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Accueil du site > Actualités > International > L’armée de la honte

L’armée de la honte

En écrivant cet article, j’hésitais entre l’intituler « L’armée de la honte » ou « Le festival international de la lâcheté ». Car les deux résument bien la situation.

Pour quelle raison Israel a-t-il lancé ce carnage sur Gaza ? Et j’utilise le terme carnage car avec pratiquement un seul camp qui tire, accessoirement sur des civils, le terme « guerre » n’est pas approprié.
 
Deux choses sont sûres. Premièrement Israel n’a pas lancé cette opération en représailles d’une rupture de la trêve par le Hamas. Car si rupture il y a eu, le moins que l’on puisse dire est que les torts sont partagés et de l’aveu même de l’administration Israélienne, cette opération était en préparation depuis 6 mois.
 
Deuxièmement le but de cette opération n’était pas l’élimination du Hamas … parce que cet objectif était tout simplement inatteignable, et parce que c’est une évidence pour le Monde entier que de telles actions ne font qu’alimenter les rangs et la popularité de ce mouvement.
 
Il n’y a probablement pas une unique raison, mais de multiples, et a mon avis toutes condamnables.
 
J’en vois trois principales. Une revanche sur l’humiliation subie par l’armée de Tsahal lors de la dernière guerre au Liban contre le Hezbolla : montrer qu’Israël est à nouveau « invincible » : quel exploit … contre des civils.
 
Puis, indiscutablement, la volonté de terroriser les palestiniens pour casser toute velléité de résistance à l’occupation. Une technique largement utilisée par les nazis pendant la seconde guerre mondiale, dont « les fosses ardeatines » fut un triste exemple en Italie. Inutile de dire qu’après la fin de la guerre, les nazis (eux) furent jugés et condamnés pour ces crimes de guerre. Certes, les nazis fusillaient les civils. Les Israéliens les bombardent, nuance : c’est plus simple, moins risqué et apparemment mieux toléré par la communauté internationale (c’est le moins que l’on puisse dire !).

Et soyons clairs : ce ne sont pas des « bavures », des erreurs. Les missiles et les bombes « intelligentes » utilisées par l’armée israélienne (et fournies en grande partie par les Etats-Unis) sont extrêmement précises, et ceux qui les ont conçues ne sont pas peu fiers d’en vanter l’efficacité.
 
La troisième est la volonté d’exacerber les tensions entre Israël et les palestiniens pour anéantir toute chance de solution pacifique au conflit. Car il ne faut pas être un expert du conflit pour savoir que la paix passe par la création d’un état palestinien viable, et que tous les acteurs de la région (Ligue arabe et Hamas inclus) se sont dits favorables à un tel scénario ou du moins prêts à en discuter. Mais cela impliquerait la concession de terres largement colonisées … et Israël n’a aucune intention de lâcher quoi que ce soit. Comme l’explique très bien Norman Finkelstein (universitaire et politologue américain, fils de juifs survivants du ghetto de Varsovie).
 
Donc, la meilleure façon de ne pas entrer dans un tel processus est de radicaliser les interlocuteurs potentiels du camp adverse. Et les commentaires « étonnés et consternés » du style « mais comment Israël peut-il ne pas comprendre que de telles actions ne font qu’alimenter la haine et les vocations au terrorisme » me font rire amer … la classe politique Israélienne, loin d’être naïve, le comprend très bien … justement.
 
Ce ne sont certes que des suppositions, que je trouve pour ma part toutes condamnables. Mais l’essentiel n’est pas là.

Peu importe la ou les raisons pour lesquelles Israël a lancé ce carnage. Rien ne peut justifier les horreurs que son armée a infligées à la population civile de Gaza.
 
En trois semaines, Israël a assassiné 1200 palestiniens, dont plus de 400 enfants. L’armé de Tsahal a bombardé des hôpitaux, des écoles, des ambulances, les dépôts alimentaires de l’ONU, les sites hébergeant la presse étrangère.

Les soldats israéliens ont tué de sang froid hommes, femmes et enfants, ont empêché les médecins de secourir les victimes, voire ils ont carrément tué les ambulanciers, au point que la Croix Rouge a dû suspendre son aide aux victimes.

Je ne pourrai jamais oublier ce qui est arrivé dans le quartier de Zeitoun.
 
« Selon plusieurs témoignages, le 4 janvier, des soldats ont évacué environ 110 Palestiniens vers une seule maison à Zeitoun (dont la moitié était des enfants) en leur ordonnant de rester à l’intérieur", a affirmé un communiqué de l’Office de l’ONU pour la coordination humanitaire (OCHA)."Vingt-quatre heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30" personnes, ajoute le communiqué. »
« Ceux qui ont survécu et ont réussi à le faire ont marché deux kilomètres vers la route de Salaheddine avant d’être transportés vers un hôpital dans des véhicules civils. Trois enfants, le plus jeune étant âgé de cinq mois, sont morts à leur arrivée  ». 
 
 
« Les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui demandaient depuis samedi de pouvoir accéder à ce quartier, n’y sont finalement parvenues que mercredi.
L’une d’elles a découvert quatre enfants blottis chacun contre leur mère morte et trop faibles pour se tenir debout » (Nouvel Obs).

C’est peut être parce que je suis un père, mais cette scène me hante.
 
Ou les récits des médecins sur place, décrivant l’horreur dans laquelle sont plongés les civils. De Régis Garrigue, urgentiste au CHU de Lille.

Ou du docteur Mads Gilbert (ONG norvégienne Norwac).
 
Ou ce qui est arrivé le 16 Janvier en directe à la TV israélienne à Ezzedine Abou Eich, médecin palestinien.

Et tant d’autres récits d’atrocités commises.
 
1200 victimes, dont plus de 400 enfants ! Et plus de 5.000 blessés, dont une large majorité portera d’horribles séquelles à vie (de par les armes utilisées et les conditions de soins déplorables).
 
Des centaines de photos montrant ces petits corps détruits circulent sur Internet, et dans la presse. Si je ne joins pas de telle photo à cet article (qui aurait pourtant le mérite de résumer à elles seules toute l’horreur de ce carnage) c’est tout simplement qu’elles sont insoutenables. Mais je vous invite à parcourir la liste des noms d’une partie de ces enfants (liste publiée par Aljazira).

Comment peut-on tolérer ça ? Pourquoi les pays qui se gargarisent à longueur d’année d’être les seuls civilisés de la planète, qui ne perdent pas une occasion de dénoncer la barbarie de certains régimes ou le manque de démocratie d’autres … ne font rien ?
 
En réalité, ce qui est encore plus triste … c’est qu’ils font quelque chose : ils brassent de l’air pour laisser le temps à Israël de finir sa besogne … et puis dès qu’Israel décide qu’il est temps de s’arrêter (sous la pression des opinions publiques mondiales) … ils s’empressent d’assurer cet état criminel de leur soutien pour limiter l’entrée des armes à Gaza !
 
Après ce massacre de civils … ils rassurent un des pays le plus et le mieux armé au monde … de limiter l’entrée de tubes en métal pour fabriquer des missiles artisanaux ? Heureusement pour eux le ridicule ne tue pas.
 
Dans un Monde de lâches, ou quasiment aucun élu politique n’a le courage (ou la volonté) de dénoncer les crimes de guerre et les atrocités commises par Israël, un député anglais juif, Sir Gerald Kaufman, dont la famille originaire de Pologne a été victime de la Shoah, a eu ce courage : « Israël agit à Gaza comme des nazis ». Discours magnifique à écouter (pour ceux parlent anglais) :


Dernier affront aux victimes, la trêve unilatérale d’Israel, saluée par tous les « grands démocrates » de ce Monde.

En faisant un parallèle rapporté à des individus, c’est comme si un homme venait chez vous, trucide la moitie de votre famille puis s’assoit dans votre jardin, fusil à la main, tout en déclarant à la police « pour ce qui me concerne, c’est bon, on peut en rester là … mais si il me cherche je lui tire dessus ». Et que dit la police « nous saluons le courage de ce choix et ne vous inquiétez pas, nous allons nous assurer que la victime n’est pas armée ». Quelle honte !
 
Ces victimes ont été tuées deux fois : par l’armée israélienne et par notre classe politique qui ferme les yeux et témoigne toute son amitié à Israël. Avec tant de candidats, tous faisant preuve de grand talent, il est difficile de se prononcer sur qui parmi les politiciens occidentaux et du moyen orient gagnera le festival international de la lâcheté !
 
