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La crise financière américaine annonce un monde nouveau pour 2018

Reiser est mort depuis longtemps, mais nous vivons encore une époque formidable. Quel dommage que Roger Gicquel, celui qu’on avait imaginé annoncer une guerre nucléaire, ne soit pas au JT pour nous parler de la bourse qui ne cesse de chuter et des mauvaises nouvelles provenant des banques et assurances ; alors que le Trésor américain ne cesse d’injecter des liquidités. Cette crise, tout le monde en parle dans les médias. Quelques économistes prononcent ce nombre qui fait peur, 1929 ; et même François Bayrou, le croquemitaine du Béarn ! Quant à notre président, il ne sait pas quand il faut intervenir pour évoquer les tourmentes financières. Sera-ce lundi ou bien jeudi à l’ONU devant les chefs d’Etat du monde entier ? Sans doute les deux mon général. Une fois pour rassurer les Français et dire que ce n’est pas grave ; une fois pour sermonner les financiers et leur dire que ce n’est pas bien.

Quoi que dise le président, on s’en fout car il n’ira pas livrer quelques oracles sur le devenir du monde ni apporter des solutions miracles en jouant les Houdini de la politique. Plus intéressant serait d’écouter un type de là-bas, un certain Nouriel Roubini, économiste atypique et ancien conseiller de Bill Clinton (lire la traduction dans le dernier Courier international ou bien le NYT). En septembre 2006, il prédisait de graves ennuis aux institutions financières américaines et à l’économie de son pays. On l’a pris pour un rigolo puis, un an plus tard, quand la crise fut visible, on l’a invité à causer comme un prophète. En fait, il est ni l’un ni l’autre. Juste un type intelligent qui observe et compulse les chiffres, les pays, les périodes, tel un historien de l’économie. Ce qui lui a permis de tracer quelques comparaisons et similitudes.

Les années 1990 ont vu la mise en place d’une ère nouvelle, avec des pays émergents, d’autres déjà émergés, et beaucoup en proie à des convulsions financières. A chaque fois, selon Roubini, on constate plusieurs facteurs. Le principal étant de sérieux déficits dans la balance courante ; traduction, ces pays consommaient au-delà de leurs moyens, dépensant plus qu’ils ne gagnaient. Ce qui imposait aux Etats d’emprunter et de se mettre en situation de faiblesse. Jusqu’à ce que la crise éclate tel un abcès gorgé de dettes purulentes. A cela s’ajoutaient des tares endémiques dans la gouvernance d’entreprise et des banques. Mexique en 1994 ; Thaïlande, Corée, Indonésie, Brésil vers 1998 ; Russie presque implosée en 2000, accompagnée par l’Argentine. Ça fait du monde, mais loin de notre petite France. Pendant ce temps, en Europe, aux States, les affaires continuaient paisiblement, à peine troublées par un 11-Septembre et, auparavant, quelques dévissages dans la nouvelle économie, événement sans incidence, les perdants à la bourse ayant financé les gains des gagnants.

Finalement, la situation est simple. Les Américains n’ont pas un déficit dans la balance courante, mais un gouffre. Les banquiers ont été peu regardants dans leurs prêts à taux variables, tout en multipliant des crédits et des créances frelatées qu’ils se refilaient les uns aux autres. Bref, la situation n’est pas plus grave que celle du Brésil en 1998 ou de l’Argentine en 2000 ou de la Russie en 2000 ou du Mexique en 1994. Le plus embêtant, c’est que ça touche la première puissance économique du monde. Mais tout rentrera dans l’ordre d’ici quelques années et, comme le dit Roubini, « c’est peut-être le début de la fin de l’empire américain ». Voilà qui entre en résonance avec d’autres événements.

Une parenthèse sur le parachute des « liquidités » injectées par les banques centrales. Elles n’ont pas pour objectif de faire disparaître les créances, mais de lisser, atténuer en quelque sorte la chute et éviter quelques faillites avec un effet domino. L’addition devra être payée au bout du compte et les travailleurs devront travailler. A noter le rôle de cellule psychologique de ces mesures destinées à calmer des traders trop fébriles. Quant au spectre de 1929 en 2008, les historiens diront que c’était une rumeur rationnellement construite. Autre parenthèse, l’autre élément régulateur c’est le citoyen, variable d’ajustement depuis des décennies. Les Etats laisseront-ils les gens en difficulté financière sombrer ou bien le principe de solidarité sera-t-il appliqué ? Pour l’instant, ce n’est pas le chemin pris par les pays occidentaux.

Pour finir, l’essentiel, la mise en perspective de cette crise avec les événements d’Afghanistan. La présence de l’Otan serait-elle le signe d’une fin d’empire, comme cela fut le cas pour l’Union soviétique en 1991 ? Certains craignent actuellement que les talibans ne crient victoire en ayant fait plier le second empire puissant. C’est sans importance. Même en cas de retrait de l’Otan, les talibans resteront chez eux et ne vont pas décider de l’heure affichée par les horloges du monde. Nos politiques sont bien pleutres face à cette horde d’agités, cette secte fondamentaliste islamique dont ne dépend aucunement le sort du monde ; contrairement à cette autre secte fondamentaliste chrétienne, présente au sein des rouages de l’Etat américain. Les événements en Géorgie entrent également dans cette page étonnante d’Histoire qui se dessine fin 2008. A lire quelques extraits de presse dans Courier International on peut raisonnablement penser qu’une inflexion du monde se dessine. Mais les contours ne seront achevés qu’en 2018. Notre époque ressemble un peu à 1938, avec des manœuvres géopolitiques apparemment inédites (Otanschluss). Ce n’est que dix ans plus tard que le XXe siècle a révélé son visage. Espérons que ce monde sera multipolaire.

 

Mais la clé, c’est une partie qui va se jouer à trois, les gouvernants, les financiers et last but not least, nous, les citoyens du monde, nous qui avons été absents (massifiés) de l’Histoire en 1938 et qui devons être présents pour qu’une sale Histoire ne se reproduise pas !


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70 réactions à cet article    


  • le saviezvous 19 septembre 2008 11:08

    en 1998 jai eu le plaisir de lire un livre formidable :"le monde d’hier" de Stefan sweig. livre dans lequel Sweig se raconte dans le monde d’avant 1914 puis dans le monde d’aprés donc la période pré-hiltérienne il décrit les moeurs (culturel et social) de cette époque. et cette époque ressemble trait pour trait à notre monde depuis une petite dizaine d’années. j’avais le sentiment à l’époque que l’histoire allait forcément se répéter( si cette époque là avait accouchée d’un monde monstrueux, pourquoi pas la notre qui a les mêmes "symptomes") et depuis ce jour de 1998, ce sentiment se confirme chaque jour. notre monde lentement mais surement va vers un conflit mondiale. le passage en question dans le chef-d’oeuvre de SWEIG va de la page 349 à la page 357. lisez ça vous verrez tout y est.....


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 septembre 2008 11:12

      Ce livre m’avait fort intéressé

      Il décrivait également la transformation des morphotypes de la jeunesse et des postures, avec notamment le souci de paraître plus âgé, plus viril, la barbe qui pousse

      l’auteur, c’est Zweig,


    • armand armand 20 septembre 2008 10:32

      C’est Zweig qui disait que ceux qui n’avaient pas connu le monde d’avant 14 ne savaient pas ce qu’était la douceur de vivre...

      Dans un tout autre registre, William Burroughs disait pareil...

      On ne saura jamais pourquoi la civilisation européenne, arrivée à une telle perfection, a choisi de se suicider.


    • polmeuris 19 septembre 2008 11:13

      C’était vous le prophète délirant dans l’étoile mystérieuse de Tintin, le sérieux en moins ? Vous êtes ajourné à votre examen. Trop fumeux.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 septembre 2008 11:17

        Ajourné moi ? N’allez pas trop vite, je suis encore stagiaire et le jury n’a pas encore comptabilisé ma note de stage
        j’avais en effet prédit que Claire Chazal va remplacer Laurence Ferrari, et le jury attend pour mettre sa note, et ça compte beaucoup, ya un coefficient 7 pour cette épreuve


      • fonzibrain fonzibrain 19 septembre 2008 11:13

        rien avoir mais tellemnt grave


        elon le site Rue89, qui explique que Grégoire Deniau a été mis à pied, Alain de Pouzilhac, président de France Monde, holding qui détient France24, a annoncé cette décision à la rédaction en début d’après-midi.
        Il aurait par ailleurs précisé devant les journalistes les raisons de ces limogeages. La "faute professionnelle" a été retenue pour Deniau et Coq, deux anciens grands reporters. Au premier il est reproché, selon Rue89, l’organisation d’un débat sur le 11-Septembre.
        Mais selon le point.fr, ce serait Christine Ockrent, directrice générale de l’audiovisuel extérieur de la France, et qui est également directrice générale déléguée de RFI, qui aurait décidé une "reprise en main brutale au sommet de France24".
        Rue89 évoque de son côté "un climat interne tendu vis-à-vis du politique" : le 18 juillet, au milieu de son interview dans "Le talk de Paris", "la diffusion d’un portrait de Bernard Kouchner a mis le ministre en rogne".


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 septembre 2008 11:19

          ça pourrait avoir un lien avec le sujet

          en 2018, Christine Okrent directrice de la nouvelle ORTF et Kouchner Ministre de l’information


        • armand armand 19 septembre 2008 20:48

          Tiens, No-Brain, après le drapeau des taliban, celui du Hezbollah - ou du Hamas, je ne me souviens plus. Décidemment, t’est toujours du bon côté... à quand la svastika ? Vraiment, tu me fais pitié !


        • ZEN ZEN 19 septembre 2008 11:14

          Bonjour Bernard
          2018 ? Pouquoi pas 2013 ? Tu lis dans le marc de café maintenant ?
          Tu as raison : ce sont les travailleurs qui pairont la note

          Pour ceux qui n’ont pas encore compris les rouages de cette crise, mieux vaut un dessin que le brouillard verbal de Mme Lagarde...


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 septembre 2008 11:20

            Un travailleur à la double peine, car derrière chaque travailleur, il y a un contribuable


          • armand armand 19 septembre 2008 20:49

            Bernard :

            Notons qu’on ne demande pas aux ’traders’ ainsi qu’aux gérants de Hedge Fund de cracher au bassinet. Ni de rapatrier leurs sociétés dans des Etats plus souscieux de fiscalité.
            Ce serait la première chose à faire, avant de mobiliser le contribuable...


          • Bobby Bobby 19 septembre 2008 23:30

            Merci Bernard !.... non seulement il fournit par son labeur sa quote part à la société, en payant ses taxes, la rémunère, en votant... élit ceux qui le mènent juste derrière un certain Panurge ! ( Un inconnu qui ne va pas la tête droit dans le mur ! )

            Mais où sont donc passés les intellectuels que 1789 nous a appris à connaître ? Une relecture mondiale de l’impact des techniques économiques sur la sociologie eût elle suffit à nous préserver des grands chambardements qui ont maintenant nettement dépassé l’horizon ?

            Faut-il abandonner Fromm pour trinquer avec Reeves ?

            Comme le chantait si bien Yves Montant :"grosse malheur..... cui, cui"

            Bien cordialement




          • polmeuris 19 septembre 2008 11:28

            Faut reconnaître que Dugué a pris de l’avance du monde de 2018, le Nanard "écrit vain" est dans la déflation et dans le ground zero de l’emploi depuis qu’il est entré à la fac pour rien foutre, et ça fait un bail. C’est la vocation qui décide. Faut pas la contrarier ça peut laisser des traces au sortir de l’adolescence vers 55 balais.


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 septembre 2008 11:37

              Garcimore, sors immédiatement du corps de polmeuris !


            • polmeuris 19 septembre 2008 14:31

              En plus quand on cause de son indigence ça le fait rire l’esclave Dugué. C’est pour ça qu’il ne réussit pas, il a une colonne vertébrale molle qui reste couchée quand il croit se lever pour aller au café dépenser les allocs du trou paumé où il crèche.


            • Gilles Gilles 19 septembre 2008 15:03

              Il ne "réussit" pas mais au moins il pense. Je sais c’est d’un ringard à notre époque..............


