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La folle logique du processus de guerre

Si de maigres indices existaient encore voici quelques temps, laissant envisager que le Proche-Orient pourrait s’extirper de l’impasse dans lequel il était enfermé, les événements récents contribuent à les annihiler. Recours massif aux moyens militaires, diabolisation de l’adversaire, refus de toute forme de dialogue direct. Des raisons locales et globales induisent une périlleuse spirale de la violence. Le nouveau paradigme que constitue dans les relations internationales la lutte contre le terrorisme, y joue un rôle conséquent.


Il fut un temps où la situation au Proche-Orient suscitait quelques espoirs. Espoir que des relations de confiance se tissent entre des adversaires ayant longtemps refusé l’idée même de l’existence de l’autre. Lentement des rapprochements s’amorçaient, sémantiques d’abord, diplomatiques ensuite. Tout portait à croire, vu de l’extérieur, que la raison allait prévaloir, qu’un processus de paix, probablement chaotique, allait sortir cette région de l’ornière. Ces espoirs remontent à un peu plus de dix ans, lors du bref intervalle allant des accords d’Oslo à l’assassinat de Y. Rabin, le 4 novembre 1995. Que disait-il d’ailleurs avant d’être abattu : « La paix a des ennemis qui tentent de nous atteindre, pour détruire les accords signés avec les Palestiniens. Même si pendant de nombreuses années nous avons combattu l’OLP, les Palestiniens sont désormais nos partenaires. Car sans partenaires, il ne peut y avoir de paix. Nous savons qu’ils devront accomplir leur part du travail, comme nous accomplirons la nôtre afin de résoudre le conflit israélo-arabe le plus complexe, le plus long, et le plus chargé de douleurs : le conflit israélo-palestinien ». Depuis, c’est la spirale de l’incompréhension puis de la violence qui « naturellement » a repris le dessus. Les extrémistes renforçant les extrémistes.

Quelle logique a présidé à l’enlèvement de soldats israéliens par le Hezbollah, sinon celle de la cynique provocation ? Quelle logique préside à la destruction par Israël des principales infrastructures du Liban ? Est-ce d’un Liban exsangue dont Israël a le plus besoin ou bien plutôt d’un Liban stable et démocratique ? La fragilisation de son voisin du nord n’apportera aucune sécurité supplémentaire à Israël, mais bien au contraire, contribuera à enraciner les germes des futures menaces. Engrenage fatal où chacun suit sa logique. Le Hezbollah n’a pas besoin d’un partenaire, mais d’un ennemi à combattre ; Israël n’a pas besoin d’un partenaire fiable sur sa frontière Nord mais d’un vide militaire lui garantissant la sécurité. Négation de l’approche de I. Rabin qui considérait que la paix serait d’abord la résultante d’une confiance entre des partenaires.

Parmi les ingrédients ayant contribué à enclencher le cycle actuel, l’analyse erronée de l’administration américaine depuis le 11 septembre 2001, faisant de la lutte contre le terrorisme, le seul et unique paradigme de sa stratégie. Que le terrorisme soit une nouvelle peste sans doute, mais la manière de l’éradiquer ne peut s’effectuer en occultant le droit international, ni en brutalisant des populations civiles toujours plus nombreuses. Le calcul du gouvernement israélien semble être du même type : tellement affecter la vie des Libanais, que ceux-ci finiront par tenir le Hezbollah responsable de la situation et se détourneront de lui. S’il s’agissait d’isoler les Chiites du reste des Libanais, le calcul semble vain. De nombreux exemples historiques attestent d’ailleurs qu’une population qui reçoit un déluge de bombes se retrouve puissamment soudée par ce qu’elle ressent comme une injustice (du Blitz de Londres, au Vietnam). Le même constat prévaut en Israël, les déluges de roquettes renforcent le soutien au gouvernement. Les clivages politiques traditionnels s’effaçant momentanément. Lutter contre le terrorisme permettrait de justifier toutes les opérations militaires ; tous les coups devenant dorénavant permis. Les actions israéliennes trouveraient ainsi leur légitimation principale dans le fait de lutter contre des groupes terroristes (Hezbollah ici ou Hamas là). Tout porte à croire qu’elles seront contre-productives. La force ne peut constituer la seule réponse à un ennemi diffus et fanatisé. D’autant que celui-ci vénère la martyrologie. Qu’il soit légitime de se défendre est absolument acceptable, que le rapt de soldats israéliens ait constitué une provocation délibérée est indéniable. Mais quelles raisons justifient d’opter pour la punition collective du Liban ? En cela, la situation pourrait constituer un redoutable piège. Le gouvernement israélien estimant qu’une force mécanique considérable suffirait à résoudre le problème quand elle conduit à l’aggraver.

Même surprenante erreur de calcul avec les Palestiniens. Il fut un temps où Israël indiquait que l’obstacle primordial à une reprise du « processus de paix » était Yasser Arafat et son double langage permanent. Certes, mais quelles avancées concrètes ont été obtenues par son successeur Mahmoud Abbas, personnage unanimement respecté, lui permettant d’apporter à son peuple des avantages substantiels, en termes de condition de vie, de reconnaissance réciproque, de maîtrise de son territoire ? Aucun. La défaite du Fatah devant le Hamas, lors des élections du 25 janvier 2006 s’explique grandement par l’impasse à laquelle a conduit la politique israélienne dans les territoires occupés.

Le drame de la situation actuelle, au-delà des multiples victimes du conflit, réside dans l’absence d’alternative pacifique. Quelle place reste-t-il aujourd’hui aux partisans du dialogue, aux partisans de la paix, aux partisans de la réconciliation, aux partisans de la reconnaissance mutuelle qui s’exprimèrent par exemple, derrière Y. Beilin, l’Israélien et Y. Rabbo, le Palestinien, dans le Plan de Genève de décembre 2003 ? Probablement aucune. C’est à eux qu’il faut également penser. Leur situation devient intenable, ne pas se ranger dans le camp de la guerre équivaut à trahir. L’autre devient un ennemi héréditaire, un barbare qu’il faut à tout prix éliminer. Combien de temps devra encore durer cette guerre de bientôt soixante ans, avant que ne s’amorce un réel rapprochement israélo-palestinien et israélo-arabe ? Celui-ci pourra-t-il être opéré de l’intérieur par des dirigeants convaincus des désastres auxquels ont conduit l’asservissement à la logique militaire, ou par de fortes pressions internationales ? La première issue semble pour le moins improbable. Il faudrait que de tels dirigeants émergent, soient soutenus par leur population, et que de tels engagements apparaissent de façon synchrone dans les différents camps afin d’obtenir des résultats substantiels et acceptés.

En abattant Ytzakh Rabin en 1995, Ygal Amin a fait beaucoup plus que d’abattre un homme, il a aiguillé son pays vers un affrontement permanent avec son environnement régional. Il paraît en conséquence indispensable que s’amorce une prise en charge collective de ce dossier. La clé principale sur ce point reste cependant détenue par le Président des Etats-Unis. Si les conceptions de l’actuel mandataire s’articulent autour de la seule lutte contre le terrorisme, est-il pertinent d’espérer que les lunettes de son successeur le conduiront à adopter une vision moins manichéenne des réalités régionales ?


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33 réactions à cet article    


  • Mr Jo (---.---.200.108) 7 août 2006 11:07

    Excellent article, qui malheureusement ne manquera certainement pas d’être pollué et attaqué par les va t’en guerre des 2 cotés.

    Pour faire la paix, il faut avoir intérêt à la paix, et malheureusement aucune des 2 bélligérants n’a intérêt à la paix.


    • zen (---.---.220.134) 7 août 2006 11:13

      Trés bonne analyse , à intégrer dans les plans de lutte contre « l’axe du mal », bon prétexte pour contrôler les richesses pétrolières dans la région, à l’approche du pickoil...Derrière tout ce gâchis, il y a une logique diabolique de domination économique ,élaborée par les néocons...


      • Philgri (---.---.237.165) 7 août 2006 11:27

        Mettons d’abord de l’ordre chez nous ! Simplement pour y voir plus clair.

        philgri.


        • Daniel Milan (---.---.168.236) 7 août 2006 11:31

          De nouvelles images des crimes de guerre commis par Nazisraël


          • Quentien (---.---.49.193) 7 août 2006 11:32

            « Est-ce d’un Liban exsangue dont Israël a le plus besoin ou bien plutôt d’un Liban stable et démocratique ? »

            Israël aurait besoin d’un Liban, indépendant et monoculturel, c’est-à-dire libéré de ces présences étrangères qui ont profité de sa faiblesse, pour s’installer sur son sol.

            « Il fut un temps où la situation au Proche-Orient suscitait quelques espoirs (...) Lentement des rapprochements s’amorçaient, sémantiques d’abord, diplomatiques ensuite. Tout portait à croire, vu de l’extérieur, que la raison allait prévaloir, qu’un processus de paix, probablement chaotique, allait sortir cette région de l’ornière. »

            Ne croyaient cela, que ceux qui ont l’habitude de prendre leurs désirs pour des réalités. Ce sont, généralement, des gens de gauche. Moi qui suis d’extrême droite et qui n’ai donc pas les mêmes paramètres d’analyse, je n’y ai jamais cru. Voici pourquoi.

            Vous écrivez : « Lentement des rapprochements s’amorçaient, sémantiques d’abord, diplomatiques ensuite. » Mais ces rapprochements ne concernaient jamais qu’un petit nombre de personnes, généralement de gauche également, n’engageant qu’elles-mêmes, sous les bannières d’une raison qui les force à faire abstraction de la seule réalité qui tienne, à savoir que

            les Juifs méprisent les Palestiniens - qu’ils considérent à l’égal des rats -, et les Palestiniens haïssent les Juifs - qu’ils tiennent pour des salauds. A cela, s’ajoute la terreur (assez fondée) des Israéliens d’être, un jour, submergé démographiquement.

            Voici donc ce qu’il faudrait poser comme données fondamentales, et incontournables, avant d’entamer un processus de recherche de solution. Mais ces réalités gênent et les prendre en compte gêne davantage encore. Et c’est... gênant.

            Parce que tant qu’on ne voudra pas se colleter avec les vraies réalités, on discutera dans le vide, ne suscitant, en Europe, les espoirs que chez les naïfs et l’indifférence chez les autres. Tout de moins aussi longtems que les musulmans n’étendent pas le terrorisme à nos pays...


            • zen (---.---.220.134) 7 août 2006 11:33

              Quelques rappels historiques ne sont jamais superflus :

              PALESTINE Hamas, le produit du Mossad

              Pour de nombreux Palestiniens, peuple sans territoire, soumis à la répression, aux humiliations et aux bouclages à répétition, le radicalisme des intégristes du Hamas incarne l’ultime recours face à l’occupation. Comment s’est créée et développée cette organisation qui a pris en retard le train de la « résistance » à Israël ? On ne le dit pas assez, c’est bien Israël qui a, au fond, créé le Hamas, « en pensant, assure Zeev Sternell, historien, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, que c’était intelligent de jouer les islamistes contre l’OLP ».

              Quand au début des années soixante-dix, Ahmed Yassine, de retour du Caire, fonde une association islamique de bienfaisance, Golda Meir, alors premier ministre d’Israël, escompte ainsi dresser un contrepoids au Fatah d’Arafat. « Les associations islamiques et l’université recevaient tous les encouragements du gouvernement militaire » en charge de l’administration de la Cisjordanie et de Gaza, écrivait en octobre 1987, l’hebdomadaire israélien, Koteret Rashit, cité par le Monde du 18 novembre 1987, ajoutant qu’elles « étaient autorisées à faire venir de l’argent de l’étranger ». Les islamistes créent des orphelinats et des dispensaires, mettent en place un réseau scolaire, des ateliers de confections pour l’emploi des femmes, et dispensent une aide financière aux plus démunis. Et en 1978, ils créent une « université islamique » à Gaza. Koteret Rashit ajoutait : « Le gouvernement militaire était convaincu que ces activités affaibliraient l’OLP et les organisations de gauche à Gaza. » Fin 1992, on comptait six cents mosquées dans Gaza. Et c’est ainsi, grâce au Mossad, que les islamistes ont tissé leur toile, à l’ombre d’une répression impitoyable frappant les militants du Fatah et de la gauche palestinienne.

              En 1984, Ahmed Yassine est arrêté et condamné à douze ans de prison, après la découverte d’une cache d’armes. Mais une année plus tard, il est libéré et reprend ses activités. Et quand débute l’Intifada, en octobre 1987, laquelle a pris au dépourvu les islamistes, ceux-ci décident de prendre le train en marche, créant le 14 décembre 1987, sans être inquiété, le Hamas (Mouvement de la résistance islamique). « Dieu est notre but, le prophète notre modèle, le Coran notre constitution », proclame l’article 7 de la charte de l’organisation. À vrai dire, Ahmed Yassine n’y était pas favorable, craignant que la répression ne mette fin à l’activité des « frères ». Deux ans plus tard, il est arrêté et condamné à la prison à vie.

              Il est en détention quand, en septembre 1993, sont signés les accords d’Oslo. Le Hamas les rejette. Mais à cette époque, 70 % des Palestiniens condamnent les attentats contre les civils israéliens. Il va tout faire pour torpiller les accords. Il sera aidé par Israël qui applique avec beaucoup de réticence les accords de paix, et ce, du vivant même de Rabin. Le Hamas se lance alors dans une campagne d’attentats obéissant à un calendrier politique précis - veille de rencontre entre négociateurs palestiniens et israéliens ou de réunion du Conseil national palestinien qui allait décider de la reconnaissance d’Israël... - permettant ainsi à la droite israélienne de revenir au pouvoir en mai 1996.

              En 1997, contre toute attente, Netanyahu libère Cheikh Ahmed Yassine pour « raison humanitaire », au moment même où de concert avec Bill Clinton, ils exigent tous deux d’Arafat de mettre au pas le Hamas. Une libération qualifiée par Yossi Sarid, député de gauche, de « machiavélisme à la petite semaine ». En fait, Netanyahu savait qu’il pouvait compter, encore une fois, sur les islamistes pour torpiller les accords d’Oslo. Pis, après avoir expulsé Yassine vers la Jordanie, il l’autorise à retourner à Gaza où il est accueilli en héros en octobre 1997.

              Arafat est désemparé. De plus, pour avoir soutenu Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe, alors que le Hamas s’est prudemment abstenu de prendre parti, les pays du Golfe lui coupent les fonds, privant ainsi l’Autorité palestinienne de financement pour sa politique d’aide sociale aux démunis. En revanche, à l’issue de sa tournée dans ces mêmes pays et en Iran, entre février et avril 1998, Cheikh Yassine récolte plusieurs centaines de millions de dollars, au point que, dit-on, le budget du Hamas est supérieur à celui de l’Autorité palestinienne. Un budget qui va permettre aux islamistes de poursuivre le financement des activités de bienfaisance. On estime qu’un Palestinien sur trois perçoit une aide financière du Hamas. Et là, également, Israël n’a rien fait pour interdire l’entrée de cette manne financière dans les territoires occupés.

              Le Hamas a bâti sa force en se nourrissant des échecs successifs du processus de paix, échecs auxquels il a contribué de concert avec Israël qui a multiplié les entraves à l’application des accords d’Oslo. En poursuivant sa politique du pire, le Hamas remplit ainsi la fonction pour laquelle il a été créé : empêcher l’avènement d’un État palestinien. En cela, il est sur la même longueur d’onde qu’Ariel Sharon.

              Hassane Zerrouky


              • Kelsaltan (---.---.178.45) 7 août 2006 11:36

                Article nécessaire.

                Je souhaiterais qu’il en reste encore quelque chose ce soir à 23h00, après le passage de la horde.


                • Quentien (---.---.49.193) 7 août 2006 11:50

                  C’est subjectif... Moi, je dis article superflu, ressassant et râbacheur, publié mille fois, qui ne conduit nulle part.


                • Israel-Contre-Fascist-Hezbollah (---.---.70.87) 7 août 2006 12:27

                  « C’est une guerre ouverte jusqu’à l’élimination d’Israel et jusqu’à la mort du dernier juif sur terre. » Déclaration du Hezbollah, 1992.

                  Face à cette réalité, la bien-pensée-unique, les tergiversations de la France (une des ses spécialités) et de nombreux Agoravoxeurs qui tentent de faire « la part des choses » n’est rien d’autre que pathétique.

                  Face à la réalité de voisins qui ne rêvent que de la détruire Israel a raison d’utiliser la force et si le Hezbollah continue à utiliser les civils comme bouclier pour des raisons de propagande honte à lui.

                  Israel et ses courageux alliés, les USA et la Grande-Bretagne vaincront car ils se battent contre le fascisme et l’obscurantisme.

                  Et si notre triste France persiste dans ses appaisements avec le fascisme (rien de nouveau ici d’ailleurs) elle sera reléguée une fois de plus dans les poubelles de l’histoire.


                  • (---.---.70.87) 7 août 2006 12:33

                    Il y a un temps pour la masturbation intellectuelle et un temps pour l’action quand on se trouve confronté à un ennemi qui cherche à vous détruire.

                    Les rédacteurs et de trop nombreux lecteurs de ce site paraissent être bloqués sur le premier.


                  • Hakim I. (---.---.29.67) 7 août 2006 14:36

                    C’est pas bientot fini ce copier/coller sur tous les articles qui parlent du liban ?


                  • José W (---.---.25.142) 8 août 2006 08:18

                    Très bon article.

                    Les adorateurs de la bombinette (comme l’IP asns nom ci-dessus) feraient bien d’aller au front plutôt que de polluer le forum inutilement.

                    Il est certain que Bush et ses amis sionistes ont ouvert la boite de Pandore et qu’elle a toutes les bonnes raisons de leur péter à la figure.


                  • MAB (---.---.121.218) 7 août 2006 13:10

                    Je ne partage pas l’analyse de cet article. Pour le Hamas, le vote des Palestiniens n’est pas contestable et la position de fond de ce mouvement n’a pas changer : la destruction d’Israël. Pour le Hezbollah, sa puissance à résister à Israël démontre bien qu’il dispose de moyens qui n’ont pas pour objet d’aider à l’édification d’un Liban en paix avec ses voisins, mais à préparer l’attaque d’Israël. Pour les USA, quand finira-t-on par admettre que sa surpuissance sur tous les terrains de friction du monde est surtout due à la fragilité de l’UE dont certains membres, notamment la France et les Pays Bas, alimentent la perte de puissance, tout en attendant la venue d’une organisation parfaite. Après, on peut tout expliquer et dire que le Hamas, le Hezbollah, L’Iran et sa bombe, sont le résultat des mauvaises politiques d’Israël et de son satanique mentor, les USA. Je ne suis plus munichois et j’en tire la leçon que des guerres préventives auraient pu éviter 39/45.


                    • Cincinnatus (---.---.46.161) 7 août 2006 14:22

                      On se demande bien pourquoi les USA ne sont pas encore intervenus pour liquider la bande de criminels en poste à Téhéran... Si Amanihejab, l executeur en masse des opposants au Shah accède à la bonmbe « A », (entre 6 mois et un an ?) il va s en servier contre Israël. Et ce sera le règne d un système pire que celui des NaZis. Il y aura alors l ouverture de camps d extermination pour tout ce qui ne sera pas d accord avec son système....


                      • Piss End (---.---.242.161) 7 août 2006 14:39

                        Les états-nations, bâtis sur la canalisation, la latence et le monopole de l’information (aujourd’hui débridée comme chacun sait), sont révolus. Place aux nouvelles fédérations de micro-nations, par affinités, tendances et antinomies.

                        C’est l’inertie, l’erreur et le conservatisme de ces gros blocs qui ne veulent pas abdiquer, face à l’éclatement quantique de l’ancien monde, qui engendre les guerres de fractures, autrement dit des accouchements dans la douleur du nouveau remembrement planétaire.