Enfin, soyons optimistes, cette horreur et son impact sur l’opinion publique mondiale feront peut être et malgré tout changer la donne dans la région et dans le Monde.
 
Israel se prépare déjà à faire face à une vague de procès pour crimes de guerre, et Tzipi Livni a été traitée de terroriste lors d’une conférence de presse a Washington.

Pour conclure cet article, j’emprunterai la signature de Vittorio Arrigoni, un pacifiste membre de l’ISM (International Solidarity Movement), qui depuis Gaza témoigne quotidiennement l’horreur du conflit sur les pages du Journal italien « Il Manifesto ».

Restons humains !

Moyenne des avis sur cet article :  4.11/5   (130 votes)




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207 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 20 janvier 2009 11:22

    Tout-à-fait d’accord avec cet article.

    Ceci étant, ce génocide n’aura pas été gratuit. D’une part, Israël a montré son vrai visage, un boucher sanguinaire qui n’a plus rien d’humain, d’autre part le monde aura pu apprécier les relations des gouvernements avec ce pays. Des mécanismes, qui, auparavant, étaient très obscurs, se sont révélés au grand jour.


    • Alpo47 Alpo47 20 janvier 2009 13:29

      Félicitations pour cet article qui cherche à comprendre, pourquoi ?
      Car si les israeliens et tous leurs "supporters", répètent à l’unisson qu’ils ne veulent plus que leurs villages recoivent les roquettes artisanales du Hamas, ils oublient d’aborder, volontairement, soyons en certains, la question, pourquoi ?

      Pourquoi donc, les éléments les plus "motivés" d’une population, s’acharnent ils à construire des armes pour tirer sur leurs voisins (Je sais, sur ce forum, "Israel" décrit les Palestiniens comme "des buveurs de sang de leurs enfants", chacun jugera l’argumentaire ...)
      Pourquoi certains individus, désespérés, vont ils se barder de bombes et se faire exploser contre des rassemblements, civils ou militaires ?

      Pourquoi, sinon pour répondre au désespoir total provoqué par la politique israelienne ? Tout d’abord, le blocus,dans tous les domaines, exercé sur Gaza...
      Pour répondre au vol de leurs terres, à la destruction de leurs maisons, vergers,...
      Pour se battre pour leurs droits, leur dignité,
      Pour répondre au refus israelien de les reconnaitre, simplement en tant qu’individus
      Pour tenter d’exister...

      Si les agressions aveugles contre les civils ne seront jamais une solution, à la lumière de ce qui précède, on peut néanmoins comprendre, pourquoi...


    • LE CHAT LE CHAT 20 janvier 2009 11:46

      les auteurs de ces crimes de guerre ne seront jamais punis , pas plus que les bouchers américains ayant exterminé sous le carpet bombing les civils irakiens lors des deux guerres là bas . Ces pays ne reconnaissent pas le TPI et se moquent des droits de l’homme . Seul compte le droit du plus fort chez ces criminels ! smiley


      • JC (Exether) 20 janvier 2009 12:41

        Je comprends et partage votre indignation, mais attention, les références à l’allemagne de la moitié du 20ème siècle ont tendance à passionner inutilement le débat (c.f. Point Goldwin).


        • Zelote Zelote 20 janvier 2009 12:53

          En lisant ce papier, j’hésitais entre l’intituler « billet d’horreur » ou « festival de la propagande » : car les deux résument bien cet écrit.

          Un petit lien sur le témoignage d’une palestinienne de Gaza pour les défenseurs de la liberté et les chantres des droits de l’homme... Ecoutez Anina


          • Philou017 Philou017 20 janvier 2009 13:09

            Les pro-Israéliens trouvent toujours des prétextes pour justifier l’injustifiable. Par exemple qu’il y aussi des fanatiques dans le camp d’en face. Comme les nazis ont trouvé des bourreaux, Israel trouve des supporters inconditionnels pour approuver tout et n’importe quoi.

            Notre monde est dirigé par les intérêts financiers et géostratégiques. Les dirigeants politiques aussi, d’où leur indifférence. Quand il ne s’agit pas de parti pris cynique comme celui de Sarkosy qui ne voit qu’un coupable : le Hamas. Honte à eux.

            Il est temps que tout cela change


            • Alpo47 Alpo47 20 janvier 2009 19:37
              Déraison, par Uri Avnery
               
              19 janvier 2009

              Pour Avnery, on ne peut comprendre cette guerre sans prendre en compte son arrière plan historique, qui se traduit par « le sentiment de victimisation né de tout ce qui a été infligé aux juifs à travers l’histoire et la conviction qu’après l’Holocauste nous avons le droit de faire n’importe quoi, absolument n’importe quoi pour nous défendre, sans aucune restriction légale ou morale. » De cette conviction est née, nous dit-il, cette déficience de compassion dont est affligée la société israélienne, la rendant aveugle à la souffrance d’autrui. « Les gens ne sont plus choqués par la vue d’un bébé mutilé, ni par des enfants restés des jours auprès du cadavre de leur mère, parce que l’armée ne leur a pas permis de fuir leur maison détruite. Il semble que plus personne ne s’en soucie. Ni le peuple, ni les soldats, ni les médias, ni les politiques, ni les généraux. » Bien sûr, Israël proclamera sa victoire, conclut-il, mais au bout du compte, un accord devra être signé, dont tout le monde connaît les termes. Car si aucun pays ne peut tolérer d’être la cible de roquettes, aucune population ne peut non plus accepter de vivre sous blocus. Et dans les années qui viennent, cette guerre apparaîtra pour ce qu’elle a été : une pure folie.

              Par Uri Avnery, Gush Shalom, 17 janvier 2009

              169 ANNEES avant la Guerre de Gaza, Heinrich Heine a écrit un poème prémonitoire de 12 vers, sous le titre “à Edom ». Le poète judéo-allemand parlait de l’Allemagne, ou peut-être de toutes les nations de l’Europe chrétienne. Voici ce qu’il a écrit (dans ma traduction élémentaire) :

              “Depuis au moins une centaine d’années / Nous avons un agrément / Tu me permets de respirer / J’accepte ta rage folle// Parfois, quand les jours s’obscurcissent/ Il te prend d’étranges humeurs/ En attendant tu décores tes griffes / Avec le sang qui coule de mes veines // Maintenant notre amitié se raffermit/ Devenant plus forte au fil du jour / Jusqu’à ce que je devienne à mon tour enragé / Comme toi chaque jour d’avantage. »

              Le Sionisme, qui est apparu environ 50 ans après l’écriture de ce poème, réalise pleinement cette prophétie. Nous, les Israéliens, sommes devenus une nation comme toutes les nations, et la mémoire de l’Holocauste fait que, de temps en temps, nous nous conduisons comme la pire d’entre elles. Seuls quelques uns d’entre nous connaissent ce poème, mais c’est ce que vit Israël dans son ensemble.

              Dans cette guerre, les politiciens et les généraux ont souligné à plusieurs reprises : “Le chef est devenu fou !”, parole au départ lancée par les marchands de légumes du marché, avec comme sens premier : « Le chef est devenu fou et vend les tomates à perte ! » Mais avec le temps, le bon mot est devenu une doctrine meurtrière qui revient dans le discours public : pour dissuader nos ennemis, nous devons nous conduire comme des dingues, nous déchaîner, tuer et détruire sans pitié.

              Dans cette guerre, c’est devenu un dogme politique et militaire : Il faut que nous “les” tuions de manière disproportionnée, que nous “en” tuions mille pour dix d’entre “nous”, c’est à cette condition qu’ils comprendront que ça ne vaut pas la peine de nous chercher des noises. Cà sera « marqué au fer rouge dans leur conscience » (une phrase favorite des Israéliens aujourd’hui). Après çà, ils réfléchiront à deux fois avant de nous envoyer une autre roquette Quassam, même en réponse à ce que nous faisons, quoi que nous fassions.

              Il est impossible de comprendre ce que cette guerre a de vicieux sans prendre en compte le contexte historique : le sentiment de victime après tout ce qui a été infligé aux Juifs à travers les âges, et la conviction qu’après l’Holocauste, nous avons le droit de faire n’importe quoi, vraiment n’importe quoi, pour nous défendre, sans entraves liées à la loi ou la moralité.

