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Accueil du site > Actualités > International > La géopolitique du moyen orient expliquée à Hollande, Fabius et autres (...)

La géopolitique du moyen orient expliquée à Hollande, Fabius et autres imposteurs qui nous gouvernent

Les attentats récents à Paris ne peuvent être découplés de la politique étrangère aberrante du gouvernement Hollande au moyen orient ainsi que de celle de son prédécesseur. En effet, cette dernière sert en réalité les intérêts de Washington au détriment de ceux de notre pays.
L’objectif de cet article est de présenter une analyse de la situation puis de proposer une politique alternative correspondant aux véritables intérêts de la France.

François Hollande fut élu en 2012 non pour sa capacité supposée à gouverner la France mais pour faire barrage, après un quinquennat catastrophique, à l’un des pires présidents que connut la République française. Le candidat naturel des « socialistes » (*) Mr .Strauss Kahn, nonobstant sa ligne politique européiste et libérale, semblait à minima posséder la dimension pour le poste. Malheureusement pour lui, sa carrière s’est brisée sur l’affaire que tout le monde connait, laissant pour le P « S » un vide à combler quelques mois avant l’élection présidentielle. L’homme du compromis, qui allait précéder les compromissions, fut alors élu un peu par hasard et beaucoup par défaut.

(*) Le terme socialiste étant depuis longtemps devenu une façade, il sera systématiquement mis entre guillemets

Quant un autre américain succède à « Sarko l’américain »
Ce jour de mai 2012, François Hollande se retrouva donc un peu perdu à la tête du pays, et à l’instar de son prédécesseur, dans un costume bien trop grand pour lui.
Comme on le constate depuis lors, à défaut d’avoir une ligne politique et stratégique personnelle, il fit le choix d’imiter le modèle dominant et de s’y soumettre.
Les causes de ces choix sont d’abord à rechercher du coté de sa formation initiale à l’ENA, où l’on apprend pas à penser mais à reproduire [1], puis du coté de son atlantisme forcené issu de son conditionnement chez les « Young leaders » de la French American Fondation . L’annuaire de cette organisation est par ailleurs très instructif et on y apprend que François Hollande fait partie de la promotion 1994.

Une culture successive de l’échec
Les résultats de l’action du président furent rapidement visibles avec une politique économique en échec dans la continuité de celle de Sarkozy. La première cause de cet échec étant liée à une incompréhension chronique de la situation associée à l’utilisation de recettes éculées.
Ajoutons une soumission à l’hégémonique Allemagne dans le cadre de l’Union Européenne et enfin une politique étrangère euro-atlantiste dictée par l’Amérique et quelques états « excités » de l’ex URSS intégrés on ne sait pourquoi dans l’UE et dans l’OTAN.

La crise ukrainienne [2] fut la première occurrence qui montra de manière flagrante l’impéritie du président de la république et surtout celle de son ministre des affaires étrangères Fabius dans le domaine de la géopolitique. En effet, après un alignement aveugle sur la politique US et sur celle de la…Pologne, les intérêts de la France furent gravement compromis avec le refus de la vente des Mistral à la Russie et le soutien de sanctions injustes envers cette dernière [2].

Aujourd’hui, la crise Syrienne, autrement plus grave avec les conséquences que l’on a constaté à Paris, démontre une fois de plus une méconnaissance totale de la géopolitique. En effet, chaque prise de position du gouvernement français correspond systématiquement à la pire option possible.

Mr Hollande, son ministre des affaires étrangères et leurs conseillers auraient besoin d’un sérieux aggiornamento. Même si cette démarche est vaine, il faut que quelqu’un leur explique quelle est la situation réelle au moyen orient et ce qu’il conviendrait de faire.

Pourquoi sont-ils aussi nuls ?
Un aspect frappant du contexte gouvernemental concerne le niveau particulièrement faible de la génération d’hommes politiques au pouvoir depuis 2007. S’agit-il prosaïquement d’un problème lié à la génération soixante-huitarde ? Ou les causes sont elles plus profondes avec le délitement de l’enseignement français (*) qui est devenu une véritable « fabrique du crétin » même à haut niveau, hypothèse plausible pour les membres les plus jeunes des équipes gouvernementales.

(*) Voir le classement triennal mondial PISA où la France perd régulièrement des places.

PARTIE 1 : HISTOIRE ET GÉOPOLITIQUE DU MOYEN ORIENT

Quelques points de repère historiques
Sans entrer dans l’histoire détaillée de cette région, signalons que du 7ième siècle à la première guerre mondiale, cet espace constituait l’empire Ottoman, d’abord sous domination arabo-musulmane puis sous celle des turcs.
Après la première guerre mondiale, les turcs faisant partie des vaincus, car alliés de l’Allemagne, virent leur empire dépecé entre la France et l’Angleterre coloniales à la suite des accords Sykes-Picot. Le traité de Lausanne en 1923 redécoupa la région en fonction des appartenances religieuses et le déplacement correspondant de millions de personnes. Enfin ces pays finirent par obtenir une relative indépendance au milieu du XXième siècle après la seconde guerre mondiale.

Parmi les 4 principales dimensions permettant d’appréhender le contexte du moyen orient, les 3 premières sont endogènes :
– les peuples
– les religions
– les ressources en matières premières
et la dernière est exogène :
– la politique interventionnistes des puissances étrangères, en particulier celles des États-Unis.

Et puisque dans géopolitique, il y a le terme géographie, on va commencer par examiner des cartes.

Les peuples du moyen orient
Les principaux peuples du moyen orient sont au nombre de 5 :
– arabes
– perses
– kurdes
– turcs
– juifs
Ces peuples occupent chacun plusieurs pays distincts sauf les juifs qui occupent quasi exclusivement l’état d’Israël et les Kurdes qui, n’ayant pas d’état propre vivent à cheval sur 3 pays : la Turquie, la Syrie et l’Irak.

Peuples en orient-cut

L’état juif d’Israël
L’état d’Israël occupe une position particulière dans la mesure où le peuple juif, chassé de sa terre voici 2000 ans se retrouva disséminé sous la forme d’une diaspora. Cette dernière fut persécutée durant toute cette période avant l’épisode final de la shoah qui se termina par l’extermination d’environ 5 millions de juifs par les nazis.
A la fin de la guerre, l’occident repentant, décida du retour des juifs sur leur terre d’origine grâce à un certificat de propriété revendiqué et vieux de 2000 ans !
La société israélienne, de type démocratie occidentale, est peu compatible avec celle des autres peuples du moyen orient. Par ailleurs, durant l’absence des juifs, cette terre était devenue celle des palestiniens.
Ces derniers furent donc soit chassés de ce territoire, soit victimes de ségrégation pour ceux qui restèrent en Israël.
Cette situation induisit donc de grandes tensions et de nombreux conflits guerriers sur ce territoire.
Plus de 60 ans après le retour des juifs, le problème de la cohabitation entre ces derniers et les palestiniens ainsi que la définition de leurs états respectifs reste entier.

Voyons maintenant l’aspect religieux.

Les religions : Islam chiite et sunnite, Judaïsme et Christianisme
Les trois religions monothéistes (christianisme, judaïsme, Islam) sont présentes au moyen orient. Les juifs occupent pratiquement un seul état et les adeptes des 2 autres religions sont répartis dans les autres pays.

Le cas de l’islam est particulier dans la mesure où il s’agit de la religion ultra-majoritaire dans la région.
Au sein de cette dernière, une divergence de vues existe sur la désignation du successeur du prophète Mahomet à sa mort au 7e siècle.
Ce désaccord théologique sur un point de détail a provoqué le schisme de l’islam suivant 2 tendances majeures :
– l’islam Chiite
– l’islam Sunnite

Dans le monde, l’islam sunnite est majoritaire à hauteur d’approximativement 85% par rapport à l’islam chiite. Ce dernier représente par contre environ 40% des musulmans au moyen orient qui sont donc en proportion importante dans cette région.

La principale cause de discorde endogène au moyen orient est donc la religion. En effet les musulmans chiites et sunnites, même s’ils cohabitent parfois pacifiquement, sont le plus souvent des ennemis jurés.

Les 2 plus grandes puissances régionales sont comme par hasard d’obédience opposée :
– l’Arabie Saoudite sunnite
– l’Iran chiite

Dans cette zone, les alliances se font en fonction de la couleur religieuse du gouvernement au pouvoir dans chaque état mais des embryons de guerres civiles peuvent se déclencher car des minorités opposées à un gouvernement peuvent se révolter.

Dans les grandes lignes, on distingue du coté des alliés à l’Iran, le « croissant chiite » avec :
– l’Irak, la Syrie et la faction chiite du Liban, le Hezbollah.

et du coté sunnite alliés à l’Arabie Saoudite :
– le Qatar, les Émirats, le Yémen et la Turquie qui joue un double jeu.

Religions en orient

L’islam sunnite a également enfanté un monstre appelé « islam radical » ou « islamisme ».

L’islam radical, de l’État islamique « EI » au terrorisme
L’islamisme est un mouvement radical prônant l’application d’une lecture stricte du coran à travers la charia.
Ce mouvement issu de la famille sunnite prend ses racines dans 2 mouvances :
– le salafisme avec sa déclinaison wahabite d’Arabie Saoudite
– les frères musulmans (origine Égypte)
Sur le long terme, les islamistes veulent imposer par la force du jihad (guerre sainte) une théocratie religieuse à toute la planète à travers la notion d’oumma, qui représente le « peuple » musulman, indépendant de toute notion d’états.

Le fameux État islamique autoproclamé, appelé également EI, EIIL ou Daech est la dernière tentative en cours d’application concrète de ce concept.

Qu’est-ce que l’EI ?
L’EI n’est pas une simple organisation terroriste de plus. En effet, derrière la façade islamiste se cache une structure bien pensée, très organisée et capable d’agir suivant plusieurs dimensions :
– Militaire : les combattants sont encadrés très efficacement par des anciens cadres de l’armée de Saddam Hussein
– Idéologique : ils empruntent l’idéologie salafiste pour s’assurer du soutien des sunnites radicaux
– Financement : l’EI contrôle une partie des puits de pétrole irakiens et syriens qui lui assurent des revenus conséquents avec la complicité de la Turquie et des occidentaux
– Recrutement : l’organisation recrute au moyen orient et également dans le reste du monde pour renforcer son armée et remplacer ses pertes
– Communication : une habile propagande jihadiste à tendance « gore » attire de nombreuses recrues à travers les réseaux sociaux
Cet organisation est apparue en 2006 en Irak à la suite de la destruction de ce pays par les américains, elle se propage depuis plusieurs années dans les pays voisins. Les sunnites du nord de l’Irak, laissés pour compte par le pouvoir chiite issu des urnes constituèrent un terrain favorable pour la genèse de ce mouvement.
La complicité active de certains pays du golfe est avérée, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie leur fournissent du matériel, des armes et de la logistique.

Cet organisation a ensuite été rejointe par des groupes extérieurs [3] :
– environ 5000 wahhabites saoudiens
– des talibans
– des combattants tchétchènes venus de Russie
– de nombreux jihadistes recrutés au moyen orient et accessoirement en occident dont nos fameux « crétins des banlieues »

L’EI, avec la peur engendrée par son ultra-violence a rapidement conquis de grandes portions de l’Irak, bien aidé si l’on peut dire par l’inefficacité chronique de l’armée régulière irakienne formée par les américains.

En terme d’effectifs, le chiffre de 30 000 jihadistes annoncé par les médias est ridicule, il est clair qu’on ne tient pas l’équivalent d’un pays avec un si petit nombre, le chiffre réel des combattants est probablement au moins 10 fois supérieur [4].

