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Accueil du site > Actualités > International > La guerre en Irak est largement une question de pétrole (Alan (...)

La guerre en Irak est largement une question de pétrole (Alan Greenspan)

« Les Républicains au Congrès ont perdu leur chemin », écrit Alan Greenspan qui se dit lui-même un « républicain libertaire ».

Quelqu’un en avait-il douté un seul instant : la guerre en Irak avait pour principal objectif la possession des immenses réserves de pétrole. Alan Greenspan, 81 ans, vient de lancer un véritable pavé dans la mare américaine : « I am saddened that it is politically inconvenient to acknowledge what everyone knows : the Iraq war is largely about oil  » (Cela m’attriste qu’il soit politiquement importun de reconnaître ce que chacun sait : la guerre en Irak est largement une question de pétrole), affirmation aussitôt démentie par le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates qui a martelé que l’invasion de l’Irak avait pour but de déloger Saddam Hussein, « une force de déstabilisation » dans le golfe Persique. « C’est vraiment une question de stabilité dans le Golfe, d’États voyous qui essaient de développer des armes de destruction massive, de dictateurs brutaux », a déclaré M. Gates sur les ondes de la chaîne ABC.

greenspan_102.1189960413.jpg Ses mémoires, The Age of Turbulence : Adventures in a New World, paraissent à la veille d’une réunion cruciale de la Réserve fédérale, dont la communauté financière attend avec impatience le verdict sur un maintien ou une baisse des taux d’intérêt américains. Un an après avoir quitté la présidence de la Banque centrale américaine, Alan Greenspan revient à nouveau sur le sujet préoccupant du moment à Wall Street, la crise des crédits hypothécaires à risque. L’ancien timonier de la Fed considère qu’il est encore trop tôt pour dire si une explosion des crédits accordés aux personnes financièrement vulnérables peut affecter l’économie américaine. M. Greenspan attribue le boom du marché immobilier - qui a déclenché la crise des prêts hypothécaires à risque « subprime » - à la fin du communisme et à l’arrivée de centaines de milliers d’immigrés aux États-Unis. La crise de l’immobilier ne montre pas de signes d’apaisement jusqu’à ce jour. Plusieurs quotidiens américains accusent l’ancien président d’avoir provoqué l’actuelle crise du crédit immobilier en fermant l’œil sur les pratiques douteuses des sociétés de crédit hypothécaires.

« Non seulement il a gardé des taux trop bas trop longtemps, mais il a donné sa bénédiction aux activités risquées qui ont déclenché la crise », commente Paul Kasriel, responsable des études économiques à la Northern Trust de Chicago, dans une interview très sévère à l’égard d’Alan Greenspan, accordée à l’agence Associated Press. Comme l’indique Challenges, la Banque devra faire preuve d’une grande psychologie pour ne pas heurter les marchés. Ainsi, un nouveau statu quo monétaire serait probablement bien mal perçu compte tenu de la crise actuelle du marché immobilier et mortgage aux États-Unis, et des tensions sur le marché du crédit. A l’inverse, une baisse trop prononcée des taux pourrait être perçue comme l’aveu de menaces économiques graves sur l’expansion américaine. Enfin, quelle que soit sa décision, la Réserve fédérale devra soigner son communiqué monétaire en nuançant son propos, afin de ne pas inquiéter à l’excès concernant les risques sur la croissance.

Qu’importe la crise, l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, critique vivement le président George W. Bush, responsable selon lui d’une gestion irresponsable des dépenses publiques, mais aussi le Parti républicain, auquel il appartient pourtant : «  Les républicains du Congrès (...) ont échangé principe contre pouvoir. Ils se sont retrouvés avec ni l’un ni l’autre. Ils méritaient de perdre  ». [...] «  Peu d’importance a été accordée à un débat sur une politique économique rigoureuse ou à l’étude des conséquences à long terme, écrit-il dans son livre. A ma grande déception, l’élaboration de la politique économique est restée strictement cantonnée entre les mains du personnel de la Maison-Blanche ».

