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Accueil du site > Actualités > International > La faim de la crise

La faim de la crise

La semaine dernière s’est tenu, du 16 au 18 Novembre, dans un quasi silence médiatique ET total désintérêt politique (les dirigeants du G8 en étaient tous absents, sauf Berlusconi, qui avait joint l’utile à l’agréable, puisque sa venue à Rome lui a permis de faire remettre un procès à son encontre qui s’ouvrait le même jour à Milan ; les autres avaient des choses vachement plus importantes à faire ; Obama chez les chinks, pour rassurer les créanciers, Sarko recevait le fantoche chef d’état de l’Irak, les autres avaient piscine...), s’est tenu donc, à Rome, organisé par la FAO (Food and Agriculture Organisation), dépendant de l’ONU, le « sommet » (pas besoin de piolets pour celui-là), contre la faim .

Où l’on a confirmé que 1,2 milliards d’êtres humains souffraient de la faim (augmentation de 18% en 1 an ; un chiffre à faire rêver les banquiers), qu’un enfant en mourait toutes les 6 secondes (ben ouais, c’est rapide, un enfant à mourir), et que les engagements : financiers (20 milliards d’aides promises) et temporels (faire reculer la faim de moitié d’ici 2020) pris l’année dernière par les pays du G20, étaient totalement passés à la trappe ; plus de date, plus d’engagement financier ; et les 20 milliards ont disparu dans les caisses des banques.

Du coup, les "ambitions" (curieux mot pour la circonstance) de réduire la faim dans le monde pour l’avenir, ont été largement revues à la baisse (pas de quoi investir un kopek là dessus)

On a appris, aussi, que, régler ces problèmes de faim dans le monde (en relançant, entre autres les agricultures vivrières éradiquées par les subventions agricoles des pays riches, et la spéculation sur les produits alimentaires), nécessiterait une somme de 44 milliards de dollars par an :

D’après l’organisation Action contre la Faim, entre 4 et 9 milliards de dollars par an permettraient de sauver les dix-neuf millions d’enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition sévère. Au-delà de l’aide d’urgence, les pays où règne la famine auraient besoin d’investissements pour développer leur production agricole : le directeur général de la FAO estime que la part des pays développés devrait se monter à 44 milliards de dollars.

Oui ; 44 petits milliards de dollars, introuvables, quand les états ont renfloué les banques, responsables de la crise de pour se recaver dans leur petit casino planétaire ; et que, ainsi recavées, le capitalisme enfin moralisé, les affaires peuvent reprendre. Selon le Wall Street Journal, les 23 plus grands établissements financiers américains verseront, cette année, 140 milliards de dollars à leurs employés cette année. Un record absolu.

En voilà, au moins, qui ne mourront pas de la faim. 

Une somme que l’on peut comparer également à d’autres chiffres :

"L’élimination de la faim de la surface de la terre nécessite 44 milliards de dollars par an d’aide publique au développement qu’il faudra investir dans les infrastructures, les technologies et les intrants modernes. Cette somme est modeste quand on sait que les subventions aux producteurs agricoles dans les pays de l’OCDE ont totalisé 365 milliards de dollars en 2007 et que les dépenses pour les armements dans le monde ont atteint 1 340 milliards de dollars la même année”.

En réalité, sauf quand des émeutes, comme en 2008, viennent leur rappeler que les affamés sont nombreux et peuvent peut-être devenir un facteur de déstabilisation pour l’ordre mondial, la faim dans le monde n’est pas un problème pour les gouvernants ni les possédants des pays riches. C’est pourtant leur système économique qui, par le pillage des richesses mondiales, est responsable de la misère dans les pays pauvres. Ce sont leurs multinationales qui exploitent les matières premières de ces pays où, après le pétrole, le bois, les métaux, etc. elles s’emparent aujourd’hui de plus en plus des meilleures terres. C’est la crise du système capitaliste qui a enfoncé encore plus profondément dans la pauvreté et jusqu’à la famine, une part croissante de la population mondiale dans des pays où, la plupart du temps, on ne manque pas d’aliments mais de l’argent nécessaire pour les acheter.

Sans parler, évidemment, des mesures absolument urgentes, nécessaires, vitales, pour que ces 44 milliards ne soient pas qu’un petit sparadrap sur une fracture ouverte, mesures qui ne seront jamais prises et même pas envisagées, de mettre LES PRODUITS ALIMENTAIRES HORS DU CHAMP SPECULATIF.

Mais... pas de souci ; le Parlement Européen s’en "préoccupe" !

... mais.... comme les "promesses" de l’an dernier n’ont pas été respectées, cette fois-ci, pas de lézard, les dirigeants des 20 pays les plus riches, n’ont pris aucun engagement

Ben quoi ? Comme ça, l’année prochaine, quand on sera passé à 1 milliard et demi, on ne pourra pas leur reprocher de ne pas avoir tenu leurs promesses... 