                        Le contrôle pyramidal glisse par la force des choses mais naturellement, vers le multi nodal associé (à taille gérable et humainement contrôlable pour éviter la rouille corruptives) en réseau pervasif.

                        Le prochain conflit mondial sera long et destructeur mais cèdera la place à un éparpillement de micro-conflits éphémères, lesquels se résorberont les uns après le autres pour arriver à un nouvel équilibre global et fertile.

                        Toute structuration massive non concertée, non convenue, est vouée à l’écroulement tôt ou tard.


                        • siras (---.---.182.10) 7 août 2006 19:50

                          je réagis a la reponse de cincinnatus. je suis éffaré de cette visoin de guerre totale, partout etc. je pense qu’il est temps peut être d’éradiquer tout les dictateur du plus petit pays au plus grand.

                          Et d’ abolir toute les religions qui sont sources de conflits , comme les frontieres, comme l’argent etc.. Ho utopie !!! Mais enfin c’est un réve.


                          • goc (---.---.40.135) 7 août 2006 20:25

                            tres bon article

                            le plus « comique », c’est qu’il denonce l’obscurantisme et l’appel a la force brutale et imbecile, et qu’ici meme, les reponses negatives qu’il recoit, sont justement l’image meme de l’obscurantisme et de l’appel a la force butale et imbecile

                            c’est clair qu’il faudrait peut etre commencer par faire le menage, ici meme, et enlever les toiles d’araigné dans le cerveau de certains vas-t-en-guerre


                            • MAB (---.---.121.218) 7 août 2006 21:46

                              Réponse à « goo »

                              1) Refuser toute violence et adopter un mode d’action qui conduit à un résultat sans faire égorger ceux qui doivent être protégés, c’est une ligne que je respecte, mais les conditions de sa réalisation sont difficiles, voir impossibles, à trouver au Moyen Orient 2) Se retrouver comme « les cons » qui ont acclamé Daladier, tel le sauveur de la paix, à son retour de Munich. Certains pensent être dans la première situation et ils sont dans la seconde.


                            • (---.---.198.43) 9 août 2006 17:16

                              @ MAB

                              Certains croient combattre les nazis sans se rendre compte qu’ils en sont.


                            • Royal Navy ..sitting on a fence .. (---.---.47.54) 7 août 2006 23:13

                              "MORA’s Endroit:le napalm le matin renverse l’homme. PostRe Thème:IDF(*) versus NOS FORCES(*) signalées:Reposé juillet 22,2006 la réponse de 5:09 P.M." (*)= Zionistic Defence Forces ; (**)=BRITISH ARMY ; « MORA écrit : »Partons et commencons un combat, je pense que nous les« [IDF] »prendrions. Ils« [IDF] »ne savent pas que les hommes britanniques sont plus durs. Les Israéliens sont plus enfantins et ont besoin de leur leur maman et vivent à côté des barres de chocolat«  »(The Army Rumour Service).

                              « ARMCHAIR_JIHAD((GCM, MIA) Endroit 607 : PostRe : IDF v NOS FORCES signalées : Reposé juillet 22, 2006 la réponse de 5:41 P.M.  »Ca c’est une question savoureuse ; mais laisse d’abord convenir où serait environ ce combat. Mora est correct en précisant l’avantage d’Israelis à la maison - mais seulement Tom« [Tom=BRITISH ARMY] »s’est prouvé sur n’importe quel rivage«  »((***)The Army Rumour Service)).

                              (***) = "HMS Illustrious RO6 Type STOVL Aircraft Carrier Propulsion Four Rolls-Royce Olympus TM3B gas turbines delivering 112,000shp to two shafts Displacement 20,000 tonnes Length 210m Beam 36m Speed 30 knots Crew 686 plus 366 air group Armament Three Phalanx or Goalkeeper CIWS, two 20mm guns Air Group Sea Harrier FA2, RAF Harrier GR7, Sea King AEW, Sea King ASW"(Source : Afghanistan, The War on Terror, Operation Veritas - Royal Navy ).


                              • (---.---.152.29) 7 août 2006 23:23

                                « Géographe, spécialisé sur les questions urbaines. Principales recherches ayant porté sur les dynamiques du marché immobilier et les logiques de la ségrégation socio-spatiale dans l’espace francilien. Cherche à promouvoir une approche par les micro-acteurs, en exploitant des données quantitatives et qualitatives. Enseigne en tant que maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise. »

                                faut pas s’étonner après qu’il n’y ait aucune université française dans le top ten des de l’enseignement supérieur.

                                Votre article ressemble à vos activités, DU VENT .


                                • goc (---.---.56.63) 7 août 2006 23:33

                                  oui enfin lui au moins a le courage de se presenter, ce qui n’est pas ton cas

                                  alors donne-nous ton cv, et apres on verra a qui on a a faire, « monsieur le donneur de leçon »


                                • Paldeolien (---.---.113.141) 8 août 2006 02:53

                                  Il y a les fire-wall, les anti-virus, les anti-spyware, les antis-spams. Le developpeur qui inventera le programme anti-cons fera fortune en moins d’un jour !


                                • Paldeolien (---.---.113.141) 8 août 2006 02:55

                                  Il y a les fire-wall, les anti-virus, les anti-spyware, les antis-spams. Le developpeur qui inventera le programme anti-cons fera fortune en moins d’un jour !


                                • Paldeolien (---.---.113.141) 8 août 2006 02:57

                                  "faut pas s’étonner après qu’il n’y ait aucune université française dans le top ten des de l’enseignement supérieur.

                                  Votre article ressemble à vos activités, DU VENT ."

                                  Il y a les fire-wall, les anti-virus, les anti-spyware, les antis-spams. Le developpeur qui inventera le programme anti-cons fera fortune en moins d’un jour !


                                  • (---.---.152.29) 8 août 2006 04:42

                                    Loi de Mencken

                                    Ceux qui peuvent font.

                                    Ceux qui ne peuvent pas enseignent.

                                    Ceux qui n’enseignent pas administrent.

                                    bien à vous


                                  • (---.---.152.29) 8 août 2006 04:45

                                    Loi de Mencken :

                                    Ceux qui peuvent font.

                                    Ceux qui ne peuvent pas enseignent.

                                    Ceux qui n’enseignent pas administrent.

                                    bien à vous


                                  • (---.---.152.29) 8 août 2006 05:06

                                    il semble,donc que ce n’est pas encore demain la veille que vous ferez fortune


                                  • (---.---.152.29) 8 août 2006 04:46

                                    Loi de Mencken

                                    Ceux qui peuvent font.

                                    Ceux qui ne peuvent pas enseignent.

                                    Ceux qui n’enseignent pas administrent.


                                    • (---.---.152.29) 8 août 2006 04:55

                                      voyez comme tout le monde peut bégayer.

                                      il suffit de trier ensuite.


                                      • SAM2 (---.---.52.6) 23 août 2006 01:11

                                        Article interressant mais pas d’accord sur le Hamas. Il a remporté haut la main les élections palestiniennes démocratiquement !PALESTINE : L’un des rares pays arabes et musulmans a connaître des élections libres et démocratiques. Donc il faut respecter le choix du peuple palestinien. puisque bush veut exporter et « imposer » sa « démocratie » dans les pays arabo-musulmans.le hamas n’est pas un parti « terroriste » ni le hizbollah. car comment expliquer que son leader Nassroallah est devenu l’idole de toutes les masses arabes et musulmanes ?


                                        • Alex de BH (---.---.42.2) 11 octobre 2006 14:39

                                          Il y en a qui n’ont pas du mettre souvent les pieds à l’université... C’est bien, restez dans votre misère intellectuelle...


                                          • xavier (---.---.187.185) 17 octobre 2006 04:15

                                            excellent article, certainement le plus impartial qu’il m’ait été donné de voir sur le sujet. Ne pas prendre parti reste le meilleur moyen d’avancer sur la question.

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