son nouveau supérieur et remplaçant, en l’occurrence Petraeus, dans l’embarras. Casey avait réussi à faire l’unanimité contre lui. ("He is very low-key, very low-profile"... quel jugement !). Un Petraeus qui avait reposé d’emblée son action sur une façon différente d’aborder le conflit. Dans leurs débats, une idée ressort : celle de la négation totale de la notion de "guerre au terrorisme", selon tous deux une notion totalement inadéquate face à ce qui devrait être de l’antiguérilla et rien d’autre. Mais avec une nuance de taille chez Gentile : selon lui, Petraeus, convaincu de nouvelles méthodes antinomiques de celles appliquées par ces prédécesseurs ne fait pas mieux dans l’autre sens, car il demande à son armée de s’occuper de choses qui ne sont pas de son ressort et pour laquelle ses soldats n’ont reçu aucune formation.  Au premier désastre de l’impréparation de l’invasion s’en ajoute un second. Petraeus a engagé une action contre les sources idéologiques de cette guérilla, à savoir du contre-renseignement et l’usage des techniques de psychologie de la subversion, mais trop tard et de façon disproportionnée.

Sans le savoir, nos deux officiers lucides décrivaient déjà en mars dernier ce que les chercheurs de la Rand travaillant pour le Pentagone étaient eux aussi en train de voir et d’écrire. Et ce que reprend en juin 2008 Brian Burton dans ses très bonnes feuilles du Armed Forces Journal, intitulées "The counterterrorismenl paradox", où il décrit un Al-Quaïda qui n’a même plus besoin  de camps d’entrainement en Aghanistan ou au Pakistan : "as former CIA officer Marc Sageman describes, the new generation of radical Islamist terrorists has not “been trained in terrorist camps” and probably has no direct links to al-Qaida Central". Rather, they are self-recruited, “self-financed and self-trained” individuals already living in Western countries who “form fluid, informal networks” through the Internet, a phenomenon known as “leaderless jihad.” Ben Laden ne sert donc plus à rien, et pour tout vous dire j’en étais arrivé aux mêmes conclusions depuis longtemps. Mort, il est même plus efficace que vivant. Les services secrets américains sont également  forcés selon Burton d’avouer que le premier résultat probant de l’invasion de l’Irak est d’avoir fabriqué une génération complète de jihadistes : "according to U.S. intelligence in 2006, the “Iraq conflict has become the ‘cause celebre’ for jihadists, breeding a deep resentment of U.S. involvement in the Muslim world and cultivating supporters for the global jihadist movement.” Et selon Burton,  l’occupation prolongée de l’Irak a amplifié la chose : "the increased U.S. military presence in the Middle East in direct combat roles confirms terrorist narratives of an American war on Islam and generates popular sympathies in the Muslim world for their cause". Burton recommande en conclusion à l’armée américaine d’organiser des forces spéciales, et non de demander aux militaires actuels de s’en charger. "This counterterrorism model requires a long-term commitment of competent personnel able to operate effectively with people of different linguistic and cultural backgrounds, and should not be limited to drawing on one service’s personnel ; furthermore each service’s personnel would have specific knowledge and capabilities to impart to allied forces. It’s critical that the Adviser Corps produces local security forces that are capable of countering terrorism and insurgency, rather than mirror-imaging conventional U.S. forces, as occurred in the Vietnam War." L’accent étant mis dans l’immersion par petites équipes dans le milieu naturel, grâce avant tout à ce qui a toujours manqué aux forces américaines au Proche et au Moyen-Orient : à savoir d’hommes parlant parfaitement la langue du pays. L’interrogateur de Saddam Hussein avait déjà insisté sur ce point crucial qui fait toujours défaut aujourd’hui, même si Ryan Crocker, ambassadeur américain à Bagdad est un des rares à savoir le faire.

Mais Gentile va plus loin tout en rejoignant Burton : selon lui, Petraeus est bien désormais partisan de cette méthode, assisté par un nombre impressionnant de conseillers compétents, mais... il trouve désormais que son application est impossible. Selon lui, l’armée américaine n’est pas omnipotente, et ne peut prendre en charge l’intégralité d’un problème aussi vaste que celui d’une occupation ratée dès le début et son rattrapage actuel par des méthodes davantage psychologiques que militaires. Pour prendre une image parlante, Gentile parle de ces fameux conseillers comme étant "The Matrix", en hommage davantage à Baudrillard qu’aux films grotesques des frères Wachowski. Et pour reprendre une phrase du général Odierno, qui a été lui aussi commandant en chef en Irak, Petraeus essaie de s’intéresser aussi à ce qui entoure la résistance à l’occupation du pays  :"we don’t just talk  about the enemy, we talk about the environment". Celle d’une guerre de rues, celle d’insurgés et d’une véritable résistance à une occupation, et non à des "terroristes" aveugles comme la propagande américaine nous le raconte depuis cinq ans. Pour ne rien avoir compris de cet "environnement", les troupes américaines sont dans une impasse totale.

Le meilleur exemple de cet imbroglio, ce sont les seuls succès obtenus en Afghanistan, par une méthode fort particulière, celle appliquée par les soldats hollandais et leur état-major. Celle d’aller au-devant de la population, de pactiser et de discuter, et d’entrer en contact souvent avec cette population. Les soldats hollandais sont les seuls à faire leurs tournées sans nécessairement porter leur casque. Et sont ceux aussi qui ont le ratio le plus faible de pertes en engagement. Le phénomène avait été particulièrement bien décrit dans un remarquable article du New York Times. La méthode marche, ou plutôt marchait. Au point que les talibans, pour tenter d’inverser cette méthode, en sont venus à tuer le propre fils du général en chef hollandais, qui était sur place pour influer sur la pratique qui portait ses fruits, et ce sans l’ombre d’un doute. Les Hollandais ont démontré la démarche à suivre, et n’ont pas été suivis : en deux ou trois bombardements massifs de la coalition, leurs espoirs ont été vite ruinés. Tout était à refaire. Une seule erreur et c’est le travail d’approche de trois années qui se retrouvait flanqué par terre. Le problème étant qu’il n’y en a pas eu qu’une seule. Les populations commençaient juste à prendre confiance et à rompre l’omerta sur les exactions et les pressions talibanes. Les occupants perdaient progressivement leur statut de troupe d’occupation pour prendre l’uniforme plus respecté de la défense du pays face à l’agression talibane. Raté.