Ben oui, parce que, mon bon monsieur, étant donné que le pétrole se barre en couille, que l’immobilier ne trouve plus autant preneur, il faut pas déconner non plus ; avec quoi les fond de pension et autres spéculateurs vont gagner de l’argent, alors ?

Les denrées se font rares ; donc leur prix augmente, donc, c’est le moment ou jamais de se faire du fric avec, non ?

C’est pas lumineux, la loi du marché ?

On trouvera, ici, une interview, parue dans "Le Monde", du 16 Novembre, de Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation depuis 2008 :

extraits :

La situation s’est-elle améliorée depuis les "émeutes de la faim" de 2008 ?

Non. Toutes les conditions pour une nouvelle crise alimentaire dans un ou deux ans sont réunies. La question n’est pas de savoir si elle aura lieu, mais quand.

Les causes structurelles de la crise alimentaire de 2008 – une brutale hausse des prix liée à des facteurs conjoncturels puis accélérée par la spéculation – restent en place. Il suffit d’une étincelle pour que la hausse des prix redémarre. On n’a pas tiré les leçons de la crise passée.

Etes-vous favorable aux plantations pour compenser les émissions de gaz carbonique ?

Parmi les nombreuses raisons qui poussent à la spéculation sur la terre, il y a de grands projets de plantations qui sont liés à l’appât que représente le marché des droits à polluer.

Je pense que c’est une solution trop commode, parce qu’elle nous dispense de réfléchir aux moyens de réduire notre consommation d’énergie.

 
Alors, on voit d’ici venir débouler tous les eugénistes de masse, qui vont venir nous parler de surpopulation comme cause de la faim, ce qui est, évidemment, un mensonge absolu ; la terre, et sa production agricole, a largement de quoi nourrir ses habitants actuels (comme l’a déjà démontré Jean Ziegler) , et également les 9 milliards prévus à l’horizon 2050  :

Aujourd’hui, il y a mathématiquement assez de productions alimentaires pour nourrir les quelque 6,5 millards d’êtres humains. La question fondamentale réside dans l’accès des populations pauvres à l’alimentation. La FAO répète régulièrement que la planète est tout à fait capable d’augmenter la production alimentaire de 70% pour nourrir les 9 milliards de personnes en 2050. Mais encore faudra-t-il que ces 9 milliards d’individus aient un emploi et un pouvoir d’achat suffisant pour accéder aux denrées alimentaires.
 

Allez ; c’est promis, l’année prochaine, on fait un beau ramdam autour de la "journée de la faim", où on mangera léger (en même temps, c’est bon pour le régime) ; entre la journée des grands-mères, et Halloween ; s’agirait pas non plus de saper le moral des consommateurs, hein...

T’es pas content ? Tu veux ma main du marché dans ta gueule ?
(bien plus invisible que la main d’Henry, la main du marché)

Allez, bon appétit !!

Et vive le marché libre !
 

- le rapport de la FAO 2009

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105 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 13:37

    Remarque ; un passage a sauté, dans l’argent reversé aux banques, comparé aux 44 milliards de dollars introuvables pour éradiquer la faim : il s’agit des chiffres ;
    360 milliards, rien que pour la France (ce qui fait, en gros, 540 milliards de dollars)
    - pour l’Europe, 31,2% de son PIB (détails ici)
    pour les Etats-Unis , plus de 1.000 milliards de dollars
    somme qui est jugée, par le gourou Ben Berbanke (oups Bernanke) « unsiffisante », et qui devra donc être bientôt rallongée

    sommes qui, comme on peut le lire dans tous ces liens, sont loin d’avoir été « remises dans le circuit » économique...

    Bon ; ça donne un peu le vertige, mais ça permet de relativiser...


    • LE CHAT LE CHAT 23 novembre 2009 13:53

      il suffirait de donner ce qu’on jette à la poubelle dans les pays developpés + aider au stockage et entreposage de ce qui est produit sur place et qui périme faute de moyens ,
      il n’y a même pas besoin d’augmenter la production !!!!!


      • sam turlupine sam turlupine 23 août 2010 11:58

        Pas faux, également


      • DESPERADO 23 novembre 2009 14:01

        La photo de l’article me donne envie de pleurer de rage et de haine.
        J’ai honte.





        • hengxi 23 novembre 2009 14:17

          A l’auteur : C’est une bonne chose de rappeler ces faits, héla, hélas, hélas, cette barbarie qui est celle de ne pas nourrir l’ensemble de la population intéresse bien peu de monde.

          Cette image d’un enfant d’une extrême maigreur, je la voyais déjà lorsque j’étais tout en fant et rien n’a changé.