M. Greenspan se dit surpris que le président américain n’ait pas rempli ses promesses électorales faites en 2000 en regard à la gestion responsable des dépenses publiques. Alan Greenspan révèle qu’il a exhorté en vain Bush à opposer son veto à une série de dépenses, mais que le président voulait éviter de heurter de front la classe politique républicaine. Le président Bush ne voulait jamais contenir les dépenses ou refuser les projets de loi qui conduisaient le pays dans le déficit de plus en plus profond, alors que le Congrès avait abandonné les règlements selon lesquels le coût de la réduction des taxes doit être compensé par des économies ailleurs. L’ancien président de la Réserve fédérale américaine avait été critiqué pour avoir soutenu devant le Congrès un projet de réduction d’impôts de M. Bush, en janvier 2001.

Son nouveau livre de 500 pages, intitulé en français L’Âge de turbulence : aventures dans un nouveau monde, est composé en deux volets : les mémoires de M. Greenspan, mais également sa vision pour l’avenir. Selon des sources proches du dossier, citées par le Wall Street Journal, l’éditeur Penguin a versé une avance de plus de 8 millions de dollars à M. Greenspan pour ces écrits. À 81 ans, il enchaîne également les conférences (facturées 150 000 dollars chacune, selon la presse) et accumule les collaborations avec Pimco, la Deutsche Bank ou via sa firme « Greenspan Associates ».


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80 réactions à cet article    


  • Marie Pierre 17 septembre 2007 10:22

    Bonjour Pierre,

    Merci toujours à vous, devra-t-on bientôt dire la même chose pour l’Iran ?


    • forum123 19 septembre 2007 08:07

      Ce livre est de la désinformation, voir le livre « LE LOBBY PRO-ISRAELIEN ET LA POLITIQUE ETRANGERE AMERICAINE » de John Mearsheimer, certainement encore un antisémite ^^

      Au vu du volte-face de la politique étrangère de Sarko/Kouchner et de leur confession, on peut se demander si ils n’ont pas fait leurs classes dans une madrassa sioniste !

      M kouchner, M Elie Weisel(liban 2 aussi), M Enrico Macias ont utilisé leurs images d’hommes de paix pour prêché en faveur de la guerre Irak2 dans les médias Francais. Pourquoi faut il toujours que les sionistes légitiment toujours les guerres contre les pays musulmans ?


    • forum123 20 septembre 2007 09:34

      Prenant exemple sur l’ancien maire de Neuilly, je base ma propagande sur la répétition :

      Concernant le livre de Greenspan, évidemment le pétrole fait partie de l’équation, mais en disant que la guerre était avant tout du au pétrole, il participe à une désinformation minimisant l’influence belliqueuse de l’entourage éventuellement sioniste de Bush a un moment ou le vent tourne outre-altlantique : « Le lobby Israélien », de John Mearsheimer et Stephen Walt (encore des antisémites ^^)

      Rappelons nous la désinformation médiatique de l’époque : 7 sosies de Saddam, ADM, démocratisation. Aujourdhui, avec l’Iran il se passe la même chose !

      Des soldats US, Sharon disait à l’époque « Les GI sont nos boys ».


    • forum123 21 septembre 2007 13:48

      De toute façon comme je le lisais dans le canard, le socle propagande est la répétition.


    • LE CHAT LE CHAT 17 septembre 2007 10:41

      très bon article , et Marie pierre a raison , les manoeuvres destinées à empêcher les progrès de l’Iran dans le nucléaire visent uniquement à s’accaparer de ses immenses ressources de pétrole également .c’est plus facile d’écraser sous un tapis de bombe ( la seule technique américaine ) un ennemi sans défenses !


      • ZEN ZEN 17 septembre 2007 10:43

        Bonjour, Pierre

        Merci pour cet article...

        Ce qu’il y a de bien avec les élites us converties, c’est qu’elles finissent par passer au confessional et par lever le voile sur des pratiques qu’elles approuvaient jusqu’ici. Kissinger révélant les plans machiavéliques dans le guerre du Vietnam et l’intervention au Chili, Stiglitz montrant les manoeuvres d’aide à Eltsine pour un démantèlement rapide et sauvage de l’ex-URSS, plus récemment Wolfie, lâchant le morceau sur la vraie nature du pouvoir à la Maison-Blanche, etc...

        C’est rassurant pour la démocratie us, mais on s’aperçoit que c’est peu relayé ou analysé ,que ça n’amène pas l’opinion à s’interroger...Est-ce que cela ne relève pas d’une sorte de rituel puritain, d’une catharsis périodique sans réelle portée, permettant de faire durer le système... Je m’interroge... As-tu là-dessus une interprétation ?


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 septembre 2007 16:59

          @ Zen

          Le lien que nous propose Patience est intéressant. Pour ma part, je crois que derrière ces grands fonctionnaires ou ces grands stratèges qui ont goûté de si près au pouvoir, il y a une volonté de laisser à l’histoire une interprétation de leur cru des actions qui ont menées sous leur gouverne. Comme s’ils voulaient corriger les mauvaises impressions et ne laisser que de bonnes opinions sur leur personne.

          Et très souvent, ces interventions publiques, sous forme de conférences ou de mémoires, donnent à penser qu’il y a un désir de régler certains comptes et de réorienter l’avenir. Alan Greenspan n’est pas sans savoir que sa politique monétaire est remise en question. Il n’a plus les pouvoirs de la corriger. Il lui reste à traduire, par ses mémoires, sa pensée et sa philosophie. A un point tel qu’il porte ombrage sur l’actuel président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke.

          Intéressante cette psychologie des personnalités publiques face au jugement de l’histoire.

          Pierre R.


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 septembre 2007 17:01

          @ Zen

          J’ai un souci : mes messages ne passent pas. Nouvel essai. Désolé.

          Le lien que nous propose Patience est intéressant. Pour ma part, je crois que derrière ces grands fonctionnaires ou ces grands stratèges qui ont goûté de si près au pouvoir, il y a une volonté de laisser à l’histoire une interprétation de leur cru des actions qui ont menées sous leur gouverne. Comme s’ils voulaient corriger les mauvaises impressions et ne laisser que de bonnes opinions sur leur personne.

          Et très souvent, ces interventions publiques, sous forme de conférences ou de mémoires, donnent à penser qu’il y a un désir de régler certains comptes et de réorienter l’avenir. Alan Greenspan n’est pas sans savoir que sa politique monétaire est remise en question. Il n’a plus les pouvoirs de la corriger. Il lui reste à traduire, par ses mémoires, sa pensée et sa philosophie. A un point tel qu’il porte ombrage sur l’actuel président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke.

          Intéressante cette psychologie des personnalités publiques face au jugement de l’histoire.

          Pierre R.


        • Yannick J. Yannick J. 17 septembre 2007 10:44

          Non non pour l’iran c’est Areva et consors qui sont embétés...En effet l’iran a aussi une des plus grande réserve natuelle d’uranium et il est moins contraignant à épurer, ça gène q’un concurrent puisse faire ça moins cher et meilleure qualité...

          Pour l’afaganistan, regardez bien où sont déployés les forces armées... un cordon autour du gazoduc... le reste on s’en fout...


          • El Nasl El Nasl 17 septembre 2007 10:57

            Même si Mr Alan Greenspan énonce une évidence , il est bon que des « pontes » mettent les pieds dans le plat à propos des motivations de la guerre en Irak et des dessous du 911

            à propos de pétrole , 2007 année officielle du peak oil ?

            http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?p=137739#137739


            • La Taverne des Poètes 17 septembre 2007 10:58

              Déjà le très-va-t-en-guerre Bernard Kouchner trépigne d’impatience. Ses amis Sarkozy et Bush lui ont promis une intervention militaire en Iran. On n’attend plus que le prétexte pour se rallier à l’Oncle Sam dans un grand geste héroïque consistant à envoyer là-bas nos fils se faire couper en morceaux sous les bombes !


