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Accueil du site > Actualités > International > L’imposture humanitaire

L’imposture humanitaire

« Au début, je voulais surtout voyager »

Jérémy a la petite vingtaine tranquille et joyeusement ébouriffée des membres de la grande tribu des surfeurs, des glisseurs, des grimpeurs, l’œil aussi limpide qu’un lac pyrénéen à la fonte des glaces et un projet de vie qui se construit pas à pas.

Le meilleur du pire

"Après le bac, je suis donc parti à Pau pour un BTS en commerce international."

J’arrive à ne pas tiquer, c’est le métier qui rentre, mais il lance ça avec un grand naturel et une tête d’anarchiste convaincu qui ne cadrent vraiment pas avec l’idée que je me fais des petits kikis qui gravitent dans les formations commerciales.

  • "Ce qui m’intéresse, au départ, ce sont les relations humaines. Le commerce, pour moi, c’est avant tout des relations humaines. Or, dans les écoles de commerce, ce n’est pas du tout ça qu’on t’apprend : faut pas faire de sentiments, la communication, ça peut être de la manipulation, on nous apprend à appâter le client et à prendre les gens pour des cons, c’est-à-dire comment faire des sous."
  • "Et là, pendant deux ans, tu te rends compte que ce n’est pas ton truc".
  • "Mais je l’ai fait un peu exprès aussi. Parce que si on veut démonter les choses dans la vie, faut commencer par savoir comment ça marche."

Pendant deux ans, Jérémy enquille les stages. Uniquement dans de grosses multinationales. Premier stage en République Dominicaine, zone franche.

  • "Le pire du capitalisme : la délocalisation par l’argent ! Choquant ! L’un des gros fabricants de boots du monde. Ils ont des filiales partout. Et là ils produisaient les snow-boots des mecs du Nord dans une zone franche, créée pour développer le pays. Une zone franche, c’est-à-dire pas de taxes."
  • "Mais s’il n’y a pas de taxe, comment tu développes le pays ?"
  • "Par les salaires. Enfin, c’est ce qu’ils croient : pas de tunes, pas de salaires, travail dans des conditions de merde, pas de syndicat et voilà ! J’étais content. Parce que j’étais à la source, parce que je voyais vraiment comment c’était."

Mais notre Jérémy ne s’arrête pas en si bon chemin et rempile pour une autre multinationale chère à son cœur de surfeur.

"Mon boulot au pôle logistique était de trouver des papiers pour les marchandises, les certificats d’origine, l’équivalent des certificats de naissance pour les humains. Là, ce qui était particulièrement intéressant, c’était de pouvoir comparer les prix d’achat à la production avec les prix de revente : c’est assez fabuleux. Je me disais, assez logiquement : ces gars font du surf, je fais du surf, on devrait s’entendre, quelque chose de cool, quoi, l’esprit du surf. Mais voilà le surf est bouffé par l’argent, la compétition et les gars font ça juste pour le pognon, ce ne sont pas des surfeurs. Le surf, ils s’en foutent. Ils sont là pour faire du pognon et c’est tout."

La fin de l’humanitaire de papa

Et voilà comment Jérémy, après une année de profonde réflexion sur son avenir professionnel manifestement incompatible avec ses aspirations profondes, intègre une licence en solidarité internationale, une formation chapeautée, il nous le donne en mille, par le Ministère de l’Intégration et de l’Immigration. Tout un programme !

"L’humanitaire est devenu un milieu très fermé. La motivation ne suffit plus, il faut aussi une bonne formation. Et le candidat type pour intégrer une grosse ONG, il sort de Sciences Po, des grandes écoles. Ma licence professionnelle est donc un tremplin. Elle me permettra d’avoir des contacts dans le milieu, ce qui devrait m’ouvrir des portes. Ça fonctionne pas mal en réseau. Aujourd’hui, l’humanitaire cherche des compétences particulières : logistique, gestion de projets et aussi des profils purement spécialisés, très techniques, directement opérationnels, en assainissement de l’eau, électricité, des profils ingénieurs."

Des écoles à former de bons petits gars avec le cœur sur la main et les pieds solidement ancrés dans le sens des réalités, il y en a quatre en France, trois universitaires et une école privée. Bien sûr, c’est dans l’école privée que sont recrutés prioritairement les nouveaux cadres dynamiques de l’humanitaire français, ce sont ces petits gars qui décrochent prioritairement les meilleures places dans les grosses ONG, celles qui ont de l’argent et donc celles qui peuvent agir.

