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L’avenir de la Corée du Sud : vieux, femmes, étrangers et technologies

La Corée du Sud est une société en mouvance permanente. Une société qui est capable de s’adapter, de se ressourcer, d’innover, de connaître un second souffle mais qui surprend toujours. La deuxième décennie du second millénaire semble cependant être stratégique pour le Pays du matin frais. La continuité du succès coréen pourrait bien reposer sur la maîtrise de quatre facteurs. 

Une population vieillissante
En 2000, les plus de 65 ans comptaient pour 7% de la population. Aujourd’hui, plus de 14% de la population a plus de 65 ans. En 2050, 40% de la population sera composé de séniors. C’est un fait. Les dernières enquêtes révélaient que la population devrait commencer à diminuer à partir de 2018. Un coulissement de la force de travail vers une population de retraité qui ne fait pas les affaires d’un pays où la culture du travail est intense. Et même si les futurs retraités se disent prêts à travailler pour peu de chose jusqu’à 70 ans, la pilule devrait être difficile à avaler par le gouvernement s’il ne prépare pas un plan d’action dès aujourd’huiEn 20 ans, le nombre de personnes inscrites au fonds de pension national qui ont reçu leur retraite est passé de 1.3% (1989) à 15% (2009). Et au-delà de l’inquiétude du nombre de retraités à venir, c’est l’espérance de vie qui inquiète. La Corée du Sud met tout en œuvre pour supporter les personnes âgées avec des technologies de pointe et des services de santé de plus en plus avancés, et paradoxalement, la Corée ne va pas pouvoir continuer à fonctionner de la sorte pour venir en aide aux plus âgés. En 1980, l’espérance de vie était de 65.7 ans. En 2009, nous sommes au-dessus des 80 ans (80.5 exactement). A cette date, les dépenses en soins dans le pays ont dépassé pour la première fois la barre des 30%, contre 17% dix ans plus tôt. En 2050, les statistiques montrent qu’1.4 employé supportera 1 retraité. Un ratio inquiétant. Bref, le gouvernement devra mettre la main à la poche et devra convaincre sa population active à faire de même. 

Des femmes et des expatriés en nombre
Ce n’est pas parce que c’est la journée de la femme que cette statistique sort, mais c’est bien la première fois en Corée du Sud, depuis que le recensement est fait (1925), que le nombre de femmes dépassent le nombre d’hommes vivant en Corée du Sud. Avec une population de 48.21 millions d’habitants en 2010 (soit une petit +2% par rapport à 2005), le nombre de femmes est estimé à 24.17 millions soit 50.1% de la population. Pour une société dite confucianiste, où l’homme est le « maître du foyer », difficile à croire que la Corée du Sud va changer du jour au lendemain et adapter ses conditions de travail à la force de travail féminine. L’an dernier, la population active était représentée par les femmes à hauteur de 49.4%, pas loin des 48.8% dix ans plus tôt. Le problème est qu’elle rapporte 63% du salaire que les hommes rapportent en moyenne. La maternité étant aujourd’hui la principale raison à cette grande différence entre les conditions des femmes et des hommes dans les milieux professionnels. Si la tendance continue avec de plus en plus de femmes actives dans la quatrième économie asiatique, le gouvernement devra réfléchir sérieusement à de nouvelles conditions de travail pour les femmes. (voir l'article Etre une maman active en Corée du Sud)
Les expatriés sont toujours plus nombreux dans la péninsule. Leur nombre aurait été multiplié par 18 entre 1990 et 2010 pour atteindre 919 000 personnes. Le gouvernement met tout en place pour subvenir aux besoins des étrangers. Mais, victime de son succès, commence à limiter l’accès au pays avec des réglementations plus dures sur les visas (surtout en cas de mariage pour ne pas se laisser déborder par une immigration non-souhaitée). 

Les technologies, clé de la réussite sud-coréenne
Sans technologie, la Corée du Sud n’est rien. C’est un peu rapide comme analyse, mais il faut dire que si dans les années 80, le Pays du matin frais n’avait pas misé sur les nouvelles technologies puis dans les années 90 sur les réseaux de télécommunication, la Corée du Sud n’en serait probablement pas là où elle se trouve aujourd’hui. Leader des innovations dans le monde avec des géants de l’électronique comme Samsung et LG, leader de l’Internet avec des réseaux de communication à la pointe (premier pays en 4G, premier pays a lancé le 1 Gbps quand le reste du monde peine à atteindre le Mbps) et une population qui se connecte en masse (taux de pénétration le plus élevé du monde), la Corée doit continuer à entretenir cette force qui en fait un pays à part entière. Avec 33.5% de la population connecté à l’Internet haut-débit en 2009, soit quatre fois le nombre de l’an 2000, les industries doivent évoluer en fonction, à commencer par la finance qui développe ses services de finance en ligne. Mais les récentes attaques Ddos sont également un challenge à ne pas galvauder tant la sécurité des données personnelles sur la toile sont un sujet sensible dans le monde moderne… 

 

Arosmik

http://encoreedusud.blogspot.com


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