              • La Taverne des Poètes 17 septembre 2007 11:01

                Ce sera l’occasion pour Sarko et Kouchner de jouer à leur jeu favori : exploiter l’émotion comme ils savent si bien le faire et organiser de grands et coûteux shows médiatiques dont ils seront les vedettes.


              • NPM 17 septembre 2007 11:31

                « Ce sera l’occasion pour Sarko et Kouchner de jouer à leur jeu favori : exploiter l’émotion comme ils savent si bien le faire »

                La populace ne pense pas, sinon ca se saurait. Il n’y a pas de sentiment en politique.


              • Gazi BORAT 17 septembre 2007 11:39

                « Kouchner & l’Iran »

                En 1991, après la première guerre d’Irak s’était posé pour le Pentagone l’éventualité d’un conflit avec l’Iran.

                L’expérience leur avait appris qu’il était dangereux de se positionner dans le Proche Orient et leurs tacticiens avaient sélectionné la Somalie comme prépositionnement idéal pour une offensive éventuelle.

                Encore fallait-il un prétexte pour y débarquer des troupes.

                On vit alors les Etats Unis se préoccuper tout à coup du régime alimentaire des Somaliens et décider ainsi d’un envoi de nourriture nécessitant transfert de troupes et installation d’une base militaire..

                Le bon Docteur Kouchner, atlantiste de toujours, participa à l’opération sur le front médiatique, n’hésitant pas à se laisser filmer déchargeant lui même un saxc de riz..

                On sait ce qu’il advint par la suite de cette aventure somalienne..

                gAZi bORAt


              • Avatar 17 septembre 2007 11:40

                Très bon article Pierre.(comme à l’accoutumée smiley))

                Je ne me lasse pas de vous lire.

                Merci.


              • NPM 17 septembre 2007 11:41

                « On vit alors les Etats Unis se préoccuper tout à coup du régime alimentaire des Somaliens et décider ainsi d’un envoi de nourriture nécessitant transfert de troupes et installation d’une base militaire.. »

                C’est totalement tiré par les cheveux comme hypothése...


              • bernard29 candidat 007 17 septembre 2007 13:10

                le Modem qui souhaite une sixième République pourrait sauter sur cette occasion (déclaration de Kouchner) pour demander qu’enfin les affaires internationales fassent l’objet de débats au parlement et pour supprimer le « demaine réservé » du Président de la République.


              • nick 17 septembre 2007 13:43

                @NPM...« pas de sentiment en politique »...si c’est le cas, c’est bien dommage...


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 septembre 2007 19:39

                Je crois que tous les Français de bonne volonté devraient TOUT DE SUITE faire état de leurs convictions éthiques et se faire reconnaître comme objecteurs de conscience. s’ils sont nombreux, le message passera...

                Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org/5167.html


              • NPM 17 septembre 2007 19:50

                « @NPM... »pas de sentiment en politique« ...si c’est le cas, c’est bien dommage... »

                Pas de sentiment en politique. Jamais. Si vous voulez des sentiments, allez au cinéma ou à la messe.


              • nick 18 septembre 2007 10:14

                @NPM...merci d’expliquer pourquoi il ne faut pas de sentiments en politique...je ne te suis pas vraiment dans tes affirmations non argumentées...


              • NPM 17 septembre 2007 11:29

                « et moi qui naivement croyait les porcs américains des démocrates purs et durs »

                Plus que les chiens d’arabes ?


              • citadelle 17 septembre 2007 17:55

                Les arabes ils t’emm...dent salté. Viendra le temps où on ne pourra plus nous balancer de bombes,où on chassera les porcs de ricains et trouvera la paix chez NOUS


              • bernard29 candidat 007 17 septembre 2007 11:05

                Excusez- moi de vous dire que je trouve votre procédé « journalistique » malhonnête. Votre article ne correspond pas du tout à son titre. Pour cela, il aurait fallu que vous nous exposiez « un peu, au minimum » les raisons pour lesquelles Grenspan déclare « la guerre en Irak est largement une question de pétrole ».

                le but de votre article est simplement de citer cette phrase et de laisser entendre une fois de plus « comme tout le monde le sait ». C’est du « bourrage de crâne », oserai-je dire du « bombardement journalistique » sous n’importe quel pretexte, et ça me désole pour vous.

