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Accueil du site > Actualités > International > La démographie en Russie de 1897 à 2030

La démographie en Russie de 1897 à 2030

La démographie est un des sujets clefs de l’histoire du monde Eurasiatique. Au sein du continent Eurasiatique, que l’on peut séparer en deux parties « Européennes » et « asiatiques », le gap démographique est évident : la partie asiatique regroupe plus de 50% des habitants de la planète, tandis que la partie européenne en comprend moins de 10%. L’hiver démographique qui frappe l’Europe n’épargne pas la Russie, mais la Russie envisage d’affronter son problème démographique comme le Japon, en laissant sa population vieillir et stagner voir diminuer provisoirement, mais en ne maintenant pas sa démographie sur l’immigration, contrairement aux nations d’Europe de l’Ouest. En ce sens les expériences Russes tout comme Japonaises sont à observer de très près.

Il est très fréquent dans le lot de propagande et de désinformation que l’on nous sert sur la Russie dans nos grands médias de lire ca et la que la population Russe s’écourlerait, que la Russie perdrait 700.000 habitants / an et que ce pays devrait connaitre  dans les prochaines décennies un déclin démographique massif.  L’ONU à même estimé que la population devrait atteindre 110 millions voir même 100 millions d’habitants en 2050 (!) contre 141,9 millions en 2010.

Pourtant, une analyse des faits un tant soi peu sérieuse permet de remettre en cause ces affirmations. Un peu d’histoire s’impose, mais également d’appréhender l’évolution démographique Russe sur le long terme.

Synthèse de la démographie Russe, de 1897 à 1991

 Regardons en détail l’évolution de la population de la Russie, de 1897 à 2009. L’analyse est basée sur la population "dans" les frontières de la Russie actuelle au sein de l’empire de 1897 mais également au sein de l’URSS. Les chiffres sont donnés au 01 janvier de l’année citée :

 * En 1897, la population était de 67,5 millions et en 1914, de 89,9 millions.
Augmentation sur 17 ans : 22.235.000 habitants
Hausse moyenne de 1.315.000 habitants / an.

* En 1939, la population est de 108,4 millions et en 1959 de 117,2 millions.
Augmentation sur 20 ans : 8.800.000 habitants .
Hausse moyenne de 440.000 habitants / an.
La moyenne est évidemment pondérée par les dramatiques évenements en Europe, durant lesquels l’URSS à perdu près de 23 millions de citoyens (militaires et civils).

* En 1959 la population est de 117,2 millions et en 1971 de 130,6 millions.
Augmentation sur 12 ans : 13.400.000 habitants.
Hausse moyenne : 1.115.000 habitants / an.

* En 1971, la population est de 130,6 millions et en 1991 de 148,3 millions
Augmentation sur 10 ans : 17.700.000 habitants.
Hausse moyenne : 1.770.000 habitants / an.

Bien sur en 1989 la Russie est au centre de l’URSS, la population de l’URSS en 1992 s’élève à 292 millions d’habitants contre 148 millions en Russie la même année. On peut clairement discerner que la hausse démographique a été la plus élevée sous l’URSS d’après 1970, durant les 20 dernières années d’existence de cette entité politique.

Etrangement, dès 1989, la hausse de la population se tasse.

- De 1983 à 1989 la population augmente de 7 millions d’habitants en 7 ans, soit 1.000.000 / an.

- De 1989 à 1996, la population augmente de 1,6 millions d’habitants en 7 ans (!) soit de 228.000 habitants / an.

L’effondrement démographique, 1991 - 2005

A la chute de l’URSS, la Russie se retrouve amputée de presque la moitié de sa population, 30 millions de russes résidants dans les républiques devenus des nations autonomes furent exclus du grand « recensement » de 1990 qui comptabilisa alors 149 millions d’habitants.

La disparition de l’URSS et l’effondrement social et économique entraîna la Russie dans une crise économique d’une ampleur sans précédent. Les mesures de choc des réformateurs / libéraux de l’entourage du président Eltsine pour remédier à la « crise économique » qui frappait la Russie furent les principales causes de cet effondrement démographique. La thérapie de choc de Egor GAIDAR et Anatoli TCHOUBAIS créa involontairement mais par ricochet un véritable génocide démographique. L’octroi des manettes de l’économie via le contrôle de certaines banques et du commerce extérieur à une poignée d’initiés proches du Kremlin permit à ces derniers de mettre l’économie du pays en pièce et de ruiner le pays. A côté le peuple lui mourrait.

