La saturation des réseaux du fait que l'excès de téléchargement a entraîné une baisse des débits et des coupures de connexion. Les opérateurs interviennent souvent pour brider le débit aux abonnés qui font un usage excessif de leur internet.
Les trois millions d’abonnés internet que comptait le Maroc à fin 2011 devront se faire une raison : l’internet avec téléchargement illimité c’est fini ! Fini ou du moins la possibilité de télécharger sera graduellement facturée en fonction des besoins. Aujourd’hui, on s’achemine vers une segmentation de ce marché, comme cela est le cas pour la téléphonie mobile où on peut dénombrer jusqu’à 80 plans tarifaires selon la durée, les heures de la journée, etc. Selon Azeddine Mounstassir Billah, patron de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), on peut même envisager que les opérateurs mettent en place des moyens d’informer les clients de leur solde de débit comme cela se passe pour le mobile. En un mot, ils pourront savoir à tout moment le volume téléchargé et ce qu’il en reste.
En fait, les opérateurs avaient lancé des offres internet 3G en 2008 sans se soucier ni de limitation de débit ni de conception de gamme d’offres, avec l’idée que cette niche, prometteuse certes, n’allait pas connaître la fulgurante explosion d’aujourd’hui. De quelque 40 000 clients en 2007 qui ne disposaient que de l’ADSL, le nombre d’abonnés est à plus de 3,2 millions de clients à fin 2011, soit un taux de pénétration de 10% et surtout une croissance fulgurante de 70,44% en un an seulement.
On connaît les surenchères qu’il y a eu au niveau publicitaire avec des offres illimitées et des débits « pharaoniques » de 7,2 mégas qui restent théoriques, le débit étant une ressource partagée. Chacun des opérateurs voulant conquérir le plus de clients, avec le succès que l’on a eu. Aujourd’hui, l’Anrt les a rappelés à l’ordre sur les effets d’annonce qu’ils ne pouvaient pas tenir et sur les obligations de leurs cahiers des charges ainsi que sur la nécessité d’informer la clientèle sur le contenu de chaque offre et sur leur transparence. En effet, le problème d’internet est que la ressource (la bande passante) est non seulement limitée mais aussi partagée entre les utilisateurs, selon l’espace et le lieu. Or l’infrastructure ne peut pas suivre la demande lorsqu’elle est trop importante. Surtout lorsque les prix sont écrasés à travers une concurrence aussi féroce qu’acharnée.
Source : http://www.lavieeco.com/news/economie/l-ere-de-l-internet-illimite-au-maroc-c-est-fini-21804.html

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