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L’Organisation ITER dans l’organisation mondiale de l’environnement

Se préoccuper de protéger notre environnement, notre voisinage global, c’est aussi chercher de nouvelles solutions industrielles moins polluantes, notamment dans le domaine de la production d’électricité. L’énergie de fusion ne produira aucun déchet de haute activité, et pendant l’exploitation, les déchets technologiques, gants, coton, etc., conditionnés (environ 100 t/an) dont 95% seront très faiblement à faiblement radioactifs et 5% moyennement radioactifs. Le démantèlement des éléments de structures sera à 90 % très faiblement à faiblement radioactifs et 10% moyennement radioactifs.

Lors de la clôture de la Conférence de Paris, "Pour une gouvernance écologique mondiale" du 3 février 2007, quarante pays ont été appelés par Jacques Chirac à une "vaste mobilisation internationale contre la crise écologique et pour une croissance respectueuse de l’environnement"... Les signataires s’engagent à mettre au centre de leurs décisions la préoccupation de l’environnement... Cette nouvelle organisation internationale aura pour tâche non seulement d’évaluer les dommages écologiques, mais également de promouvoir les technologies les plus respectueuses des écosystèmes.

La construction du réacteur expérimental thermonucléaire international (Iter, International Thermonuclear Experimental Reactor) a pour objectif de tenter de maîtriser les différentes composantes du processus de fusion des atomes afin de parvenir à la construction d’un nouveau type de réacteur de production d’électricité.

Le programme de recherche nucléaire et scientifique Iter consiste à mettre en place une solution à la rareté de plus en plus grande des énergies produites à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants, la houille, le pétrole et le gaz naturel.

Mais le point qui attire davantage notre attention, est l’institutionnalisation d’un projet de recherche scientifique émergeant d’un ensemble de réseaux et d’institutions gouvernementales de recherche et d’entreprises plus ou moins privées.

Il s’agit d’une véritable organisation internationale intergouvernementale selon les critères traditionnels du droit international public à laquelle l’organisation Iter est soumise. Bien que l’organisation Iter ne vienne pas remettre en cause les fondements de l’ordre public international, elle est unique en son genre, il n’y a pas d’autre organisation intergouvernementale ayant un objectif comparable et un système de financement aussi original.

Autrement dit, à la différence des organisations internationales classiques, l’organisation Iter n’a pas pour objet essentiel d’élaborer de nouvelles règles de droit international dans sa spécialité. Son objet est purement technique et scientifique, et il est fondé sur l’idée (non juridique) de la faisabilité, c’est-à-dire qu’il peut être fait, qu’il est possible, qu’il est réalisable, tant sur les plans scientifique, économique et écologique qu’aux niveaux diplomatique et institutionnel.

Tout cela pour démontrer, finalement, sa faisabilité industrielle. Ainsi les acteurs du projet d’Iter ont une obligation de résultat, ils se sont engagés à réussir à construire un réacteur électrogène fonctionnant selon le principe de la fusion des atomes.

Le projet Iter s’insère dans la nouvelle organisation mondiale de l’environnement. En effet, Iter permet de résoudre le problème mondial de la production d’électricité. La nouvelle institution spécialisée des Nations unies, l’Organisation mondiale de L’environnement (dont la procédure de constitution est en cours) aurait, parmi ses objectifs, celui de réglementer la distribution de l’énergie de fusion en vue d’un partage juste et équitable au niveau mondial.

L’organisation Iter est devenue une véritable entité juridique dès la signature du traité la créant, alors qu’en principe, il aurait fallu attendre le dépôt de tous les instruments de ratification par chaque partie auprès de l’AIEA. Qu’ainsi, elle a pu commencer ses activités dès la signature grâce à un arrangement et qu’il semble que rien ne puisse plus la remettre en question.

Un tiers de l’humanité ne dispose toujours pas de l’électricité et doit encore brûler du bois pour assurer ses besoins quotidiens. L’électricité permet d’améliorer les conditions de vie : résoudre les problèmes d’eau potable, de santé, d’éducation et de développer l’économie. Mais du point de vue des relations internationales, l’accès à cette nouvelle énergie ne constitue pas seulement un problème de production d’énergie mais aussi de distribution.

I. la production future d’énergie de fusion

Aucun acteur privé n’apparaît dans le statut de droit international public de l’organisation Iter. Ce qui est évident, bien que les entreprises privées soient fortement impliquées dans ce projet mondial de recherche et de développement. C’était l’occasion de créer un nouveau type d’organisation internationale, en acceptant, en tant que membres à part entière, des représentants des plus grandes entreprises transnationales qui voudraient investir directement dans le projet. C’est-à-dire en créant un véritable partenariat États/entreprises dans le domaine de la recherche où les entreprises seraient véritablement responsabilisées devant leurs engagements. Ainsi, le monde de la recherche et de l’industrie serait le nouveau laboratoire des juristes pour mettre en place un statut de droit international novateur, à la fois privé et public, spécialement pour ce nouveau type d’organisation. Ce nouveau type d’organisation serait établi sous la forme d’un accord comprenant un pacte en ce qui concerne l’éthique de l’organisation et des principes de gouvernance, un accord international d’établissement entre les différents Etats, et un contrat d’entreprise commune (Joint Venture) dans lequel toutes les parties seraient présentes. Sans toutefois, remettre en cause l’organisation internationale de type intergouvernementale classique et le statut particulier des organisations non gouvernementales (ONG) qui relèvent de la nécessité de réformes distinctes. Est-ce que l’établissement de ce nouveau type d’organisation mondiale industrielle et commerciale ne reconnaîtrait pas une situation de fait ? C’est à dire, la suprématie du monde industriel et des affaires dans la conduite de la recherche et du développement de nouvelles technologies, où les États ne jouent qu’un rôle de superviseur, mais absolument indispensable.

Tandis que les grands groupes industriels apporteraient leur savoir-faire et une bonne part des investissements. L’idée est de permettre aux industriels de voter au sein du conseil d’administration à l’égal des États membres grâce au système de la pondération. On pourrait même prévoir l’existence d’un droit de veto exclusivement réservé aux pays membres. Mais à condition que ces entreprises apportent directement leur soutien financier et/ou en nature à des programmes mondiaux de recherche et développement. Après tout, les entreprises concernées sont les premières à profiter des investissements des États dans ce qui n’est qu’un projet pendant plusieurs décennies et qui pourrait échouer à terme. Dans ces grands groupes, on verrait les plus importantes compagnies pétrolières qui auront besoin de se restructurer avec le déclin des ressources pétrolières. Dans la situation présente, en cas d’échec, seule la responsabilité des États membres seraient mise en cause car celle des entreprises est en réalité absente du statut de l’organisation Iter.

Avant 2042, à l’échéance de cet accord mettant fin à l’existence de l’organisation Iter, celle-ci se voit reconnaître par le droit des organisations internationales la possibilité de créer la future organisation internationale de l’énergie de fusion. Cela est possible, grâce à l’article 6 paragraphe 7 (n) de l’accord Iter. Elle aurait pour objet d’organiser la mise en œuvre d’une industrie mondiale de la fusion pour assurer un partage équitable et juste de cette nouvelle ressource énergétique entre toutes les nations. Cette nouvelle organisation aurait d’abord un caractère subsidiaire, c’est-à-dire qu’elle serait sous la responsabilité du Conseil Iter, lequel pourrait envisager de la créer pour la mise en œuvre du démonstrateur industriel. Puis dans le délai de six mois avant la fermeture définitive de l’organisation Iter ayant accompli sa mission, l’organe subsidiaire, IFEO (International Fusion Energy Organization), se verrait attribuer le statut d’une véritable organisation internationale autonome car il s’agit ici de production et non pas de distribution. Ne pourrait-on pas, encore une fois, saisir cette opportunité afin de créer un nouveau type d’organisation internationale permettant d’y intégrer des représentants des plus grandes entreprises intéressées, qui investiraient alors dans la construction du démonstrateur industriel ? Quant au problème de la distribution de l’énergie de fusion, il relèverait plutôt de l’ordre public international.

II. La distribution future d’énergie de fusion

La nouvelle organisation IFEO serait une organisation internationale autonome, indépendante de l’Onu. Mais elle travaillerait en étroite collaboration avec la nouvelle Organisation mondiale de l’environnement, notamment, pour l’élaboration de nouvelles règles de droit international concernant la production et la distribution d’énergie de fusion pour un développement durable. Par exemple, en vue de créer un véritable statut international des Installations nucléaires de base d’énergie de fusion (INBEF).

L’IFEO prenant le relais de l’organisation Iter, pourrait également créer à son tour un nouvel organe subsidiaire chargé de la mise en œuvre et de la gestion d’un réseau mondial de distribution d’énergie issue de la fusion en interconnectant les différents réseaux internationaux qui existent déjà (par exemple, entre la France et ses voisins, entre la Turquie et l’Iran, l’Argentine et le Chili, l’Inde et le Pakistan, etc.). Cette nouvelle organisation serait financée par une nouvelle taxe, l’équivalent d’un centime d’euro sur le kWh consommé et produit à partir des réacteurs industriels d’énergie de fusion. Cette taxe permettrait de construire de nouveaux réseaux internationaux de distribution de l’électricité issue de la fusion qui feraient partie d’un vaste réseau global. Des bourses de l’électricité, à l’image de la Bourse européenne de l’électricité, seraient créées dans toutes les régions du globe pour accompagner le travail de cette organisation internationale de distribution d’électricité, car l’énergie électrique ne se stocke pas et sa production doit être immédiatement consommée.

Dans l’hypothèse la plus proche et la plus favorable, une nouvelle génération de centrales électronucléaires basée sur la fusion des atomes pourrait alors voir le jour vers 2050. Mais de très nombreuses incertitudes technologiques concernant la sûreté et la rentabilité d’un réacteur industriel de ce type subsistent. Cela risque de bouleverser le calendrier et d’alourdir considérablement le coût. Tout devrait aboutir à une certaine faisabilité industrielle de ce nouveau type de centrale électronucléaire mettrait fin à une exploitation rentable des énergies fossiles devenues insuffisantes. Le nouveau projet de fusion ne devrait pas donner lieu a priori à des applications sur le plan militaire mais il faut en douter. A l’inverse du passé, des applications civiles pourraient alors faire naître indirectement de nouvelles applications militaires, malgré la présence de clauses relatives aux informations et à la propriété intellectuelle figurant dans une annexe au projet final de l’Accord Iter. En effet, l’article 4.1.4 de l’annexe, prévoit qu’il est possible pour un membre par l’intermédiaire de son agence ou d’une entité de conclure des contrats avec des tiers pour l’utilisation de la propriété intellectuelle dans des domaines autres que la fusion. L’article 20 de l’Accord Iter précise l’attachement de l’organisation Iter et de ses membres au principe de l’utilisation pacifique et de la non-prolifération de tout matériel, équipement ou technologie créé, mais que rien n’empêche d’utiliser ces innovations pour leur propre compte à condition de ne pas les transférer à des tiers.

Nous avons une certaine idée des changements qui nous attendent, mais nous ne sommes pas encore prêts, l’urgence nous condamne à réussir le programme Iter et cela malgré les propos négatifs de certains, parce nous n’avons pas de meilleure possibilité et que sans énergie rien n’est faisable. Pour diminuer les atteintes à notre environnement naturel, il faut aller vers une gouvernance totale de l’énergie de fusion.


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30 réactions à cet article    


  • Aurélien (---.---.139.100) 15 février 2007 12:58

    Iter semble être une supercherie, ce n’est pas moi qui le dit, mais le prix de Nobel de Physique Pierre-Gilles de Gennes :

    Les Echos - Jeudi 12 janvier 2006 - propos recueillis par Chantal Houzelle Je trouve que l’on consacre beaucoup trop d’argent à des actions qui n’en valent pas la peine. Exemple, la fusion nucléaire. Les gouvernements européens, de même que Bruxelles, se sont rués sur le réacteur expérimental Iter [NDLR : il sera implanté dans le sud de la France, à Cadarache] sans avoir mené aucune réflexion sérieuse sur l’impact possible de ce gigantesque projet. Quoique grand défenseur des grosses machines communautaires il y a trente ans, et ancien ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), je n’y crois malheureusement plus, même si j’ai connu les débuts enthousiastes de la fusion dans les années 1960.

    Pourquoi ? Un réacteur de fusion, c’est à la fois Superphénix et La Hague au même endroit. Si, avec Superphénix [NDLR : un prototype de surgénérateur, dont l’arrêt a été décidé en 1997], on avait réussi à gérer un réacteur à neutrons rapides, ce serait difficile à reproduire sur 100 réacteurs en France - ce qu’exigeraient les besoins électriques nationaux -, car ces installations réclament les meilleurs techniciens pour obtenir un résultat très raffiné dans des conditions de sécurité optimales. Et ce serait littéralement impossible dans le tiers monde.

