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Accueil du site > Actualités > International > L’or rouge des démoralitas

L’or rouge des démoralitas

« Le recours croissant aux sous-traitants privés, forces privées ou,
comme diraient certains, « mercenaires », rend les guerres plus
faciles à déclencher et à combattre – ça ne prend que de l’argent
et pas de citoyens », Michael Ratner,
 
On dit que l’argent n’a pas d’odeur, Il a maintenant une couleur : le sang des humains. Hélas, c’est un filon qui bouge… Il faut donc des tireurs d’élite, des antrhropoïdes à tête d’épingle pétris par des dirigeants boueux d’états. Si l’ on pouvait matérialiser leur capacité de morale et de jugement, il faudrait le télescope spatial hubble pour les déceler. Ils ont dans le crâne la puce du terrorisme bien implantée.
 
Ils démolissent, ils sont sans morale, et c’est la raison pour laquelle je les nomme les démoralitas.
 
Ce n’est pas nouveau. Les mercenaires existent depuis longtemps. Sauf que maintenant, ils peuvent aller dans le « privé ». Dans un monde de culture de Rambo, on ne fait plus la différence entre une blatte et un humain.
 
Je me souviens d’une pub il y a quelques années de l’Armée canadienne. « Si la vie vous intéresse… »
 
Immanquablement, je répondais …« Et celle des autres, pas du tout ».
Jadis, on s’enrôlait pour voyager, « voir du pays ». Depuis l’Afghanistan, on s’enrôle à titre de combattant pour « répandre la démocratie ». S’il existe un « modèle » de démocratie dans le monde, c’est bien celle des Etats-Unis d’Ahmérique ! (sic)
 
J’avais un élève dans ma classe, aspirant soldat, revenu fraîchement de quelques semaines d’entraînement aux États-Unis. Il passait son temps à dormir sur le bureau.
 
- À quoi es-tu allé t’entraîner, lui ai-je demandé.
- À ne pas dormir…
 
Se tuer au travail ou tuer au travail ?
 
Ce n’est pas un secret que les Etats-Unis ont trouvé le moyen d’éponger un peu leur déficit de guerre. Les coûts de la guerre sont effarants. Le cadran défile à toute allure, jetez-y un oeil On dirait un compteur d’Hydro-Québec stéroïdé, atteint de la maladie de parkinson. Comme dirait le comique stand-up, on pourrait scier un érable avec la « roue » qui tourne.
 
En fait, si je mettais autant d’argent à « protéger » ma maison et mes avoirs, il ne me resterait plus rien pour manger.
 
En novlangue, on appelle cela des agents de sécurité. En réalité, ce sont des mercenaires qui gagnent comme salaire minimum $150,000 : celui d’un député fédéral canadien. Sauf que le second est en train de nous tuer dans une manière si surannée qu’il en a des moisissures dans le cerveau : comme la confiture dans le frigo après un lonnnnnnnnnng séjour.
 
L’échelle des salaires reflète aussi la mondialisation : en Irak, un ancien béret vert américain peut gagner jusqu’à 1 000 dollars par jour là où un ancien gurkha népalais fera 1 000 dollars par mois. Agir contre la guerre
 
C’est ainsi que les aventuriers à gros bras « burgerisés »(sic), vont travailler pour des firmes privées de plus en plus nombreuses et de plus en plus concurrentes.
Contrairement aux règles en vigueur pour les victimes militaires, la diffusion des informations sur les pertes civiles est à la discrétion des employeurs.
 
La phrase est à deux tranchants puisque les dommages collatéraux causées par ces employés au travail sont eux aussi très discrets.
 
Vous pouvez toujours investir à la bourse, ça se développe comme un champignon après la pluie.
 
Bénédiction du pays : après l’appui c’est le beau temps.
 
Les sociétés militaires privées et leurs clients opèrent dans plus de 50 zones de conflit dans le monde, mais leur premier client est le contribuable américain : Washington a signé plus de 3 000 contrats avec des PMF au cours de la dernière décennie. Après la fin de la guerre froide, le secteur privé s’est épanoui dans un contexte de réduction des moyens militaires (l’armée américaine n’est plus que les deux tiers de ce qu’elle était pendant la première guerre du Golfe, en 1991), d’exigences croissantes de nouveaux déploiements et de technicisation de la guerre moderne. Agir contre la guerre
 
The « dear » hunter…
 
 
« Aller en Irak et tuer le plus d’Irakiens possible
était vu comme un sport, un jeu » La Presse
 
Cette race de cowboys du désert ne défend pas son pays, elle défend les grands argentiers privés qui se servent de la guerre et qui ont troqué leur célèbre Time is money pour Blood is money. Fabriquer des armes pour son pays est une chose, fabriquer des tueurs pour en est une autre. La majorité de ces « soldats » ont été entraînés par l’armée. Ils la quittent ensuite pour s’engager dans des firmes privées à 2 à 10 fois le salaire du combattant étasunien. En bout de ligne, les américains se blousent les uns les autres. Une démocratie dans une escrocrassie… Un pays de poupées russe où les rats du lobbying font des affaires d’or.
 
