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Accueil du site > Actualités > International > L’ennemi de mon ennemi est-il un ami de la Syrie ?

L’ennemi de mon ennemi est-il un ami de la Syrie ?

Alors que nos médias indiquent que le G8 n'a abouti à aucune résolution concrète sur la Syrie, du fait du blocage de la Russie et que les "amis" de cette même Syrie semblent s'être etendus sur une aide renforcée à la rebellion, certains éléments méritent d'être décryptés.

En effet, nos médias ont jugé minimales les déclarations faites au sortir de la rencontre des 8, pourtant certains passages méritent d'être cités :

"Nous sommes très inquiets de la menace grandissante du terrorisme et de l'extrémisme en Syrie, ainsi que de la nature de plus en plus inter-communautaire du conflit. Nous appelons les autorités syriennes et l'opposition à s'engager ensemble au cours de la Conférence de Genève à détruire et expulser de Syrie toutes les organisations et les individus affiliés à Al Qaïda".

En effet, la conclusion réelle de cette conférence est que la rébellion syrienne est fagocitée par des groupes "jihadistes" qui appellent plutôt à l'établissement d'un califat qu'à une Syrie des droits de l'homme, libre et démocratique. Et qu'en conséquence, les groupes légitimes se doivent de neutraliser ce péril.

Plus tard, les "amis de la syrie" se sont réunis, ils étaient 11 alors qu'au début de la révolution syrienne il aurait fallut compter 121 membres.

Là encore, pas de grande déclaration qui boulverserait les agendas, mais une entente commune pour accroitre l'aide à l'opposition syrienne.

En présence du Qatar, la nuance n'est pas de mise et notre MAE va jusqu'a exiger le retrait des forces étrangères qui combattent auprès du régime, hezbollah libanais et gardiens de la révolution iraniens (il oublie la brigade Badr en Irak, qui menace elle aussi d'intervenir).

On pourra lui objecter que des dizaines de milliers de combattants viennent combattre de l'étranger dans les rangs de la rebéllion, qu'il soutient, mais là aussi, il nous faut être attentifs aux déclarations qui ont suivi cette sortie.

En effet, François Hollande réctifie le tir ce dimanche, lors d'une conférence de presse à Doha en annonçant que l'opposition syrienne modérée devait "reprendre" les zones tombées dans les mains des groupes extrémistes en Syrie.

"L'opposition doit reprendre le contrôle et de ces zones et de ces groupes pour les écarter"

Ainsi se dessine un premier deal, finalement acceptable, pour la conférence tant espérée de Genève 2 : les combattants étrangers doivent quitter la Syrie et laisser les syriens maîtres de leur sort.


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1 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 24 juin 2013 10:30

    Peut-etre que que, si la Syrie tombe, nous aurons l’opportunité d’aller libérer le peuple iranien et Israël pourra apporter la sécurité au peuple libanais....humour et rigolade !

    voir : http://2ccr.unblog.fr/2012/09/24/combattre-les-tyrans/

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LeeJunFan


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