          Je me souviens des réactions « intelligentes » de certains quand ils voyaient des indiens mourir de faim :

          « Ils n’ont qu’à manger leur vaches »

          Les riches s’occupent des riches, la classe médiane rêve d’être riche et un certain nombre de pauvres ne rêvent que de manger, une honte.

          La main d’Henry ou la non-vaccination semble bien plus importante aujourd’hui que le fait que des enfants meurent de faim, tant que ce n’est pas chez nous....


          • ZEN ZEN 23 novembre 2009 14:19

            Meme de plus en plus d’Américains peinent à se nourrir...


            • ZEN ZEN 23 novembre 2009 14:24

              Les règles de l’OMC sont à revoir d’urgence

              L’OMC en question
              La faim n’est pas une fatalité
              -"C’est plutôt sur la question, très délicate, de la coordination des institutions internationales que la réunion romaine pourrait se révéler utile. En clair, comment faire pour que les institutions internationales parlent à l’unisson face à la crise alimentaire ? Pour l’heure, entre la FAO, qui milite inlassablement pour la défense de l’agriculture familiale, et l’Organisation mondiale du commerce, qui ne jure que par la disparition des tarifs douaniers, c’est le grand écart. « Le plus efficace, face à la crise, serait d’autoriser les Etats du Sud à mettre des droits de douane sur les produits vivriers, comme l’Europe l’a fait au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ce qui permettrait de fixer des prix sur le marché intérieur »( Bruno Parmentier). Sauf que l’OMC dit tout le contraire, et bloque toute avancée" (L.L.)

              -Invité de France inter le 31/05/2008, Edgar Pisani, qui fut Ministre de l’agriculture de 1961 à 1966, proposait les pistes suivantes : déposséder l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de son monopole comme instance de règlement des problèmes commerciaux, lier de façon rigoureuse politique agricole et politique alimentaire, considérer que le problème de la faim est l’un des plus dangereux pour la sécurité mondiale, organiser le monde en zones les plus homogènes possibles ayant des règles internes correspondant à leur réalité et des règles externes d’échange prenant en compte l’équilibre du monde .L’urgence est là : selon la FAO, la « flambée des prix des denrées alimentaires provoque d’immenses souffrances et privations : elle peut avoir des effets dévastateurs sur les 800 millions d’êtres humains déjà victimes de sous-alimentation chronique. Déjà leur nombre se grossit de plusieurs autres millions de pauvres qui ne sont plus en mesure d’aujourd’hui de se procurer la nourriture dont leur famille a besoin pour mener une vie saine  »

              -FAO : les chefs d’Etat se mettent à table, le monde a toujours faim | Mediapart :


              • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 14:29

                Bien vu, Zen.

                L’OMC, la Banque Mondiale et le FMI sont parties prenantes dans la responsabilité de ce scandale, qui fait prévoir d’autres émeutes ; nous n’en sommes qu’au début, pendant que les chefs des états les plus riches détournent la tête... jusqu’à ce qu’ils l’aient, plongée dans les troubles à venir dont ils seront également totalement responsables.


              • projetX projetX 23 novembre 2009 14:29

                @ l’auteur

                désolé pour votre vision fasciste de vos detracteurs, mais oui la demographie et la surpopulation sont la cause de ces famines.
                Lorsque certaines regions peu fertiles pouvaient nourrir une dizaine de personnes, ce sont maintenant des milliers qui s’y tiennent !

                Quel est donc la motivation d’une femme africaine desoeuvrée qui fait 5 enfants ou plus alors qu’elle sait qu’elle ne pourra pas les nourrir (je prend l’afrique au hasard).

                je vous cite : "La FAO répète régulièrement que la planète est tout à fait capable d’augmenter la production alimentaire de 70% pour nourrir les 9 milliards de personnes en 2050« 

                LA ce rythme là, par croissance exponentielle, il y aura combien d’habitants en 2075 ? 15 milliards ? Et en 2100 ? 40 milliards  ?
                Ou va t’on les mettre ? de quoi va t’on les nourrir ? comment les soigner ? quel travail leur donner ?
                Je ne vous parle pas du coté écologique de la chose ( »la terre peut augmenter sa production et nourrir ces gens« ) : rasons les forets, bloquons les rivieres, vive l’elevage en batterie ... Ruinons tous pour des populations qui ne savent pas maitriser leurs envies sexuelles et leurs contraceptions (disons plutot qu’ils s’en moquent).

                Cette approche logique vous degoute peut etre, mais l’approche emotionnelle est malheureusement mauvaise, car si on ne maitrise pas la demographie maintenant (et risquer de froisser certains »humanitaires") , il faudra affronter des evenements graves et des famines à grande échelle.


                • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 14:37

                  Vos arguments sont totalement faux, comme l’ont démontré tous ceux qui s’occupent de cette question.

                  Jean Ziegler ; rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation (des populations) du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies de 2000 à mars 2008,
                  a largement prouvé que la production alimentaire actuelle pouvait nourrir 2 fois la population mondiale à ce jour.
                  Les surplus alimentaires des pays développés sont énormes, et détruits.