    Sans compter qu’il faudrait reconstruire une usine du type de La Hague autour de chaque réacteur pour pouvoir traiter sur site les matières fissibles extrêmement chaudes, qu’on n’a pas le droit de transporter par voie routière ou ferroviaire. Vous vous rendez compte de l’ampleur d’un tel projet !

    Avez-vous d’autres réticences vis-à-vis du réacteur expérimental Iter ?

    Oui. L’une repose sur le fait qu’avant de construire un réacteur chimique de 5 tonnes, on doit avoir entièrement compris le fonctionnement d’un réacteur de 500 litres et avoir évalué tous les risques qu’il recèle. Or ce n’est absolument pas comme cela que l’on procède avec le réacteur expérimental Iter. Pourtant, on n’est pas capable d’expliquer totalement l’instabilité des plasmas ni les fuites thermiques des systèmes actuels. On se lance donc dans quelque chose qui, du point de vue d’un ingénieur en génie chimique, est une hérésie.

    Et puis, j’aurais une dernière objection. Connaissant assez bien les métaux supraconducteurs, je sais qu’ils sont extraordinairement fragiles. Alors, croire que des bobinages supraconducteurs servant à confiner le plasma, soumis à des flux de neutrons rapides comparables à une bombe H, auront la capacité de résister pendant toute la durée de vie d’un tel réacteur (dix à vingt ans), me paraît fou. Le projet Iter a été soutenu par Bruxelles pour des raisons d’image politique, et je trouve que c’est une faute.


    • Aurélien (---.---.139.100) 15 février 2007 13:02

      Et bien, l’organisation mondiale de l’environnement promet si elle est pieds et poings liés par les industries de tout bord...


    • Piki (---.---.184.177) 17 février 2007 02:02

      Même PGdG peux se tromper ...

      et il ne faut pas juger sur l’état actuel de la connaissance ... mais sur celle possible a l’avenir si on fait l’effort de chercher ...

      Quand aux petits protos ... pour faire plus gros ... parfois les résultats ne sont pas les même entre le petit et le gros ... et si il fallait des protos et qu’il en faut éventuellement encore ... les calcul numériques ont fait d’énormes progrès et en feront encore plus dans les années a venir ...

      et comme je le dis encore plus bas ... il n’y avait pas de besoin d’aller mettre des hommes sur la lune .. mais le programme a rapporter 30 fois plus que les investissements ...

      serions nous a une époque on l’on ne sait plus faire d’omelette de peur de casser les oeufs ?

      Il est vrai qu’a notre époque les oeufs cuits durs proposés dans la restauration arrive sous la forme de saucisses qu’il suffit de trancher ...


    • Marc Delplanque 15 février 2007 13:16

      Allo la rédaction d’ITER, Il me semble que vous avez modifié vous même le titre ? Mais sachez que le titre exact est : L’Organisation ITER dans l’organisation mondiale de l’environnement C’est à dire, l’Organisation ITER dans la façon d’organiser l’environnement à l’échelle mondiale, ce qui va de pair avec la création de l’Organisation Mondiale de l’environnement qui est en cours !! Cet article parle surtout de l’aspect institutionnel et juridique de l’Organisation ITER et non pas de l’impact d’ITER sur l’environnement ! Il n’y a pas d’erreur de ma part, et votre titre donne un sens différent ! Cordialement, Marc Delplanque


      • Stephane Klein (---.---.19.227) 15 février 2007 14:08

        Si on avait consacre la moitie de ce budget a la R&D des energies renouvelable, il n’y aurait meme pas de debat sur ITER.


        • Cassandre (---.---.115.5) 15 février 2007 16:44

          L’argent aide mais ne fait pas tout : tous ces pays misérables qui ont arrêté le nucléaire depuis 20 ans (USA, Allemagne, Italie, Espagne etc...) et ont donc pu consacrer plein de sous aux autres énergies, qu’ont-ils mis au point ?

          Des grosses éoliennes, mais qui ont toujours besoin de vent, des cellules photovoltaïques trop chères et peu efficaces, des piles à combustible qui marchent au platine et pas bien longtemps, quelques améliorations sur les centrales thermiques...

