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Accueil du site > Actualités > International > La guerre en Syrie, ça ne finira jamais… ou alors il faut revenir à (...)

La guerre en Syrie, ça ne finira jamais… ou alors il faut revenir à Monroe

Le conflit interne en Syrie a débuté il y a un an et demi avec quelques insurrections populaires qui, salement matées par la police du régime, on engendré une spirale de plus en plus militaire aboutissant à une guerre civile que les diplomates internationaux ont mis du temps à nommer ainsi. C’est une sale guerre mais y a-t-il des guerres propres ? Oui, si on admet qu’une telle guerre n’implique que des individus mandatés par les Etats et disposés sur un terrain où le conflit se déroule comme un jeu consistant à tuer l’adversaire afin de satisfaire le règlement de conflits nationaux sur lesquels le droit est inopérant. C’était ce qu’on peut appeler, en risquant un doux euphémisme, le bon vieux temps. Lorsque l’armée française très bien entraînée vint à bout des troupes prussiennes à Valmy alors que Napoléon récidiva à Austerlitz puis Iéna sous les yeux ébahis d’un Hegel qui vit l’esprit du monde sur un cheval alors que son prédécesseur germanique et lettré Goethe admit qu’une nouvelle époque était arrivée après Valmy. La guerre à cette époque, c’était un peu la ligue des champions jouée sur un espace bien plus étendu qu’un terrain de foot, avec non pas 22 joueurs mais des milliers de soldats qui ne courraient pas derrière un ballon mais maniaient les fusils et les canons. Jusqu’en 1918, la guerre s’est déroulée sur des fronts avec des soldats. Il n’y avait pas beaucoup de victimes civiles et Proust pouvait tranquillement écrire la décadence de l’aristocratie française pendant que les poilus se faisaient massacrer dans les tranchées.

Ensuite, la guerre a changé de physionomie et comme l’on constaté avec acuité un Carl Schmitt ou un Toynbee, l’aviation a complètement changé la donne si bien que les civils se sont trouvés impliqués dans les combats au titre de victimes collatérales. On a vu les résultats à Dresde ou Hiroshima et moi-même, je n’ai jamais connu une tante italienne professeure de philosophie à Pérouse et décimée sous un bombardement allié dans la petite commune d’Umbertide. Cette occupation de l’espace aérien a suscité une véritable terreur auprès des populations qui ne se savaient plus en sécurité. Maintenant il existe des zones du monde où la terreur est permanente avec les drones américains. On comprend aisément que les Etats-Unis ne se font pas que des amis. La terreur est aussi sur le terrain et dans les villes, ce qui a engendré une seconde transformation dans la physionomie de la guerre puisque les populations sont passées du statut de victimes collatérales à celui de cible. Ce qu’on a appelé terrorisme n’était qu’une manière de faire la guerre à un Etat lorsque les moyens militaires faisaient défaut. Et du coup, les Etats se sont mis eux aussi à utiliser le terrorisme, notamment à des fins de politique intérieure.

Les diplomates et autres membres de l’intelligentsia ne mesurent pas vraiment le changement psychologique consécutif à ces tournants dans la guerre actuelle qui se mène, notamment en Syrie avec un conflit qui n’est pas prêt de se terminer. Le problème, c’est que l’on est plus dans l’ancien temps où les conflits finissaient par se terminer après des armistices et autres capitulations. Les soldats retournaient dans leur caserne. Même pas 20 ans après la fin de la terrible guerre, Allemagne et France étaient réconciliées. Le problème avec un conflit comme en Syrie, ou même en Palestine, c’est que les populations finissent par nourrir des haines tenaces faisant que les désirs de vengeance et les ressentiments ne s’estompent pas. En Syrie, on ne voit pas ce qui peut faire cesser le combat par une décision négociée des parties. L’engrenage est terrible. Les factions étant ce qu’elles sont, les combattants ne sont pas prêts de s’éteindre car il s’en trouvera toujours pour prendre les armes, avec les générations montantes et les activistes d’improbables djihads. Et surtout des bailleurs de fonds prêts à fournir quelques pétrodollars pour armer les milices et autres snippers décidés à pousser Bachar-Al-Assad vers la sortie.