                Je suppose quand même qu’il y a au moins un paragraphe sur la question dans le livre de Grenspan. C’est celui là que vous auriez du détailler pour coller à votre titre.


                • Internaute Internaute 17 septembre 2007 12:58

                  Bien d’accord.

                  Personne n’a jamais répondu à cette question de manière logique et argumentée.

                  Pourquoi la guerre en Irak et pas en Arabie Saoudite ?


                • finael finael 17 septembre 2007 13:14

                  @ Internaute

                  Parce que les Bush, et les autres dirigeants des grandes compagnies pétrolières ont des liens très étroits avec la famille des Saoud et autres dignitaires du régime, presque « familiaux ».

                  Parce que l’un des frêres d’Oussama Ben Laden se trouvait à quelques patés de maison du WTC quand ont eu lieu les attentats, à discuter gros sous avec Dick Cheney entre autres.

                  Parce que le régime Saoudien ne tient que par l’aide américaine et en échange achète américain.

                  Ce n’était pas le cas de l’Irak.


                • finael finael 17 septembre 2007 13:22

                  C’est bizarre, j’ai trouvé que le corps de l’article ne correspondait guère avec son titre.

                  Bien sûr que la guerre en Irak a des raisons pétrolières, mais pas celles que croient la majorité des gens :

                  Elle n’a pas été faite pour s’EMPARER du pétrole irakien (on le voit bien d’ailleurs plus de 4 ans après l’invasion le niveau d’exportation irakien reste largement inférieur à ce qu’il était avant et cela ne préoccupe guère les USA) ; mais bien pour le CONTROLER, et contrôler ainsi les ressources d’autres pays pouvant devenir des concurrents : l’UE, la Chine, l’Inde, ...


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 septembre 2007 20:27

                  @ Internaute : Parce que l’Arabie Saoudite est déja pays conquis pour le capitalisme. L’Iraq socialement progressiste, aux mains d’un Saddam Hussein laïque, gênait la mise en place de la série de croisades qu’on avait programmée. Comme il s’agissait aussi de garder haut le prix du pétrole en créant une pseudo-pénurie, mieux valait bruler celui du Kuwait en 91 pou un effet rapide, puis mettre celui de l’Irak en quarantaine, que de mettre en péril celui de l’Arabie qui est la premiere source de profit. Voyez ces deux liens, écrits il y a près de 10 ans !

                  http://nouvellesociete.org/5006.html http://nouvellesociete.org/5105.html

                  Pierre JC Allard


                • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 17 septembre 2007 11:09

                  Bonjour Pierre, article intéressant sur la personnalité contestée (et contestable) de Mr Greenspan. Alan Greenspan a beau jeu de critiquer aujourd’hui l’administration Bush et le parti républicain, mais pourquoi ce brave ne l’a-t-il pas fait alors qu’il était aux commandes de l’institution la plus puissante des Etats-Unis, la Fed ?

                  Un double jeu un peu trop facile à mon goût et qui ne grandit pas l’homme ...

                  PS : AV a validé deux fois ton article (? ??), je me permets de réinscrire ce commentaire que j’avais déjà écrit sur l’autre version :

                  http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29100


                  • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 17 septembre 2007 11:33

                    La correction a apparemment été effectuée par la rédaction ... smiley


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 septembre 2007 16:47

                    @ Yves Rosenbaum

                    En effet, monsieur Greenspan est contesté. Autant il était respecté lorsqu’il occupait la présidence de la Réserve fédérale, autant aujourd’hui on analyse les conséquences fâcheuses de sa gestion dans le secteur immobilier, notamment. C’est remarquable, aux États-Unis : au cours de leur règne, les hauts fonctionnaires s’abstiennent de toute critique du gouvernement, et, une fois libéré, ou à la retraite, ils s’en donnent à cœur joie dans des mémoires qui font le régal des médias.