                  Ce n’est absolument pas une question de quantité, mais de distribution, d’organisation des agricultures vivrières, de subventions des pays développés, de SPECULATION sur les produits alimentaires, et, donc, de MOYENS de se nourrir.

                  Il ne s’agit pas, ici, d’une approche « sentimentale », mais au contraire tout à fait pragmatique ; vous n’avez qu’à regarder les chiffres.


                • LE CHAT LE CHAT 23 novembre 2009 14:43

                  c’est ce que j’ai dit plus haut , trop de gaspillages !


                • perlseb 23 novembre 2009 19:10

                  Je suis de l’avis de projetX.

                  L’homme n’est qu’un animal, et ne croyez pas, quand je dis cela, que je me place au-dessus de la mêlée. Je fais partie du troupeau, comme nous tous.

                  Sisyphe a raison dans le sens que, maintenant, nous avons encore les moyens de nourrir tout le monde et c’est vrai que le système capitaliste, ses crises de surproduction associées à ses laissés pour compte insolvables dont tout le monde se fout, tout ça est un peu écoeurant.

                  Cependant, projetX voit un peu plus loin et regarde la courbe exponentielle. Nous n’avons jamais été si nombreux et cela fait peur à voir.
                  Si cette courbe continue comme cela, nous n’aurons bientôt plus assez d’une seule Terre pour nourrir la population (nous n’en avons déjà pas assez d’une si l’on voulait que le monde entier vive comme nous, soyons honnête avec notre mode de vie qui ne pourra jamais être un modèle tel quel).

                  Dans la nature, quand des ruminants manquent de place, ils meurent de faim en rentrant en concurrence. L’homme n’apparaît pas plus malin. Alors que faire ?

                  Dans les pays qui se disent développés, on décide de limiter les naissances et de refuser la mort à tout prix grâce à la médecine. La vie apparaît comme la chose la plus belle qui soit, ce qu’il faut sauver à tout prix. La mort est une anomalie. La conséquence, c’est un affaiblissement progressif de la population (plus de sélection naturelle) associé à un coût de la médecine qui ne fera que croître en proportion jusqu’à devenir intenable. Nos civilisations, seront peut-être toutes emportées par un virus hors de contrôle.

                  Dans d’autres pays, on ne limite rien et on meurt de faim. Nous avons une part de responsabilité insolente, c’est sûr, comme le fait d’imposer des cultures non vivrières dans certains de ces pays pour manger du chocolat. Pour se libérer totalement de notre mauvaise influence, il faudrait arrêter tous les échanges destructeurs. Car envoyer de la nourriture ruine les producteurs locaux, échanger des matières premières contre des armes ne bénéficie, à l’évidence, pas aux populations. En gros, nous faisons vraiment n’importe quoi avec tous ces pays et, à force, on peut penser que nos gouvernements le font volontairement.

                  Cependant, je crois que ces populations exposées et sans médecine seront la souche de la population du monde de demain. La nature reprendra ses droits sur l’homme qui se croit civilisé en la rejetant. Si l’homme rejette la mort à tout prix, il se condamne à plus ou moins long terme. Si, vous aussi, vous rejetez la mort et la souffrance, alors merci de ne pas faire d’enfants. Dans nos civilisations, on mange tous mais c’est de plus en plus dégueulasse. Alors, ce n’est pas vraiment une chance que nous offrons à nos descendants.


                • liebe liebe 24 novembre 2009 10:33

                  relisez vendredi ou la vie sauvage....


                • Jean-Fred 24 novembre 2009 11:13

                  @ProjetX :
                  Il faut vraiment avoir un esprit très malsain pour oser dire que c’est la loi du marché qui décide si quelqu’un vivra ou mourra de faim.
                  Les enfants qui naissent comme vous dites d’une mère africaine qui en a déjà 5 ne l’a pas vraiment décidé, à choisir, il aurait probablement préférer vivre dans le monde occidental.

                  Puisque que votre discours malthusien ne semble pas vous choquer, allez jusqu’au bout de votre réflexion et pensez bien qu’un petit Harakiri pourrait diminuer la population mondiale.
                  Pour la sauvegarde de l’humanité, en seriez-vous capable ?

                  Réfléchissez un peu avant d’écrire, vous sentez à plein nez le parfum de l’eugénisme.


                • manusan 23 novembre 2009 14:47

                  le prix du maïs devrait encore monter. Avis d’un trader.

                  http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2297.html

                  la raison est simple, en temps de crise il existe traditionnellement 2 marchés refuge : l’Or et les denrées alimentaires, vus les sommes en jeu, on assiste à un début de spéculation.