Comparativement, en Irak, le choix de faire venir plus de 7 000 véhicules blindés à coque en V pour résister aux roadsides bombs dévastatrices les a à nouveau enfermés entre des plaques de blindages et des meurtrières étroites : plus aucun contact possible dans ces tanks légers. Les contacts étant déjà fort restreints en raison de l’écueil de la langue, ils sont désormais réduits à des échanges furtifs. La population voit défiler à toute vitesse des voitures blindées fermées, alors que les généraux qui les envoient parlent de sociologie et de psychologie des populations ! Ce n’est pas le seul paradoxe de ce conflit insoluble désormais. Les Américains, pour paraphraser Odierno, viennent de s’apercevoir que Bagdad n’était pas Houston, que les paysages de Tikrit n’étaient pas ceux du Texas, et que les individus qu’ils croisaient n’étaient pas tous nécessairement des poseurs de bombes. Mais des êtres humains, avec un énorme défaut il est vrai : de ne pas parler la langue de l’oncle Sam, car il est évidemment impossible à un soldat moyen bardé de tatouages irrévérencieux, voire franchement racistes, d’imaginer que c’est à lui d’apprendre les rudiments de la langue du pays. Et ce, à un stade fort avancé de l’organisation de l’armée : c’est ainsi qu’on a appris via des revues spécialisées d’aviation que l’US Air Force a longuement tardé pour mettre à bord de ses Boeing RC-135 River Joint Elint des traducteurs, les Américains interceptant pendant des mois des conversations téléphoniques qui ne pouvaient être utilisées en temps réel, faute de compréhension immédiate. Les talibans, en Afghanistan, avec leurs dialectes pachtounes l’ont bien compris. Ils ne s’embarrassent pas de crypter leurs échanges, persuadés qu’à l’autre bout pas un seul interprète n’existe, pas un seul ne comprend. On en est au stade de l’usage d’un patois pour déstabiliser la plus grande armée du monde ! Les talibans ont tout compris à l’usage du téléphone portable, comme nous avons déjà pu le dire dans ces colonnes. Des téléphones portables à la base du déclenchement des bombes de bords de route, ces engins à moins de 20 dollars pièce capables de volatiliser des jeeps à 650 000 dollars. Toute l’absurdité de cette guerre dans ce second exemple.

Le fiasco est à tous les étages. Yingling est celui qui en parle le mieux, en prime : comme Gentile, c’est un homme de terrain, qui commandait le 1er bataillon de la 21e division d’artillerie en Irak. L’exemple qu’il raconte résume toute l’étendue de la différence entre un système militaire juché sur ses  habitudes et les contraintes nouvelles d’un conflit récent. Un jour, on a demandé à Yingling de garder des prisonniers. Pour cela, il a fait un rapport à sa hiérarchie demandant l’acquisition de matériels spécifiques et de gens formés pour ça, en bon responsable et en homme conscient des limites de son bataillon. Pour toute réponse, on lui a envoyé des véhicules lanceurs de missiles... Selon lui, l’armée armée américaine s’est trompée de guerre en 1990 quand ont été construits ces véhicules inadaptés, et aujourd’hui la hiérarchie, en utilisant ces matériels à contre-usage, détruit tout simplement à petits feux cette même armée. On a longuement évoqué ici le cas des Humvees inadéquats et pourtant envoyés par dizaines de milliers sur place.

Petraeus, qui, on l’a vu, des collègues l’ont bien décrit ici même, n’est pas une bille, s’est entouré d’une meute de conseillers d’un certain pedigree : James Mattis, le commandant de l’US Joint Forces Command, David Kilucen, un Australien employé au département d’Etat, devenu spécialiste des zones tribales, Peter Mansoor, un colonel lui aussi enseignant l’histoire militaire, et John Nagul, lieutenant colonel en retraite, celui qui a rédigé le manuel qui a valu à Petraeus d’être nommé à son poste actuel, devenu la Bible actuelle pour l’Irak, "CounterInsurgency Field Material", surnommé dossier FM34 dans la nomenclature de l’armée. Mais aussi Janine Davidson, une spécialiste des opérations spéciales, première pilote femme de C-130, à lire impérativement ici ! Ou encore une anthropologue, Montgomery McFate, auteur d’un rapport fondamental, aidée par d’autres rapporteuses telles que Charlotte Hunter et même une spécialiste des droits de l’homme comme Sarah Sewall (conseillère de Barack Obama !). Ou encore Eric M. Simpson, membre du think thank démocrate "Center for a New American Society", et d’autres spécialistes de l’anti-guérilla : Colin Kahl, Nate Fick, Roger Carstens, Shawn Brimley, etc. Une équipe assez hétéroclite, mais très ouverte, qui n’a pas l’heur des militaires traditionnels, qui ne digèrent pas de recevoir des ordres en provenance de ces conseillers, surtout s’ils sont féminins, et où Nagl est perçu comme celui n’ayant jamais été promu colonel... et pourtant, l’équipe de Petraeus semble bien avoir compris des choses. Ecoutez ce que disait déjà Janine Davidson en septembre 2005 : "History demonstrates that successful counterinsurgency requires an integrated civil-military effort focused on strengthening local institutions, not just chasing down bad guys. Unfortunately, the United States lacks the nonmilitary institutional capacity to carry out this strategy — and if current political trends continue, it will not have the capacity to "build" anytime soon". Selon elle, c’est clair : "nettoyer" une zone infestée d’insurgé ne sert à rien si cela n’est pas suivi d’une reconquête dans les esprits. Or en Irak, avant Petraeus, ce n’était que cela :"In the new strategy, "clearing" an area of insurgents through aggressive military operations is only useful if that same area is then "held" by security forces that can prevent insurgents from resuming violence against the civilian population. But U.S. forces cannot hold these areas forever". Sans Police organisée, pour prendre le relais, capable d’empêcher les violences, pas la peine d’y croire. C’est râpé.