L’EI a enfanté de nombreuses filiales à l’étranger
Donnée fondamentale, l’EI apparu en Irak, a été rejoint par plusieurs organisations islamistes internationales qui lui ont prêté allégeance. Ainsi, la Libye (n’ayant plus d’état), l’Égypte, le Yémen, le Caucase (Tchétchénie), la Tunisie, l’Algérie, l’Afghanistan et même l’Arabie Saoudite ont vu l’apparition de « filiales » de l’EI venus renforcer la puissance de cette organisation.

Une armée d’invasion organisée et la complicité active de la Turquie
Profitant d’un début de guerre civile en Syrie, l’armée de l’EI a passé la frontière syrienne et a décidé d’étendre le jihad dans ce pays. Cette dernière s’est emparée de puits de pétrole dans le nord/ouest de la Syrie, elle vend cet or noir à une compagnie anglo-turque qui l’écoule à son tour (blanchi) sur le marché international.

La Turquie, membre de l’OTAN, en discussions pour entrer dans l’UE et dans l’OCS, joue donc un double jeu voire même un triple jeu dans cette région.

Le SU24 russe lâchement abattu par la chasse turque dans le ciel syrien sous prétexte de viol de son espace aérien (*) donne une idée du camp choisi par Erdogan, le dirigeant islamiste turc : celui de l’état islamique.
Cette agression constitue un acte de guerre avéré de la part d’un pays de l’OTAN envers la Russie.

(*) La Turquie de son coté ne se prive pas de violer réellement l’espace aérien grec

Le terrorisme international au service de la stratégie de l’EI
Les islamistes et en particulier l’EI, sont à l’origine des principaux actes terroristes commis dans le monde, avec bien entendu les attentats récents à Paris. On nous répète que les principales victimes du terrorisme islamique dans le monde sont des musulmans en général chiites, cela est exact, mais il ne faut cependant pas oublier les assassinats massifs de chrétiens dans les zones d’influence des islamistes.

Ce qui précède montre que l’EI n’est pas qu’un simple groupe terroriste, mais une organisation sophistiquée avec de gros moyens déployés suivant plusieurs axes. Cela induit donc un certain nombre de questions sur cette organisation ainsi que et sur ses alliés. En effet, le soutien des Saoudiens, du Qatar et de la Turquie suffit il à expliquer la puissance de cette entité ? (*)
En effet, un certain nombres d’analystes [4][5] considèrent qu’à l’instar d’Al-Qaïda, l’EI serait une création de la CIA dont les 2 objectifs initiaux étaient :
(1) de couper la route à l’Iran pour stopper leur aide militaire au Hezbollah libannais, un des rares mouvement capable de résister militairement à Israel .
(2) d’entrer en guerre contre Bachar el-Assad pour le destituer
Le fait que l’ancien candidat républicain à la présidence US John Mc Cain aie reconnu sur Fox News être en contact permanent avec l’EI va dans le sens de cette assertion.

(*) Voir les analyses du criminologue Xavier Raufer, article et interview.

Ces considérations liées à la religion étant posées, il existe un facteur majeur sans lequel le moyen orient ne ferait jamais l’actualité à travers les guerres permanentes qui s’y déroulent.
Ce dernier concerne bien évidemment la présence abondante de matières premières stratégiques pour toute la planète dans le sous-sol de cette région.

Le problème des matières premières : pétrole et gaz.
Avec les 2/3 des réserves mondiales de pétrole et 40% de celles de gaz, on comprend que cette région attise les convoitises des nations industrialisées très importatrices de ces ressources.

La plus grande partie des réserves pétrolières de la région sont concentrées dans 4 états (classement indicatif) :
– Arabie Saoudite : 1ières réserves mondiales
– Iran : 2e
– Irak : 4e
– Koweït et Émirats arabes : 5e

A noter que la Syrie possède une position stratégique pour le transport du gaz vers la méditerranée [6].

Petrole en orient-cut

PARTIE 2 : L’INTERVENTIONNISME DES ÉTATS-UNIS AU MOYEN ORIENT

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale les États-Unis sont en quête d’hégémonie sur toute la planète. Au vu des immenses réserves de pétrole présentes au moyen orient, ils ne pouvaient que devenir la principale puissance étrangère intervenant directement ou indirectement dans cette région.

La stratégie mondiale des États-Unis
Après une quarantaine d’années de bi-polarité partagée avec l’URSS, les États-Unis se sont retrouvés pour un temps dans un contexte unipolaire après la chute de leur rivale au début des années 1990. Le pays s’est alors doté d’une nouvelle stratégie, centrée sur un modèle géopolitique, pour conserver sa suprématie toute récente .

La géopolitique est une discipline dont les bases furent inventées par Mackinder et Spykman dans la première moitié du 20e siècle. En synthèse, le modèle Mackinder prédit que si une puissance réussit à unifier l’Europe de l’ouest et l’Europe orientale, alors cette dernière dominera le monde.
Les américains doivent donc l’empêcher.
Pour ce faire, la première étape est de constituer une doctrine avec des ennemis créés de toutes pièces. Ce fut l’objectif des travaux de Brzesinsky, du PNAC et autres concepts de choc de civilisations.

En résumé, pour garder leur suprématie, les États-Unis doivent atteindre 4 objectifs :
1) conserver leur large supériorité militaire mondiale
2) prendre le contrôle des matières premières
3) empêcher par domination ou confinement d’autres états ou alliances d’états, d’atteindre un niveau de puissance comparable
4) Convaincre les opinions publiques de leur bonne foi

Aspect militaire
Le budget de la défense US, largement auto-alimenté par l’influence de leur complexe militaro-industriel est de loin le plus important de la planète. Il leur permet une suprématie militaire offensive quantitative dans tous les domaines.
Ce point mérite cependant un bémol, en effet, les Russes possèdent une stratégie inverse, à savoir défensive et leur technologie dans ce domaine est supérieure à la technologie offensive des américains [4].

Le contrôle des matières premières et des pays du moyen orient
Dès la fin de la seconde guerre mondiale, les États-Unis se sont alliés pour une durée de 60 ans renouvelables à la théocratie islamiste (*) d’Arabie Saoudite (1ière réserve de pétrole mondiale) lors du fameux pacte scellé sur le croiseur US Quincy en 1945 par F.D. Roosevelt.
Ce pacte comportait la sécurité en approvisionnement pétrolier pour les américains en échange de leur protection militaire.
Après cette alliance de longue durée avec le premier producteur mondial de pétrole et lorsque la superpuissance rivale eut disparu, la « destinée manifeste » des américains les conduisit naturellement à tenter la prise de contrôle quasi totale du moyen orient. D’autant que les régimes laïcs de cette région (Libye, Irak, Syrie) plutôt orientés pan-arabes représentaient une menace pour l’allié numéro 1 Israël [6].
Toutes ces raisons justifiaient donc la volonté de remodelage militaire du proche orient des années 2000 lancées sous l’ère W. Bush et poursuivies plus tard par des états clients des américains : France et Grande Bretagne.

(*) Le régime Wahhabite de l’Arabie Saoudite est une théocratie barbare basée sur une application stricte du salafisme . Ce dernier a inspiré l’idéologie affichée par l’état islamique. Les princes saoudiens financent le terrorisme islamiste international et fournissent l’État islamique en armes, principalement américaines et françaises . La France a également livré directement des armes aux islamistes, en particulier de puissants missiles antichar Milan se sont retrouvés aux mains d’Al-Nosra.

Les États-Unis sèment la zizanie en Europe
Conformément à la doctrine Mac Kinder, la stratégie des États-Unis pour l’Europe occidentale est d’éviter à tout prix une alliance de cette dernière avec la Russie.
. Le premier axe de cette stratégie fut donc de vassaliser l’Europe de l’ouest avec un protectorat militaire (OTAN), un contrôle politique total (Union Européenne) et économique en cours de finalisation (TAFTA).
. Le second axe fut donc de diaboliser la Russie afin de faire croire aux populations occidentales que le régime de son président est de type dictatorial expansionniste même si les faits démontrent exactement l’inverse.

Contenir les puissances émergentes : BRICS
Les puissances émergentes BRICS, plus particulièrement Russie et Chine ayant une puissance militaire en pleine croissance doivent absolument être confinées (containment) par tous les moyens afin de les empêcher de peser significativement sur la géopolitique de la planète.
Cette stratégie, associée à la vassalisation de l’Europe aux États-Unis et plus récemment de la France [7], explique le « Poutine bashing » récurrent dans la classe dirigeante et dans les médias mainstream, propriétés de l’oligarchie.

La stratégie des États-Unis appliquée au moyen orient
Les objectifs des États-Unis étant clairement définis, il ne restait plus qu’à les réaliser.
D’après le modèle de propagande établit par Noam Chomsky [8], dans un état démocratique, il faut faire adhérer les populations à une politique donnée grâce à la « fabrication du consentement ».
En 2000, d’après le rapport du PNAC (déjà cité), il ne manquait plus qu’un casus belli pour lancer les premières opérations militaires. Ces dernières étaient destinées à atteindre l’objectif de maitrise des ressources en matières premières du moyen orient.
Par un coup de chance phénoménal (*), moins d’un an après, les attentats du 11 septembre fournirent une magnifique opportunité.
Quelques jours après la chute des 3 tours, on apprend avec stupeur que les plans d’attaque pour intervenir militairement contre 7 pays du moyen orient étaient déjà prêts.
Cette information capitale fut révélée en 2007 par le général américain Wesley Clark :

https://youtu.be/vE4DgsCqP8U

D’après le général Clark, la liste des états à « traiter » était la suivante : Iraq, Lybie, Iran, Syrie, Liban, Somalie, Soudan.

(*) rappelons que la version officielle, toujours non prouvée, du complot exogène d’Al-Qaïda renferme d’innombrables incohérences et questions sans réponses.

2003-2008, L’ère W. Bush la grande déstabilisation du moyen orient
L’invasion de l’Afghanistan en réponse au 11/9 puis celle de l’Irak à la suite du célèbre mensonge historique de Colin Powell à l’ONU, a donc initialisé le processus de remodelage à l’américaine du moyen orient.
Le résultat de cette brillante stratégie fut rapidement visible avec la reprise du pouvoir en Afghanistan par les talibans et l’apparition de l’EI en Irak.
Comme on l’a vu précédemment, l’EI s’est alors étendu comme sous la forme de métastases afin de recréer un califat au moyen orient, avant vraisemblablement de s’attaquer au reste de la planète.

Malgré ces échecs, quelques années après en 2011, un « coup » similaire révélé par Roland Dumas (*) se préparait en Syrie :

https://youtu.be/Is8o-wiRY4s

(*) Interview sur Radio Courtoisie en octobre 2013.

La Syrie, dans le collimateur des euro-atlantistes
Durant des siècles, la minorité alaouite de Syrie, une branche du chiisme, n’avait subi que persécutions de la part de la majorité sunnite. En 1970, cette situation changea avec la prise de pouvoir de l’alaouite Hafez El Assad à la suite d’un coup d’état [6]. Ce dernier réussit à stabiliser politiquement le pays grâce à un régime autoritaire qui réussit à contenir par la fermeté les premières tentatives de rébellion islamistes.
Depuis 2000, la Syrie est gouvernée par le président Bachar el-Assad qui succéda à son père après sa mort.
Le régime de Bachar est de type laïc et pan-arabe [6].
Il possède le soutien de facto des alaouites, des druzes, des chrétiens et également de nombreux sunnites puisque ces derniers sont traités à égalité des autres citoyens grâce à la laïcité.

