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Accueil du site > Actualités > International > La droite vénézuélienne : cartographie d’une défaite

La droite vénézuélienne : cartographie d’une défaite

Manifestation des partis de droite à Caracas en dehors des plans serrés des télévisions internationales.

A cette heure, la droite vénézuélienne devrait, selon ses calculs, se trouver dans un tout autre rapport de forces : elle devrait soit être installée au palais présidentiel de Miraflores, soit en pleine installation d’un gouvernement parallèle accompagné de manifestations de masse et d’une violence civile, voire militaire, accrues. En initiant les violences qui ont fait 130 morts elle avait fait le pari du tout ou rien, du maintenant ou jamais ! Et la voici qui se retrouve à se déchirer sur la voie à suivre pour essayer de survivre et de renaître dans les urnes après ces 100 jours de déchaînement. Ce massacre, étrangement imputé au président Maduro par les médias (1) aurait donc pu être évité : il lui suffisait de rester dans le champ démocratique et dans le calendrier électoral.

Qu’est-il arrivé à cette droite ? Ce qui lui arrive d’habitude : une erreur d’analyse. Surestimation de ses propres forces, sous-estimation des chavistes, mauvaise lecture de l’état d’esprit de la population, mauvais calculs des données du champ de bataille à investir… Et dans les batailles si les responsabilités sont collectives, certaines sont plus importantes que d’autres : en particulier celles des généraux – comme nous l’explique si bien Marc Bloch dans son livre « L’étrange défaite ». Car cette défaite, certes tactique dans un contexte de déséquilibre à long terme, est une défaite certaine. Ce qui implique changements, comptes à rendre, débandades et repositionnements.

Interrogeons-nous sur les erreurs d’appréciation qui ont conduit à l’échec d’une prise de pouvoir par la violence. Il y a une combinaison de plusieurs éléments. D’abord la sociologie des dirigeants. La direction du mouvement reste aux mains d’une oligarchie de classe moyenne-haute (15 % de la population) avec un imaginaire spécifique : une vraie « bulle politique ». Il serait faux de dire qu’elle n’a pas gagné d’espace dans les milieux populaires mais cela reste très marginal. A ce premier constat s’en ajoute un deuxième, qui est déterminant pour comprendre l’échec de la stratégie : une partie des dirigeants, qu’ils soient vénézuéliens ou américains, vivent à l’étranger, et en particulier aux États-Unis.

Leurs analyses, résultant de cette distance sociologique et géographique, se sont trouvées confortées par l’effet d’auto-suggestion de leur point fort : les réseaux sociaux. Ils ont considéré que la dynamique qui s’y développait exprimait vraiment l’état d’esprit de la majorité de la population. Ils ont cru dur comme fer que leurs investissements millionnaires sur les comptes Facebook, Instagram, Twitter auraient des résultats palpables, et que la radicalité qui s’y exprimait était bien celle de la majorité de la population.

Ils en ont donc conclu que le gouvernement était à deux doigts de tomber, qu’il était dans les cordes, que son assise populaire était des plus réduites, que les masses populaires mécontentes suivraient leurs consignes de faire tomber le « régime », et qu’enfin ils avaient la dynamique suffisante pour se déployer en force transversale à la société. Accessoirement, tout cela n’allait pas être sans incidence sur des factions minoritaires du chavisme qui, au vu de ce qu’ils percevaient comme une ascension irrésistible des masses, optèrent pour retourner leur veste. Exemple, la procureure générale de la Nation, qui s’est affichée très vite dans des meetings de la droite, ou quelques cadres intermédiaires du chavisme ; certains de ces revirements de dernière minute ne se sont pas produits tant en raison de l’apparente force de l’opposition que par calcul politicien, voire pour anticiper des enquêtes sur la corruption et pouvoir jouer internationalement aux victimes de la « dictature ». Mais le plus important dans ce plan insurrectionnel était de faire basculer les Forces Armées Nationales Bolivariennes dans le camp du coup d’État : hélas pour la droite, Pinochet n’est toujours pas arrivé au Venezuela !