                  • ZEN ZEN 23 novembre 2009 16:33

                    @ Manusan
                    Exact
                    Vont se reproduire des phénomènes comme celui-là, dans un pays qui a pourtant tout pour être autosuffisant en maïs...


                  • manusan 23 novembre 2009 17:31

                    Zen, très instructif

                    on pige mieux pourquoi les chinois et les arabes se ruent vers les terres africaines. Avoir des réserves en papier monnaie (réserve en or de la chine = 2%) et être importateur de céréales, c’est loin d’être une garantie.


                  • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 15:27

                    Pour ce qui est de l’Islande, je ne sais pas.
                    Mais pour ce qui est des continents en voie de développement (Afrique, notamment), strictement rien d’étonnant si vous avez bien lu l’article.

                    Les exploitations d’agriculture vivrières ont dû être abandonnées, parce que, non rentables, elles ne permettent plus de nourrir ceux qui les exploitaient.

                    La cause aux subventions agricoles des pays développés, qui exportent, dans ces pays, des produits qui se vendent, sur place, moins cher que ceux produits sur le sol même.

                    Merci l’OMC.


                  • ZEN ZEN 23 novembre 2009 15:38

                    Une réponse à Marc Gelone


                  • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 15:50

                    Merci pour ton lien sur ton article, Zen, qui m’avait totalement échappé, et qui montre parfaitement le lien direct de la spéculation sur les problèmes alimentaires dans le monde.


                  • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 16:04

                    Mais alors, à côté de ceux qui meurent de faim, il y en a qui ont de l’argent pour se payer des denrées alimentaires d’importation. Curieux continent, tout de même.

                    Eh oui, mon brave !

                    Et pas besoin d’aller chercher un continent lointain ; en France même, 1 million de personnes souffrent de la faim ; question de moyens ; vous sortez d’un coma prolongé ?


                  • sam turlupine sam turlupine 19 décembre 2010 11:48

                    Non, mais je sais faire la distinction entre « mourir de faim » ou « souffrir de la faim » et je sais aussi que beaucoup de vieux vivant seuls, sont « sous-nutris » parce qu’ils n’ont aucune envie à se faire à manger.


                    Bah oui ; juste victimes de la flemme... Cons de vieux... 

                  • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 15:29

                    Il serait particulièrement intéressant de connaître les motivations, réactions, causes et commentaires de ceux qui ne se sont pas encore manifestés, et qui ont voté contre l’article.
                    Merci d’avance.


                    • Le péripate Le péripate 23 novembre 2009 15:47

                      Dans le fichier pdf du rapport de la FAo intitulé “avant-propos”, il y a deux schémas.

                      Le premier donne en millions de personnes (et non en pourcentage de la population totale) le taux de “faim” (sous-alimentation en fait), avec les objectifs. Effectivement, à partir de 1995, une détérioration en nombre de personnes apparaît (mais pas en pourcentage de la population totale).
                      Le second donne l’explication. Les très mauvaises performances de l’Afrique sub-saharienne, en plus de son poids démographique croissant, pèsent lourdement sur la “facture” en terme de nombres de personnes.
                      Que se passe-t-il en Afrique ? Conflits larvées ou ouverts.Conflits qui sont générateurs de famine, l’Europe a une bonne expérience en ce domaine.
                      Proche-Orient et Afrique du Nord ont aussi de mauvais chiffres.

                      Les objectifs du SMA sont-ils possibles à réaliser ? Certainement pas dans la guerre.

                      Faut-il désespérer ? Peut-être pas si on rappelle que, en pourcentage de la population mondiale, la sous-alimentation était de 25% en 70 et qu’elle est de 15% aujourd’hui.

                      Cette présentation en pourcentage n’est bien sûr pas propre à mobiliser. Alors on n’en voudra pas à la FAO de glisser rapidement dessus dans son rapport.

                      Quelques mots des remèdes éprouvés contre la faim : la paix, la liberté de commercer, un droit de la propriété sur et reconnu, mécanisation, engrais, ogm....

                      Bonne journée. smiley


                      • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 16:00

                        Quelques mots des remèdes éprouvés contre la faim : la paix, la liberté de commercer, un droit de la propriété sur et reconnu, mécanisation, engrais, ogm....

                        « La liberté de commercer » : lol !!
                        Quand on voit les disparités induites sur les prix des produits alimentaires par les subventions aux agriculteurs des pays développés, elle est bien belle, la « liberté de commercer »

                        Et, bien sûr, le droit, par la même occasion, de spéculer sur les produits alimentaires, pour les mettre hors de portée de tous les pays sous-développés.

                        Les engrais chimiques), à fortes doses, tout le monde le sait, ont complètement stérilisé la terre, et pollué les nappes phréatiques.

                        Et, de plus, il rajoute les OGM ; pour ruiner totalement (comme en Inde) les petits exploitants, en les faisant dépendre totalement des semenciers, et de leurs semences non renouvelables (donc à racheter chaque année), donc en en augmentant les prix, et en privatisant le vivant au bénéfice des empoisonneurs : très fort .

