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La bulle Obama

Selon toute vraisemblance, et sauf retournement exceptionnel de situation (crise grave avec la Russie qui bénéficierait à John McCain), ou un « bug » des machines à voter étrangement favorable au candidat républicain, Barack Hussein Obama sera le 4 novembre prochain le nouveau président de la « première puissance mondiale ».
Faut-il s’en réjouir ? A cette question, l’écrasante majorité de la population européenne répond par l’affirmative.
Mais pourquoi un tel engouement ? Très simple : le candidat d’origine kenyane jouit de deux a priori positifs très largement usurpés.

Premièrement, Obama est Noir (métis pour être exact). Or, la vulgate antiraciste rabâchée depuis une vingtaine d’années, et qui s’est infiltrée insidieusement dans les esprits, a fini par produire ses fruits vénéneux. A savoir que pour bon nombre de Blancs culpabilisés, le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. Vision débile et révoltante mais qui a le vent en poupe.

Pour réduire à néant ce présupposé idéologique grotesque, on se contentera de citer quelques noms en vrac : Bokassa, Mobutu, Amin Dada ou encore Paul Kagamé. Comme on peut donc très vite s’en rendre compte, une couleur de peau foncée protège de la corruption, de la folie et de la violence !...

Second poncif éculé, mais qui profite au sénateur de l’Illinois : il est Démocrate, donc conciliant et pacifique.

Les membres du parti de l’âne peuvent se satisfaire de l’indulgence des Européens à leur égard. Le Vieux Continent estime que les Démocrates ont une attitude moins hégémonique et moins belliqueuse que les Républicains... Dans ce cas, on rappellera aux amnésiques l’expédition vietnamienne définitivement lancée par Lyndon B. Johnson et les frappes contre la Serbie décidées sous Bill Clinton. Jusqu’à preuve du contraire, ces deux tristes sires n’ont jamais réglé une adhésion annuelle au Parti Républicain ! Historiquement, c’est plutôt le parti de l’éléphant qui a défendu une vision isolationniste ou non-interventionniste.

Il est évident que huit insupportables années d’administration Bush ont provoqué un irrésistible besoin de changement et d’alternance. Mais est-ce une raison pour abdiquer tout esprit critique et soutenir sans modération un homme dont les zones d’ombres sont nombreuses ? Assurément pas.

En ce sens, le discours prononcé sur la Place de la Victoire à Berlin l’été dernier relevait plus d’une séance d’hypnose collective que d’un meeting classique. Du même coup, le cri de ralliement d’Obama « Yes we can » finit plus par ressembler ce jour-là à une incantation vaudou qu’à un programme politique.

Cette séance berlinoise en dit d’ailleurs très long sur la manipulation des masses dans nos démocraties occidentales, ainsi que sur la soumission de l’Allemagne à l’Empire US, depuis la fin de la guerre. Sujétion de l’Allemagne qui donne parfois l’impression de voir cette ex-grande Nation réduite à un simple protectorat...

Mais quid des idées d’Obama ? Les observateurs les jugent « porteuses d’espoir ». Jugeons sur pièce.

Le Proche-Orient tout d’abord.

« Jérusalem devra rester la capitale d’Israël et devra demeurer indivisible. » Sentence définitive lâchée par Barack Obama devant le tout-puissant lobby pro-israélien AIPAC (American Israel public affairs committee), le 4 juin dernier, lors de sa première intervention publique, au lendemain de la fin des primaires démocrates, qu’il avait remportées, et qui faisaient de lui le futur candidat de son parti à l’élection présidentielle de novembre. Saëb Erekat, négociateur palestinien, dira d’ailleurs : « Il a fermé toutes les portes de la paix. »

Mais ce n’est pas tout. Obama, qui s’est engagé à fournir 30 milliards de dollars d’assistance militaire à Israël, a approuvé les bombardements du Liban en 2006 par l’Etat Hébreu, et a qualifié de « totalement justifié » le raid contre un site soupçonné d’abriter des « armes de destruction massives » en Syrie l’an dernier.

« Idées porteuses d’espoir », disent-ils...

Et concernant l’Iran ? « Le danger de l’Iran est grave, il est réel et mon but sera d’éliminer cette menace. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire, tout ! » On ne peut être plus clair.

Le Pakistan maintenant. Obama considère que c’est « le front central » de la guerre au terrorisme. Et il fanfaronne dans la foulée, tel un matamore : « Je n’hésiterai pas à faire usage de la force. » Pour rassurer son auditoire, il tempère tout de même son propos en ajoutant : « Mais nous devons utiliser notre armée de manière avisée ». Ouf, on respire. Qu’un candidat US puisse décocher une flèche de ce genre à l’encontre d’une puissance nucléaire n’en demeure pas moins inquiétant pour la stabilité internationale...

Et la Russie qu’en pense-t-il ?

Obama est plus mesuré sur cette question que son rival McCain et la psychopathe qui sert de colistière à ce dernier.

Dans le cas de la Russie, c’est plutôt l’entourage d’Obama qui fait craindre le pire. Obama n’a-t-il pas comme mentor l’ineffable Brzezinski, le grand apôtre de l’encerclement de la Russie (en compagnie de feu le père de la doctrine du containment, George Frost Kennan) ? N’a-t-il pas non plus comme grand ami George Soros, un homme qui entretient des liens très étroits avec Lord Malloch Brown du Foreign office britannique. Foreign office britannique, qui ne cache pas sa détestation de la Russie et s’évertue à entretenir une stratégie de la tension en promouvant des mouvements « révolutionnaires » en Europe de l’Est, mouvements connus pour leur grande hostilité au Kremlin.