Le plan prévoyait un dénouement au bout de cent jours de violences, avec des moments forts tels que l’élection du président de la « transition » via des primaires de la droite ; ainsi l’avait proclamé Ramos Allup (ce même dirigeant « social-démocrate » d’opposition qui une fois échoué le plan violent s’est rallié à l’idée d’une participation aux élections municipales, régionales et présidentielles de 2018 !). Au milieu de tout ça , l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante du 30 juillet dernier, a représenté un succès incontestable où plus de 8 millions d’électeurs se sont exprimés contre la violence et en faveur de la solution démocratique proposée par le chavisme. Malgré le refus de la droite de reconnaître les résultats, l’impact fut indéniable, comme en témoignent les repositionnements et changements de tactique qui s’ensuivirent.

Au bout du compte, les résultats du plan de bataille ne furent pas ceux qui étaient prévus : le chavisme n’est pas du tout KO et la leçon qu’il a donnée est historique. Les secteurs populaires ont observé de loin les tentatives des dirigeants de l’opposition et sont restés éloignés de la violence de cette droite qui, malgré ses troupes de choc, ses secteurs paramilitaires et sa base sociale élargie, est restée impuissante à inverser le cours des choses. Prendre le pouvoir par la force était de fait impossible avec de telles données. L’un après l’autre, les principaux dirigeants de la MUD se sont trouvés contraints d’accepter le cadre initialement prévu par les institutions : la participation aux élections régionales, municipales et présidentielles, élections encadrées par un Conseil National Électoral que ces mêmes dirigeants n’avaient cessé de fustiger comme illégal, illégitime et frauduleux ! Même le plus extrémiste des leaders de la droite, Freddy Guevara, du parti Voluntad Popular (Volonté Populaire) a admis que « l’issue était électorale »…

Certes, certains d’entre eux résistent et ne se sont pas prononcés : tout cela en raison de disputes internes, d’inhabilitation électorale -c’est le cas de Maria Corina Machado- , de l’expression de la frustration d’une base frustrée (à qui on avait promis un dénouement imminent et qui, après ces 100 jours, doit maintenant avaler la couleuvre d’une « issue électorale »). Au bout de ces mois intenses, la droite a opéré une recomposition en trois tendances qui malgré des positions différentes -par conviction ou pragmatisme- ont des contours assez flous :

1 – La première tendance regroupe les partis historiques de droite, tels qu’Accion Democratica, présidé par Ramos Allup ; celui-ci a accompagné la montée de la violence mais en pariant davantage sur une usure rapide du gouvernement que sur une issue brutale, pour capitaliser le mécontentement en nombre de votes et s’assurer de futures victoires électorales.

2 – La deuxième tendance est dirigée par des partis comme Voluntad Popular (Volonté Populaire) ou Primero Justicia (Justice d’abord) – dont les dirigeants sont inéligibles pour cause d’appel à l’insurrection contre des institutions légitimes – qui ont travaillé à l’issue par la force, en constituant, finançant et entraînant des troupes de choc, et qui se sont ouvertement liés au réseau paramilitaire de l’ex-président colombien Alvaro Uribe.

3 – La troisième tendance s’est autoproclamée « Resistencia » et s’est développée sous diverses appellations selon les régions du pays. Son discours repose sur un refus de la trahison de ces dirigeants de la droite qui ont accepté d’aller devant les électeurs, sur la nécessité d’une intensification de la confrontation de rue et sur la revendication d’actions violentes – comme par exemple les attaques qui ont eu lieu contre les votants des élections constituantes. Cette tendance se manifeste essentiellement via les réseaux sociaux et nombre de ses membres semblent basés à Miami. Il est encore difficile d’évaluer s’il s’agit d’un processus spontané, ou si « Resistencia » a été créée pour prendre le relais de la deuxième tendance dans des actions planifiées. Combien sont-ils et qui les dirige ? D’après des sources en provenance de Miami, il s’agit de groupes indépendants sans direction centralisée reconnue.

Après cette analyse, on comprend mieux ce qui s’est passé dimanche dernier au fort militaire de Paramacay. Il ne s’agirait plus, comme les attaques menées antérieurement contre des casernes, d’une stratégie d’escalade visant à mettre le pouvoir sur la défensive. Il s’agirait plutôt d’opérations cherchant un fort impact médiatique et international (« il y a une guerre civile au Venezuela, il faut intervenir »), parallèlement à la préparation clandestine de groupes plus radicaux. La paternité de cette opération est à rechercher du côté de la « Resistencia » évoquée plus haut, liée en sous-main aux partis de la deuxième tendance et au sénateur américain d’origine cubaine Marco Rubio. Il est probable que d’autres actions de ce genre, voire plus agressives, soient perpétrées. Il y a des manifestations de désespoir, et cela peut engendrer plus de violence et de radicalisation.