          Mais pas de batteries suffisantes pour faire 400 km en voiture, pas de cellules bon marché à haut rendement, pas de centrales à houle ou exploitant l’énergie thermique des mers ... Pas de rupture en somme, rien que de la continuité. Pour une vraie rupture, l’argent ne suffit pas, il faut le génie, le coup de chance, la retombée inattendue d’une recherche fondamentale menée sans but technologique précis...

          Il serait plus que temps que ça vienne, à vos prières !


        • Piki (---.---.184.177) 17 février 2007 01:53

          Toute recherche quelle qu’elle soit et même si le résultat n’est pas la engendre des bénéfices sauf si on noie le bébé dans le bain ...

          Ca ne servait a rien de mettre des hommes sur la lune ... les dépenses ont rapportées 30 fois plus ...

          Quand aux énergies renouvelable ... toute action de l’homme pollue ... même les énergies renouvelables ... et iter est aussi une energie renouvelable ...

          Et au lieu de consommer cleenex si le recyclage de tout se généralisait au maximum notre planète n’en serait pas la ...

          il faudrait voir plus loin que le bout de son nez ... et voir a long terme ... smiley


        • Ursa Major (---.---.224.55) 15 février 2007 14:21

          Iter, une pompe à fric ?

          Rappelons que le projet Iter est une extension, en plus gros, de projets comme le réacteur « tokamak » Tore-Supra.

          Les tokamak n’ont, semble-t-il, *jamais* fonctionné d’une façon satisfaisante (la fusion thermonucléaire ? Nada !) tout en révélant des problèmes mal compris ou mal maîtrisés comme vous le soulignez dans l’article.

          Alors pourquoi cette fuite en avant qui aboutit à un projet gigantesquement coûteux ? Et si notre avenir énergétique en dépend tant que cela, pourquoi le terme du projet est prévu à une date si éloignée ?

          L’énergie de fusion est probablement l’énergie du futur, mais on dirait que les décideurs n’espèrent guère d’Iter pour y accéder smiley


          • miteny (---.---.130.65) 15 février 2007 14:27

            Il est possible de se débrouiller avec bcp moins d’énergie que ce que l’on dépense actuellement. Alors pourquoi ne pas investir plutôt dans des projets comme la LOREMO par exemple (ou effectivement les énergies renouvelables) ?


            • pieuvre (---.---.0.137) 15 février 2007 14:59

              C’est l’article rêvé pour parler d’un sujet réellement grave et dont personne n’est au courant !

              Allez voir ce site www.z-machine.net et n’allez pas me dire que ce commentaire est inintéressant, ça prouverait que vous n’y êtes pas allé ;)


              • stop (---.---.43.43) 16 février 2007 13:03

                Les résultats et le développement de la z-machine sont effectivement interessants et prometteurs. Mais le soutien et l’activisme de Jean-Pierre Petit et de sa troupe ne sauraient que faire de l’ombre au tableau et discréditer la cause.


              • Piki (---.---.184.177) 17 février 2007 02:14

                tous les chemins mènent a rome ... mais au départ personne ne sait lequel sera le plus adapté ...

                Au départ l’un peut paraitre plus rapide et se révèler plus lent sur la fin .... et vice versa ...

                Et qu’est-ce qui empêche de faire les deux voir d’autre en même temps ... a l’arrivé ... on pourra vraiment faire un choix ... et les energies dépensées pour chacune des vois permettra de venir a rome de plusieurs endroits ...


              • Piki (---.---.184.177) 17 février 2007 02:18

                sacré épine que le JPP ... enfin pour les communs des couloirs traditionnels ...

                et comme personne ne sait écouter personne ... tout le monde est un con pour l’autre ... et que nous sommes donc tous des cons en définitive ...

                ce qui n’enlève pas l’épine qu’est le JPP ... mais en même temps les épines sont nécéssaires pour aiguillonner les traditions ...


              • Arthur Sauzay (---.---.228.152) 15 février 2007 15:15

                Bonjour,

                article intéressant.

                mais l’idée d’associer les entreprises au conseil d’administration, en les mettant presque à égalité avec des Etats, c’est dangeureux (même si dans les faits on se dirige dans cette direction, regrettable).

                sur le projet ITER lui-même, je suis pas un spécialiste, mais 10 milliards c’est rien, c’est 10 mois de profts de Total...