L’effondrement démographique fut très rapide, et dura pendant toutes les années 90, jusqu’à la seconde année du second mandat Poutine ou fut mis en place le plan démographique, mené avec succès par l’actuel président Russe Dimitri Medvedev. Entre 1990 et 1995, le taux de mortalité infantile grimpa de 56% et le taux de la mortalité féminine de 26%. L’espérance de vie masculine passa de 64 ans en 1990 à 57 ans en 1995 ! Le Russe a cette époque vivant moins longtemps que l’indonésien ou le péruvien. L’espérance de vie féminine elle baisse de 74 à 70 ans. Entre 1990 et 1995, l’excédent de décès durant cette période était de 3 millions d’habitants soit le double de l’excédent de décès dues aux difficiles conditions de vie des civils en Russie durant le second conflit mondial. L’effondrement Russe de 1990 à 2000 équivalait à l’effondrement démographique éthiopien lors de la famine de 1980 ou du cambodge de pol-pot ... Cet effondrement démographique frappa d’abord les personnes âgées puis les jeunes. L’effondrement économique frappa de plein fouet le système hospitalier Russe. La Russie connut un regain de maladies qui n’existaient même plus dans nombre de pays du 1/3 monde : diphtérie, typhus, choléra, fièvre typhoïde ... Mais surtout la tuberculose qui frappa la population de plein fouet. En 1995, on estimait qu’un détenu sur dix était touché. Chaque année, selon l’institut de statistiques de Harvard et l’institut de la santé publique de New-York, entre 1990 et 1996, les prisons Russes relâchaient 30.000 porteurs de souche active et 300.000 porteurs de souche dormante. Si rien n’avait été fait, 12% de la population du pays auraient été contaminée en 2005.

Entre 1990 et 1998, les maladies sexuellement transmissibles montèrent en flèche. Le nombre de syphilis recensées passa de 8.000 à près de 400.000. Le SIDA lui explosa littéralement et le chef de file de l’épidémiologie Russes estima que au rythme des années 90, 10 millions de personnes seraient contaminées en 2005 (Note de Alexandre Latsa : on estime en 2009 que 500.000 personnes seraient porteuses du virus SIDA). Cette explosion du SIDA était aussi en grande partie due aux drogues. En 1998 on estimait à 5 millions le nombre de drogués du pays (3% de la population), ce chiffre ayant depuis été « diminué » de moitié.

Si les jeunes consommaient de la drogue, les plus vieux buvaient. Une enquête de 1998 prouva que 50% des hommes buvaient en moyenne plus de ½ litre de vodka par jour. Entre 30.000 et 40.000 personnes mourraient chaque année de vodka frelatée. Rien qu’entre 1990 et 1998, furent recensés : 259.000 suicides, 230.000 décès par empoisonnement (de vodka), et 169.000 assassinats.

Mais surtout, alors que de plus en plus de Russes mourraient, surtout, de moins en moins naissaient. A la fin des années 1990, il y a avait 3 millions d’IVG / an en Russie, pour 1 millions de naissance. Mais le nombre réel d’avortements était 5 ou 6 fois plus élevés. Le principal institut statistique Russe estima qu’à la fin des années 1990, plus d’un adulte femme sur trois était stérile et une sur deux avaient des troubles du système reproducteur. Cet absence de natalité féminine fut accru par la hausse de la prostitution, en Russie mais aussi à l’étranger. L’émigration très élevée d’hommes vers l’étranger fut largement suivi par le nombre élevé de femmes devenues (par force ou nécessite) esclaves sexuelles, notamment en Europe de l’ouest.

Les enfants qui naissaient n’avaient cependant pas tout gagnés. En 1993, sur 1,6 millions de naissance, 5% des enfants qui naissaient été abandonnés par leurs parents. En 1998, on était passé a 1,3 millions de naissance et un taux d’abandon de 9%. En 1998, 1 million d’enfants erraient dans les rues. Enfin les dernières guerres ont porté un coup dur à la jeune génération mâle, surtout la première guerre de Tchétchénie en 1995, ou des milliers de tous jeunes conscrits furent envoyés au carnage.