Il existe peut-être une fenêtre de sortie pour ce conflit. Tout dépend de ce que fera la Russie qui pourrait être associée au règlement de ces opérations, y compris par la force ou du moins en appui logistique qui peut prendre la forme d’une non intervention et d’une cessation dans la livraisons des armes au régime de Damas. Et d’un autre côté un appui de quelques pays arabes. Et pour ce qui est de l’Occident, aucune opération si ce n’est une bienveillante surveillance des événements. Avec un retrait des Etats-Unis dans ce conflit, ce qui aurait une valeur symbolique. En vérité, il faudrait presque un retour à la case départ, vers 1820, aux tous débuts de l’époque désignée comme contemporaine par les historiens. En 1823 les Etats-Unis, sous la gouvernance du président Monroe, décrétèrent trois dispositions majeures dont notamment la non-intervention des Américains dans les conflits situés dans la zone européenne. En 1850, ces dispositions furent désignées comme « doctrine Monroe ». Mais elles furent remises en cause après la politique de Wilson pendant la première guerre mondiale et les événements qui suivirent. Alors que la seconde installa pour une durée illimitée la puissance étasunienne comme habilitée à surveiller le monde et y installer des bases là où les pays voulaient bien se prêter à cet exercice censé officiellement établir une paix sur des bases autant juridiques que militaires. Si on convient que la doctrine Monroe est encore respectée, il fait reconnaître qu’elle a été complètement dénaturée. Et ce depuis les aménagements de Theodore Roosevelt qui dans les années 1900 élabora un corollaire de la doctrine Monroe en mettant en filigrane la défense des intérêts américains où qu’ils se situent.

Le 20ème siècle n’a pas connu la paix. Si la guerre fut froide avec l’Union soviétique, on ne peut pas en dire autant pour le Viêt-Nam puis l’Afghanistan occupé par l’URSS. Ensuite, la chute de l’empire soviétique a vu une autre guerre se dérouler, contre l’Irak avec Bush père puis à nouveau l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et toutes les zones surveillées par les drones au motif que des activistes islamistes seraient en opération ou en formation. Une telle situation ne peut pas s’achever. Elle résulte de la doctrine Bush fils. Un avenir géopolitique du monde devrait commencer par un retrait progressif de l’influence américaine et occidentale en suivant comme inspiration la doctrine Monroe. Cette option paraît bien incertaine mais pourtant elle est envisageable avec le rééquilibrage des puissances régionales, notamment au Moyen-Orient. Si le monde prenait cette voie, il pourrait devenir plus apaisé. Mais les hommes sont-ils sages et vertueux ?


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23 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 4 octobre 2012 14:25

    « Mais les hommes sont-ils sages et vertueux ? »

    Vous avez une autre question ?
    Mais je vous remercie de l’avoir posée.

    Sages et vertueux ? Solidaires ?
    Des mots d’un vocabulaire de poésie peut-être.
    D’un philosophe à la petite semaine en mal de rêve.
    Nenni, m’fe comme on dit chez nous dans le sud.
    L’intérêt perso passe avant tout le reste. smiley 

    • L'enfoiré L’enfoiré 4 octobre 2012 16:45

      les guerres civiles sont souvent les résultats d’intérêts particuliers.
      En 1931, ce fut la guerre civile espagnole républicains contre nationalistes, religion en background. Le Vatican qui compte les points pour savoir à quel sein se vouer.
      Il faut bien mettre l’église au milieu du village.
      Les alliances s’installent et les domages collatéraux comme en Turquie actuellement.
      Rien de nouveau sous le soleil. smiley


      • L'enfoiré L’enfoiré 5 octobre 2012 10:25

        D’accord, mais j’aurais du parler des prémices de la guerre.

        Deux groupes se formaient Espagne
        Je vous propose de voir ceci

      • njama njama 4 octobre 2012 18:14

        Ce n’est pas Damas qu’il faut désarmer. Damas ne fait que répondre à une agression d’agents étrangers, qui n’hésitent pas à employer des moyens terroristes.