            • Gandalf Tzecoatl 19 septembre 2008 12:07

              Quoiqu’il en soit, les US jouent de leur seul et dernier atout : la caution étatique.

              Oh, biensûr, c’est le retour de la régulation (interdiction des ventes à crédit de titres ou d’actions) et de la nationalisation (AIG, FNM, FAM, etc), mais ça ne fait que retarder certaines échéances, à cause des déficits monstrueux.

              Il ne reste plus qu’à attendre que les marchés daignent prêter au trésor américain, puisque même la planche à billets propagerait des risques inflationnistes trop importants. Mais cela, c’est sans compter la protection des autres états et de leurs banques centrales, dont bénéficie la FED.

              Alors quid ? Les déséquilibres commerciaux ont encore de beaux jours devant eux, en attendant la convergence promise par la mondialisation.


              • Forest Ent Forest Ent 19 septembre 2008 12:15

                Vous allez penser que je radote, mais il n’y a ici aucune surprise :

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22217

                Des tas de gens avaient annoncé cette crise : pratiquement tous les sites indépendants. Par exemple

                www.minyanville.com

                l’annonçait depuis 3 ans.

                J’ai employé comme d’autres le chiffre magique de 1929 :

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37743

                parce que les crises de 1929 et 2008 ont énormément de choses en commun. Elles sont fondamentalement de même nature : progrès technique, libre-échange, inégalités, endettement.

                Pour les US, ce sera effectivement un déclin, une grande plongée vers la pauvreté. Il y manque le dust bowl, mais il y a les ouragans. Pour l’Europe, ce sera pire, car elle ne s’est pas construit un système politique capable d’affronter cela.

                Mais comme je le dis à chaque fois, il me semble toujours que le noeud du sujet, le point qui fera que ce sera une "simple crise économique", ou le basculement vers une tempête sociale, c’est ce qui va se passer à Shangai.

                http://finance.yahoo.com/q/bc?s=000001.SS&t=2y&l=off&z=m&q=l&c=


                • Popo 19 septembre 2008 16:26

                  Les Etats-unis en récession...mais bien sûr...Trouvez des articles sérieux pour étayer (et nettoyez votre boule de cristal, elle me paraît un peu terne...)
                  Et cette histoire d’ouragans : ah ? (Pour info depuis 2000 sur les côtes US : O en 2000, 0 en 2001, 1 en 2002, 2 en 2003, 5 en 2004, 4 en 2005, 0 en 2006, 0 en 2007, 2 pour l’instant en 2008. weather.unisys.com/hurricane/index.html et www.nhc.noaa.gov/pastall.shtml )
                  Les ouragans vont suivre la crise, tout spécialement pour punir les méchants américains, genre punition divine ?
                  Enfin, toutes les bulles des trentes dernières années n’ont surpris personne (immobilière, Internet). Le manque d’anticipation a été flagrant, personne ne voulant mettre la main à la poche pour désamorcer en amont.



                • Forest Ent Forest Ent 19 septembre 2008 17:43

                  Les US sont déjà un récession depuis un moment.

                  La mention des ouragans n’était pas sérieuse, c’était juste pour faire un rapprochement historique. Le dust bowl n’était pas une "punition".

                  Oui, bien sûr, tout le monde pouvait savoir que cette bulle allait crever. Mais les sites indépendants le disaient et pas la presse. Ca pose quand même question, non ?


                • phil 20 septembre 2008 01:18

                  Petit rappel de base : il ne sert à rien de prétendre savoir ou de prédire que ça va monter , baisser ou qu’une bulle s’est formée et va éclater sans être capable de dire avec un minimum de précision quand !
                  (Comme pour les prévisions météo, éruptions volcaniques, tremblements de terre et autres cyclones ...)

                  Et là, j’attends toujours le/s nom/s de celui/ceux qui avait/ent prévu que ça allait monter depuis 2002 puis tenir jusqu’en septembre-octobre 2008 avanf de se casser la gueule en pleine campagne électorale U.S.

                  Oups voilà que je dévoile aussi ma prévision (Vous avez aimé septembre, vous adorerez octobre !).