Pour compléter le panorama, il faut évoquer les deux autres angles d’attaque de la droite : l’économie et l’international. Pour l’économie, on a vu comment après le 30 juillet une augmentation vertigineuse du dollar parallèle a pu déstabiliser la monnaie nationale. L’objectif visé était d’entraîner une augmentation des prix, de déborder la patience de la population, rendre impossible la vie quotidienne et l’éloigner ainsi définitivement du gouvernement. En ce qui concerne l’International, l’offensive est clairement dirigée depuis les États-Unis, avec l’appui principal de la Colombie et de gouvernements inféodés de la région.

La conclusion ? La droite est retombée dans des vieux travers qui ont pourtant montré jusqu’ici leur inefficacité : pousser la population à bout pour récolter le mécontentement dans les urnes ; et en appeler ouvertement à l’intervention états-unienne. Une preuve de faiblesse plutôt que de force.

La victoire du 30 juillet a été tactique pour le chavisme. Cette nouvelle situation se produit dans un équilibre très fragile. Elle a eu des effets sur une droite qui s’embourbe à nouveau dans ses analyses erronées des forces en présence et des enjeux pour la bataille qu’elle veut mener. Le chavisme doit pousser son avantage en prenant des mesures urgentes. La principale, avec la justice, relève de l’économie, ce « concentré de politique ». C’est pour l’heure le défi essentiel du processus bolivarien.

Marco Teruggi

Note :

(1) Pour une liste des victimes de l’insurrection de la droite, avec secteurs sociaux, responsables et personnes condamnées, voir https://venezuelanalysis.com/analysis/13081 ; Sur les assassinats racistes de la droite : Sous les Tropiques, les apprentis de l’Etat Islamique ; et Le Venezuela est attaqué parce que pour lui aussi « la vie des Noirs compte » (Truth Out). Sur l’arrestation de membres de forces de l’ordre qui ont désobéi aux ordres en faisant un usage excessif de la force ou ont tué des manifestants, voir Droits de l’Homme au Venezuela : deux poids, deux mesures

Source de cet article : https://hastaelnocau.wordpress.com/2017/08/09/mapa-de-la-derrota-de-la-derecha/

Traduction : Jean-Claude Soubiès

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-39c


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65 réactions à cet article    


  • pipiou 13 août 19:19

    Ici dès que la police française interpelle des manifestants ou bien que l’on met des militaires dans la rue nos gentils rebelles agoravoxiens denoncent l’état policier et hurlent à la dictature. Mais quand les effectifs de l’armée venezuelienne doublent en 2 ans et que sur 29 ministres il y a 10 militaires on vient nous chanter la beauté de la démocratie chaviste !

    Question : jusqu’où ira-t-on dans le ridicule et la désinformation ? Continuez à creuser, vous pouvez descendre encore plus bas.


    • Lugsama Lugsama 13 août 21:57

      @pipiou

      Vous savez les fachistes c’est pas l’honnêté qui va les tuer. De toutes façon les médias commence à bien trop s’interesser au Vénézuéla pour que les petit caporal du chavisme continuent à convaincre les crédules. Leur reste les très niais et les crapules assumés.

    • Pere Plexe Pere Plexe 14 août 09:29

      @pipiou
      De la même façon des qu’il y quelques vitrines brisés lors d’une manif en France les médias n’ont pas de mots assez durs pour les manifestants...

      Curieux qu’au Venezuela ils aient tous prit fait et cause pour des manifestants autrement violents.

      je vous retourne votre question : jusqu’où ira-t-on dans le ridicule et la désinformation ?

    • Lugsama Lugsama 14 août 09:41

      @Pere Plexe

      Suffit de voir les articles ici pour comprendre qu’on ira au plus profond du ridicule dans la désinformation.

      Au Venezuela on en voit l’armée avec des véhicule blindé écrasé les manifestants, des soldats tire a l’arme réel sur les étudiants.. ces vidéos la ne bois intéressé pas et pour cause, vous défendez la dictature militaire.