  • "Il faut voir le film Profession humanitaire. C’est assez choquant. C’est justement un film sur la formation Bioforce [L’école privée], ses coulisses, les apprentissages. C’est une formation très chère avec beaucoup de moyens... on leur apprend même à conduire des 4x4, c’est assez fabuleux, c’est le gros cliché humanitaire. Les gars sont dans un mode opérationnel qui fait qu’ils ne se posent pas de questions sur ce qu’ils font et sur l’influence que ça aura sur les bénéficiaires. Jusqu’à présent, l’humanitaire ne se posait pas trop de questions sur ses missions ou les conséquences des actions humanitaires sur l’ensemble de la société et des personnes concernées. L’humanitaire c’est quand même quelque chose d’assez récent, plutôt dans le prolongement de l’époque colonialiste. L’aide d’urgence ne pose pas trop de problème : quand la maison brûle, tout le monde est d’accord pour que les pompiers éteignent le feu. Mais le développement, lui, pose beaucoup de problèmes. Jusqu’à présent, on décidait de ce qui était bon, de ce qui était bien pour les autres. C’est typiquement le droit d’ingérence : on décide d’aller t’aider, même si tu n’es pas d’accord et sans se poser la question de savoir ce que les gens ont réellement besoin. On a les moyens pour faire des trucs et on va l’imposer."
  • "Tu dis qu’en fait, l’humanitaire est en train de changer profondément, à travers les petits gars comme toi qui sont formés pour réfléchir ?"
  • "Oui, parce que la société occidentale elle-même est en train de se remettre en question sur ses choix fondamentaux. Jusqu’à présent, l’humanitaire servait surtout à boucher les trous laissés par le capitalisme mondial."

Les ONG, comme bras armé de pansements du grand cirque capitaliste. Les ONG, comme palliatif politique à l’indigence ou le désengagement des États.

  • "Les ONG ont vocation à disparaître, à transférer à l’État leurs missions de développement."
  • "Un peu comme les Restos du cœur qui, dès l’origine, palliaient l’insuffisance sociale de l’État et avaient vocation à disparaître et pourtant ne cessent de grossir ?"
  • "C’est exactement la même chose, le caritatif chez nous ou l’humanitaire ailleurs. Avec la crise, les missions des ONG grossissent de plus en plus avec de moins en moins de moyens. L’autre problème, c’est qu’avec des moyens limités, les ONG font très attention à leur recrutement. Le personnel est coûteux, il faut donc qu’il soit hyper efficace sur le terrain. Et ça, Bioforce sait faire. De l’humanitaire bien traditionnel !"
  • "Oui, mais est-ce qu’à force de chercher l’efficacité, est-ce que la machine humanitaire ne va perdre de vue son objectif premier ?"
  • "Les ONG fonctionnent comme une entreprise : une comptabilité à tenir, des comptes à rendre à leurs bailleurs de fonds. Les moyens qui financent l’action humanitaire choisissent donc les actions à mener."

Et les financeurs de l’humanitaire sont loin d’être neutres : l’Europe et sa vision politique, les fondations privées, financées elles-mêmes par les grosses multinationales dans lesquelles Jérémy avait pu apprécier toute la grandeur de l’horreur économique mondialisée.

"L’argent, c’est le nerf de la guerre. Les multinationales ne sont là que pour le profit et pour redorer leur image de marque, elles financent l’humanitaire."

Et la boucle est bouclée. Les grosses multinationales se nourrissent et entretiennent la misère des peuples, comme Jérémy l’a découvert lors de sa formation en commerce international. Et ensuite, elles financent les projets humanitaires qui améliorent leur image de marque et font oublier leur rôle dans le merdier général. Et nos petits soldats de l’humanitaire utilisent leurs compétences commerciales pour vendre au grand capital les projets de développement qui favorisent, quelque part, le maintien à faible coût, des inégalités dont il se nourrit.


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59 réactions à cet article    


  • crawfish crawfish 15 janvier 2010 10:46

    Quelque chose me gêne : il est parfois malaisé de distinguer les propos de « Jérémie » de ceux de l’auteur de l’article, mais peut-être cette ambiguïté est-elle voulue...


    • Romain Desbois 15 janvier 2010 12:31

      moi aussi cela m’a gêné aussi. Je pense que c’est agoravox qui transforme les signes en point (pas sûr).

      Une chose que je ne partage pas, c’est le fait que ce soit à l’Etat de faire de l’humanitaire. A mon sens l’Etat n’est pas là pour faire de l’humanitaire mais pour faire en sorte qu’il n’y ait pas besoin d’humanitaire.

      Car pour moi lorsque l’on doit doit faire de l’humanitaire c’est déjà que l’etat est défaillant.


    • Traroth Traroth 15 janvier 2010 14:45

      D’accord avec vous. A part la gestion des situations d’urgence, l’humanitaire ne devrait as être nécessaire. Et on voit bien là que c’est en plein dans le rôle des états.