                    Pierre R.


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 septembre 2007 16:49

                    @ Yves

                    Désolé le message n’a pas passé. Je disais qu’il était remarquable que des hauts fonctionnaires gardent le silence en cours de fonction mais qu’une fois libéré, ils s’en donnent à cœur joie, en réglant certains comptes avec les politiques ou politiciens encore en poste. Merci de votre commentaire.

                    Pierre R.


                  • NPM 17 septembre 2007 11:14

                    Greenspan pense donc que le pétrole est l’unique cause de la chute de Saddam. C’est l’opinion de Greenspan, il faut la respecter. Mais ce n’est qu’une opinion.

                    « M. Greenspan se dit surpris que le président américain n’ait pas rempli ses promesses électorales faites en 2000 en regard à la gestion responsable des dépenses publiques. »

                    La dessus, d’accord, clinton était bien plus à droite que Bush, mais bon, Clinton n’avait pas une guerre sur les bras et les USA ont, comme tout les pays anglo-saxon, une capacité à se remettre en cause et à se réformer assez formidable, donc, il n’y a pas vraiment de probléme.


                    • TALL 17 septembre 2007 11:34

                      J’ai un autre scoop : Lindbergh a traversé l’Atlantique.


                      • brieli67 17 septembre 2007 12:38

                        c’est largement une question d’ EAU à Mon humble avis. Le titre ne correspond que peu à l’ article !

                        LE KK klan affublé de sa Docteur simili DIANA tous deux ornés de faux diplomes US a GAGNE !

                        Le scénario main basse sur la Grèce a failli louper de peu. Les bases aériennes européennes et US dans le Péléponèse : il y a de la place. Pas besoin de la Turquie qui pourra faire facilement son ménage /cf Arménie Kurdes Mer-Noire/ toute seule avant de rejoindre l’EU.

                        Les REP doivent gagner. Au grand jamais une nation en guerre n’a changé de gouvernement.Ben oui ! Il y a aussi des Démocrates qui veulent que ça saigne !

                        Comme cousu avec du fil blanc, l’Allemagne sera fourrier ; GB va se taire intérets British Petroleum obligent. Et la France ? Présidence de la « tournante » de Bruxelles le prochain semestre.

                        Préparez-vous ! Engagez-vous !Soutenez Sarko Généralissime ! Vive l’Europe Militaire et dans la foulée le Traité ou CET passera comme une lettre à la poste !

                        ps : Très brillant notre Chef Diplomate grand incendiaire au faîte de sa gloire. Le docteur humaniste doit porter une arme. Il ingère..... N’oubliez surtout pas de faire oeuvre de bienfaisance et d’acte d’humanisme en donnant votre obole à Médecins du Monde.


                        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 septembre 2007 13:15

                          @ Toutes et tous

                          Merci de vos bons commentaires. De ce pavé de 500 pages, plusieurs manchettes qui en traitent mettent l’accent sur la déclaration très forte de Greenspan relativement au pétrole de l’Irak (voir le compte rendu de Bob Woodward du Washington Post) et au fait que Monsieur Greenspan en profite pour régler ses comptes avec Georges W. Bush et le Parti républicain. Pour ceux et celles qui souhaitent documenter davantage le sujet peuvent consulter le Washington Post, le New York Times le Wall St. Journal. ABC News, le Times Online, le Sydney Morning Herald, l’agence Reuters également traite le livre sous l’angle de la déclaration d’Alan Greenspan relativement au pétrole irakien. La déclaration d’Alan Greenspan a été jugée suffisamment importante pour que le Secrétaire à la défense, Robert Gates, rencontre la presse afin d’en minimiser l’onde de choc dans l’opinion publique américaine et internationale : « On ABC’s "This Week with George Stephanopoulos" Defense Secretary Robert Gates said that although he has "a lot of respect for Mr. Greenspan," he disagrees with him. Gates said "I know the same allegation was made about the Gulf War in 1991 and I just don’t believe it’s true ». Monsieur Greenspan profite évidemment de l’occasion pour donner sa version des faits sur la crise de l’immobilier qui secoue les États-Unis et qui percute les économies mondiales. Il aborde également entre autres choses la fiscalité américaine et l’absence de contrôle sur les dépenses. Je recommande à tout un chacun, si la lecture de ce livre vous intéresse, de consulter l’introduction qu’en fait lui-même Alan Greenspan sur Amazon. Il parle de son amitié pour la grande prêtresse du capitalisme, Ayn Rand et des années où il a cumulé des fonctions de musicien.