        Pour stabiliser la « Région » je propose l’envoi massif de casques bleus en Israël ... en plus ils ne sont pas loin, il y en a 15000 au Liban.
        La FINUL , force INTERIMAIRE (y-a de quoi rigoler !!! ) finirait son boulot ... commencé en 1978, qui consistait à faire rentrer dans leurs foyers les soldats israéliens !

        Autre solution, que me suggère votre « terrain de foot », créer une Force de Casques « jaunes » ou « rouges » pour les pays non-alignés ... 118 pays !!!
        L’ONU ne peut pas TOUT gérer ... faut laisser un peu de boulot pour les autres !

        L’application de la doctrine Monroe au casques bleus ne concernerait que les pays alignés.


        • Berkano Othala 4 octobre 2012 19:08

          Bonjour .

          Prétendre qu’il n’y avait pas beaucoup de victimes autrefois en dehors des champs de bataille est un mensonge éhonté . Car la guerre ce n’est pas toujours deux armées face à face, car une invasion implique une occupation du territoire bien souvent par la destruction des civils , déportations, pillage et autres . Les Allemands n’oublient pas Turenne . Césear en Gaule à fait détruire et exécuter tous les habitants d’ Avaricum, soit 40 000 personnes, et la destruction de Carthage, ça ne vous dit rien, et j’ en passe .
          Alors abandonnez vos anciennes lectures, ceci est un conseil amical


          • Alpha&Omega 4 octobre 2012 20:29

            Bonsoir,

            Vous me l’ôtez de la plume... Pour les sceptiques, c’est là :

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_massacres

            Bonne soirée...


          • le salut vient des ténèbres le salut vient des ténèbres 4 octobre 2012 19:15

            Il n’est pas très juste de dire que ce conflit est un conflit syrien et dans tous les cas le mal est déjà fait. Si ce qui me revient est juste, l’armée a pris le dessus et le conflit pourrait se terminer si certains arrêtaient de jeter de l’huile sur le feu. Les dégâts sont déjà énormes, des dizaines de milliers de morts et combien de dizaines de milliers de vies détruites ? Les dirigeants occidentaux malhonnêtes comme d’habitude mettront tout sur le dos d’Assad qui il est vrai loin d’être un saint. Mais si un illuminé connaît le nom d’un politicard propre dans cet odieux monde qu’il me le montre. Le risque est sans doute de voir la région s’embraser ! Peut-être faut-il cela pour que les arabo-musulmans ouvrent leurs yeux mais j’ai passé l’âge de croire aux contes de fée et les décomptes de faits sont morbides. e pense que les semaines prochaines nous diront quelles sont les intentions réelles de toutes les parties prenantes surtout non syriennes de ce satané conflit qui n’a que trop duré.


            • joelim joelim 4 octobre 2012 21:21

              Le conflit interne en Syrie a débuté il y a un an et demi avec quelques insurrections populaires qui, salement matées par la police du régime, on engendré une spirale de plus en plus militaire aboutissant à une guerre civile que les diplomates internationaux ont mis du temps à nommer ainsi. 

              Pas d’accord. Il y a eu des manifs, et une « troisième partie » (dixit Bassam Tahhan, source bien plus fiable que l’OSDH) a tiré à la fois sur les militaires et les manifestants.

              Il s’agit donc d’une guerre normale, maquillée en soi-disant guerre civile.

              • le moine du côté obscur 5 octobre 2012 10:21

                L’avis de Bassam Tahhan est très intéressant et ça nous change un peu du discours mainstream convenu. J’ai été écouté aussi Gerard De Villiers lors de son passage chez Taddéï. Il semble bien qu’une bande de fanatiques soutenus plus ou moins ouvertement par des pays étrangers veuillent semer le chaos en Syrie à défaut de pouvoir prendre le contrôle de ce pays. Il semble évident que vu le soutien dont ils disposent que si la population était avec eux ils pourraient remporter la victoire. Mais ce que beaucoup de syriens disent se rapprochent bien souvent des propos de Bassam Tahhan. Quant aux politichiens occidentaux je ne les savais pas si « sensibles »(sic, je m’étrangle presque en disant ça) au sort des syriens ou même de personnes qu’ils ne connaissent ni d’Eve, ni d’Adam. Voir ces hypocrites et faux-culs donner des leçons de morale me donne la gerbe. Les syriens ont sans doute compris que toute division peut leur être fatale car les dirigeants occidentaux, wahhabites et affidés tels des loups féroces sont à l’affût de la moindre porte d’entrée. Toute mon affection et mon soutien vont aux familles des victimes et au courageux peuple syrien car j’en connais beaucoup qui auraient cédé pour moins que cela. 


              • le moine du côté obscur 5 octobre 2012 10:29

                L’avis de Bassam Tahhan est très intéressant et ça nous change un peu du discours mainstream convenu. J’ai été écouté aussi Gerard De Villiers lors de son passage chez Taddéï. Il semble bien qu’une bande de fanatiques soutenus plus ou moins ouvertement par des pays étrangers veuillent semer le chaos en Syrie à défaut de pouvoir prendre le contrôle de ce pays. Il semble évident que vu le soutien dont ils disposent que si la population était avec eux ils pourraient remporter la victoire. Mais ce que beaucoup de syriens disent se rapprochent bien souvent des propos de Bassam Tahhan. Quant aux politichiens occidentaux je ne les savais pas si « sensibles »(sic, je m’étrangle presque en disant ça) au sort des syriens ou même de personnes qu’ils ne connaissent ni d’Eve, ni d’Adam. Voir ces hypocrites et faux-culs donner des leçons de morale me donne la gerbe. Les syriens ont sans doute compris que toute division peut leur être fatale car les dirigeants occidentaux, wahhabites et affidés tels des loups féroces sont à l’affût de la moindre porte d’entrée. Toute mon affection et mon soutien vont aux familles des victimes et au courageux peuple syrien car j’en connais beaucoup qui auraient cédé pour moins que cela. 


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 octobre 2012 11:14

                C’est surtout la continuation de la guerre entre les pétromonarchies et l’Iran, chaque camp étant soutenu par ses alliés ( USA et Europe pour les uns, Russie et Chine pour les autres ).

                Cette guerre a débuté lors de la révolution iranienne en 1979 et les deux camps essaient d’amener dans leur camp les autres pays de la région.

                D’un point de vue purement cynique cette guerre fait tourner notre industrie de l’armement vu que les pétromonarchies n’ont pas d’autres fournisseurs que nous et comme ils ont plein de pognon ça tombe bien !


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 octobre 2012 11:17

                  Et en face c’est la même chose : les Russes peuvent faire fonctionner leur secteur militaro industriel pour équiper l’Iran qui a son tour équipe la Syrie.

                  En plus, pour des questions de crédibilité internationale, personne n’est prèt à ne plus soutenir ses alliés : un des deux camps finira par avoir le dessous à un moment donné.


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 octobre 2012 11:48

                  Pour mémoire, la guerre Iran Irak a duré dix ans et s’est achevée parce que les pétromonarchies ne voulaient plus filer de pognon à Saddam Hussein qui, pour se venger alla envahir le Koweit !

                  Avec les conséquences qu’on sait !

                  Rétrospectivement, ils auraient peut être mieux fait de continuer à le financer parce que maintenant l’Irak est sous le contrôle des Chiites ce qui doit très fortement gèner les pétromonarchies.


                • joelim joelim 5 octobre 2012 12:16

                  C’est bien fait pour leur gueule à ces comploteuses...


                • Mahamat Seid Abazène Seid 5 octobre 2012 12:15

                  J’ai lu avec intérêt votre article que j’ai du reste voté positivement. Ce qui ne m’empêche pas de relever que dans cette sale guerre imposée à la Syrie par l’Otan, l’Onu, la ligue des états arabes et les pays du golfe, le droit n’a pas eu sa part de raison encore qu’on puisse donner à ce mot un sens. Je veux bien sur dire le droit. Il y a deux jours, la Turquie répliquait par un « droit de représailles » contre un tir syrien dont on ne connait d’ailleurs pas l’auteur, qui peut bien être l’armée turque elle-même rôdant aux alentours de ses frontières où se terrent les rebelles syriens qu’elle entretient, arme tout en menaçant, tambour battant, de faire chuter le régime. En droit donc, ce serait à la Syrie d’attaquer en représailles cette Turquie faussement islamiste qui lui impose la terreur. Mais le droit dont je parle ici est le droit naturel, qui n’existe que dans la conscience des gens de bonnes moralités pas de ceux qui nous gouvernent...par la terreur. Je ne voudrais pas parler de droit international puisqu’il n’a jamais existé que comme celui du plus fort...encore plus sauvage que le droit de la jungle où chacun s’attaque à l’autre par necessité : le lion tue la gazelle pour se nourrir comme elle même le fait avec l’herbe. Mais dans le droit international, surtout celui mené par les Usa, la France, l’Angleterre et l’Otan le mot droit n’a pas sa place. Je ne voudrais pas parler non plus de droit musulman, ce droit violé par les musulmans réunis en concile à la Mekke au dix derniers jours sacrés...pour oublier le Coran qui leur enjoint d’agir en toute partialité pour la paix entre les belligérants : « et si deux groupes de croyants s’entretuaient, conciliez-les ; si l’un persiste à agresser l’autre combattez-le jusqu’à ce qu’il en revienne à la prescription de Dieu ; s’il y revient alors conciliez-les équitablement ; Dieu aime les équitables : (les appartements, verset9). ».
                  Mahamat Seid Abazène Seid


                  • njama njama 5 octobre 2012 12:47

                    la « doctrine Monroe », belles paroles qui « interdisaient toute tentative ultérieure de colonisation de la part de puissances européennes », ici mais dans les faits cela n’a pas empêché d’Amérique d’être colonisatrice !!!
                    Une loi pour les autres, dont elle se dispensait elle-même. Faites ce que je dis, pas ce que je fais :

                    La Guerre américano-mexicaine (1846-1848) a opposé les États-Unis au Mexique. Elle est déclenchée lorsque le Congrès américain vote l’annexion du Texas en 1845.

                    On peut se demander quelle fût la portée politique exacte, réelle, de cette doctrine sur le Congrès. De belles paroles pour s’auto-congratuler, se donner bonne conscience dans cette nation biblo-messianique fondamentaliste où le Président jure sur la Bible !

                    La « doctrine Monroe » me semble revisiter le concept d’une Défense Nationale strictement limitée au territoire national, concept strict de Défense, en l’élargissant ... en « débordant » devrait-on dire !

                    Les Alliances, les Traités entre pays, entrainent par effets diplomatiques ... les nations derrière elles, démultipliant l’ampleur et les dégâts des guerres. N’est-ce pas ce concept qu’il conviendrait de revisiter ?
                    Mettre fin aux Traités, à tous les Traités, et aux ingérences par Traités interposés. Et substituer, car on ne peut exclure d’aider ..., un Principe plus fluide, celui d’aider le spolié contre le spoliateur, l’agressé contre l’agresseur, sachant que les rôles peuvent s’inverser au cours de l’histoire ... et que la sympathie de son (ou ses) voisin(s) n’est pas un fait acquis, garanti, un blanc seing éternel.

                    C’est la Syrie agressée aujourd’hui qui aurait besoin de soutien (même s’il n’est pas militaire, il pourrait être diplomatique, ou matériel, médiatique ...), mais les nations de l’OTAN font l’inverse  !!! alors que ce n’est plus un secret pour personnes, qu’il y a des milliers de combattants étrangers ... que l’agression est évidente !

                    On y parle beaucoup ces jours-ci d’un « incident de frontière » ...
                    http://www.20minutes.fr/monde/syrie/1016601-escalade-poursuit-frontiere-entre-turquie-syrie
                    à propose duquel on accuse l’armée syrienne d’être responsable, sans aucune preuve, car ce tir d’obus a pu être fait par les rebelles qui contrôlent (au moins en partie) cette petite ville frontière de Tal Abyad . Un simple tir de fantassin, avec un mortier de 60 ou 81 mmm.

                    Détournement de langage également, hypocrisie, sachant que l’expression « incident de frontière » fait historiquement référence à des États antagonistes, ou franchement ennemis, ce qui n’est pas le cas ici, la Syrie n’ayant nullement l’intention ni d’attaquer la Turquie, ni de propager celui qu’elle subit à l’extérieur.

                    Le « Droit International », serait-ce ordonner des représailles sans « PREUVES », le renversement d’une souveraineté nationale  ?