Les admirateurs de Barack Obama clament aussi qu’il incarne une façon « différente » de faire de la politique. Pourtant à y regarder de plus près, c’est très loin d’être évident.

Lors de sa campagne, il a pris pour cible l’ALENA. Cet accord de libre-échange nord-américain qui a tant fait souffrir les travailleurs américains, a provoqué du chômage et entraîné des baisses de salaires dans certains secteurs de l’économie. Aussitôt, ses proches conseillers se sont empressés de rassurer le « Big Business » en garantissant qu’il ne s’agissait que d’une « rhétorique de campagne ». Il ne faudrait tout de même pas affoler les marchés et les grandes entreprises.

Et que propose-t-il, notre Obama, pour juguler la démence et l’irrationalité du capitalisme financier ? A l’instar de son adversaire républicain, il vote les 700 milliards de dollars du plan de « sauvetage » Paulson. Par conséquent, il donne son consentement au creusement du déficit (déjà abyssal), il fait endosser aux contribuables américains les erreurs des gourous de Wall Street, n’assure aucunement la refondation du système sur des bases saines, mais au contraire encourage la récidive - et surtout fait courir aux Etats-Unis le risque d’une explosion hyper-inflationniste comparable à celle qui frappa la République de Weimar.

Autre sottise avancée par les inconditionnels d’Obama : « Obama est un homme intègre et honnête ». Les groupies du bonhomme n’ont sûrement jamais entendu parler du scandale Rezko...

Très proche d’Obama, Tony Rezko, un homme d’affaires et promoteur immobilier de Chicago, surnommé « le roi des taudis » (1), a été reconnu coupable de fraude, blanchiment d’argent et de corruption. Rezko, 52 ans, fut un généreux mécène pour les politiciens républicains et démocrates de l’Illinois - dont Obama.

Obama n’est directement accusé d’aucune malversation, mais son nom est régulièrement mentionné car une partie des sommes détournées par Rezko a atterri dans les caisses de sa campagne. Gênant lorsqu’on se présente comme un modèle d’éthique et de probité.

Selon le Chicago Sun Times (juin 2007), en 1997 Obama avait écrit des lettres à des élus locaux et des Etats, les incitant à soutenir un projet de construction de logements sociaux pour retraités, géré par Rezko et son partenaire Allison Davis. Plus de 14 millions de dollars d’argent public ont été ainsi rassemblés, dont 885.000 ont été empochés par Rezko et Davis. Selon la même source, ce complexe de logements devait à l’origine être géré par un partenaire de longue date de Davis, William Moorehead. Mais celui-ci a été envoyé en prison en 2007, accusé d’avoir détourné un million de dollars sur les projets sociaux qu’il gérait, y compris ceux qu’il gérait avec Allison Davis. Le 21 décembre 2007, l’avocat général des Etats-Unis, Patrick Fitzgerald, chargé d’instruire le procès de Rezco, a accusé l’homme d’affaires d’avoir donné 10.000 dollars à un « candidat politique », provenant des dessous de table tirés du système de retraite des enseignants de l’Illinois. Le fait que Fitzgerald n’ait pas mentionné le nom de ce candidat n’a fait que redoubler les rumeurs sur la culpabilité d’Obama, car, à cette époque, Rezko faisait partie du comité de financement de la campagne d’Obama pour le Sénat des Etats-Unis.

Philippe Grangereau dans Libération écrit également ceci : « Obama, qui le connaît depuis une dizaine d’années (il avait travaillé pour Rezko comme avocat), décide en juin 2005 de lui demander conseil pour acheter une superbe demeure dans un quartier chic de Chicago.
Obama achète la propriété, d’une valeur de plus d’un million de dollars. Le même jour, Rezko acquiert le terrain adjacent, d’une valeur de 625 000 dollars. Les propriétaires de ces deux entités ont en effet mis pour condition que la vente ait lieu simultanément. A l’époque, Obama a été vu en train de visiter sa future maison en compagnie de Rezko.
Par ailleurs, quelques mois après cette vente, Rezko revend une partie de sa parcelle à Obama, qui souhaite agrandir son jardin. Le sénateur, qui s’est empressé en janvier de faire don à des organisations de charité des sommes apportées par Rezko à ses campagnes, a démenti avoir retiré le moindre avantage. Il a en même temps reconnu avoir ‘été idiot’ de s’associer à lui.
De fait, lorsqu’Obama fait appel à Rezko, en juin 2005, des articles accusant celui-ci de corruption circulent déjà dans la presse. Le promoteur est aussi l’objet d’une douzaine de plaintes de ses nombreux créanciers, et Obama ne pouvait l’ignorer. Beaucoup se demandent pourquoi Rezko a pris autant de risques pour donner un coup de main à son ami le sénateur. »

Pour faire bonne figure, Obama a donc reversé à des œuvres caritatives une partie des sommes engrangées grâce à son gentil donateur mais la rumeur de « magouilles » n’en est pas moins persistante et encombrante pour la suite de sa carrière. A tel point, que ses détracteurs avouent qu’en cas d’élection d’Obama, ils n’hésiteront pas une seconde à utiliser le « cas Rezko » pour enclencher une procédure d’impeachment à son encontre.

Mais plus grave que tout cela, c’est aussi, et surtout, sa désignation comme candidat du parti de l’âne qui restera entachée de forts soupçons d’irrégularités et de manigances. Un fait très peu évoqué dans la presse hexagonale et européenne : la campagne calomnieuse et diffamatoire qui a jalonné toute la Primaire, et dont a été victime Hillary Clinton.