                • (---.---.162.15) 15 février 2007 17:51

                  Ouais, l’énergie nucléaire par fusion, on en parlait déjà il y a trente ans. Ca n’a pas beaucoup évolué depuis...

                  Je ne connais pas assez le sujet pour dire que ça ne vaut pas le coup de continuer les recherches. Par contre, il m’apparaît très probable que ça ne sera pas la solution miracle à nos problèmes énergétiques.

                  Il faut donc chercher dans toutes les directions et s’engager dans une véritable décroissance.

                  Am.


                  • tibud (---.---.251.106) 15 février 2007 19:27

                    a mon avis pas besoin de decroissance elle se fais d’elle même... et puis ceux qui n’ont pas une vie décente ont quand même le droit de se battre pour un peu de repis dans leur vie non ?

                    tant que les milliardaires ne commenceront pas a faire un geste envers les plus déhérité cela ne fonctionnera pas... je lutte déjà pour survivre vraiment alors tu penses bien ... pour moi se que tu me raconte c’est cruellement la corde au cou et rien d’autre j’aurai pas les moyen de faire plus simple.


                    • Swl (---.---.147.187) 15 février 2007 20:46

                      3eme ligne de l’article : « et pour une croissance respectueuse de l’environnement »... Sans commentaires ! C’est la consternitude.....


                      • miguel34 15 février 2007 21:45

                        Ah oui c’est vrai, les énergies renouvelables n’amèneront jamais LA solution, au sens des nucléocrates, c’est-à-dire la quantité illimitée d’électricité (comme si c’était le cas avec l’énergie nucléaire !!!).

                        On parle des dépenses de R&D chez nos « malheureux » voisins allemands qui ont abandonné le nucléaire ? Eh bien on trouve quand même chez eux :

                        - quelques quartiers sans voitures ou presque (à Fribourg) - des transports en commun qui marche, quelques pistes cyclables - des maisons très bien isolées, incomparablement avec ce qui se construit en France - des matériaux performants et pas trop coûteux : fenêtres à triple vitrage, capteurs solaires thermiques, cellules photovoltaïques (ça c’est encore assez cher quand même), éoliennes de grande taille mais également à échelle humaine...

                        C’est déjà pas mal, non ?

                        Alors que ITER, ça sert à quoi ? Le projet ITER ne cherche pas à résoudre les points blocants : - l’impossibilité à maintenir la réaction plus d’une seconde (ensuite, les impuretés font rayonner le plasma et abaissent la température, et ça s’arrête) - l’inconnue sur la méthode de récupération de l’énergie produite par un plasma en lévitation - la radioactivité produite par les neutrons de la réaction utilisée (tritium + deutérium => hélium + neutron) - la grande toxicité du tritium, dont de gros volumes seraient manipulés, et qui est fort difficile à contenir - l’impossibilité de faire la réaction (propre et bien plus intéressante du point de vue énergétique et des réserves d’énergie) deutérium+deutérium => hélium

                        Quand on promet que le prototype va marcher « dans 50 ans », et que ce proto n’apporte même pas de solution aux vrais problèmes, c’est qu’on se moque du monde. La réalité, c’est qu’on ne pense avoir aucune solution.

                        Il y a certes des points positifs : 1) ITER fait de l’activité en France (des chercheurs étrangers viendront probablement) 2) si ITER pompe des sous à la recherche destinée au nucléaire, peut-être que ça en fera moins pour les centrales nucléaires classiques.

                        Et des points négatifs : 1) le danger, surtout à cause du tritium (pour les déchets radioactifs, ce sera pas moins pire qu’une centrale normale) 2) la vitrine médiatique que ça apportera aux nucléocrates.


                        • pieuvre (---.---.0.137) 16 février 2007 09:41

                          « Ah oui c’est vrai, les énergies renouvelables n’amèneront jamais LA solution, au sens des nucléocrates, c’est-à-dire la quantité illimitée d’électricité (comme si c’était le cas avec l’énergie nucléaire !!!). »

                          Et bien on dira que je flood mais renseignez vous cher monsieur, l’énergie (nucléaire, non polluante) illimitée ça (devrait déjà) existe(r) et ITER est déjà obsolète avant même d’avoir commencé !

                          Je radote mais tant que vous n’aurez pas fait l’effort d’aller visiter : www.z-machine.net vous resterez dans l’ignorance.


