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La crainte des dominos

Quelqu’un a sans doute dit « La vraie révolution viendra de la pauvreté. »

À travers le monde, il y a la pauvreté [1].
Le monde entier est exploité par des gens qui sont d’une cupidité sans limites.
Ces assoiffés insatiables possèdent pratiquement la totalité de la richesse mondiale.
Depuis quelques années, alors que le fossé entre la richesse et la pauvreté s’accentue partout, les populations à travers le monde manifestent pour plus de justice sociale. C’est le cas en Égypte, tout comme c’est le cas partout en Europe et en Amérique. 

Le monde est en lutte. Deux clans s’affrontent. Ceux qui veulent mettre les richesses au service des citoyens et de leur Pays et ceux qui veulent continuer à tout contrôler, de l’or noir à l’or bleu en passant par l’or jaune.

C’est la guerre du mondialisme contre le nationalisme.
C’est la lutte de la nationalisation contre la privatisation.

Il est bien évident que pour penser à nationaliser les richesses, les entreprises « rentables », les banques, le pétrole, les mines et les forêts il faut avoir un esprit nationaliste, autonome, souverain. 

Ceux qui possèdent la quasi-totalité du monde ont des outils qu’ils ont rendus puissants. Ils les présentent comme étant des organismes mondiaux « incontournables » (sic). Pensons aux désastreux FMI qui dictent aux Pays leurs politiques d’exploitation du citoyen. Politiques que l’on qualifie honteusement de « courageuses » et qui visent à diriger les populations vers l’esclavagisme pendant que ceux qui possèdent la quasi-totalité des richesses se paient des Bilderberg, du caviar arrosé des plus grands crus dans le luxe et la luxure. Pendant ce temps, le FMI impose ce qu’on appelle « l’austérité ». Résultat, partout on sort dans les rues pour dénoncer et refuser cette exploitation injuste et injustifiée. 

Les Pays, jadis souverains, doivent lutter pour avoir leur vision propre. Lutter pour avoir des politiques qui reflètent les aspirations de leurs citoyens et les besoins de leur société. Les Pays sont en lutte pour la reconnaissance de leur souveraineté. 

Le monde est sous la dictature d’un empire. Un empire qui s’effrite, mais un empire qui possède encore une puissance militaire démesurée, ainsi qu’un contrôle économique hégémonique. Un empire qui contrôle de plus en plus les citoyens en leur disant que c’est pour les protéger du « terrorisme ». Ce terrorisme qu’il installe lui-même lorsque le besoin ponctuel de se justifier se fait sentir. 

Malgré sa puissance énorme, l’empire est conscient de ses faiblesses. Il sait que son hypocrisie peut devenir difficile à masquer si on éclaire trop bien la réalité. La censure est active dans les médias de masse. On a aussi tout un bataillon de propagandistes allant de l’éditorialiste au simple commentateur pour contrer la prise de conscience citoyenne et ainsi rester en contrôle des sentiments, des émotions et par conséquent du jugement des masses de citoyens.

L’une des faiblesses de l’empire est sa capacité de garder le contrôle des esprits, le contrôle des masses. Lorsque les populations s’éveillent et se prennent en main, à travers ces élans patriotiques rapidement les Pays deviennent nationalistes et du même coup, l’empire perd son emprise sur celui-ci.