                  Mais vendeurs à découvert utilisez la avec parcimonie car méfiez vous : autant spéculer à la hausse pour créer une bulle passe inaperçu et est même bien considéré, presque civique, vous êtes alors un "investisseur" choyé, autant jouer la baisse fait de vous un ignoble "spéculateur" et votre perspicacité un "initié présumé" méritant quasiment le rétablissement de la peine de mort et presque plus que les serial killers violeurs d’enfants.

                  Depuis Zola, la bourse et la finance n’ont pas tellement changé finalement ...


                • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 01:59

                  Mais vendeurs à découvert utilisez la avec parcimonie car méfiez vous : autant spéculer à la hausse pour créer une bulle passe inaperçu et est même bien considéré, presque civique, vous êtes alors un "investisseur" choyé, autant jouer la baisse fait de vous un ignoble "spéculateur" et votre perspicacité un "initié présumé" méritant quasiment le rétablissement de la peine de mort et presque plus que les serial killers violeurs d’enfants.

                  Trop tard :

                  L’Autorité des Marchés financiers (AMF) annonce l’interdiction momentanée des ventes à découvert et la transparence sur ce type de positions "courtes" sur les valeurs du secteur financier. Dans la matinée, l’AMF avait publié un communiqué rappelant à l’ordre les investisseurs sur le respect des délais de trois jours de livraisons de titres, sans toutefois interdire, comme Londres et New York, la pratique de ces ventes à découvert. Le président de l’Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a estimé vendredi soir que les ventes à découvert étaient de la spéculation pure et qu’il serait bon de les interdire momentanément. (...) Les nouvelles règles, qui concernent uniquement les valeurs bancaires et d’assurance, entreront en vigueur dès lundi pour une période "minimale" de trois mois et pourront être adaptées en fonction de l’évolution du marché, a-t-elle précisé dans un communiqué à l’issue d’une réunion de son collège.

                  http://fr.biz.yahoo.com/19092008/290/l-amf-interdit-les-ventes-decouvert-sur-les-financieres.html

                   smiley

                  Soit c’est mauvais, et il faut l’interdire définitivement, soit ça ne l’est pas ... Finalement, les grandes banques et leurs fonds ont eu le droit de jouer comme des sagoins, mais quand c’est elles que ça concerne, on ne joue plus. Non, rien n’a changé depuis Zola.


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 septembre 2008 17:26

                  @ Forest Ent : Pourquoi ne pas penser qu’on a appris quelques chose de l’Histoire ? Sautons les moments de douleur inutilesé Le 24 octobre 1929 a déjà eu son rappel, avec Paulson dans le rôle de Whitney et on arrivera incessament au Black Tuesday du 29. Ensuite, cependant, passant dans une autre dimension de l’espace temps, on sautera vers l’équivalent de Berlin 28 fevrier 1933, faisant même l’économie de nommer un nouveau chef de l’État....

                  Victoire à la démocratie ! Gott bless Amerika

                  http://nouvellesociete.org/5142.html

                   Pierre JC Allard


                • LE CHAT LE CHAT 19 septembre 2008 12:19

                  http://pagesperso-orange.fr/tele.scope/RogerGicquel.jpg

                   faudrait le faire revivre en images de synthèse , top déprimatoire !

                  de toutes façon avec la fin du monde prévue par les mayas et quelques autres en 2012 , on n’a pas de soucis à se faire pour plus tard !


                  • grangeoisi 19 septembre 2008 12:25

                    Autre temps autres moeurs... Me semble bien avoir lu de votre part qu’il ne fallait pas craindre un krach, que de l’argent injecté suffirait et que l’on sortirait de la m.. les vilains petits canards de la finance, avec bien sûr le sempiternel refrain :" c’est encore le lampiste qui va mettre la main à la poche".

                    Il est bien temps en effet de voir que le gouffre financier est abyssinal, véritable trou noir dans l’espace monétaire et économique.

                    On est en pleine implosion ! Bien malin qui pourra prédire la suite !

                    Mais , cerise noire sur le gâteau, le pétrole va manquer cruellement, hosanna chers "retraités" lecteurs d’AV nous allons même avoir le temps de vivre ce beautiful moment ! Oui ce n’est pas dans quarante ans la fin de cette manne puante mais plus surement dans 15 ans vue la consommation du monde.

                    Et consolation plus de picaillon pour la future guerre mondiale , laquelle s’arrêterait d’ailleurs, non faute de combattants mais faute de carburant !


                    • ASINUS 19 septembre 2008 15:30

                      bonjour

                       yep l argent le petrole , plus simplement les prochaines bastons auront la bouffe et l eau
                      pour motivation et vous pouvez parier que l abcence de carburants n egendreras pas l abcence de combattants


                    • TSS 19 septembre 2008 13:11

                      pour ceux qui ont vu l’emission de Taddei ,hier au soir sur la trois, les explications de Georges Soros sont

                      assez claires "un pied dans le vide et l’autre sur le bord" et selon lui rien n’arretera le processus !!

                      lui,au moins,il nage dedans 24H/24 ,il est autrement plus credible que les les pseudo economistes des

                      medias !!!


                      • omar omar 19 septembre 2008 18:31

                        Apparamment il ne fait pas que nager dedans le soros, il fait aussi dans le cynisme. Etant un des principaux acteurs de la débandade financière, il a beau jeu de se présenter comme un oracle. Des gens bien plus sérieux que lui ont prédit depuis plusieurs décennies que le système de taux de change fluctuants fouterait la merde top ou tard. 36 ans après on y ait jusqu’au coup et ça va continuer, je vois pas pourquoi ça s’arrêterait quand la fed et les banques centrales mettent de l’huile sur le feu et garantissent des sommes faramineuses pour sauver qui, les spéculos, ça m’en bouche un coin. Libre-échangiste quand tout va bien et que les profits s’amoncellent et pseudo-protectionniste quand il y a le feu dans la maison finance, pourquoi ne pas jouer selon les règles du jeu et laisser mourir ces entités financières vouées au profit rapide et basées sur du virtuel pour ne pas dire du vent.


                      • phil 20 septembre 2008 01:46

                        Si vous observez bien, les autorités monétaires et financières tentent bien d’intervenir le moins possible en laissant tomber les organismes les moins stratégiques.

                        Mais pourquoi faire des exceptions à leur régle : bien évidemment parce qu’ils essaient de faire un "atterrissage de fortune" sans trop de casse alors que s’ils laissent tomber ces organismes clés, ça risque d’être un crash bien plus violent (Effets dominos politico-économiques). Mais ils sont sans illusion sur la nécessité d’une "purge" importante.

                        Pour moi les vraies questions sont plutot "Cela suffira t’il et y parviendront-ils ?"

                        Sachant que ce sont plus ou moins les mêmes qui ont mené l’économie U.S. et mondiale là où elle en est, on peut craindre le pire.

                        A l’inverse, les anglo-saxons et leur capitalisme ont maintes fois prouvé leur capacité à faire face, à s’adapter et à réagir plutot rapidement à des crises comme ça, voire même parfois à en tirer des leçons pour que cela ne se reproduise plus (par exemple, techniquement, le crash de 1987 ne serait plus possible tel quel, à priori plus étalé dans le temps et moins violent).


                      • décurion 19 septembre 2008 14:23

                        Je considère que ce qui est en crise, ce n’est pas le système financier, mais le capitalisme.
                        Quand on a compris que le Capitalisme a besoin d’une croissance exponientielle, pour perdurer, et , constater les limites de son aire, il devrait être aisé de comprendre que sa seule issue, est l’implosion.
                        Il est notoire, que le système financier, repose exclusiment sur la confiance des intervenants, acteurs principaux ou utilités. Que cette confiance, soit réelle ou feinte, importe peu, du moment que chacun, "joue le jeu"
                        Pour s’en convaincre, il faut se souvenir des "faux $ nazis" qui n’ont eut aucun effet sur l’économie US.
                        Il y a plusieurs années, des fausses pièces de 10 F circulaient, au "vu" et au "su", de tout le monde, et , en tout cas, dans ma région, cela n’a posé aucun problême, jusqu’à ce que les banques les "refusent", créant ainsi une réaction en chaine.
                        Il n’est pas idiot de supposer, que dans le navet, auquel nous participons, les rôles principaux, usent d’une confiance feinte, alors que pour les autres, la confiance est réelle. On peut également supposer, que comme la confiance, la surprise et la panique, "stupeurs & tremblements", soient nomminés aux "Césars" et "Oscars"
                        Notre système, vivant de leurres et d’expédients, il me semble, qu’il lui reste encore quelques flèches dans son carquois, et la "crise", est en avance.
                        La mondialisation, n’est pas complète, et il reste encore des entreprises à privatiser !
                        Les premiers rôles ont ils décidés de feindre la méfiance ?
                        Et si oui, pourquoi ?


                        • Gilles Gilles 19 septembre 2008 15:00

                          Décurion

                          "Je considère que ce qui est en crise, ce n’est pas le système financier, mais le capitalisme
                          ."

                          Mais quel capitalisme ? Celui en crise c’est le capitalisme financier court termiste qui en est venu à générer 98% des échanges sur les marchés

                          Les autres capitalismes, de projet, d’investissements sur le long terme, qui eux se satisfont de règlementations ont à mon avis encore de l’avenir. Il est impensable que du jour au lendemain on supprime le "capital"

                          Par contre la question que je me pose est l’avenir de ces fonds de pensions et fonds spéculatifs qui ont fleuris sur le capitalisme financier et sont fortements volatiles. On en entend pas parler mais pourtant il est clair que :

                          1 - leurs pertes ont du leur coûter bonbon..... de ces junk bonds plus les participations dans les établissements financiers qui s’écroulent
                          ils devaient en avoir (vu le rendement exceptionnel) et comme certains d’entre eux misaient sur les hedge funds ça a du chier au CA

                          2- leur modèle est mis à mal vu que basé sur des retours sur investissement de 15-20% et une gestion purement financière des sociétés qu’ils assaillent (l’idée étant juste de les revendre plus cher qu’achetés 3-4 ans aprés la prise de contrôle et ce quoiqu’il arrive ensuite)

                          3- leur chute serait pire que la faillite de n’importe quelle banque d’affaire. Même sans chute, une baisse des dividendes va faire mal aux retraités

                          Et si, horreur, les gens s’en méfient et qu’ils ne souscrivent plus, alors là, crise financière ou pas, ils sont trés trés mal (déjà les années passées certians étaient borderlines du fait du plus faible renouvellement que prévu de leurs sociétaires)

                          Alors déjà que leur existence est fragile sur le long terme, seront-ils remis en questions ? Le modèle "à la française" sera t-il remis à l’honneur ?

                          Quelqu’un en a t-il entendu parler ?


                        • décurion 19 septembre 2008 15:35

                          Le Capitalisme, comme la Démocratie, la République, sont "un et indivisible". Ces mots se suffisent à eux mêmes. L’adjonction d’un adjectif, les dilue, déforme, les disqualifie.
                          Diviser le Capitalisme en autant de facettes que possible, c’est diviser les contradicteurs possibles, pour mieux servir les puissants et leurs pouvoirs.
                          L’avenir, peut être dira, si ce qui est impensable aujourd’hui, le sera aussi demain, ce que je sais, c’est que dès qu’une chose devient pensable elle devient également possible.
                          Le jour ou le génie humain sera utilisé pour servir son prochain (et réciproquement), et non pour l’enculer, il y aura plus de solutions que de problemes, y compris pour les retraités.


                        • Gilles Gilles 19 septembre 2008 16:00

                          Le Capitalisme, comme la Démocratie, la République, sont "un et indivisible".... mais sont aussi des concepts fourre tout que chacun peut utiliser comme il l’entend (souvent mal) C’est surtout vrai pour la démocratie et le capitalisme

                          Essayez de les définir clairement et vous verrez que vous aurez du mal à ne pas vous heurter à milles interrogations

                          Introduire des nuances permet de clarifier je trouve et de mieux se comprendre


                        • décurion 19 septembre 2008 16:20

                          La démocratie est une chose.
                          Libérale avancée, populaire, représentative, etc....sont autant de "nuances" et différences, qui pourraient nous amener à nous "foutre sur la gueule", sans y être pre(t) disposé.
                          On met ce que l’on veut dans les mots, les escrocs : du vent, les gogos : leurs tripes.
                          C’est ce qui fait leurs importances.