              QUAND LE massacre et la destruction de Gaza étaient au summum, il s’est produit dans les lointains Etats-Unis quelque chose qui n’était pas au sujet de la guerre, mais qui lui était lié. Le film israélien « Valse avec Bachir » a reçu des prix prestigieux. Les media l’ont rapporté avec joie et fierté, mais ont fait bien attention de ne pas mentionner le sujet du film. En soi, c’était un phénomène intéressant : saluer le succès d’un film sans parler de son sujet.

              Le sujet de ce film étonnant est l’une des plus sombres pages de notre histoire : le massacre de Sabra et Chatila. Pendant la première guerre du Liban, une milice chrétienne libanaise a perpétré, sous la protection de l’armée israélienne, un massacre haineux de centaines de réfugiés palestiniens sans défense pris au piège dans leur camp : des hommes, femmes, enfants et vieillards. Le film décrit ces atrocités avec précision, y compris notre responsabilité dans cette affaire.

              Rien de tout cela n’était mentionné dans les nouvelles sur ce prix. A la cérémonie, le metteur en scène n’a pas profité de l’opportunité qu’il avait de protester contre les évènements de Gaza. C’est difficile de dire combien de femmes et d’enfants furent tués alors que cette cérémonie se déroulait - mais il est clair que les massacres de Gaza sont bien pires que ce qui s’est passé en 1982, qui ont motivé 400 000 Israéliens à sortir de chez eux pour manifester spontanément à Tel-Aviv. Aujourd’hui, à peine 10 000 personnes ont manifesté.

              Le bureau d’investigation officiel Israélien qui a enquêté sur le massacre de Sabra a conclu que le gouvernement israélien avait une « responsabilité indirecte » pour ces atrocités. Plusieurs officiels et officiers seniors furent suspendus. L’un d’eux était le commandant de la division, Amos Yaron. Aucun des autres accusés, du Ministre de la Défense, Ariel Sharon, au Chef du Personnel, Rafael Eitan, n’eurent un mot de regret, mais Yaron exprima des remords dans un discours à ses officiers, et admit : « Nos susceptibilités n’ont pas été touchées ».

              LES SUSCEPTIBILITES TOUCHEES sont tout ce qu’il y a de plus évidentes dans la Guerre de Gaza.

              La première guerre du Liban dura 18 ans et plus de 500 de nos soldats y trouvèrent la mort. Ceux qui ont planifié la deuxième guerre du Liban décidèrent d’éviter une guerre aussi longue avec autant de pertes israéliennes. Ils inventèrent le principe du « chef fou » : démolir des quartiers entiers, en dévaster certains, détruire les infrastructures. En 33 jours de guerre, un millier de Libanais, presque tous civils, furent tués - un record déjà battu au 17ème jour de la guerre de Gaza. Pourtant dans cette guerre du Liban, notre armée a souffert de pertes au sol, et de l’opinion publique qui, après avoir soutenu la guerre avec enthousiasme au début, évolua rapidement..

              La fumée de la 2ème guerre du Liban plane au dessus de la guerre de Gaza. En Israël tout le monde avait juré en tirer des leçons. Et la leçon principale était : ne pas risquer la vie d’un seul soldat. Une guerre sans pertes humaines (de notre côté). La méthode : utiliser la force de frappe extraordinaire de notre armée pour pulvériser tout ce qui serait sur notre chemin et tuer tout être vivant dans le voisinage. Ne pas tuer seulement les combattants de l’autre bord, mais tout être humain susceptible d’avoir un jour de mauvaises intentions, même s’il s’agit d’un ambulancier, du chauffeur d’un convoi de vivres ou d’un docteur sauvant des vies.

              Détruire tout bâtiment d’où l’on pourrait tirer sur nos troupes, même une école pleine de réfugiés, de malades et de blessés. Bombarder et pilonner toutes les zones, les bâtiments, les mosquées, les écoles, les convois de vivres de l’ONU et même les ruines où l’on enterre les morts. Les media passèrent des heures sur la chute d’un missile Quassam sur une maison à Ashkelon, dans laquelle trois résidents furent choqués, et ne daignèrent dire que quelques mots sur les quarante femmes et enfants tués dans une école de l’ONU, d’où “nous étions canardés”, une assertion qui s’est rapidement révélée comme étant un mensonge flagrant.

              La puissance de feu était aussi utilisée pour semer la terreur - pilonnant tout de l’hôpital au grand entrepôt d’alimentation de l’ONU, du point stratégique harcelé aux mosquées. Le prétexte standard : « on nous a tiré dessus depuis là”.

              Ceci aurait été impossible, même si le pays entier était infecté de susceptibilités touchées. Les gens ne sont plus choqués à la vue d’un bébé mutilé, ni d’enfants laissés des jours avec le cadavre de leurs mères, parce que l’armée ne les laissait pas quitter leur maison écroulée. Il semble que presque tout le monde est indifférent maintenant : des soldats aux pilotes, des gens des media aux politiciens et aux généraux. Une folie morale, dont le premier exemple est Ehud Barak. Mais il peut être surpassé par Tzipi Livni, qui souriait en parlant de ces évènements horribles.

              Même Heinrich Heine n’aurait pas imaginé ça.

              LES DERNIERS JOURS ont été dominés par “l’effet Obama”.

              Nous sommes à bord d’un avion, et soudain une énorme montagne noire apparaît à travers les nuages. C’est la panique dans le cockpit : comment éviter la collision ?

              Ceux qui ont planifié la guerre ont étudié le timing avec soin : pendant les vacances, pendant que tout le monde était en vacances, et pendant que le président Bush était encore en poste. Mais ils ont carrément oublié de prendre en considération une date fatidique : l’entrée de Barack Obama à la Maison Blanche mardi prochain.

              Cette date fait planer une ombre énorme sur les évènements. L’israélien Barak comprend que si l’américain Barack se fâche, ce serait un désastre. En conclusion, les horreurs de Gaza doivent s’arrêter avant l’investiture. La semaine qui a conditionné toutes les décisions politiques et militaires. Et non pas « le nombre de roquettes », non pas « la victoire », non pas « casser le Hamas ». ALORS AU MOMENT du cessez-le-feu, la question sera : Qui a gagné ?

              En Israël, on ne parle que de “l’image de la victoire” - pas de la victoire elle-même, mais de son « image ». C’est essentiel, pour convaincre le public israélien que toute cette affaire valait la peine. Actuellement, les milliers de gens des media, jusqu’au dernier, se sont mobilisés pour dépeindre cette « image ». L’autre bord va bien sûr en dépeindre une autre.

              Les leaders israéliens vont se vanter de deux “résultats” : la fin des tirs de roquettes et le bouclage de la frontière Gaza-Egypte (appelée de part et d’autre la « route de Philadelphie »). Résultats douteux : le tir des roquettes Quassam aurait pu être empêché sans une guerre meurtrière, si notre gouvernement avait bien voulu négocier avec le Hamas après leur victoire aux élections palestiniennes. Les tunnels sous la frontière égyptienne n’auraient pas été creusé tout de suite si notre gouvernement n’avait pas imposé un blocus meurtrier à la Bande de Gaza.

              Mais le véritable résultat des planificateurs de la guerre, c’est la barbarie extrême de ce plan : les atrocités auront, de leur point de vue, un effet de dissuasion qui va durer longtemps.

              De son côté le Hamas va soutenir que sa survie face à la puissante machine de guerre israélienne - un petit David face au géant Goliath - est en soi une immense victoire. Selon les définitions militaires classiques, le vainqueur d’une bataille est l’armée qui reste sur le champ de bataille quand tout est fini. C’est le Hamas qui reste. Le régime du Hamas dans la Bande de Gaza est toujours debout, malgré tous les efforts pour l’éliminer. C’est un résultat significatif.

              Le Hamas va aussi mettre en relief que l’armée israélienne n’était pas fanatique à l’idée d’entrer dans les villes Palestiniennes où les combattants du Hamas étaient retranchés. De plus l’armée (israélienne ndlt) a dit au gouvernement que la conquête de la ville de Gaza coûterait la vie d’environ 200 soldats, et aucun politicien ne pouvait en prendre la responsabilité à la veille des élections.

              La réalité est que le fait qu’une force de guerilla de quelques milliers d’hommes munis d’armes légères, contre l’une des plus puissantes armées du monde, avec une force de frappe énorme va apparaître à des millions de Palestiniens et autres Arabes, et pas seulement à eux, comme une victoire sans réserves.