                          Bonne découverte.

                          Pierre R.


                          • bernard29 candidat 007 17 septembre 2007 18:23

                            J’ai été lire l’article de Bob Woodward du Washington Post.

                            Cet article en effet a le même titre que le vôtre mais dans son déroulé il y a 50 % au moins sur cette question du pétrole.

                            Et a cette occasion, il nous remet en mémoire un document ’Irak - buts et objectifs" de l’administration Bush qui n’a jamais caché que la question pétrolière était aussi un des objectifs.

                            "une directive présidentielle de sécurité nationale, intitulée le « Irak : Buts, objectifs et stratégie » et signé par Bush en août 2002 — sept mois avant l’invasion — énumére en tant qu’un parmi de nombreux objectifs « la réduction au minimum de risque de rupture sur les marchés internationaux du pétrole. ».

                            Donc, rien de nouveau sous le soleil. Et que Greenspan estime aujourd’hui que c’était essentiel, quelle importance ?


                          • Dominique Larchey-Wendling 17 septembre 2007 14:10

                            Je tiens à signaler l’article d’Agoravox précédent sur le sujet qui précise quel rôle a joué le pétrole dans cette invasion : Le pic pétrolier est la cause de la guerre en Irak.


                            • frédéric lyon 17 septembre 2007 14:31

                              La répétition, jusqu’à l’écoeurement, de la même ânerie n’en fera pas une vérité première.

                              Les américains se moquent du pétrole irakien, comme d’ailleurs de l’ensemble du pétrole du Moyen-Orient, dont ils ne dépendent pas pour leurs approvisionnements qui sont largement couverts par les pétroles des deux amériques.

                              Ce sont les Japonais et les Européens qui sont les plus dépendants du pétrole des pays arabes pour leurs approvisionnements. La France était même largement dépendante du pétrole irakien, en particulier, et celà explique d’ailleurs pourquoi notre pays a défendu le bourreau Sadam Hussein jusqu’au bout.

                              En revanche, le pétrole a joué un rôle dans la décision dans la mesure où il s’agissait, bien sûr, de confisquer le pétrole irakien aux voleurs sunnites et de le restituer à ses véritables propriétaires, les chiites et les kurdes, que Saddam a massacré pendant près de trente ans afin de les dépouiller.

                              Rapellons en passant que le gouvernement français et la société Total viennent récemment de prendre bonne note du changement de tôlier à Bagdad et que nous venons de signer en association, avec les américains de Chevron, un contrat portant sur le développement d’un immense champ de pétrole et de gaz dans le Sud-Irakien avec les nouvelles autorités.

                              Des nouvelles autorités qui vendront leur pétrole toujours aux mêmes clients (à qui d’autres pourraient-ils le vendre ? Aux Martiens ?), la seule différence étant la destination des paiements !

                              Mais l’affaire irakienne est bouclé depuis déjà longtemps, place au nouvel épisode qui se déroulera en Iran, en attendant le troisième et dernier épisode qui se déroulera à Damas et que Tsahal pourra très bien régler sans aide extérieure.

                              Ainsi, on aura vu les diverses étapes s’accomplir du fameux remodelage politique du Moyen-Orient, que les américains avaient évoqué dès le début de toute l’affaire, ce qu’on semble avoir oublié bien à tort, car ls américains ne sont pas réputés pour parler pour ne rien dire.

                              Un remodelage géo-stratégique de toute une région, avec des changements d’alliances, qui ne doit rien à l’économie pétrolière !

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