Howard Dean et Nancy Pelosi, deux figures majeures du Parti Démocrate, sont les artisans de cette campagne assassine. D’aucuns y voient la résurgence du vieux clivage qui traverse le parti entre sa tendance rooseveltienne (incarnée par la sénatrice de New-York) et la faction oligarchique (dont Obama ne serait qu’une marionnette).

Hypothèse très probable et non dénuée de bon sens...

Mais le plus incroyable fut très probablement cette prise en compte partielle (et non totale) des résultats du Michigan et de la Floride, et ce pour des motifs extrêmement discutables. Clinton avait réalisé d’excellents scores dans ces deux Etats. La validation incomplète des ces deux primaires scellera sa défaite définitive à la Convention.

Pour les soutiens de Clinton, la pilule a été très dure à avaler. Parmi ses supporters, certains ont lancé le PUMA (party unity my ass) (2), faisant bien comprendre qu’ils ne voteront pas pour Obama le Jour-J, mais s’abstiendront ou iront même jusqu’à glisser un bulletin McCain dans l’urne.

Politique impérialiste à peine déguisée, mœurs politiques suspectes, conseillers dangereux, honnêteté à géométrie très variable, tricherie électorale et probablement simple homme de paille : inutile de préciser que les aficionados d’Obama risquent de très vite déchanter.

« Existe-t-il alors une lueur d’espoir quelque part ? », demanderont quelques personnes abattues par la tristesse et le chagrin.

Oui, l’Espérance est toujours là. La preuve par ce rassemblement des candidats anti-système qui a eu lieu voilà quelques semaines, et qui réunissait la très prometteuse Cynthia McKinney (Green party), l’inoxydable Ralph Nader (« indépendant et écologiste »), l’inusable Ron Paul (« libertarien ») et l’intransigeant Chuck Baldwin (Parti constitutionnaliste). Ils ont montré un autre visage des Etats-Unis. Une Amérique attachée à la Constitution, se reconnaissant dans les valeurs des Pères Fondateurs, et éloignée de toute velléité expansionniste.

Le temps travaille pour eux.


Notes

(1) Il a fait fortune sur le dos des déshérités en construisant des logements sociaux en amassant au passage pots-de-vin et dessous de table.

(2) Comprendre : « L’unité du parti mon cul ! »


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47 réactions à cet article    


  • Charles Bwele Charles Bwele 18 octobre 2008 12:02

     @ L’auteur

     
    "Or, la vulgate antiraciste rabâchée depuis une vingtaine d’années, et qui s’est infiltrée insidieusement dans les esprits, a fini par produire ses fruits vénéneux."
     
    Qu’en est-il de la vulgate... Pardon de la réalité raciste tous azimuts (toutes ethnies confondues) remâchée depuis plus de deux centaines d’années, qui s’infiltre encore insidieusement dans les esprits et produit encore des fruits très mûrs ?

    Exemple : le surnombre de Noirs et Latinos simplement condamnés à perpét’ parce qu’ils sont passés trop près d’une scène de crime, prenant 25 ans pour un simple vol d’autoradio ou envoyés sur la chaise électrique très souvent pour des crimes qu’ils n’ont pas commis ? Ce que même le Département de la Justice (toutes administrations confondues) ne nie guère ?
     
    " A savoir que pour bon nombre de Blancs culpabilisés, le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. Vision débile et révoltante mais qui a le vent en poupe."
     
    Ah Bon ? J’aurais aimé que vous ayez ma silhouette de méchant de film d’horreur smiley et que comme moi, vous soyez amené à vivre et travailler régulièrement aux US (dans le design multimédia et le consulting IT). Même dans ce cas de figure, vous constaterez vite que pour beaucoup de Blancs (et surtout policiers), la crapule, le méchant, la brute, c’est moi. Au point que je dois très souvent traverser le trottoir la nuit afin qu’une dame blanche ne soit pas effrayée en me croisant... Car, si elle appelle la police alors que je rentre tranquillement d’une journée surchargée d’heures supp’, deux cas de figure : 1/ soit je disparaitrai dans le système pénitencier américain 2/ soit je serai copieusement tazé ou neuf-millimétré... Bien entendu, j’aurai certainement volé le cartable contenant mon PC portable. smiley
     
    "Pour réduire à néant ce présupposé idéologique grotesque, on se contentera de citer quelques noms en vrac : Bokassa, Mobutu, Amin Dada ou encore Paul Kagamé."
     
    Qu’en est-il de Martin Luther King, de Patrice Lumumba, de Leopold Sedar Senghor, de Koffi Annan, de Nelson Mandela, de la prix Nobel kenyane Wangarii Mathaï, des présidents du Ghana, de Namibie, du Botswana, de Zambie, de Sierra-Leone et de la présidente du Libéria, tous élus démocratiquement ? Cela fait beaucoup d’exceptions que vous avez "involontairement omises" ou que vous ne connaissez probablement pas, n’est ce pas ? Des nombreuses exceptions qui en Afrique, aux Etats-Unis et dans les presses africaine et afro-américaine sont des modèles...
     
     
    "Mais quid des idées d’Obama ? Les observateurs les jugent « porteuses d’espoir ». Jugeons sur pièce."
     
