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L’automne éléctoral aux Amériques, un enjeu planétaire

Des élections présidentielles approchent, dans deux pays clé de la stabilité mondiale. Deux présidents remettent en jeu leur poste, face à deux candidats aux dents longues et surtout aux idées dangereuses.

Le 7 octobre, au Vénézuela, Hugo Chavez affrontera Henrique Capriles, choisi comme candidat unique des 23 partis d’opposition.

Un mois plus tard, aux Etats-Unis le 6 novembre, c’est Barack Obama qui remettra en jeu son titre face à Mitt Romney, candidat républicain ultraconservateur, et d’obédience Mormone.

Les résultats de ces deux scrutins pourraient fortement influer sur l’avenir des relations internationales, entre tous les états de la planète.

Vénézuela : Le programme de la patrie contre le paquet néolibéral

Le 7 octobre prochain, les électeurs vénézuéliens sont appelés à élire leur Président. Depuis 1998, Hugo Chavez dirige le pays. Réélu en 2000, après une réforme constitutionnelle, et en 2006, il brigue un quatrième mandat. En effet, en 2009, une nouvelle réforme constitutionnelle portant sur la non limitation des mandats présidentiels a été adoptée. Le scrutin est majoritaire à un seul tour.

Les nombreuses réformes sociales, économiques ont permis de développer le pays, notamment grâce au pétrole. Réformes pas au goût de tout le monde, puisque les USA ont vu leurs parts dans l'industrie pétrolière vénézuélienne passer sous l'égide de l'Etat. Ce qui a renforcé la popularité de Chavez (il bénéficie d'une côte de popularité de plus 50 % d'opinions favorables).

 Jusqu'à présent, le leader de la gauche avait une opposition divisée, mais de nouveaux éléments vont, peut-être, influencer le scrutin :

-l'état de santé de Chavez qui s'est dégradée au cours de l'année 2011 (cancer de la prostate et double opération).

-l'opposition s'est unifiée, au prix de gros efforts. Et c'est Henrique Capriles qui sera le challenger. Gouverneur de l'Etat du Miranda, il a été choisi, au cours de primaires, pour être le candidat du MUD (Mesa de la Unidad Democrática soit la Table de l'Unité Démocratique), coalition regroupant les 23 partis s'opposant à Chavez.

 Élu député en 1998, Henrique Capriles occupe les fonctions de président de la Chambre des députés et de vice-président du Congrès de la République (le dernier et le plus jeune de l'histoire) du 23 janvier 1999 au 28 mars 2000. Il est ensuite maire de la municipalité de Baruta du 30 juillet 2000 au 26 novembre 2008. Enfin, du 29 novembre 2008 au 6 juin 2012, il occupe les fonctions de gouverneur de l'État de Miranda. Il est membre fondateur et leader de Primero Justicia (Justice d'abord), un parti de centre-droit.

Le 12 février 2012, lors d'une élection primaire ouverte à tous les citoyens, il est choisi avec 64,2 % des voix comme candidat de la Coalition pour l'Unité démocratique (Mesa de la Unidad Democrática) pour l'élection présidentielle de 2012. La Coalition regroupe un ensemble de partis, de l'extrême-droite au centre-gauche, qui se sont unis derrière un unique candidat pour éviter la dispersion des voix d'opposition face au président sortant Hugo Chávez.

 La proposition du candidat de la Patrie, le commandant Hugo Chavez pour la gestion bolivarienne socialiste 2013-2019 a été présentée par le président Chavez en personne lorsqu’il s’est présenté comme candidat à la réélection en juin dernier. Ce programme contient cinq grands objectifs stratégiques, qui deviendront le 2e Plan socialiste de la nation « Simon Bolivar ». Parmi les idées contenues dans cette proposition soumise au scrutin public, figure la consolidation de l’indépendance nationale ; la poursuite de la construction du Socialisme bolivarien ; la transformation du Venezuela en une puissance non seulement économique, mais aussi sociale et politique ; la contribution au développement d’une nouvelle géopolitique internationale en faveur de la défense de la vision d’un monde multipolaire, ainsi que la préservation de la vie sur la planète et la sauvegarde de l’espèce humaine.