    • pipiou 14 août 14:27

      @Pere Plexe
      Alors pour vous les medias sont beaucoup plus meurtriers que les militaires ?
      Mon Dieu, un journaliste, je crains pour ma vie !  smiley  smiley  smiley

      Continuez à creuser ...


    • pipiou 14 août 22:55

      @pipiou

      A voir les « votations » vous êtes nombreux à creuser chez Agoravox.
      Créez un club, une association de ceux qui soutiennent les resistants en France et les militaires aux Venezuela.

      Je propose Wesson comme Président d’honneur.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 août 01:47

      @pipiou



      Les USA ne sont pas parvenus a faire au Venezuela de Maduro ce qu’ils avaient réussi au Chili de Allende. Mais il sen est fallu d peu et tout n’a pas encore été dit. La conclusion est claire : Un gouvernement populaire ne peut se maintenir en Amérique latine que s’il a un soutien militaire fort et l est utopique de penser que des médias privés suivront une autre voie que celle dictée par les USA. Une démocratie élective dans le sens où on la comprend en France est impossible.... et ne serait pas souhaitable. Je me demande combien de temps il faudra pour que l’assemblée constituant soit elle même corrompue. ! Maduro a peu de temps pour dénoncer le canular de la pseudo démocratie et mettre en place une autre forme de gouvernance

      PJCA

    • Roberton 13 août 19:29

      Je ne vois que la défaite de l’état, après avoir virer 18000 employés de la PDVSA se retrouve avec une production et un prix en baisse, dans l’incapacité de gérer quoi que ce soit surtout après une réforme agraire à la Zimbabue, une inflation de 720%, PIB de -9%, sans parler du chomage, peu m’ importe le régime, mais un régime de gauche doit avant tout améliorer le sort de la population démocratiquement, et non une dictature où s’installe à tous les niveaux des cadres Cubains. L’effondrement de l’agriculture, par exemple, est de loin le plus tragique. Et ce n’est pas que l’agriculture qui a été nationalisée, mais bien la chaîne de production alimentaire au complet, qui est maintenant captive de la bureaucratie agricole inefficace. Alors que les combats dans les rues ont fait jusqu’à maintenant plus de 113 victimes, le taux de mortalité infantile est passé à 30 % en 2016 et le taux de mortalité maternelle, à 65 %. Ces taux sont respectivement de 0,5 % et de 0,01 % au Canada. Depuis les années 70, bien avant l’élection de Chávez en 2002, le PIB du Venezuela a diminué, alors que celui du Chili a triplé sur la même période, malgré les crises humanitaires et politiques. Or le PIB est proportionnel à la quantité d’énergie consommé. Production de pétrole du Vénézuela dentro da OPEP :

      http://peakoilbarrel.com/opec-july-production-data/


      • Satournenkare Satournenkare 13 août 21:39

        @Roberton

        "le taux de mortalité infantile est passé à 30 % en 2016"

        En réalité il n a cessé de descendre depuis 1960 et en 2014 était de l’ordre de 13 à 20 pour mille, selon les sources, soit entre 1,3 et 2 % . Le taux de mortalité maternelle lui était en 2010 de 92 pour 100 000 soit 0,92%

        https://fr.actualitix.com/pays/ven/venezuela-taux-de-mortalite-infantile.php
        http://www.indexmundi.com/g/g.aspx?c=ve&v=29&l=fr


      • Roberton 14 août 00:41

        @Roberton

        Ecrit trop vite, c’est en fait l’augmentation de la mortalité infantile (14,8 à 18,6 décès pour 1000) et maternelle par rapport l’année antérieur et pour le PIB, c’est la période depuis 2002, -9 % en 2016 et -18,6 % en 2017 (prévision)

        https://pt.tradingeconomics.com/venezuela/gdp-growth-annual


      • sls0 sls0 14 août 05:24

        @Roberton
        Où il va chercher ses chiffres ce bob roberton.

        Les courbes sur le même graphique ça ne vous dérange pas j’espère.

        Oui encore une fois l’université de Sherbrooke, elle plait aux chercheurs mais pas à roberton. On peut récupérer les chiffres avec R la rolls des outils statistiques sur ce site.
        C’est quoi cette histoire de trois fois ?
        Au même endroit on peut aller voir la mortalité infantile pour ceux que ça intéresse.
        En Irak il y a eu un sacré rebond de la mortalité infantile à une certaine époque. Etait ce dû à Sadam ou au blocus ?