    Obama n’étant pas encore élu (car rien n’est encore joué), il dispose au moins du bénéfice du doute... Contrairement à ces quelques lignes qu’on peut aisément juger sur pièce, et à mes yeux, porteuses de désespoir... A moins que votre contemporain ne vous ait - une fois de plus ! - mal compris ou malencontreusement interprété vos propos
     
    Cordialement smiley

    • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 15:04

      Vous lisez mal ou trop vite, Bwele. Maurice Gendre nous parle de la perception d’Obama par une majorité d’Européens, pas de la condition des afro-américains.


    • Charles Bwele Charles Bwele 18 octobre 2008 15:43

      @ Bois-Guibert

       Dans le genre prévisible, Mr Bois-Guibert, vous occupez certainement la pôle position (voir dernière ligne mon commentaire précédent)  smiley 

      Je suppose que vous avez aussi une explication (de préférence plus probante) concernant l’évocation des "Bokassa, Mobutu, Amin Dada et Paul Kagamé" dans cet article. Dès lors, je pourrais à mon tour évoquer quelques noms de de terroristes ou de politiciens irlandais douteux afin de les comparer à McCain... smiley

      Achtung : Que l’on soit pour ou contre Obama/McCain, peu m’importe. Mais pour peu qu’on le fasse, qu’on use d’arguments constructifs, solides, véridiques ou tout au moins vérifiables.  smiley

      Amicalement smiley


    • stephanemot stephanemot 19 octobre 2008 04:38

      Quand un auteur se plain de l’anti-racisme ambiant, c’est generalement un raciste qui n’assume pas publiquement ses idees.

      Ce brulot exsude le racisme par tous les pores.


    • toiroy 18 octobre 2008 12:20

      « A savoir que pour bon nombre de Blancs culpabilisés, le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. »

      Voilà, le genre de phrase totalement stupide, de type victimaire et à l’odeur du racisme, pour laquelle je m’arrête net la lecture d’un article.


      • Danielle 18 octobre 2008 12:36

        J’imagine que l’auteur obtint un distinction spéciale en matière de réthorique
        Ces insunuations dignes de bourreaux des victimes de racisme sans rancistes me font doucement rigoler.
        Je ne lis qu’hypothèses suggestives à défaut de preuves d’accusations formelles - une démarche intellectuelle contestable

        les racistes de tout poil peuvent se donner rendez-vous pour un sucide collectif et quelque soit l’issue de ce scrutin qui semblent tant passionner ceux qui, soi-disant le soutiennent, alors qu’ils ne voteraient certainement pas pour lui s’il était Français !

        Ce niveau de la candidature du sénateur Obama, ne serait-ce que par l’espoir qu’il redonne à ceux qui ne croyaient plus en eux, quelle que soit leur couleur, leurs origines, leur position sociale n’est pas rien. 

        Cet opprobe permanent n’altèrera certainement pas le message symbolique que représente cette situation. programme, intégrité, la liste des donnateurs (vous avez oublié sciemment je suppose d’indiquer aux lecteurs comment çà se passe aux états-unis Vs les donations pour les campagnes électorales)

        Aussi, j’invite chacun à affûter ses outils pour participer à la taille de cette pierre, ediffice de l’amour de son prochain ; car, nous avons changé d’ère !

        Cet article est un exercice intellectuel sans grand intérêt et en dessous des attentes légitimes d’un "media" qui se dit "citoyen"

        Signé
        une Française d’origine étrangère qui, malgré les nombreux défauts de mes con_citoyens*, aime et demeure fière de ce pays


        • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 15:15

          ne serait-ce que par l’espoir qu’il redonne à ceux qui ne croyaient plus en eux

          Mais avez-vous déjà pensé à ce qu’il se produira quand cet ultime espoir s’effondrera à son tour ? Moi, souvent...

          Qu’il s’effondre le 4 novembre ou après deux ou trois ans d’administration Obama... Parce que cet effondrement est évidemment inéluctable.

          A mon avis, les conséquences serait moins grave - sanglantes ? - dans trois semaines qu’en 2010 ou 2011...


        • Danielle 18 octobre 2008 23:55

          peut-être du désespoir renouvellé au lendemain du 4 novembre - mais vous savez, les gens qui vivent dans l’espoir de... peu importe de quoi d’ailleurs et qui connaissent une familiarité avec le désespoir ont le droit d’espérer, de rêver et je ne vois pas l’intérêt de les en priver - au nom de quoi si ce n’est le prétendu "savoir ce qui est bon pour eux" - j’avoue ne pas comprendre cet endroit que j’ai découvert ce matin au hasard d’un spam - il règne une telle violence ici... à moi de tâcher de ne pas y revenir me direz-vous !

          (j’ai oublié d’indiquer que personnellement, je n’attendais rien de ce scrutin qui ne changera pas ma vie, même si je vais plusieurs semaines par an aux US)

          Vivement le 5/11 qu’on puisse lire autre chose

          Cordialement


        • Charles Bwele Charles Bwele 18 octobre 2008 13:25

           @ Georges Cake,

          Le monde ne sera guère meilleur ou pire avec Obama, qui lui-même n’est ni plus diabolique ou plus angélique que son rival McCain ou les petits candidats.

          Ce que je déplore par dessus-tout dans cet article, ce sont :

          1 - Des amalgames douteux essentiellement fondés sur l’appartenance ethnique ou raciale : l’auteur passe du sénateur afro-américain Obama au dictateur africain Mugabé, un peu comme si j’associais le commentateur George Cake au serial killer Charles Manson simplement parce qu’ils sont (peut-être) Blancs ou d’ascendance européenne/caucasienne.

