Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > La discrimination envers les femmes est une arme d’appauvrissement (...)

La discrimination envers les femmes est une arme d’appauvrissement massif

Le 17 octobre est la Journée internationale pour l’éradication de la pauvreté. Avez-vous remarqué que le féminin domine dans la phrase qui précède ? Normal, la pauvreté est d’abord et avant tout affaire de femme et, autre mot féminin, de discrimination.

Plus de 94% des prêts de la Banque Grameen, prix Nobel de la paix 2006 ex aequo avec son fondateur Muhammad Yunus, sont des femmes. Il faut aussi savoir qu’il y a dix ans à peine, les femmes empruntaient en réalité pour leur mari (Les Bangladeshi et la Banque Grameen). Huit prêts sur dix étaient détournés par les hommes. Quelqu’un sait si cela a changé depuis ?

La Banque Grameen ne doit pas seulement se battre contre la pauvreté. Elle doit surtout se battre contre une mentalité masculine dominatrice.

Les Bangladeshis ne sont pas les seules à subir les coups et contre-coups de cette mentalité. Des centaines de millions de femmes à travers le monde sont, encore aujourd’hui, considérées comme moins aptes que les hommes à prendre les décisions.

Susy Cheston, d’Opportunity International, avoue que les femmes qui prennent confiance en elles-mêmes, grâce au micro-crédit, s’effacent dès que leur mari arrive (remarques de Susy Cheston sur le renforcement du pouvoir d’action des femmes par la microfinance).

Parmi les cinq étapes qu’elle propose pour progresser figure la pratique « de l’égalité entre les sexes dans nos propres institutions ».

Dans le développement international, ce sont les hommes qui mènent le bal, entre eux. Il n’est pas étonnant que les femmes attendent autour de la piste.

La plupart du temps, si vous observez attentivement, elles sont amochées. Un récent rapport du secrétaire général de l’ONU, auquel ont été associés les dix plus grands spécialistes mondiaux de la violence faite envers les femmes, le constate (Étude approfondie de toutes les formes de violence à l’égard des femmes).

La violence est une dimension parmi les autres, dont les traditions, les coutumes, les stéréotypes et toutes les autres formes d’assujettissement, d’une discrimination qui maintient des centaines de millions de femmes dans la pauvreté, quand ce n’est dans la misère.

Aucun pays n’est à l’abri de cette discrimination massive. En Angleterre, un organisme mis sur pied par le gouvernement a dû intervenir dans plus de 300 cas de mariages forcés en un an !

Les crimes d’honneur font chaque année plus de 5000 victimes féminines.

Aux États-Unis, il n’est pas rare qu’un adolescent s’en prenne physiquement à sa petite amie.

Pour que les femmes sortent de la pauvreté, il faut d’abord mettre fin à la discrimination, à commencer par la violence qui en est la forme la plus intolérable.

Dans beaucoup de cas, frapper physiquement ou mentalement une femme est considéré comme tout à fait dans la normalité des choses.

Même les Nations unies n’échappent pas à cette règle universelle qu’est la discrimination envers les femmes. Elles sont très minoritaires dans les diverses instances de l’ONU, et très souvent victimes de harcèlement.

Le discours antipauvreté de l’ONU est la pire des hypocrisies sur lesquelles repose cette organisation qui doit veiller au respect des droits humains.

Il sert, en vérité, à camoufler l’immobilisme, un mot masculin.

Voir aussi

Femmes et alimentation : que faudra-t-il pour que ça change ?
Pourquoi les hommes s’en tirent-ils nettement mieux que les femmes ?
Libéralisme économique et résistance à l’égalité entre les femmes et les hommes
Inégalité demeure féminin
Équitablement inégaux ?


Moyenne des avis sur cet article :  3.82/5   (34 votes)




Réagissez à l'article

7 réactions à cet article    


  • Kiri 16 octobre 2006 11:17

    @ l’auteur

    Bravo et Merci

    Kiri


    • erebus (---.---.64.135) 16 octobre 2006 11:36

      Les femmes détiennent les clés de l’éducation des enfants dans la pluspart des pays !Brimer les femmes revient à controler les sociétés !(qui a dit tchador,hidjab,burka ? et merde tous les intégristes bien pensant vont radiner ici ...).


      • DEALBATA (---.---.166.140) 16 octobre 2006 12:46

        @l’auteur

        Vu le texte, aujourd’hui est le jour des poncifs et des propos lénifiants. C’est bien parce que je mange au bureau que j’en profite lâchement pour écrire un petit mot pour passer le temps. Encore une victime du mouvement totalitaire égalitaire qui s’en prend à tout ce qui dépasse tant du point de vu horizontal que du point de vu vertical ...Dans beaucoup de société Traditionnelle, la femme a représenté un « danger » ou une dérive potentielle lorsque son activité débordait sur sa fonction essentielle de procréation que la Nature lui avait donnée. C’est en effet au point de vu symbolique qu’il faut s’attacher : Son penchant inexorable pour le bien être matériel et pour le changement sous toutes ses formes ont incités ces dites sociétés à beaucoup de prudence et de méfiance justifiées et si ce n’est plus : Matière, mère, maternité ont la même origine celle qui devrait nous alerter sur le message étymologique que les modernes ont de plus en plus de mal à déchiffrer. Du point de vu Traditionnel, ce message était clair : Toutes tentatives de positon dominante d’une civilisation par un pouvoir féminin provoquerait irréméDIABLEment une accélération de la chute du monde Édénique vers le monde de la connaissance du bien et du mal (c’est d’ailleurs un des nombreux signes qui indique le taux de déclin d’une civilisation) signe que pouvaient tant bien que mal freiner les autorités spirituelles gardiennes des valeurs immuables et éternelles qui les font apparaître, pour les profanes progressistes, comme une sorte d’immobilisme qui effectivement est symboliquement représenté par l’homme.