              Enfin, il y aura un accord qui inclura des évidences. Aucun pays ne peut tolérer que ses habitants soient exposés à des tirs de roquette venant de l’autre côté de la frontière, et aucune population ne peut supporter un blocus choquant. C’est pourquoi 1. le Hamas devra abandonner les tirs de missiles, 2. Israël devra grand ouvrir les passages entre la Bande de Gaza et le monde extérieur, et 3. l’entrée d’armes dans la Bande de Gaza sera arrêtée (dans la mesure du possible), comme le demande Israël. Tout ceci aurait pu avoir lieu sans la guerre, si notre gouvernement n’avait pas boycotté le Hamas.

              CEPENDANT, LES pires résultats de cette guerre sont encore invisibles et n’émergeront que dans les années à venir : Israël a donné au monde entier une image déplorable. Des milliards de gens nous ont vus comme un monstre ruisselant de sang. Ils ne verront jamais plus Israël comme un état qui recherche la justice, le progrès et la paix. La Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis prône un « respect décent des opinions de l’humanité ». C’est un sage principe.

              Encore pire, l’impact sur les centaines de millions d’Arabes qui nous entourent : non seulement ils vont voir le Hamas comme les héros de la nation arabe, mais ils vont également voir leurs propres régimes sous un œil cru : rampants, ignobles, corrompus et traîtres. La défaite arabe de 1948 a engendré la chute de la plupart des régimes arabes existants, et l’émergence d’une nouvelle génération de leaders nationalistes, avec comme chef de file Gamal Abd-el-Nasser. La guerre de 2009 pourrait amener la chute des régimes arabes actuels et l’émergence d’une nouvelle génération de leaders - des fondamentalistes islamiques qui haïssent Israël et tout l’Occident.

              Dans les années qui viennent, on s’apercevra que cette guerre était une pure folie. Le chef est vraiment devenu fou au sens propre du terme.

              Publication originale Gush Shalom, taduction Madeleine Chevassus pour Contre Info

            • Golda 20 janvier 2009 16:18

              Gaza, ou l’hypocrisie inégalée

              Ce texte a été ecrit par une sociologue d’origine syrienne exilée a Beyrouth...

              dimanche 11 janvier 2009 - 22h51, par Chawki Freïha - Beyrouth

              (…) Puisqu’il m’importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d’éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n’est qu’une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l’égard de sa population l’empêche de se hisser au niveau du gouvernement. Mais ceci est conforme à l’habitiude, puisque, à travers l’histoire de l’islam, jamais une bande de criminels islamistes n’a respecté ses adminsitrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m’ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise. S’ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés et de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c’est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…

              Avant la création de l’Etat d’Israël, l’histoire n’a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu’un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d’exemples et de récits de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s’ils ne trouvent pas un ennemi à tuer, ils s’entretuent entre eux.

              Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur, d’enseigner en même temps l’amour de la vie. La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu’ils doivent tuer ou être tués pour aller au Paradis ?

              (…) Depuis le début de l’opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par ce qui s’y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m’écrivent. Je suis convaincue que ce qui les motive n’est pas la condamnation de l’horreur, ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à d’autres occasions où la vie était menacée.

              Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m’interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée. Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d’autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu’aucun musulman ne s’en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu’ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu’aucun musulman ne réagisse et sans qu’aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu’aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu’on ne me demande mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu’un seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a enterré vivant plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu’un seul musulman n’ose réagir et dénoncer ces crimes.

              Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s’est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d’innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s’en émeuvent. Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d’une même famille palestinienne, accusés d’appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu’aucun lecteur ne m’écrive et ne m’envoie ses protestations.

              Ainsi, la vie n’a pas de valeur pour le musulman. Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu’en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l’identité dues tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n’aurait eu lieu.

              (…) CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais qu’on fait nos enfants pour être tués comme ça ? Mais qui sait. Peut-être qu’il s’agit de la même palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l’un de ses fils s’était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et devenir martyrs.

              Mais quand l’idéologie et l’endoctrinement sont d’une telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne perde toute valeur à la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la même façon qu’ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes. Car, la mort est la même qu’elle qu’en soient les circonstances, et elle demeure rejetée, et au contraire, la vie mérite d’être vécue et pleurée.

              Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l’un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, et elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants ? Mais l’idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gazaouis alors qu’ils n’ont pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?

              (…) Après ce qui précède, je suis certaine que ceux qui m’écrivent et me demandent mon avis sur ce qui se passe à Gaza cherchent à me faire dire ce qu’ils peuvent utiliser pour m’incriminer et me condamner, ou pour me faire dire ce qu’ils ne peuvent exprimer eux-mêmes.

              (…) Borhane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d’années ses bras, ses jambes et la vue dans l’explosion d’une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis s’est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l’espoir de sauver ce qui pouvait l’être. Lors d’un diner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des Etats-Unis s’est présenté en grande fourrure, et a qualifié Borhane de héros. Elle s’est adressée à ce bout de chair immobile et inerte : Borhane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer… Mais l’hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l’empêche d’envoyer ses propres enfants défendre la Palestine contre les Sionistes. Exactement à l’image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l’abri à Damas et à Beyrouth.

              (…) La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalé dans l’histoire récente de l’humanité. Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités d’opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le droit d’oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ? Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ? Ont-ils dénoncé la mort de plus d’un millier de chiites en Irak sur le pont des oulémas à Bagdad, pulvérisé par l’un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix et de la miséricorde ? Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Ou contre les coptes en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l’égard des enfants de Gaza, puisque vous êtes responsables du pire.

              (…) Essayons d’imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s’il possédait la technologie et les armes d’Israël ? Essayons d’imaginer ce que l’Iran aurait fait des sunnites de la région, s’il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre garanti.

              (…) J’ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d’une conférence consacrée à la guerre contre le terrorisme. Il m’a dit : « toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N’ayant pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications. Il m’a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal s’entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».

              Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu’Israël contribue aujourd’hui, inconsciemment, au succès de l’islam. En s’attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination. Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu’aucun militaire israélien n’a eu à Gaza. Aussi, pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs : Allah Akbar, gloire à l’islam. Je n’ai jamais entendu qu’un juif ait écrit avec le sang d’un autre juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis avec un pincement au cœur : pour sauver l’humanité du terrorisme, il faut que le monde libre se retire et qu’il laisse les musulmans s’entretuer.

              (…) Je me souviens quand j’étais étudiante à l’université d’Alep, et quand l’ancien ministre syrien de la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d’hypocrisie, Tlass nous avait dit qu’« Israël craint la mort et la perte d’un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d’hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps, et le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd’hui.

              Ainsi, l’extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n’ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l’objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n’a donc aucune valeur.

              (…) Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n’aurait pas commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu’au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui préparer une vie meilleure, loin de l’idéologisation de la mort.

              Les musulmans doivent commencer par se changer, pour prétendre changer la vie. Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C’est seulement quand ils y parviendront qu’ils n’auront plus d’ennemis. Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu’à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Aussi, jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre. Mais paradoxalement, c’est le peuple qui déteste le plus la vie. Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation et commenceront-ils à aimer la vie ?

              Traduction de Chawki Freïha


            • Alpo47 Alpo47 20 janvier 2009 18:05

              Ah, voici probablement la première manifestation des recrues du gouvernement israelien, afin de tenter de défendre l’indéfendable à travers le monde.

              Suffira t-il de réthorique pour camoufler les crimes de tsahal ?
              Suffira t-il d’inonder les blogs pour que le monde oublie les enfants assassinés ?
              Suffira t-il de répétitions pour empêcher l’information de circuler ?

              Pas de débat, juste les "vérités" sionistes, matraquées jusqu’au dégout ...


            • Philou017 Philou017 20 janvier 2009 19:22

              Golda s’abstient bien de nous dire qui est cette mystéreuse Syrienne. Trop compromettant ?
              Manipulation, hypocrisie, travestissement, telles sont les armes des pro-Israéliens.
              Assez misérable.


            • hgo04 hgo04 21 janvier 2009 23:55

              Waouh... !!