      • Pere Plexe Pere Plexe 14 août 09:45

        @Roberton
        Quelques soient les chiffres et les réalités qu’ils mesures c’est au Vénézuéliens de choisir,non ?

        La légende d’élections truqués à vécu.
        Celle d’une opposition majoritaire est en passe de tomber.


      • Lugsama Lugsama 14 août 10:12

        @Pere Plexe

        Les Vénézuéliens demandent à plus de 70% le départ du dictateur et étaient opposé a 60-80% a la constituante. Ils aimeraient bien qu’on leur demande leur avis, C’est certain.


      • Lugsama Lugsama 14 août 10:15

        @Pere Plexe

        C’est la légende d’un Maduro soutenu par sa population et d’élection légitime qui est tombé, plus personnes à part quelque rigolo sur internet n’en doute plus.


      • Roberton 15 août 20:28

        @sls0

        Prodution des pays de l’OPEP

        http://peakoilbarrel.com/opec-july-production-data/

        dernier graph. Descente brutale de la production, comme c’est la principale richesse, le PIB ne peut que diminuer, ce que je dis ne me dérange pas du tout, fouillez un peu plus, ne vous cantonnez pas un seul graph !!!! 


      • Satournenkare Satournenkare 16 août 13:49

        @Roberton
        "Ecrit trop vite, c’est en fait l’augmentation de la mortalité infantile (14,8 à 18,6 décès pour 1000) et maternelle par rapport l’année antérieur et pour le PIB, c’est la période depuis 2002, -9 % en 2016 et -18,6 % en 2017 (prévision)"
        Pas que trop vite , la prochaine fois une petite calculette te serait utile : de 14,8 à 18.6 il y a 19,6% pas 30. Bien essayé quand même smiley


      • Roberton 17 août 18:13

        @Satournenkare

        Dommage mais je parle d’augmentation donc 14,8 x 1,2567 = 18,6 donc 25,67%, vu la dégradation rapide les 30% ne sont plus très loin, vous faites comme les commerçants 50% de réduction, fait que le prix diminue de moitié, et pour retourner au prix initial il faut augmenter de 100% ( 100 - 50% = 50 x 100% = 100)




          • Siddhartha Gautama Siddhartha Gautama 13 août 20:18

            30% des enfants meurent à la naissance, et 65% des mères ? Absurde ! Vérifiez ! De toutes façons, cela sent la propagande à plein nez !


            • pemile pemile 13 août 20:37

              @Siddhartha Gautama « cela sent la propagande à plein nez ! »

              Oui ! Même gros pipeau pour le PIB du Venezuela.


            • pipiou 13 août 21:25

              @pemile

              Effectivement c’est du gros pipeau : l’évolution du PIB en 2016 ce n’est pas -9%, mais -18%, c’est beaucoup mieux n’est-ce pas smiley

              Et la propagande de l’auteur, aucune objection ?


            • Lugsama Lugsama 13 août 21:51

              @pipiou

              Si on lit entre les lignes l’auteurs admet lui même qu’ils soutient une dictature qui triche aux élections.. bizarre comme les dictatures trouvent toujours des petits fachistes pour les soutenir loin de chez elle.

            • pemile pemile 13 août 23:04

              @pipiou « l’évolution du PIB en 2016 »

              Roberton déclare une diminution du PIB depuis 1970, c’est du gros pipeau !

              Et ses chiffres absurdes de mortalités à la naissance enfants/mères aucune objection ?


            • pipiou 14 août 15:05

              @pemile
              Bien sûr que ces chiffres sont absurdes ... est-ce une raison pour boire la soupe de Venezuelainfos ?


            • Lugsama Lugsama 14 août 16:26

              @pipiou

              Pour le PIB non malheureusement.. -19% en 2016

            • baleti baleti 13 août 20:33

              pourquoi clavez avais expulser tous les diplomates israélien ?

              https://www.youtube.com/watch?v=73xPzhN0VZY

              les maitres du monde, veulent contrôler l’énergie


              • Lugsama Lugsama 13 août 21:47

                La droite ? Parle t-on de la MUD, c’est à dire une opposition plutôt centriste, a moins de considérer les sociaux-démocrate et le syndicalisme publique comme la droite.. hum.