La Syrie est aujourd’hui sur l’agenda des euro-atlantistes pour au moins deux raisons liées à l’énergie [6].
En effet, il existe un projet de gazoduc pour transporter le gaz du Qatar vers la méditerranée afin de fournir l’Europe et rendre cette dernière moins dépendante du gaz russe.
Ensuite, de très importants gisements de gaz (offshore et onshore) auraient été découverts en Syrie, ce qui attise la convoitise des compagnies occidentales.
Et puisque Bachar el-Assad, très lié avec les Russes, refuse le projet de gazoduc, il faut donc que ce dernier quitte le pouvoir.
Le départ exigé d’Assad n’a donc évidemment rien à voir avec de quelconques raison humanitaires.

Depuis 2011, la Syrie est donc victime d’un embargo occidental très dur pour la population. Ce dernier étant justifié par un storytelling prétendant qu’une révolution populaire démocratique était réprimée par le pouvoir et qu’une guerre civile venait de commencer.
Contrairement à ce que prétend cette propagande occidentale, la guerre civile en Syrie n’a pas commencé en 2011 [6].
En effet, cette dernière a commencé en 1980 lorsqu’un commando des frères musulmans s’est introduit dans l’école d’officiers d’Alep et a exécuté les élèves alaouites (chiites) en épargnant les sunnites.
Ce massacre n’est que l’application d’une ancienne fatwa émise au 14e siècle par le salafiste Ibn Taymiyya contre les alaouites.
Cet attentat sanglant avait été fermement réprimé en 1982 par l’oncle de Bachar avec la destruction de la ville de Hama, fief de cette confrérie.
Les affrontements n’ont dès lors jamais cessé, mais les médias occidentaux ne s’y sont pas intéressés jusqu’en 2011.

Le 15 mars 2011, la manifestation d’une poignée d’opposants au régime est montée en épingle par les médias occidentaux qui tentèrent de nous faire avaler un nouveau printemps arabe. Cette propagande médiatique fut une sorte de répétition avant celle qui allait suivre en Ukraine en janvier 2014 [2].

La Syrie est en guerre (et non pas en guerre civile)
Progressivement, des mouvements salafistes prennent les armes contre le régime et en particulier Al Nosra la branche syrienne d’Al-Qaïda, soutenue militairement par les saoudiens, les qataris, la Turquie et…la France !

Cette guerre civile s’est rapidement transformée en guerre tout court.
En effet, hormis le soutien actif de puissances étrangères, le conflit s’est internationalisé avec l’entrée en lice de l’État Islamique d’Irak (EII) en 2012, ce dernier se rebaptisa État Islamique (EI).
Les motivations déclarées par l’EI sont de considérer la conquête de territoires en Irak et en Syrie comme la renaissance du califat Ottoman né au 16e siècle, age d’or du pouvoir islamiste dans la région [6].
Cependant, si l’EI est bien une création de la CIA, les vraies raisons de son intervention en Syrie, liées à la stratégie américaine, ont déjà été évoquées.

En Syrie, les forces en présences sont aujourd’hui au nombre d’environ 80 groupes armés différents !
Le moins que l’on puisse dire est que la situation s’est grandement complexifiée

Anti ISIS coalition

Ces derniers sont constituées d’un coté par les alliés du gouvernement Syrien : Iran, Irak, Russie et Hezbollah Libanais.
En face, l’EI et Al-Qaïda forment les groupes les plus puissants épaulés par les Saoudiens, qataris et turcs (membres de l’OTAN).

Selon l’observatoire Syrien des droits de l’homme, un organisme proche des frères musulmans, ce qui est appelé la répression (*) aurait fait plus de 200 000 morts civils.
Ce chiffre, largement repris par les propagandistes est sans doute en dessous de la réalité [4], cependant, il englobe tous les morts de cette guerre. D’abord, les combattants des différentes armées (les pertes du seul régime sont estimées à 100 000) et groupes paramilitaires divers, les nombreux morts civils assassinés par les islamistes (décapitations, égorgements,…) et bien sur les morts civils collatéraux liés aux offensives de l’armée syrienne.
La désinformation médiatique occidentale laisse entendre que 100% des tués sont des civils victimes de l’armée de Bachar el-Assad…

(*) Le terme répression est il bien choisit dans le cas où un état souverain lutte contre des forces d’invasion islamistes de tout poil ?

Comment mener une guerre en zone urbaine ?
Puisque l’on aborde la question des morts dus à cette guerre, il faut évoquer le problème de la libération d’une zone urbaine pénétrée par des jihadistes.
Observons d’abord les moyens mis en œuvre par la France à Saint Denis pour arrêter les quelques survivants du groupe terroriste responsable du massacre parisien.
Pas moins de 110 hommes du RAID et de la BRI auxquels se sont ajoutés 50 militaires ont été nécessaires pour déloger une poignée de terroristes certes bien armés.
Le résultat est parlant, plus de 5000 munitions tirées par les forces de l’ordre et un immeuble partiellement détruit.

Analysons maintenant le contexte syrien.

Ce pays possède d’importants fiefs salafistes dont les effectifs sont de plusieurs milliers de terroristes potentiels. Ces derniers lancent à tout moment des opérations sanglantes contre les civils en Syrie à l’image de ce que l’on a vécu à Paris le 13 novembre dernier.
La question est donc de déterminer comment l’armée régulière d’Assad peut déloger un groupe de plusieurs centaines de terroristes armés installés dans une zone urbaine sans faire de victimes civiles.
La réponse est simple, c’est impossible [4].
Il n’y a pas d’autre choix que de détruire la zone urbaine avec hélas tous les dégâts collatéraux que l’on imagine.

Ces questions se sont également posées durant la seconde guerre mondiale et les alliés n’ont pas proposé d’autres solutions que des bombardements urbains massifs pour vaincre les nazis.
L’exemple historique de la bataille de Stalingrad illustre également parfaitement cette problématique.

On voit aujourd’hui les américains et leurs affidés donner des leçons de morale au régime syrien.
Ces derniers sont particulièrement mal placés au vu de la longue liste des victimes civiles faites sur sol étranger par leur armée depuis 60 ans (Vietnam : 4 millions, Irak : entre 0.5 et 1 million, etc).

L’illusion d’une opposition modérée
En ce qui concerne les atlantistes, l’objectif est de faire chuter le régime d’Assad par procuration en fournissant de l’aide en armements et logistique au groupe Al Nosra, prétendument « islamiste modéré », oxymore inventé pour la circonstance.
Un autre groupe nommé « armée syrienne libre » ou ASL constitué à l’origine par des déserteurs de l’armée régulière syrienne est supposé représenter une alternative démocratique au régime d’Assad. Cependant, si cette mouvance possède bien une représentation diplomatique, elle n’a en revanche quasiment aucune infrastructure de commandement militaire centralisée et légitime.

La coalition occidentale en guerre contre les islamistes ?
La coalition menée par les États-Unis contre l’état islamique d’abord en Irak puis en Syrie a démarré son action depuis plus d’un an. La stratégie de cette dernière est principalement basée sur des frappes aériennes des forces de l’EI.
Ces dernières ne semblent pas avoir obtenu beaucoup de résultats, puisqu’au contraire, l’état islamique relativement contenu en Irak a conquis plus des 2/3 du territoire syrien.
Ces frappes semblent donc plus destinées aux opinions publiques et à occuper le terrain médiatique plutôt que celui conquis par l’EI.
Cela s’explique d’ailleurs par le seul objectif politique annoncé par les américains et leurs vassaux qui est la destitution de Bachar el-Assad. La destruction des islamistes entre alors en contradiction avec cet objectif, en effet, il suffit d’attendre que ces derniers fassent le boulot.
Hélas pour eles américains, cette brillante stratégie fut remise en cause par l’intervention Russe d’octobre 2015.

La stratégie Russe est en revanche claire et rationnelle.
Cette dernière consiste à affaiblir les islamistes (EI et Al Nosra) par des frappes aériennes massives et la destruction de leurs ressources, pour permettre à l’armée régulière syrienne de reprendre le terrain.
Après 2 mois d’intervention, les premiers résultats sont sans comparaisons avec ceux de la coalition américaine.

PARTIE 3 : LA FRANCE, NOUVEAU VASSAL DES ÉTATS-UNIS

Depuis 2007, la France de Sarkozy s’est totalement vassalisée aux États-Unis. En particulier, au niveau militaire, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN fut un geste fort de soumission à Washington [7].
Les échecs systématiques de la politique militaire américaine auraient du sembler évidents à tout le monde mais cela n’a pas empêché Sarkozy et Cameron d’appliquer, sur la « suggestion »de Washington (*), cette dernière en Libye.
Ce comportement effarant n’est pas sans rappeler celui de la politique économique où nos dirigeants semblent croire qu’en appliquant encore et encore les mêmes recettes, on finira par obtenir un résultat différent.
Rappelons une fois de plus la citation d’Albert Einstein :
“La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.”

(*) Les américain, de plus en plus impopulaires dans le monde, sous-traitent les interventions militaires à leurs vassaux.

La « nouvelle » France, 100% atlantiste entre dans le jeu
En 2011, la Libye était un état laïc et stable.
C’est à cette date que Sarkozy avec son mentor le grand penseur BHL tentent de faire croire à l’opinion française qu’une révolution colorée vient de se produire, et que cette dernière est réprimée sauvagement par le colonel Kadhafi.
Outrepassant la résolution 1973 de l’ONU, l’aviation anglo-française détruit l’infrastructure militaire du dirigeant libyen, entrainant sa chute avec celle de tout l’appareil d’état libyen. Comme en Irak 8 ans avant, le champ était libre pour les islamistes.
Sarkozy a donc contribué à la création d’un nid d’islamistes en Libye malgré les exemples encore fumants de l’Afghanistan et surtout de l’Irak (un autre ex état stable et laïc) où les mêmes causes avaient produits les mêmes effets.

Un enfant de 6 ans aurait été en mesure de comprendre avec 2 exemples aussi flagrants que toute intervention occidentale destinée à établir la « démocratie » dans un pays qui n’y est pas préparé se traduit par la prise de pouvoir de religieux islamistes extrémistes.

C’était semble t’il trop compliqué à comprendre pour le successeur « socialiste » de Sarkozy et son brillant ministre des affaires étrangères Fabius

Le « cas » Fabius
Nous pensions avoir touché le fond avec Kouchner, le ministre des affaires étrangères de Sarkozy. C’était sans compter avec le talent de François Hollande pour dénicher les apparatchiks les plus incompétents du sérail « socialiste ».
Laurent Fabius choisit systématiquement la pire option lors de chacune de ses prises de positions. Il est censé suivre la politique étrangère définie par le président, à moins que ce ne soit l’inverse.

Commençons par rappeler les top 3 des déclarations de Laurent Fabius :

  1. « Ils (Jabhat Al-Nosra) font du bon boulot »Le Monde, 13/12/2012
    Rappelons qu’Al-Nosra est la branche syrienne d’Al-Qaïda désigné par W. Bush comme responsable des attentats du 11 septembre. Donc, Mr Fabius fait l’apologie du terrorisme et considère que ceux qui ont détruit les tours jumelles font du bon boulot.
  2. « Bachar El Assad ne mériterait pas d’être sur terre »En visite en Turquie dans un camp de réfugiés – 17/12/2012
    Appel à l’assassinat du dirigeant d’un état souverain en guerre contre des islamistes…
  3. « Le parti Svoboda (Ukraine) n’est pas d’extrême droite »France inter – 11/03/2014
    Le parti Svoboda est un parti ouvertement néo-nazi. Pour Fabius, il s’agit d’un parti de droite relativement modéré.

Vous ne rêvez pas, ces propos furent bien le fait du ministre des affaires étrangères en exercice dans notre pays.
Le fait que Fabius n’ait pas été remercié immédiatement, ni poursuivi en justice (*) après de telles déclarations n’est pas simplement scandaleux en soi, mais également profondément honteux pour l’image et la crédibilité de la France à l’étranger.

(*) Il serait opportun qu’un juriste vérifie si ces propos ne tombent pas sous le coup des article 421-2-5 et 121-7 du Code pénal pour apologie du terrorisme et appel au meurtre.

Quand l’état refuse la liste des jihadistes français
Il semblerait par ailleurs qu’en 2013, la Syrie aie proposé à l’état français une liste des jihadistes français présents dans ce pays. Cette affaire a été révélée par Bernard Squarcini l’ancien patron de la DST/DCRI.
Manuel Valls aurait donc refusé cette liste sous la pression de Fabius (encore lui), car les Syriens demandaient en échange la coopération entre les deux services de renseignements.
Ce sujet de la dimension d’un scandale d’état n’a évidemment pas fait la une des grands journaux, sans doute ont ils estimés qu’il s’agissait d’une information mineure.

« Bachar doit partir »
Personne en revanche ne peut reprocher au gouvernement français d’avoir une politique absconse pour ce qui concerne la Syrie.
Cette dernière tient en 3 mots : « Bachar doit partir » !

C’est lisible certes, mais un peu court.
Depuis des mois, on n’entend plus que cette antienne gouvernementale sur toutes les ondes. Puisque l’élite le dit, alors examinons ce scénario d’un peu plus près.

Le scénario du départ de Bachar el-Assad
Certains pays du Maghreb et du moyen orient ont vécu des changements de régime ces dernières années. Dans certains cas,des mouvements populaires plus ou moins spontanés ont imposé le départ du dirigeant en place et la tenue d’élections (Tunisie, Égypte).
Et le résultat fut le même dans tous les cas de figure, c’est le groupe dominant ou le mieux implanté dans le pays qui a pris le pouvoir, à savoir les islamistes.
Il suffit d’examiner quelle est l’entité la plus puissante en Syrie, la réponse que personne ne conteste est qu’il s’agit de l’état islamique ou EI.

En Syrie, nous avons vu qu’il n’existe aucune alternative politique crédible au président actuel.
Il est donc évident que si Bachar chute en pleine guerre contre les islamistes, alors l’EI et Al Nosra termineront l’invasion de la Syrie et se retrouveront rapidement au pouvoir à Damas.
La suite est facile à imaginer, les alaouites considérés comme des apostats et les druzes/chrétiens comme des infidèles risquent l’extermination.
De plus, des islamistes seraient pour la première maitres d’un pays entier.

Enfin, certains sont allé se rendre compte sur place de la situation en Syrie. Ils ne tiennent pas exactement le même discours que l’Élysée ou le quai d’Orsay, ce dernier ayant été élaboré depuis un bureau avec vue sur la seine. Le rapport du colonel Hogard de retour de Syrie accompagné de députés français est très instructif [9].

PARTIE 4 : QUE FAUDRAIT-IL FAIRE ?

Voilà maintenant le paragraphe que devraient lire nos dirigeants pour ouvrir les yeux et mettre en place une véritable stratégie politique en Syrie, et plus généralement pour rationaliser notre politique étrangère.

Notons d’abord qu’il est impossible d’analyser positivement la politique russe au moyen orient sans se faire taxer de pro-Poutine par les chiens de garde médiatiques des euro-atlantistes. Ces derniers ne font que jouer leur rôle de propagandistes de la stratégie américaine.
Cependant, dès lors que l’on analyse rationnellement les faits, les médias dominants sont moins à l’aise pour contre argumenter.

La politique de la Russie : un modèle de cohérence

Les Russes ont des intérêts en Syrie, un risque islamiste majeur sur leur territoire et un objectif politique clair
En effet, les intérêts de la Russie sont visibles, ils ont un accord avec la Syrie pour l’accès de leurs marine militaire à la méditerranée avec le port de Tartous. De plus, parmi les combattants de l’EI, on trouve des Tchétchènes, ces derniers représentent donc une grave menace potentielle s’ils rentrent à domicile.
L’objectif des Russes est d’éradiquer les islamistes de Syrie en aidant ce pays à reprendre possession de la partie de son territoire occupée par ces derniers.

Les Russes respectent totalement le droit international
Le président Assad a demandé officiellement l’aide des Russes pour combattre les islamistes, ces derniers ont répondu favorablement à cette demande, l’intervention des russes aux cotés de l’armée Syrienne est donc parfaitement légale.
Par ailleurs, la stratégie militaire des Russes est parfaitement rationnelle.

Les Russes ont une véritable stratégie politique et militaire
Ils ont d’abord un objectif clair : vaincre les islamistes en Syrie (et en Irak ?) et les repousser hors des frontières de cet état.
Pour atteindre ce dernier, il ne suffit pas de faire du buzz en bombardant (illégalement) quelques positions islamistes désertées [5], il faut agir suivant 2 voies complémentaires :
– couper les sources d’approvisionnement de l’EI
– reprendre le terrain conquis et neutraliser son armée

L’EI ayant conquis de vastes zones pétrolières en Irak et en Syrie revend l’or noir qu’ils extraient en le transportant par camion vers le complice turc.
Ce n’est pas aux Russes que l’on va rappeler la stratégie du maréchal Joukov à Stalingrad en 1943, ce dernier a gagné la bataille contre l’armée allemande de Paulus en coupant cette dernière de ses sources d’approvisionnement.

Pour assécher leurs revenus pétroliers, les russes bombardent donc massivement les camions citernes de l’EI qui font la navette vers la Turquie.
Par ailleurs, la priorité est de reprendre les territoires à la frontière turque afin de couper la route du pétrole [10].

Syrie et Irak militaire
La carte ci-dessus montre qu’il ne reste qu’une bande de 80 km environ à fermer (entre les 2 points rouges) pour couper la route de la Turquie aux camions de l’EI. La stratégie la plus évidente serait de favoriser la jonction entre les Kurdes de l’est et ceux de l’ouest.

Deux conditions indispensables : le renseignement et une armée de terre
Les 3 piliers de la guerre moderne à gérer en parfaite synchronisation sont les suivants [5] :
(1) l’information
(2) la force aérienne
(3) l’armée de terre

Pour reprendre le terrain, il est indispensable d’avoir des troupes au sol, cependant, la projection d’une infanterie en Syrie demanderait d’énormes moyens, de plus, pour déterminer les points faibles de l’armée adverse, il faut un renseignement précis présent sur le terrain.
Or, il existe déjà un système de renseignement et une armée de terre expérimentée parfaitement opérationnels dans la région, ces derniers sont sous le contrôle de Bachar el-Assad.
Cette observation n’a pas échappé au président Poutine et à son brillant ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov qui, pour ce qui le concerne, ne joue pas dans la même cour que Fabius.
La stratégie évidente et la moins couteuse est donc, d’utiliser les informations des services syriens et d’appuyer leur armée avec une force aérienne assez puissante pour préparer le terrain à l’infanterie et affaiblir les jihadistes.
L’aviation Russe est alors synchronisée avec l’infanterie syrienne et celle de ses alliés pour leur permettre d’avancer et d’effectuer la reconquête.
La coalition montée par les Russes inclut non seulement la Syrie mais également l’Iran et l’Irak, première victime de l’EI.

La non politique de la France, y a t’il un pilote dans l’avion ?
« Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts » Charles De Gaulle

La France n’a pas d’intérêts en Syrie
Mise à part le fait que la Syrie fut sous administration française dans le passé, il ne nous reste que des liens culturels avec ce pays.
Par ailleurs, le régime de Damas ne menace en aucun cas notre pays, il souhaitait au contraire des relations politico/commerciales normales.
Nous n’avions donc rien à faire en Syrie.

La France ne respecte pas le droit international
Le syndrome du « Bachar doit partir » est une ingérence inacceptable dans les affaires d’un état souverain. De plus, faire appel à des considérations morales est d’une hypocrisie sans bornes. Si l’on va sur ce terrain, alors il faut immédiatement stopper toute relation avec l’Arabie Saoudite et le Qatar qui sont des régimes anti-droits de l’homme où l’on applique la charia, bien pires que celui de Damas.
François Hollande bombarde en Syrie sans aucune légitimité, il n’y a eu aucune demande du gouvernement syrien ni résolution de l’ONU qui sont les 2 seuls cas légaux où un état peut intervenir sur le sol d’un autre.

Pourquoi bombardons-nous en Syrie ?
Donc, la France bombarde, fort bien, mais quel est l’objectif politique de ces bombardements ?
Nul ne le sait, et c’est logique vu qu’il n’y en a pas.
La seule raison de ces bombardements repose sur une opération de communication envers les sans dents si appréciés par notre président. La France s’est associée, vraisemblablement sur ordre, à la coalition américaine qui bombarde l’EI depuis un an sans le moindre résultat.
Comme on l’a vu, le pari des américains est que l’EI finira par vaincre l’armée régulière de Bachar, entrainant donc la chute de ce dernier. Il ne faut donc pas faire trop de mal aux islamistes afin de les laisser réaliser cet objectif.

Cependant, contre toute attente, l’armée de Bachar résiste depuis 4 ans. Cela se comprend car cette dernière est dos à la mer et si elle est vaincue, ce sera la mort pour tous les combattants.
Il s’agit donc de vaincre ou mourir.

En conséquence, on bombarde « mollement » l’état islamiste et on aide d’autres islamistes comme al Nosra. Seulement, même bombardé mollement, l’EI a réagit avec les attentats du 13 septembre dernier qui a fait plus de 130 morts à Paris.

La politique atlantiste de Hollande/Fabius s’est donc comme on n’a vu retournée contre ces derniers…

Hollande et Fabius se sont mis dans une position intenable
L’alignement atlantiste avec Washington s’est donc retourné contre le couple infernal de l’exécutif qui, après avoir marché sur la queue du serpent, a provoqué sur le sol français le plus grave attentat terroriste de notre histoire.

Nous avons alors assisté à une invraisemblable tournée internationale de Hollande qui persista dans son obsession irrationnelle du « Bachar doit partir ».
Nous sommes maintenant dans une situation politique très difficile.
En effet, la situation d’urgence absolue impose maintenant de rejoindre la position russe sans pour autant se dédire en reniant la position précédente totalement incompatible.

Bien entendu, la stratégie anti-Bachar américaine a obligé les Russes siffler la fin de la récréation et à intervenir à leur tour afin d’éviter des dégâts irréversibles.

Ce qu’aurait fait un vrai président de la république française
Si nous avions eu un vrai président (comme les Russes), il n’aurait d’abord jamais mis les pieds en Syrie pour contribuer à traiter un problème 100% créé par les américains, c’était à eux seuls de réparer leurs dégâts.
Annoncer quelques frappes sur l’EI pour suivre « l’ami » américain, améliorer les sondages et continuer à démontrer les capacités de nos Rafales nous aurait évité un désastre à Paris.
Maintenant que l’on a mis un coup de pied dans le nid de frelons, il ne reste qu’une seule option qui consiste à rejoindre la coalition Russe afin de favoriser la reconquête par l’armée syrienne et l’éradication de l’EI.

Le choix du camp sunnite terroriste contre le camp chiite est une grave erreur commise par le gouvernement français.

La rhétorique propagandiste atlantiste relayée par la presse mainstream est aujourd’hui de plus en plus difficile à justifier.
On constate cependant, que même poussé par un événement d’une gravité sans précédente qui démontre l’inanité complète de sa politique, François Hollande n’arrive pas à s’adapter à un contexte nouveau.
Cette observation complète l’analyse de Philippe de Villiers sur ces énarques incapables de sortir de ce syndrome de l’escalade d’engagement [1].

Un léger espoir était apparu en 2003 avec un début de politique française amorcée par Chirac soutenant un axe franco/allemand/russe.
Cette politique, non alignée sur les États-Unis allait dans la bonne direction, à savoir celle du général De Gaulle avec son célèbre : une « Europe de l’atlantique à l’Oural ».

Elle fut sans lendemain comme on l’a vu avec le rapprochement total opéré par le régime Sarko avec l’oncle Sam [7].

L’Europe de l’atlantique à l’Oural
La définition d’une politique répondant aux intérêts d’un pays découle tout simplement de l’observation d’une carte, c’est la base de la géostratégie.

L’Europe est un continent et rien d’autre.
L’Europe est simplement un continent qui va de l’atlantique à l’Oural, nous sommes très loin d’une Europe politique qui n’existera sans doute jamais.
Il apparait à l’évidence que notre intérêt, comme l’avait énoncé De Gaulle, serait de constituer une alliance des grandes puissances de notre continent (France, Allemagne, Russie) en favorisant une synergie des points forts de chaque nation.
Cette lecture a été faite depuis très longtemps par Vladimir Poutine qui depuis des années tente sans succès de se rapprocher de l’Europe de l’ouest. Les américains comme on l’a vu ont réussi (pour l’instant) à verrouiller cette dernière à leur hégémonie.

Cette politique réaliste, pronée par le général De Gaulle est pour l’instant en stand-by.

Une alternance à l’UMP-PS, c’est pour quand ?
Le second tour des élections régionales a largement démontré que Marine Le Pen avait parfaitement raison de dénoncer la coalition « UMPS ».
Sous couvert de « front républicain », mots vides de sens, les atlantistes de l’UMP (ou LR) et du P « S » ont tombé le masque et ont montré leur connivence sur la plupart des questions, qu’elles soient économiques ou géopolitiques.

Terminons en remarquant que contrairement à certains pays de l’U.E., les forces de la vraie gauche sont maintenant en déroute dans ce pays.
Cette observation est encore démontrée par les résultats des dernières élections où le flot des mécontents s’est largement orienté vers le Front National. Ces derniers, de plus en plus nombreux, semblent voir en Marine Le Pen une dirigeante potentielle ayant la dimension de la fonction.

A ce sujet, personne à l’heure actuelle, ne peut anticiper la politique qui serait menée par cette dernière si elle arrivait au pouvoir.

Après 2 mandats successifs correspondant à une alternance de façade, on peut en revanche avoir la certitude qu’en 2017, la politique de n’importe quel candidat de l’UMP-PS serait strictement identique à celle d’aujourd’hui, quel que soit le discours électoral de campagne.

Notons que le seul parti à avoir un programme clair de sortie de l’atlantisme est l’UPR qui prône la sortie des 3 entités (OTAN, UE, Euro) qui aliènent la souveraineté de la France.

La question est bien de déterminer ce qu’il faudra faire en 2017 au second tour…

Source ici.

Liens
[1] Philippe De Villiers « Il est temps de dire ce que j’ai vu » – 2015
[2] Synthèse sur l’Ukraine, une contre-propagande médiatique
[3] Jacques Sapir et Jacques Myard à Sciences Po : L’UE a-t-elle une politique étrangère ? Podcast ici
[4] Entretien avec Thierry Meyssan – Octobre 2015 – Podcast ici
[5] Interview colonel Régis Chamagne – Meta TV – Part 1, Part 2, Part 3
[6] Aymeric Chauprade – Chronique du choc des civilisations – 4e édition 2015
[7] Les 4 cas de haute trahison commis par l’ex président Sarkozy
[8 Noam Chomsky – La fabrication du consentement – 2008
[9] Retour de Syrie – Colonel Jacques Hogard
[10] Le grand coup de Poutine – Chroniques dugrandsoir


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123 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 12 janvier 14:30

    Excellent article, très instructif.


    Peut-être eût-il été utile d’intégrer dans l’analyse l’implosion de l’URSS, sa disparition comme contrepoids à l’hégémonie américaine et l’autodestruction du PCF (liée ou pas à celle-ci) du paysage politique français.

    La situation de la France comme vassale des Etats-Unis trouve son origine dans la mise en place de l’OTAN et de l’OCDE, l’OMC, le FMI et le dollar comme étalon monétaire internationale à la libération. La politique gaullienne a gelé le processus sans l’arrêter, Mitterrand a « habilement » préparé le retour du Jedi et les deux phénomènes cités précédemment ont permis aux « young leader »s que vous citez d’ouvrir grand les vannes.

    • Zevengeur Zevengeur 12 janvier 15:54

      @M de Sourcessure

      L’article était déjà assez long, j’ai du résumer un peu certains points. Chaque paragraphe pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un article plus détaillé.
      Le monde bi-polaire entre 1945 et 1990 est passé pour un temps uni-polaire entre 1990 et 2000, date d’arrivée de Poutine qui a commencé le redressement de la Russie (n’oublions pas la Chine).

      Et donc, vous avez raison, les USA n’acceptent pas facilement la nouvelle multi-polarité émergente du monde et tentent le tout pour le tout pour conserver leur hégémonie.


    • izarn 13 janvier 18:06

      @M de Sourcessure
      Mais le pekin qui suit tout sur internet a surtout envie de dormir....Moi je perds mon temps à lire des lapalissades qu’on lit partout : MetaTV, E&R, machin truc liberté, enfin tout site dissident en passant par sputnik news, le Saker francophone, dedefensa.org...Oui on sait...
      Meme dans la finance, on a Stiglitz, Olivier Delamarche....
      Il faudrait que l’auteur publie ça au « Monde » qu’on se marre un peu !
      C’est sur il a encore des couillons sur Agoravox....Il faut les soigner...C’est une question psychiatrique. Normal, je suis stalinien ! smiley


    • lsga lsga 17 janvier 12:46

      @izarn
      Encore un article écrit par un sous-doué qui ne comprends pas que l’armée française défend les intérêts de l’impérialisme français.
      Pour rappel, l’Histoire de la domination française en Syrie est ancestrale.


    • fred.foyn Le p’tit Charles 12 janvier 15:05

      Bel article sur la situation de la planète entre les mains de gens incompétents qui tuent et pillent pour remplir les coffres des banques...+++++


      • leypanou 12 janvier 15:41

        A ce sujet, personne à l’heure actuelle, ne peut anticiper la politique qui serait menée par cette dernière si elle arrivait au pouvoir. : si, une politique opportuniste comme le FN en est coutumier.

        Pour cela, rien ne vaut un petit rappel ici, ici, et ici.
        Fifi-machin-truc ou taktak peuvent aussi y répondre.


        • Zevengeur Zevengeur 12 janvier 16:04

          @leypanou

          Je ne vais pas (*) prendre la défense du FN qui est aujourd’hui celui de Marine et plus celui de Jean Marie, mais on peut à minima leur laisser le bénéfice du doute sur la politique qu’ils mèneraient s’ils accédaient à l’Élysée, vu que ce n’est encore jamais arrivé.
          Voir ici et ici.
          Pour l’instant ceux qui affirment que cela ne changerait rien leur font un procès d’intention.

          En revanche, pour l’UMP et le PS, on a une certitude absolue.

          Enfin, je ne pense pas que l’UPR arrive à grimper à 20% de votes au premier tour avec le peu de temps qu’il reste avent 2017. D’autant qu’il restera ignoré des médias mainstream, qui ne l’oublions pas font en grande partie le vote avec leur matraquage des masses.

          (*) ou « pas encore », pour paraphraser Ariane Walter


        • leypanou 12 janvier 16:35

          @Zevengeur
          qui ne l’oublions pas font en grande partie le vote avec leur matraquage des masses. : justement, si vous constatez que les médias promeuvent le FN en parlant de lui à tout bout de champ, il faut accepter qu’ils ne lui sont en aucun cas hostile.

          En plus, quand on dit que cela fait 30 ans qu’on a raison, il faut se demander raison sur quoi non ? J’ai mis 3 liens pour démontrer que ce n’est qu’un parti opportuniste, est-ce faux ?

          Marine Le Pen est souverainiste ? Qu’est ce qu’elle est allé faire aux Etats-Unis avant les présidentielles de 2012 sinon donner des gages qu’avec elle, ils -i.e l’oligarchie financière mondiale- n’auront aucun souci à se faire.

          Un parti dont la haine de l’immigré est le fond de commerce ne peut pas être crédible, même en ayant récupéré un ancien collaborateur de J Sapir. C’est pour cela, que F Lordon, qui est une de mes lectures favorites, a toujours rejeté toute ressemblance entre ce qu’il propose et le programme FN.


        • Zevengeur Zevengeur 12 janvier 17:27

          @leypanou

          N’oublions pas que le fait que les médias aient largement ouvert la porte au FN provient d’une tactique de Mitterrand pour contrer la droite dans les années 80, cela fut encore démontré dans le très intéressant livre de Philippe de Villiers « Il est temps de révéler ce que j’ai vu ».

          Ensuite, le fait que Marine Le Pen soit allé aux USA peut être interprété de différentes manières, ce n’est pas parce qu’on sort de l’atlantisme que l’on coupera les ponts avec les États-Unis, nous continuerons bien entendu à faire du commerce avec eux et à avoir des relations politiques et diplomatiques normales.

          Et puis finalement, la question que je pose est la suivante :
          Au 2e tour, vaut il mieux tenter le FN ou se retrouver avec un « young leader » du PS ou de l’UMP (LR si l’on veut) ?


        • Passante Passante 12 janvier 18:02

          allons allons, il faudrait ignorer le détail des miameries floridantes de notre marine...


        • Ar zen 12 janvier 20:35

          @Zevengeur

          Puisque vous répondez aux interrogations des intervenants je voulais, tout de même, aborder le positionnement du FN concernant l’U.E, dont vous avez parlé avec relativement de distance. Ce n’est pas une critique bien entendu, au contraire. L’un des liens ci-dessus ne fonctionne pas. J’ai lu l’entrevue de MLP au figaro où il est question qu’elle organise, si elle parvient à la présidence, un référendum dans les 6 mois de son élection sur la sortie de l’UE. Bien. C’est assez troublant de lire ceci. Pourquoi ?

          D’une part, parce que le programme de gouvernement du FN tient exclusivement compte de la « réussite » de la « négociation » des traités. Or, cette « négociation » est une vaste pantalonnade lorsqu’on y réfléchit. Puisqu’il est acquis, à travers l’article 48 du TUE, que les changements dans les traités ne peuvent être obtenus qu’à l’unanimité des membres de l’UE. Par conséquent, comment se pourrait-il que 27 chefs d’Etats et de gouvernements puissent tomber d’accord avec MLP sur l’orientation des articles des traités afin que ceux-ci correspondent à la politique de gouvernement voulue par MLP pour la France ? C’est totalement extravagant. Il n’y aura jamais 27 pays de la couleur politique de MLP assis ensemble autour de la table des renégociations. Les intérêts divergeants font qu’une « renégociation », dans le sens voulu par MLP, est du domaine de l’impossible, de l’utopie. Alors pourquoi faire semblant de vouloir « renégocier » les traités ? Les cadres du FN sont compétents. Ils connaissent ce genre d’impossibilité. Par ailleurs, le programme ne tient pas compte de l’éventualité de l’échec des « rénégociations » ce qui, à mes yeux, est des plus suspect.

          D’autre part, MLP ne parle jamais de reviser la constitution. En effet, celle-ci a été « modifiée » par la procédure dite du congrès lors de l’adoption des traités de Maastricht, d’Amsterdam, de Lisbonne et du TSCG. Depuis 1992 la constitution française a totalement changé de visage. Des transferts de souveraineté massifs à l’endroit de l’U.E ont été permis lors de ces changements constitutionnels. Un parti comme le FN prône la souveraineté de la France, d’accord. Comment se fait-il qu’il ne dénonce pas les changements intervenus dans la constitution, ceux qui ont, précisément, permis les transferts de souveraineté ? Comment se fait-il que le FN garde le silence sur les changements nécessaires dans la constitution afin que la France retrouve sa souveraineté d’avant 1992 ?

          Pour conclure, je m’étonne de la présence constante du FN dans les médias de grande diffusion. Le FN y est, certes, constamment critiqué, mais il y est un invité presque permanent. Les médias de grandes diffusion appartiennent tous à 10 milliardaires qui affichent tous leurs orientations politiques : Bouygues, Dassault, Berger, Niels, Pigasse, Bolloré, Arnault, Lagardère, Drahi et Pinault. Aucun, strictement aucun de ceux-ci, n’a pris position pour le FN. Pourtant ce parti est invité sur les chaînes TV de ceux-ci, dans leurs radios, dans leurs journaux. La grande question est de savoir pourquoi ? En effet, tout le monde a compris que les résultats électoraux sont très fortement corrélés à l’exposition médiatique. Les sondages pré-électoraux coûtent beaucoup d’argent et sont réalisés à la demande des médias de grande diffusion. Quel est le but recherché à travers ces sondages, payés rubis sur l’ongle ? Ces milliardaires savent mener leurs affaires. Ils ne font pas de philanthropie. Il convient donc de décrypter la raison qui les amènent à exposer d’une manière aussi évidente le FN. J’ai ma petite idée.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 janvier 22:18

          @Zevengeur
          Bonsoir,
          Il vaudrait mieux rejoindre massivement l’ UPR, si on ne veut pas se faire syriser encore une fois !


        • leypanou 12 janvier 22:36

          @Ar zen
          Pour conclure, je m’étonne de la présence constante du FN dans les médias de grande diffusion. Le FN y est, certes, constamment critiqué, mais il y est un invité presque permanent. : promouvoir un parti, un produit, n’importe quoi, c’est en parler, pas nécessairement en bien. Et pour un parti politique, on rajoute un peu de sondage. Une illustration : Libé, avec Nicolas Demorand, qui, avant une élection, publiait les résultats d’un sondage bidon qui donneraient le FN à 30% ; Demorand a été interpellé par un journaliste, Pierre Carles je crois, pour démonter le caractère farfelu des 30% ; Demorand n’a pas apprécié et avait répondu qu’il n’y a rien à dire. Lors de cette période, pendant plusieurs semaines, on n’a parlé que du FN à 30% d’intention de vote, 30% qui ne se sont pas bien sûr réalisés.


        • Zevengeur Zevengeur 13 janvier 00:11

          @Ar zen

          Voici d’abord le lien cassé :
          http://www.frontnational.com/reclamez-la-fin-de-lunion-europeenne/

          Je vais répondre à vos questions point par point.

          1) Pourquoi le FN est il invité massivement dans les médias ?
          Je vois 2 raisons à cela ; d’abord la stratégie initiale de Mitterrand qui reste valable, on s’arrange pour que le FN « siphone » les voix des opposants à l’UMPS, puis on organise mine de rien le consensus UMPS pour le diaboliser( front républicain, bla bla bla).
          Résultat : pas de risque d’émergence d’un Syriza ou Podemos en France, du moins tant que UMP+PS reste supérieur à 50% des suffrages (*).
          Ensuite, les médias doivent faire de l’audience, donc comme le FN rameute une bonne partie des foules, on l’invite ! De plus, cela serait trop voyant d’ignorer un parti qui représente 20 à 30% de l’électorat.

          (*) tactique somme toute risquée par l’UMPS car rien ne dit que le ras le bol du peuple ne finisse pas un jour prochain par faire monter le FN au delà des 50%

          2) Stratégie du FN au sujet de l’UE et de l’Euro
          Elle diffère de celle de l’UPR qui annonce une sortie immédiate des 3 organisations euro-atlantistes.
          En effet, l’idée de dire « on tente de négocier avec l’UE » un assouplissement des traités au profit de la France ne me parait -politiquement- pas absurde. Car, en effet, il y a peu de chances de réussite pour les raisons que vous évoquez, mais un pays qui représente 20% du PIB de la zone Euro a plus de poids que la Grèce avec ses 2%.
          Tout n’est qu’une question de rapports de force dans les relations internationales.
          Ensuite, donc escalade en « phase 2 » si pas de résultat, un référendum (comme en Angleterre d’ailleurs) sera plus apte à légitimer une sortie de l’UE (et de l’Euro).

          La suite ?
          Là, on est dans l’inconnu, car il faudra sans doute en effet revenir sur les modifications de la constitution pour rester compatible entre cette dernière et la sortie.
          J’ajouterais, que si la France sort, elle sera probablement suivie par l’Italie et peut être l’Espagne, donc dislocation de l’UE et de la zone Euro !
          Je pense qu’il faudra avoir un plan de remplacement en recréant une sorte de marché commun avec ces 2 pays, et en invitant les pays ayant une économie compatible (pas comme on a fait avec l’Euro) à rejoindre cette nouvelle entité.

          Alternative à la dislocation de la zone Euro : conserver l’Euro comme monnaie commune et donc plus comme monnaie unique, là l’Euro serait viable. C’était d’ailleurs la position de la Grande Bretagne lors des négos sur l’Euro.

          Pour l’OTAN, je ne sais pas si le FN annonce la sortie, mais elle serait logique au vu de leurs prises de positions anti-soumission atlantiste.
          (si quelqu’un a un lien sur le sujet, je suis preneur)
           
          Voilà un scénario crédible esquissé dans les grandes lignes, bien entendu, cela sera techniquement plus compliqué et il faudra naviguer à vue.


        • Kapimo Kapimo 13 janvier 03:00

          @leypanou
          "si vous constatez que les médias promeuvent le FN en parlant de lui à tout bout de champ, il faut accepter qu’ils ne lui sont en aucun cas hostile."
          Il y a nombre d’interviews agressives auxquelles sont soumis les membres du FN : les journalistes veulent faire le buzz en se payant le FN. Il est aussi possible de penser que le système ne considérait pas encore récemment le FN comme un véritable rival. Les résultats aux régionales risquent de changer cette couverture médiatique.
          Par ailleurs, si on faisait une analogie du raisonnement qui est le votre avec ce qui se passe aux US, alors Trump qui est hypermédiatisé par le système devrait être un sous-marin du système : je n’y crois pas une seconde.

          Les choses sont donc certainement plus ouvertes que vous ne le dites en ce qui concerne le comportement d’un hypothétique gouvernement FN.


        • Ar zen 13 janvier 08:59

          @Zevengeur

          Le programme du FN annonce la sortie du commandement intégré mais pas de l’Otan.

          Sur la renégociation, je n’arrive pas à être convaincu par vos explications parce qu’il faut examiner, très précisément, comment se passerait ce genre de chose. Oui la France est la 2ème économie de l’UE. Vous parlez de rapport de force. Mais le problème n’est pas là. Lors d’une renégociation des traités il conviendrait de proposer autre chose pour remplacer l’existant. Donc, MLP proposerait de nouvelles orientations des articles des traités. Comment 27 pays pourraient-ils se retrouver tous d’accord derrière des propositions effectuées par MLP. Ceci n’a aucun sens. C’est impossible. L’unanimité ne peut se faire, c’est une utopie. Si on y réfléchit sérieusement, il existe des tas de raisons, objectives, qui permettent de se rendre compte que la « renégociation » est impossible. Par ailleurs, pas de trace de la reconstruction de notre constitution dans le programme du FN ? Dans quels domaines proposerait-elle des « renégociations » ? Pourquoi ne met-elle pas en avant le sujet de ces « renégociations ». Que proposerait-elle finalement ? Est-ce que c’est un secret ? Pour se faire une idée de ces « renégociations », il faudrait que le FN annonce la couleur : dans tel domaine, nous demandons que l’article XX soit transformé de la façon qui suit... Voilà une positon ouverte et significative. Il n’en est rien. Nous sommes avec le FN dans une « renégociation » en général, sans en connaître les détails. Or, le FN doit bien savoir ce qu’il faudrait « renégocier ». Mais là, c’est le silence absolu. Donc, en ce qui me concerne, aucune, strictement aucune crédibilité.

          La présence du FN dans les médias de grande diffusion, évidemment, permet de capter une partie de la colère du peuple. Ceci aussi permet de s’interroger sur son « rôle ». Ce n’est pas innocent. Le FN qui représente 15,4% de l’électorat (son meilleur score atteint aux régionales de 2015, et non 20% à 30%) obtient ce score, justement, à la suite d’une présence acharnée dans les médias de grande diffusion. Si ces médias arrêtaient de parler du FN, inévitablement le score de ce parti tomberait en chute libre. Aux régionales de 2015 le FN était omniprésent dans les médias. Il y a donc bien une volonté de promouvoir ce parti. Il y a donc nécessairement une stratégie des médias, du 4ème pouvoir. Le programme du FN est bien trop « clivant » pour que MLP puisse obtenir plus de 50% des suffrages. Ce parti, par son programme clivant, est une impasse. L’oligarchie le sait, d’où sa promotion et la manipulation de l’électorat grâce au « front républicain ». Imaginez un peu la même promotion à l’égard de l’UPR. Mais imaginez là ! Il ne fait strictement aucun doute qu’en l’espace de 6 mois, ce parti deviendrait le premier de France en intention de votes. Asselineau serait élu président de la République, c’est certain. Voilà la réalité. Il faut promouvoir celui qui ne fait prendre aucun risque à l’oligarchie. CQFD.

          Ce que je reproche au FN c’est, justement, un manque de sincérité évident. Leur programme de gouvernement ne peut pas se mettre en place dans le contexte actuel de notre constitution et de celui des traités. Et là, il y a anguille sous roche. Ne pas donner les explications suffisantes, faire comme si un renégociation était possible, masquer la réalité de la faisabilité de leur programme me permet de m’interroger sur leur sincérité, je le répête.


        • Iren-Nao 13 janvier 10:52

          @Ar zen
          Je vous ai déjà répondu a ce sujet :
          Ce qui reste de la France a encore assez de poids en Europe pour imposer des changements ou de se retirer de cette merde comme propose la GB.
          L’unanimité, déjà tout le monde s’en fout et ne suit plus les règles de Bruxelles et Schengen a son compte.
          Vous aurez peut être remarque qu’il y a un problème migratoire en cours auquel ne répond aucune unanimité, on revient a la normalité car 28 carpes et lapins ne sont pas fait pour chasser ensemble
          Iren-NaO


        • Zevengeur Zevengeur 13 janvier 12:06

          @Ar zen

          Votre commentaire est pertinent.
          Au sujet de la renégociation des traités, je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que ce sera quasiment impossible.
          Cependant, politiquement, il est logique de proposer politiquement ceci dans une première étape puis d’expliquer que si l’on obtient pas gain de cause, on fera un référendum qui donnera un poids politique à la sortie de la France de l’UE.
          En fait la différence avec l’UPR me semble en fin de compte à la marge, l’UPR propose de bruler les étapes et de sortir de suite, c’est aussi probablement une position politique qui permet à ce parti de se différencier.