L’empire met donc tout en œuvre pour que les éveils citoyens se limitent à la rue et y demeurent. L’empire craint que des leaders citoyens charismatiques et déterminés (que les manipulateurs qualifient de « populistes ») prennent le pouvoir politique rendant ainsi leur Pays en un nouvel atome libre. Un atome libre pouvant entrainer, par son exemple, d’autres atomes libres et s’agglutiner autour d’un noyau, un « pôle » rendant ainsi le monde multipolaire.
Une des nombreuses luttes du grand Hugo Chávez fut d’oeuvrer pour la reconnaissance d’un monde multipolaire. Si la vraie révolution arabe s’enclenche, nous pourrions assister à l’émergence du pôle arabe.
Il y aurait donc deux pôles libérés de l’emprise de l’empire, le pôle arabe et le pôle latino-américain.
Il a bien failli y avoir le pôle africain [2], on a assassiné Kadhafi pour l’en empêcher. Kadhafi avec ses alliances latino-américaines [3], avec son or jaune et bien sûr son or noir, menaçait d’unir l’Afrique et de la soulager du joug impérial. La menace du dinar or [4] était un des outils économiques pouvant libérer l’Afrique de cette dette qui la tient dans la pauvreté et l’oblige à la soumission. Thomas Sankara [5], ce grand Africain, assassiné [6] lui aussi par qu’il était trop africain décrit bien cette dette dans un de ses discours magistral. Le 29 juillet 1987 à Addis-Abéba [7] en Éthiopie, il tente de convaincre ses homologues de refuser de payer cette honteuse dette contractée initialement par les colonisateurs. 

Hugo Chávez au Venezuela a permis que le premier domino latino-américain tombe.
Mouammar Kadhafi, le guide, était sur le point de permettre que le premier domino africain tombe.
Présentement l’empire craint qu’un leader arabe émerge et fasse tomber le premier domino arabe. Ce leader risque d’être Égyptien. Si l’Égypte se trouve un nouveau « Nasser » [8], c’est-à-dire, un nouveau leader charismatique et déterminée, de la trempe de Nasser, et que l’armée égyptienne reste patriotique et continue à se mettre au service des intérêts nationalistes de l’Égypte, il est très probable que ce premier domino entraînera d’autres Pays à se libérer du joug des prédateurs mondiaux. 

La Turquie pourrait bien être le domino suivant. Elle est à la croisée des chemins. Erdogan se tient au pouvoir en utilisant ses forces policières et militaires pour contrôler la population turque. 
La Tunisie, autre domino potentiel, quasi sœur jumelle de l’Égypte lors de ce fameux printemps arabe. La Tunisie risque grandement de suivre rapidement. 

Égypte, Turquie, Tunisie, ces trois dominos tombés, donneraient sûrement un nouveau souffle à la révolution verte de Libye qui n’est sûrement pas totalement assassinée. Le drapeau vert libyen est sûrement précieusement conservé dans plusieurs cœurs libyens. 
Le Bahreïn [9], cet autre Pays arabe où l’on tient la population par une répression musclée et gazée.
L’Algérie de Bouteflika risquerait aussi de tomber. Bouteflika est assis entre deux chaises. Il contrôle son opposition à la manière des Moubarak et Ben Ali. Cependant, celle-ci ne le conteste pas trop parce qu’elle sait que sans Bouteflika le Pays tombera dans la même violence que celle installée chez ses voisins par des magouilles d’agents impériaux. Bouteflika conserve la Paix de son Pays et sa tranquillité en étant suffisamment conciliant avec la gourmandise des pétrolières et des investisseurs étrangers, ces apôtres de la privatisation de tous les services nationaux, de la voirie jusqu’à l’eau douce.

Si l’Égypte continue sa marche vers la réelle indépendance, l’empire craint comme la peste de voir la Turquie, la Tunisie, la Libye, l’Algérie, le Bahreïn, le Yémen s’affranchir de son emprise. Ces dominos ainsi tombés garantiraient la souveraineté de la Syrie et de l’Iran.

Un autre pôle solide, cette fois-ci arabe, naîtrait au grand détriment de l’empire et des sionistes qui visent à s’accaparer de plus en plus de territoire. 

Le jeu des dominos est une Histoire à suivre…

Serge Charbonneau
Québec

[1] 1,2 milliard de personnes sous le seuil d’extrême pauvreté
Le capitalisme et la pauvreté mondiale
Le rapport démontre qu’il existe suffisamment de richesses sociales pour éliminer complètement la pauvreté et la faim qui affligent plus d’un quart de la population mondiale.
Le problème réside dans l’inexorable logique du marché capitaliste, qui est basé sur la propriété privée de cette richesse créée socialement. Le marché entraîne l’appauvrissement d’une couche de plus en plus grande de la population et l’enrichissement d’une minorité de plus en plus petite.
Selon le rapport, la fortune combinée des sept personnes les plus riches de la planète pourrait à elle seule couvrir les besoins élémentaires des millions vivant dans le dénuement total.