    • ykpaiha ykpaiha 15 janvier 2010 15:22

      Si l’on considère qu’un état est et se doit d’etre une association a but non lucratif au service de la nation , alors non il n’y a pas besoin de ces requins repus de suffisance et de mépris pour la misère qu’elle génère.
      Tellement puissants que les état ne pesent rien a coté de leur sentimentalisme infamant et dégradant.
      Depuis que , rien que chez nous, les restos du coeurs, mals logés, aide a l’immigration, ligue anti -ceci-cela, et autres foutaises malveillantes ont pris le pas sur les missions du seul et unique objectif devrait etre là, l’état.
      Résultat toujours plus...plus d’indigents, de racistes, de communautarisme.
      Si cela marchait c’a se saurait depuis le temps.
      Lorsque j’entend le discours sur le FN j’ai presqu’envie de hurler que les seuls et uniques fascistes sont ceux qui au quotidien nous ramenent lentement au moyen-age. 

      Depuis longtemps, je reve d’un homme politique, déclarant les assocs hors la loi, et dangereuses pour la démocratie, et en cela reprendre tout ce qu’ils nous ont volé, y compris nos ames.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 janvier 2010 04:25
      @ Crawfish

       J’en suis convaincu.. Quand vous perdez pied, c’est que vous commencez à nager. La grande astuce du diable est de vous faire croire qu’il n’existe pas. J’ai passé me vie dans ce milieu. Un collègue à obtenu un contrat juteux dans un pays dont je veux pas me souvenir du nom, suite à une généreuse contribution au « Fonds national contre la corruption » créé par le Ministre X qui se voyait déjà président...

      Il y a cet autre pays qu’on a converti à la formation professionnelle en entreprise, en faisant remarquer à la bonne personne que, si les d’équipements pour fins de formation étaient exonérées de taxe à l’importation, quiconque autoriserait ces cours de formation se ferait une belle carrière...

      Et le reste à l’avenant.... Tout le système est si pourri que si on voulait le pendre la tête resterait à la branche.


      Pierre JC Allard

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 janvier 2010 04:30

        • @ Crawfish

           J’en suis convaincu.. Quand vous perdez pied, c’est que vous commencez à nager.La grande astuce du diable est de vous faire croire qu’il n’existe pas. J’ai passé me vie dans ce milieu. Un collègue à obtenu un contrat juteux dans un pays dont je veux pas me souvenir du nom, suite à une généreuse contribution au « Fonds national contre la corruption » créé par le Ministre X qui se voyait déjà président...

          Il y a cet autre pays qu’on a converti à la formation professionnelle en entreprise, en faisant remarquer à la bonne personne que, si les d’équipements pour fins de formation étaient exonérées de taxe à l’importation, quiconque autoriserait ces cours de formation se ferait une belle carrière...

          Et le reste à l’avenant.... Tout le système est si pourri que si on voulait le pendre la tête resterait à la branche.


          Pierre JC Allard


    • Ecométa Ecométa 16 janvier 2010 09:33

      @Pierre JC Allard

      « La grande astuce du diable est de vous faire croire qu’il n’existe pas »

      Il n’y a ni Dieu ni diable, qui ne sont en fait, et alternativement, que faux-semblant, que balivernes, mêmes boucs émissaires, pour assujettir et aliéner ! Premier savoir, premier pouvoir, en totale négation de l’humain, d’une nature humaine qui est ce qu’elle est, certes imparfaite, très imparfaite mais perfectible ; comment dans de telles conditions de négation, de fable pour décérébrés : comment la nature humaine peut-elle progresser au plan des principes mêmes de démocratie et d’humanité ?

      Il n’y a ni Dieu, ni diable, ni paradis, ni enfer… ou alors sur cette terre et pas pour tout le monde ; en vérité, il n’y a que le bon ou le mauvais géni du genre humain… et, actuellement, c’est plus le mauvais géni qui est à l’œuvre, en tout cas beaucoup plus que le bon, qui, malgré tout se bat !


    • Romain Desbois 16 janvier 2010 12:46

      @ ykpaiha

      Mettre les assoc. hors la loi ! Mais c’est le monde à l’envers ! C’est du Orwell !

      La loi 1901 est la plus belle loi libertaire qui soit ! Quasiment unique au monde !


    • Bardamu 15 janvier 2010 11:07

      Certaines fois je flingue !... et d’autres, je range l’artillerie.
      Alors je me fais douceur, loukoum un tantinet mielleux.
      Dithyrambe en tête, louange au palais, éloge en bouche, je clame haut et fort que j’apprécie.

      Oui, comme ici !... car j’aime vraiment l’article :
      -à l’emporte pièce, incisif, bien tourné, mais surtout... surtout d’une vérité éclatante, belle à en faire rugir le bien-pensant, le tartufe amateur d’enfoirés en concert, de rigolos estampillés Noah.
       -à vouer aux gémonies le cosmopolite qui voit le monde tel un village global, sushis à déguster au Japon, et visite de courtoisie rendue à l’homme en pataugas, le grand lama consensuel.