                    La caravane Erdogan / BRUXELLES /OTAN / ONU … semble s’engager dans cette imposture criante !
                    Si c’est cela, au diable, le Droit International ! si c’est le Droit des usurpateurs, des imposteurs, de pillards, d’escrocs, des menteurs …des sans foi, ni loi.


                    • Jonas 5 octobre 2012 13:29

                      M. Bernard Dugué ne fait que commencer.


                      Bientôt, après la chute du dictateur syrien , c’est la minorité kurde qui montera au créneau pour profiter du conflit entre shi’its et sunnites et revenir sur une ancienne revendication a savoir la création d’un grand Etat kurdistan.. 
                      Il ne faut pas oublier que devant cette guerre acharnée entre le dictateur syrien et l’armée syrienne libre , aidée par des djihadistes venant de nombreux pays arabes . Les kurdes ont déjà obtenu une certaine autonomie. L’armée du dictateur syrien s’est retirée des territoires kurdes pour concentrer ses forces sur les sunnites. Ces kurdes répartis sur quatre pays musulmans , Syrie : 2 millions - Iran : 8 millions- Irak:7 millions- Turquie : 18 millions sont les oubliés de l’histoire. Jamais le sujet de ces 35 millions de personnes n’a été abordé a l’ONU, a cause de l’opposition des 57 pays arabes et musulmans alors que le problème palestinien fait l’objet de 79 % des rapports de l’ONU chaque année.

                      Pourquoi les arabo-musulmans si préoccupaient des palestiniens , occultent-ils ce problème. 
                      Ces kurdes après des décennies sous le joug arabe, spoliés de leurs droits par les différents gouvernements Turques qui se sont succédé. ( En 25 ans le conflit kurdes et Turc à fait + de 47 000 morts dans l’indifférence totale des pays arabes , musulmans et occidentaux° Ces kurdes furent trahis et oubliés par les alliés lors de la Première mondiale.

                      Après la chute du dictateur Saddam Hussein, les Kurdes d’Irak ont déjà à Erbil un gouvernement , en Syrie , le dictateur Bachar Al-Assad pour créer des tracas à l’islamiste Erdogan , laisse les kurdes tranquilles.
                      Bientôt , les kurdes des différents pays s’allieront et revendiqueront leurs droits.

                      L’islamiste Erdogan deus fois lauréat de deux Prix , l’un de Muammar Kadhafi ( qu’ il a trahi après) pour la défense des musulmans avec un chèque de 250 000 dollars et l’autre du wahhabite obscurantiste bédouin le roi d’Arabie saoudite , pour également la défense des musulmans avec un chèque de 200 000 dollars. 
                      Il faut donner une définition au terme de musulman.
                      Est-ce que les morts de Syrie son des musulmans ?
                      Est-ce les morts du Soudan sont des musulmans ?
                      Est-ce que les morts d’Irak sont des musulmans ?
                      Est-ce que les morts de Somalie sont des musulmans ?
                      Ets-ce que les morts, de Tchetchénie, Daguestan- Ingouchie-Pakistan-Afghanistan- au Liban, Algérie les Rohingyas asiatiques etc et les 100 morts chaque jour dans les pays arabo-musulmans ?




                      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 octobre 2012 15:24

                        Il n’est pas du tout certain que le régime Syrien s’effondrera tant que l’Iran le soutient et que les Russes ainsi que les Chinois soutiennent l’Iran.

                        Le tout est de savoir qui a le plus de fric en caisse : l’Iran ou les pétromonarchies.

                        Par le passé on a déjà pu voir que les pétromonarchies ne sont pas disposées à dilapider tout leur pognon dans des aventures de politique étrangère : leurs populations passent avant.
                         
                        Mais, d’un autre côté, on constate que les Iraniens ont des problèmes de trésorerie ( merci qui ) ce qui rétablit un certain équilibre.

                        C’est d’ailleurs pour la même raison que la guerre de trente ans a fini par cesser en Europe : les protagonistes n’avaient plus de pognon pour financer les armées belligérantes.