                        Toujours la même conception de la « liberté » chez les libéralistes ; celle du plus fort, et que les autres crèvent.

                        Quant à la sous-nutrition et aux problèmes de la faim, un mensonge de plus ; JAMAIS, dans l’histoire, elle n’avait atteint un tel nombre NI UNE TELLE PROPORTION d’humains.

                        Tous les chiffres sont dans le corps de l’article.

                        Encore une tentative de désinformation et de propagande d’une crapule libérale ; que la honte et l’indignité t’étouffent.


                        • Le péripate Le péripate 23 novembre 2009 16:11

                          Tu n’es guère aimable, mon petit Tapioca.

                          Note : je suis aussi contre les subventions à l’agriculture (et contre toutes les subventions en général).

                          Rien à dire sur des chiffres pourtant présent dans les documents sur lesquels tu t’assois royalement ?

                          Notamment sur la diminution en pourcentage de la sous-alimentation ?

                          Rien à dire sur la guerre ?

                          Bouffon.


                        • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 16:17

                          Puisque certains ne lisent pas les liens, et qu’il faut détailler :

                          Le Parlement Européen « préoccupé » par la spéculation sur les grains met en cause la politique des banques centrales
                          27 mai 2008

                          Dans une résolution votée le 22 mai, le Parlement se déclare « préoccupé par les effets que la spéculation sur les produits alimentaires de base, notamment par les fonds alternatifs (hedge funds ) de matières premières, engendre pour la faim et la pauvreté ; invite la Commission à analyser l’impact de la spéculation sur les prix des denrées alimentaires. » Il souligne que la « crise alimentaire est étroitement liée à la crise financière au cours de laquelle les injections de liquidités auxquelles ont procédé les banques centrales pour prévenir des faillites sont susceptibles d’avoir intensifié les investissements spéculatifs dans les produits de base. » Les parlementaires considèrent que les politiques du FMI et de la Banque Mondiale privilégiant les monocultures d’exportation au détriment de l’agriculture vivrière sont responsables de la situation actuelle.


                          Pour ce qui est des « guerres », je ne vois pas l’impact majeur qu’elles peuvent avoir sur des pays où les exploitations vivrières sont déjà abandonnées, parce que non rentables ; faux argument.

                          La vraie guerre, c’est celle menée par l’OMC, le FMI, la Banque Mondiale, les subventions aux agricultures des pays développés, et les spéculateurs sur les produits alimentaires.


                        • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 16:19

                          Le bouffon, c’est toi, mais sinistre, parce que du côté des affameurs, des salauds, comme systématiquement.

                          Crapule libérale.


                        • Le péripate Le péripate 23 novembre 2009 16:23

                          Du côté des affameurs, il y a la Corée du Nord.
                          Bientôt le Vénézuela, qui commence à manquer de tout.

                          Les criminels sont bien ceux qui soutiennent ces régimes.


                        • ZEN ZEN 23 novembre 2009 16:25

                          @ Péripate
                          Sur la guerre ?
                          Si, il y a beaucoup à dire sur celles que nous exportons, au Kivu, par exemple...


                        • ZEN ZEN 23 novembre 2009 16:17

                          Bouffon (s) !!?

                          C’est ce qu’aimeraient dire beaucoup d’Africains, notamment
                          On va nommer Péripate à la FAO ou le mettre à la place de Pacal Lamy
                          Il a les solutions !...


                          • Le péripate Le péripate 23 novembre 2009 16:42

                            La carte de la faim dans le monde de la FAO, exprimée en pourcentage de la population. Cette carte utilise les mêmes données 2003. On peut comparer avec cette carte des conflits (2001).


                            • ZEN ZEN 23 novembre 2009 17:08

                              A part le sida.... ?!!
                              Un journaliste, cet Irlandais ?
                              Allez lui dire de faire un peu d’histoire et d’économie pour sortir de ses caricatures grossières
                              Il oublie de dire que l’Afrique nous a rapporté beaucoup...et continue de le faire
                              Alors, on oublie le fait colonial et néocolonial, la corruption des élites par nos pétroliers et autres Bolloré ? En termes financiers, l’Afrique nous rapporte plus qu’elle peut nous coûter. Elle s’épuise à rembourser les prêts des fonds vautours et paie les conséquences de la politique du FMI...
                              Au Congo, le bon roi Léopold s’est bien servi,la Belgique et les services Us ont porté Mobutu au pouvoir, et cela a permis ainsi le dépeçage que l’on observe aujourd’hui encore...
                              Une population normalement éduquée réduit automatiquement ses naissances, comme on peut l’observer déjà dans certains pays, comme la Tanzanie


                              • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 17:26

                                Les petits apôtres des affameurs de la terre se sont sentis (justement) mis le nez dans leur ignominie ; du coup, les voilà vexés, à essayer de faire de la désinformation, de jouer aux couillons, de venir sortir n’importe quel texte de n’importe quelle raclure raciste pour essayer de soutenir leur indignité (trop fort, « l’essayiste » irlandais" !!).