      Oui, merci pour le moment de bravoure, Monolecte !... qui n’est pas seul (e ?) à partager ce langage !

      L’humanitaire comme prolongement déguisé du colonialisme, comme idiot utile en l’affaire capitalistique, elle est là la petite vérité !
      Oui, celle qui est bien cachée ! le prétexte trouvé par le tueur économique -le cadre bobo à catogan- membre occasionnel d’une association parrainant des gamins à l’autre bout du monde !

      Comme le crétin sans talents et en quatre-quatre, frimant auprès du local, de l’aborigène ouvrant de gros yeux ébahis devant la grosse voiture.

      Le Kouchner, un quart-mondiste deux tiers mondain, posant tel l’urgentiste façon Pelloux, histrion caritatif, qui devant l’oeil d’une caméra porte l’unique sac de riz qui en sa vie encombrera ses frêles épaules.

      Et aussi le type un peu louche parfois, qui aime tâter la chair fraîche du coin, au goût légèrement épicé, à la cuisse tendre, d’un enfançon qui jamais ne portera plainte.

      Pas que cela bien sûr !... mais tellement d’hypocrisie là-dedans, de frime, d’épate !
      Comme en ces horribles feuilletons médicaux, les Urgences et compagnie, que le contemporain goûte désormais avec délice.

      Humanitaire, bouffée de virtuel au coeur d’une réalité agonisante ! tripatouillages du réel sous couvert de transparence.

      Société de bouffons que la nôtre, où l’on en revient aux bonnes oeuvres, à la piécette jetée, le regard bas et torve, en obole.

      Je me rappelle cette photo :
      -en Afrique, une infinie rangée de bus rouillant sur place, la conséquence d’une aide sans appui logistique, de pièces mécaniques impossibles à changer !... quel gâchis sans cesse répété !

      Et encore, cette perche du Nil, ce cauchemar darwinien !... le lac Victoria colonisé par l’énorme poisson dévorant tous les autres.
      Une viande que la population du coin, désormais affamée, ne mangera jamais -sauf les restes-, car repartant par avions entiers via nos contrées, pour finir à l’étalage de chez monsieur Carrefour, celui qui désormais prône le commerce équitable, l’achat éthique comme le bio de pacotille.

      Maintenant, il n’y a aura plus que ça, des étudiants formatés, sans âme, technocrates en diable, affairistes en herbe, pour s’occuper des bonnes causes, celle humanitaire, l’autre vouée au développement durable... ou à l’environnement, aux nouvelles énergies.

      On a la société que l’on mérite et les élites qui en découlent !


      • JoëlP JoëlP 15 janvier 2010 12:03

        Excellent article et très bon commentaire additionnel de Bardamu que je plusse avec plaisir.

        En effet, pas de souci pour les étudiants formatés, dès que la couche de vernis humaniste est grattée, ils se retrouvent en plein business, bien formés aux arcanes de la mondialisation et de l’exploitation de tous les pauvres monde par les financiers avides. Prêts à faire le lien entre les usines du monde en Chine et les bureaux du monde en Inde...

        Vous verrez qu’à côté de cette nouvelle génération, les ex-soixantuitard embourgeoisés vont reprendre des couleurs humanistes. Étonnant non ? aurait dit Desproges. 


      • Bardamu 15 janvier 2010 12:29

        @JoëlP :

        « Vous verrez qu’à côté de cette nouvelle génération, les ex-soixantuitard embourgeoisés vont reprendre des couleurs humanistes. »... il y a fort à parier que pareille supposition se révèle avoir été, par la suite, un tantinet prophétique.

        On regrette bien Chirac désormais !... le travailleur, quant à lui, déplore la disparition du petit-chef -si bien joué par de Funès-, cet être soupe au lait, sourcilleux au possible, mais au regard des jeunes loups aujourd’hui sortis de leur tanière, tellement plus humain.


      • dom y loulou dom 16 janvier 2010 00:58

        @bardamu

        daccord avec votre commentaire sur toute la ligne et avec votre colère, mais votre dernière phrase, elle, est carrément fausse.

        Vous pensez donc réellement que les « élites » sont des gens qui ont gravi les échelons comme notre système nous le fait miroiter ? c’est un conte de fées. 

        Le plus haut échelon, président, est encore un rôle de petit subalterne des gods of the crown qui, eux, gouvernent par droit de naissance et se marient entre familles alliées, toujours les mêmes, depuis la Babylone antique.

        Nous sommes gouvernés, il faudrait dire domestiqués, par une « élite » absolument autoproclamée qui justement, a pris bien trop goût aux abus tyraniques en 4000 ans. 

        La perversité de cette élite ne « découle » pas de la base de l’horrifique pyramide, elle « descend » sur les aom par les terreurs imposées dans un culte sacrificiel constant.