          La très bonne question est en effet, et ensuite ?
          Que propose t’on pour remplacer l’UE :
          - rien du tout ?
          - un retour au simple marché commun ?
          - un autre système à négocier en secret avec l’Italie et l’Espagne ?

          Je pense qu’il y a encore du travail pour les partis souverainistes pour aller au bout de leur logique et proposer un programme complet.


        • Ar zen 13 janvier 14:15

          @Iren-Nao

          Il y a certaines choses que vous écrivez qui ne sont pas justes. Par exemple : « l’unanimité, déjà tout le monde s’en fout et ne suit plus les règles de Bruxelles et Schengen a son compte ».

          1°) Il faut considérer que la convention sur l’application des accords de Schengen est une convention « déconnectée » de l’Union Européenne. Elle n’a strictement rien à voir avec l’UE hormis par le rapprochement un peu rapide que l’on peut faire au sujet des pays qui y ont adhérés. Ainsi, la Grande Bretagne, pays de l’UE, n’est pas dans l’espace Schengen tandis que la Suisse et la Norvège, pays hors UE, appartiennent à cet espace.

          2°) la convention des accords Schengen prévoit « expressément » le rétablissement du contrôle aux frontières, dans certaines situations, dont celle de risques de troubles à l’ordre public. La période concernée pour le rétablissement du contrôle aux frontières peut être renouvelée.

          Vous vous méprenez, par conséquent, lorsque vous pensez que certains pays ont « désobéi » à Bruxelles. Ce n’est pas le cas ! Ils appliquent les accords. Vous êtes victime de ce que les « merdias » racontent. Ceux-ci « oublient » de vous dire que le rétablissement des contrôles aux frontières est prévu dans les accords.

          "Article 2 1. Les frontières intérieures peuvent être franchies en tout lieu sans qu’un contrôle des personnes soit effectué.

          2. Toutefois, lorsque l’ordre public ou la sécurité nationale l’exigent, une Partie Contractante peut, après consultation des autres Parties Contractantes, décider que, durant une période limitée, des contrôles frontaliers nationaux adaptés à la situation seront effectués aux frontières intérieures. Si l’ordre public ou la sécurité nationale exigent une action immédiate, la Partie Contractante concernée prend les mesures nécessaires et en informe le plus rapidement possible les autres Parties Contractantes".

          Il y a effectivement un problème migratoire. La longue analyse de « zevengeur » nous indique pourquoi cette immigration de masse arrive en Europe. Personne n’a vraiment envie de vivre dans un territoire en guerre. A votre avis, s’il n’y avait pas eu de guerre au moyen orient, aurions nous assisté à cette immigration de masse ? Celle-ci est la conséquence « directe » des guerres provoquées au moyen orient. Qui est à l’origine de ces guerres et pour quelles raisons ? Toute la question de l’immigration se résume à ceci. Les fauteurs de troubles et de guerres au moyen orient patissent-ils des conséquences de ces agressions ? Non ! (je fais les questions et les réponses maintenant). Les « merdias » nous informent en boucle que « Bachar Al Assad » est « méchant ». Il faut donc le destituer. C’est aussi le Père Noël qui apporte les cadeaux aux enfants par la cheminée. Est-ce que je me trompe ? N’y aurait-il pas, de par le monde, d’autres « très méchants », je pense, par exemple, à Kim Jung un, à qui on fout la paix ? Pourquoi ?


        • Ar zen 13 janvier 14:50

          @Zevengeur

          J’ai un esprit trop rationnel pour ne pas voir un coup plus loin.

          A ceux qui parlent de « renégociation » et d’autre Europe, pour Fergus qui en fait un leitmotiv, j’avais envie de développer cette question.

          Ceux qui parlent de « renégociation des traités » ne sont jamais précis. Parlent-ils de « renégociation de certains articles des traités ou des traités en général. De quels traités s’agit-il ? Le TUE, le TFUE, le TSCG ? Si l’on suppose qu’il faut »renégocier« tous les traités en bloc, cela équivaut à refonder l’U.E donc à en sortir pour en fonder une autre. La réponse n’est donc pas celle là concernant la »renégociation« . Il s’agit donc de »renégocier« seulement certains articles. A ceux qui parlent de »renégociation« j’ai envie de dire qu’ils se doivent de préciser les articles qu’ils souhaiteraient voir »renégociés« . Ce serait la moindre des choses, pour un dirigeant politique qui aspire à diriger la France. Quels articles des traités souhaite t-il »renégocier" pour son projet pour la France ?

          Ceci posé, une fois les articles identifiés, comment procède t-on ? Prenons des exemples. article 106 TFUE

          1. Les États membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles des traités, notamment à celles prévues aux articles 18 et 101 à 109 inclus.

          2. Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie. Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l’intérêt de l’Union.

          3. La Commission veille à l’application des dispositions du présent article et adresse, en tant que de besoin, les directives ou décisions appropriées aux États membres.

          Nous avons sous les yeux l’article qui va à l’encontre des services publics à la française. Faut-il le supprimer ? Intégralement ? En partie ? Que vont penser les 27 autres pays.

          Autre exemple.

          Article 63

          (ex-article 56 TCE)

          1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

          2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

          Cet article permet toutes les délocalisations. Faut-il le supprimer ? Intégralement ou en partie ? Les 27 partenaires seront-ils d’accord ?

          Autre exemple. Article 39

          (ex-article 33 TCE)

          1. La politique agricole commune a pour but :

          a) d’accroître la productivité de l’agriculture en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu’un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d’œuvre,

          Cet article concerne le but poursuit par la PAC. Vous aurez remarqué que le but premier c’est d’accroître la productivité, au détriment de tout le reste. Les petites exploitations agricoles peuvent donc disparaître au profit de plus grandes. D’ailleurs, lorsque le TAFTA sera signé, il faudra bien que les exploitations agricoles françaises rivalisent à celles des USA. Faut-il supprimer cet article ? En totalité ou en partie ? Et les 27 partenaires, seront-ils d’accord ?

          A ceux qui parlent de « renégociations » qui jette ce mot en pâture sans même prendre le temps de considérer ce que cela veut dire, je dirais qu’ils sont dans l’utopie. L’union Européenne est une union économique et rien d’autre. Un gigantesque marché ouvert à tous les vents de la concurrence libre et non faussée. Les harmonisations fiscales, salariales et sociales ont été écartées au détriment de la rentabilité des multinationales. Aujourd’hui, presque plus personne ne se pose la question de savoir pourquoi la France a intérêt à rester dans l’U.E ? La solution, pour rester libre et souverain, et ainsi décider de notre propre avenir, c’est d’oeuvrer dans le sens de « collaborations » internationales. Rien ne s’y oppose. Plusieurs pays se regroupent autour d’un projet bien défini. Cela fut le cas pour Airbus et Arianne. Ces collaborations internationales marchent, parce que les pays y ont intérêt. L’Union Européenne, telle qu’elle a été conçue est le cimetière des peuples européens.

          Un parti politique, qui a pour ambition de gouverner la France, et qui propose un programme de gouvernement pour lequel il faudra « renégocier » les traités a le devoir impératif d’éclairer ses électeurs. Il doit, pour se faire, indiquer, d’une manière précise, quels sont les articles qui « posent problème ». Il doit faire savoir comment il compte les modifier et les proposer aux 27 partenaires pour recueillir « l’unanimité. Jeter dans l’arène politique le substantif »renégociation" équivaut, à quelque chose près, à cracher en l’air. La seule certitude est que le crachat va retomber au sol. Pour le reste....


        • izarn 13 janvier 18:35

          @Zevengeur
          Il suffit d’aller voir sur nation presse, le site du FN, pour avoir des infos sur l’Ukraine et la Syrie, que jamais on ne peut obtenir ailleurs en France. C’est pour moi une source d’information valide, et unique.
          Déja, un bon point ! Mais Marine peut trahir, qui sait ?
          Ensuite l’opinion d’un syrien-français, Bassam Tahhan :
          http://metatv.org/bassam-tahhan-la-syrie-est-elle-responsable
          JM Le Pen étant un fin spécialiste, intelligent de l’Islam...
          Les crétins sont ou ? En fait ?

          De fait je ne suis pas en accord avec vous, sur le fond du sujet : Les USA ont perdu la bataille.
          Depuis le 1 octobre 2015. Ce n’est pas seulement une question militaire, mais aussi de civilisation. Quand Donald Trump défends Poutine, qu’il est honoré de la réponse favorable de celui-ci, et lui avec une majorité d’américain ? Vous comprenez qu’on a changé de paradigme.
          Y a un problème, le XXieme siécle est terminé...Bigzinews est bon pour la tombe...Ce n’est qu’un mort vivant...
          Faudrait arreter ce complotisme pour couillons...Ca n’a plus aucun sens.
          Peut-etre avons nous le droit d’etre optimistes ?
          Et que nos jeunes vont nous sortir d’affaire ?
          Vu le merdier ou nous ont mis nos grand parents et parents, hummm ?
          Peut-on aller plus loin dans la connerie universelle ?
          Les cons ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait !
          Tirade culte de nos nouvelles générations....
          Je suis optimiste ! La France renait !  smiley
          Cambrone pas mort !


        • Jonas 14 janvier 10:16

          @Zevengeur

          Je suis loin de soutenir le FN. Je trouve son programme économique débile, étant un libéral , pour l’Europe et l’euro.J’ai tout pour ne pas plaire au FN. 
          Cependant je pense que les gens du FN , ne peuvent pas être d’accord avec lui sur tout , mais ils partagent avec lui, l’amour de la France, son drapeau, son histoire et veulent sa sécurité et rejette le muticulturalisme dans un seul et unique sens. Ils ne veulent pas d’une religion qui est loin de leurs valeurs. 
          Lorsque un militant ou adhérent du FN , dit je ne suis pas raciste ni xénophobe , les bien-pensants et les médias lui tombent dessus , en le traitant de menteur , d’imposteur , d’hypocrite etc. 
          En revanche lorsque un Arabo-musulman , assassine, massacre, crucifie décime une rédaction , en criant « Allah Akbar » nous avons vengés le prophète , les mêmes qui n’ont pas de mots assez durs pour la personne du FN, trouvent , que les actes commis par le terroriste islamiste , n’ont rien à voir avec l’islam , que cela n’est pas l’islam ( Sans jamais expliquer ce qu’est le bon islam et dans quel pays il est pratiqué pour servir d’exemple) ou bien l’islam est une religion de paix et d’amour. Alors que partout le monde arabo-musulman est à feu et à sang ; ( Voir les derniers attentats en Turquie et en Indonésie) 
          Ce discours arabo-musulman relayé par ses caniches rappelle un événement historique. Durant l’invasion de l’Irak en 2003, un général comique irakien , Mohammed Said al-Sahhaf , dans ses conférences de presse , expliquait, qu’il n’y avait pas de troupes américaines a Bagdad et que les soldats américains se suicidaient par centaines aux portes de la ville. Au moment où les blindés américains patrouillaient dans les rues a quelques centaines de mètres du lieu de la conférence. 




        • Zevengeur Zevengeur 14 janvier 16:48

          @Jonas

          Vous avez parfaitement raison sur le traitement 2 poids 2 mesures des médias vs les pro_FN et leur laxisme rhétorique sur les islamistes, d’ailleurs comme l’analyse avec talent Michel Onfray, la gent politico-médiatique a peur des mots.
          Donc on ne parle pas d’islamistes mais de terroristes, de peur que les sans dents (dans leur grande stupidité !) fassent des amalgames (dentaires ? Ha Ha).