Tout cela entraîna un déclin démographique implacable. La Russie perdit 7 millions d’habitants en moins de 20 ans. Le rythme de croisière de disparition du peuple Russe était de tranquillement lancé, à a peu près 400.000 citoyens de moins chaque année. En face, le pouvoir politique, en totale décomposition se révèlait incapable de faire quoi que ce soit. Si rien ne changeait, le nombre de jeunes de 15-24 ans devrait être réduit de moitié en 2015. Une telle chute est le seul exemple historique en temps de paix.

Le gosplan : vers l’équilibre démographique (2005 – 2009)

Ce carnage démographique sans précédent à fait comprendre aux autorités Russe l’urgence d’un plan démographique de très grande ampleur. Dès 2004, l’année de son second mandat, le président Russe Vladimir Poutine lance un projet fédéral démographique destiné à rétablir la démographie du pays. Ce plan, lancé en 2005 comprend une batterie de mesures pour aider à la natalité et aider les jeunes couples à faire un second voir un troisième enfant. Les plus importantes mesures que l’on peut citer sont des primes financières de l’Etat, des sociétés ou des administrations locales, mais aussi des aides aux crédits et au logement ou encore des bons d’achats dans de grands magazins ; certaines régions accordent aux jeunes ménages des prêts pour l’achat de logements qui peuvent être “effacés” à l’occasion de la naissance d’enfants, et prévoient des avantages fiscaux voire même des mesures de “clémence” pour les retards de loyers. En outre, l’état a lancé une énorme campagne médiatique d’appel à « faire des enfants pour la patrie ».

Les résultats vont se faire sentir très rapidement, :

- 01 janvier 2002 —>145,2 millions

- 01 janvier 2003 —> 145 millions

- 01 janvier 2004 —> 144,2 millions
- 01 janvier 2005 —> 143,5 millions
- 01 janvier 2006 —> 142,8 millions
- 01 janvier 2007 —> 142,2 millions
En 2005, la population a donc baissé de 780.000 habitants.
En 2006, la population à donc baissé de 600.000 habitants

Sur la période de 2002 à 2006 la population à diminué de 2.400.000 habitants, soit une baisse de 600.000 habitants / an en moyenne, a comparer avec les hausses de 1 million ou plus annuelles que je citais en première partie de cet article.

- 01 janvier 2008 —> 142 millions
- 01 janvier 2009 —> 141,9 millions
- 01 janvier 2010 —> 141,9 millions
En 2007, la population à donc baissé de 300.000 habitants
En 2008, la population à donc baissé de 100.000 habitants
En 2009, la population a pour la première fois depuis 15 ans augmenté en Russie.

Cette courbe montre l’évolution démographique Russe, la première barre verticale étant la chute de l’URSS et la seconde la mise en place du plan démographique Poutine/Medvedev.

En 2009, Rosstat a constaté un accroissement des naissances dans 70 territoires de la Fédération et la réduction des décès dans 73 territoires sur les 83. L’accroissement naturel de la population a été enregistré dans 25 territoires en 2009 contre 21 en 2008, toujours selon Rosstat. Symbole de cette renaissance démographique, la Sibérie puisqu’entre 2000 et 2009 la natalité y a augmenté fortement  puisque en 2000 : 98.000 enfants sont nés en Sibérie et en 2009 174.000. Selon la ministre russe de la Santé et du Développement social Tatiana Golikova la stabilité démographique s’explique principalement par l’accroissement des naissances : 1,76 million de Russes ont vu le jour en 2009, c’est-à-dire plus de 2,8% que en 2008 : 1,714 million. La ministre a en outre souligné que la mortalité restait encore importante, 1,95 millions de personnes en 2009. Le taux de mortalité est lui aussi en baisse, passant de 14.2 /1.000 en 2009, contre 14.6/1.000 en 2008. Cet effet conjoint "baisse de la mortalité + hausse de la natalité" est constant depuis 4 ans. En outre l’espérance moyenne de vie est en hausse, de 69 ans en 2009 dans le pays contre 65 ans en 2000, il est aujourd’hui de 62 ans pour les hommes et de 74 ans pour les femmes.