            • abdelkader17 20 janvier 2009 13:23

              Le silence criant des intellectuels médiatiques.
              Le silence criant d’une classe politique en état de décomposition avancée.
              Le silence criant de Kouchner passé en quelques années de Msf à va t’en guerre sans frontières.
              le silence criant des uncle tom à la sauce française (Dati Yade Boutih Amara)
              Bienvenue au pays des droit de l’homme du cynisme du mensonge et de la lacheté
              Israel état d’exception permanent c’est tout.


              • Julius Julius 20 janvier 2009 14:35
                > Israel état d’exception permanent, c’est tout.

                Surtout une exception : l’existence d’Israël lui-même est encore contestée par de nombreux pays. Israël est le seul état qui est constamment sous la menace. Israël est attaqué sans cesse depuis sa création. La communauté internationale est incapable de protéger Israël. Oui, il est exceptionell.

              • jbal 20 janvier 2009 16:58

                exeptionnel dans la sauvagerie au long cours.
                exeptionnel dans le nettoyage ethnique systèmatique
                exeptionnel dans les crimes de guerre et les contravention au droit humanitaire intrenational
                exeptionnel en regard de la communauté international par le non respect des résolution de l’ONU.


              • minidou 20 janvier 2009 18:10

                Contesté car contestable....


              • Alpo47 Alpo47 20 janvier 2009 19:40
                La prison de Gaza, par Ilan Pappe
                 
                18 janvier 2009

                « Même après les Accords d’Oslo de 1993, Gaza est restée isolée d’Israël, et a été simplement utilisée comme une réservoir de travailleurs à bon marché ; pendant les années 1990, la « paix » a signifié pour Gaza sa transformation progressive en un ghetto. » L’universitaire Ilan Pappe replace les évènements actuels dans leur contexte historique, et rappelle que depuis la première Intifada, la bande de Gaza a peu à peu été transformée en prison isolée du monde, régulièrement visée par des raids de l’armée israélienne qui ont fait trois mille victimes dont plus de 600 enfants depuis l’année 2000.

                Par Ilan Pappe, London Review of Books, 14 janvier 2009

                En 2004, l’armée israélienne a commencé à construire une ville arabe factice dans le désert du Néguev. Elle a la taille d’une vraie ville, avec des rues (chacune portant un nom), des mosquées, des bâtiments publics et des voitures. Construite pour un coût de 45 millions de dollars, cette ville fantôme est devenue un Gaza factice durant l’hiver 2006, après que le Hezbollah ait combattu Israël au nord, pour que l’armée israélienne puissent se préparer à mener « une meilleure guerre » contre le Hamas au sud.

                Quand le Chef d’Etat major israélien Dan Halutz a visité le site après la guerre du Liban, il a déclaré à la presse que les soldats « se préparaient au scénario qui se déroulera dans les quartiers densément peuplés de la Ville de Gaza ». Après une semaine de bombardement de Gaza, Ehud Barak a assisté a une répétition de la guerre terrestre. Les équipes étrangères de télévision l’ont filmé pendant qu’il observait l’armée de terre conquérir la ville factice, prendre d’assaut les maisons vides et tuant sans aucun doute les « terroristes » s’y cachant.

                « le problème c’est Gaza, » déclarait au mois de juin 1967 Levy Eshkol, alors premier ministre d’Israël. « J’y ai été en 1956 et ai vu des serpents venimeux marcher dans les rues. Nous devrions refouler certains d’entre eux dans le Sinaï, et espérer que les autres immigreront. » Eshkol discutait du sort des territoires récemment occupés : lui et son cabinet voulaient la Bande de Gaza, mais pas les gens qui y habitent.

                Les Israéliens se réfèrent souvent à Gaza comme « Me’arat Nachashim » une fosse de serpents. Avant la première Intifada, lorsque le territoire fournissait à Tel Aviv des salariés qui lavaient leurs plats et nettoyaient leurs rues, les Gazaouis ont été décrits plus humainement. La « lune de miel » s’est terminée pendant la première Intifada, après une série d’incidents dans lesquels quelques uns de ces employés ont poignardé leurs employeurs. La ferveur religieuse que l’on disait avoir inspiré ces attentats isolés a produit une vague de sentiment islamophobe en Israël, qui a mené au premier enfermement de Gaza et la construction d’une barrière électrifiée autour du territoire. Même après les Accords d’Oslo de 1993, Gaza est restée isolée d’Israël, et a été simplement utilisée comme réservoir de travailleurs à bon marché ; pendant les années 1990, la « paix » a signifié pour Gaza sa transformation progressive en un ghetto.

                En 2000, Doron Almog, alors chef du Commandement militaire sud, a commencé à surveiller les frontières de Gaza : « Nous avons établi des points d’observation équipés avec la meilleure technologie et nos troupes ont été autorisées à faire feu sur quiconque atteignant la clôture, depuis une distance de six kilomètres, » se vantait-il, suggérant qu’une politique similaire devrait être adoptée pour la Cisjordanie. Durant ces deux dernières années, une centaine de Palestiniens ont été tués par les soldats simplement pour s’être trop approchés des clôtures. De 2000 jusqu’au déclenchement de la guerre actuelle, les forces israéliennes ont tué trois mille Palestiniens (dont 634 enfants) dans Gaza.

                Entre 1967 et 2005, la terre et l’eau de Gaza ont été pillés par les colons juifs de Gush Katif au détriment de la population locale. Le prix à payer pou la paix et de la sécurité pour les Palestiniens vivant là était de se résoudre à l’emprisonnement et à la colonisation. Depuis 2000, les Gazaouis ont choisi au contraire de résister, en plus grand nombre et avec plus de force. Ce n’était pas le type de résistance que l’Occident approuve : elle était Islamique et armée. Elle s’est caractérisée par l’emploi de fusées Qassam rustiques, qui ont d’abord été lancées principalement en direction des colons de Katif. Pour l’armée israélienne la présence des colons rendait cependant difficile de réagir avec la brutalité qu’elle utilise contre les cibles purement palestiniennes. Par conséquent les colons ont été retirés, non pas en tant que partie d’un processus de paix unilatéral comme beaucoup l’ont affirmé a l’époque (au point de suggérer d’attribuer le prix Nobel de la paix à Ariel Sharon), mais plutôt pour faciliter toute action militaire ultérieure contre la Bande de Gaza et consolider le contrôle de la Cisjordanie.

                Après le désengagement de Gaza, le Hamas a pris le dessus, tout d’abord par des élections démocratiques, puis ensuite lorsqu’a été mise en échec de façon préemptive une tentative de prise du pouvoir du Fatah soutenue par les Américains. Pendant ce temps, les gardes-frontière israéliens ont continué à tuer quiconque s’approchait de trop près, et un blocus économique a été imposé sur Gaza. Le Hamas a réagi en lançant des missiles vers Sderot, donnant a Israël un prétexte pour utiliser son armée de l’air, son artillerie et ses hélicoptères de combat. Israël a prétendu tirer sur « les aires de lancement de missiles », mais dans la pratique cela signifiait n’importe où et partout dans Gaza. Le nombre de blessés a été élevé : pour la seule année 2007 trois cent personnes ont été tuées dans Gaza, dont des dizaines d’enfants.

                Israël justifie son action à Gaza comme faisant partie du combat contre le terrorisme, bien qu’il ait lui-même violé tous les lois internationales de la guerre. Les Palestiniens, semble-t-il, ne peuvent avoir leur place dans la Palestine historique à moins qu’ils n’acceptent de vivre privés des droits civiques et humains essentiels. Ils peuvent être soit des citoyens de seconde classe dans l’état d’Israël, soit des détenus dans les méga-prisons de Cisjordanie et de la bande de Gaza. S’ils résistent ils sont susceptibles d’être emprisonnés sans procès, ou tués. Tel est le message d’Israël.

                La résistance en Palestine a toujours été basée dans les villages et les villes ; d’où aurait-elle pu venir d’autre ? C’est pourquoi les villes et les villages palestiniens, factices ou réels, ont été décrits depuis la révolte arabe de 1936 comme des « bases ennemies » dans les plans et les missions militaires. N’importe quelles représailles ou actions punitives ne peuvent que cibler des civils, parmi lesquels il peut y avoir une poignée de gens qui sont impliqués dans la résistance active contre Israël. Haifa a été traitée comme une base ennemie en 1948, comme l’a été Jénine en 2002 ; aujourd’hui Beit Hanoun, Rafah et Gaza sont considérés comme tels. Quand vous avez la puissance de feu, et aucune inhibition morale à massacrer des civils, vous obtenez la situation que nous observons aujourd’hui dans Gaza.