Selon Gentile, le demi-tour conceptuel a donc bien été fait par Petraeus, et les frappes aériennes massives qui avaient encore cours en 2007 abandonnées au profit du travail de l’infanterie sur le terrain. Place à la psychologie. Mais le demi-tour, selon lui, a été trop brusque, ce que les hommes sur le terrain ne comprennent pas aujourd’hui. Il y a un an, on leur demandait d’abattre sans trop de sommations, aujourd’hui de discuter. Cette attitude est compréhensible, c’est la même que dénonce un autre grand dirigeant de l’armée américaine. En mars dernier également, en effet, au moment où éclatait l’affaire de "The Matrix", l’amiral Fallon abandonnait son poste. Officiellement sans avoir été viré. Officieusement pour s’être opposé à l’escalade contre l’Iran. Le 29 juillet dernier, en costume d’amiral, il a tenu une conférence, sa première apparition depuis son retrait, au National Press Club à Washington. Pour la première fois, il a parlé de dissensions graves au sein même de l’armée, évoquant le fait que les soldats sur le terrain ne "suivent plus" leurs chefs, ayant du mal à évaluer leur positionnement vis-à-vis de la politique militaire mise en place. Le doute sur la façon de résoudre le problème s’est installé : "if our people, our troops, the men and women in uniform, particularly out in the combat zones, with all that we had going on, had an idea, however they acquired it, that their commander was at odds with their commander in chief, that is a situation which is intolerable to my mind." C’est l’effet pervers du demi-tour conceptuel de Petraeus. Il eût fallu faire de l’anti-guérilla dès la première heure, cela aurait évité une bonne partie des 4 000 morts chez les soldats, et aujourd’hui éviter de trop en faire, à les mettre en danger inutilement en leur demandant de se rapprocher des populations. Ce qu’a remarqué Fallon, et ce que peu de gens ont vu, c’est que le retrait progressif des troupes en Irak s’accompagne d’un maintien obligatoire de la présence maritime dans le Golfe, pour ne pas perdre la main dans la région. Un maintien, voire un renforcement. Le message est clair : pour lui, en effet, ce sont toujours des préparatifs déguisés pour une ouverture du conflit à l’Iran. Et sur ce point, il demeure très clair, sans vouloir revenir sur son éviction prématurée pour autant. Peut-être qu’un jour on lui élèvera une statue, à Fallon, pour nous avoir évité un conflit nucléaire. Pour sûr que l’Histoire dans les années à venir lui rendra justice d’avoir démissionné avec autant de fracas.

Car le piège est en train de se refermer sur l’armée américaine. Elle a déjà affirmé, par la voix de Robert Gates, confiant (un peu trop !) dans le calme relatif qui s’installe, de se détourner de l’Irak, où un dénommé Moqtada-Al Sadr n’attend que cela pour s’emparer du pouvoir, pour aller relever l’Afghanistan, où les talibans sont en train de regagner la partie, faute d’un nombre de soldats suffisants dans la coalition. Des informations de la CIA indiquent en effet cette semaine que les dirigeants d’Al-Quaïda qui étaient en Irak se sont déjà réfugiés en Afghanistan, suivant l’exemple de ce qu’avait fait leur chef après Tora Bora. Le hic, c’est que l’Afghanistan est un joli piège, tendu par le Pakistan à son propre allié américain. Selon la CIA, en effet, les derniers attentats meurtriers contre l’ambassade indienne sont bien le fait de l’ISI, les services secrets Pakistanais, vexés des accords nucléaires passés entre l’Inde et les Etats-Unis. On le sait, on l’a vu, notamment ici, le rôle de l’ISI n’a jamais été clair, et son soutien à la cause talibane désormais évident, confirmé aujourd’hui par la CIA. Le spectre de Bhutto réapparaît aussitôt, ainsi que celui du double jeu de Musharraf, en guerre contre le terrorisme selon Washington, alors qu’il n’eut de cesse de protéger ses dirigeants. Le peu d’empressement à les traquer, et le fait de s’être parfois fait massacrer par des bombardements américains en faisant semblant de le faire n’ont pas arrangé les choses : si l’Irak, un jour, sort de son bourbier, l’Aghanistan en a un de tout prêt juste à côté, qui ne demande qu’à enliser les soldats qui y mettront les pieds, Français y compris. L’Irak s’enlise, et son voisin est la proie d’une lutte féroce d’influence entre deux vieux ennemis héréditaires, l’Inde et le Pakistan, qui pourraient facilement en venir aux mains par têtes nucléaires interposées. Ce sera ça ou un lobby militaire qui pourrait être pressé d’intervenir en Iran... ou de laisser faire un autre pays fort tenté par les actions délibérées. La visite éclair du chef du US Joint Chiefs of Staff, Michael Mullen, à Tel-Aviv semble vouloir signifier que les Etats-Unis ne veulent pas donner le feu vert aux Israéliens et n’ouvriront donc pas les couloirs aériens irakiens. De leur côté, Robert Gates et Condoleezza Rice pèsent de tout leur poids sur les derniers faucons, dont  le vice-président Cheney pour éviter l’extension du conflit à l’Iran. Cheney, lui, s’enfermant dans sa logique de guerre selon Seymour Hersh (l’homme qui avait révélé le massacre de My Laï) : selon lui, Cheney aurait avoué récemment songer à une opération des Navys Seals déguisés en Gardiens de la Révolution qui tournerait mal, un remake de l’attaque de la baie du Tonkin.

En résumé, il serait prêt à sacrifier ses propres troupes d’élite pour arriver à ses fins. Il n’y a donc pas que de l’incompétence dans ce gouvernement et cette direction d’armée, il y a aussi de la folie pure et simple, celle d’un homme accroché au pouvoir depuis son entrée à la Maison-Blanche en 1969 maintenant, et qui a participé à tous les coups fourrés du père avant de diriger ceux du fils. Dick Cheney n’a rien du Saint-Esprit pourtant : les langues de feu qu’il voudrait voir déverser sur l’Iran ne lui serviraient qu’à garder son emprise, en demandant au pays de le lui voter, ces pleins pouvoirs, pour une raison de force majeure, celle d’un conflit nucléaire. Cela semble fou, et pourtant ceux qui l’ont côtoyé savent qu’il en est bien capable. Selon l’auteur du texte incendaire, pour résumer, les Américains en Irak ont préparé leur invasion comme les Français s’étaient retranchés en 1940 derrière leur ligne Maginot et leur vision de la guerre de 1914 : "the most tragic error a general can make is to assume without much reflection that wars of the future will look much like wars of the past. Following World War I, French generals committed this error, assuming that the next war would involve static battles dominated by firepower and fixed fortifications. Throughout the interwar years, French generals raised, equipped, armed and trained the French military to fight the last war. In stark contrast, German generals spent the interwar years attempting to break the stalemate created by firepower and fortifications. They developed a new form of war - the blitzkrieg - that integrated mobility, firepower and decentralized tactics". On ne peut être plus clair. "Le manque de vision des champs de bataille furturs représente un manquement dans la compétence professionnelle", écrit avec justesse Gentile dans son terrible pamphlet. Nous en conclurons avec lui que cette guerre d’Irak est menée depuis le début par des incompétents, qui masquent à coup d’annonces et de propagande  leur complète inadaptation à conduire la plus grande puissance militaire mondiale. Il ne nous manque plus aujourd’hui que le colonel Jack Ripper comme général en chef de cette armée, et la prophétie de Kubrick sera bien réelle. Mais nous ne serons plus là pour la vérifier.


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210 réactions à cet article    


  • TALL 4 août 2008 11:21

    Résumé de l’article pour les gens pressés

    Les ricains, c’est des salauds !


    • Djanel 4 août 2008 14:25

      Tall

      .


      Les ricains, c’est des salauds.

      Je remarque qu’avec ma très grande intelligence qui vaut bien celle d’une acariâtre (colre) que Tall vient encore une fois d’insulter les Américains.


    • S2ndreal 5 août 2008 01:54

      Tall,
      Vous avez lu le texte de Morice, très en diagonale et très très vite. . Mon résumé pour gens pressés est :
      Les Américains tentent difficilement et peut être trop tard de corriger leurs erreurs d’Irak.
      Ce qui ne correspond pas à votre lecture et qui m’a donné l’idée que vous n’avez pas lu ce texte ou alors avec des oeillères.


    • jamesdu75 jamesdu75 4 août 2008 11:32

      Désolé de vous dire ça Maurice, mais vos articles sont de plus en plus mauvais.

      De plus aucune idée se degage a part que vous coller des morceaux entre eux. Essayer de parler d’autre chose, parce qu’a vouloir parler constamment du mechant vilan ricain, vous allez par finir au comité de censure du pentagone.

      Changez pour vous, et surtout pour Agora, le niveau tend vers le bas de plus en plus.



      • Sigma Sigma 4 août 2008 11:44

        on n’arrête pas de lui dire en long en large et en travers qu’il est de plus en plus mauvais !

        rien à faire ,il faut qu’il bouffe ,et du Ricain ,et de l’Occidental ,du Sarkozy ( il trouve toujours un lien )

        les mêmes trucs machés ,remachès ,lus et relus .....

        des trucs en Anglais pour faire vrai ......

        c’est encore plus mauvais qu’un SAS ,( au moins ça baise ! )

        mieux vaut acheter du Barbara Cartland à la gare pour tuer le temps !


      • italiasempre 4 août 2008 11:37

        dom

        il va te repondre

        et adama alors ??? smiley


      • Djanel 4 août 2008 14:37

        Où sont les propos antisémites la dedans dom 22

        Un communiqué de la …. Si je dis CIA, je vais me faire incendier donc c’est un communiquer du bureau du shérif local. S’il y en a un dans la salle tant pis pour lui, je n’y suis pour rien.

        La situation s’améliorent de jour en jours pour les extrémistes car plus on en tue moins il y en a et moins il y en a, moins on en tue. Qui a dit que nous étions cruels ?

        Il n’y a qu’un seul mot qui a changer mais le raisonnement est toujours le même. Va donc entraîner tes foutballeux et surtout n’oublie d’emmener ta colère de fiancée avec son beau portrait.


      • Djanel 4 août 2008 19:23

        dom 22 connard d’abruti, j’aurai les moyens intellectuels de me défendre et jouer la comédie en me plaçant comme victime, je subis aujourd’hui ce que tous les boucs émissaires subissent. Je peux te dire qu’une société a besoin de boucs émissaires quand elle est en crise. Je sens qu’en France ça bientôt pêter puisqu’on ne peut plus rien dire sans qu’un cabale haineuse se forme.

        Tu n’as rien d’autre à faire. Tu mens quand tu te vantes d’être un entraineur. Tu n’as pas le profil psychologique, tu ne peux être un coach. Trop bête pour ça.