        Personne ne mérite que ces gens domestiquent l’humanité comme ça leur chante. 

        vous aussi tombez dans le piège de la culpabilisation à outrance qui leur est un culte si adorable.
         

        Soignez votre bonté, car elle est la marque de l’humanité, quoiqu’en disent les médias de la propagande domestique. Perdez-la et c’est toute la civilisation qui est perdue.

        La bonté sait aussi être incisive et puissante, mais la haine est absolument auto-destructrice et rend aveugle au miracle de l’existence. 

        Pas pour rien que le système fait tout pour nous rendre haineux, c’est l’outil-même de leur pouvoir sur l’humanité et il faut apprendre à s’en préserver coûte que coûte. Ce qui ne veut pas dire continuer à se laisser manipuler.
         

        merci monolecte pour votre oeil vif une fois encore et cette tendresse que vous savez, justement, préserver en vous.


      • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 janvier 2010 11:14

        Troublant, pertinent, et d’une grande qualité d’écriture.Vous posez la vraie question de l’humanitaire, si ça sert apparemment à quelque chose, demandons-nous aussi à qui ça sert.


        • alberto alberto 15 janvier 2010 11:27

          A crawfish : moi ça ne me gêne pas...

          Monolecte : tu grattes là où ça fait mal !

          C’est vrai qu’une charte de déontologies de l’ONG devrait être revue et corrigée.

          Voir comment se conduisent trop souvent les représentants de l’ONU dans les pays où ils sont en mission : dollars à poignées, gros 4X4, villas et piscine...Le (mauvais) exemple vient de haut !

          Mais que faire ? Boycotter chez nous les restos du cœur sous prétexte qu’ils servent d’amortisseurs à la politique d’appauvrissement des pauvres voulue par le pouvoir ? Qui peut s’y résoudre ?

          C’est pareil pour les ONG internationales. Le modèle de mondialisation imposé par l’OMC le FMI et la Banque Mondiale, tend à faire crever un peu plus des gens, vers qui se précipiteront les ONG dès qu’un ouragan ou un tremblement de terre leur ajoutera une couche supplémentaire de misère à leur misère !

          Mais que faire ? Couper la radio et rester dans sa bulle ? Je ne puis m’y contraindre...Alors, oui, je verse quelques dons à une de ces ONG dont tu dénonce le cynisme, quitte à la harceler, et l’emmerder par tous les moyens pour qu’elle justifie ses dépenses et ses comptes sans être dupe de quelques zones d’ombre...

          Bien à toi, Monolecte et merci rappeler que « l’humanitaire » est aussi un business !


          • Monolecte Monolecte 15 janvier 2010 14:36

            Le paradoxe humanitaire est, pour l’instant, insurmontable : soit tu donnes/participes, tout en ayant bien conscience que la grosse majorité de ce que tu donnes ira dans les fouilles des profiteurs et que l’infime quantité qui arrive aux destinataires qui en ont besoin n’aura jamais vocation à les sortir durablement de la merde, soit tu ne donnes pas pour ne pas soutenir le système et au bout de la chaîne, les gens crèvent.


          • zvalief 15 janvier 2010 14:59

            @ monolecte,
            à mon avis le problème vient surtout de la professionalisation (en tout cas dans les grosses structures), quand on transforme une vocation, en grande partie désintéressée, en moyen de vivre, la tentation de vouloir améliorer sa propre existance est grande et presque normale. on retrouve ce genre de dérive dans les milieux sportif et artistique qui n’avaient pas non plus comme vocation première de juste faire du fric.


          • alberto alberto 15 janvier 2010 16:37

            Oui, Monolecte, moi je passe en général par le Secours Populaire avec qui il m’arrive de réaliser chaque année quelques actions en bénévolat et qui me semble un peu moins rapace que les autres...Ensuite, que ce passe-t-il sur place ?

            Mais bon : ce n’est que mon avis. Bien à toi.


          • mrdawson 15 janvier 2010 16:45

            En même temps il serait illusoire de croire en une mission humanitaire qui n’aurait pas de revers à sa médaille. La perfection n’est pas de notre monde et l’humanitaire n’y échappe pas.
            Idéalement il faudrait trouver une solution pour que les multinationales n’aient plus la possibilité de lobbyer auprès de l’onu, de s’acheter de l’image à coup de subventions humanitaires etc.
            Pragmatiquement il faut admettre que l’état des choses n’avance pas aussi vite que nous le souhaiterions (à l’échelle humaine) et peuvent mettre plusieurs générations (gâchées donc) pour prendre un chemin désirable. Pendant ce temps il faut savoir être humble et se rendre compte que même si l’on aide presque pas on peut aider un peu quand même. Une mission humanitaire à ses avantages, le travail que réalise l’ONU également. Les mentalités progressent et il est envisageable que les petits enfants des nos enfants puissent envisager un humanitaire libre. D’ici la il m’est intolérable de balancer tout par la fenêtre, car avec ou sans moi la merde mondiale ne s’arrête pas alors autant que j’essaye d’y remédier (à mon échelle bien sur).