Cet or rouge est train de faire la fortune de firmes sans pays. La liste est longue… Si longue que le département américain ne veut pas la divulguer.
Vinnnell, MPRI, Nour, et la célèbre Blackwater.
 
 
Bienvenue à Moyock, où Blackwater offre aussi des “programmes d’aventure” aux familles
 
Depuis le 11 septembre, Blackwater a recruté dans sa direction exécutive quelques hauts responsables proches de l’administration Bush. Parmi eux il y a J. Cofer Black, ancien chef du contre-terrorisme à la CIA, qui a dirigé la chasse à Oussama Ben Laden après le 11 Septembre, et Joseph Schmitz, un ancien inspecteur général du Pentagone, qui était responsable de la politique de gestion des sous-traitants comme Blackwater pendant une bonne durée de la « guerre contre le terrorisme », ce dont il a été accusé de ne pas s’être acquitté de manière efficace. Vers la fin de la période de fonction de Schmitz, le puissant sénateur républicain Charles Grassley a lancé une enquête du Congrès pour savoir si Schmitz avait “étouffé ou fait dévier deux enquêtes criminelles » sur des hauts responsables de l’administration Bush. Pris sous le feu des deux partis, Schmitz a démissionné et a rejoint Blackwater. . Agir contre la guerre
 
Démissionné ? On recrute les meilleurs des « plus pires ». Du mauvais qui devient bon est une dénaturation à laquelle nous sommes confrontés. Les monde des affaires est toujours à refaire la vieilles recette du pâté chinois : le maïs change de couche, et le steak haché est vendangé dans le civil ou les « récalcitrants ». En formule de Judas, on nomme cela une « nomination ». Ou grimper dans l’échelle sociale…
 
De la silence-friction : après avoir rasé le mouton citoyen, celui-ci se console en se disant qu’il n’a pas encore été abattu.
 
Fondée en 1996 par Gary Jackson, un ancien des forces spéciales de la marine (navy seals), Blackwater jouit d’une bonne réputation et est d’ailleurs l’une des rares sociétés de ce secteur à ouvrir ses installations à la presse. Elle possède un immense domaine en Caroline du Nord, à 40 km au sud de la base navale de Norfolk, où plus de 50 000 militaires ont déjà suivi un entraînement. Blackwater se spécialise aujourd’hui dans les programmes antiterroristes et a décroché un contrat de 35 millions de dollars pour former 10 000 marins de la Navy à la protection de leur force. L’entreprise a commencé par recruter d’anciens militaires américains, principalement issus des forces spéciales, mais la pression de la demande l’a orientée vers de la main-d’œuvre meilleur marché : 30 % de son personnel actuel n’est pas de formation militaire et vient en partie des rangs de la police. En février, Blackwater a recruté 60 anciens soldats chiliens, auxquels elle a offert 4 000 dollars par mois pour protéger des installations pétrolières en Irak. Fin mars, la firme déclarait avoir 450 hommes sur le terrain (et non pas “5 ou 6″, comme nous l’indiquait un général du Pentagone). Blackwater est notamment chargée de la sécurité rapprochée de l’administrateur américain Paul Bremer – un contrat de 21 millions de dollars -, dont elle assure aussi le transport, à l’aide de deux hélicoptères. Mondialisation.ca
 
Les produits dérivés…
 
Parmi ces coups de fil, il y en eut un de la CIA, qui donna un contrat à Blackwater pour travailler en Afghanistan au tout début des opérations US là-bas. Dans les années qui ont suivi, la société est devenue l’un des plus gros bénéficiaires de la « guerre contre le terrorisme », gagnant près d’un milliard de dollars dans des contrats non secrets, dont beaucoup étaient des arrangements hors adjudication. En une décennie, Prince a étendu le QG de Moyock à 3500 hectares, en en faisant la plus grande base militaire privée du monde. Blackwater a actuellement des effectifs de 2300 personnes déployées dans neuf pays, avec 20000 autres contractuels à disposition. Elle a une flotte de plus de 20 engins aériens, dont des hélicoptères de combat , une division de renseignement privé et elle produit des dirigeables de surveillance et des installations de tir à la cible.
 