      • Djanel 4 août 2008 20:24

        Dom 22

        .

        .

        « Morice, je crois qu’il est grand temps d’aller balayer devant ta porte. Je suis ébahi que tu n’ais pas réagi et dénoncé les propos antisémites de djanel sur ton précédent article. »

        Il n’y a pas eu de propos antisémite. Le mot juif a été utilisé dans mon commentaire comme étant le symbole de toutes les victimes d’une extermination. C’est tout.... mais je tiens à te dire que s’il y a quelqu’un qui se comporte comme Goebbels ici, c’est toi. A force de me harceler avec de fausses accusations, il en restera forcément quelque chose … c’est comme ça que les nazis ont agi contre les juifs en les accusant d’être la cause de tous les maux que l’Allemagne subissait et leur propagande a fini par dire qu’une fois, ils seront exterminés çà ira mieux pour le peuple. Ils ont monté des pogromes, des cabales, des ligues pendant des années. Ils ont dessiné le profil type du juif en disant qu’ils s’étaient enrichis après avoir volé le peuple allemand et toi tu fais pareil avec ceux qui sont à gauche. Il faut les réduire au silence.

        Pour en arriver à un tel degré ignominie, il n’y a eu que les fascistes et les inquisiteurs à pouvoir atteindre cette capacité de mettre à mort massivement leurs victimes. Toi dom 22 tu viens de prouver que ta mentalité s’y prête bien. Qui te pousse à agir contre Morice depuis des mois sinon ta haine de l’autre ? Je ne crois pas que tu sois entraîneur. T’as pas le profil psychologique pour gagner, t’as une mentalité de perdant jaloux du succès des autres. Ta méthode d’action est le harcèlement. Combien d’heure sur AVox ? Des journées entières ? Depuis des mois… par qui es-tu payé pour détruire un espace de liberté par tes provocations ?

        Tu as dis que mon commentaire a été signalé à la LICRA. Tant mieux le procès aura lieu dans les tribunaux et sur un espace publique où il faudra se montrer éloquent pour me réduire en bouillie. J’irai donc relire les philippiques de Démosthène pour me donner du courage. Youpi un procès !!! Mais remarque donc aussi qu’en France répandre des rumeurs ou de fausses informations est un délit. Tu plaideras la bonne foi, je prouverai ta mauvaise foi et quelle est ton intention.

        Tu vois, je ne corrige même pas les fautes tellement tu me fais gerber de dégoût.

        Pauvre cloche de vantard. Que les adversaires le recrute !


      • Djanel 4 août 2008 21:10

        Mais papy

        .

        .

        … il n’y a pas d’erreur relisez bien ma phrase, je vous la redonne ici : « La situation s’améliore de jour en jours pour les extrémistes car plus on en tue moins il y en a et moins il y en a, moins on en tue. Qui a dit que nous étions cruels ? »

        Où est l’erreur ? C’est le mot en gras mais je peux le remplacer par n’importe quel autre mot, j…s (interdit d’emploi) amérindiens, délinquant, indiens, terroristes, talibans…. bref par n’importe quel autre mot désignant une communauté de personne que l’on veut éliminer. C’est logique par rapport à la réalité. Si les massacres d’indiens ont cessé aux Etats unis vers les années trente, je dis bien vers les années trente…. Ils ont cessé parce qu’il n’y avait plus d’indiens à massacrer.

        Cette phrase vous paraît si choquante parce qu’elle exprime une vérité avec beaucoup de dérision. Surtout la question qui est une figure de rhétorique appelé oxymore. Je m’exprime sur un tabou, ne parlez surtout pas de nos massacres parce qu’ils sont ignobles et moi je vous balance que ce n’est pas cruel d’agir comme çà en faisant parler Goebbels qui était comme chacun le sait le ministre de la propagande des nazis. Je me répète cette question est un oxymore car en la lisant vous pensez que c’est cruel d’agir comme çà… et bingo, je vous place devant vos contradictions.

        Y a t’il une faute morale là-dedans ? Non ! Mais j’aurais dû conjuguer la fin de la phrase au futur : « moins il y en aura, moins on en tuera » pour montrer que c’était une manière de raisonner en se projetant dans l’avenir car ce n’est pas l’instinct qui nous pousse à commettre des crimes mais des calculs de la raison qui veut obtenir quelque chose.


      • Djanel 5 août 2008 02:40

        Papy

        .

        .

        J’ai raison. D’abord la justice est une mise en scène où il faut être bon comédien pour de présenter car nous sommes jugés sur nos apparences. Les avocats avec leur coup de manche en sont un bon exemple mais attention tout est ritualisé comme à la messe, il ne faut pas intervenir intempestivement. Si le coupable plaide le repentir, il aura plutôt intérêt à montrer sur son visage qu’il est bien compatissant et bien regrettant.

        Si je dois jouer la comédie au tribunal, c’est pour me placer en situation de victime en disant qu’ils ont porté plainte parce qu’il y a une cabale qui s’est formée contre moi et qui est emmené par dom 22. Je suis une victime. Après avoir essayé de convaincre le tribunal que je suis poursuivi injustement, je prends tous les commentaires et je les range pour reconstituer le dialogue pour dire aux juges que le mot « juif » employé ici dans mon commentaire incriminé était le symbole qui représentait toutes les communautés dont on voulait se débarrasser.

        Je ne faisais que répondre à une personne qui disait que la situation s’améliorait en Irak..

        Mais comme les juges n’auront pas le temps ni le plaisir de tout lire, ce sera celui qui sera capable de rédiger une synopsis qui gagnera et Dom 22 l’aura dans le cul mais comme il ne pourra pas se porter partie civile, la LICRA même s’ils sont expérimentés, comprendront que çà ne vaut pas le coup et surtout qu’en face, il n’y a pas d’antisémitisme manifeste mais plutôt une critique d’un comportement barbare.