Telle est, à grands traits, la proposition de gestion du gouvernement pour les six prochaines années, pour assurer la continuité du processus révolutionnaire, ce même processus qui a permis la mise en œuvre de grands projets sociaux, et qui se propose d’étendre d'avantage les programmes de santé, d’éducation, de construction de logements, de développement des services publics, d’augmenter les retraites et d’étendre les missions, entre autres.

 Par contre, l’opposition se propose quant à elle d’appliquer un « package » de mesures néolibérales destiné à ruiner les efforts consentis jusqu’ici en faveur du développement équitable de la société vénézuélienne. Le programme économique présenté par Capriles, appelé Orientations du Programme de gouvernement d’Unité nationale, « prétend rééditer les formules néolibérales au détriment du bien-être de la population », a déclaré le directeur du Groupe de recherche Siglo XXI, Jesse Chacon.

La formule de la droite est la même qui avait été imposée au Venezuela il y a des années. Sous l’étiquette « progressiste », elle contient notamment des mesures orientées vers la privatisation des avoirs publics au profit du capital privé, cherchant à « réorienter » les priorités de l’État.

Ce projet propose ouvertement de démanteler le pouvoir économique de l’État et de supprimer progressivement les programmes sociaux sous prétexte qu’ils sont trop onéreux pour l’État.

À cet égard, Chacon avertit que « comme les classiques recettes néolibérales, ce programme cherche à créer les conditions pour démonter graduellement les droits sociaux par la voie de l’austérité financière et la réduction des dépenses publiques ». Beaucoup de spécialistes qualifient Capriles de « Rajoy caribéen ».

 Les Vénézuéliens ont leurs destinées entre leurs mains : continuer le processus révolutionnaire, où livrer le pays à l’oligarchie et aux transnationales. Selon l’équation des pouvoirs, une victoire de la droite non seulement représenterait un recul dans tout ce qui a été fait en 14 ans de Révolution bolivarienne, mais aussi la possibilité de voir déferler une grande vague contre-révolutionnaire sur le continent.

Sur le plan politique, le Venezuela d’aujourd’hui devra choisir entre deux modèles de développement différents : l’un basé sur la participation populaire, et l’autre géré par des politiciens liés à la bourgeoisie. Les citoyens auront le dernier mot...

Etats-Unis : « hard » ou « smart » « power » en politique internationale

 Dans une conférence de presse donnée aussitôt après l’attaque du consulat américain à Benghazi qui a entraîné la mort de quatre américains dont l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye Christopher Stevens, Romney s’est empressé de tenir l’Administration Obama pour responsable de ne pas avoir pris une position assez claire réaffirmant le leadership américain à l’égard de la Libye et des pays ayant vécu le « printemps arabe ». En envoyant « des messages confus » à ces pays et au reste du monde, Washington, selon Romney, n’aurait pas suffisamment défendu les valeurs américaines et cherché à renforcer la position des Etats-Unis dans la région. Il a également souligné que cette politique de « retrait » et « d’excuses » aboutirait à créer un monde plus instable aujourd’hui car, pour lui, le risque que le « printemps arabe s’estompe en hiver arabe » devient réalité. En reprenant l’une des critiques qu’il adresse fréquemment au président Obama par rapport à sa politique étrangère, Romney a aussi insisté sur le fait qu’au lieu de « s’excuser des valeurs de l’Amérique », la première réponse du gouvernement américain devrait être celle de l’indignation face à l’évidence selon laquelle « notre souveraineté n’est pas respectée ».

 Inspirée par une nouvelle vision du leadership américain dans un monde conçu comme interdépendant et « multipartenaire » dans lequel le rôle de leader des Etats-Unis devrait être celui d’un « partenaire primus inter pares » et non pas celui d’un hégémon, la stratégie de politique étrangère qui a fait gagner Barack Obama en 2008 visait avant tout à restaurer l’image de l’Amérique dans le monde et à réaffirmer le leadership américain en tant que « leadership moral » en s’appuyant sur le « smart power », c’est-à-dire sur la combinaison du « hard power » et du « soft power »

 Dans le discours sur la politique étrangère qu’il a prononcé en Caroline du Sud le 7 octobre 2011, Romney reproche au président Obama d’avoir tourné le dos, d’après lui, à l’idée d’exceptionnalisme américain et d’avoir ainsi affaibli la puissance américaine en la fondant sur une stratégie mal définie qui se laisse façonner par les évènements au lieu de les influencer. Romney souligne à ce propos que « l’Amérique n’est pas destinée à être l’une des grandes puissances », mais bien le pays le plus fort dans cet équilibre de puissances. Il affirme également que « l’Amérique doit être le leader du monde, sinon quelqu’un d’autre le sera » et que les Etats-Unis doivent regagner leur place de leader incontestable dans « un siècle qui peut et doit être le siècle de l’Amérique ».