                En gros la dictature narco-militaire « gagne » face à l’opposition démocratique (et centriste) en envoyant l’armée sur les étudiants, truquant les votes avec une participation ridicule pour une constituante malgré les menace de famine volontaire et licenciement, retire les pouvoirs à toutes les instutitions ou l’opposition prend le pouvoir... tu parles d’une victoire, la même que Hitler face aux populations juives.

                Mais le peuple n’as pas encore perdu heureusement, cette élite fachiste ne dort pas sur ses deux oreilles ces temps-ci.

                • sls0 sls0 14 août 05:50

                  @Lugsama
                  Un remarque en vitesse, c’est la Colombie le pays producteur de cocaïne et non le Venezuela, comme il y a une certaine distance entre les deux pays ou plutôt deux gouvernements ça m’étonne cette étiquette narco pour des responsables vénézuéliens.

                  Monsieur narco chef : Uribe il me semble qu’il est avec l’opposition.


                  Soit il a un sens du commerce très, très poussé l’Uribe ou plutôt ses potes ou l’histoire des narco militaires c’est de la daube.
                  Ah la CIA a des preuves ! Depuis Air America on peut avoir des doutes. Ils sont assez souvent impliqués avec le transport et je ne les vois pas faire copain-copain avec des responsables vénézueliens, l’inverse est aussi valable.

                  Vous pourriez sortir que Daesh s’occupe de la logistique du pinard français que ça paraitrait aussi bizarre.

                • wesson wesson 14 août 08:32

                  @Lugsama
                  et allez, hitler, les juifs, la famine, .... 


                  vous savez pourtant que ça marche plus ça... 

                  Si vous voulez vous occuper de crétins à la croix gammée, intéressez vous aux spécimens qui ont défilé à Charlottesville.

                  Et cela c’est les vrai !

                • Spartacus Spartacus 14 août 10:05

                  @sls0
                  Non...Le Venezuela est un narco-état notoire. Et le pire de toute l’Amerique du sud.


                  Le vive président du Venezuela, Diosdado Cabello est considéré comme le principal dirigeant du cartel et dirigent en coulisse du Venezuela, « Maduro » sa marionnette.

                  C’est un type violent et népotiste qui pratique avec l’armée et les milices Bolivariennes l’intimidation et les meurtres. 
                  Sa famille est à tous les postes dans l’appareil d’état.
                  Sa femme à l’assemblée nationale, son frère ministre. Sa soeur représentante du Venezuela aux nation unis etc etc...
                  La tv d’état est à sa botte et c’est lui qui fournit les programmes.

                  C’est lui qui a créé les milices de la révolution et quand il avait le poste que ministre des travaux publics a mis sur écoute toute la population....

                  Le « Cartel de los Soles » qu’il dirige avec Maduro est considéré comme le plus gros cartel d’Amérique du Sud.

                  Wikileaked indique même que Chavez en avait peur de lui en 2009 et a déclaré à propos de cet associé qui l’a aidé a conquérir le pouvoir, qu’il « ne le maîtrisait plus tellement il a accumulé un tel pouvoir et un tel contrôle sur l’état et une telle fortune privée »....

                  Le Venezuela est un pays dirigé par les militaires et milices entièrement impliquées dans le trafic de drogue....
                  Ceci est factuel !

                • Lugsama Lugsama 14 août 10:09

                  @wesson

                  Quoi la famine ? Lorsqu’on vous dit si vous ne votez pas vous serez licencier ou vous n’aurez plus accès à l’aide alimentaire dans un pays où les 2/3 tiers de la population ne mange pas à sa faim ce n’est pas un chantage à la famine ? Appelons un chat un chat.

                  Par ailleurs ces chantages qui ne sont pas remis en cause puisque filmé sont appliqués depuis cette semaine, on attend toujours la dénonciation de la gauche populistes pour le licenciement de fonctionnaires qui ne sont pas allez voter.. A priori quand une dictature est de gauche on lui pardonne de martyriser son peuple..


                • wesson wesson 14 août 23:06

                  @Lugsama
                  Mais oui mais oui, continuez à nous éclairer sur ce pays qui est en bordure de la terre plate, pas loin de l’endroit où les gens vivent la tête en bas ! 


                  Nous avons besoin de vos lumières, tel le phare de la pensée cosmique que vous êtes. 