                        • Piki (---.---.184.177) 17 février 2007 02:25

                          Le sérieux !

                          Voyons ! un peux de sérieux ... ce sont les gens sérieux qui font piétiner voir reculer de peur de l’avenir ... et ceux qu’ils disent fou héritique et j’en passe et des meilleurs, qui le font avancer ...

                          Et les gens sérieux sont majoritaires sur notre planète ...

                          C’est vraiment sérieux ! vous n’êtes pas fou ! smiley


                        • Plus robert que Redford (---.---.214.211) 16 février 2007 12:20

                          Encore une fois, le débat part en couille !

                          M. Deleplanque axe son article sur la mise en place d’une infrastructure administrative et relationnelle, transnationale qui aurait les mérites de s’intéresser à tous les moyens de produire de l’énergie et de la partager (sinon de la réguler) au niveau mondial.

                          La faisabilité des réacteurs à fusion n’arrive qu’en second plan dans son analyse.

                          Ne nous égarons pas !


                          • Piki (---.---.184.177) 17 février 2007 02:04

                            EFFECTIVEMENT smiley MERCI DE L’AVOIR RELEVER smiley


                          • monade (---.---.43.43) 16 février 2007 12:20

                            Voyez un peu les progrès de ces 20 dernières années dans le confinement des plasma au Joint European Torus :

                            http://www.jet.efda.org/documents/wesson/scienceofjet.pdf

                            Le projet ITER s’inscrit dans le prolongement direct du JET, ce sont des installations de recherche fondamentale dont l’intérêt dépasse par nature les applications avancées pour justifier leur budget.


                            • Piki (---.---.184.177) 17 février 2007 02:21

                              mais mon brave monsieur ... plus personne ne sait ce qu’est la recherche ... fondamentale ...

                              Tout le monde veux de la recherche appliquée et de production ... et en même temps les fondamentaliste devraient aussi se pencher beaucoup plus sur les applications car c’est aussi en voulant résoudre un problème tout de suite qu’on fait avancer la prospective a long terme smiley


                            • Alex (---.---.160.99) 16 février 2007 12:51

                              L’énergie nucléaire produit du CO2 et contribue à l’effet de serre. Elle en produira de plus en plus à mesure que la teneur des minerais en uranium sera de plus en plus faible.

                              Dans la production d’électricité à partir de centrales nucléaires, il ne faut pas se limiter à la dernière étape, qui ne produit pas de CO2, mais prendre en compte l’ensemble de la filière depuis l’extraction du minerai.

                              Dans les exploitations à ciel ouvert, cette extraction utilise des pelleteuses et des camions, aux dimensions impressionnantes et aux consommations de produits pétroliers à la mesure de ces dimensions. Dans les mines souterraines, le résultat est identique avec d’autres moyens. Le concassage de ce minerai utilise les mêmes énergies productrices de CO2. Le transport depuis les mines, par camions ou par trains à locomotives diésel, puis par voie maritime fait de même.

                              Les étapes ultérieures utilisent aussi une grande quantité d’énergie, quelle qu’en soit la source.

                              Au total, chaque kilogramme d’oxyde d’uranium utilisé dans une centrale nucléaire à demandé des quantités considérables d’énergie fossile pour sa production. Cette consommation à produit du CO2 en proportion et c’est en cela que l’énergie nucléaire est elle aussi émettrice de CO2.

                              A l’heure actuelle, avec les minerais les plus riches (teneur élevée en uranium), l’utilisation d’énergies fossiles est encore modérée. Mais cette consommation augmente à mesure que les minerais disponibles ont une teneur de plus en plus faible en uranium. Pour obtenir la même quantité d’oxyde d’uranium, il faudra consommer deux, puis dix ... fois plus d’énergie fossile en produisant deux, puis dix ... fois plus de gaz à effet de serre (CO2).

                              En fin de compte, la même quantité d’électricité produite par une centrale nucléaire produira plus de CO2 qu’une centrale électrique au gaz naturel.

                              — 

                              De toute façon, au rythme actuel de consommation, les réserves d’uranium exploitables (coût d’extraction et de traitement, rapport énergie consommée sur énergie produite) ne dépassent pas 40 ans. Ce serait 20 ans en doublant le nombre d’installations. Sans compter tous les dangers du nucléaire (Three Mile Island ...). Et la fusion dont on parle déjà depuis 50 ans et prévue pour 2100 n’est qu’un rêve dangereux et illusoire.