                        • Gilles Gilles 19 septembre 2008 14:46

                          "Quoi que dise le président, on s’en fout"

                          Là dessus au moins on peut dire que Sarkozy aura réussi à réunir bien 80% des français !!!

                          Je me demande comment il y a encore des gens qui s’intéresse à ses discours et autres gesticulations, tous convenus, qui sentent le réchauffé et en fait ...toujours pareils

                          Je ne m’offusque même plus de ces saillies, je zap c’est tout. SI je veux avoir des infos sur la crise et sur ce que fera la France il y a des gens plus intéressant à lire ou écouter 


                          • Céphale Céphale 19 septembre 2008 15:15

                            Un monde multipolaire, avec la fin de l’empire américain, c’est pour bientôt. Mais personne ne sait comment va se faire la transition.

                            J’avoue que je n’y connais pas grand chose. Je sais au moins que les banques asiatiques ont beaucoup de bons du trésor américains. Que vont-elles en faire ? D’habitude le capital donne le pouvoir. Mais les Chinois n’ont pas intérêt à tout faire exploser. Il faudrait un nouveau Bretton Woods.


                            • Aleexaandre 19 septembre 2008 15:17

                               Annonce datant d’hier soir : L’Etat américain rachète, dans le cadre du plan Paulson, les actifs pourris plombant les comptes des banques américaines. CAC 40 : +7,77% suite à cette annonce ! (à l’heure où j’écris).
                              Ce plan devrait éviter de futures faillites de banques et assurances américaines, car s’attaque au coeur du problème. (Ce qu’ont l’air de penser les investisseurs et autres financiers aujourd’hui).

                              Question aux Agoravoxiens :
                              Ce plan aura-t-il de véritables effets bénéfiques à long terme ?

                              Question à Bernard Dugué :
                              Modifiez-vous votre scénario, suite à ce rebondissement ?

                              J’attends vos réactions.



                              • Depi Depi 19 septembre 2008 16:23

                                Remake de la solution américaine de 1989. On considère a posteriori que cela a eu un effet bénéfique.

                                Toutefois Bernard Dugué répond à votre question dans son texte via l’aggravation du déficit américain qui devra être financé. Il est toutefois plus probable que le réveil se passe en 2010. 

                                On se dirigera alors vers 3 monnaies fortes que seront l’euro, le yuan et le dollar. Enfin bon flemme de parler !

                                 


                              • OmegaDG OmegaDG 19 septembre 2008 18:02

                                Question aux Agoravoxiens :
                                Ce plan aura-t-il de véritables effets bénéfiques à long terme ?

                                L’Etat américain rachète les actifs pourris avec les Tic Data en déficit ? Je retourne rire un bon coup.
                                Ni à long ni à très court teme. (max. novembre 2008 au prochain rapport du mois de septembre). Cette annonce est encore un leurre financier propagé par leurs valets (gov.US). La FED n’est pas l’Etat.

                                 


                              • OmegaDG OmegaDG 19 septembre 2008 18:23

                                La seule façon de se tirer d’affaire est la déclaration qu’a fait Paul Craig Roberts.

                                A country that had intelligent leaders would recognize its dire straits, stop its gratuitous wars, and slash its massive military budget, which exceeds that of the rest of the world combined. But a country whose foreign policy goal is world hegemony will continue on the path to destruction until the rest of the world ceases to finance its existence. (Paul Craig Roberts, September 15, 2008)

                                Un pays pourvu de dirigeants avisés reconnaîtrait sa situation difficile, mettrait un terme à ses guerres inutiles, et réduirait son énorme budget militaire, qui dépasse celui du reste du monde. Mais un pays dont l’objectif en politique étrangère est l’hégémonie mondiale continuera sur la voie de la destruction jusqu’à ce que le reste du monde cesse de financer son existence. (Paul Craig Roberts 15 septembre, 2008) traduction Contre Info


                                Mais le complexe militaro-industriel et pétrolier qui a mis ce gournement là en place s’y résignera-t-il ?
                                 

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