Fouettée de cette réussite, Blackwater ne fournit plus que des gros bras, mais achète des cerveaux pour concocter un arsenal de produits affinés.
 
 
Deux produits Blackwater : le dirigeable de renseignement Polar 400 et transporteur blindé de troupes Grizzly, garanti contre toutes sortes d’”engins explosifs improvisés”
 
Les 50 miroirs de Narcisse
 
C’est drôle… et pas. Les américains qui viennent visiter notre coin de pays – quand la monnaie est de leur « côté » (radin ?), se promènent avec leur minuscule drapeau accroché à leur auto. Fiers ! Une queue de paon à 50 étoiles.
Ils ont d’ailleurs d’étranges réflexes : dès qu’apparaît un extra-terrestre, ils sortent leur .38 de leur tiroir. On ne peut pas être plus inintelligent… Mais ils dégainent vite… Un vieux vacher dans un monde de vaches folles…
 
Je me suis demandé comment ces gens voyaient leur pays de chiens de guerre.
« On peut se voir en utilisant le reflet à la surface de l’eau (comme Narcisse) ou dans une vitre ; dans ce cas la réflexion est partielle tandis qu’avec un miroir parfait la réflexion est totale. » Miroir
 
Je vous laisse sur une image qui dit tout sur cette « perception » : de la novlangue en image…
 
 
Quand j’écris, il y a souvent Charlie mon chat qui tourne alentour du clavier. Pas très « brillant » le Charlie, mais un sapré bon garçon , et il a quelque chose que nous n’avons plus. Il ne sait pas lire, mais il sait « ressentir ».
 
 
Même avant moi…
J’attends mon tour….
 

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11 réactions à cet article    


  • jako jako 21 août 2009 12:31

    Heureusement qu’il y a la fin pour sourire !!!Merci à vous


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 août 2009 12:49

      Bonjour Gaétan,

      « On dit que l’argent n’a pas d’odeur, Il a maintenant une couleur : le sang des humains. Hélas, c’est un filon qui bouge » j’ai entendu hier que 98 % des dollars circulant recélaient des traces de cocaïne...étrange, non ! Y aurait-t-il un lien entre la guerre, la drogue, et l’argent  ? Moi, j’ai choisi l’amour, et je me passe de tout le reste. Merci pour cette ballade en territoire occupés et comme disait le poète :

      Rien ne sert de pourrir, il faut moisir à point  !


      • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 21 août 2009 13:48

        Bonjour Lisa,

        j’ai entendu hier que 98 % des dollars circulant recélaient des traces de cocaïne...étrange, non ! Y aurait-t-il un lien entre la guerre, la drogue, et l’argent  ?
        Je voudrais bien trouver quelque chose qui ne soit pas possible aujourd’hui...
        Il va falloir aux peuples des guillotines à répétition..


      • Montagnais Montagnais 21 août 2009 13:20

        Excellent article.. Quelques apothéotiques apophtegmes.. l’Histoire retiendra.

        Ernst von Salomon, qui en savait long, disait : « la guerre est terminée, mais les soldats sont toujours là ».

        Aujourd’hui, guerres partout, soldats par milliards, presque gratuits.. Qui n’obéissent à plus personne.. Pendant très longtemps. Paroxysme : ils n’ont plus la culture galante des soldats du roi de Prusse.. Plutôt pois chiche Rambo comme vous le soulignez, dans une société très-motivée pour tuer, très-ardente au sang et à l’argent.

        Faudra-t-il encore longtemps laisser le monopole de la violence aux lobotomisés ?


        • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 21 août 2009 13:54

          Bonjour Montagnais,
          Faudra-t-il encore longtemps laisser le monopole de la violence aux lobotomisés ?
          ____
          Je commence à penser qu’il faudra y inclure nos dirigeants... On nous a vendu la mondialisation comme une ouverture de marchés, une amélioration du Tiers-Monde... Or, on est en train de l’acheter...
          Il y avait une certaine galanterie dans « l’art de la guerre »... Maintenant il y a l’hypocrisie bien acceptée...
          Bonne journée !