 La seule différence, résiderait dans le dosage entre le « hard power » et le « soft power », Romney renforçant le premier au détriment du second, notamment à l’égard des Etats qu’il considère comme une menace pour les intérêts américains tels que l’Iran, la Corée du Nord, le Venezuela, le Cuba, et même, on l’a vu, la Chine et la Russie. A contrario, d’autres experts, se concentrant apparemment plus sur la rhétorique que sur le sens de ses idées, soutiennent que la stratégie de politique étrangère de Romney constituerait un retour à l’idéologie néo-conservatrice en étant basée sur « les mêmes mythes néoconservateurs qui ont fait déraper la politique étrangère de George W. Bush », notamment l’idée de la prédominance américaine et de la promotion de la démocratie dans le monde par la « détermination » (resolve) et par la « force pour assurer la paix » (peace through strength).

 A moins de deux mois de l’élection présidentielle, alors que les enquêtes d’intentions de vote donnent un léger avantage au président sortant face à son adversaire et que les électeurs américains continuent à montrer plus de confiance à Obama qu’à Romney sur les questions de politique étrangère, le contexte international actuel donnera-t-il raison aux critiques du candidat républicain à propos des failles supposées de la politique étrangère d’Obama, notamment au Moyen Orient ? Les débats entre les deux candidats, notamment ceux des 16 et 22 octobre, qui aborderont les questions internationales, devraient nous donner quelques indications à ce propos.


 Espérons seulement que dans ces deux pays respectifs, les peuples auront compris où est véritablement leur intérêt et leur sécurité…

Car même si Obama n’a pas, entre autres, comme il l’avait promis, enlevé l’embargo sur Cuba, ni fermé la prison de Guantanamo, même si, sous le régime de Chavez, une forte insécurité persiste au Vénézuela, nous pouvons penser qu’un couple Chavez-Obama, pourrait s’avérer un moindre mal pour l’humanité...

 Sources :

L'article chez lui : L’automne éléctoral aux Amériques, un enjeu planétaire


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24 réactions à cet article    


  • Yves Dornet 28 septembre 2012 09:56

    chavez s’installe durablement. Il s’est taillé une constitution sur mesure et tant pis pour la démocratie. 


    • Aldous Aldous 28 septembre 2012 19:56

      Que fait donc BHL ?


    • Henri Francillon Henri Francillon 29 septembre 2012 08:44

      Vous avez raison Yves, le système gauche-droite est bien plus crédible.
      Du moins pour les crédules, endoctrinés systémiques (la démocratie n’est PAS compatible avec des élections, voir Etienne Chouard) et défendant avec enthousiasme le système qui les oppresse, leur ment et les vole avec arrogance, vulgarité et mépris.
      Cette ignorance volontaire et cette soumission aveugle à la propagande politico-médiatique est insupportable : comment voulez-vous changer quoi que ce soit si vous vous soumettez volontairement aux mensonges du système psychopathe et en faites la propagande par vos dires et vos actes ?
      Ah, vous ne voulez rien changer, vous êtes fier de votre pays, de votre armée ainsi que sa soumission (la vôtre) aux financiers (déjà entendu parler de Goldman Sachs ?) qui s’achètent les candidats de la gauche comme de la droite afin de diviser le peuple et s’assurer un pouvoir absolu sur lui.
      Au royaume des aveugles les borgnes sont rois.


    • hunter hunter 28 septembre 2012 12:39

      Yves,

      C’est vrai que nous, les grandes démocraties européennes, en voie de mise en coupe pour l’intérêt de la Finance néolibérale globalisée, on peut se permettre de donner des leçons de vraie démocratie au monde entier !

      C’est vrai que le référendum de 2005,en France, en Irlande at aux Pays-Bas, il a vachement été respecté !

       smiley

      Mais peut-être n’ai-je pas été sensible à votre ironie ?

      Veuillez bien me pardonner dans ce cas !