[2] Hugo Chavez et ses liens avec l’Afrique

[3] Vidéo de l’accueil de Chávez à Kadhafi lors de la rencontre au 2e sommet Amérique du Sud – Afrique de Margarita (2009)
L’île de Margarita accueille le second sommet Afrique-Amérique Latine
« Soixante-dix délégations dont une vingtaine de chefs d’Etat se retrouvent les 26 et 27 septembre sur l’île de Margarita, au large des côtes vénézuéliennes, à l’occasion du sommet Afrique – Amérique latine (ASA). Enjeu de cette seconde édition : former une grande alliance du Sud capable d’influer sur la scène internationale. »

[4] Extrait de reportage « Kadhafi et le dinar or – La véritable raison de la guerre en Libye. »
Kadhafi voulait créer une nouvelle monnaie pour libérer l’Afrique
Libye – le principal motif de l’agression : le Dinar Or

[5] Biographie de Thomas Sankara
Thomas Sankara, l’homme intègre

[6] Le film de l’assassinat de Thomas Sankara par Blaise Compaoré
Thomas Sankara assassiné 15 octobre 1987 à Ouagadougou au Burkina Faso.
 L’un de ses assassins, Blaise Compaoré, est depuis ce honteux assassinat à la présidence de Burkina Faso. Président laquais des prédateurs occidentaux, bien sûr respecté et même cité régulièrement en « exemple ».
Assassinat de Thomas Sankara, les 20 péchés de Blaise Compaoré
Assassinat de Thomas Sankara, des militaires qui en savent trop sur le crime
Assassinat de Thomas Sankara : un documentaire évoque la CIA

[7] Discours magistral de Thomas Sankara, Président Burkina Faso (1983-1987)
à Addis-Abéba en Éthiopie lors de la 25e rencontre de l’Organisation de Unité Africaine (OUA), le 29 juillet 1987
Sankara terminait son discours en disant :
« Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence.  »
Il a malheureusement eu terriblement raison !
Documentaire (52 minutes) : Thomas Sankara [L'homme Intègre]

[8] À la recherche d’un « Nasser »

[9] Documentaire – Bahrein, plongé dans un pays interdit


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10 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 26 juillet 2013 09:34

    La politique doit être un pouvoir éthique, le pouvoir de la communauté devrait être supérieur au pouvoir de l’individu, le bien être de la communauté devrait être supérieur au bien être de l’individu. Soit la mise en oeuvre d’une politique eudémoniste, le bonheur du plus grand nombre. Méfions nous de l’ethnocratie, ces gouvernements basés sur la morale car celle-ci est trop souvent l’outil de fins personnelles. Aujourd’hui, il y a despotisme car les dirigeants privilégient l’intérêt personnel à l’intérêt général. Il faut lutter contre cette concentration des richesses ou 1% de la population profite du travail des 99 autres cela est un crime, une misère dans cette république et ce monde fatigué. En finir avec la charité pour entrer dans le domaine de la justice car lorsqu’il y a charité, c’est que quelque par il y a une injustice. Les financiers, les accros du capitalisme sauvage, les ultra libéraux, tous cela vous disent des bêtises tel que, l’argent travail mais c’est stupide, l’argent ne travail pas mais derrière chaque billet, il y a un travailleur et sa sueur. Ecoutez les tous ces ultra riches, ils n’aiment pas la justice, ils aiment l’ordre. Celui qui les protège et les conforte dans leur mépris de ceux qui les enrichissent .