          2 - Une méconnaissance profonde de la société américaine dans laquelle j’aurais tant aimé disposer des mêmes présupposés positifs que mon collègue d’origine autrichienne quand je prend mon train, entre dans un restaurant, cherche mes clés d’appartement dans mes poches ou franchit un portique de sécurité.

          3 - Une grossière mise en relation des éléments précités avec un contexte électoral typiquement américain. Que l’auteur - selon moi, plus à plaindre qu’à blâmer - ait des propos tendacieux, pourquoi pas ? Mais, au moins, qu’il le fasse avec art et technique.

          Amicalement smiley


        • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 15:25

          Une méconnaissance profonde de la société américaine dans laquelle j’aurais tant aimé disposer des mêmes présupposés positifs que mon collègue d’origine autrichienne

          Et voici la raison pour laquelle je dis depuis un an au moins qu’Obama ne sera pas élu président des Etats-Unis, contre tous les sondages, qui ne sont d’ailleurs pas si "évidents" que cela (voir au bas).


        • Hieronymus Hieronymus 18 octobre 2008 14:04

          Merci pour cet article iconoclaste
          qui a le merite d’apporter un son de cloche
          different au sein de cette Obamania qq
          peu delirante et parfois simplette

          Personnellement je ne suis pas d’accord avec vous sur de nombreux points
          mais je me rejouis beaucoup de pouvoir lire un avis "dissident" comme le votre


          • edouard 18 octobre 2008 14:13

            A quoi ça sert que Morice y se décarcasse ! bon sang...
            Il vous a expliqué que les machines à voter ne donnerait plus qu’un seul résultat :
            le vote républicain...
            Ils mettent le paquet : nettoyage de listes électorales, logiciels, chaussettes et bas résilles...
            C’est McCain qui sera le prochain président, même si certains ont été séduits par la posiibilité,
            vu la guerre civile qui se profile, de voir un noir faire tirer sur d’autres noirs...
            Pour couronner le tout, comme en 1980, c’est l’Iran qui a décidé...


            • Tristan Valmour 18 octobre 2008 14:16

               Après les Noirs qui bénéficient de la vulgate antiraciste, qui seront les prochaines victimes ? Les homos, les juifs, les roux, les femmes, les arabes, les gros, les vieux, les musulmans, les fonctionnaires, les chômeurs, les petits, les handicapés (…) ?

              Ca c’est sûr qu’il est impossible d’élire Obama pour : charisme, éloquence, programme, fraîcheur, séduction, port altier, intelligence… Un mulâtre (et non un métis) ne saurait réunir autant de qualités.

              Sus au complexe du Blanc. Il faut ressortir les filets, réarmer les navires, et c’est parti comme en 40 (du XVIIè bien sûr. Le siècle, pas l’arrondissement de Paris !).

              Et bien entendu, le Blanc qui prête des qualités aux Noirs et les prend intimement pour égaux fait preuve d’un sentiment de culpabilité. Je t’ai déjà dit mon Maurice qu’il fallait arrêter de remplir les questionnaires psycho de Minute : le niveau est trop élevé. Montesquieu l’a parfaitement démontré aux mononeurones : tous recalés au commentaire de l’Esclavage des dix petits Nègres.

              Bon j’arrête là parce qu’un tel torchon insipide ne peut être que le fruit d’un habitant de la Béotie.

              A mes amis Noirs : sachez que l’on peut être Blanc et vous apprécier pour ce que vous êtes, c’est-à-dire des individus. Ceux qui ne le remarquent pas ne méritent sont tout simplement prisonniers de l’adrénaline et la cortisone. Ils sont incapables de réfléchir tant ils sont stressés.

              Tristan Valmour, qui ne voit pas la couleur des gens.



              • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 15:34

                 le Blanc qui prête des qualités aux Noirs

                Ecoutez, mon vieux, vous prêtez ce que vous voulez à qui vous voulez, mais vous ne viendrez pas pleurer si vous n’êtes jamais remboursé.


              • Charles Bwele Charles Bwele 18 octobre 2008 15:50

                @ Bois-Guisbert,
                C’est donc une histoire de dette... smiley Bois-Guisbert, je commence à vous trouver grandiose et à éprouver un certain attachement  smiley

                Amicalement  smiley  smiley  smiley


              • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 16:02

                C’est donc une histoire de dette...

                En l’occurrence, et de ma part, c’est de l’ironie, mon cher Charles... smiley


              • Charles Bwele Charles Bwele 18 octobre 2008 19:40

                Moi, c’était carrément du sarcasme, Bois-Guisbert... smiley


              • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 20:58

                Eh ben, dites donc, on ne se refuse rien, dans votre mouvance... smiley


              • bluelight 18 octobre 2008 14:21

                40% de votes positifs, malgré la propagande pro Obama, c’est un excellent score !

                Obama est un arriviste comme la plupart des politiciens dont il est soi disant différent .

                S’il était différent des autres politiciens, pourquoi alors n’est-il connu que pour ses ambitions essentiellement et non des idées qu’il aurait promues ou réalisées, quel est son bilan de Sénateur d’ailleurs, il critique Bush mais en a voté les lois liberticides, les plans d’aide aux fat cats de Wall Street, et les ressources aux armées pour faire la guerre en Irak .

                Les partisans d’Obama ’croient’ aux prêches d’un prédicateur d’une manière inconditionnelle .

                Plutôt que de croire, ils feraient mieux de regarder quel est le principal problème mondial, qui n’est ni la crise financière, ni le changement climatique, mais plus important encore, la prédation humaine qui détruit inexorablement la biodiversité par processus démographiques et consuméristes, qui devrait donner honte à l’humanité .