Désormais, le plan démographique entre dans sa seconde phase, la première ayant été le renouveau de la natalité. Cette seconde phase consistera à faire baisser la mortalité, une baisse de la mortalité annuelle de 5% pendant 5 ans (jusqu’à 2015) étant envisagé nécessaire pour que le taux de natalité actuelle, s’il était stable suffise à ce que la population se maintienne. Il est à noter qu’une troisième phase du plan (encore secrète) est fixée pour la période allant de 2016 à 2025. Cet objectif de stabiliser la population autour de 142 millions d’habitants d’ici 2016 comprend deux étapes principales qui sont la baisse des avortements et la baisse de la mortalité :

- La baisse des avortements

L’évolution de la pyramide des âges en Russie montre une potentiellement inévitable réduction de la quantité de jeunes femmes de 20 à 29 (soit en âge de procréation) qui devrait diminuer de 35% d’ici à 2020. Pour atténuer ce "choc", le ministère de la santé Russe souhaite réduire le nombre d’avortements, qui est un des plus élevés du monde : en 2008, pour 1,714 million de naissance, ont été recensés en Russie près de 1,234 million d’avortement, soit un taux de 72 avortements pour 100 naissances, à, comparer au 20 avortements pour 100 naissances en 2008 aux états unis. Selon tatyana Golikova, une réduction drastique du taux d’avortement est essentielle pour contribuer à régler le problème démographique futur que peut rencontrer le pays. Néanmoins le taux d’avortement est en baisse conséquente et n’a jamais atteint des sommets comme dans d’autres pays comme la Roumanie par exemple. En effet, le nombre d’enfants de moins de 18 ans est passé de 38 millions en 1995, à 33,5 millions en 2000 et à 26,5 millions en 2008.

- Baisse de la mortalité

Le taux de mortalité étant trop élevé (lire ici les répartitions), plusieurs axes sont visés :
* la baisse des maladies cardiovasculaires : baisse de 4,6% en 2009 par rapport à 2008.
* la baisse de décès causés par la Tuberculose :7,8% de baisse en 2009 par rapport à 2008.
La baisse du taux de mortalité sur les routes qui est déjà flagrant, en 2009 la police a enregistré 26.084 décès pour toute la fédération, contre 33.308 décès en 2007.
* La lutte contre les morts par consommation de drogues : 70.000 morts / an en 2008 sont liés à l’usage de stupéfiants et 30 à 40.000 directement d’overdoses. La Russie comptant autant de consommateurs de stupéfiants que toute l’Europe occidentale.
* La lutte contre les décès dus à l’alcool : la mortalité du à des intoxications à l’alcool frelaté déjà diminué de 32%. Le gouvernement à dans la partie sanitaire du plan 2020 comme objectif de diminuer par deux la consommation d’alcool par habitant d’ici 10 ans, l’alcool étant responsable indirectement de la mort de 500.000 personnes par an.

Ainsi, bien que en forte diminution, la décroissance naturelle de la population se poursuit. Toutefois, cette dépopulation a été compensée par l’accroissement des migrants, puisque selon les données fournies par le Service fédéral des migrations témoignent qu’en onze mois de l’année 2009, la citoyenneté russe a été accordée à 333,474 étrangers. Un petit mot sur cette immigration, puisque j’ai traité le sujet très en détail ici.

Depuis 1999 (fin du mandat Eltsine), le taux d’émigration des Russes (soit de départ de la Russie) est en constante baisse, d’une émigration de 250.000 personnes / an en 1998 et 1999 on est passé en 2008 à moins de 20.000. En comparaison le taux d’arrivants, après avoir baissé de 1998 (500.000) à 2004 (120.000) est remonté mais stable depuis 2007 à environ 280.000 personnes /an. De 1990 à 2008, l’immigration en Russie de ressortissants de pays étrangers s’est monté à 5.347.027 personnes. Tous ne sont pas restés, 4.168.980 seraient restés en Russie, soit 75%. Cela correspond à un apport net moyen de 231.610 personnes/an.

Je rappelle que la population de la Russie étant de 142 millions d’habitants, cela fait annuellement moins de 0,2% de la population du pays. Ces immigrants sont à 90% des pays de la CEI comme on peut le voir sous le ici. De 1992 à 2007, le gros de l’immigration vers la Russie est composé de Russes ethniques qui rentrent des anciennes républiques à 65%, et pour 11% de citoyens des diverses minorités de Russie, 24% étant des migrants d’autres origines.

En 2003, la part de Russes ethniques était de 65%, et de Slaves (incluant l’Ukraine et la Biélorussie) de 72%. En 2007, la part de Slaves est tombée à 50%, la part de ressortissants du Caucase a augmenté de 9 à 21%, et d’Asie centrale de 4 à 14%.