          Le discours est simpliste, répété à l’envi et déforme la réalité dans un sens qui est toujours le même. Nous sommes donc bien devant les signes caractérisés d’une propagande et d’une désinformation.
          Ensuite, lorsqu’un troll payé ou pire -non payé- par les propagandistes lira ce commentaire, il lui suffira de me traiter de conspirationniste.

          L’avantage que l’on a sur ces gens là, c’est qu’ils n’ont à leur disposition qu’une liste d’outils rhétoriques limitée et qui n’évolue pas, donc dès lors que l’on analyse chaque sujet, nous sommes en mesure de déployer un nombre d’arguments non limités.

          Résultat, les propagandistes ne peuvent pas gagner, ce n’est qu’une question de temps pour qu’ils retournent d’où ils viennent, cad nulle part !

          (Nota : je ne suis en revanche pas d’accord avec vous sur la partie économique, mais nous ne sommes pas ici dans la pensée unique et je respecte vos opinions.


        • Zevengeur Zevengeur 17 janvier 15:16

          @Ar zen

          Vous avez parfaitement raison, il faut travailler sur des scénarios avec plusieurs coups d’avance et préciser clairement ce qui sera renégocié.

          1) Lister les articles que l’on veut changer
          2) Préciser ce que l’on fait si la négo échoue (cas probable), donc référendum et sortie de l’UE (et de l’euro) pour le FN, ce qui détruira sans doute l’UE
          3) Que fait on en cas de sortie ? Je milite de mon coté pour « reconstruire » un système de type marché commun avec ceux qui nous rejoindrons.

          Ceci dit, difficile de prévoir avec certitude ce qui se passera après notre sortie de l’€ et de l’UE, une grave crise est plus que probable.
          Il faudra sans doute ensuite naviguer à vue.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 18:15

          @Zevengeur
          Avec un programme copié sur celui du CNR, dire que que l’ UPR ne propose rien, prouve que vous n’avez même pas eu la curiosité de chercher ...


          « Le Jour d’après la sortie de l’ UE. »

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 18:19

          @Zevengeur
          Parce qu’actuellement , il n’y a pas « de grave crise ? »
          La souveraineté ne consiste pas à se pacser à nouveau avec n’importe qui dans un système supranational, mais à signer des accords de coopération avec d’autres pays dans le monde.


        • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 17 janvier 18:50

          @Zevengeur
          Sûr que la barre des 20% relève de la politique-fiction pour un UPR jacobinaucube se battant contre les régions qui font la France !


        • Zevengeur Zevengeur 17 janvier 21:17

          @Fifi Brind_acier

          Je ne crois pas avoir écrit que l’UPR ne propose rien, relisez ce que j’ai écrit.

          D’autant que je suis d’accord avec les 3 propositions de sortie de ce parti (OTAN, UE, €).


        • doctorix doctorix 12 janvier 15:44

          Sortit de l’Europe, de l’euro, de l’OTAN.

          Se débarrasser de l’influence américaine, et de nos dirigeants qui leur lèchent les pompes.
          Ne les remplacer par aucun des membres des autres factions ; LR ou FN, ils ne valent pas mieux.
          Chercher ailleurs, ça ne peut pas être pire, et ça peut même être bon.
          UPR, bien sur. What else ?
          Mieux connaître les évènements en Syrie ici (tout est dans le titre) :
          Tant que les Russes tiennent bon la rampe, tous les espoirs sont permis : soutenons les de toutes nos forces. Obligeons nos dirigeants à une alliance, c’est vital, et les Russes, magnanimes, ne demandent que ça. Les américains nous entraînent vers le suicide : laissons les crever tout seuls.
          Voir aussi l’excellent article d’Oscar Fortin :

          • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 12 janvier 15:49
            Les dessous du dangereux conflit Arabie-Iran

            Pour fêter la nouvelle année, la Sinistre Arabie a décapité une cinquantaine d’opposants, dont un éminent religieux chiite, Nimr al-Nimr. Quelques heures plus tard, des manifestants iraniens ont mis le feu à l’ambassade saoudienne à Téhéran. Le gouvernement saoudien, qui se prétend le gardien de l’islam sunnite, a immédiatement rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran, république islamique chiite. Les Émirats croupions du Golfe Persique ont suivi leur parrain saoudien. L’Occident n’a pas moufté, car, dès qu’il s’agit de pétrole et de pétrodollars,  les droits de l’homme et autres balivernes démocratiques passent à la trappe.
            http://numidia-liberum.blogspot.com/2016/01/les-dessous-du-dangereux-conflit-arabie.html


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 janvier 22:22

              @Hannibal GENSERIC
              Il se peut aussi que les USA soient en train de lâcher l’ Arabie Saoudite... C’est l’analyse de Thierry Meyssan, souvent bien mieux informé que nos journalistes qui recopient les dépêches de l’ AFP, car il vit à Damas.
              « Vers l’effondrement de l’ Arabie Saoudite »


            • Pere Plexe Pere Plexe 13 janvier 18:28

              @Fifi Brind_acier
              Les USA sont pragmatiques.

              Tant que les Saouds leurs sont utiles ils n’ont rien à craindre.
              Mais le pétrole est de moins en moins nécessaire à l’oncle Sam qui par ailleurs commence à avoir du mal à cacher les turpitudes de ces barbares moyen-ageux et leurs soutien au terrorisme.

              Si on ajoute que le pays est en proie à des luttes internes à des contestations violentes et que la rente pétrolière n’est plus ce qu’elle était tout devient possible.Les USA garde un intérêt pour le pays en ce qu’il représente géopolitiquement.
               Mais une manifestation « colorée » n’est pas impossible.Tous les éléments sont réunis.
              Manifestation qui verrait bien dur l’avènement d’un dirigeant plus moderne... mais surtout plus docile


            • Ar zen 12 janvier 16:24

              Je vais me lacher : quel putain d’article ! Il est impossible d’imaginer ce genre d’analyse dans un journal tenu par les « merdias ». Le texte est peut être long mais il est constellé de sources diverses et incontestables pour celui ou celle qui se donnera la peine de les consulter. Je n’ai qu’un mot à dire : toutes mes félicitations à l’auteur pour ce travail de synthèse, pour cette hauteur de vue, pour cette mise en perspective devrais-je dire. Quel boulot, bordel ! (je me lache une dernière fois). Moi, je m’abonnerais à un journal diffusant ce genre d’analyse. C’est à pleurer : il n’existe pas !


              • doctorix doctorix 12 janvier 16:42

                @Ar zen

                Oui, il y a tout ce qu’il faut comprendre.
                C’est bien pourquoi on ne le lira pas dans le Figaro.
                Il ne sera pas repris par France Inter.
                France Inter où la rédaction est maintenant exclusivement sioniste, qui ne l’a pas remarqué ?
                Ceci explique cela.
                Mais chuuuuut, faut pas le dire.
                On peut se plaindre tant qu’on veut de l’antisionisme, mais de l’antigoyïsme d’état, c’est pas permis.

              • Zevengeur Zevengeur 12 janvier 17:31

                @Ar zen

                Merci pour ce commentaire dithyrambique !

                Ce fut un gros boulot de recherche et de rédaction car je suis parti de presque rien, après j’ai un blog où vous trouverez d’autres articles non publiés ici :
                https://zevengeur.wordpress.com/


              • Piere CHALORY Piere Chalory 12 janvier 18:34

                @Ar zen


                Pas mieux, c’est sûr que si Agoravox publiait plus ce genre d’article, certes pas à la portée du premier troll venu, l’audience remonterait en flèche, en tt cas bravo Zevengeur !

              • Ar zen 12 janvier 19:43

                @doctorix

                En fait, je m’astreins à ne pas raisonner en terme de « sioniste », « pro-sioniste » ou « anti-sioniste ». J’observe simplement si les faits sont rapportés avec objectivité ou non. Il est impossible de se faire une idée sans prendre connaissance des avis contraires et des arguments de chacun. « Qui n’entend qu’une cloche, n’entend qu’un son ». Ensuite, en rapport aux faits rapportés, objectivement si possible, il est nécessaire de faire des mises en perspective en prenant le recul nécessaire. Essayer d’imaginer le cadre dans lequel s’inscrivent les faits. Cet aspect des choses est, d’une manière générale, oublié ou occulté. Mais c’est vrai, pour donner un exemple, que la géopolitique sur France inter est uniquement celle développée par Bernard Guetta, Young leader (en son temps) de la French Américan Foundation. Pour un équilibre des commentaires, il faudrait, il me semble, recevoir à l’antenne, une personnalité ayant une parfaite connaissance de ce qui se passe à l’est, un genre de Xavier Moreau par exemple. C’est assez troublant en effet de n’avoir qu’une seule vision du monde. Dommage. L’opinion se travaille de cette façon. Ceux qui le savent, prêtent davantage attention à leur source d’informations que ceux qui l’ignorent.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 janvier 22:28

                @doctorix
                J’ai écouté BFMeueue, où un expert de l’ Express , ( expert en quoi ?) , racontait « qu’ Assad collabore avec Daesh en lui achetant du pétrole ».
                Il ne lui a même pas traversé l’esprit que ce pétrole est celui des Syriens... et que le gouvernement syrien est pillé 2 fois....


              • doctorix doctorix 13 janvier 17:41

                @ISBM
                Pas légitimes, mais plebiscités, encore actuellement à plus de 80%

                Il est légitime, Hollande, avec ses 13%% ?
                Et sarko, et Le pen, qui attirent guère plus de 10% ?

              • Massada Massada 12 janvier 17:38

                @auteur


                « Par ailleurs, durant l’absence des juifs, cette terre était devenue celle des palestiniens. »

                Avant qu’Israël ne fut crée , son territoire n’a jamais appartenu à des arabes palestiniens et n’a jamais non plus été domine par aucun Arabe depuis les temps médievaux . 
                Ce fut une province turque pendant des siècles jusqu’à ce que la Grande-Bretagne s’en empare durant la Première Guerre mondiale . 

                La Société des Nations attribua alors le controle de la « Palestine » à la Grande-Bretagne à la fin de la guerre en échange de son engagement à transformer la région en un foyer national juif . Les terres sur lesquelles les immigrants juifs s’établirent , avant la création d’Israël , furent achetées au-dessus des prix du marché et dans la plupart des cas.

                les Juifs ont vécu en « Palestine », qui est la terre d’Israël ou « Eretz Yisrael », en continu depuis l’époque de la Bible. La plupart des familles de « Palestiniens » ont migré en « Palestine », au cours de la même période que les vagues d’immigration sioniste, c’est-à-dire à partir de la seconde moitié du 19e siècle. 

                Le plus grand groupe ethnique dans le pays était à l’époque celui des Turcs. 

                Les « arabes palestiniens » de1948 étaient principalement à l’origine des familles de nomades venus du Liban et de la Syrie. Ironiquement, ils furent poussés à devenir , en premier lieu des « Palestiniens » , grâce au mouvement sioniste, qui apporta les capitaux et la main d’oeuvre en « Palestine » ainsi que l’amélioration des conditions de vie. Un très grand nombre de noms de villages et de villes arabes « palestiniennes » ont été légèrement modifiés en noms hébreux. 

                Il est difficile de creuser dans le sol de la « Palestine » sans se découvrir des artefacts juive, de quelques milliers d’années. A cette même époque , dans les années 1920 , les deux tiers du territoire de la Palestine mandataire furent amputés et utilisés pour mettre en place la Jordanie, un état arabe palestinien beaucoup plus grand que l’état d’Israël. Le reste du territoire, la Palestine occidentale, devait devenir la patrie des Juifs. C’était la solution à « deux états « , la même « initiative » est maintenant lancée pour le tiers occidental de la partie restante de la Palestine.


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