      • Sigma Sigma 4 août 2008 11:37

        un triplé pour Tall ...

        Or,Argent ,Bronze ....

        ouaiiiiiisssss !!!!!!!!!!!!


        • TALL 4 août 2008 11:47

          je te laisse un moment, je pars à Pekin, chuis en forme !


        • Philou017 Philou017 4 août 2008 11:42

          Article plutôt moyen, Morice. Rien de nouveau...

          Il me parait illusoire de vouloir saisir le sens de cette guerre en analysant le comportement de l’Etat-major. Car c’est une guerre d’intérêt avant tout.
          Ce qui parait évident, c’est que des le départ, l’armée Américaine a été programmée pour rentrer dans un conflit long : mépris de la population, brutalité, exactions, arrestations arbitraires, mauvais traitements, etc...

          Il faut se rappeler de ces manisfestant pacifiques abattus dans les rues de Bagdad sans autre forme de proces, parce qu’ils tenaient une pancarte.

          Le but des néo-cons était sans doute de faire durer cette guerre et donc l’occupation Amérticaine, en attendant de trouvert un prétexte pour déclencher un conflit avec l’Iran.
          Si cette stratégie est un échec pour l’instant, elle permer aussi d’enrichir le complexe militaro-industriel, certaines entreprises proches du gouvernement, comme Halliburton ou Bertel, et d’avoir la main-mise sur le pétrole Irakien.
          D’autres informations montrent des trafics d’armes tolérés ou enncouragés par l’Armée Américaine, des escadrons de la mort qui operent une fois que les GI ont procédé au nettoyage d’un quartier, un gouvernement fantoche dominé par l’incompétence et la corruption.
          Seuls d’éternels naifs verront là le signe de l’incompétence Bushienne.
          Tout cela a bel et bien été voulu.
          Pendant ce temps, l’argent rentre dans les caisses des entreprises US, tout en gonflant l’énorme dette Américaine.

          La seule façon pour l’Irak de retrouver un équilibre est le départ des troupes US, même si cela passera probablement par un conflit interne pour le controle du pouvoir.
          Mais une fois cela passé, l’Irak pourra de nouveau penser à son avenir.


          • morice morice 4 août 2008 11:48

             Ce qui parait évident, c’est que des le départ, l’armée Américaine a été programmée pour rentrer dans un conflit long : mépris de la population, brutalité, exactions, arrestations arbitraires, mauvais traitements, etc... 

            non c’était prévu pour être une victoire éclair... et une occupation tout aussi sereine. Le pays devait accepter les américains en libérateurs, ils ont été perçus tout de suite comme des occupants...

            la clique habituelle dénigre, comme d’hab.... sans argument à opposer.. comme d’hab..


            • TALL 4 août 2008 11:54

              Pas d’article sur la mort de Soljenitsyne ?
              Un auteur de science-fiction bien connu


            • jamesdu75 jamesdu75 4 août 2008 11:55

              On dit pas qu’on denigre, juste que vos article parlent de la même chose, vous n’apportez rien de neuf et surtout vous vous focalisez sur une seul et même chose. En plus vous ne prenez qu’un point de vue a partir d’article ecris par d’autres, donc c’est totalement dénaturé du contexte.


            • TALL 4 août 2008 11:57

              Soljenitsyne a écrit de beaux romans sur la démomocratie


            • Zalka Zalka 4 août 2008 14:02

              Quand on veut rentrer dans un conflit long on évite de mettre le paquet sur les exactions et le mépris de la population, car c’est le meilleur moyen de générer une forte résistance et donc par conséquent de perdre la guerre.


            • S2ndreal 5 août 2008 02:17

              Soljénitsyne était un historien avec son "Archipel du Goulag". Il était un romancier avec son "Une journée d’Ivan Dennisovitch". Cela lui a donné le prix Nobel de littérature. Ensuite, il a vu l’Occident et n’a pas aimé ce qu’il y a trouvé. Alors, il a fait comme après son séjour au goulag. Il a dit la vérité. Il a affirmé que la vérité n’est ni communiste, ni occidentale. Elle est en dehors des partis et des clans. Cela a profondément déplu à toute l’intelligentsia occidentale et a donc provoqué son rejet total de toutes les publications occidentales à grand tirage. Cette arrogance consistant à se croire détenteur de la vérité est typiquement occidentale et nous donne le désastre irakien.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 août 2008 03:51

              @ Morice : Merci pour cet article. Evidemment pas question de tenter de tenir une discussion sensée sur ce fil. De toute façon, l’inanité de l’opération en Irak est mainenenant reconnue par tous et, en Aghanistan, on n’a encore rien vu...

              Pierre JC Allard


            • furio furio 4 août 2008 12:17

              L’agression étatsunienne sur l’Irak est un fiasco.

              Non seulement parceque les états-unis ne peuvent plus sortir du bourbier, sans que le pays ne sombre dans une guerre civile ouverte, pour l’heure elle est larvée.

              Non seulement parceque les objectifs étant inavouables, les états-unis sont bien incapables de présenter un bilan de cette sinistre farce (c’est pas la pendaison du seul Saddam qui tenait le pays, lui, qui peut être présentée comme un but atteint).

              Non seulement aussi parceque le bilan humain est une véritable monstruosité.   1 MILLION d’Irakiens ont été exterminés par des méthodes barbares qui ne sont pas sans rappeler Guernica et Oradour-sur-Glane. Les états-uniens se sont comportés en Irak comme les SS, s’en prendre aux populations civiles pour frapper les esprits. 