                Cette question intéresse t-elle le politcien soi disant si différent des autres Obama ?

                Non .

                Je comprends les PUMA .

                Hillary Clinton a gagné le vote démocrate, elle a eu plus de voix qu’Obama, elle a gagné tous les Etats importants parce que peuplés ou swing states, à quelques exceptions près (dont l’Etat d’Obama)

                Le Parti Démocrate a des procédures de désignation qui sont anti-démocratiques puisque c’est un candidat minoritaire, le candidat des media, qui a été désigné .

                N’oubliez pas, Jimmy Carter devait gagner l’élection de 1980, et il l’a perdue, et Jimmy Carter était plus sympathique que le bonimenteur Obama dont le phrasé creux n’a d’égal que la ferveur de ses groupies .

                Je ne miserai pas plus d’argent sur Obama qu’à la bourse en ces temps incertains .






                • morice morice 18 octobre 2008 14:32

                   Ce n’est pas fait : Kerry avait 7 points d’avance !!!

                  Et votre article ne condamne pas vraiment le propos raciste :  "Or, la vulgate antiraciste rabâchée depuis une vingtaine d’années, et qui s’est infiltrée insidieusement dans les esprits, a fini par produire ses fruits vénéneux. A savoir que pour bon nombre de Blancs culpabilisés, le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. Vision débile et révoltante mais qui a le vent en poupe." Laisser entendre que ça a le vent en poupe c’’est prendre les américains pour des racistes, et laisser entendre que c’est inexorable comme pensée. Ce n’est pas seulement "débile", c’est à CONDAMNER bien plus fort que vous ne l’avez fait.

                  Mais le plus incroyable fut très probablement cette prise en compte partielle (et non totale) des résultats du Michigan et de la Floride, et ce pour des motifs extrêmement discutables. Clinton avait réalisé d’excellents scores dans ces deux Etats. La validation incomplète des ces deux primaires scellera sa défaite définitive à la Convention.

                  deux endroits où on va voter principalement par e-voting....


                  • Zepekegno Zepekegno 18 octobre 2008 15:15

                     Merci à l’auteur pour cet article salutaire qui dénote par rapport à la propagande raciste pro-Obama dont nous sommes inondés depuis quelques temps... Vous allez vous faire plein d’amis !


                    • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 15:31

                      Selon toute vraisemblance, et sauf retournement exceptionnel de situation (crise grave avec la Russie qui bénéficierait à John McCain), ou un « bug » des machines à voter étrangement favorable au candidat républicain, Barack Hussein Obama sera le 4 novembre prochain le nouveau président de la « première puissance mondiale ».

                      Je ne vois pas ce qui vous permet d’affirmer cela. Les deux sondages mentionnés dans les médias aujourd’hui font état d’avance de 2 et de 5 %, pour le sénateur du Michigan.

                      Ce qui est très loin des 14 % brandis il y a quelques jours, mais surtout qui est en retrait des 6 % attribués à l’"effet Bradley", et qui, à mon avis, sur le plan national sont largement sous-évalués !


                      • rico 18 octobre 2008 15:32

                        "la vulgate antiraciste rabâchée depuis une vingtaine d’années, et qui s’est infiltrée insidieusement dans les esprits, a fini par produire ses fruits vénéneux". dixit vos propos au sujet de l’engouement que suscite Barack Obama (dont les compétences et aptitudes ne sont au regard de vos propos d’aucun intérêt).

                        Les fruits vénéneux dont vous parlez, se retrouvent en fait dans l’article un de la déclaration universelle des droits de l’Homme : "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité"....

                        A croire que ces vils conspirateurs antiracistes que semblez conspuer dans votre contribution avait commencé à oeuvrer bien avant la naissance de l’horrible Obama.

                        Vos propos laissent clairement envisager que votre "société idéale" a déjà existé, nous la connaissons tous cette société qui n’avait pas encore été corrompu par la "vulgate antiraciste"...celle de l’esclavage, des massacres coloniaux, de l’éradication des Amérindiens et des aborigènes, du colonialisme bien pensant, de l’apartheid et autres atrocités Nazies..oui, nous la connaissons que trop bien. Les fruits produits par le monde de cette époque du fouet et de la chicotte semblent mieux vous convenir Mr Gendre...ca n’est finalement qu’une affaire de goût, le goût des fruits et du sang Humain.... 


                        • rico 18 octobre 2008 16:26

                          .
                          Tout d’abord, nous ne sommes pas amis, nous avons fort peu de chances de l’être.
                          En deuxième lieu, l’article un que j’ai mentionné, est celle de la délclaration de 1948 et non celle de 1789 : http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm
                          Cultivez vous Monsieur...

                          Pour finir, me croyez vous assez naif pour penser que les tonitruantes déclaration des droits humains dont se gaussait l’Occident, et plus particulièrement la France se manifestaient dans la réalité concrète du monde ?

                          M Gendre semble penser que remettre en cause le racisme est une aberration, j’ai moi la bêtise de penser que le racisme est une aberration.
                          Chacun a la déclaration qui lui convient, à moi celle des droit de l’Homme, à vous celle pleine de duplicité de M. Arouet.


                        • rico 18 octobre 2008 20:21

                          Cette facheuse mode antiraciste (comme vous dites) a effectivement pris une résonance particulière juste après la deuxième guerre quand le monde occidental a enfin pris conscience de l’abyme où le précipitait la barbarie raciste appliquée jusqu’alors aux peuples "non-blancs"...