      H/


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 28 septembre 2012 13:17

        Peut-on dire que le Vénézuela se démocratise quand le pouvoir présidentiel oblige, de par la loi, les médias radios et télés à diffuser des heures durant les loghorrées pseudo-bolivariennes d’un potentat local qui a mis le pays en coupe réglée en installant sa famille à tous les postes clés ?


        Peut-on qualifier de démocratique une élection quand l’opposition se voit refuser un accès égal aux médias ?

        Peut-on penser que le peuple vénézuelien a un avenir radieux devant lui quand son agriculture, ruinée par la politique des prix étatiques, perd sa capacité à produire sur place des aliments désormais importés en masse ?

        Peut-on dire que le Venezuela a un avenir quand ses raffineries perdent de mois en mois en capacités de production du fait de l’abandon des opérations de maintenance et de modernisation, couteuses mais obligatoires ?

        Peut-on aussi, comme le fait El Cha, parler de complot américain pour expliquer tout cela quand on sait que l’importation des denrées alimentaires et le secteur pétroliers sont dirigés par ses frères et ses cousins ?

        Il y a beaucoup à dire et à critiquer en ce qui concerne le système américain. Mais le Venezuela n’est un paradis que pour un petit nombre, qui dispose des moyens de se protéger telle une nouvelle Nomenklatura qui ignore superbement l’effondrement de la société civile et l’envolée ininterrompue du taux de criminalité.

      • Aldous Aldous 28 septembre 2012 20:02

        nounours, on ne vous a pascentendu râler quand ce sont des potentats bancaires qui se sont instalés sur les fauteuils des premiers ministres grec et italien...


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 septembre 2012 02:19

        Au contraire du Venezuela, les législatives italiennes et grecques se sont déroulées normalement.


        Les premiers ministres actuels de ces pays n’ont pas dû leurs postes à un coup d’ Etat.

        El Cha, au contraire, est en train de renier chacune de ses promesses faites à sa première élection. N’avait-il pas juré que cette année, il ne se représenterai pas ? N’avait-il pas juré qu’il respecterait la constitution vénézuelienne avant de faire voter un nouvel amendement lui permettant de se représenter indéfiniment ?

        Vous avez fait du Cha votre nouvelle idole Guévariste. Il est clair que maintenant, il finira comme un nouveau Castro. Il ne lui reste plus qu’à faire comme tout bon dirigeant Rouge : instaurer sa dynastie comme à Cuba ou Pyongyang en plaçant sa fille au poste de vice-président, ce qui ferait d’elle son successeur légitime.

        Il ne manque plus que Bern au commentaire pour le futur couronnement...

      • joelim joelim 28 septembre 2012 12:41

        Dans une conférence de presse donnée aussitôt après l’attaque du consulat américain à Benghazi [...] Romney s’est empressé de tenir l’Administration Obama pour responsable de ne pas avoir pris une position assez claire réaffirmant le leadership américain à l’égard de la Libye et des pays ayant vécu le « printemps arabe ». 


        Romney ! Retires ta main de la poche de Sarko ! Si on t’attrape tu aura droit à du travail d’intérêt général... Oui, t-r-a-v-a-i-l-l-e-r.

        • asterix asterix 28 septembre 2012 13:11

          Bonjour Chien Guevarra.
          Enfin un article un tant soit peu objectif sur le Vénézuela. On n’y est guère habitué sur Agoravox...
          Aux USA, le duel se résume, à coups de millions de dollars, entre un candidat de droite qui se donne des airs de gauche et un candidat nettement plus à droite qui ne défend que l’Amérique des riches. Le choix s’impose et la logique triomphera : Obama sera réélu par défaut.
          Au Vénézuela, le choix se fera également par défaut. Mais la logique n’y trouvera pas son compte. Le programme patchwork du candidat de droite ne prévoit rien de bon pour les classes les plus défavorisées. Et celui de Chavez, à part les louanges de Chavez et encore Chavez, n’est basé que sur un constat d’échec et le demain on rasera gratis. La liberté d’opinion ( clé de voûte de la démocratie ) a reculé, la pauvreté a stagné et l’économie dont des secteurs entiers devaient profiter au peuple est sclérosée par un élitisme de type soviétique sans partage. Les revenus du pétrole sont plus passés dans de beaux uniformes militaires et autres coups fourrés castristes du genre défense de la Nation que dans l’assiette de pauvres. Pire, et pourtant plus facile à régler pour un régime dit social, la sécurité sociale n’existe toujours pas, la violence endémique n’a pas reculé d’un pouce et la Constitution a été modifiée pour permettre la perpétuation à vie du pouvoir . Hors ce qu’on aime entendre venant d’un leader de gauche et le « et moi et moi et moi » de Dutronc, Chavez n’a hélas aucun bilan à présenter.
          Bref, si j’étais américain, j’irais voter. En tant que vénézuelien, je resterai à la maison..


