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La crise politique en RD Congo

Joseph Kabila cherche des alliés, tel est le titre d’un article consacré par le Magazine Jeune Afrique à la situation politique en cours en République Démocratique du Congo. Article dans lequel il est précisément question des assises des concertations nationales qui se sont tenues à Kinshasa de septembre à octobre 2013 à l’initiative du président Joseph Kabila. Ces travaux n’auraient-ils servi à rien ? C’est la question que s’est judicieusement posée l’hebdomadaire africain.

 

Un travail bâclé

Des sujets qui préoccupaient tant le peuple congolais n’avaient pas été abordés en profondeur, voire pas du tout, lors desdites assises. En effet, les concertateurs ne se s’étaient pas penchés sérieusement sur les causes originelles de la déstabilisation de la partie orientale de la République Démocratique du Congo. Ils ne s’étaient pas non plus appesantis, dans l’optique d’une renégociation, sur les accords régionaux et internationaux dont quelques clauses finiraient par porter atteinte à la souveraineté nationale. Il en était de même pour la sécurisation et la pacification du pays, ainsi que sur la situation socio-économique, lesquelles n’avaient fait que l’objet d’une énumération semblable à un catalogue de vœux pieux.

Par ailleurs, la sélection de la majorité de personnes ayant représenté la diaspora s’est faite, en dernier ressort, sur la base du mercantilisme et de la logique politicienne. Le choix du présidium n’a donc pas été judicieux, car il a pénalisé le travail au profit du clientélisme et récompensé la flatterie au détriment du mérite. Pis encore, les participants n’étaient pas du tout représentatifs des tendances socio-politiques qui auraient dû être associées aux différents travaux. Ce procédé peu orthodoxe a démontré le manque de sérieux dans l’organisation des assises des concertations nationales.

 

Quelques recommandations

Convaincu de l’inefficacité à la fois du partage des postes ministériels et de la révision des dispositifs bloqués de la Constitution du 18 février 2006 comme solution à la crise politique qui ne cesse d’hypothéquer l’avenir de la République Démocratique du Congo, le Bureau de coordination de la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD) réitère à juste titre ses recommandations à la classe politique1.

D’une part, le Bureau de coordination de la DCFD attend du Parlement congolais de faire des recommandations, dès la rentrée du mois de septembre, en vue de la matérialisation des revendications des Congolais de la diaspora – l’objectif étant de mettre définitivement un terme à l’injustice qui les a toujours exclus de la gestion de la chose publique et qui a sans cesse constitué un frein dans leur souhait de s’investir socialement, économiquement et politiquement au pays de leurs ancêtres.

D’autre part, cette instance demande au Parlement congolais de recommander sans aucune ambiguïté la mise en place des conditions d’une véritable réconciliation nationale autour des valeurs républicaines, dans un élan patriotique collectif, pour la défense de la nation fragilisée et toujours en proie à l’insécurité, ainsi qu’à une crise politique permanente. Ainsi suggère-t-elle, à l’attention des parlementaires, le positionnement des forces onusiennes aux côtés des FARDC, à partir de la frontière rwandaise, afin d’empêcher l’occupation illégale d’une portion de la région du Kivu et de mieux surveiller les flux migratoires. Le Bureau de coordination de la DCFD juge indispensable l’adoption des mesures sociales au profit du peuple congolais, ainsi que l’imposition au gouvernement de la République des dispositifs légaux en vue d’un Congo-Kinshasa économiquement prospère, sécuritairement pacifié et politiquement démocratique. Enfin, les illustres membres de la DCFD rappelle que, comme dans le passé, leur organisme soutient l’esprit d’un véritable échange fraternel, sur la base de la vérité, et d’un esprit citoyen2.


Gaspard-Hubert Lonsi Koko

 


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6 réactions à cet article    


  • soi même 2 septembre 2014 13:59

    Dans cette affaire la France est out, c’est Obama qui détient les clé du nouveaux colonialisme de l’Afrique !


    • adk adk 5 septembre 2014 10:59

      Les sujets qui préoccupent le peuple belge sont ils abordés en profondeur, et les sujets qui préoccupent le peuple français, sont ils abordés en profondeur, et les sujets qui préoccupent le peuple américain… 

      Le Congo qui a un budget de 15 milliards de dollars est en guerre avec le USA qui, dans ce pays, sont à la base, sinon co-responsables d’un génocide, dont toute la puissance de leur propagande et de leur diplomatie sert à nier l’existence, pour forcer la population à travailler pour deux fois rien dans des conditions inhumaines pour ses entreprises. Ce même pays met des millions de noirs en prison aux USA. pour les forcer à travailler également.
      Le budget des USA est de 25000 milliards de dollars.
      Ils sont l’allié des Français qui contrôlent Jeune Afrique et l’essentiel de la presse internationale francophone destinée à l’Afrique. Et qui ont un budget de 2700 milliards environ.