Le centre de sondages GKS nous donne un détail de la répartition de cette immigration via les entrées sur les années 2003 à 2008, mais également via les sorties du territoire de la fédération.

L’immigration clandestine par contre est un tout autre problème, selon les propos de Vladimir Poutine en 2006 : « Le nombre de migrants illégaux en Russie pourrait atteindre le chiffre de 15 millions. C’est plus qu’en Amérique et en Europe prises ensemble … D’après les évaluations actuelles, on compte 500.000 personnes enregistrées sur les 10 millions d’étrangers travaillant dans notre pays. 10 millions ce n’est pas un chiffre définitif car ‘personne ne sait au juste combien ils sont à travailler chez nous ».

En 2008, selon les chiffres du service fédéral de l’immigration (FMS), il y aurait 9,2 millions de citoyens étrangers en Russie, dont 80% viendraient d’un pays de la CEI. De ces 9 millions , les 2/3 travailleraient illégalement.  

Démographie en Russie en 2010

Le 1ier semestre 2010 est lui aussi assez positif, le nombre de naissances (868.936) y est de 2,3% plus élevé que sur le premier semestre 2009 (849.267), avec 19.569 naissances en plus. 

La mortalité est plus nettement en baisse avec une chute de 1,8% entre le S1 2010 (1.010.988 décès) et le S1 2009 (1.029.066 décès) soit 18.078 décès en moins.

La perte nette de population occasionnée pour le S1 2010 est donc de 142.152 habitants, contre une perte nette de 179.799 habitants pour le S1 2009. 

Sur le comparatif des semestres, les morts par maladie cardio-vasculaires baissent de 2% seulement et les morts par cancers de 0,7% seulement. Par contre on peut constater une baisse de 6,1% des morts par raisons externes. Au sein de ce groupe, les morts sur la route, empoisonnements, suicides et meurtres baissent de 10-15%.

Pour la première fois depuis 1998, le nombre de décès sur l’année 2010 "devrait" être inférieur à 2 millions (Sources).

La démographie Russe, prévisions de 2010 à 2030 

Trois prévisions démographiques majeures ont été envisagées pour la démographie en Russie en 2010.

Selon une prévision estimée mauvaise du ministère de la santé Russe, la population devrait continuer à baisser pour atteindre 139.630.000 en 2016, le "taux" de baisse devrait atteindre 500.000 habitants / an dès 2015, puis 700.000 / an dès 2020 et enfin 900.000 ou un million / an vers 2030, la population se "stabilisant" à 128.000.000 d’habitants en 2030. Le taux d’immigration resterait "faible" autour de 200.000 / an pour les 20 prochaines années.

Selon une prévision estimée moyenne du ministère de la santé Russe. La population Russe devrait légèrement augmenter jusqu’à 2016 (pour atteindre 142.160.000 d’habitants), puis recommencer à légèrement baisser, de 200.000 ou 300.000 habitants dès 2020, pour atteindre 139.372.000 d’habitants en 2030. Le taux d’immigration serait contenu à une moyenne de 350.000 nouveaux entrants / an, ce qui est "à peu près" la moyenne de 2009, année durant laquelle 334.500 étrangers et apatrides ont reçu la nationalité Russe.

Selon une prévision haute du ministère de la santé, la population devrait augmenter a près de 144.000.000 d’habitants en 2016 et continuer à augmenter jusqu’à 148.000.000 en 2030.

Le taux d’immigration serait plus élevé dans cette variante, soutenant la hausse de la population et avoisinerait les 475.000 nouveaux entrants / an. Cela est néanmoins relativement faible, représentant 0,4% de la population du pays. Sur 20 ans, on arriverait à une « immigration » équivalente à 8% de la population du pays. Celle-ci sera cependant principalement du caucase et de la CEI, donc de populations post-Soviétique, Russophones et dont des communautés sont déjà présentes en Russie, donc pas foncièrement détabilisantes.

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12 réactions à cet article    


  • COVADONGA722 COVADONGA722 30 août 2010 11:20

    bonjour , article éclairant d’un jour nouveau les poncifs et lieux communs journalistiques
    merci


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 31 août 2010 10:06

      Un peu effrayée par le projet de faire baisser les avortements. J’espère que ce n’est pas par la contrainte qu’on envisage cette baisse.

      J’avais lu aussi (j’espère que c’est faux) que Poutine était pour la polygamie parce que bonne pour la démographie.