                Mais ce n’est pas uniquement dans le discours des militaire que les Palestiniens sont déshumanisés. Un processus similaire est en cours dans la société civile juive en Israël, et il explique le soutien massif qui y existe en faveur du carnage de Gaza. Les Palestiniens ont été tellement déshumanisés par les juifs israéliens - que ce soit par les politiques, les soldats ou les citoyens ordinaires - que leur meurtre vient naturellement, tout comme le fait de les expulser en 1948, ou de les emprisonner dans les Territoires Occupés. La réponse occidentale actuelle indique que ses dirigeants politiques ne voient pas la connexion directe entre la déshumanisation sioniste des Palestiniens et les politiques barbares d’Israël dans Gaza. Il existe un grave danger que, à la conclusion de « l’Opération plomb durci », Gaza elle-même ne ressemble à la ville fantôme du Néguev.

                Ilan Pappé enseigne à l’Université d’Exeter. Il est l’un des « nouveaux historiens » qui ont réexaminé de façon critique l’histoire d’Israël et du sionisme.



              • Hortus 21 janvier 2009 02:03

                Israël est un état religieux donc ségrégationniste construit sur l’artifice d’une histoire inventée pour justifier le vol des terres de Palestine et financée à coup de milliards de dollars par des conservateurs américains. Les européens ont voulu, une fois de plus, faire payer par d’autres l’horreur de leurs propres crimes lors de la dernière guerre mondiale.


              • Céphale Céphale 20 janvier 2009 13:53

                Cher Patrick,

                C’est grâce à des articles comme le vôtre que les Français découvriront l’ignominie de l’opération israélienne à Gaza, malgré la complaisance des médias français qui sont fortement influencés par la propagande des organisations sionistes. J’espère que leurs complices ne viendront pas semer la confusion dans les commentaires.

                Au cas que vous citez, qui me fait penser au massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944, permettez-moi d’ajouter le témoignage bouleversant d’un médecin palestinien que les Israéliens ont vu en direct, sur Channel 10, pleurer en apprenant que sa femme et ses filles venaient d’être gravement blessées, ou peut-être tuées, dans leur maison, par le tir d’un obus. Le pire, à mon avis, est cette déclaration d’une Israélienne, mère d’un soldat de Tsahal en parfaite santé, qui a prétendu le lendemain sur Channel 10 que c’était une comédie montée par le Hamas. La société israélienne est malade de la haine des Arabes ! Leurs dirigeants l’ont rendue totalement insensible aux malheurs des Israéliens. Honte à leurs dirigeants !


                • Céphale Céphale 20 janvier 2009 14:19

                  totalement insensible aux malheurs des Israéliens

                  Lapsus. Je voulais écrire, bien sûr : totalement insensible aux malheurs des Palestiniens


                • Julius Julius 20 janvier 2009 14:26

                  > La société israélienne est malade de la haine des Arabes ! Leurs dirigeants l’ont rendue totalement insensible aux malheurs des Israéliens. Honte à leurs dirigeants !

                  C’est pourquoi, ils transmettent le reportage en direct de Gaza, ils passent les victimes palestiniens sur la TV en Israël ? Voulez-vous comparer cette émission à la télévision palestinien ? Lequel montre plus de haine, où l’on montre plus de compassion ? Avez-vous jamais vu la transmission de la TV palestinien ?


                • minidou 20 janvier 2009 14:54

                  c vrai ça, ils sont vraiment très très méchants les palestiniens, et en plus les israeliens très très gentil, ils sont obligés de se défendre contre les autres qui veulent pas les aimer et qui en plus sont barbus...Ca vole haut les arguments....


                • RilaX RilaX 20 janvier 2009 15:00

                  Julius,
                  Vous attendez les memes chose d’un pays qualifié de démocratique que d’un pays qualifié de terroriste ?

                  On ne peut pas se permettre de declarer qu’un pays est un etat terroriste et s’attendre qu’ils plus ouvert et sensible que soit meme. C’est n’importe quoi.

                  Au fait lequel des 2 pays a le plus de civil mort au compteur ? Lequel est terroriste déjà ? 


                • Cogno2 20 janvier 2009 15:29

                  C’est tout ce que t’as trouvé ? comparer les propagande à la télé ?

                  Parasite va !


                • jbal 20 janvier 2009 17:05

                  vous affabuler mon cher, ni la tv israelienne ni le hamas ne son pour rien dans l’aparition de ces images sur l’écran. on est en droit de penser que si ce n’était du direct ces images nous seraient resté inconnues.


                • furio furio 20 janvier 2009 18:54

                  Céphale, merci de rappeler cet épisode sanglant pour montrer de quoi est capable une armée occupante !!! Vous lâchez ces bouchers avec le trouillomètre à 0 !! Et ils vous massacrent tout ce qui passe à portée de peur de tomber sur des durs qui pourraient les plomber !!
                  je parle comme un militaire !

                  JE MILITE POUR FAIRE RECONNAÎTRE L’EPOUVANTABLE BILAN HUMAIN DE CE CARNAGE !!

                   FAIRE RECONNAITRE LES CRIMES DE GUERRE !! C’est pratiquement acquis avec l’utilisation d’ADM sur des civils....des enfants !!!!


                  ...et ensuite rapidement passer au décompte final de cette barbarie sur un peuple sans défense et vous verrez sous vos yeux horrifiés que les chiffres vont s’emballer pour dépasser les

                  100 000 VICTIMES ! Les odeurs pestilentielles qui se dégagent des immeubles laisent à penser que des abominations ont eu lieu !!

                  Vous ne croyez tout de même pas que les génocideurs isrélites se seraient déplacés pour massacrer 50 palestiniens par jour !! 50 morts c’est une SEULE BOMBE !!! Alors arrêtez de colporter ce chiffre de 1200 morts C’est un foutage de gueule !!

                  ....Puis la liste des faits relevant de crimes de guerre, bombardements constants des populations civiles (églises, écoles, habitations, etc..), utilisation d’armes de destructions massives, peut-être chimiques ( phosphore blanc), enfermements des populations pour mieux les exterminer, osbstructions à l’alimentation des civils. Bombardements des hopitaux ...et des ambulances !


                  ...puis la liste des intervenants, dont olmert accusé aussi d’avoir perçu des enveloppes, livni, le ministre de la guerre barak, et les officiers qui ont mené ce carnage sanglant sur un peuple en guenilles.
                  ( d’ailluers vous noterez que livni était à Paris !!! il suffisait d’arrêter cette ordure ! Et la présenter devant un TPI !

                  ...et enfin inscrire GAZA en tête de la liste des VILLES MARTYRS.


                  ...et exiger l’indemnisation de ce peuple qui a vécu 20 jours en enfer !!


                • Céphale Céphale 20 janvier 2009 21:06

                   furio

                  Vous écrivez : 100 000 VICTIMES ! Les odeurs pestilentielles qui se dégagent des immeubles laisent à penser que des abominations ont eu lieu

                  Je pense, comme vous, que beaucoup de victimes inconnues sont enfouies sous les décombres, et que le bilan va s’alourdir de jour en jour.

                  Mais il est préférable de ne pas avancer de chiffres. Un peu de patience. L’OMS se charge de compter les morts. Le secrétaire général de l’ONU était à Gaza aujourd’hui : il était furieux. Je crois qu’on peut compter sur lui pour que la vérité éclate.