                  Grace à vos dons et à votre éclairage, les Reptiliens dont tout le monde sait qu’ils ont envahi la terre n’ont qu’à bien se tenir !

                • Lugsama Lugsama 15 août 01:46

                  @wesson

                  Et les arguments sinon ?


                • wesson wesson 14 août 08:28

                  Ce matin sur France Inter, une « question » de Pierre Weil à l’ambassadeur du Venezuela 


                  « Est-ce que les déclarations de Donald Trump servent au président Maduro qui mets en place une dictature ? »

                  En matière de question putassière qui n’est pas une question mais une mise en accusation pure et simple, je crois que on as là un cas d’école. 

                  L’ambassadeur du Venezuela a bien du courage de répondre à cela. A titre perso, j’aurai remercié à l’antenne le service de propagande du gouvernement Français sur sa mise en accusation gratuite et infondée, et j’aurai quitté aussi sec ce qui n’est rien d’autre qu’un traquenard.

                  • Lugsama Lugsama 14 août 09:58

                    @wesson

                    A part quelque gogoles qui croient que la terre est plate ou que le 11 Septembre est l’oeuvre de la CIA qui n’a pas compris que le Venezuela était une dictature ? C’est une constatation, pas une accusation.


                  • Pere Plexe Pere Plexe 14 août 10:06

                    @wesson
                    C’est malhonnête personne ne peut le nier.

                    Mais ça reste une avancé (timide) que de donner la parole au camp Maduro.
                    Jusqu’à maintenant seuls ces opposants avaient la parole.
                    On reste loin de la parité.Et surtout le micro n’est offert que dans le cadre de questions/affirmations très orientés.
                    Mais c’est incontestablement nouveau.

                    Est ce le début d’un renoncement suite à l’échec à renverser Maduro ?



                  • Pere Plexe Pere Plexe 14 août 10:48

                    @Lugsama
                    Au contraire vous êtes dans l’accusation pas dans le constat.


                    c’est quoi une dictature ?
                    Un pays ou l’opposition n’a pas de droit.(voir n’existe pas)
                    Un pays ou les élections sont bidons.Quand il y en à.
                    Un pays ou les médias sont sous contrôle (du dictateur)
                    Un pays ou le droit est bafoué

                    Difficile d’y reconnaître le Venezuela ou l’opposition à des moyens et l’accès aux médias
                    Ou les élections ont récemment porté une majorité d’opposants à l’assemblé.
                    Ou le CEELA contrôle la régularité des scrutins.
                    Ou aucun journalistes (pourtant hyper critiques pour certains) n’est inquiété.

                    Regardez la Turquie ou l’Arabie Saoudite vous aurez une bonne idée de ce qu’est une dictature.
                    Sans que cela ne dérange beaucoup le camp occidental.





                  • Lugsama Lugsama 14 août 11:12

                    @Pere Plexe

                    Si on ne prend pas en compte les journalistes emprisonnés ou assassinés par la police politique, si on oublie que l’on a retiré le pouvoir l’assemblée nationale des que l’opposition y est entré, que la dernière constituante à mis en place une dictature avec un parti unique sur une légitimité inexistante basé sur le chantage à la participation et une fraude gigantesque au suffrage.. mouais. Le Venezuela est bien plus une dictature que la Turquie et moins que l’Arabie Saoudite, certes, mais je suis pas la pour défendre une dictature contre une autre ou compter les morts.. et je n’ai pas de famille dans ces pays que je connait peu.


                  • baleti baleti 14 août 12:04

                    @Lugsama

                    Dans se cas, si on prend en compte les accord secret de l’opposition,passer avec les « groupes » américano sioniste,
                    n’est se pas une forme de trahison ?

                    Pendant qu’un tiesr de la population ne mange pas a sa faim, comment sa se fait que la consommation de cocaïne au Venezuela a plus que triple, le pays qui est le plus gros consommateur en Amérique du sud
                    La cia a commencer a américaniser la bourgeoisie Venezuelinne, ils sont deja leur bouffon, demain ils seront leur mouton.

                    Le Venezuela a de très grande richesse, il est condamner a vivre dans l’instabilité, ou la soumission..
                    A moins que la population se serre les coudes, toute tendance confondue..Le mensonge domine dans se pays, tous pense le faire pour de bonne raison.

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