      D’une façon générale, quoique très consciente du différentiel démographique entre les populations européennes et les autres, je pense que la solution n’est pas dans des naissances forcées en Europe, mais dans un contrôle des excès démographiques au sud. Ces excès démographiques ne sont pas inéluctables. Ils sont largement financés par des aides financières inconsidérées venant des pays du nord.


      • Katinka 31 août 2010 10:25

        La polygamie n’a jamais été un projet de Poutine mais une idée farfelue de Jironovski.

        Jirinovski : prime à la naissance et polygamie pour doper la natalité


        • Katinka 31 août 2010 10:28

          Mais les primes à la naissances et autres faveurs accordées aux jeunes russes pour leur départ dans la vie sont nombreuses :

          Les jeunes français en seraient jaloux !


          • anty 5 septembre 2010 11:09

            Au temps de tsar la population russe étaient profondément ancrée aux valeurs chrétiennes
            et n’avait pas de soucis de natalité qui était une de plus forte sinon la plus forte d’Europe

            Les communistes qui ont rendu possible l’avortement (et l’alcoolisme par la même occasion ) car il savaient que leur politique ne permettra pas de nourrir toute la population se sont rendus coupable de la déchéance de cette population

            La guerre ,le stalinisme avec ses goulags et la démoralisation de la société russe qui a vécu 70 ans de privation( alors que son sol regorge de richesses à faire envier plus d’un pays ) ont fait le reste

            J’ai lu un article qui indique que certaines femmes avaient effectué jusqu’à 70 avortements
            pendant la période soviétique et que 10 avortements par femme étaient quasiment la norme

            La dénatalité dont souffre actuellement ce pays est un monstrueux héritage de la période dictatoriale communiste


            • Thomas Roussot Thomas Roussot 5 septembre 2010 12:31

              Article tout à fait pertinent qui démontre qu’il existe des solutions alternatives pour assurer une démographie saine, à savoir non basées sur l’importation forcée de pauvres du tiers-monde pour contenter le NPA et le Medef tout à la fois.


              • Katinka 5 septembre 2010 14:24

                J’ai lu un article qui indique que certaines femmes avaient effectué jusqu’à 70 avortements.

                Où se va se nicher la russophobie  ?

                70, vous dîtes !

                Moi 100 !

                Qui dit mieux !

                A peinée née à 1 mois et son dernier à 100 ans !


                • anty 5 septembre 2010 15:17

                  Je ne suis pas russophobe
                  loin de moi cette idée

                  Mais j’indique un état de fait qui a réellement existé selon certains spécialistes

                  En urss les femmes avaient la possibilité de se faire enlever son embryon dès que cette dernière
                  sentait qu’elle était enceinte.
                  Le nombre de 70 parait élévé mais il faut comprendre que la pillule n’étaient pas vraiment accessible pour toutes les femmes soviétiques.
                  Et le seul moyen de se débarrasser de son embryon c’était le médecin ou l’hôpital relativement accessible pour une femme de l’époque

                  Il ne faut pas oublier que même en France actuellement ou l’accès a la contraception est facile pour toutes les femmes
                   on a enregistré en 2009 près de 250 000 avortements
                  et les femmes qui ont eu des avortements multiple (jusqu’à 10 avortements par femme ) ne sont pas rare

                  Les médecins ont d’ailleurs remarqué que plus une femme a recours a l’avortement plus elle a tendance à recommencer cette opération que certains pensé traumatisante pour la femme

                  Mais la réalité du terrain prouve que c’est encore un poncif en plus


                • Katinka 5 septembre 2010 15:23

                  Et il continue le TOTO.

                  Épique le post !


                  • anty 5 septembre 2010 16:06

                    Epique mais réel
                    TATA


                  • Katinka 5 septembre 2010 23:01

                    Réel en quoi  ?

                    Tout ce que vous dîtes est du pipeau.

                    Je vousai assez entendu raconter des conneries sur L’EX URSS et la Russie actuelle.

                    Bornez-vous à un exercice simple et le fameux article, c’est quoi la source..

                    Pour sortir des conneries aussi grosses, il faut du concret !


                  • Didier Barthès 16 octobre 2010 20:25

                    Le monde est menacé par la surpopulation, un pays qui a réduit la sienne et qui possède une faible densité est un exemple (au moins de ce point de vue)
                    La planète aurait plus d’avenir si la situation démographique russe s’appliquait à tous les pays.

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