          • aetius320 21 août 2009 15:07

            C’est une très bonne nouvelle pour les insurgés/résistants de tout poils.
            En effet, les mercenaires sont en général :
            - moins entrainés ou plus assez entrainés que les militaires officiels.
            - disposent de moins d’armes lourdes, l’appui feu aérien est moins intégrés que dans les armées régulières même s’ils disposent de l’aviation nationale. De ce fait, les combattants de le leur liberté (insurgés) disposent de plus de marge de manoeuvre pour des attaques de saturation ponctuelle.
            - les bavures permettront de gonfler le recrutement des va-nu-pieds.
            - des combattants de leur liberté déterminés pourrait facilement liquider leur famille.
            - enfin, cerise sur le gâteau les dirigeants de ces compagnies privés pourraient facilement être liquidés même s’il disposent de garde du corps. En effet, il n’ont pas en permanence l’appareil d’Etat qui les protège (je pense d’ailleurs qu’avec 20 000 $, un village irakien pourrait dépêcher quelqu’un pour tuer le boss de BlackWater assez facilement).

            Finalement, si on y regarde de plus près c’est tout bénef pour les Irakiens ou les Afghans.


            • finael finael 21 août 2009 16:31

              Ces images - clichés - étiquettes de « mercenaires lobotomisés » et assoiffés de sang, comme celles des « tout bons » (j’imagine que vous vous classez aisément dans cette catégorie) contre les « tout mauvais » ... vous empêcheront à tout jamais de comprendre le monde où nous vivons.


              • Montagnais Montagnais 21 août 2009 22:26

                Les français sont pas en reste.. Alliés aux Spetsnaz

                http://www.ifs2i.com/index.php?/IFS2I-EN-RUSSIE/presentation.html

                Mais bon.. Là, c’est pour la bonne cause.

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Spetsnaz


                • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 21 août 2009 22:59

                  Merci Montagnais,
                  Ne les connaissais pas ceux-là....
                  Mais si c’est pour la bonne cause.
                  Il y a tellement de bonnes causes. Elles se multiplient entre elles.
                   smiley
                  Bonne journée !


                  • BRUDEL BRUDEL 13 septembre 2009 21:10

                    Et si on allait tous cultiver notre jardin au lieu d’élucubrer sur le bien ou le mal sur ce nano médiat (agoravox) ou les « très ou moins bonnes idées » intéressent que ceux qui ...cliquent  là d’ssus.
                    Diviser pour régner disaient ils ! C’est très réussit avec le WEB ou chacun retrouve le site qui le fait vibrer et n’en sort pas.
                    On se chatouille le clito du meilleur « raisonnementsaitmoikyèrésonetquisuijuste »
                    On se glogotte les neurones entre gens de même genre, l’un militaire l’autre militant l’un partisan de ça l’autre du contraire...
                    Et pendant ce temps là les vaches broutent, l’heure tourne, et les cons continuent à être les mêmes... nous tous quoi.
                    Même les journaux continuent à se vendre ; quel merdier hein !

                    Entre nous tous qui palabrons sur le web sur tous les sites dans tous les sens on ne pourrait pas se faire une petite bouffe ? ensemble ? avec pour objectif de s’unir de grossir de représenter autre chose de valorisant ou l’on serait écoutés ! hein ? hein ?..........
                    Non , je disais ça juste pour rire, c’est drôle hein ?


                    • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 14 septembre 2009 00:50

                      Cher Brudel,
                      Je suis parfaitement d’accord avec vous... En plus je déteste les intellectuels... Ça doit faire un bon bout de temps que je n’ai pas écrit sur le gros rat Vox...
                      Des idées, tout le monde en a... Si vous saviez le nombre de génies que j’ai rencontré ici ! Ouah !
                      On peut bien se tricoter des neurones comme on se tricote une paire de bas de laine, ça n’avançe pas trop...
                      C’est pourquoi j’ai l’intention de quitter le Web pour un vice plus viscéral : la musique... Et la poésie, encore. Même deux mauvaises lignes de poésies valent mieux que ces bas de laines gris de neurones.
                      Vous disiez ça pour rire, c’est drôle hein ?
                      C’est drôle mais je déteste la neuronerie... Je préfère un peu de chaleur et de ventre.
                      Parce que la neuronerie, n’importe qui peut en faire.
                      Suffit de vouloir en faire à la manière qui plait...
                      De là mon idée de quitter la weberie...
                      Bonne journée !
                      Passez prendre un café.
                      765 Adélard
                      Saint-Pascal
                      Kamouraska
                      Québec

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