                              • (---.---.27.80) 16 février 2007 17:48

                                encore un organisme, qui va couter cher à mettre en place... pourquoi ne pas investir directement dans les divers projets déjà proposés par les institutions existantes mais restés à l’état « papier », faute de moyens suffisants pour les réaliser ?


                                • Piki (---.---.184.177) 17 février 2007 02:30

                                  j’attend que vous usiez de vos fonds et vos réductions d’impôts pour financer mes idées en cartons smiley

                                  Mais comme la grande majorité des français ... tout le monde râle contre les impôts mais personne ne sais les utiliser a bon escient ... hormis les petits malin qui les utilisent pour leur nombril ...

                                  Et en plus personne ne veux investir ... sauf dans des projets aboutit ... en france on investit quand c’est fini ... pas pour des projets de papier ... le papier ils en font des cocottes ... pour le reveil matin ...

                                  reveillez vous que diable ... tout es sous vos pieds ... n’attendez pas que les autres le fasse a votre place


                                • Yaarg (---.---.64.33) 19 février 2007 13:06

                                  A propos de l’article : je suis profondément scandalisé par le manque d’objectivité et les argument pseudo-scientifiques avancés. ITER est un immense canular.

                                  Résoudre les problèmes de l’environnement avec ITER, c’est vouloir soigner une jambe malade en amputant l’autre jambe.

                                  - « faiblement radioactif » ITER ?
                                  - « énergie propre » ITER ?

                                  Ha ha ha... Allons, revenez sur terre : Cela fait des années que la démonstration a été faite que la « fusion propre » n’existera JAMAIS (c’est un fait physique).

                                  Le soleil est une immense pile à fusion, ultre hyper radioactive. C’est le champ magnétique terrestre (la ceinture de Van Allen) qui nous protège de la radioactivité (fort heureusement pour nous, fortement diluée).

                                  La vraie et la seule solution du réchauffement climatique, c’est la décroissance. AU lieu de s’engouffrer dans la spirale infernale du « consommons toujours plus » il y a urgence à sortir de là en consommant moins.

                                  Quant à l’échec annoncé d’ITER, les sites anti-ITER sérieux ne manquent pas pour expliquer soigneusement pourquoi ITER produira de la pollution radioactive et ne marchera jamais.

                                  http://www.dissident-media.org/infonucleaire/iter_bluff.html
                                  http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=iter&page=index
                                  - etc.


                                  • elbahia mohamed (---.---.219.16) 20 mars 2007 18:48

                                    j’ai j’honneur de solliciter de bien vouloir de prendre ma demande en concideration . je suis un jeun marocain agé de 28 ans marié, travail au sein du groupe office cherifien des phophates (usine chimique de jorf lasfar a eljadida maroc)je suis asmatique par des gazs et des poussiers chimique et je demande au plusieur fois un mutation vers l’extraction des phosphates brute usine de benguerir mais sans reaction , en plus je suis seul de ma famille qui travail et je support les charges de ma famille , veuillez faire le necessaire par une petite contacte avec le directeur générale du groupe office cherifien des phosphates . voici mes coordonées ; nom et prenom : ELBAHIA MOHAMED matricule :50392 service de travail :PCJ/PN/EP je veux muter vers usine de bengeurir dans l’attente d’une reponse favorable de votre part veuillez agreer monsieur mon profend respets


                                    • elbahia mohamed (---.---.219.16) 20 mars 2007 18:49

                                      j’ai j’honneur de solliciter de bien vouloir de prendre ma demande en concideration . je suis un jeun marocain agé de 28 ans marié, travail au sein du groupe office cherifien des phophates (usine chimique de jorf lasfar a eljadida maroc)je suis asmatique par des gazs et des poussiers chimique et je demande au plusieur fois un mutation vers l’extraction des phosphates brute usine de benguerir mais sans reaction , en plus je suis seul de ma famille qui travail et je support les charges de ma famille , veuillez faire le necessaire par une petite contacte avec le directeur générale du groupe office cherifien des phosphates . voici mes coordonées ; nom et prenom : ELBAHIA MOHAMED matricule :50392 service de travail :PCJ/PN/EP je veux muter vers usine de bengeurir dans l’attente d’une reponse favorable de votre part veuillez agreer monsieur mon profend respets

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