                                Toute honte bue, comme d’habitude, ils dévoilent ainsi leur vrai visage du cynisme le plus dégueulasse, qui dénie une réalité tragique, par pure idéologie mortifère.

                                Qu’est-ce qu’ils peuvent en avoir à foutre, que 1 milliard 200 millions d’êtres humains crèvent la faim ; eux, la seule chose qu’ils sont prêts à défendre, c’est le système qui les provoque ; des ordures libérales, comme chacun peut le constater.

                                Des êtres à écarter absolument, des ennemis du genre humain.

                                Les laisser à leur débectante indignité, et continuer d’enfoncer le clou, en montrant, FAITS, PREUVES ET CHIFFRES A L’APPUI, l’abjection totale d’un système où l’argent compte plus que les vies humaines.
                                Et ne cesser de le combattre, de dénoncer ses crimes.


                              • Le péripate Le péripate 23 novembre 2009 17:12

                                Un chercheur indien a publié sur le site du Cato Institute une étude sur le développement indien.

                                Intitulé joliment « le socialisme tue », l’auteur calcule le manque à gagner en termes humain résultant du retard à l’ouverture de l’économie indienne.
                                Si l’inde avait démarré en même temps que la Corée, Taïwan, Hong Kong, Singapour la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie, elle aurait eu :
                                14, 5 millions d’enfants auraient survécu.
                                261 millions d’adultes n’auraient pas été analphabètes
                                109 millions d’individus auraient érté au dessus du seuil de pauvreté.


                                • ZEN ZEN 23 novembre 2009 17:16

                                  L’Afrique vue autrement...Par les causes, non seulement les effets

                                  ... endettement croissant malgré le remboursement de montants importants ; échange inégal entraînant un déficit commercial croissant. Si l’on additionne les effets négatifs de cet ensemble, il n’est pas exagéré de dire que les bulletins de santé positifs qu’exhibent pour l’Afrique les médias et les institutions financières internationales sont purement mensongers.

                                  La preuve : dans ses documents internes, le FMI est quelques fois amené à poser un diagnostic qui est très éloigné des proclamations optimistes de mise dans les communiqués officiels : « Le poids de la dette reste extrêmement élevé et l’accumulation d’arriérés de paiement augmente encore ce poids ; cela est démontré par le fait que la plupart des pays du continent ont atteint un stock de dette qui dépasse 400% des revenus annuels d’exportations (ou 4 années d’exportations).

                                  Seuls quelques pays semblent avoir un espoir de réussir à payer le service de la dette d’une telle ampleur. Pour la plupart des autres, cependant, le service de la dette effectivement payé représente le double des nouveaux flux de la part des bailleurs de fonds et des donateurs. Il y a un risque que le poids excessif de la dette empêche l’arrivée des investissements directs et des autres flux privés » (IMF-FMI, 1995, p. 44).

                                  Ajustement structurel : le fiasco

                                  La Banque mondiale et le FMI prétendent que l’application des politiques d’ajustement structurel (rebaptisées depuis 1999 “ Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté ”) permet d’attirer les capitaux privés indispensables au décollage économique.

                                  Afin d’attirer les capitaux privés, les gouvernements africains sont priés de réduire à sa plus simple expression l’impôt sur les bénéfices réalisés par les entreprises étrangères et de permettre la libre sortie (= rapatriement) des bénéfices vers la maison-mère (située dans 95% des cas dans les pays les plus industrialisés).

                                  S’y ajoutent d’autres incitants : on prie les gouvernements d’offrir gratuitement les terrains et l’infrastructure de communication aux entreprises étrangères qui désireraient s’installer dans le pays. Si cela ne suffit pas, on leur recommande de créer des zones franches dans lesquelles aucun impôt n’est prélevé et où le code du travail et les contrats collectifs, en vigueur dans le pays, ne sont pas d’application.

                                  Pour obtenir un flux d’investissements étrangers, les Etats africains renoncent donc à des recettes d’impôts, augmentent certaines dépenses d’infrastructure, offrent des parties du patrimoine national (terrains, etc.) et permettent le non respect de certains aspects de la réglementation du travail.

                                  Après au moins dix années d’application de ces politiques, quel est le résultat ? Assiste-t-on à un afflux de capitaux privés étrangers (ce qu’on appelle les IED - Investissements Etrangers Directs) ?

                                  Non, il n’y a pas d’afflux de ces capitaux privés. Cela est confirmé par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) dans un rapport publié en juillet 2000 sous le titre “ Les flux de capitaux et la croissance en Afrique ”.

                                  Ce que révèle le Rapport est édifiant : non seulement il n’y a pas d’afflux, mais il y a une baisse (CNUCED, 2000, p. 4). Dans la période 1975-82, les entrées de capitaux privés représentaient 3,9% du Produit National Brut des pays d’Afrique subsaharienne ; en 1983-1998, période de généralisation de l’ajustement, ils ne représentaient plus que 1,8% du PNB, soit une chute de plus de 50% par rapport à la période 1975-82 (période qui a précédé la crise de la dette et le début des politiques d’ajustement).

                                  Le constat est sans appel : échec pour le FMI, la Banque mondiale et les gouvernements africains qui ont appliqué cette politique.

                                  Non seulement les capitaux étrangers privés n’affluent pas mais les capitaux privés nationaux quittent les pays concernés en quantités de plus en plus grandes. La levée des contrôles sur les mouvements de capitaux ordonnée par le FMI et la Banque mondiale permet en effet aux capitalistes africains de placer, plus facilement qu’auparavant, “ leur ” argent à l’étranger. Cela s’appelle, dans le jargon, “ achat d’actifs étrangers par des résidents africains ”. La CNUCED ne dit pas autre chose dans le passage suivant : “ Au cours des dix dernières années, certains pays africains ont eux aussi libéralisé les sorties de fonds, ce qui facilite l’acquisition d’actifs à l’étranger ” (p. 12).

                                  Seuls quelques pays n’ont pas libéralisé ou ont durci les contrôles tels le Soudan, le Zimbabwe ou la République démocratique du Congo.

                                  L’extrait suivant indique que la CNUCED, certes de manière prudente, fait un constat négatif de portée générale : “ Les données concernant l’Afrique tendent donc à confirmer la conclusion qui avait été formulée à propos des marchés émergents à savoir que la libéralisation des mouvements de capitaux à court terme non seulement ne contribue que très peu aux apports nets de capitaux, mais est une source importante d’instabilité ” (p.19). Autrement dit, les politiques d’ajustement dans leur dimension “ libéralisation des mouvements de capitaux ” n’apportent aucun résultat positif durable pour les pays qui les appliquent. 

                                  Rubens Ricupero, secrétaire général de la CNUCED, dans l’introduction d’un précédent rapport intitulé “ Le développement de l’Afrique : une approche comparative ” (CNUCED, 1998, p. 129) faisait, de manière plus pointue, le même constat et interpellait les gouvernements des pays les plus industrialisés sur le secret bancaire, qui permet la dissimulation de capitaux quittant légalement les pays du Sud, alors qu’ils sont le produit du vol : “ La libéralisation des opérations en capital a peu de chances de faire revenir les capitaux fugitifs qui, selon certaines estimations, représentent 70% de la richesse privée non foncière dans les pays subsahariens. Ces capitaux semblent constitués surtout de deniers publics détournés illicitement, plutôt que de revenus industriels et commerciaux à la recherche de stabilité économique ou de rendements élevés à l’étranger. La modification de la réglementation bancaire des pays développés où ces capitaux sont dissimulés pourrait avoir des résultats positifs à cet égard ” (CNUCED, 1998, p. XVII).

                                  Quelles conclusions tirer de cet extrait ? D’abord, l’ajustement structurel, loin de lutter contre la corruption, la facilite et l’augmente. Ensuite, les autorités des pays les plus industrialisés devraient modifier la législation bancaire, comme le demande l’Appel de Genève lancé par sept magistrats européens (cité par Jean de Maillard, Un monde sans loi, la criminalité financière en images, Stock, 1998, p. 136-137) notamment pour réprimer les détournements, le recel... ce qui implique la levée du secret bancaire....


                                  • foufouille foufouille 23 novembre 2009 17:20

                                    solution
                                    ils prennent leurs fourches
                                    ils pendent leurs dirigeants et leurs amis liberalistes
                                    et ils ont des terres


                                    • Triodus Triodus 23 novembre 2009 17:26

                                      Salut Foufouille,

                                      Le sang et les tripes, ça fait du bon engrais au moins ?


                                    • foufouille foufouille 23 novembre 2009 17:41

                                      salut triodus
                                      sais pas .....
                                      on peut toujours donner leur cadavre aux cochons ...........


                                    • sisyphe sisyphe 23 novembre 2009 17:43

                                      @ foufouille

                                      le problème n’est même pas celui des terres : il est de la non-rentabilité de leur travail, vu la concurrence faussée par les subventions versées aux pays développés, qui vendent leurs produits au dessous des prix de revient, ce qui a ruiné tous les petits agriculteurs, les obligeant à abandonner leurs exploitations.

                                      ET de la spéculation sur les produits alimentaires, qui les rend hors de portée des 1 milliard 200 millions : 1 HUMAIN SUR 6 : qui n’ont plus les moyens de se nourrir.

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