          • zvalief 15 janvier 2010 11:29

            il y a aussi quelques exemples qui peuvent faire douter de la vocation humanitaire et non mercantiliste de certaine grandes associations, une histoire qui m’a été rapportée par le président d’une association d’aide au développement basée au mali :
            quand on veut être volontaire et que l’on cherche sur internet des associations proposant des chantiers on tombe généralement en premier lieu sur les liens publicitaires des grandes associations comme planète urgence par exemple qui propose des missions dans le monde entier, moyennant une participation financière (qui comprend le logement, la nourriture, les déplacements sur place et évidemment les frais de participation au chantier). une association qui recrute des volontaires et crée une synergie pour mener à bien des projets de développement peut paraître tout à fait honorable, mais cette association encaissent votre participation et quelque fois (à chaque fois ?) vous envoie faire votre mission qui est en fait conduite par une autre association présente sur place.
            les frais de participation demandés par cette association (planete urgence) s’élevait à 1500 euros pour 2 semaines (avec les services évoqués ci-dessus), mais une fois sur place on s’aperçoit que si l’on passe directement par la deuxième, le coût de la mission n’est plus que de 200 euros pour la même durée et évidemment le même service puisque c’est la deuxième qui assure les services garantis par la première.
            bref, non seulement les grandes ONG conforte les multinationales dans leur destruction sociale mais apparement elles sont en train de suivre les même dérives capitalistiques.

            pour les gens motivés qui souhaitent être volontaires sur des chantiers de développement en afrique, voici 2 liens d’associations que j’ai testé et qui m’ont permis de vivre des moments très enrichissants et inoubliables :
            http://ajm.burkina.free.fr/
            http://malibenevole2adib.ifrance.com/documents/Les%20missions.htm


            • ZEN ZEN 15 janvier 2010 11:31

              Que du vrai, même si certains vont tomber de haut, comme moi, il y a quelques années
              Voir aussi


                • Kipik 15 janvier 2010 22:13

                  Zen il sait bien faire les liens


                • JL JL 15 janvier 2010 22:23

                  Par Philippe Renève (xxx.xxx.xxx.123) 15 janvier 15:43

                  Par Kipik (xxx.xxx.xxx.123) 15 janvier 22:13

                  123  ? Coïncidence ?  smiley


                • ZEN ZEN 16 janvier 2010 08:25

                  Ben oui, Kipik..
                  ça vaut mieux que parler pour ne rien dire... smiley


                • ZEN ZEN 16 janvier 2010 09:33

                  Dites-moi, Moustik-kipik
                  C’est gentil de venir me saluer régulièrement smiley
                  Qu’est-ce qui vous dér(m)ange ?


                • Parrison Parrison 16 janvier 2010 11:54

                  Zen,

                  Je viens à l’instant de lire un de vos liens.... « aide humanitaire d’urgence.... » c’est exactement ma façon de voir les choses.... ! merci je me sens moins seule à lire cet avis audacieux car à contre courant de la bien-pensance... !

                  Ceci dit, et c’est là où je rejoins la personne qui s’est offusquée de ma remarque, sur le terrain ce genre de réflexion philosophique, les secourus n’en ont que faire, peut-être que plus tard ils maudiront leurs « sauveurs » mais pour le moment il y a de sauver leur peau...

                  Bien à vous...

                  Laeti


                • Kipik 16 janvier 2010 12:03

                  les liens trop serrés ça demange !


                • ZEN ZEN 16 janvier 2010 15:56

                  Kipik
                  Si ça gratte, voilà un conseil


                • Krokodilo Krokodilo 17 janvier 2010 01:16

                  Très intéressant, ces liens.


                • bo bo 15 janvier 2010 11:50

                  C’est très très loin.....le docteur Albert Schweitzer....c’était il y a longtemps....... les toutes sortes de multichoses n’existaient pas..... ni leur accompagnement qui est la « médiatisation à outrance » de la publicité des « bons sentiments qui doivent RAPPORTER GROS »


                  • alberto alberto 15 janvier 2010 16:08

                    @ bo :

                    Ha ! le bon docteur Schweitzer à qui l’on devait rappeler qu’il était minuit...

                    De nos jours, inutile de rappeler au bon docteur Kouchner que c’est l’heure du JT !

                    Bien à vous.


                  • Romain Desbois 15 janvier 2010 12:24

                    Bravo encore pour cet article très édifiant et tellement vrai.
                    Je vous conseille le livre d’Annie Faure « blessures d’humanitaire » datant déja de 15 ans, dans lequel elle décrit entre autres la professionnalisation et ses dérives de l’humanitaire. Attention il ya des chapitres durs , très durs !!!

                    Il y plus de vingt ans, jeune idéaliste, je me suis renseigné pour aller agir aux côtés de ces ONG parmi les plus connues. Sans bagage (un comble !), je n’avais aucun intérêt pour eux. Naïvement, je pensais pouvoir être utile sur place en soulageant les « experts » des tâches subalternes mais néanmoins mangeuses de temps, comme donner à manger aux blessés, être présent pour surveiller les patients quand les toubibs croulent de fatigue, nettoyer, désinfecter, porter, parler, sourire, écouter...
                    Bref je pensais pouvoir aider ceux qui aident (c’est resté ma devise).
                    Mais non , ils n’ont pas voulu de ma bonne volonté. Bon je reconnais ne pas avoir trop insisté, assommé par ces refus liés à mon incompétent CV.
                    Bien sur , il m’a été permis de faire autre chose dans ce domaine, à petite échelle, moins que ce que j’aurais pu et dû faire d’ailleurs.
                    Mais à la lecture de votre article qui m’a remémoré ce livre, je me dis qu’il y a un vrai gâchis dans tout ça. Au détriment des personnes que l’on souhaite aider surtout.

                    Mais si le changement que constate votre Jérémy est vrai, tout n’est pas perdu.

                    Il était temps que la relève arrive. Surtout quand un ancien « french doctor », à l’origine de bien des vocations humanitaires, finit sa vie en pensant que les droits de l’homme sont incompatibles avec ce qu’il croit être les intérêts de la France.


                    • PhilVite PhilVite 15 janvier 2010 12:47

                      Avis aux amateurs : Il y a un marché qui s’ouvre à Port-au-Prince ! smiley


                      • Monolecte Monolecte 15 janvier 2010 14:37

                        Sur mon blog, il y a aussi un gars qui témoigne du fait qu’on envoie de jeunes médecins occidentaux sur les sites de catastrophes pour qu’ils puissent « se faire la main ».
                        No comment !
                        Tout est dit !


                        • Krokodilo Krokodilo 17 janvier 2010 01:19

                          Bon article. Histoire de critiquer, je dirais juste que ce cliché agace parfois les chirurgiens qui font de l’humanitaire, qui n’y vont pas pour se faire la main, et rappellent que la formation pointue se fait ici, dans les CHU !


                        • stouf 15 janvier 2010 14:49

                          Ah la la, les généralités, c’est toujours un peu piégées et parler de Bioforce pour décrire l’humanitaire, c’est comme parler des intégristes pour décirire de la religion. 

                          Mais comme dans toute caricature, il y a un aussi du vrai. Je bosse depuis quelques années dans ce que l’on appel l’humanitaire ou le développement et je vous assure que ce monde est une mosaïque mouvante de tout ce que l’on peut trouver de bon et de mauvais sur terre. 

                          L’article est bien puisque légèrement iconoclaste mais on pourrait rajouter de nombreux étages explicatif pour décrire ce qu’est un « développementiste ». 

                          A l’image de ce jeremy, il y a aussi beaucoup de psychologique dans l’attirance pour le voyage, la fuite de soit, la projection....Si bien que ce complexe de supériorité qui anime bon nombre d’entre nous est souvent le miroir d’un complexe d’infériorité par rapport à notre propre culture. Lorsque l’on ai rien ici, peut-être sera-t-on quelqu’un là bas. 

                          Bien sûr que l’humanitaire est directement lié aux politique d’un état. Mais quelques part, cela vous surprends vous que l’UE défende les intérêts de ceux qui l’on créé. Je pense que l’on surestime beaucoup la capacité de compassion de l’homme en général en lui prêtant des valeurs qu’il ne possède qu’à l’états d’embryon. 

                          Tiens par exemple, j’ai bossé plus de deux ans en Haïti et bien, en tout premier, je prends contact avec ceux que je connais et lorsque je les sais à l’abri, les 50 000 autres morts n’enlèvent rien à mon soulagement. C’est facile de plaindre la situation et même d’envoyer 100 euros mais oser vous regarder encore un SDF dans les yeux, oser vous offrir un café à un gars qui se les pèle dans la rue !!!!! On a prêté depuis le départ aux ONG et à l’humanitaires des vertus qu’ils n’avaient pas. On a oublié que depuis l’origine, l’humanitaire est l’héritier de la mission civilisatrice de l’empire et qu’il portait tout son complexe de supériorité. Aujourd’hui, on aime à le descendre et dire que c’est que de la merdre juste pour le plaisir de faire tomber ce que l’on a par mégarde admiré. 