                • abdelkader17 20 janvier 2009 14:27

                  @Patrick
                  La hasbara Israelienne (propagande) est telle qu’elle arriverait a faire croire a n’importe quel individu doué d’intelligence que les armes palestinienne sont cent fois plus menacante que les leurs.
                  Je suis totalement consterné par ce à quoi nous avons assistés d’autant que sur les chaines satellitaires l’ampleur du carnage etait tout autre.
                  La haine qu’éprouvent la majorité des citoyens juifs de cet état raciste et criminel à l’encontre des arabes, l’excellent historien Libanais Georges Corm le traduit par un transfert d’hosilité quant à ce qu’a subi le peuple juif en europe.
                  Les arabes payant le prix des horreurs commises en Europe, mais c’est aussi du fait que les condamnations stériles en particulier celle du conseil de sécurité de l’onu, organe politique aux mains des etats unis et des puissances dominatrices du monde, n’ont fait qu’encourager le chauvinisme israelien vers toujours plus de folie et d’horreurs


                  • minidou 20 janvier 2009 14:36

                    Cette opération avait peu à voir avec les Palestinien, beaucoup à voir avec les (rares) Etats ou organisations qui les soutienne... Israel a mis en place une diplomatie du fou (à la moindre pique, je fais un massacre !), et personne ne réagit... Pas une seule roquette du Hezbollah, un silence assourdissant des arabes et des européens, un soutient total de la part des USA, s’il n’y avait eu Hugo Chavez, on aurait pu parler d’unanimité mondiale aux coté d’Israel...
                    On peut donc parler d’un succès total pour Israel, qui s’il a beaucoup perdu en terme d’image, sait aujourd’hui que personne n’ira contrarier la finalisation de la conquête totale de la Palestine...Par un incroyable retour de l’histoire, les palestiniens sont les nouveaux juifs du 3è millénaire, un peuple sans terre...Demain à Jerusalem ???


                    • Céphale Céphale 20 janvier 2009 14:47

                      minidou

                      « Demain à La Haye, au tribunal pénal international. » C’est un ministre israélien qui l’a dit hier. Humour ?


                    • Alpo47 Alpo47 20 janvier 2009 14:46

                      Et les victimes sont devenues bourreaux ... la boucle est bouclée .


                      • abdelkader17 20 janvier 2009 15:01

                        @Juluis
                        Le sionisme est une idéologie raciste et coloniale, l’etat d’Israel a été édifié sur les décombres de la société Palestinienne, c’est un état spoliateur et expan-sionniste.
                        Israel sous la menace mais de qui c’est trop drôle vous avez encore quelque blagues comme celle -ci, qui détient plus de 200 ogives nucleaires au moyen orient Teheran ou Tel aviv , technologie nucléaire que la France à gracieusement offerte à ces barbares.
                        Vouloir s’imposer par la force et l’arrogance ne fera que precipiter la chute de cette horreur de l’histoire qu’est le régime usurpateur sioniste, les organisations de la résistance islamiques n’en déplaisent aux petits esprits pervers ont depuis longtemps compris que le fruit pourris que vous defendez ne se combat qu’avec les armes.
                        Les petits régimes paillasons aux ordres de l’occident que sont les Saouds, la jordanie et l’egypte ne répresentent que leurs ignobles dirigeants en sursis, sachez que l’injustice ne dure pas éternellement.
                        Je vous conseille la lecture de l’ouvrage D’In khaldoun (Al-Muqaddima) le père de la sociologie
                        pour comprendre le fonctionnement des empires si par hasard il vous est arrivé d’ouvrir un livre dans votre existence.



                        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 20 janvier 2009 15:10

                          Résolution 3379, ONU, 10 novembre 1975 

                          L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

                          RAPPELANT sa résolution 1904 du 20 novembre 1963, promulguant la Déclaration des Nations Unies sur l’Elimination de Toutes les Formes de Discrimination Raciale, et en particulier son affirmation que "toute doctrine de différenciation ou de supériorité raciales est toujours scientifiquement fausse, moralement condamnable, socialement injuste et dangereuse", et son cri d’alarme face aux "manifestations de discrimination raciale qui ont encore lieu dans quelques régions du monde, et dont certaines sont imposées par des gouvernements par le biais de mesures législatives, administratives ou autres",

                          RAPPELANT EN OUTRE que, dans sa résolution 3151 G du 14 décembre 1953, l’Assemblée générale avait condamné, entre autres, l’alliance impie entre le racisme sud-africain et le sionisme,

                          PRENANT ACTE de la Déclaration de Mexico sur l’Égalité des Femmes et Leur Contribution au Développement et à la Paix, en 1975, proclamée par la Conférence Mondiale de l’Année Internationale des Femmes, qui s’est tenue à Mexico du 19 juin au 2 juillet 1975, et qui a promulgué le principe selon lequel "la coopération et la paix internationales requièrent la réalisation de la libération et de l’indépendance nationale, l’élimination du colonialisme et du néo-colonialisme, de l’occupation étrangère, du Sionisme, de la ségrégation et de la discrimination raciale sous toutes ses formes, ainsi que la reconnaissance de la dignité des peuples et de leur droit à l’autodétermination ",

                          PRENANT ACTE EN OUTRE de la résolution 77 , adoptée par l’Assemblée des Chefs d’États et de Gouvernements des Organisations de l’Unité Africaine, lors de sa douzième session ordinaire, tenue à Kampala, du 28 juillet au 1er août 1975, qui a estimé "que le régime raciste en Palestine occupée et le régime raciste au Zimbabwe et en Afrique du Sud ont une origine impérialiste commune, qu’ils forment un tout et ont la même structure raciste, et qu’ils sont organiquement liés dans leur politique destinée à opprimer la dignité et l’intégrité de l’être d’humain",

                          PRENANT ACTE ÉGALEMENT de la Déclaration Politique et Stratégique de Renforcer la Paix et la Sécurité Internationales et d’Intensifier la Solidarité et l’Assistance mutuelle entre les Pays Non-Alignés, adoptée lors de la Conférence des Ministres des Affaires Etrangères des Pays Non-Alignés, qui s’est tenue à Lima, du 25 au 30 août 1975, qui a très sévèrement condamné le Sionisme comme une menace pour la paix et la sécurité du monde, et a appelé tous les pays à s’opposer à cette idéologie raciste et impérialiste,

                          DÉCRÈTE que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale.
                           
                          Mais depuis cette résolution a été annulée.


                        • Julius Julius 20 janvier 2009 15:24

                          > Le Sionisme est une idéologie raciste et coloniale

                          Sionism = la nation juive a le droit d’avoir son propre État.
                          Antisionism = la nation juive n’a pas le droit d’avoir son propre État.

                          C’est tout.


                        • RilaX RilaX 20 janvier 2009 15:49

                          Qu’il a l’air simple le monde vu depuis les yeux de julius ! Qu’ils ont l’air gentil et soudé les sionnistes.


                          Mais selon wikipedia :
                          Le sionisme rassemble des courants très divers allant de l’extrême droite à l’extrême gauche.
                          Tous ont en commun la volonté de créer un État juif. Mais ils se sont historiquement divisés sur trois questions fondamentales :
                           1 - Les objectifs territoriaux : Le sionisme vise-t-il à établir un État juif : 

                          • n’importe où (sionisme territorialiste),
                          • sur un territoire quelconque en Palestine (point de vue dominant à gauche et dans une partie de la droite),
                          • ou sur toute la Palestine biblique (Eretz Israël) (point de vue dominant à droite, à l’extrême droite et chez les sionistes religieux) 
                           2 - Les objectifs sociaux : la société que doit créer le sionisme doit-elle être marxiste (Poaley Tzion), Sociale-démocrate (Mapaï), libérale (Sionistes généraux, parti Révisionniste), voir fasciste (Brit Ha’Birionim) ?

                           3 - La place de la religion : la société que doit créer le sionisme doit-elle être athée (marxiste, Cananéens), ouverte sur la religion, mais sans plus (une partie de la gauche et la majorité de la droite) ou religieuse (Sionisme religieux) ?

                          Il y a eu d’autres divergences (l’usage de la force/violence dans la construction de l’État, par exemple), mais ces trois thématiques expliquent les structurations fondamentales des courants sionistes.


                          Ah ben oui, dans la vraie vie, c’est plus compliqué que dans la tete de julius hein !


                        • jbal 20 janvier 2009 17:18

                          oui pour faire simple comme vous l’appréciez,«  le sionisme  ». idéologie malsaine destinée à couvrir des atrocités », j’en conclu à l’urgence de le dénoncer et de le combattre :


                        • philbrasov 20 janvier 2009 15:31

                          Un journaliste libanais exprime, dans le quotidien Al-Mustaqbal, sa colère contre les dirigeants arabes qui font de la surenchère démagogique avec le sang des Palestiniens. 

                          Voici ce qu’il dit : 

                          « L’information : une poignée de blessés est évacuée de la bande de Gaza afin de recevoir des soins en Libye. Moi, je me souviens des milliers de Palestiniens qui croupissent dans le Sahara, à la frontière égyptienne, depuis que le colonel Muammar Kadhafi les a expulsés [en 1995].

                           

                          La scène : le président soudanais en uniforme parle à ses généraux pour dire que la mort de centaines de Palestiniens constitue "un génocide". Moi, je me souviens d’un génocide qui a lieu au Darfour.