                          je vois en lisant vos propos, qu’il existe encore des nostalgiques de l’époque où il était légitime pour certains de parler d’un droit naturel à écraser et opprimer ceux que l’on qualifiait alors sans honte de sous hommes...


                          Je comprends dès lors l’horreur que susciste Obama chez certains rédacteurs nostalgiques d’agoravox.


                        • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 21:17

                          je vois en lisant vos propos, qu’il existe encore des nostalgiques

                          Oh vous savez, la nostalgie, ça ne mène nulle part. Et quand l’avenir est plein d’incertitudes, comme maintenant, c’est lui qui prime sur tout le reste. On n’a pas le plus le temps pour les attendrissements.


                        • rico 18 octobre 2008 23:17

                          Je constate que vous êtes un apôtre de l’action dure...loin de la molesse coupable des admirateurs bêlants de d’Obama, fossoyeur de l’Occident dominateur !!!
                          Les adeptes du racisme, nostalgiques de l’apartheid, des camps de concentration et des crachats méprisants doivent cependant veiller à être du bon côté du manche quand les coups inévitablement pleuvront, conséquence directe de la surenchère raciste....


                        • Grasyop 18 octobre 2008 16:29

                          « Premièrement, Obama est Noir (métis pour être exact). »

                          Et pour être encore plus précis, il aurait 4,6865% de sang alsacien (source). Ridicule !

                          Les gens qui ergotent pour corriger le qualificatif « noir » en « métis » (et pourquoi s’arrêter là ?) se placent d’emblée dans une perspective raciste, même s’ils ne s’en rendent pas compte. Sur le plan politique, ce qui est pertinent dans l’affirmation « Obama est noir », ce n’est pas sa couleur de peau ou son pedigree exact. Ce qui compte politiquement, sociologiquement, c’est qu’il soit perçu comme « noir » par des gens qui se considèrent comme « blancs ». Peu importent les arbres généalogiques !

                          ***

                          Ensuite, votre vulgate antiraciste n’est qu’un homme de paille. Je vous défie de me trouver un « Blanc culpabilisé » qui prétend que : « le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. » (Vous vous renseignerez sur l’expression « homme de paille », dont vous n’avez manifestement pas saisi le sens.)

                          ***

                          « Bokassa, Mobutu, Amin Dada ou encore Paul Kagamé »
                          Oh la jolie insinuation au passage ! Si vous pensez que Kagamé est du même tonneau que les trois précédents, ça mériterait d’être un peu étayé ! Ce n’est certainement pas une affirmation consensuelle !

                          Bon, je vais m’arrêter là.


                          • Grasyop 18 octobre 2008 16:35

                            Je retire ce que j’ai dit concernant l’expression « homme de paille » : apparemment elle est aussi utilisée dans votre sens.


                          • Hieronymus Hieronymus 18 octobre 2008 17:14

                            certes Kagame est moins
                            "haut en couleurs" que les 3 precedents
                            mais si comme de nombreux elements
                            le laissent supposer, il serait lui-meme
                            a l’origine du regime Rwandais, alors il les surpasse largement
                            quant au nombre de victimes, fait froid ds le dos rien que d’y penser


                          • Grasyop 18 octobre 2008 17:47

                            Kagame accuse la France de complicité de génocide. En retour, la France tente de diaboliser Kagame. Je ne vais pas donner un avis sur le fond, simplement soyons prudent face aux affirmations officielles françaises dans cette affaire.


                          • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 18:52

                            Je vous défie de me trouver un « Blanc culpabilisé » qui prétend que : « le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. »

                            Effectivement, personne ne le dit explicitement, mais tout le discours médiatique politiquement correct procède de ce postulat.

                            Rares sont ceux qui, comme Pascal Bruckner (Le sanglot de l’homme blanc), s’élève contre ce discours dominant, qui va du Figaro au Monde diplomatique, en passant par le Monde tout court, Libération et les télés publiques comme privées...


                          • Grasyop 18 octobre 2008 19:40

                            Bon ben là, c’est impression contre impression...

                            Dans le cas du Monde diplomatique, c’est possible qu’il y ait parfois une idéalisation de l’étranger, surtout s’il est pauvre. Pour les autres journaux, je ne crois pas.

                            Mais je vous soupçonne de considérer comme biaisée en faveur des noirs toute ligne éditoriale qui est simplement neutre, ou un peu moins pro-blancs que vous l’êtes.


                          • Hieronymus Hieronymus 18 octobre 2008 16:51

                            Je me felicite grandement
                            qu’Agora vox publie ce type d’article
                            tres rafraichissant et salutaire, cependant

                            je crois que rien ne sera jamais parfait en ce monde, tres
                            bien d’etre critique envers qqu’un, mais a remplacer par qui ?
                            entre 2 maux il faut choisir le moindre, c’est ca la politique
                            j’aurais prefere Hillary (deja pleine de defauts) a un Obama
                            sur-mediatise qui a qq chose d’hollywoodien, assez factice