        • (---.---.71.248) 16 octobre 2006 13:05

          le president katzav risque jusqu 16 ans de prison pour viol

          Israël : le président Katzav risque jusqu’à 16 ans de prison pour viol Par Charly WEGMAN

          agrandir la photo

          JERUSALEM (AFP) - Le président israélien Moshé Katzav pris dans la tourmente d’un scandale de harcèlement sexuel qui pourrait lui coûter son poste et lui valoir jusqu’à 16 ans de prison a renoncé lundi à ouvrir la session parlementaire d’hiver.

          Selon les recommandations de la police présentées dimanche au Procureur de l’Etat, Menahem Mazouz, également conseiller juridique du gouvernement, M. Katzav risque de 3 à 16 ans de prison ferme.

          A l’issue d’une enquête de trois mois pendant laquelle M. Katzav a été interrogé à cinq reprises, la police a estimé qu’il devait être inculpé notamment pour le viol de son ex-secrétaire et d’une employée, alors qu’il était ministre du Tourisme.

          M. Katzav devrait aussi être poursuivi pour harcèlement sexuel à l’encontre de cinq autres femmes, actes indécents, écoutes illicites, obstruction à la justice et prévarication.

          M. Mazouz devrait se prononcer d’ici deux ou trois semaines sur l’ampleur des faits, a indiqué la radio publique israélienne.

          Des sources au ministère de la Justice, citées par la radio sous le couvert de l’anonymat, ont indiqué que la justice n’accepterait pas une démission de M. Katzav en échange de la levée des poursuites.

          « Vu les circonstances, M. Katzav ne participera pas lundi à la séance inaugurale de la session d’hiver de la Knesset » le parlement, a indiqué un communiqué du bureau de la présidence parvenu à l’AFP.

          « Le président a été surpris et choqué par les recommandations de la police (...) Il rappelle et souligne qu’il est victime d’un complot, et que tôt ou tard les allégations contre lui s’avèreront mensongères », ajoute le texte.

          Initialement, M. Katzav avait fait savoir qu’il souhaitait être présent au parlement, conformément au protocole, sans toutefois prononcer de discours.

          Plusieurs députés avaient indiqué qu’ils resteraient délibérément assis à son arrivée au parlement ou s’abstiendraient d’être présents en signe de protestation contre sa venue.

          « Il est impensable qu’il (Katsav) continue d’assumer les fonctions de président, alors que des faits aussi graves lui sont reprochés », a déclaré à la radio la ministre travailliste de l’Education, Youli Tamir.

          « Je ne me lèverai pas à son arrivée et je baisserai la tête en attendant que passe la vague de honte », avait de son côté menacé la députée Zehava Gal-On, du parti Meretz (gauche laïque).

          « Si le président savait ce que je sais, il aurait sûrement déjà décidé d’épargner à l’opinion et à lui-même le grand embarras dans lequel nous sommes plongés », a déclaré aux médias un responsable au ministère de la Justice qui a requis l’anonymat.

          L’affaire Katzav a fait lundi la Une des quotidiens israéliens, qui dans leurs gros titres développent les accusations très graves portées contre le président.

          Interrogé lundi à la radio, l’avocat du président, Zion Amir, a convenu que « si M. Mazouz devait se prononcer pour une inculpation (il pensait) que le président n’aurait pas d’autre choix que de démissionner ».

          Selon la loi, les poursuites encourues par M. Katzav ne devraient être engagées qu’après sa démission ou son limogeage afin de ne pas entacher la fonction présidentielle.

          Le président israélien est élu par le parlement. Le mandat de sept ans de M. Katzav s’achève en juillet 2007.

          La procédure de limogeage prévoit la réunion d’une commission spéciale de 20 députés pour un débat en présence du président ou de son représentant. Si 75% des membres de cette commission spéciale se prononcent pour le limogeage, ce dernier doit ensuite être approuvé en plénière par 90 des 120 députés de la Chambre.


          • L’akasha des rêveurs impénitents (---.---.179.12) 16 octobre 2006 14:38

            Le Bangladais Muhammad Yunus, créateur du microcrédit, s’est vu - enfin ! et fort justement - décerner le 13 octobre la plus importante des récompenses : le Prix Nobel de la Paix. Depuis trente ans qu’il se bat pour faire reconnaître l’accès au


            • schmück (---.---.64.135) 16 octobre 2006 16:15

              au moins il y a un début de procés qui a l’air d’être transparent ,les dernieres affaires ambiel/baudis semblent obscures malgré les non-lieux.


              • loga (---.---.117.136) 16 octobre 2006 19:02

                l article fait réfléchir car il présente la réalité . Il y a 2 pauvretés ,celle morale et celle financiére. Les 2 réunies conduisent à l éxclusion de la vie en communauté ou aux petits boulots .

                les femmes monoparentales sont à la merci du marché de l emploi et souvent se retrouve dans une fonction secondaire .Les enfants sont les perdants

                La violence n est elle pas à cause justement de cette course entre la vie familiale et le boulot .

                Les hommes souvent se retrouvent entre eux mais les femmes assument à la maison :le dialogue et la communication de couple est rompu.La violence remplace les mots quand ne suffisent plus.

                Mes fonctions au sein d une équipe m ont malheureusement fait connaitre des femmes battus et malheureusement parfois par l enfant :même un pére de famille

                Ecore bravo pour l article -et pourtant je suis un homme .

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès