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Accueil du site > Actualités > International > La fin justifie les moyens ? Une guerre qui suicide la paix (...)

La fin justifie les moyens ? Une guerre qui suicide la paix !

Imaginons que la Russie en Tchétchénie ou les Etats-Unis en Equateur procède à des bombardements intensifs de zones à fortes densités puis à l’invasion de quartiers urbains avec des blindés.
Que dirions-nous ? Que c’est peut-être justifié ?
Un essai pour prendre en compte deux légitimités historiques.

Imaginons que parmi des nationalistes qui résistent contre un occupant comme ils peuvent, se trouvent des militants d’extrême droite.
Que dirions-nous ? Que les options politiques de ces groupes justifient de reporter sans fin le retrait de l’occupant sur les frontières d’origine.

Imaginons que des populations civiles, des enfants, des femmes affluent dans des hôpitaux sans moyens, sans médicaments, sans électricité.
Que dirions-nous ? Qu’il faut continuer ? Que la loi de la guerre est dure mais c’est la loi. Que celle-ci peut se poursuivre y compris contre des écoles, des dispensaires européens, des bâtiments de l’ONU. Qu’il n’y a pas de limite ?

Imaginons que les Etats-Unis ou la Chine expérimentent des nouvelles armes DIME (Dense Inert Metal Explosive), dont l’explosion cause des blessures extrêmement graves dans un rayon d’une dizaine de mètres ou au phosphore contre des populations hors de vue des caméras.
Que dirions-nous ? Qu’il faut bien un laboratoire pour tester les armes de demain, que ces armes sont permises contre des armées adverses et que dans un territoire exigu et cerné même les enfants et les civils sont potentiellement de cette armée adverse ?

Imaginons qu’une population soit tellement abandonnée de tous qu’elle désigne des guérilleros fondamentalistes pour la représenter dans des élections relativement libres et pour développer des modes d’assistance (mais aussi de dépendance) et de survie face aux expulsions de lerus villages, à l’abandon, l’isolement, les privations.
Que dirions-nous ? Qu’il faut affamer cette population de 1,5 millions de personnes ?

Imaginons qu’une autre partie de cette population de 2 à 2,5 millions soit elle aussi abandonnée mais emmurée et entravée dans son territoire, ses oliviers, ses points d’eau par des centaines de check points et un lacis de routes réservés à des colons illégaux.
Que dirions-nous ? Que même si parmi ceux-là ne sont pas tirés pas des roquettes de fortune, il faut leur couper toute circulation, toute possibilité de développement et laisser sans réagir les colonies progresser, un mur (coût : déjà un milliard de dollars) entraver leurs champs et leur accès à l’eau.

Imaginons que dans une intervention contre des populations, une force d’occupation empêche tout accès aux journalistes. Que ceux-ci soient conduits par contre par des militaires avenants devant des éboulis accusateurs de roquettes rageuses. Que les images fournies soient celles de vues de loin sur les violences les plus extrêmes, et celles présentées en gros plan sur les violences les plus impuissantes, l’une et l’autre injustifiables.
Que dirions-nous ? Que les démocraties n’ont pas à savoir. Que l’opinion mondiale pourrait être influencée par la vue de scènes atroces et que cette sensibilité n’est que résultat d’une manipulation. Que les images d’enfants et de civils assassinés – nettement plus nombreuses d’un côté que de l’autre- sont suspectes de manipulations ?

Imaginons que les Nations Unies décident à la quasi-unanimité de protéger un peuple qui ne doit plus vivre dans le malheur mais accéder à sa souveraineté.
Que dirions-nous ? Que tel peuple peut, mais qu’un autre peuple son voisin n’y a pas droit. Que celui qui s’appuie sur l’Irgoun est qualifié mais celui qui s’appuie sur le Fatah puis le Hamas est disqualifié.

Imaginons qu’un Premier ministre obligé de quitter le pouvoir pour corruption se lance pendant les tout derniers jours d’une administration américaine criminelle discréditée dans une opération militaire de grande envergure.
Que dirions-nous ? Que c’est la loi de la démocratie ? Que c’est un risque à prendre pour assurer une sécurité illusoire.

Imaginons qu’une secrétaire d’état états-unien mette au point une résolution contraignante de cessez le feu, que la communauté internationale trouve un compromis, que seul le premier ministre dirigeant l’invasion s’y oppose, qu’il parvienne à retourner un président états-unien honni et qu’il s’en vante devant les caméras.
Que dirions-nous ? Que nous avons à faire à des gens responsables, dignes de confiance ? Qu’il faut faire échouer toutes les tentatives diplomatiques ?

Préfiguration du monde de demain ?

Imaginons que le complexe militaro-industriel dénoncé par Eisenhower et porté sans retenue par Bush, Cheney et Rumsfeld trouve dans l’état pionnier d’Israël désormais un vis-à-vis incontrôlé regroupant dans l’opacité l’armée, le renseignement et “l’intelligence” verrouillant ébauche de solution.
Que dirions-nous ? Que c’est la démocratie en marche et la préfiguration du monde de demain ? Qu’il sera fait de forteresses, de résidences sur-armées, d’électronique de surveillance et qu’il faudra bien se défendre contre les revendications des perdants.

Imaginons que la Croix rouge, Human Rights Watch, les médecins sur place dénoncent de graves infractions au droit international.
Que dirions-nous ? Que ces actions réelles sont justifiées par le risque potentiel de torts causés par les activistes aux habitants des villages proches ?

Imaginons qu’au terme de l’année 2008, malgré une trêve de 6 mois, 125 personnes aient fait l’objet d’attentats ciblés d’un côté tandis que des dizaines (de trop) de victimes sont à déplorer de l’autre côté.
Imaginons que les victimes en 3 semaines se comptent dans un rapport 15 à 1200, inversement proportionnel au tonnage des projectiles envoyés.
Qu’en concluons-nous ? Que l’Orient est compliqué, que juifs et arabes ou juifs et musulmans ne pourront jamais parvenir à la paix, que d‘ailleurs l’Islam est “par nature” incompatible avec la démocratie.

Imaginons un instant que des milliers d’Israéliens doivent se soumettre quotidiennement à des fouilles et des barrages pour accéder à leur travail quotidien. Qu’ils doivent subir les vexations et l’arbitraire des jeunes appelés de l’armée palestinienne eux-mêmes terrorisés. Qu’en concluez-vous ? Que je suis devenu fou. Cette image est hors de la réalité. En effet “Il n’y a pas photo”. Mais pourquoi nous sommes nous habitués à l’inverse ?

Imaginons maintenant que des millions d’Israéliens et de Palestiniens veulent vivre en paix au sein d’un croissant fertile dans deux états souverains côte à côte.
Que dirions-nous ? Qu’il faut choisir un peuple contre l’autre ? Que lorsque l’un est victime, cela nie toute autre injustice ? Qu’il ne peut y avoir qu’un vainqueur et qu’un vaincu, qu’un bon et qu’un mauvais. Qu’il y a un préalable à cette perspective justifiant de la repousser sans fin ?
Ce préalable s’appelle au choix : Israël Vaincra, Palestine Vaincra, on ne dialogue pas avec l’ennemi sioniste, on ne négocie pas avec l’OLP, le Fatah ou le Hamas, “il n’y a pas de partenaire pour la paix”.

Il y a urgence à clore la période Bush !

Urgence de tourner le dos à l’unilatéralisme des néo-conservateurs qui ont apporté les guerres préventives et bloqué toute solution politique.
Urgence d’un cessez-le-feu imposé aux deux parties.
Urgence d’une force d’interpositions pour protéger les deux populations ou pas seulement pour assurer la sécurité du plus fort.
Urgence de mettre fin au blocus, aux contrôles humiliants.
Urgence d’arrêter la progression des colonies.
Urgence de ne plus différer la création d’un état palestinien viable sur les frontières de 1967 vivant à côté d’Israël.
Urgence d’aider les deux peuples à dépasser les injustices, les traumatismes.
Urgence à n’accepter de mur que sur la frontière effective entre deux états.
Urgence d’aider les démocrates palestiniens à construire des forces politiques affranchies du fondamentalisme et de la violence.
Urgence de restaurer la confiance des palestiniens dans des coopérations patientes avec les Européens.
Urgence à conditionner les accords européens avec Israël (et la Palestine) à un vrai retour à un processus de paix.
Il est urgent de construire un monde qui n’accepte plus de tels déploiements de violence.

Deux légitimités
Deux peuples ont été victimes de forces plus puissantes internationales ou régionales.
Deux peuples méritent protection et ont un droit légitime à vivre côte à côte en Palestine.
Deux peuples ont laissé des extrémistes les entraîner dans une spirale morbide et suicidaire en n’ayant pas le courage de faire l’union des progressistes de part et d’autre et de contrer les jusqu’au-boutistes.
Les deux peuples aspirent à vivre dans la dignité, le développement et la sécurité dans des frontières viables sans être menacés.
Les crimes de guerre ont été commis par des mouvements terroristes palestiniens et israéliens.

Cette “symétrie” relative doit être tempérée par la disproportion des moyens, des puissances militaires et de la capacité politique des deux peuples.
Et puis surtout l’un occupe, l’autre pas.

Le poison d’un illusoire rapport de force
Ces crimes l’un et l’autre condamnables ne sont pas de la même ampleur aujourd’hui.
L’importance des moyens, le soutien inconditionnel des Etats-Unis a déséquilibré depuis 40 ans le rapport de forces permettant d’entretenir une confusion entre discours de la paix et discours de la sécurité. Ce déséquilibre entraîne Israël dans une ignorance de tout principe de réalité. Comme la sur-puissance militaire états-unienne l’a amené à des guerres vaines au Vietnam ou en Iraq. La solution n’est ni technologique, ni militaire, elle est politique.

Des militants de la paix en Israël
Les accords d’Oslo –inversion de la logique mortifère- ont été sabotés par la multiplication des colonies passées en 15 ans de 150 000 à 500 000 habitants contrôlant les routes et l’accès à l’eau.
L’homme qui a signé ces accords, Isaac Rabin a été assassiné. Un an après la majorité du corps électoral Israélien a donné la victoire à ceux qui refusaient ces accords. Le Hamas y avait d’ailleurs contribué par une campagne d’attentats.
Des hommes et des femmes (en noir) remarquables crient leur volonté de compromis et de paix en Israël, ils sont minoritaires. Ils sont la preuve que ce conflit est un conflit politique et non racial ou religieux.
Ils ont présenté à plusieurs reprises le schéma de résolution du conflit (camp David, initiative de Genève en 2003, site web Bitter-lemons) avec retour aux frontières de 1967.
Des sommes colossales pour les armements et la destruction sont dépensées chaque année alors qu’elles permettraient de solutionner toutes les réparations individuelles ou collectives nécessaires pour fonder la paix.
Des partenariats culturels, musicaux, sportifs, universitaires, scientifiques existent entre progressistes des deux peuples. C’est cela qui permet de faire reculer les extrémistes ennemis de la paix et de la démocratie.

Dépasser la Shoah (1942-1945) et la Naqba (1948)
Chaque peuple est enfermé dans son traumatisme initial. Il faut dépasser la Shoah (1942-1945) et la Naqba (1948) en les gardant en mémoire toutes les deux. Chercher à les réparer plutôt qu’entretenir la peur et le refus de l’autre.

Un peuple a été l’objet de destructions répétées et d’une tentative d’extermination totale par un des états les plus développés de la terre en Europe. Il est parvenu à fonder son foyer de peuplement, puis son état. C’est un fait indépassable mais il a nourri une injustice.
Il doit trouver non pas le cessez-le-feu mais la paix avec ses voisins et dépasser la “blessure” qu’il s’auto-inflige” (David Grossman). Il n’est pas sérieux de l’accuser de génocide, mais il se comporte comme un état autiste hors de la loi ne comptant essentiellement que sur le rapport de force et le fait accompli. Or il se leurre.
A s’affranchir de la loi commune, il justifie les fausses solutions sacrificielles et désespérées. 
Il lui faudra beaucoup plus de courage et de réalisme qu’une attitude sécuritaire illusoire.
Le fossé se creuse dangereusement, l’impasse est plus grande que jamais.

L’autre peuple a été expulsé, nié, écrasé par toutes les puissances locales successives.
La non reconnaissance, la destruction des infrastructures, des liens, l’enfermement international ont ouvert un boulevard aux forces les moins démocratiques. La compétition est facilitée contre des nationalistes sans prise sur une réalité qui ne s’améliorait pas depuis le trop retardé processus d’Oslo. Le Hamas a dans une première phase été aidé par la droite Israélienne comme Ben Laden fut aidé en son temps par les Etats-Unis. Aujourd’hui sur les décombres d’une Autorité Palestinienne humiliée et trimballée de promesses en promesses non tenues par les occidentaux, il représente celui qui fait face. Il incarne la possibilité de survie. Et cette survie est si dégradée, si brisée qu’elle n’apparaît pas beaucoup pire que la mort. Plus la vie des palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie sera écrasée, plus le prix des vies payées paraîtra minime par rapport au dégât symbolique infligé à Israël.

Cette étreinte mortelle n’a pas de fin. Elle s’enkyste donc dans un refus de travailler au compromis, un refus de l’autre.
Le barbare enferme l’autre dans une « nature » étrangère à l’humanité (Tzvetan Todorov). Il se prive de toute possibilité de résolution du conflit car il ne le prend pas en compte comme un conflit entre deux légitimités. Le discours le plus fréquent consiste à s’identifier à un camp en excluant toute autre légitimité. Dans ces moments de crise. Ils prennent un tour exacerbé. Il n’y pas d’autre solution que de recoller les morceaux brisées de deux identités traumatisées.

1. "Huit ans de violence, qui n’ont mené à rien, ne nous ont-ils pas appris la vanité de la force ?"
Nomika Zion
Le Monde

2. Just get out
Editorial d’Haaretz

3. How many divisions ?
Uri Avnery

4. Israël-Palestine : le cancer
Un article prémonitoire d’Edgar Morin du 4 juin 2002. Document ci-joint.

5. L’histoire d’Israël et l’histoire de la Palestine, un livre pédagogique pour découvrir la vision de l’autre.

Sur Agoravox
Israéliens et Palestiniens : à quand la paix définitive ? par Lecomte

À propos d’Israël et du Hamas par  François VAN DE VILLE

Quelques faits à propos du Hamas et de l’attaque israélienne sur Gaza par Norman Finkelstein

Gaza : une stratégie plus ambitieuse ?
par John Lloyds

Documents joints à cet article

La fin justifie les moyens ? Une guerre qui suicide la paix ! La fin justifie les moyens ? Une guerre qui suicide la paix !

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8 réactions à cet article    


  • philbrasov 17 janvier 2009 12:59

    Ce samedi matin, la fin de l’offensive israélienne à Gaza se profile de plus en plus nettement. On attend pour ce soir une réunion du Cabinet politico-sécuritaire à Jérusalem, au cours de laquelle Israël décrétera probablement un cessez-le-feu unilatéral. Une mesure coordonnée avec l’Egypte, les Etats-Unis, l’Autonomie Palestinienne et à la connaissance de l’Union Européenne.
     
    Pendant ce temps, sur le terrain, les opérations de Tsahal se poursuivent. Cette nuit, l’aviation a rempli de nouvelles missions, notamment contre les tunnels de contrebande, des stocks de roquettes, des positions de lancement de Grad, ainsi que des planques de la direction politique et armée du Hamas.
     
    Ilan Tsadik m’informe que Tsahal s’est retirée, vendredi, des quartiers de Tel Al-Hawa et Sabra. Elle se trouve désormais à nouveau à environ trois kilomètres du centre de Gaza-city.
     
    Ceci dit, l’armée lance des raids ciblés contre des objectifs situés dans tous les quartiers de la ville. Elle se retire ensuite sur le périmètre d’encerclement de la cité, qu’elle contrôle entièrement.
     
    La tactique qu’adopte Tsahal consiste à demeurer incessamment en mouvement, afin de ne pas exposer ses soldats à d’éventuelles actions de guérilla et aux snipers islamistes.
     
    En face, la Résistance Islamique est vaincue. Sami El Soudi me communique que le commando de l’élite de l’élite des intégristes, que ces derniers appelaient Les Iraniens a cessé d’exister. Le nom de cette unité venait de ce que tous ses membres avaient été entraînés en Iran. Elle comptait une centaines de combattants.
     
    Jabaari les a lancés dans la bagarre jeudi, en dernier recours, pour tenter d’enrayer l’avance des Hébreux lors de leur offensive par le Sud-ouest. La quasi-totalité de ces miliciens a trouvé la mort dans ces combats. Quelques uns sont blessés et une poignée d’entre eux ont été faits prisonniers.
     
    En dépit de leur sacrifice, les Iraniens n’ont pas été capables d’infliger la moindre perte parmi les militaires de l’Etat hébreu.
     
    Dans la situation qui prévaut désormais, Tsahal dispose d’une très large liberté de manœuvre et est capable d’atteindre n’importe que objectif dans Gaza ville et au nord de la Bande à moindre risque.
     
    Les pertes dans les rangs intégristes sont considérables, sans commune mesure avec les bilans propagandistes et victimistes que le Hamas daigne publier. D’après l’évaluation d’El Soudi et de Tsadik, le nombre des morts au sein de la milice s’élèverait à environ 1 600, et celui des blessés, à plus de 4 300.
     
    On déplorerait en outre le décès de 550 civils, alors qu’un millier de non-combattants seraient hospitalisés.
     
    Ce samedi matin, l’Organisation de la Résistance Islamique, et ses alliés de la Djihad Islamique Palestinienne, ne sont plus en état d’opposer de résistance cohérente à Tsahal.
     
    C’est précisément cet état de fait qui a amené Jérusalem, le Caire et Ramallah à adopter une attitude stratégique coordonnée, éliminant le Hamas du processus de négociation en train de se concrétiser.
     
    La scission entre la direction du Hamas à Gaza, prête à accepter un cessez-le-feu aux conditions égyptiennes, et celle exprimée par la direction politique à Damas, campant sur des requêtes sans rapport avec la situation sur le terrain, a conduit le Caire à la conclusion que des négociations impliquant le Hamas n’avaient aucune chance d’aboutir.
     
    Ce point de vue se reflète au sein du monde arabo-musulman, où il génère un véritable schisme. Un fossé qui s’est encore matérialisé à la conférence de Doha au Qatar, qui s’est déroulée hier, où Khaled Mashal, Mahmoud Ahmadinejad et le dictateur syrien Béchar Al Assad ont tenu la vedette.
     
    Ils ont proféré des propos djihadiste jusqu’auboutistes, le président iranien n’hésitant pas à affirmer que l’offensive israélienne avait été commanditée par Barak Obama en vue de son investiture.
     
    Mashal, pour sa part, y a annoncé que les conditions d’arrêt des hostilités proposées par le Caire étaient inacceptables par son organisation.
     
    Le sommet de Doha était boycotté par l’Egypte, l’Arabie Saoudite, l’Autorité Palestinienne ainsi que d’autres Etats arabo-musulmans. Mahmoud Abbas s’est élevé contre la place qui était faite à Mashal de représentant de la Palestine.
     
    Même le président libanais, pourtant limité dans sa marge de manœuvre par la pression du Hezbollah dans son pays, s’est fermement élevé contre les arguments irresponsables qui ont fait florès à Doha.
     
    Ces mouvances, en symbiose avec la situation militaire à Gaza, amèneront Israël à décréter, plus que probablement, ce soir, en conseil des ministres, un cessez-le-feu unilatéral.
     
    Cette décision, convenue avec le Caire, fait donc l’impasse sur toutes les demandes présentées par le Hamas. Elle prive les intégristes d’une reconnaissance internationale, que leur aurait procurée la posture de parti prenant dans l’accord de cessation des hostilités.
     
    L’accord se tisse ainsi comme si le Hamas n’existait pas. Israël va cesser ses opérations mais ne va pas retirer ses troupes de la Bande. Ce, au moins jusqu’à ce que soient mises en place les dispositions visant à empêcher le réarmement de Gaza par voie de contrebande.
     
    Parallèlement au cessez-le-feu unilatéral, une opération humanitaire internationale massive se profile afin de porter secours à la population palestinienne de Gaza et aux blessés. Les hôpitaux du Sud d’Israël sont en plein préparatifs pour accueillir des milliers de personnes nécessitant des soins.
     
    Dans le cas où le Hamas continuerait à lancer des roquettes sur le territoire israélien, Tsahal pourra reprendre à tout moment son offensive et aura le loisir de décider d’anéantir les vestiges du Califat.
     
    La ministre des Affaires Etrangères israélienne a résumé ce postulat en faisant, depuis les Etats-Unis, la déclaration suivante : "Si le Hamas tire, nous devrons riposter et s’il tire après un certain délai, nous devrons organiser une autre campagne. J’ai dit que la fin ne devait pas dépendre d’un accord avec le Hamas, mais plutôt d’un arrangement contre le Hamas".
     
    A partir de ce soir, pour peu que le Cabinet approuve les dispositions qui lui seront présentées par Messieurs Barak et Olmert, l’essentiel de l’effort à venir se concentrera sur la façon de priver les fondamentalistes de Gaza d’utiliser la frontière égyptienne de Gaza pour se réarmer.
     
    A ce sujet, nos sources nous indiquent qu’un accord prépondérant se trouve en phase de finalisation entre l’Egypte, Israël, les Etats-Unis et un certain nombre de pays européens.
    metula press...



    • Serpico Serpico 17 janvier 2009 15:28

      Imaginons que l’Occident et Israel redeviennent humains...


      • furio furio 17 janvier 2009 20:33

        phibrasov ou les CRIMES DE GUERRE !!

        ...et ensuite rapidement passer au décompte final de cette barbarie sur un peuple sans défense et vous verrez sous vos yeux horrifiés que les chiffres vont s’emballer pour dépasser les 100 000 VICTIMES !

        ....Puis la liste des faits relevant de crimes de guerre, bombardements constants des populations civiles (églises, écoles, habitations, etc..), utilisation d’armes de destructions massives, peut-être chimiques ( phosphore blanc), enfermements des populations pour mieux les exterminer, osbstructions à l’alimentation des civils et bombardements des hopitaux, mitraillage des ambulances !!

        ...puis la liste des intervenants, dont olhmert accusé aussi d’avoir perçu des enveloppes, livni, le ministre de la guerre barak, et les officiers qui ont mené ce carnage sanglant sur un peuple en guenilles.

        ...et enfin inscrire GAZA en tête de la liste des VILLES MARTYRS.

        ...et exiger l’indemnisation de ce peuple qui vécu 20 jours en enfer !!


        • yvesduc 17 janvier 2009 22:42

          Bravo pour cet article ! Dans le même genre, je recommande le début de cet article, pratiquant une sorte d’humour noir et mordant : http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article78050

          Et voici une information colossale, que m’a confirmée de vive voix cet après-midi un fin connaisseur du dossier palestinien, information dont je ne m’étonne même plus de ne jamais l’avoir vue dans les médias : http://www.alterinfo.net/quelques-faits-a-propos-du-hamas-et-de-l-attaque-israelienne-sur-gaza,-par-norman-finkelstein_a28543.html


          • HELIOS HELIOS 17 janvier 2009 23:48

            Je ne suis pas tres sensible a ce style d’humour, surtout lorsque il y a des "effets collateraux" qui blessent et tuent des femmes et des enfants.

            Vos hypothèses sont impossibles... pour la Tchetchenie probablement et pour l’Equateur surement !
            Qu’auraient fait les Etat unis ou les russes, si pendant HUIT ANNEES, ils recevaient régulierement des bombes mêmes artisanales et qui tuent ? A force de protestations et de guerrillas exterieures, de choix politiques et même de départ unilateral... et enfin de fermetures des frontières, rien n’y fait. La communauté internationale si prompte a se mobiliser aujourd’hui n’a pas su comprendre qu’un jour cela tournerait mal.

            Ceux qui font les frais, c’est comme d’habitude les plus faibles. Quoique... faibles oui, mais contraints ou pas, ils tolerent, voirent encouragent, l’immersion des combattants du hamas dans la masse des civils. Pas etonnant que les bombes ne sachent plus, non plus, faire la difference. Ce qui est moins normal c’est la manipulation qui en decoule. La guerre des images est gagnée par les palestiniens aupres des opinions occidentales... mais occidentales seulement ! Demandez leurs avis a des ressortissant d’Abu d’habi ou d’Arabie saoudite et même d’iraniens, vous serez etonnés. Mais c’est sur que si votre seule source d’info c’est Al manar....

            Comme je vous l’avais déjà dit plusieurs fois, les palestiniens de Ghaza ne sont pas tous des islamistes, ni des partisans du hamas. Il commence même a y avoir une serieuse contestation qui risque de prendre comme une bonne mayonnaise. Quand les bombes pleuvent, même avec beaucoup d’ideologie ou d’integrisme, on fini par se poser des questions.

            Alors, je sais que ceux qui vont commenter ma position, vont tout de suite monter sur leurs grands chevaux, de l’oppression du peuple palestinien, de l’occupation de juifs pour ce qui est du passé.... et leurs phantasmes sur la volonté de "nettoyer" la palestine des arabes etc... y compris des manipulations americaines et pourquoi pas europeenes. Tous des inconscients vous êtes ! Vous ne faites qu’attiser la haine déja si facilement présente alors qu’il faudrait legiferer pour interdire tout vos propos comme on interdit en France d’encourager la xenophobie.

            Les relations de voisinage et les relations d’intérêts économiques se chargent rapidement de rassembler les peuples. S’il n’y avait pas la religion, il y a longtemps que tout le monde s’entendrait bien en palestine. Les conflits seraient depuis longtemps réglés par des options politiques. Pas possible aujourd’hui. je me rapelle du temps où les libanais avaient créé une nation prospère. on trouvait des marchants musulmans, chretiens etc partout dans le monde qui enrichissaient le pays. Puis, l’islam est venu en remettre une couche pourrissant tout.. L’islam lui même non, mais tous les merdeux qui se cachent derriere l’islam pour foutre le bordel avec l’appui au minimum tacite des pays comme l’algerie, la syrie, la lybie : bravo. Combien de palestiniens sont morts pour eux ?

            Aujourd’hui, les israeliens vont decreter un cesser le feux unilateral. Ce qu’ils souhaitent, c’est un arret des attaques par obus, missiles etc.... peu importe, avec une condition élémentaire et tres comprehensible au vu des coûts... pas de rearmement !!!. d’ailleurs, les palestiniens ont-ils besoins d’armes pour se defendre ? Et contre qui, si un accord est passé avec israel ? et avec quel argent vont ils les payer ces armes, alors qu’il y a tout un pays a (re)construire ? Soyons raisonnable, dans un premier temps la meilleure option c’est d’accepter, se reunir avec la partie orientale dirigée par Abbas et gerer l’etablissement d’un etat avec toutes ses prerogatives. c’est déjà difficile et probablement long. Il sera bien temps ensuite de gerer l’ajustement des résolution de l’ONU, d’accords commerciaux avec Israel etc. Il faut du temps.

            Malheureusement, je ne crois pas une seule minute a la trève. Si Israel suspend ses attaques, combien de temps va-t-il se passer avant qu’un tordu mette le feu a la meche d’un Quassam ? ou se fera sauter a un point de passage ? ou va importer des kalach’ depuis l’Egypte ? Et l’excuse pour recommencer la guerre va être trop facile pour les juifs.



            Cet article ne me plait pas. Rien a dire sur sa qualité, l’auteur a fait un bon travail... mais dans son esprit, je n’y trouve aucun equilibre, aucun appaisement aucun avenir... que de la stigmatisation, que de la haine.... dommage.


            • saba 18 janvier 2009 00:27

              " Quand les bombes pleuvent , on finit par se poser des questions "
              A ce compte les Anglais écrasés sous le Blitz auraient dû demander à Churchill de s’entendre avec les Nazis ....... Or je crois que les bombardements n’ont fait que renforcer leur détermination .
              Qu’est-ce que vous croyez , que ces gamins qui ont vu mourir leurs parents , leurs amis , vont se dire :" Les Israéliens sont les plus forts , acceptons leur volonté " , ? Si vous croyez cela , vous croyez au Père Noël . Je crois qu’une fois de plus Israêl a semé des graines de terrorisme dont il se mordra les doigts plus tard .


            • HELIOS HELIOS 18 janvier 2009 17:24

              Il ne vous est jamais venu a l’idée que si les palestiniens cessaient d’envoyer des Qassam et de faire des attentats en Israel, les israeliens n’auraient plus aucine raison de penetrer sa Ghaza ni même de faire un blocus, ni même d’accepter d’ouvrir leur propre frontiere pour que les deux peuples travaillent et se developpent ensemble ?

              Mais cela n’est pas possible, le hamas n’a pas ce point de vue, comme vous... vous pensez que rien ne peut être fait avec les Israeliens...

              Ceux qui souffrent sous les bombes commencent eux aussi a douter de la strategie du hamas, comme je vous en fait part, et de l’intelligence de ce type de raisonnement.

              ce n’est pas en moinssant que ça changera.

              PS : le "cesser le feux" unilateral n’aura tenu que 6 heures, le temps que les connards reprennent leurs tirs.. Combien les Israeliens doivent ils en accepter avant de relancer la guerre ? Au fait, qui, a Ghaza, possede ces armes et qui decide de les utiliser ? Ne serait-il pas raisonnable de decreter Internationalement parlant, que ghaza est une zone totalement demilitarisée... donc SANS armes si ce n’est quelques pistolets a main pour les forces locales de police ?


            • moebius 18 janvier 2009 00:16

               avous lire c’est a croire que les israéliens n’ont en face d’eux que des demeurés , des fanatiques ou des barbares totalement irresponsables. a vrai dire à lire votre texte..... ils n’existent pas... ils n’ont que le tord de se trouver sous des bombes qui ne peuvent que tomber ce qui leur donne à ces etres un genre d’existence négative. Les medias ne devrait pas méme en parlez, pourquoi montrer des atrocités Ces bombes tombent comme la pluie ? sont elles innofensifs ? et d’ailleurs d’ou viennent les palestiniens ? de Mars ? 

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