    • Denzo75018 26 juillet 2013 17:02

      Quelle vision démagogique des causes profondes et réelles de la pauvreté dans lee monde. En effet le Capitalisme n’est pas la cause dans bien souvent des cas de la pauvreté endémique de certains pays ou continents (Afrique, Asie, Amérique latine). Certes la capitalisme a pu pour certains accentuer des situations ou bien ne pas les aider à s’en sortir. Mais bien souvent ces situations d’extrême pauvreté sont la conjonction d’une économie capitaliste extérieur mais surtout d’une situation politique « maffieuse » à qui seule la manne financière capitaliste profite !
      Peut-être devrions-nous partir en guerre contre tous ces pays pour assoir de nouveaux pouvoirs pas encore corrompus ? Mais pour combien de temps !
      Le monde ne s’est pas fait en un jour, et la situation de l’extrême pauvreté ne pourra être résolue que par les personnes qui en souffrent. Car comme la démocratie ou l’éducation, la fin de la famine ne se décrète pas, cela se combat lentement au fil de dizaines d’années d’effort et d’éducation à entreprendre sur des générations !


      • Dupont Georges Dupont Georges 27 juillet 2013 09:31

        vous savez, économie capitaliste et situation politique mafieuse, c’est quasiment un pléonasme... Et cela même dans nos belles « démocraties » occidentales... Regardez donc les casseroles de nos politiques et tous les conflits d’intérêts...


      • Serge Charbonneau Serge Charbonneau 27 juillet 2013 10:36

        Monsieur Dupont, je crois que nous pouvons sans gêne enlever dans votre observation ce mot atténuant : « quasiment ».

        Je crois que l’on peut affirmer : « économie capitaliste et situation politique mafieuse, c’est un pléonasme... »


        Serge Charbonneau
        Québec


      • spartacus spartacus 26 juillet 2013 19:00

        Jamais depuis la fin du communisme le monde ne c’est mieux porté. Les gens meurent beaucoup moins de la famine, sauf dans les derniers vestiges du communisme.

        Hugo Chávez ne fut qui imbécile totalitaire, qui a détruit la pluralité. Persécuté l’opposition. On ne trouve plus rien dans les magasins. Les nationalisation ont créé la misère. L’agriculture nationalisée ne produit plus de café. Le marché noir est à son plus fort. Une inflation débile. Sous Perez le pays était le plus développé de toute l’Amérique du sud. 

        Le « pole sud américain » c’est le Brésil qui fait la totalité du PIB de Cardoso qui a libéralisé le pays et Lula qui n’a pas étatisé les réformes de Cardoso. Normalemetn avec la zozo farfelue Roussef le pays devrait revenir a la décrépitude Vénézuélienne.

        Faut quand même expliquer que le taux de pauvreté est une chimère stupide. 


        • diogene 27 juillet 2013 12:44

          Cher spartakiste, votre humour est vraiment un puissant antidote à la mélancolie.
          J’en rie encore.
          Des phrases aussi subtiles que «  » Jamais, depuis la fin du communisme le monde ne s’est mieux porté....«  » contiennent un tel potentiel d’hilarité que je suis persuadé que vous feriez fureur sur les plateaux de « au théatre ce soir ». Succès garanti.

          Ce qu’il y a de bon chez vous c’est cette constance et ce stoicisme à toute épreuve. Même le nez dans la merde vous prétendriez sentir la rose.
          Il semblerait que l’éclatement actuel de votre système « neo-libéral » de référence ne puisse même pas égratigner le mur de béton de vos certitudes forgées au club de chicago sous l’égide du gourou Friedman.
          Mais bon, les dévots de toutes les obédiences ont et seront toujours persuadés que jésus a marché sur l’eau, que marie était enceinte vierge ou que le prophête a voyagé sur un cheval à tête de femme.... asinum asinus fricat !


        • spartacus spartacus 27 juillet 2013 19:07

          Les faits sont là : 

          Les études de la banque mondiale révèlent une baisse marquée de la pauvreté dans le monde entier.

          Sur la période 2005-2012, ce sont toutes les régions du monde qui ont vu la grande pauvreté reculer.

          -52% des habitants de la planète vivaient avaient que 1,25$ par jour en 1981

          -43% en 1990

          -22% des habitants des pays en développement en 2012.

          En Afrique sub-saharienne, le taux de misère tombe, il correspond à la fin du communisme.