      Voilà le sujet qui préoccupe les Congolais. Et pas seulement les Congolais. Beaucoup d’Américains, de Belges et de Français aussi. Et le fait que leur pays intervient constamment en Afrique de toutes sortes de façons. Comme si les dirigeants Congolais intervenaient aux U.S.A., en belgique ou en France, et s’occupaient tout régenter dans ces pays.
      Mais les gouvernements belge, français et américain s’en moquent et se servent d’un tas de gens qui sont bien contents de pouvoir vendre leur cerveau et leur âme pour se tailler une petite réputation dans le lanterneau du petit monde du journalisme ou des intellectuels en vue dans ce monde de misère et de chômage pour publier des démentis et pour parler d’autre chose, en particulier pour critiquer les dirigeants congolais et autres dans les médias qui se moquent du monde également.
      Au lieu de tenir compte de ces préoccupations, les gouvernements belges, américain et français et autres, poursuivent la même stratégie génocidaire comme à la fin du 19ème siècle quand ils massacraient des Philippins, des Congolais déjà et bien d’autres, massivement, dans le but d’exploiter leur force de travail, en se moquant du monde, s’imaginant être au dessus de tous les règles existantes et n’avoir de compte à rendre à personne, alors que tous ont soi-disant des comptes à leur rendre..
      Exiger d’une multitude de gouvernements pris à la gorge de toutes les façons de rendre des comptes, voilà ce que ces fameux démocrates croient bon de faire depuis des lustres.. 

      Recommander à l’ONU de surveiller la frontière Est du Congo voilà bien le plus grand manque de préoccupation, et la pire inconséquence, menaçant l’existence et l’intégrité du Congo. Comme son président, la seule chose à espérer, et à demander, à faire valoir, c’est le départ de l’ONU, qui, depuis des décennies sert les intérêts des transnationales, soutient parfois ouvertement les mouvements génocidaires et criminels téléguidés par les puissances susdites qui s’en prennent à la population, couvre leurs exactions, désarmant les groupes d’autodéfense de cette dernière, et sert à critiquer les dirigeants congolais. C’est aussi une plus grande indépendance des FARDC et un meilleur soutien à cette armée.

      Je ne peux que déplorer le soutien apporté à cette stratégie néocoloniale par une partie de la diaspora congolaise. 


      • Gaspard-Hubert B. Lonsi Koko Gaspard-Hubert B. Lonsi Koko 5 septembre 2014 15:17

        Si les forces onusiennes ne se trouvaient pas en RDC nul n’ignore que, faute d’armée nationale digne de cette appellation, le pays aurait déjà été balkanisé. Comme les forces onusiennes sont déjà présentes sur place, tant qu’à faire, au lieu de se cantonner là on n’a pas besoin d’eux, elles doivent se positionner - en soutien aux FARDC - le long de la frontière d’où proviennent les attaques et autres divertissement. Seuls les pays qui veulent s’agrandir au détriment de la RDC, voire leurs alliés extracontinentaux, soutiendront le contraire.

        Le bons sens aurait voulu qu’une armée interafricaine soit déployée dans le Kivu, mais elle est inexistante. En tout cas, l’attitude des voisins de la RDC (surtout à l’Est), en voulant dicter leur volonté dans la région du Kivu, s’apparente au néocolonialisme - lequel n’est pas seulement le fait de la présence des Occidentaux dans les pays africains mais de toute tentative d’un pays tiers d’imposer, ou de vouloir imposer sa loi dans un territoire qui n’est pas le sien.


      • adk adk 5 septembre 2014 17:46

        L’ONU ne se déploiera jamais là où vous voulez, parce qu’elle n’aurai jamais le mandat de le faire. par contre, elle continuera à soutenir les forces d’invasion, en ne bougeant pas. en n’intervenant pas, mais en empêchant le Congo et les Farc de réagir, sous prétexte d’imposer un statu quo. Cela n’a tout simulent aucun sens. Cela signifie qu’un statu quo n’empêche pas des invasions de se produire. Ce que l’ONU empêche c’est de résister à ces invasions. 



      • Gaspard-Hubert B. Lonsi Koko Gaspard-Hubert B. Lonsi Koko 5 septembre 2014 18:28

        Vous prêchez un convaincu. Le peuple congolais sait pertinemment ce qui se trame dans la région. L’attitude des forces onusiennes ne fait que confirmer l’hypothèse du complot international contre la RDC et montrer, en réalité, les véritables intentions des puissances extracontinentales.

        Comme disent les Bantous, il faut avoir l’intelligence d’accompagner le menteur jusqu’à la porte. Pour cela, il va falloir ôter tout argument aux voisins rwandais, burundais et ougandais pour se retrouver en face de vrais commanditaires du drame congolais.


      • Gaspard-Hubert B. Lonsi Koko Gaspard-Hubert B. Lonsi Koko 5 septembre 2014 18:29

        Vous prêchez un convaincu. Le peuple congolais sait pertinemment ce qui se trame dans la région. L’attitude des forces onusiennes ne fait que confirmer l’hypothèse du complot international contre la RDC et montrer, en réalité, les véritables intentions des puissances extracontinentales.

        Comme disent les Bantous, il faut avoir l’intelligence d’accompagner le menteur jusqu’à la porte. Pour cela, il va falloir ôter tout argument aux voisins rwandais, burundais et ougandais pour se retrouver en face de vrais commanditaires du drame congolais.

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