              Cordialement morice,

              ps : j’ai vu que "tall dit langue de pute" continuait à délirer. NE REPONDEZ PAS à LANGUE DE PUTE. Faites plaisir à tous vos lecteurs. A+


              • Sigma Sigma 4 août 2008 13:16

                Furio ..

                Guernica ,c’était l’aviation ,pas les SS


              • ASINUS 4 août 2008 14:51

                les etats uniens se sont comportés comme des ss

                essayez de garder une certaine mesure, vos propos n en seront que plus credibles

                vous pouvez legitimement considerer les peines de prisons infiligées aux policiers militaires us
                d abou graid comme insuffisante vous pouvez considerer que la generale révoquée est la lampiste qui
                paye pour les civil du cabinet bush qui ont donné des ordres de torture , les dernieres auditions
                senatoriales us laiisent d ailleurs présager que certains vont y laisser des plumes.
                mais comparer les gi aux ss j avoue qu il faut l oser
                cette guere est immorale si tant est qu il en existe de morale
                les but de guerre sont une vaste operation de prevarication d accord
                elle a eté menée comme s il s agissait d un " hit and run"
                alors qu il est manifeste qu une occupation planifiée eu été necessaire

                mais ça TOUT LE MONDE LE SAIT DEPUIS 4 ANS
                le veritable interet , le veritable questionnement c est quid ?que fais t on de la patate chaude ?
                ont fait voter les irakiens ?BINGO une deuxieme republique islamiste chiite
                on laisse les chiites regler le compte des sunnites , croyez vous que les veritables "salopards"
                de la region " le regime seaoudien waabiste" vont laisser faire ?
                et last but nos least avez vous remarquer que les turcs operations apres operations viennent de declancher
                un nouveau conflit qui vas perdurer les peshmergas kurdes disposants desormais d un espaces geographiques arrieres et d argents frais , de la formation des conseillers us et du matos.


                le reste les massacres les bavures il n y a que LE PROFESSEUR pour penser que nul ne le sait
                le public americain qui veut le savoir le sait ,le public occidental qui veut le savoir le sait ,et le public
                moyent oriental le sait al jaizira informe a la meme aune que les chaines americaine.


              • Sigma Sigma 4 août 2008 15:38

                ah bon Furio ...

                1 million de victimes ,tout rond ,ou chiffres arrondis ???

                bon maintenant ,nom et adresse des victimes ?


              • dante haguel 4 août 2008 17:26

                C’etait l’aviation, si mes souvenir sont bon : la legion Condor, et il etait plutot SS (enfin pas SS pur souche, mais s’en approchant vraiment) 


              • Lucien Bretzel 4 août 2008 12:21

                Salut momo,

                Sur un des serveurs d’AVOX j’ai trouvé ça :

                Monsieur le Président,

                Ayant appris d’une manière fortuite, quoique fort honorable, qu’il y aurait prochainement une place vacante à la Présidence de la Fondation, j’ai l’honneur, par la présente, de solliciter de votre haute bienveillance, l’octroi de cette place que je me sens capable de remplir à votre entière satisfaction et au mieux des intérêts de votre maison.
                Je tiens à votre disposition un "curriculum vitae" détaillé ainsi que les certificats des maisons qui m’ont employé, d’où je suis parti de mon plein gré et libre de tout engagement.
                Je vous signale, à toutes fins utiles, que je possède un habit, une jaquette, un complet croisé et que je porte avec une certaine désinvolture le chapeau claque, le bicorne et la chéchia.
                Je vous serais fort obligé de bien vouloir me fixer un prochain rendez-vous afin que nous puissions débattre des conditions.
                En l’attente d’une prompte réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, ainsi que votre dame, l’assurance de ma parfaite considération sans préjudice de mes salutations distinguées et de mes civilités empressées.

                M***** à Tourcoing

                 smiley


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 août 2008 12:23

                  Ma foi, il n’y a rien de neuf

                  Le but de l’armée est de faire durer un conflit, c’est ce que disaient les japs en 45, hier soir sur Arte
                  Un conflit qui ne se termine pas n’est pas un pb pour l’armée, mais si l’opinion publique en a marre d’envoyer ses jeunes se faire massacrer, alors, un conflit peut se terminer plus tôt que prévu.
                  Hélas, les jeunes de notre époque sont des abrutis nourris de jeux vidéo, où tuer est amusant, alors, on voit mal une génération 60 émerger.


                  • rameur rameur 4 août 2008 15:15

                    Alors, Fulca, on déprime ?


                  • Columbo Columbo 4 août 2008 15:24

                     @ Bernard Dugué : D’accord avec le début de votre commentaire. En revanche, pour la génération 60, je ne suis pas sûr que son bilan lui permette de fanfaronner…


                  • John McLane John McLane 4 août 2008 15:30

                    "Hélas, les jeunes de notre époque sont des abrutis nourris de jeux vidéo, où tuer est amusant, alors, on voit mal une génération 60 émerger."

                    Hélas, les vieux de notre époque ne sont que de gros imbéciles réactionnaires nourris de stéréotypes rétrogrades en tous genres sur une époque qu’ils ne comprennent pas et ne veulent pas comprendre, qui trouvent amusant de dénigrer gratuitement la jeunesse en la réduisant bêtement à quelques objets censés la représenter (console de jeux, lecteur MP3, etc.) ; aussi, avec ces vieux parasites vicelards qui s’accrochent tant bien que mal et rendent l’air quasi irrespirable, on comprend pourquoi les générations 80-90-2000 ont du mal à émerger...

                    Mais je regrette que vous ne soyez pas aller jusqu’au bout de votre pensée, M. Dugué, et que vous n’ayez pas lancé un bon "c’qu’il leur faudrait aux jeunes d’aujourd’hui, c’est une bonne guerre". Cela aurait parachevé idéalement votre brillante intervention.


                  • plume plume 5 août 2008 10:21

                    je pense que vous confondez l’armée et les politiques .