          • Pat Agon 28 septembre 2012 20:18

            «  Le choix s’impose et la logique triomphera : Obama sera réélu par défaut. »

            Oblabla, l’anti-Kennedy, sera réélu parce qu’il est le candidat de ceux, toujours plus nombreux, qui se demandent non ce qu’ils peuvent faire pour le pays (ligne WASP et assimilés), mais ce que le pays peut faire pour eux.


          • wesson wesson 28 septembre 2012 22:55

            et vous resterez d’autant plus volontiers a la maison que vous etes aussi enezueliens que ce que vous ecrivez est exact.


            depuis l’arrivee de chavez au pouvoir, l’indice gini du pays y a fait un bond sans precedent, et concernant la democratie et la liberte d’expression, elle y est exemplaire (avec 90% de medias prives qui sont sans exception violemment anti chavez, et aucjn journaliste en prison).

            bref, pour se faire une opinion, il suffit de ne pas prendre pour argent comptant ce que ce torchon du monde laisse ecrire dans ses colones par des lobbyistes anti-chavez pompeusement qualifies dd journaliste

          • alinea Alinea 28 septembre 2012 13:12

            Oui, on sera mal si Romney est élu et Chavez battu.
            Pour ce dernier, si les classes moyennes sont contre lui, le peuple est pour lui ; j’ai lu qu’il semblerait que la relève puisse être assurée.
            Je vous signale un excellent article sur le Vénézuela dans le Monde Diplomatique de ce mois-ci.


            • Chien Guevara Chien Guevara 28 septembre 2012 16:06

              Merci Alinea, je vais de ce pas acheter le Diplo smiley


            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 28 septembre 2012 19:50

              @ Chien guevara,

              Il y avait longtemps que je n’avais pas autant ri sur AGV. Quel pince sans rire vous faites. On y croirait presque : La démocratie de Chavez  Le progrès social .

              Ca fait du bien avec la crise actuelle que nous vivons, après 40 ans d’étatisme de plus en plus envahissant, et de la ruine que cela occasionne, de voir que des gens comme vous parviennent encore à rigoler.

              C’est vrai que les occasions se font de plus en plus rares, plus ce comique de Pol Pot, Fidel Castro qui s’étiole, les clowns socialistes Tunisiens et Égyptiens chassés du pouvoir, il ne reste plus que Chavez et Kim Jong Eun pour nous distraire. Un peu de torture par ici, un peu d’emprisonnement de journalistes par là. Des pauvres encore plus pauvres et encore plus dépendant du pouvoir. Les autres muselés et spoliés.

              J’apprécie aussi, votre lecteur Hunter qui parle de libéralisme, néolibéralisme pour faire encore plus fort, en parlant des subventions ahurissantes données au banques, aux privilèges attribué à celle-ci (essayer de faire du crédit autour de vous, vous verrez vite la police débarquer), une règlementation délirante que seuls quelques experts sur-payés peuvent interpréter pour y échapper. Une dette de l’état abyssale. C’est vraiment ce qu’on appel avoir le mot pour rire.

              Je reviendrai avec plaisir lire votre prose, cela illumine mon week-end.

              Merci, vraiment, merci !

              *** Pour couper les liens mafieux entre le monde de la finance et l’état : Votez Libéral ! ***

              *** Si les hommes sont imparfaits, il ne faut pas concentrer trop de pouvoir dans les mains d’un petit nombre : Votez Libéral ! ***

              *** Dites non à ma pauvreté : Votez Libéral ! ***


              • Chien Guevara Chien Guevara 29 septembre 2012 21:47

                ça tombe bien, enfant, je rêvais d’être clown : me voilà enfin couronné !
                Votre apologie finale du libéralisme est intéressante aussi ; on s’associe ?


              • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 30 septembre 2012 11:37

                Bravo pour votre réel sens de l’humour.

                Sinon, il ne s’agit pas d’apologie, mais d’objectifs ou d’observations.