                          Alors les amis, Le monde est pourri ou il est beau, c’est comme vous voulez et tout ce que je sais, c’est que je bosse dans se milieu qui est bourré de paradoxes, comme la vie. Si tu veux vraiment aider des gens, pas besoin de faire des milliers de km. Ce but affiché de l’humanitaire est soit hypocrite, soit illusoire. Ce qui pousse le gens à venir à l’autre bout de monde, c’est la fuite de soi et la recherche de l’autre, c’est tout. Ce n’est pas altruiste, ce n’est pas Bambi, Bisounours au monde des hommes bons, c’est égoïste et c’est une démarche individuelle. La question de savoir si cela sert ou pas au monde en général est une bonne question mais je pense que la nature est ainsi faite que tout ce qui ne sert réellement pas finit toujours par disparaître. Alors regardons voir ce que dira le temps. 


                          Stef


                          • Traroth Traroth 15 janvier 2010 15:13

                            C’est parfaitement exprimé. Et malheureusement criant de vérité... smiley


                            • Georges Yang 15 janvier 2010 15:19

                              J’ai bien aime l’allusion a Biofarce !
                              J’avais fait la tentative d’expliquer l’humanitaire dans deux articles
                              1 sur les oeufs durs
                              1 sur refugies blues
                               
                              Quand on a fait de l’humanitaire il y a vingt ou trente ans on ne peut etre que pris de degout pour ce que c’est devenu


                              • Parrison Parrison 15 janvier 2010 16:13

                                A l’auteur....

                                Merci.... grand merci pour cet article...

                                Je me permets d’ajouter ma petite phrase que j’aime bien, que j’ai postée ici même en juin dernier en réponse à un article sur l’altruisme... écoutez-voir si c’est pas sympa... !

                                Moi je tourne votre question autrement.... : l’altruisme n’est-il qu’un voeu pieux... ?

                                Je me méfie de celui qui se prétend altruiste... eh oui... ça peut paraître cynique mais c’est ainsi... Je n’ai jamais vu d’actes et encore moins de discours qui ne visent pas la reconnaissance de soi, la glorification de soi, ou la défense d’un intérêt personnel...

                                Sachant que l’élan envers autrui peut inverser la situation, l’altruiste a tout intérêt à doser son geste de manière à ce que le plateau de la balance penche de son côté ... il y a donc dans tout acte altruiste un calcul aussi subtil soit-il, sinon c’est un acte suicidaire... !

                                Dans l’absolu, l’altruisme suppose un déséquilibre que l’altruiste viendra rétablir grâce à sa générosité remettant les choses à niveau or, si tout est à niveau, l’altruisme disparaît car il n’a plus de raison d’exister...

                                Donc le véritable altruisme n’existe pas... !


                                • bobbygre bobbygre 15 janvier 2010 16:40

                                  Voilà exactement le genre d’opinions qui me dérange fortement. SI je résume :
                                  Donc l’altruisme est un égoisme déguisé ; donc si l’on est pas un hypocrite, on est forcément un égoiste (corrolaire).

                                  Et bien, à mon avis, quand bien même, l’altruisme aurait pour origine de strictes motivations égoïstes, ça n’enlève rien au fait que l’altruisme est un comportement social hautement préférable à l’égoïsme en ce sens que :
                                  - il enlève le superflu à l’un pour offrir le nécessaire à l’autre
                                  - il permet à celui qui donne d’avoir une meilleure image de lui-même
                                  - il permet à celui qui reçoit de se sentir soutenu et moins seul face à ces difficultés
                                  - il peut permettre d’entamer une discussion, une relation qui démarre sur des bases positives
                                  - il a une fonction de régulateur social, de nivellement des injustices et des inégalités
                                  - il peut permettre de désamorcer des conflits
                                  Bref, à tout point de vue, d’une manière générale, les conséquences d’un acte altruiste sont bien plus profitables à échelle humaine et de la société que celles d’un acte d’égoïsme.

                                  "Je n’ai jamais vu d’actes et encore moins de discours qui ne visent pas la reconnaissance de soi, la glorification de soi, ou la défense d’un intérêt personnel... "

                                  Mais l’on ne voit que ce que l’on veut bien voir !!! De ma petite vie, j’ai vu énormément de gens généreux, de personnes prêtes à aider sans rien attendre en retour, de gens simplement partageurs dans leur vie de tous les jours.
                                  Sur que si j’avais cherché, j’aurais pu tous leur trouver des motivations égoïstes pour agir ainsi, mais quel intérêt ? J’ai vu ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont provoqué. Juger de leurs intentions (égoïstes ou non) serait bien prétentieux de ma part. Seul le résultat m’intéresse : et le résultat, c’est qu’ils auront aidé quelqu’un dans la merde par exemple, qui sans eux, y serait resté.

                                  Et en face, j’ai aussi vu des gens se relever après qu’on les ait un peu aidés, des gens retrouver le sourire grâce à simplement quelques mots de soutien, des gens retrouver la pèche et l’envie de se battre grâce à l’intervention d’une personne venue les soutenir moralement. Prouvant ainsi en ce qui me concerne que l’altruisme est « utile » et même admirable.

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