                    Pour l’armée , une guerre rapide et qui raille l’ennemie de la carte , voila la guerre idéale selon l’armée :
                    pas de quartier et pas de pitiés pour l’ennemie

                    Pour les politiques c’est plutôt l’opinion public , la finance ,les petits jeux de diplomatie , les ambitions et les intérêt personnel , les élections et les stratégie politique qui devinent prétexte à faire ou continuer une guerre

                    et pour le moment nous assistons plus à des guerres de politiciens que de soldats : coûteuse ,usante ,inutile et inefficaces


                  • morice morice 4 août 2008 12:24

                    vous n’apportez rien de neuf

                    ah bon vous saviez vous que Petraeus avait des conseillers en psycho et en socio ??? très bien !!!


                    • Cug Cug 4 août 2008 13:21

                      Il semble que le Pentagone soit au bord de la crise de nerf ...
                      Même la Rand Corporation affirme que la guerre de l’administration Bush contre le terrorisme ne sert à rien ...
                      Vu ce qu’est cette organisation, c’est très drôle je trouve.
                      Je pense que les décideurs US, face à l’ampleur de la crise économique aux USA et les échecs patent de l’occupation militaire en Irak et en Afganistan qui donnent une image catastrophique de la politique US, vont se recentrer sur l’économie justement. Cela passe par une réforme du Pentagone et donc des guerres en court.
                      Certainement que cela redorera un peu l’image de la politique extérieur US mais cela sera t’il suffisant pour empêcher le système de s’effondrer ?


                      • Serpico Serpico 4 août 2008 13:25

                        Bravo Morice. Un peu long mais très instructif.


                        • rameur rameur 4 août 2008 14:15

                          Très bon article encore une fois, il dépeint une réalité que des trolls sont chargés de dicréditer :

                          Voila le mode d’emploi du trollage Hollywoodien qui est en place ici :

                          Après la taule Mike Hummer voila Lino pralino, des durs de chez dur.
                          Morice fait oeuvre de salut public en publiant des infos qui sont toujours recoupées et sourcées.
                          Maintenant que les permanents payés par les agences Us se déchainent sur ce blog, il n’y a aucune preuves à donner, suffit de lire.

                          Doum22 (v’la les poulets) tu es handicapé, non parceque tu bouges pas beaucoup ton cul atlantiste de ta petite chaise fabriquée en Chine hein ?
                          De quoi tu vis mon gars ?
                          On se demande.

                          Pareil pour Mike Hummer de Bruxelle dit la taule (Guantanamo), dans le genre mission de sabotage, c’est un maître !

                          Pour les non initié, Mike Hammer est une série TV qui met en scène un detective privé amerloque à chapeau, un dur qui fait le coup de point qui drague les gonzesses avec un humour gras et lourd et qui sort son flingue toutes les 5 minutes. L’archétype du Mâle, sûr de lui ,qui pourchasse le mal en défenseur désabusé de la veuve et de l’orphelin.
                          Une version comique des chevaliers de la table ronde, il mène sa croisade contre le mal.
                          Le mal est souvent représenté par un individu mat de peau qui pratique une religion différente et qui ne croit pas aux vertus de la démocratie nucléaire et policière défendue par une bande de banquiers et d’hommes d’affaires encravatés qui squattent les médias et pourrissent l’internet en rémunérant quelques grotesques larbins prêts à tout pour une poignée de dollards.
                          UN Dollard qui ressemble de plus en plus à une monnaie de singe, d’ailleurs !
                          Haha....c’est marrant ici.

                           Le cirque des trolls atlantistes est en place, vision d’horreur d’un mensonge permanent ! 

                           Italia Pouf

                          c’est la secrétaire, la blonde un peu bétasse qui admire et est secrètement amoureuse de son patron Mike Hummer ou la taule, lino pralino c’est l’archiviste, celui qui recopie bétement les archives des journaleux larbins des think thank atlantistes, doum22 c’est le fidèle homme de main, chargé des basses besognes.
                          De temps en temps on à des nervis qui interviennent pour donner crédit à tout ce cirque. Colire qui vient faire allégeance ou Maximus le bon Français de base, collaborateur sans le vouloir d’un système qui détruit la France qu’il croit aimer....

                          J’avais oublié le traitre La fouine Furtive qui déballe sont ressentiment depuis des semaines, tentant maladroitement de discréditer l’auteur à grand coup de preuves fabriquées, depressif de pacotille !


                          • Traroth Traroth 4 août 2008 15:41

                            Merci pour ce commentaire très constructif. La guerre en Irak fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts, en ce moment même, mais il ne faudrait pas en parler sous prétexte que ce n’est pas "hype" ? LEs "zozos" ont une drôle de notion des priorités ! En fait, vous n’en avez rien à foutre que des Irakiens se fassent tuer, en fait !


                          • Djanel 5 août 2008 10:07

                            Papy

                            .

                            le jour où il s’excuserait, je commenterais intelligement ses articles  !

                            Le papy le donneur de leçon vient d’avouer qu’il ne dit que des conneries. Il fallait conjuguer le verbe s’excuser à l’indicatif puisque vous vouliez exprimer une certitude, Monsieur, peut-être que vous connaissant vous-même vous n’êtes pas certain de tenir vos promesses d’où l’emploi du conditionnel.

                            Pauvre papy, nous savons qu’il ne faut pas faire confiance aux zozos parce qu’ils n’ont qu’une moralité d’apparat.

                            Pas d’excuses pour papy parce que ce n’est pas sa personne que Morice juge mais sa manière d’agir.


                          • rameur rameur 4 août 2008 14:27

                            Papy le juste, recruté sur le tard mais âpre au gain, un permanent de plus avec doum22 et Taule dit Mike Hummer, ils sont nombreux, le budget les enfants, le budget !

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