          Les chiffres des populations avec moins de 2$ par jour sont encourageants : entre 1999 et 2012, le nombre de personnes sous ce seuil est passé de 2,94 milliards à 2,19 milliards, alors que la population mondiale augmente toujours.

          Il n’y a jamais eu si peu de famines, des maladies ont étés éradiquées, la prospérité n’a jamais été aussi grande. Jamais les inégalités ne sont devenues aussi faibles.

          La pensée unique base la totalité se son argumentation sur la base erronée du seuil de pauvreté, indicateur imparfait. Calculé sur le revenu médian dans las pays occidentaux, alors qu’il est calculé différemment dans les pauys pauvres, ou il correspond au minimul possible pour simplement vivre.

          Il est occulté par exemple, que le seuil de pauvreté aux USA c’est 1.5 fois le SMIC Français.

          • 46 % de ceux qui sont considérés comme pauvres sont propriétaires d’une maison aux USA.
          • 76 % disposent de l’air conditionné ;
          • 75 % d’entre eux bénéficient d’au moins deux chambres pour vivre ;
          • le pauvre « moyen » américain est mieux logé que la moyenne des individus habitant Paris, Londres, Vienne ou Athènes ;
          • 97 % des pauvres ont une télévision couleur ; 50 % en ont deux ;
          • 75 % d’entre eux possèdent une voiture, 30 % en possèdent deux ;
          • 73 % des pauvres possèdent un four à micro-ondes.
          Le nombre de morts causés par les guerres est le plus faible jamais enregistré, même avec les soulèvements du Magreb. Nous vivons l’âge d’or de la fin des totalitarismes communistes. Minoritaire, le communisme, ou l’islamisme les deux autres voies voie opposées au capitalisme donnent des résultats économiques et humains dramatiques.

          Les baisses de la pauvreté mondiale, montre la corrélation entre la liberté économique dont jouissent les citoyens d’un pays et le développement par les habitants de ce pays.

          Le commerce, l’esprit d’entreprise, l’investissement, associé au respect de la propriété privée et la liberté économique montrent que c’est le meilleur moyen de sortir de la misère.Les deux sont associés.

          Partout sur terre les gens se libèrent de l’ingérance de l’état coercitif, et découvrent l’épanouissement personnel et de leur pays. Il découvrent la prospérité.

          Gageons que l’information vienne à vos oreilles bouchées par le nihilisme de votre doctrine.


        • diogene 27 juillet 2013 23:54

          Ben voyons ! mais ce n’était pas la peine de remettre ces mots ici, je connais votre crédo par coeur. Mais peut-être pensez-vous que la répétition ad nauseum d’une argutie génère in fine une sorte de vérité.


        • titi 29 juillet 2013 09:50

          @diogene

          Et inversement diogene. Nier une vérité ne la rend pas fausse.


        • diogene 31 juillet 2013 13:48

          @titi

          Je pensais que l’échec était, en soi, une démonstration suffisante.
          Mais peut-être pensez-vous que tout va pour le mieux dans ce meilleur des mondes néo-libéral possible ? Pour le coup vous auriez, raison.
          Cependant, comment ne pas voir dans quel état se trouve notre monde après trois décennies de « main invisible » .
          Il y a eu l’échec patent des communismes politiques, nous assistons à celui, non moins patent, du système néo-libéral financiarisé.
          Alors, non, l’ensemble des égoismes individuels ne fait pas le bonheur de tous.
          Essayons autre chose que le « tout état » ou le « chacun pour soi ». Soyons inventif !
          Du privé, certes, mais aussi du bien commun sont nécessaires.
          Ni l’Etat tout puissant ni le marché libéré des limites ni même un mix des deux ne peuvent aboutir à ce bonheur des peuples (dont rêvaient les « lumières ») sans cette notion essentielle de « bien commun ».
          Ne peut-on choisir la qualité de vie plutôt que la quantité que nous propose le système marchand et financier ?.Ne peut-on penser le « vivre ensemble » autrement ?

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Serge Charbonneau

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