              • Yohan Yohan 28 septembre 2012 20:00

                Sont canons les vénézuéliennes, Mélenchon devrait en emprunter qq unes à Chavez, la recette pour gagner une élection.


                • Chien Guevara Chien Guevara 28 septembre 2012 23:13

                  Bien vu !
                  6 miss univers entre 1979 et 2009 (record absolu !), pas mal, en effet, les vénézuéliennes ? smiley


                • Pat Agon 28 septembre 2012 20:14

                  « Selon l’équation des pouvoirs, une victoire de la droite... »

                  Vous rigolez ou quoi ? De la manière que vous présentez les choses, Chavez est sûr de l’emporter par 75 à 80 % des suffrages, le pays étant à moitié sous-développé*, donc la population itou.

                  * La consommation d’électricité par vénézuélien est de l’ordre du tiersde celle d’un pays industrialisé.


                  • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 28 septembre 2012 21:03

                    Le problème est bien sûr la succession de Chavez dans son camp, la bourgeoisie vénézuélienne n’a pas renoncé à reconquérir le pouvoir pour se remplir les
                    poches comme dans le bon vieux temps, en vendant le pays à l’empire US,
                    quitte à cautionner une dictature d’ultra droite au dépend du peuple vénézuélien.


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 30 septembre 2012 16:48

                      Que la dictature soit « ultra-droite » ou « ultra-gauche », c’est bien « dictature » qui pose problème.

                      Or Chavez EST un dictateur.

                      Nous ne pouvons que souhaiter plus de liberté au peuple Vénézuélien. Mais hélas, ces prochaines élections risquent de ne pas observer toutes les règles de la démocratie.

                      Dont une règle principale est la liberté de la presse, inexistante actuellement.


                    • anar75 anar75 29 septembre 2012 04:21

                      C’est sûr que Chavez fait mal à tenir tête aux USA, j’adore !

                      Mais bien sûr, il faudrait un Bush là bas, comme ça, il ne manquera plus que l’Est, et hop, en avant la fascisme international...


                      • Juan Fran 4 octobre 2012 01:33

                        La question à ce poser est si l’auteur de cet article est sérieux ?

                        Sur son blog il y a des affiches de l’EZLN. Mouvement politique au Chiapas.
                        Il est donc un expert de la géopolitique Latino-Américaine me direz vous ?

                        Bien au contraire. L’EZLN intéresse seulement les bourgeois et les révolutionnaires en culottes courtes sur internet, oui, au Mexique, PERSONNE n’en parle, ce mouvement n’existe quasiment pas. Chien Guevarra ne le sait pas car il n’a sans doute jamais mis le pied au Mexique et encore moins sur le continent Américain.

                        Quand on fond, sur Chavez, bah Chavez, en Amérique Latine il est à la politique ce que BHL chez nous est à la philo. La encore, pour le savoir, il s’agit de connaitre le continent et sa population.
                        Un Vénézuélien qui connait la France via le net pensera naturellement que BHl est le plus grand philosophe Français, qu’Attali nous sauve de la crise et que dieudonné est le fils d’Hitler. Vous êtes dans ce schéma.
                        J’espère quand même que Capriles sera élu car à cause de Chavez il n’y a plus de serviettes hygiéniques au Venezuela. Sans rire, c’est pas une exagération. Pas de sucre non plus, uniquement du lait dégueu en poudre, canette de coca à 2 euros...etc etc Là encore, pour le savoir, bein il s’agit juste de connaitre la situation, il ne s’agit pas de débat politique.


                        • Chien Guevara Chien Guevara 4 octobre 2012 22:07

                          En effet, j’ai tout faux, si l’avenir de l’amérique latine repose sur la pénurie de serviettes hygiéniques, et sur le prix de la canette de coca ...
                          Quant à l’EZLN, wikipedia (grande source gauchiste reconnue) cite qu’ils représentent près d’un million de personnes au Mexique ; en effet, ils n’existent quasiment pas ...
                          Le Vénézuela, j’y suis allé ; j’y ai même acheté des serviettes hygiéniques (chères certes, mais existantes). Quant au coca à 2 euros (20 bolivars), c’est pour quelle raison, ce prix aussi élevé, à votre avis ? Prenez donc un bière locale, elle ne vous en coutera que 0,10 à 0,30 euros maxi ! Et en plus, elle est délicieuse la Polar !

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