                            mais si Obama n’est pas elu, avec Mac Cain ce sera pire ! donc sans
                            etre dupe de ses defauts (a Obama) il faut rouler pour lui, pas le choix !
                            aussi ds vos critiques de l’administration democrate je ne vous suis
                            pas, mais pas du tout, sur plusieurs points :
                            =sur Israel il aurait certes pu etre plus nuance
                            =sur l’Iran et le Pakistan, difficile pour un candidat
                            a la presidence d’enoncer autre chose ..
                            =il aurait sur la Russie comme mentor Brzezinski, le grand apotre
                            de l’encerclement de la Russie, mais c’est la sagesse meme !
                            cette politique de guerre froide (pres de 40 ans) a d’abord evite
                            toute guerre chaude (l’essentiel) et a constitue pour l’occident
                            dont nous sommes une periode de prosperite sans egale ..
                            =il a vote le plan Paulson ?
                            ce plan a 700 milliards $ est certes une abomination a avaler
                            mais la encore, quid de l’alternative ? laisser les marches
                            se decomposer completement .. pour finir ou ? tres risque ..
                            =Tony Rezko, oui sans doute, mais vous pourrez toujours trouver
                            chez n’importe qui a ce niveau des soutiens douteux, helas inevitable

                            des magouilles lors des primaires democrates ?
                            je me demande tres franchement si ce ne sont pas les Republicains
                            qui sont a l’oeuvre derriere car Obama est un candidat a l’evidence
                            plus facile a vaincre que Hillary, d’ailleurs on peut noter que les
                            Clinton font vraiment le service minimum, et encore ..

                            les candidats anti-systemes ?
                            ils n’ont aucune chance, et leur candidature
                            fait le jeu du camp republicain, contre productif !


                            • finael finael 18 octobre 2008 20:33

                              Même si je suis loin d’être d’accord avec l’auteur, le mérite de cet article est de remettre en cause "l’Obamania" que l’on constate partout.

                              J’ai l’impression que les français assimilent les Démocrates à "la gauche" (surtout si son candidat est noir) et les Républicains à ’la droite".

                              Mais les USA ne sont pas la France !

                              Les différences entre Démocrates et Républicains n’ont rien à voir avec celles de l’Europe en général, et sont difficilement compréhensibles à travers ce filtre de lecture.

                              Quel président américain a le plus fait pour l’intégration des noirs, les programmes sociaux, la paix à l’étranger ?

                              ..... Richard Nixon !


                              • Grasyop 18 octobre 2008 21:03

                                Bon, je dois dire que je ne connais pas vraiment les réalisations de Nixon, mais enfin :

                                Les cinglés religieux créationistes anti-avortement et souvent homophobes, ils sont de quel coté ?

                                Les caïds accrochés au droit de porter des armes quelque soit le nombre de tueries provoquées, ils sont de quel coté ?

                                Ceux qui s’en foutent des conséquences écologiques de la consommation d’énergie fossile, voire qui les nient, ils sont de quels coté ?

                                Et enfin, ce qui me semble caractériser le clivage gauche/droite, ceux qui sont opposés à toute forme de redistribution des richesses, qui baisseront les impôts des riches mais refuseront une couverture sociale aux pauvres, ils sont de quel coté ?

                                Bien sûr, ces positions ne sont pas tout à fait celles de Mac Cain, qui est plus au centre que son parti, et heureusement. Ce qui fait que même si Mac Cain était élu, ce serait déjà un gros changement par rapport à Bush fils. Ces positions sont plus représentées par Palin. Mais ce sont quand même les positions défendues par le parti républicain, n’est-ce pas ?


                              • Pépé le Moco 18 octobre 2008 20:39

                                « Les Etats-Unis sont passés de la barbarie à la décadence sans connaître la civilisation  » Albert Einstein

                                Alors, que les américains élisent Mickey ou Pluto,… on s’en bat les couilles, comme dirait « La Fouine »

                                Malheureusement, l’issue du scrutin n’aura pas une grande importance sur l’espoir de voir ce pays accéder à la civilisation.

                                Les seuls qui croient encore au rêve américain (religion et argent) sont :

                                • Nos journalistes. Télévisions, radios, quotidiens, nous matraquent depuis plus de 6 mois avec les élections ce pays décadent. Tout ça au détriment d’informations ou de réflexions essentielles. Ils sont navrants, touchés par le virus de la décadence.
                                • Notre « Mickey » national. Lui, il sait pourquoi, parce que ses proches amis aiment ce rêve américain, notamment l’argent. Ces mêmes amis rémunérant les suppôts susnommés.

                                Une blague pour finir : « Comment appelle t’on un homme cultivé aux USA ?
                                Un touriste. ». Etonnant,…, non.


                                • Bois-Guisbert 18 octobre 2008 22:59
                                  « Les Etats-Unis sont passés de la barbarie à la décadence sans connaître la civilisation » Albert Einstein

                                  Et bien, comme ça au moins, on sait qu’être barbare, ce n’est pas être décadent.

                                  Sacré Albert... smiley

                                • Pépé le Moco 18 octobre 2008 23:23

                                  C’était ça le but de mon commentaire. Merci pour votre perspicacité, M Bois-Guisbert !


                                • Frodon Frodon 19 octobre 2008 08:44

                                  http://www.legraindesable.com/html/maurice-gendre.htm

                                  www.legraindesable.com/html/Les-minorit%E9s-la%20libert%E9.htm

                                  Si c’est le même, on comprend mieux... smiley Alain Soral comme idéaux ?

                                  Bien sûr, l’image d’Obama a été travaillé comme jamais et en a fait un "sauveur du monde ’save the world"...
                                  Mais sur cette élection, il est de loin, le moins pire des deux.

                                  Ce n’est pas un ange, d’ailleurs pour arriver à ce niveau-là, on ne peut imaginer qu’il soit un Oui-Oui mais rien que son âge, son histoire, sa couleur de peau et ses capacités font de lui un candidat atypique et intérressant.



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