                      • Michel Maugis Michel Maugis 7 octobre 2012 02:34

                        @jonas


                        « après la chute du dictateur Syrien »

                        « guerre acharnée entre le dictateur syrien et l’armée syrienne libre » 

                        « L’armée du dictateur syrien s’est retirée des territoires kurdes »

                        « Après la chute du dictateur Saddam Hussein »


                        Pourquoi à tout bout de champ tenez vous à qualifier de dictateur les présidents en exercice dont le pays est envahi par des gentils démocrates criminels ?


                        Seriez vous un supporter de ces criminels ? un raciste qui salit celui qu’ on veut assassiner ?


                        Je crois que vous êtes un raciste pure jus. 


                      • Jonas 7 octobre 2012 17:54

                        Sadam Hussein était un dictateur sauf pour vous. Issu d’une minorité et d’un coup d’Etat il a pendant tout son règne de 40 ans assassiné 600 000 personnes et provoquait une guerre qui avait fait 1 million de morts ( Iran/Irak) sans parler de l’invasion du Koweït et du massacre par arme chimique de la population de Halabja. Où voyez-vous du racisme , en citant ce que tout le monde sait.


                        Le père Hafez al-Assad était arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat. Minoritaire dans son pays lui-aussi , il avait régné par la peur et les exactions. Les 30 000 morts en 1982 dans la ville de Hama n’ont pas été tués par un homme qui aime son peuple. Son héritier républicain ne fait pas mieux, en 18 mois il a dépassé son père puisque nous somme à 31 000 morts. Où voyez-vous du racisme ?

                        Faut-il faire l’histoire comme la font les pays arabes en occultant la réalité pour l’habiller de mythes et de mensonges. 

                      • Michel Maugis Michel Maugis 8 octobre 2012 02:58

                        @jonas


                        Vous êtes une ordure de raciste parce que vous voulez tuer des musulmans, qui ne vous ont rien fait, sans raisons, en toute illégalité et sans légitimité.
                        Toute votre rhétorique est celle du raciste blanc qui ne se prend pas pour une merde

                        Pauvre type.

                      • Michel Maugis Michel Maugis 7 octobre 2012 02:20

                        @Bernard Dugué


                        Monsieur Dugué toujours sur le mode contemplatif.. et qui se dit philosophe mais pas très courageux.


                        Vous avez au moins le bénéfice de vous abstenir de ne pas utiliser le mot « dictateur » pour parler du président syrien, neutralité contemplatrice oblige.


                        Peut on appeler une guerre comme civile quand la plupart des antagonistes adverses au régime syrien sont des étrangers, des terroristes, financés et armés par des pays ex colonisateurs et par les USA ? Bien sûr que non, mais alors il faudrait utiliser un autre terme. Que c’est difficile !!


                        Il s’agit tout simplement d’ une intervention coloniale de la France qui veut rejouer son ancien rôle, mais que très courageux et en « bon » « philosophe » vous ne seriez nommer ainsi. C’ est trop casse gueule, on risquerait de vous prendre pour un communiste.


                        Votre dernier questionnement est des plus philosophiquement idéalistes


                        « Les hommes sont ils sages et vertueux ? »


                        Question typique de celui sur une tour d’ ivoire, qui en l’ espèce n’ est pas très courageux, alors qu’ il est français et n’ a même pas un mot gentil pour notre crapule de président qui massacre un peuple lâchement.


                        Je ne sais si vous êtes sage ou vertueux. Ce qui est sûr est que vous ne voulez pas reconnaître par votre question que ce n’ est ni la sagesse ni la vertu qui font l’ histoire, mais la lutte des classes.


                        • Jonas 7 octobre 2012 18:59

                          Monsieur Dugué.


                          La fin de la guerre ou la continuation de celle-ci dans le pays du dictateur héréditaire Bachar al-Assad dépend des pays arabes et musulmans. Ce sont les pays musulmans et arabes qui sont impliqués , Arabie saoudite-Qatar , Egypte, Emirats du Golfe et Turquie et de l’autre , Iran, Irak ( par le passage de son espace aérien) le Hezbollah. 

                          Les Occidentaux et les Etats-Unis comme les Chinois et les Russes n’interviennent pas sur le terrain. Certains journaux libanais citent les enterrements quotidiens loin des foules et avec une discrétion honteuse de certains militants du Hezbollah liquidés en Syrie.

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