                           

                          La nouvelle : en Irak, le mouvement de Moqtada Al-Sadr [radical chiite] organise des manifestations de soutien à Gaza. Moi, je me souviens du sang que les milices sadristes ont fait couler et des milliers de réfugiés palestiniens qui ont dû quitter Bagdad et qui campent dans le désert à la frontière syrienne ou jordanienne en attendant que quelqu’un veuille bien les accueillir.

                           

                          La surprise : Ayman Al-Zawahiri [le numéro deux d’Al-Qaida] dénonce le bombardement de civils. Moi, je me souviens de la "résistance" irakienne qui, le même jour, envoie une kamikaze se faire exploser au milieu d’une manifestation de soutien aux Palestiniens à Mossoul, faisant des dizaines de victimes.

                           

                          L’annonce : des groupes gauchistes et islamistes de l’opposition égyptienne manifestent contre l’offensive israélienne. Moi, je me souviens de leur silence face aux crimes commis au Soudan et de leurs cris de soutien à Saddam Hussein, l’ancien président irakien pour qui le chemin de Jérusalem passait par le massacre de centaines de milliers de ses propres citoyens.

                           

                          La publicité : la chaîne satellitaire du Qatar Al-Jazira diffuse une campagne contre l’impuissance des régimes arabes. Moi, je me souviens des bombes qui transitaient par le Qatar avant d’être acheminées vers Israël au moment de la guerre contre le Liban en 2006. Qu’à cela ne tienne, le Qatar a été le seul pays arabe qui a eu droit à des affiches placardées par le Hezbollah en remerciement pour ses généreux dons d’argent. Je me souviens que le Qatar abrite la principale base militaire américaine du Golfe et héberge un représentant des intérêts économiques israéliens [cette représentation vient d’être gelée].

                           

                          La surprise : le régime syrien autorise des manifestations… contre la passivité des autres régimes arabes. Moi, je me souviens du calme qui règne aux frontières de ce pays "du front du refus" et au sort de tous ceux qui s’aventureraient à les traverser afin de s’infiltrer en Israël. Je me souviens de la chasse que Damas faisait dans les années 1970 et 1980 pour combattre l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

                           

                          L’image : Khaled Mechaal, le chef extérieur du Hamas – installé à Damas et non pas sous les bombes à Gaza – déclare : "Nous avons limité nos pertes." Il ne parle que des pertes dans les rangs du Hamas, réduisant les centaines de morts et les milliers de blessés à une variable d’ajustement.

                           

                          Israël promet à ses citoyens la tranquillité, fût-ce au prix de rayer Gaza de la carte. Quant au Hamas, il promet à ses citoyens la mort prochaine, fût-ce au prix du tir d’une misérable roquette. Quelle belle stratégie, grisante et prometteuse ! Elle permet au Hamas d’annoncer la "victoire" quels que soient les résultats de la guerre et quel que soit le nombre de victimes. Une victoire incontestable. Car comment ne pas être désarmé face à celui qui défend l’idée selon laquelle on détruit Israël en lançant des roquettes alors qu’on sait que les représailles provoqueront la mort de centaines d’enfants palestiniens ?

                           

                          Ce que nous avons appris encore et encore, c’est que chaque fois qu’on a encensé la résistance, on a récolté une guerre civile. Les Arabes en général et les Palestiniens en particulier sont fatigués par soixante années de conflit. Il en va de même pour les Israéliens. Pour les adeptes de la résistance, la fatigue relève de la "défection" du côté arabe, et de la "faiblesse" du côté israélien. Ils veulent relancer le conflit et lui insuffler une nouvelle vigueur. Mais dans quel but ? La seule chose qui nous semble acquise, ce sont ces "victoires divines" qui se traduisent par des guerres civiles, des invasions américaines, des raids israéliens. »


                          • Cogno2 20 janvier 2009 15:37

                            La "Nation Juive" ?

                            Mais de quoi tu parles bon sang, c’est quoi juif, vas y, explique un peu les mots que tu utilises. Depuis quand il y a une nation juive, qu’oses tu appeler nation ?

                            Ensuite, permet moi de te rappeler que c’est Israël qui refuses la création d’un état pour les gens qu’elle à viré, pas mal de pays sont prêts à lui reconnaitre son droit à l’existence, contre l’existence de cet autre état.

                            Donc ton "C’est tout" ne montre qu’une chose... aucun dialogue possible avec vous. Vous ne comprenez que les coups, ne vous étonnez pas si de plus en plus de gens veulent vous en donner.... en plus, franchement, vous les méritez.


                            • Julius Julius 20 janvier 2009 15:50

                              La "Nation Juive" ? Mais de quoi tu parles bon sang, c’est quoi juif,

                              Comme je l’ai déjà écrit sur AgoraVox :

                              Les problèmes de la Palestine est à l’évidence la conséquence de la chute de l’Empire Ottoman. C’est la même situation que la chute de l’Empire Austro-Hongrois après la guerre 14-18, la chute de l’Empire Russe en 1989 et la chute de la Yougoslavie dans les années 90. Dans tous ces cas, les nouveaux pays sont créés avec des frontières floues. Il prend beaucoup de temps pour régler tous les différends, de fixer les frontières.Tous les pays fondent leur légitimité sur leur mythologie. Cette mythologie peut être religieuse, elle est surtout basée sur la fausse description de l’histoire nationale (souvent très ancienne histoire). Vrai pour tous les pays, pour la France avec Vercingétorix, pour les États-Unis avec les Cowboys, …

                              La légitimité de l’Israël n’est pas différente de la légitimité de la Slovénie, la Moldavie, la Géorgie ou de la Tchéquie. Les Tchèques, par exemple, fonder leur legimity sur l’existence de l’Empire Tchèque (jusqu’en 1621) et sur la langue commune. L’Allemagne n’a pas été d’accord sur la frontière tchèque, la conséquence a été le Traité de Munich, la deuxième guerre mondiale et l’expulsion de presque tous les Allemands du territoire contesté. Un autre exemple est la guerre en Yougoslavie, la guerre en Géorgie, les problèmes avec la Russie en Crimée, en Ukraine,…

                              Israël fonde sa légitimité sur la Torrah, le Royaume de David et la langue commune. Cette mythologie n’est ni meilleure ni pire que la mythologie utilisées par d’autres nations. Le problème, c’est que les autres pays de la région ne sont pas d’accord avec l’existence d’Israël lui-même. (Ce n’est pas le cas pour les exemples mentionnés ci-dessus - la, les frontières sont contestées.) Et palestiniens fondent leur identité nationale sur le refus d’Israël, c’est leur seule mythologie. L’antisémitisme et l’islam ne sont que le problème supplémentaire, rendant le conflit encore plus difficile à résoudre (car le refus ne concerne pas seulement l’existence de l’Etat d’Israël, mais l’existence de la population juive eux-mêmes). C’est pourquoi le conflit en Palestine est plus difficile à résoudre que les conflits similaires en Europe.

                              De la même manière que les Français ont le droit d’avoir leur propre etat - France, les Juifs (la nation, pas la religion, pas la race) ont le droit d’avoir leur propre etat - Israël. (Il en va de même pour les palestiniens, bien sûr.)


                            • jbal 20 janvier 2009 17:30

                              " Les Tchèques, par exemple, fonder leur legimity sur l’existence de l’Empire Tchèque (jusqu’en 1621) et sur la langue commune. "
                              Les Tchèques étaient deja chez eux et majoritaires ce qui n’est pas le cas des juifs en Palestine en 1948.La création de l’État d’Israël en 1948 s’est accompagnée du nettoyage ethnique de plus de 750 000 Palestiniens —soit plus de la moitié de la population indigène— chassés de leurs villes et villages, soit par la force, soit par la peur engendrée par des massacres délibérés de civils, comme celui du village Deir Yassin.


                            • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 20 janvier 2009 19:13

                              Julius

                              Le sionisme a inventé le "peuple juif" au détriment évident de la religion juive. Par là même, ceux qui se disent juifs et défendent la politique d’Israël sont les premiers à détruire cette dernière. Certains, le font en conscience, d’autres non ...
                              Comment pouvez vous dire que la naissance d’Israël est basé sur la torah alors que cette dernière interdit aux juifs d’y revenir ???

                              www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205

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